Archives de l’auteur : Marie Chioca

{ C’est rien que des salades tout ça ! }

3 juin 2019

 

{ C’est rien que des salades tout ça ! }

 

Ma petite saladerie à la maison

Comme au bistrot !

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre VivanteQue ces quatre dernières semaines ont donc été loooongues pour moi, avec ce niwagnagna de pied cassé en trois morceaux… J’aurais voulu vous dire que la page est enfin tournée mais vu la tronche de mon pied (genre en taille 44 alors que celui de gauche est en 38) je « rempile » pour du rab de béquilles, et peut-être même beaucoup de rab de béquilles. Ça me fait suer (soupir) j’ai l’impression d’être coincée dans un embouteillage monstre depuis un mois, assise à attendre que ça avance sauf que rien n’avance et que là je ne peux même pas m’énerver sur le klaxonne du canapé ou prendre un raccourci. Vous allez me dire que chouette, du coup je peux faire plein d’ordinateur, genre m’occuper de mon blog. Et bien non en fait, pas trop. Parce que d’habitude quand je fais beaucoup d’ordinateur, j’ai mal au crâne, alors hop je pars marcher dans la campagne et ça passe comme par magie. Mais là quand j’ai mal au crâne, je peux juste partir avec mes béquilles faire une randonnée sensationnelle jusqu’au portail, revenir avec les bras en compote, un pied énorme, et toujours autant mal au crâne.

Et puis, c’est compliqué quand même la vie sur un seul pied… Dans les détails on s’imagine pas ! Tu veux te lire une petite BD pour pas trop déprimer ? Ben tient, et comment que tu vas la transporter dans ta chambre la BD hein ? Si tu te la coinces sous le bras, au troisième coup de béquilles elle risque de glisser et où qu’elle va tomber la BD ? Ben sur ton pied évidemment. Avec un peu de bol ça sera celui qu’est pas encore cassé mais bon, dans la vie on a pas toujours du bol. Du coup… ben voilà pourquoi toutes mes BD ont des traces de dents en ce moment. Il y a les mordus de BD, et les BD mordues. Le prochain qui viendra m’en emprunter une risque d’être un peu étonné, mais je lui dirai que c’est comme à la bibliothèque : au lieu de mettre un coup de tampon sur la première page, moi j’imprime ma dentition sur la couverture, c’est ineffaçable et impossible à contrefaire ça au moins !

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivante2

Marie Chioca ©

Pour le reste, je me suis trouvé un long gilet trèès élégant (je vous raconte même pas comme il est beau) avec deux gigantesques poches. Ça permet d’y trimballer les livres de taille normale, les lunettes, le téléphone (sauf quand quelqu’un appelle, parce que là forcément on l’a oublié à l’étage), les tartines du petit déjeuner (affreux mais vrai), etc. Avec quatre ou cinq trucs dans chaque poche et un dernier fourbi coincé entre les dents, ya pas à dire, on peut quand même ranger un peu la maison avec des béquilles ! Il y a aussi la solution du sac à dos. J’ai vidé tout ce qui me servait avant à faire d’inoubliables randonnées (snif), pour y mettre mes fringues quand je vais à la salle de bain, les blocs de glace pour placer sous mes guiboles quand je vais dans le canapé, l’appareil photo quand j’en ai besoin, etc. Système D je vous dis !

Certains moments de la journée, j’ai de l’aide, et ça c’est gentil. Et le reste du temps ? Ben j’ai mon chien. Et là je peux toujours essayer : « va chercher le téléphone », « va me faire chauffer un thé », « apporte-moi mon ordi (sans l’écrabouiller entre tes dents) », « fais moi un petit coup de rangement dans la cuisine », rien à faire, ce truc ça ne marche que dans les films genre Rintintin ou Flipper le dauphin. Ma pauvre toutoune, elle, me regarde d’un air navré genre « Tu veux pas plutôt un truc que je sais faire? Tiens, si tu veux je vais te chercher le troupeau de vache du champ d’en face et je te le met en rond dans le salon, ça te plairait ça ? Ou alors je te ramène le facteur par le fond du pantalon, ça serait pratique pour prendre le courrier sans te déplacer ! Je peux aussi perdre mes poils partout sur le sol regarde, c’est joli, c’est comme quand tu viens de coiffer ton mari et tes deux fils avec la tondeuse ! »

Côté repas, ça se résume à des carottes croquées, des boîtes de thon non essorées et des tartines de fromage (fromage transporté du frigo à la table dans la poche du gilet, en “sandwich” entre un stylo bille et un paquet de mouchoirs ;)). Et je mange avec le pied dans un seau de glace, sinon ça serait moins rigolo !

Enfin voilà, ça c’est ma vie sur trois pattes, et c’est un peu folklo, surtout que j’essaye de ne pas prendre trop de retard dans mon travail, alors je cuisine et prends des photos dès que j’ai un peu d’aide mais c’est compliqué tout ça… Voilà pourquoi j’ai deux semaines de retard pour vous parler de mon dernier livre ! 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivante3

Marie Chioca ©

Et c’est là que je vais commencer à vous raconter des salades, parce que c’est tout ce qu’il y a dans ce bouquin ! Des végétaliennes toutes légères et détox, des plus « costaudes » pour bien se caler à midi, des salades à thème rigolotes pour repas entre amis, des salades ultra rafraîchissantes pour l’été ou au contraire avec du « chaud dedans » pour la saison froide, des salades de printemps, d’été, d’automne ou d’hiver, des salades végétariennes ou au contraire avec un peu de viande, de fromage, ou de poisson, des salades avec des céréales ou des légumineuses, des salades de crudités ou de « cuidités », des salades très sages ou délicieusement décadentes, des salades très franchouillardes et d’autres venues de loin, leur seul point commun étant qu’elles sont toutes délicieuses, que le légume y est roi… et que j’ai bien planché sur les associations de saveurs !

… Et oui car pour faire une bonne salade, il ne s’agit pas juste de jeter en vrac tout ce qu’on a sous la main (genre concombre, ananas en boîte, grenade, lentilles, tofu au curry, camembert et abricots secs, le tout avec une sauce à l’huile de lin et vinaigre de framboise). Mieux vaut viser des associations du tonnerre, celles du genre qui renversent les papilles, mais dans le bon sens ! Ce qui n’empêche pas d’être inventif (dans ce bouquin, vous découvrirez par exemple le mariage d’amour des myrtilles fraîches avec le fromage de chèvre, ou encore que le carpaccio tomate-pastèque est une tuerie ;)).

En vrai, je pense que cette passion pour les salades me vient en partie de ma culture méditerranéenne, et je peux vous dire que quand je suis de passage à Nice, dans ma famille, je ne manquerai pour rien au monde l’occasion de me régaler en terrasse d’une grande assiette de salade niçoise (une vraie, surtout sans pommes de terre ni haricots verts, mais avec de la cebette, du céleri cru, du poivron, de la tomate, des anchois, des olives noires, etc. sans oublier la petite note d’ail dans la sauce à l’huile d’olive !). Evidemment, je sais aussi apprécier une bonne pizzeria, un bistrot très franchouillard ou un resto italien, mais le petit “plus” d’une grande salade-repas c’est qu’après en avoir apprécié chaque bouchée, on peut repartir vaquer à tout un tas d’occupations sans avoir envie de roupiller ! 😉

La salade gourmande, c’est donc l’idéal pour se régaler en toute légèreté… Mais le souci, c’est qu’il est plutôt rare de tomber au hasard d’une carte sur une salade composée vraiment réussie, appétissante et équilibrée, réalisée avec des ingrédients de qualité dans les restaurants où abondent surtout les salades en sachets, croûtons tout-prêts, « épaule » industrielle, sauces en bouteille, etc. Voilà pourquoi je vous propose de reproduire à la maison, même en n’ayant que peu de temps et/ou d’expérience en cuisine, les salades que vous rêveriez de rencontrer dans un chouette bistrot pour votre pause repas. C’est en tout cas l’idée de ce bouquin, qui se veut avant tout gourmand, mais aussi très bienfaisant, car la salade composée sait associer à la perfection – mieux que tout autre plat !- gourmandise et équilibre nutritionnel. 

Alors si vous cherchez quelque inspiration pour passer maître dans l’art (si facile !) de la salade, voici une cinquantaine de recettes touchant à un grand nombre de registres, chacune ayant – comme dans les vraies saladeries !- un petit nom évocateur 😉 : La Popeye, la Pagnol, la Sauvageonne, la Dolce Vita, la Chaperon rouge, la Calanque, la Canicule, la Toscane, la Belle Méditerranéenne, la Junk, la Poulette, l’Alpine, la Cigale, la Corsica, l’Ecureuil, l’Irlandaise, la Winnie, la Cocooning, la Nuit de Noël…  et là ce n’est qu’un petit aperçu de la carte des salades ! Après il y a aussi la carte des sauces, avec par exemple La citronette détox, la pistou-balsamique, la crémeuse au persil, la crétoise menthe-citron, le pesto de ciboulette, la mayo-santé, la piquante, la tapenade-origan, l’américaine, la gourmande, la grenobloise ou la londonienne pour ne donner que quelques exemples.

Vous apprendrez même en prime à préparer des croûtons « maison » aussi dorés et croustillants que ceux en sachets (mais bien meilleurs au goût et pour la santé), ou à paner des petits fromages de chèvre en un tournemain.

Voulez-vous un petit aperçu? Dans “Ma petite saladerie à la maison” vous trouverez entre autres dans le chapitre printemps :

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivante

Marie Chioca©

La Roma (Crudités, jambon cru, parmesan, piment, tomates séchée)

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivant4

Marie Chioca ©

La Bretonne (Salicorne fraîche et haricots beurre en méli-mélo croquant-fondant)

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivant5

Marie Chioca ©

La Mandoline (Pétales de légumes crus, truite fumée et pesto de ciboulette)

 

 

Dans le chapitre été :

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivant6

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La Nissarde (Pan Bagnat à l’ancienne mode)

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivant7

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La Canicule (Carpaccio rafraîchissant de pastèques et tomates anciennes, mozza, pistou)

 

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Marie Chioca ©

La Tartare (“Steak” cru de tomates anciennes coupées au couteau)

 

Dans le chapitre automne :

 

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La Brocéliande (Chou Kale mariné, champignons, dulse de Bretagne et allumettes croustillantes de blé noir)

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivant10

Marie Chioca ©

La Forêt d’Automne (Crudités de saison à la mimolette vieille et noisettes grillées)

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivant11

Marie Chioca ©

La Winnie (Salade de fruits d’automne, cannelle et gaufrettes au miel)

PS : Oui parce qu’il y a aussi quelques recettes de salades de fruits pour le dessert !

 

Dans le chapitre hiver :

 

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La Highland (Salade tiède d’avoine aux légumes et au boeuf)

 

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L’Andine (Salade fondante de patate douce au ceviche, avocat et piment)

 

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Marie Chioca ©

La Baker Street (Laitue au bacon grillé, cheddar mature, et pommes sautées)

 

 

Ma petite saladerie à la maison, Marie Chioca, Terre Vivante

Ma petite saladerie à la maison

Comme au bistrot !

Paru aux éditions Terre Vivante

 

 

Pour consulter la carte complète des salades ;), c’est ici

Pour acheter ce livre sur le site de l’éditeur (je touche une petite commission en plus, je préfère le dire), c’est ici

Pour l’acheter sur le site de mon libraire-partenaire Decitre (idem) c’est ici…

 

A bientôt ! La prochaine fois, je vous donnerai enfin plein de bonnes nouvelles d’un certain troupeau de biquettes et de leur chevrier débordé… mais heureux ;))

 

{ Pour le bébé de Jeanne… mais pas que ! }

10 mai 2019

 

{ Pour le bébé de Jeanne… mais pas que ! }

 

Biscuits express à l’épeautre et au jus de pomme

(Spécial « petites menottes et petites quenottes »)

♥ Sans oeufs ♥ IG Bas ♥ 

Et en bonus de la musique (pour une fois ;))

 

Bon, on ne va pas y aller par quatre chemins : Je me suis pété le pied samedi. Double fracture des métatarses + une petite entorse, bref, me voilà avec une grosse botte de robot au bout du pied droit, enfin, si on peut encore appeler ça un pied vu qu’on dirait plutôt la patte de Donald, mais avec la couleur d’un Schtroumpf.

J’ai donc un pied explosé, ce qui entraîne comme conséquence une sérieuse contracture des sourcils parce que franchement, je ne suis pas très ravie de ma performance. J’essaye bien de trouver le bon côté des choses, histoire de détendre un peu ces fameux sourcils tout chiffonnés, mais humainement, ça va être compliqué. Il y a bien tout un tas de gens très gentils, les pauvres, qui me disent pour me consoler « Bah, au moins tu vas te reposer ». J’ai envie de leur répondre, chouette, quelle chance, comme vous avez raison ! Je vais pouvoir croupir dans mon canapé pendant un mois, une patte en l’air, en ruminant sur tout le travail en retard qui va s’accumuler, en « admirant » par la fenêtre mon potager envahi de mauvaises herbes, en pensant comme les collines et les forêts doivent être belles en cette saison (pour revoir ça, faudra attendre le printemps 2020), en voyant le linge s’accumuler, la maison s’encrasser, etc. Mais patience. Il y a des choses pires dans la vie, et les enquiquinements comme ça, quand on les supporte de bon cœur, peuvent aussi nous rendre un peu meilleurs, c’est sûr. C’est la seule et unique chose qui me « console » un peu.

Bon, vous allez me dire : et comment tu t’es fais un truc pareil Marie ? Hein ? Qu’est-ce que tu nous as encore fabriqué ? As-tu fais de l’ultra-trail en tongs dans tes collines de Chambaran ? As-tu sauté du troisième étage (en loupant évidemment de peu la bâche tendue par les pompiers) ? Ou d’un rocher de douze mètres pour échapper à un ours qui voulait bouffer tes cookies de randonnée? As-tu tenté une figure de kick-boxing sur un menhir ? Ou peut-être t’es-tu juste fait tomber sur le pied la pile de tous tes livres parus depuis 10 ans ?

Aaah, que j’aurais aimé vous répondre que c’était en affrontant trois ninjas pour défendre le sac à main d’une petite grand-mère, ou en tentant un audacieux croche-patte sur un taureau de quatre tonnes qui fonçait sur la foule, ou encore –au minimum-, qu’il s’agit là d’une honorable blessure de combat (genre, fidèle au poste dans ma cuisine, en glissant sur une frite de potiron) bref, quelque chose d’un peu épique quoi.

Ben rien de tout cela les gars : c’était juste – très héroïquement vous allez voir -, en posant le pied par terre après avoir été à peine bousculée dans une soirée samedi dernier. Et je me suis pété le pied comme ça, débilement, alors que je venais juste avant de me taper au moins deux heures de danses irlandaises et provençales, de gigues, de polkas, de farandoles déchaînées (avec des gens qui n’en étaient probablement pas à leur premier verre de punch), bref, de quoi s’exploser le pied 55 fois à la minute, le tout sous la pluie, sur un sol glissant, avec des talons de 8cm… sauf que sur le moment je ne me suis rien fait du tout. Il a fallu attendre que je redevienne « sage » pour me faire mal. Si c’est pas rageant ça.

Bon côté des choses : j’ai vu jouer samedi dernier un groupe sen-sa-tion-nel (on est fan depuis un bout de temps chez les Chioca) ! Des morceaux d’inspiration traditionnelle (celtique, provençale, polonaise…), interprétés sur des instruments anciens et modernes, et souvent sur un rythme actuel qui donne envie de sauter sur place comme un kangourou (quitte à perdre toute dignité ;)). Genre, des Irish Rovers de Provence, vous imaginez un peu le truc ?  Moi qui me désolait tellement de ne pas trouver l’équivalent en français des groupes irlandais qui me donnent tellement la pêche, là je suis servie !

Pour vous faire comprendre un peu comme ça déménage la « country-rock celto-provençale », faut que je vous raconte un truc : ça fait 23 ans que je connais mon chéri et rien à faire, c’est net et sans appel, définitif, impossible de lui faire exécuter ne serait-ce qu’un seul pas en musique. Monsieur ne veut pas ne sait pas danser. Sauf que là, au bout de 3min de musique je l’ai quand même cherché des yeux pour tenter de le convaincre une fois de plus (après deux décennies d’échecs, c’est pour vous dire un peu comme je suis pénible et coriace ;)) quand je l’ai retrouvé, ô stupeur, en train de faire le guignol sur la piste… de surcroît avec mon Papa, l’honorable professeur de droit habituellement si digne, dans une interprétation trait pour trait du Capitaine Haddock dansant le sirtaki (si vous n’avez pas vu « Tintin et le mystère de la toison d’or », courez vite, il ne faut pour rien au monde rater le moment du sirtaki !!! Vous penserez à mon Papa ;)).

Bref, si ça vous tente, le site de ce groupe atypique et ô combien talentueux est ici : on ne peut écouter que le début des morceaux, et c’est bien normal de protéger ainsi ses créations mais du coup, ça ne donne qu’une très pâle idée de ce qu’on a vécu samedi (surtout que les morceaux se « déchainent » souvent vers la fin). En tout cas, c’était du pur bonheur, et ça valait presque le coup de se péter un pied pour ça… (Petite anecdote amusante : Ce groupe s’appelle « Le Condor », ce qui n’a rien à voir DU TOUT avec mon dessert de Pâques. Là, pour le coup c’est une coïncidence totale ;)).

Pour en revenir beaucoup plus sagement à notre recette d’aujourd’hui, il y a Jeanne qui m’a demandé sur le blog une recette de biscuits pour son bébé de 10 mois… Je n’ai hélas plus de bébé à la maison, mais l’idée de faire « comme si » le temps d’une recette m’a tenté : voici donc de bons biscuits pour bébés, ultra simples à réaliser (spéciale dédicace aux papas et mamans aux nuits courtes), faciles à tenir par les petites mains, assez solides pour ne pas tomber en miettes (même quand ladite petite main s’en sert pour tabasser le bord du chariot) et résister au machouillage sans partir en gros morceaux qui risqueraient de passer par le trou du dimanche. Le tout avec des ingrédients ultra simples, sains, peu onéreux, et une facilité de réalisation enfantine ! J’ai volontairement choisi d’y mettre un peu de beurre (3g par gros biscuit, y’a pas de quoi faire une attaque), car contrairement aux idées reçues, ce n’est pas du tout une « mauvaise graisse » pour un bébé. C’est même bien mieux que les purées d’oléagineux (très allergisantes chez les tout petits !), ou certaines huiles végétales ayant « bonne presse » alors qu’en vrai elles supportent plutôt mal la cuisson, ou exotiques (l’huile de coco est plutôt à éviter chez les bébé de moins d’un an). J’aurais pu faire des biscuits à l’huile d’olive ou de colza mais voilà, le beurre c’est bien aussi. Les autres ingrédients de ces biscuits sont la farine d’épeautre semi-complète (idéale pour apporter des bons glucides et des fibres sans irriter le bedon d’un petitou), le jus de pomme (qui donne une bonne texture croquante, mais que l’on peut aussi remplacer par du lait d’avoine pour une texture qui fond davantage en bouche), une lichette de sucre complet (que vous pouvez éventuellement remplacer par du sucre de coco pour une version « adulte » à IG plus bas) et un peu de poudre à lever (à choisir absolument bio, car dans les autres il y a des phosphates, ce n’est pas bon pour votre bébé). Evidemment, ce qui est bon pour le bébé de Jeanne est aussi bon pour la maman de Louise, l’oncle de Caroline, le frérot de Julie, la mamie de Paul, la sœur de tante Sophie, la cousine d’Hervé etc. Bref, régalez-vous les gars, parce qu’ici ces petits biscuits qui ne payaient pourtant pas de mine ont eu tellement de succès que ce soir, tout le monde se lamente sur la boîte vide des-biscuits-du-bébé-de-Jeanne…

 

 

Ingrédients pour environ 25 biscuits

Préparation : 10 min

Cuisson : 10à 12 min

  • 5cl de jus de pomme
  • 80g de bon beurre bio, ou de ghee
  • 50g de sucre complet (ou de sucre de coco)
  • 200g de farine de grand épeautre semi-complète
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • ½ sachet de poudre à lever bio
  • Une petite pincée de sel.


Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Faire fondre dans une petite casserole le beurre avec le sucre, le sucre vanillé et le jus de pomme, sans faire bouillir.

Mélanger à part la farine avec la poudre à lever.

Verser le mélange liquide dans la farine, bien mélanger.

Filmer la pâte, la mettre éventuellement au frais environ 30 min (juste pour faciliter son découpage, mais c’est facultatif).

Etaler la pâte sur environ 5mm d’épaisseur, puis découper des biscuits longs avec une roulette à pâtisserie (moi j’en ai fais 26), en les déposant au fur et à mesure sur une plaque de cuisson chemisée de papier.

Enfourner pour 10 à 12min, jusqu’à ce qu’ils soient à peine dorés (si vous les faites un peu plus cuire, ils seront encore plus croquants mais je ne sais pas si du coup ça conviendrait bien à un bébé : mieux vaut que les biscuits soient moins durs, et se « délitent » plus facilement au machouillage…)

Laisser refroidir : les biscuits vont alors gagner en croustillant. A conserver dans un bocal ou une boîte hermétiques.

 

Bon, les photos ont toutes été prises en “mode cigogne”, c’est à dire debout sur un seul pied… J’ai fais ce que j’ai pu, c’est pas très varié, désolée 😉

 

Les petites souris qui font les guignols sur les photos ont été gracieusement prêtées par Poupougnette Chioca, ex bébé de la famille… et maintenant “grande fille” (mais encore un peu petite quand même, heureusement pour les souris !)

 

Là, pour une deuxième fournée j’ai fait des oursons : c’est mignon mais ce n’est peut-être pas une si bonne idée, une oreille ou un bras pourraient peut-être se détacher un peu vite… pour un “bébé” un peu plus grand peut-être?

 

 

Pour en revenir au Condor Notre album préféré est “Racines” (de toute façon on les a tous, ça fait un bout de temps qu’on est fan chez les Chioca).

Nos morceaux préférés :

  • Game of Thrones (juste LA meilleure version de ce morceau moult fois interprété par divers artistes… et dont je connais chaque note par coeur sans avoir jamais vu un épisode de la série !)
  • Kan ar Kann (mon sang celte bouillonne littéralement à écouter ça…;))
  • La mort des hommes (le titre est pas très folichon, mais la musique si !)
  • Amazing Grace (un très joli morceau, très bien joué)
  • An Dro (le traditionnel, celui de l’album 2010)
  • Pour passer le Rhône (avec un clip délirant ici…)
  • Un concert de rue acoustique et traditionnel ici (enregistrement amateur un peu pourri, mais c’est bien sympa quand même à écouter, il y en a un autre extrait ici )
  • Et un teaser vraiment formidable ici…

Pour acheter les albums, il faut laisser un message sur le formulaire de contact (ceci n’est pas un article sponsorisé, juste un coup de coeur total, et un petit coup de pouce pour des artistes exceptionnels. Ben oui quoi, ça peut servir à ça aussi un blog de cuisine… ;))

 

 

 

 

 

 

{ Sans acheter de moules spéciaux ! }

16 avril 2019

{ Sans acheter de moules spéciaux ! }

Des “œufs de condor” pour votre dessert de Pâques?

En mousse choco-caramel, biscuit café et coque de chocolat croquante

(Et en plus ça en jette !)

(Et en plus, c’est vraiment facile)

(Et en bonus, des photos de ma nouvelle cuisine !)

(Et à propos, pourquoi des œufs de « condor » plutôt que de poule, de canard ou d’autruche ? )

 

montageEt ben voilà, on s’en est sortis ! Cinq semaines de travaux pour refaire toute la cuisine, tout seuls, comme des grands, ça fait tout drôle.

Les premiers jours, on était tellement enthousiastes, presque survoltés… Dès la moitié du premier oeil ouvert le matin, hop, on sautait du lit comme des enfants le matin de Noël : Youpiii, c’est enfin les travaux, ça va être trop bien !!! . Hihihi, trop rigolo, les cheveux tout blancs de poussière, les traces de peinture sur le pantalon, la dînette sur une caisse en bois… ça change de d’habitude. On était super maniaques aussi. Tu viens manger ? Nan, attend, je rebouche avec du mastic et un couteau à peintre le petit trou de ver derrière ce meuble.

Quelques jours après, on a commencé à sentir un petit peu de fatigue. Pfff, déjà une semaine et ça avance pas bien vite. Maintenant qu’on vient de tout défoncer dans la cuisine, ça serait pas le moment de se casser une jambe hein. Vivement que ça soit fini. Je vais me refaire un p’tit café tient. Tu rebouches pas ce moyen trou là ? Non, d’abord je vais manger.

Puis arrive la démotivation. Pfff, tu vas me chercher dans l’atelier le marteau rouge avec un manche jaune stp ? Pffff, ben non, et moi qui allait juste te demander si tu pouvais me chercher le pinceau bleu tout rond avec des poils blancs… (Il faut imaginer le dialogue entre deux êtres échevelés, l’un perché sur une caisse, l’autre à plat ventre par terre en train de repeindre le bas du mur. Tout ça à l’heure de la sieste, quand les paupières sont aussi lourdes que le manche du pinceau ou du marteau). Tu rebouches pas le gros trou là avant de peindre ? Pfff, faut vraiment, tu crois que ça se voit ? Tu vas me chercher le mastic alors ? Oublies pas le pinceau (et ton marteau du coup).

Puis le gros coup de stress. Purée, plus qu’une semaine avant de reprendre le boulot, et t’as vu la tronche de la cuisine ? Non mais on va JAMAIS y arriver !!! Attend, je refais le planning : lundi dans la journée, carrelage, lundi dans la nuit, peinture, mardi dans la journée joints du carrelage, mardi dans la nuit, pose des plaquettes de parement, mercredi dans la journée, joints des plaquettes de parement, mercredi dans la nuit, traitement des terres cuites, jeudi dans la journée… Hé, tu rebouches pas l’énorme trou là ? Non, rien à foutre, j’appuierai le balai contre ce morceau du mur et personne y verra rien. Et si quelqu’un me fait une remarque je vais te me le… OK OK Marie, on posera le balai dessus, continue de refaire le planning.

évierJe vous promets, on avait prévu de terminer au plus tard samedi dernier au soir (en pensant qu’on aurait sûrement fini avant, et que ça laisserait quelques jours de répit) et bien on a fini d’emménager pile ce soir là à 0H27 (du coup c’était même dimanche matin), heure à laquelle j’ai posé mon vieux robot kitchenaid à sa nouvelle place.

On a eu des bonnes surprises (trop classe, la peinture écolo à l’argile : c’est pas cher, ultra recouvrant, avec un joli rendu velouté, un vrai bonheur. Après avoir repeint toute la cuisine en 6, 4, 2, je me suis promenée dans la maison avec mon badigeon à la main pour voir ce que je pouvais repeindre tant j’étais déçue que ça soit déjà terminé)… et des très mauvaises : Merci par exemple au magasin de produits écolos qui nous a dissuadé de traiter nos terres cuites anciennes avec l’ancestral mélange huile de lin/térébenthine qui a pourtant fait ses preuves (mais non ma p’tite dame, ça c’était avant, maintenant y’a beaucoup mieux). On est donc reparti avec un produit supposé topissime (à la colle de peau des fesses de homards bio je pense, vu le prix), on l’a appliqué sur notre sol, notre si joli sol, bouhouhou, prunelle de nos yeux, celui que nous avions poncé tomette après tomette pendant des semaines, au prix de notre sueur et de notre saaang !!! Comment ça j’en fais trop ? Pour poncer ces saletés, ma grande fille s’est retaillé un petit os de la main avec le disque à marbre alors quand même ! Maintenant elle n’a plus d’octobre quand elle compte les mois sur les petites bosses de sa main, c’est grave ça ! … Où en était-je ? Ah oui, je reprends mes lamentations : Bouhouhou, notre sol qui était si beau avant qu’on l’imbibe de cette sal*perie d’huile « topissime » !!! Car même après séchage complet de 24H, les terres cuites sont restées poisseuses, ultra brillantes (quelle horreur !!!), et quand on marchait, ça faisait chouic chouic chouic (en chaussures) ou schlef schlef schlef (avec des chaussettes qui, du reste, restaient collées aux carreaux) ou schliiak schliiak schliiak (pieds nus), bref, une abomination. J’en aurais pleuré. Si je n’avais pas été si furax. Vous avez déjà fait brûler très fort de l’huile dans une poêle à crêpes, quand ça devient collant comme du papier tue-mouche et qu’on a du mal à en venir à bout même avec une paille de fer ? Ben nous on avait ça sur 30m2 au sol… Et c’était le mardi matin de la dernière semaine, quand tout était encore en bombe dans la cuisine ET sous le auvent du jardin. Il a fallu, à trois avec mes deux grandes filles (mon mari était malade, le petit malin ;)), frotter furieusement chaque tomette avec le côté vert d’une éponge et de l’eau brûlante au savon noir, puis faire à ladite tomette une sorte de massage cardiaque énergique avec une serviette éponge histoire d’enlever le surplus de cette grblmbmrbr d’huile collante (je n’ai pas été aussi polie le jour même, désolée. Et je crois même que j’ai fomenté le complot d’aller vider le reste du seau d’huile “topissime” sur la tête de la dame qui nous l’avait vendue, ce qui n’est pas très chrétien). A ce prix là (c’est à dire au prix de six genoux éclatés, six coudes en compote, six poignets en marmelade, 38 crises de palpitations, trois crises de nerf, 124 gros mots, 18 éponges neuves et 9 serviettes de toilette bousillées à jamais) on a pu sauver le sol. On avait poncé des semaines ces imbéciles de tomettes. Il a fallu ensuite les sauver du produit censé les protéger. C’était de la pure philo : Je ponce, donc j’essuie. On aurait encore dû davantage se méfier de Descartes.

petite tableBon, pour le reste, on est super contents d’avoir réaliser avec un budget aussi raisonnable le relooking de cette cuisine. Elle nous plaît beaucoup 🙂

Je vous ai mis quelques photos plus bas, après la recette. Ah, oui, parce que c’est vrai que c’est un blog de cuisine ici… Et comme les photos de travaux ça ne nourrit pas, je vous ai concocté un dessert rigolo pour Pâques (rigolo ET facile, parce que je suis un peu flagada là hein… ) : Ce sont des œufs de condor de Pâques. On ne vous l’avait pas encore faite celle-là n’est-ce pas ;). Dans les magasins on trouve maintenant, en plus des poules en chocolat de notre enfance, tout un tas de petites bêbêtes mignonnes -et même des godasses de foot en chocolat (euh ?) ou des oeufs de la Reine des Neiges (ah, elle pond des oeufs la reine des neiges?)- mais le coup des œufs de condor, héhé… Pourquoi ?

Parce que pour réaliser mon dessert de Pâques de rêve, je n’avais pas de moule adéquat. Et ça m’aurait un peu énervé (si si, ça m’arrive des fois) de devoir acheter des moules en forme d’œuf de Pâques, que je n’aurais pas su où ranger dans ma nouvelle cuisine si bien organisée (j’ai pondu environ deux heures pour chaque casserole ou verre à mesure histoire que ça soit rangé à la place « la plus mieux », avec -et c’était très énervant- la musique de Tétris dans la tête tout ce temps là et même que là, merci les gars, je viens de me la remettre dans le crâne c’est pas pour me faire ensuite enquiquiner par des moules en forme d’œuf “sans domicile fixe” qui ne m’auraient plus servi jusqu’à Pâques 2020 !)

 

Et puis au petit-dej j’ai eu une illumination devant un panier d’avocats : Eurekavocat !!! J’avais trouvé mes moules (bio et renouvelables !) à œufs de Pâques. Du coup, quitte à récupérer les peaux d’avocat, j’ai mis aussi un peu de leur chair dans la mousse au chocolat. C’est une tuerie…

Pourquoi un œuf de condor donc (on va y arriver un jour). Ben, à cause de l’avocat, le Pérou, tout ça tout ça… Et puis la taille aussi (je suis sûre que c’est quand même gros un œuf de condor) et la couleur (c’est bien marron un condor non ?). Et puis parce quand j’étais petite j’aimais beaucoup « Les cités d’or », et aussi parce que je suis fatiguée et que j’ai des idées un peu bizarres, faut pas vous inquiéter. Les émanations de peinture, de vernis, de mastic…

“Oeufs de condor”

(Sans lait, IG bas)

Ingrédients pour 6 personnes (soit 6 demi-œufs, ou 3 œufs entiers)

Préparation : 25 min

Cuisson : quelques minutes à la casserole

À préparer la veille !

Demi oeuf de condor

  • 250g de chocolat noir pâtissier à 70% de cacao
  • Les coques de 3 gros avocats Haas mûrs à point
  • La chair d’un avocat (ou juste la moitié d’un avocat si ça vous inquiète vraiment… ou pas d’avocat du tout ;))
  • 100g de lait d’avoine ou de soja
  • 65g de sirop d’agave
  • 1 c. à soupe d’arôme de caramel (marque Nat’Ali pour moi, ça donne un petit goût de Carambar à la préparation ! A remplacer éventuellement par de la vanille)
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide (en plus du caramel ou de la 1ère cuillerée de vanille)
  • 1 c. à soupe de rhum (facultatif)
  • 3 œufs ultra frais
  • 6 biscuits à la cuillère (fait-maison, ou du commerce… moi j’ai pas chipoté : un seul biscuit par personne c’est pas ça qui va exploser l’IG du repas ;))
  • Environ 20cl de café bien corsé et parfumé
  • Une pincée de fleur de sel.

oeuf ouvertOuvrir en deux les avocats, enlever les noyaux, vider la chair sans abîmer les coques. Conserver la chair du plus « parfait » d’entre eux (mûr à point, non fibreux, sans tâche brune : c’est très important !) et réaliser éventuellement un guacamole avec les autres (pour cela, écraser juste la chair à la fourchette avec du jus de citron, du sel et du piment, ça se conserve plusieurs jours au frais et c’est trop bon !).

Bien nettoyer l’intérieur des coques sous l’eau avec une éponge ou une brosse à vaisselle, les sécher.

Couper le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain-marie.

Avec un pinceau en silicone, « peindre » l’intérieur des coques d’avocat avec du chocolat fondu en formant une couche assez épaisse et qui recouvre bien tout. Mettre au frais pour faire durcir le chocolat.

Faire chauffer le lait, puis l’ajouter au chocolat restant (car évidemment, tout n’aura pas servi à “peindre” les coques) avec le sirop d’agave, les extraits de vanille et de caramel, le rhum et la fleur de sel. Bien mélanger, puis mixer parfaitement avec les trois jaunes d’œufs et la chair de l’avocat « parfait ».

Fouetter les blancs d’œufs en neige assez souple et soyeuse qui forme de jolis « pics ». Incorporer à la crème au chocolat avec une spatule.

Remplir les coques d’avocat presque à ras bord avec la mousse au chocolat, puis déposer au milieu de chacune un biscuit à la cuillère légèrement imbibé de café. L’enfoncer un peu dans la mousse pour qu’il ne dépasse pas trop. Couvrir le tout et mettre au frais.

Le lendemain, enlever délicatement les coques d’avocats en les déchirant (une fois qu’on a réussi à “chopper” avec l’ongle la jointure entre la peau d’avocat et la coque de chocolat, elles se désolidarisent très facilement mais attention toutefois à ne pas briser la coque de chocolat dans un geste malencontreux : moi j’en ai bousillé une sur les six en étant trop pressée…), puis servir, soit une demi-coque dans chaque assiette, soit en reformant trois beaux « œufs » avec les demi-coques tenues à l’aide de rubans, avant de les poser sur une jolie tasse qui servira de “coquetier” (car ils ne tiennent pas debout tout seuls ;))… 

=> A noter que l’on peut aussi poudrer légèrement les coques des “oeufs de condor” avec du cacao nature, ça donne une jolie finition mate (et après faut vraiment que j’arrête avec les travaux…)

oeuf fermé

l'intérieur

mousse choco

Pssst : si vous avez la flemme de remplir les coques d’avocat, vous pouvez aussi verser la mousse dans des petits pots… avec ou sans biscuit à la cuillère imbibé de café, de toute façon elle est TERRIBLE !!!

 

Bon, et les photos de cette cuisine ?

Certains d’entre vous vont la détester, et c’est bien normal, car tous les goûts sont dans la nature. Moi j’aime le style “campagne authentique”, c’est mon truc depuis toujours, mais vous avez le droit d’aimer les cuisines ultra design évoquant la carrosserie d’une Ferrari, je reconnais que ça peut être rigolo aussi !

Pour ceux qui aimeraient bien, ou qui du moins aimeraient bien tel ou tel détail, je vous mets le plus d’infos possible en précisant toutefois : je n’ai eu AUCUN partenariat d’aucune sorte ni avec qui que ce soit pour cette cuisine ! On a tout payé plein pot avec nos sou-sous à nous. Si quelqu’un m’avait démarché en me disant « Vous voulez que je vos offre une cuisinière ou un nouveau frigo contre un petite pub sur votre blog ? » soyons honnêtes jusqu’au bout, j’aurais probablement dit oui. Mais comme ça ne s’est pas présenté, on a fait avec les moyens du bord et quelque part, c’est peut-être mieux comme ça d’être totalement libre de ses choix.

Et si par hasard j’avais oublié de noter la marque de tel tout petit bidule qui vous fait rêver dans le coin de la photo, là, à droite derrière, demandez-le moi, pas de souci, je répondrais avec plaisir…

 

 Textes et photos Marie Chioca ©

Avis aux petits malins : J’ai oublié de mettre les copyright incrustés sur chaque photo, c’est pas une raison pour me les chiper sans autorisation! (Internet monde cruel… j’ai été rudement échaudée ces derniers temps). En plus là j’ai environ 3l d’huile écolo qui colle à renverser sur la tête des gens qui auraient la mauvaise idée de me contrarier en ce moment !J’ai AUSSI un bon avocat, mais c’est nettement moins rigolo. (En plus c’est le dernier qui me reste, les autres ont servi pour la recette.)

La lumière rose du petit matin inonde la table du petit déjeuner de dimanche… C’était magique de manger à nouveau en famille, assis autour d’une vraie table 🙂 (Lustre Maison du Monde, frigo repeint avec de la peinture argent métallisée puis poncé à l’abrasif doux pour donner un effet “zinc”, échelle “chipée” dans la grange de mon fils pour accrocher les torchons ;)) Marie Chioca ©

Bar

Le bar central a été rabaissé (avant il m’arrivait presque sous les trous de nez ;)) afin que la lumière circule mieux. On a aussi changé les briques de parement, celles-ci sont plus jolies, plus nuancées, et font vraiment illusion ! (Briques de parement Granulit “Rouge”) Marie Chioca©

Vue large

L’autre côté de la cuisine (derrière le bar en briques). Après avoir été sablés pour enlever le vernis roux tout brillant et ouvrir les veines du bois, les placards “simili-rustiques” des années 80 ont été repeints en ivoire pour donner plus de lumière à la pièce… (Grille-pain, bouilloire et robot de couleur crème Russel Hobbs, achetés patiemment d’occasion -parce que c’est pas donné donné). Marie Chioca ©

Détail placards

Détail sur les portes et tiroirs repeints en ivoire donc, PUIS poncés au niveau des reliefs et des arrêtes pour donner un effet “usé” sympa. Finition avec un vernis mat V33 spécial cuisine car “anti-tâches” (pas super écolo du coup, désolée…). Marie Chioca ©

Portes grillage à poules

Au départ, ce placard était muni d’un “vitrail” gnagnan à losanges verts et bleus. C’était d’un goût… On les a fait sauter à coups de marteau (ça c’était rigolo ;)) pour les remplacer par du grillage à poules pour le côté “campagne” tellement plus sympa ! Le soir même Poupougnette y avait installé une poule en peluche avec ses poussins, c’était trop mignon… (mais après il a fallu faire place aux bols ;))

Table

La table était en pin brut, ni très jolie (depuis TOUJOURS je rêve plutôt d’une vraie table de ferme super patinée et vieille d’au moins 200 ans, comme celle qui est en Auvergne dans la maison de mes grands-parents…), ni très moche non plus. Elle a donc aussi été sablée, peinte en ivoire, puis reponcée pour laisser apparaître le veinage du bois. C’est plus sympa comme ça !

Meuble à bocaux

Mon meuble à bocaux  en sapin ancien (il était déjà là, je l’ai juste super bien ciré -une fois en 4 ans ça fait du bien- et j’ai changé les boutons de tiroir qui étaient moches. Je ne sais pas si c’était une bonne idée, là on dirait un peu des yeux d’escargots…) Marie Chioca©

Cocottes

Ma collec de cocottes en fonte (les deux grandes sont de marque Invicta, les autres ont été trouvées chez Emmaüs)… Je suis une grande grande fan de la fonte pour la cuisson ! Mes faitouts Warmcook (qui se partagent dans mon coeur avec les cocottes la première place ex-aequo aux jeux olympiques du meilleur matériel de cuisson) sont cachés quant à eux dans un placard facile d’accès, car leur look très “design” n’est plus trop dans le style de ma cuisine hélas. Du coup, les cocottes -qui étaient un peu jalouses- se marrent, mais elles verront bien qu’au final, c’est quand même les faitouts Warmcook que je vais sortir le plus souvent : L’inox, c’est tellement moins lourd que la fonte 😉 Quand à ce meuble, c’était lui aussi un “rouquin luisant des années 80”. Vous imaginez la suite? Sablage… Puis cire “pin anglais”, marque Libéron. Du coup il est enfin super assorti au joli vaisselier ! Il me regarde d’ailleurs avec les mêmes yeux d’escargot idiot… Marie Chioca©

Seau compost

Ça c’est mon seau à compost !!! Si si, et j’en suis très fière… Petit poêle à bois un peu fendu dégoté à 20€ sur le Bon Coin, repeint en vert, reponcé pour lui donner un effet usé, puis équipé d’un seau en plastique dedans (le joli couvercle se soulève, évidemment !). Marie Chioca ©

Plan de travail

Les anciens plans de travail en “faux marbre” ont été remplacés par de grosses planches d’établis anciens chinées par mon cher-et-tendre, qui n’a pas peu galéré pour les transporter… et les assembler ! L’un de ces plans est en vieux pin, l’autre en sapin, l’autre en hêtre, et celui-ci en platane ! Souci : donner à tous une teinte un peu uniforme, histoire de ne pas se retrouver avec une cuisine en patchwork… Le casse-tête chinois ! Après avoir tout poncé (encoooore !) pour repartir partout sur du bois brut, j’y suis arrivée en jonglant avec le technique du “vinaigre d’acier” (voir les tutos sur internet) ET du brou de noix. La teinte finale a été fixée et protégée avec du vernis mat pour tables et plans de travail de la maison Dugay (je vous dirai si c’est solide à l’usage. Là on a déjà une rayure, mais on va dire que le vernis est encore un peu frais…). Sur ce tiroir, on voit assez bien aussi le rendu sympa de la technique consistant à user les arrêtes d’un meuble en le ponçant légèrement pour lui donner un effet patiné. Boîte à sucre Comptoir de Famille, pichet vert en émail Krüger, pot à lait rouge chiné en brocante.

Mitigeur

Non mais visez moi un peu le look de ce robineeeet ! J’en rêvais de celui-là, et dans le magasin, il a fallu dégainer mon plus beau regard, celui mi-biche mi-épagneule breton avec les cils qui battent et tout et tout. Mon mari aurait préféré un affreux mitigeur « indestructible » de marque allemande. Il a quand même acheté celui-ci, au look vintage qui me ravit (merci mon chéri, ça me fait vraiment trop plaisir !)… Non sans avoir toutefois grommelé un truc du genre « OK mais c’est toi qui te mettras à plat ventre sous le siphon pour le changer dans six mois, quand il commencera à fuir ! ». Oui mon chéri (et quand il y aura un geiser dans la cuisine tu seras bien obligé de venir m’aider hé hé). Mitigeur trouvé chez Leroy Merlin (me demandez pas le nom, j’ai oublié mais il fait partie de la toute nouvelle collection), grand pot à farine vert (pour les sacs de 5kg de grand épeautre non hybridé ;)) Krüger. Casseroles en fonte Nomar chinées sur le Bon Coin, distributeurs à savon ou produit vaisselle Maison du Monde, évier Sarreguemines “timbre d’office Country” (je suis très fan de cet évier aussi !!!). Marie Chioca©

Chaise

Vous avez vu mon sol d’amour en vraies tommettes anciennes “recyclées”? Il ne nous a pas coûté très cher (18€ le m2, le prix d’un carrelage moyenne gamme), mais que de boulot pour nettoyer toute l’ancienne colle-plâtre !!! Je voulais aussi refaire de même le sol du salon, mais on va laisser tomber hein… ! Il m’en reste 30m2 du coup, si quelqu’un habitant dans le coin est intéressé ;)). Les chaises, chinées 5€ dans une brocante étaient marron foncé. Je les ai repeintes avec la teinte “Aiguille de pin” (Dulux)…

Détail chaise

… Puis reponcées légèrement sur les reliefs, avant de les patiner en les frottant partout avec une éponge sèche et une lichette de brou de noix. Je les aime tant, avec leur look “années 40” elles semblent sorties tout droit de l’Hôtel du Globe (La Grande Vadrouille, pour les cinéphiles ;))

Petite table

Chinée aussi pour trois fois rien dans une brocante, cette petite table d’appoint ancienne était marron très foncé. Elle a donc subit le même sort que tout le reste : sablage, peinture ivoire mat, vernis mat. Le tour des fenêtres (au départ en béton moche) a été habillé d’angles de parement (toujours les “Granulit Rouge”), jointés avec un enduit au sable et à la chaux (galère, mais tellement plus authentique !). Grand pot vert en métal de marque Kitchen Kraft (au départ il était d’un joli vert sauge un peu bleuté, mais qui tranchait trop avec les autres verts de ma cuisine. Je l’ai donc repeint à la bombe. Là pour le coup il est un peu trop vert…) Moulin à café rouge en métal Tre Spade (super efficace !). Marie Chioca©

Porte ancienne

Cette MERVEILLEUSE porte de ferme, au départ très abîmée, m’a été offerte par mon fiston, qui l’a trouvée au fond de la grange de sa chèvrerie. Elle est si belle… Mon mari a passé une après-midi à la réparer et la retailler pour l’adapter, et bon, il reste “un peu” d’espace dessous mais c’est pas très grave… Grosse clef chinée dans une brocante.

étagère à merveilles

Mon étagère à “merveilles”, cette jolie vaisselle achetée petit à petit depuis si longtemps et qui attendait bien sagement dans un carton que la cuisine soit faite… Cafetière de cowboy en émail rouge (opérationnelle, elle fait du super bon café !) marque Ibili…

Torchons

… Torchons Greengate collection “Camille White”, trop jolis pour essuyer de la vaisselle (Marie Chioca ©)

Bols

Bols Greengate aussi (collections “Camille white”, “Mary White”,”Raspberry” etc.) Là pour le coup je mets un lien car la dame est tellement gentille qu’elle mérite bien ça (mais attention, c’est un coupe gorge pour le porte-monnaie ;)) : Boutique web “Le panier d’églantine” : https://www.lepanierdeglantine.com/greengate-vaisselle-bols-c11-212.html (Marie Chioca©)

Bouquet

Joyeuse fête de Pâques !!! 🙂

 

 

 

{ Attention, travaux ! }

22 mars 2019

 { Attention, travaux ! }

 …Mais je vous donne quand même 2 recettes sympa à la fin de l’article 😉

 

Montage poissonsEn général, je ne suis pas très douée pour faire coïncider pile-poil mes recettes avec le calendrier. La semaine dernière, c’était la St Patrick, et cela fait presque 8 ans que je me dit « Cette fois-ci, il ne faudra suurtout pas oublier de publier sur le blog une bonne recette irlandaise pour le 17 mars ». Et voilà, encore une année loupée. Je l’avais pourtant bien écrit sur mon agenda, moi qui aime tant l’Irlande en général, et St Patrick en particulier, mais je suis encore passée à côté. Il faut dire que j’ai quelques petites circonstances atténuantes : ma cuisine est en travaux. Et pas juste un petit niwagnagna de coup de pinceau à donner en sifflotant, non, plutôt le genre de travaux où tu te demandes si la maison sera encore debout quand ton mari aura fini de tronçonner le plan de travail de la main droite tout en ouvrant une saignée dans le carrelage au marteau piqueur de la main gauche.

Cependant, je ne vais pas me plaindre car cette cuisine, il fallait vraiment faire quelque chose ! Restée presque en l’état depuis les propriétaires précédents, elle n’était pas franchement vilaine (même si on aurait pu rêver mieux), mais carrément pas adaptée à mon travail : des placards en vrai bois (ça c’est plutôt chouette), mais in-photographiables car laqués d’un vernis roux ultra brillant censé donner un look rustique (vous savez, le style « Louis-XV-années-80 » ;)). Un plan de travail luisant en faux marbre mais vrai plastique. Un gros bar (là on est d’accord, je ne parle pas du poisson) en simili-briques orange qui coupe la pièce en deux et empêche la lumière d’arriver sur les plans de travail. Du marron partout (au sol, au plafond, sur les placards, une véritable orgie de marron), des fils électriques qui courent (avec des rallonges dans tous les sens tant la disposition des prises avait été pensée avec intelligence), des tuyaux de chaudière apparents… et surtout, un manque de lumière abyssal ! Je parle de la lumière du jour, évidemment, car côté néons on était bien servis (j’ai horreur des néons, et là il y en avait quatre !!! Le matin au réveil, c’était un peu la scène de torture genre « Ach, nous afons les moyens de fous faire barler »…).

Voilà pourquoi, depuis un peu plus de 10 ans, je prends absolument tous mes clichés dans le salon, lequel est un peu mieux exposé. C’est très pratique, vous allez voir : Imaginons que je fasse le pas à pas photographique d’un gâteau. Et bien le matin, je dois déjà tirer tout contre la porte-fenêtre du salon la table qui me sert à prendre mes photos (on ne peut pas la laisser là tout le temps, car une porte-fenêtre où il faudrait grimper sur la table à chaque fois qu’on veut sortir dans le jardin ou aller ouvrir à un livreur, ça limite beaucoup la praticité de la chose). Je dois ensuite placer contre la table une porte (j’en ai toute une collection) qui sert de « fond » à la photo. Puis installer des réflecteurs blancs pour la lumière. Voilà, ça c’est juste pour le petit déménagement quotidien du matin qui fait les bons biscottos et les bons lumbagos aussi. Ensuite je dois courir entre la cuisine et le salon autant de fois que j’ai de photos à prendre : genre tu fais ton caramel, hop, tu cours au salon avec la casserole bouillante pour la shooter très vite avant que ledit caramel ne durcisse. Puis tu montes tes blancs en neige, hop, tu cours au salon. Tu retournes à la cuisine peser la farine pour l’incorporer aux blancs en neige, hop, tu recours au salon. Et ça c’est quand tu n’as pas à enjamber un chien qui roupille, slalomer entre un château en cubes et un bateau pirate Playmobil, ou assurer un dérapé contrôlé sur la tache d’huile de coco fondue que tu viens de faire sur le carrelage lors du petit sprint « cuisine-salon » précédent. Et puis tout ça très vite, car en fin de matinée le soleil tourne encore, passe au coin de la maison, et là il faudrait continuer les photos à l’étage, dans les chambres, mais pitié…

Et rebelote tous les jours, pour une ou deux recettes quotidiennes, parfois trois.

Alors je vous la fais courte : un jour, j’en ai eu marre. Personne ne travaille comme ça tonnerre de Brest ! Mes « collègues » photographes ont souvent un petit atelier, un studio, ou du moins une pièce bien exposée dédiée aux séances photos. J’ai donc « tanné » mon mari pour avoir un atelier, mais il aurait fallu agrandir la maison et là pour le moment c’est hors budget. Du coup on refait la cuisine, avec des améliorations qui devraient pas mal me simplifier la vie… Je vous dirai ça plus tard parce qu’en ce moment, pour ce qui est de se “simplifier la vie”, avec ces travaux en mode post-bombardement on a évidemment obtenu l’inverse de l’effet recherché. Mais ça ce n’est que passager… et c’est même presque rigolo. Si ça vous dit, je vous raconte un peu (et si ça vous fait suer – là je ne peux vraiment pas vous en vouloir-, vous trouverez plus bas les recettes).

Moi je suis le ponceur en chef. Quand je demande « qu’est-ce que je fais » ? On me répond invariablement « Coooontinue de poncer ».

OK.

Génial.

J’ouvre la bouche pour râler mais je me souviens à temps que si on en est là, c’est un peu à cause de moi.

Alors je ponce, avec application, et grâce à cela j’ai découvert par exemple le concept délicieux du masque anti-poussières. C’est extra ! Cela t’évites de t’asphyxier avec les fines particules de bois, de veilles peintures, de plâtre ou de terre cuite. C’est ton propre gaz carbonique -que tu respires en boucle- qui se chargera de l’affaire. Et puis ce qui est bien c’est qu’il y a des lunettes pour se protéger les yeux. Et ça c’est vraiment malin. Ça aurait peut-être été encore plus performant si l’on pouvait voir à travers, mais faut pas non plus demander la lune : après tout, on ne peut pas être trop chiant et exiger de voir, ce ne sont QUE des lunettes (parce qu’il faut savoir que quand tu respires dans le masque anti-poussières, ça sort par les lunettes, ça fait de la buée, et du coup tu as le choix entre poncer à l’aveuglette à travers des lunettes opaques ou poncer sans lunettes, mais, les yeux fermés, c’est plus prudent).

Je ponce donc, avec une ponceuse ou avec une disqueuse selon les cas, et ce qui est étonnant, c’est que même en ayant terminé, je continue de poncer. En mangeant, j’ai la main qui vibre. En tapant sur mon clavier, j’ai le bras qui tressaute. Quand je ferme les yeux, je me vois encore en train de poncer et la nuit, je rêve que je ponce. Saleté de placards « Louis-XV-années-80 », ils m’en auront fait voir !

Mais bientôt je serai promue, et passerai de “ponceur apprenti” à “sableur en chef”, car j’ai réussi à dégoter une sableuse aéro-gommeuse qui devrait m’aider à décaper les endroits inaccessibles à la ponceuse. Elle est arrivée depuis une semaine, il faut la monter, et c’est bien ça le hic : Cher-et-Tendre n’a pas le temps, il m’a dit « regarde le mode d’emploi » mais moi j’ai toujours été nulle en Méccano : il y a bien sur la notice ce qu’ils appellent une « vue éclatée » (“Aidez-vous de la vue éclatée page 7 pour le montage de la machine » qu’ils disent), mais ça ressemble à un schéma d’astrophysicien, avec des zigouigouis dans tous les sens, on dirait un moteur de fusée qui viendrait de s’éclater sur le bitume après une chute libre à travers la stratosphère, et ce n’est pas dans le texte qu’il faut espérer trouver une aide quelconque : ça cause d’une histoire de manomètre qu’il faut visser fermement à la prise d’air au niveau de la vanne d’entrée à l’aide d’une goupille et d’une rondelle et de quatre clips qui doivent résister à une pression de 6 à 9 bar fixé sur un taraudage d’adaptateur mâle/femelle d’air comprimé sur un côté du filtre au raccord rapide. Bref, je ne suis pas sûre d’avoir bien tout compris dans le détail, mais une chose est sûre : il y a un avertissement en gros et en gras qui t’explique que si tu ne réalises pas tout à la lettre… Baouuuuum !

Voilà pourquoi en attendant, je continue de poncer…

J’ai aussi testé : repeindre un frigo à la bombe. Première couche, j’ai eu très peur, on avait juste l’impression qu’une bande de voyous venait de taguer mon frigo. Il a fallu quatre couches, passées en apnée (ceux qui ont testé la peinture en bombe comprendront).

Je teste aussi pour vous : 5 semaines sans four ni plaque de cuisson. Là ça fait presque deux semaines, et les « repas de chantier » consistent en casse-croûtes pain-sardines ou pain-fromage. C’est pas désagréable, surtout quand c’est du super bon fromage (la prochaine fois, je vous donnerai des nouvelles de mon fiston chevrier), mais je vous dirai à la fin des travaux ce que ma ligne en a pensé.

En vrai, je suis très reconnaissante de pouvoir faire ces travaux 😉 Pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs qu’en train de patauger dans les gravats avec une blouse poussiéreuse, des chaussures de clown de sécurité en taille 45 prêtées par mon fils (ça évite de se faire broyer un orteil), bercée par le doux murmure du marteau piqueur et enivrée du parfum d’un mur humide en cours de démolition : ça sera tellement plus chouette, après ;))

Travaux 1

La cuisine de Marie Chioca…

Travaux 2

Son ravissant ilot central en fausses briques orange…

Travaux 3

Son “Mignon” avale-poussière (indigestion en vue)…

Travaux 4

Ses placards très design…

L’air consterné du chien en mode “Mes maîtres ont pété un câble, ils ont bousillé toute leur niche !”…

Travaux 6

Son fourneau perfectionné…

Travaux 7

Ses menus d’anthologie…

Travaux 7

Son nouveau couteau électrique…

Travaux 10

Son Total Look Fashion Victim printemps 2019. (Ensemble “Le Ponceur de Rodin”).

Travaux 8

Et le meilleur pour la fin : LA fameuse “vue éclatée” de la sableuse aéro-gommeuse 😉 Est-ce que quelqu’un y en a compris de quoi ça s’agit? Moi je pense que j’ai juste réussi à identifier la cagoule, en haut à droite…

 

Bon, alors comme du coup je n’ai rien pu vous concocter de bon, je partage avec vous deux recettes tirées de mon dernier ouvrage « Poissons et autres produits de la mer » : la première est un peu festive, je me suis dit que ça serait par exemple très chouette pour une entrée à Pâques. La deuxième est d’une facilité déconcertante, et se réalise en 3 min chrono avec une simple fourchette. Tient. Ça me donne une idée pour le prochain repas de chantier…

 

Poisson en croûte aux légumes verts et parmesan

 

Inspirée du fameux Koulibiac russe (qui contient quant à lui plusieurs couches d’ingrédients différents), cette recette simplifiée n’est vraiment pas très longue à réaliser, et absolument délicieuse grâce à l’association du poisson et de la fondue de légumes au parmesan, le tout enchâssé d’une croûte d’épeautre à l’huile d’olive moelleuse à l’intérieur et crousti-sablée autour… Bref, un ré-gal pour jour de fête, de surcroît super « équilibré ».

(Recette en pas à pas !)

 

Ingrédients pour 6/8 personnes

Préparation : 30 min

Cuisson : 15 min à la poêle + 45min au four

 

Pour la pâte :

  • 500g de farine semi-complète de blé ou de grand épeautre (voir plus bas)
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 1 c. à café un peu bombée de sel gris
  • 15cl de vin blanc sec (150g)
  • 15cl d’huile d’olive (120g)

Pour la garniture :

  • 2 longs filets de poisson frais ou surgelés (préalablement décongelés) au choix : ici, du saumon sauvage
  • 1 gros bulbe de fenouil
  • 1 oignon
  • 2 poignées d’épinards ou de blettes à couper
  • 75g de parmesan râpé
  • Sel, poivre 5 baies.

 

Éplucher l’oignon, retirer les feuilles extérieures un peu durs et filandreuses du fenouil (ainsi que les tiges) afin de ne conserver que le cœur bien tendre. Émincer le premier, couper le deuxième en cubes, et faire colorer le tout 15min à feu doux dans l’huile d’olive, en salant légèrement. Trois minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les épinards, juste le temps de faire « tomber » les feuilles.

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Pendant ce temps, réaliser la pâte : mélanger au robot (ou à la main) la farine, la levure et le sel. Ajouter l’huile, puis mélanger jusqu’à obtention d’une consistance sableuse. Verser enfin d’un coup le vin blanc, et pétrir juste ce qu’il faut pour amalgamer une belle boule de pâte, sans trop la travailler inutilement.

Diviser en deux pâtons :

Étaler le premier (en un ovale un peu plus long et large que le filet de poisson) sur une plaque de cuisson farinée. Y déposer le premier filet de poisson, saler, poivrer. Répartir par dessus la garniture de légumes…

…puis saupoudrer de parmesan (là j’avais oublié ;)).

Recouvrir avec le deuxième filet de poisson, saler, poivrer.

Étaler le deuxième pâton, le déposer sur la garniture et bien faire adhérer les deux pâtes. Recouper proprement le tour à la roulette, puis décorer éventuellement en festonnant le tour du pâté avec une cuillerée à café (voir photo ci-dessous).

On peut enfourner le pâté ainsi, ou découper dans les « chutes » de pâte des petites décorations à l’emporte-pièce (étoiles, feuilles, etc. Ici, j’ai réalisé des petits poissons avec deux emporte-pièces, voir ci-dessus, l’un en forme de calisson, l’autre en forme de cœur) que l’on disposera sur le pâté.

Enfourner 45/50min, jusqu’à ce que le pâté soit bien doré.

Servir tout chaud, ou juste tiède, en découpant délicatement les tranches avec un couteau à pain.

 

=> Si vous utilisez de la farine de blé, il faudra la choisir d’un blutage T80 pour que la croûte soit parfaitement légère et croustillante. Avec de la farine de grand épeautre non hybridé, on peut sans souci « monter » jusqu’au blutage T110, le résultat sera tout aussi léger…

=> On peut raccourcir encore la recette en utilisant deux pâtes feuilletées du commerce… mais ce sera moins chouette pour la santé !

=> à réaliser aussi avec n’importe quels filets un peu grands de poisson blanc ou rose, sans peau et sans arrêtes, de mer ou d’eau douce, soit surgelé, soit acheté chez le poissonnier. Éviter juste les poissons au goût très fort (lieu noir, carpe, bonite…), car le parfum doit rester très délicat.

 

 

Rillettes « minute » de maquereau fumé au poivre

 

Le genre de recette que l’on improvise au dernier moment, en quelques coups de fourchette, par exemple pour garnir une grande tartine-repas saine et délicieuse, ou encore pour faire des toasts autour d’une bouteille de vin blanc.

La chair du maquereau fumé écrasée à la fourchette présente une consistance évoquant vraiment les rillettes de canard ou de porc, et bien que le parfum soit évidemment très différent, c’est tout à fait délicieux !

 

Ingrédients pour 2 personnes en repas principal, 4 pour une entrée ou une mise en bouche

Préparation : 5 min

 

  • Un paquet de 2 filets de maquereaux fumés au poivre, soit environ 300 à 400g (au rayon “saurisserie” des grandes surfaces, à côté du saumon fumé, etc.)
  • 100g de yaourt de brebis au lait entier (option la plus « sage »), ou de crème fraiche épaisse, ou de mascarpone (pour les jours de fête)
  • Quelques brins de ciboulette.

 

Enlever la peau des filets de maquereaux, puis écraser la chair à la fourchette (enlever éventuellement les arrêtes si on en trouve). Ajouter le laitage choisi, ciseler finement la ciboulette, puis bien mélanger à la cuillère jusqu’à obtention d’une consistance de pommade.

Servir aussitôt avec des blinis ou du pain grillé (dans un pot fermé, ces rillettes se conservent si besoin 24H au frais).

 

=> Sur une assiette de salade, on peut aussi « mouler » les rillettes dans des cercles inox individuels, et les présenter joliment ainsi, pour une entrée par exemple.

 

Recettes tirées de l’ouvrage

POISSONS et autres produits de la mer

100 Recettes éco-responsables

Paru aux éditions Terre Vivante

Pour consulter le sommaire, la quatrième de couverture, ou lire l’article de présentation sur le site de mon éditeur, c’est ici (clic)

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Rivière Vercors

Quelques grammes de douceur dans cet article de brute…

 

{ La mer, qu’on voit danser ♫♩♪♬…)

6 mars 2019

{ La mer, qu’on voit danser ♫♩♪♬…}

POISSONS

Et autres produits de la mer

100 recettes éco-responsables

 

Livre poissons et autres produits de la merQuand j’étais une très petite fille- presque encore un gros bébé-, j’arpentais le mercredi les ruelles niçoises avec mon cher papi pour acheter au marché des mérous, des chapons de mer, des daurades royales, des soles, des rascasses, des loups ou des saint-pierre à peine sortis de la Méditerranée toute bleue. Nous revenions, ma petite menotte dans sa grande main de bon papi gentil, et en levant mon nez en trompette pour admirer le beau ciel du matin je me pourléchais déjà les babines en imaginant comme nous allions nous régaler… En arrivant à la maison, j’essayais bien de jouer un peu pendant que mon papi cuisinait mais très vite le parfum des oignons rissolés dans l’huile d’olive, des sucs déglacés au vin blanc, des notes marines si alléchantes du poisson frais m’attiraient irrésistiblement dans la cuisine jusqu’au moment de passer-enfin !– à table. Ohh, ces filets de sole d’un blanc moiré, baignant dans un délicieux jus roux iodé et citronné… Ohh, ces pavés de mérou à la chair si ferme, sortis tout chauds d’un court-bouillon parfumé, et dont on savourait chaque bouchée avec une mayonnaise maison à l’huile d’olive… Souvenirs de la petite enfance, gravés à jamais. Certains s’émeuvent au parfum d’une madeleine, moi c’est le goût de ces poissons-là qui me laisse rêveuse. Hélas, mon gentil papi un jour s’en est allé, et c’est un peu comme si ces poissons mythiques des côtes niçoises étaient partis avec lui. Car petit à petit, certaines espèces sont devenues totalement inabordables, presque entièrement réservées aux restaurants de luxe de la Côte d’Azur. Qu’à cela ne tienne ! Mon papa et ma maman avaient pris le relais avec brio pour continuer de nous régaler avec des poissons certes un peu plus modestes, mais tout au moins parés du charme irrésistible de leur extrême fraîcheur : Il a fallu quand même trouver des « bons plans », en achetant du poisson directement sur les quais de pêche (mon papa est un lève-tôt !) ou en se faisant copain avec un ou deux poissonniers honnêtes, mais grâce à cela nous nous délections par exemple de délicieuses bonites (des petits thons de Méditerranée), de merlans tout frais plein de délicatesse, de congres à la chair parfumée, de sardines à la persillade brillantes comme du vif argent et autres petits poissons sympathiques, le tout pêché de la nuit. Oui, il a fallu un peu se décarcasser pour dégoter tous ces bons poissons car déjà, le supermarché du coin proposait une marchandise toute flasque aux relents ammoniacaux, ayant probablement traversé la moitié du globe avant d’atterrir sur l’étal. On se bouchait juste le nez, ma petite sœur et moi, en passant devant “le rayon d’Ordralphabétix”, et ça nous faisait rire…Pauvre de nous. Si on avait su, ça nous aurait tout de suite fait moins rigoler.

Livre poissons et autres produits de la mer 1

Désolée si ça casse un peu le mythe : Ce superbe spécimen n’est pas un poisson exotique capturé dans un lagon lointain par un pêcheur en pagne, mais une brave “vieille”, espèce qui abonde au large des côtes bretonnes. Certains lui trouvent un goût un peu curieux… Mais c’est parce qu’ils ne savent pas la choisir (il en existe de différentes sortes), ni la cuisiner (entre autres, il ne faut pas la cuire à four trop chaud au risque de brûler le mucus des écailles, c’est cela qui lui donne un goût un peu fort). Bientôt, vous connaîtrez toutes les petites astuces imparables pour vous régaler avec ce poisson qu’il serait bien dommage de “bouder” tant il est économique et non menacé … Marie Chioca ©

Car un jour j’ai déménagé en Isère. Et là j’ai compris pourquoi tant de gens n’aimaient pas le poisson. La mer n’est pourtant qu’à 300km, mais il faut croire qu’ici, certains produits de la pêche n’arrivent de Lutèce qu’en char à bœufs ! J’en ai tenté, des trucs, pour retrouver le bon goût du poisson : Apprendre, hélas, à ne pas faire confiance aveuglément au poissonnier-aussi sympathique soit-il !- mais être capable de juger toute seule de la fraîcheur d’un arrivage. Casser quelques idées reçues (dans mon bled par exemple, les poissons sont généralement beaucoup plus frais au supermarché Le****c que chez les poissonniers de ville hors de prix !). Découvrir les espèces d’eau douce, si abondantes  chez nous dans les torrents du Vercors, les lacs alpins, les étangs des campagnes, les piscicultures de qualité. Me tourner vers certains poissons surgelés, et les métamorphoser, avec trois fois rien, en délicieuses recettes pour les rendre plus séduisants. Redécouvrir les poissons fumés, indubitablement délicieux quand ils sont de qualité. « Apprivoiser » aussi les algues, ces légumes de la mer si bienfaisants pour la santé.

Le tout sans me ruiner (grande famille oblige !), en évitant au maximum les espèces les plus menacées, ou les plus polluées. La quadrature du cercle? Presque ! Mais le défi a été relevé… et aujourd’hui, toute ma famille raffole du poisson.

Et puis je me suis dit que toutes ces astuces, toutes ces recettes pour se régaler des bons produits de la mer (si importants pour notre santé : c’est même un des piliers de la diète méditerranéenne, indéniablement l’une des façons les plus sûres de s’alimenter sainement), je n’allais pas les garder pour moi, et qu’il fallait absolument les partager. Cela fait presque 10 ans que je bataille un peu pour qu’un tel projet d’ouvrage voit le jour… les éditeurs sont un peu frileux, « Le poisson n’attire pas vraiment, c’est pas ce qu’on fait de plus glamour » m’était-il répondu avant qu’on me donne enfin le feu vert (merci encore Brigitte, éditrice formidable des éditions Terre Vivante !). Et maintenant moi je suis prête à parier qu’un livre avec plein d’astuces et une centaine de recettes…

– Saines (Car avec les produits de la mer, on chouchoute à fond notre silhouette et notre santé !)

– Délicieuses (Si vous n’aimez pas le poisson, c’est peut-être bien ce qui vous fera changer d’avis…)

– Faciles et rapides (Car il existe déjà quelque très beaux livres sur les poissons, mais aux recettes parfois un peu trop alambiquées, c’est décourageant quand on manque de temps.)

– Economiques (Parce qu’on en a marre des sempiternelles recettes élitistes aux noix de saint-jacques et saumon fumé des magazines !)

-Qui préservent au mieux les stocks marin (Avec par exemple plein d’infos sur les différents modes de pêche, mais aussi pour découvrir des espèces non menacées… parce que le fameux trio colin-cabillaud-merlu commence à en avoir ras la casquette de notre affection trop débordante, et troquerait bien volontiers toute cette célébrité pour un peu de tranquillité genre “Laissez-nous nous frayer en paix les gars !”)

-Et qui évitent les espèces les plus polluées (Sans toutefois les bouder totalement, car on peut consommer un peu de thon de temps en temps sans tomber raide mort, faut pas flipper comme ça !)

…ça pourrait peut-être bien vous intéresser ?

 

Livre Poissons et autres produits de la mer 3

Autre superbe “bêbête”, cette fois-ci d’eau douce, une grosse truite ultra fraîche de pisciculture bio et locale. C’est une formidable alternative au saumon (lequel est lui, généralement beaucoup plus pollué aux métaux lourds… et plus onéreux aussi !). Dans le livre, cette truite est grillée au four avec une farce très simple aux herbes, légumes, amandes et parmesan. Un régal ! Marie Chioca ©

 

Envie de découvrir un petit échantillon des recettes? Alors c’est parti ! Dans le premier chapitre, on cuisine du poisson frais, le moins menacé, le moins pollué, le plus abordable, le plus simplement, le plus délicieusement possible…

Livre poissons et autres produits de la mer 3

Rassurez-vous : si on cuisine plusieurs gros poissons dans ce livre (car c’est au final beaucoup plus économique et écologique, je vous explique tout ça…) les petits ne sont pas en reste : Ici, de délicieux bogues, des “cousins” de la dorade modestes mais délicieux, de surcroît très abordables ! Les voici cuisinés en rougail, cette bonne sauce des îles épicée au piment et gingembre. Simplissime, mais efficace ! Marie Chioca ©

Livre poissons et autres produits de la mer 4

On trouve aussi quelques recettes de fête, mais toutes simples. Ça par exemple, c’est du saumon gravlax, LE truc de fainéant qui nous fait passer pour un chef quand on reçoit des amis… Avec un beau filet de saumon bio ou Label Rouge, c’est le top ! (Et c’est beauuuucoup moins cher que du saumon fumé !) Marie Chioca ©

Livre poissons et autres produits de la mer 5

Pour ce livre, je n’ai pas hésité à prendre des risques (si si !) en goûtant des poissons que je ne connaissais vraiment pas et qui, à priori, ne m’inspiraient pas des masses 😉 Car il faut savoir sortir un peu des sentiers battus, histoire de découvrir des espèces méconnues mais abondantes, et relâcher du même coup la pression sur d’autres beaucoup plus plébiscitées mais victimes de surpêche (le cabillaud par exemple). Dans la famille zarbi, voici par exemple l’orphie : un nez d’espadon, un corps d’anguille, une arrête bleu turquoise… Ça se pêche sur les côtes françaises, et sincèrement c’est très bon ! Surtout comme ça, dans une matelote au cidre et à l’échalote… Marie Chioca ©

 

Dans le deuxième chapitre, on cuisine les “fruits de mer” : coquillages, mollusques et crustacés.

Livre poissons et autres produits de la mer 6

Pasta alle vongole, une délicieuse recette traditionnelle italienne avec des palourdes. Un régal ! Marie Chioca ©

Livre poissons et autres produits de la mer 7

“Brûle-doigts” d’amandes de mer à la bière blanche : une recette express, une cuisson minute, et un bon goût d’embruns dans l’assiette… Mais surveillez bien le temps de cuisson, au risque sinon de vous retrouver avec autant de mini chewing-gums “fraîcheur océan” ! C’est un peu farceur, les amandes de mer 😉 Marie Chioca ©

 

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Beignets de crevettes (sans friture), avec une petite touche d’ail et de gingembre dans la pâte… Une irrésistible gourmandise, à grignoter du bout des doigts à l’heure de l’apéro ! Marie Chioca ©

 

Dans le troisième chapitre, on cuisine les poissons surgelés (c’est un peu l’art de métamorphoser en un coup de baguette magique quatre portions carrées par très jojo en un petit plat qui met l’eau à la bouche !)

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Croquettes aux herbes (les loulous en raffolent, et dans le même genre, vous trouverez page précédente une recette très saine et simplissime de nuggets maison sans friture). Marie Chioca ©

Livre poissons et autres produits de la mer 11

Limande “meunière” au pistou. Quelques minutes de préparation et de cuisson seulement pour épater la galerie ! Marie Chioca ©

 Livre poissons et autres produits de la mer 9

Burger de saumon sauvage au citron et à la ciboulette. Le genre de petit plat régalatoire juste comme on les aime, du genre de ceux qui se préparent en quelques coups de mixeur avec très peu d’ingrédients… Marie Chioca ©

 

Dans le quatrième chapitre, on cuisine les poissons fumés !

Livre poissons et autres produits de la mer 12

Et c’est l’occasion par exemple de découvrir quelques recettes traditionnelles d’autres contrées, comme par exemple cette soupe écossaise au haddock (“Scottish Skullen Skink”), qui nappe les papilles de sa texture crémeuse et de son parfum envoûtant… Marie Chioca ©

Livre poissons et autres produits de la mer 13

... Ou encore les fameux smørrebrød danois, tellement festifs dans leur simplicité ! Marie Chioca ©

 

 

Dans le cinquième chapitre, on cuisine les poissons en boîte (je vous l’ai dit, pas d’élitisme dans ce bouquin, juste du pratico-pratique ;))

Livre poissons et autres produits de la mer 14

La fameuse sauce crémeuse au thon de Jean. ( Jean, c’est un de mes fistons, et vous découvrirez page 170 l’histoire de cette recette qui a depuis fait littéralement le buzz tout autour de nous ;)) Marie Chioca ©

Livre poissons et autres produits de la mer 15

La tourte rigolote aux ingrédients du placard… Spectaculaire mais toute simple à préparer, et illustrée en pas à pas page 175 du livre. On peut même la préparer avec des enfants, pour le 1er avril par exemple 😉 ! Marie Chioca ©.

 

Dans le sixième chapitre, on cuisine des algues !

Livre poissons et autres produits de la mer 16

Comme ici cette salade de salicorne crue aux patates nouvelles. Une vraie découverte pour moi ! Marie Chioca©

Enfin, dans le septième chapitre on cuisine des sauces… pour tenir compagnie aux poissons !

Livre poissons et autres produits de la mer 17

… Certaines bases incontournables sont déjà parues dans d’autres livres (rouille provençale, lahdolemono crétois ou amplouada niçoise par exemple), d’autres sont inédites comme celle-ci : LA sauce hollandaise simplifiée au échalotes et citron, une de mes préférées, et qui s’accorde avec absolument tous les poissons, qu’ils soient blancs, bleus, roses, de mer ou d’eau douce ! Marie Chioca ©

 

POISSONS et autres produits de la mer

100 Recettes éco-responsables

Paru aux éditions Terre Vivante

Pour consulter le sommaire, la quatrième de couverture, ou lire l’article de présentation sur le site de mon éditeur, c’est ici (clic)

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{ Les carottes sont cuites ! Tant mieux… }

14 février 2019

{ Les carottes sont cuites ! Tant mieux… }

Carrot Cake “raisonnable” avec un tout p’tit peu de beurre quand même

♥ IG Bas ♥

 

carrot cake 1Parmi les recettes que vous me demandez parfois sur ce blog, l’idée d’un carrot cake à IG bas revient assez souvent. Certes, j’en ai déjà posté une version il y a quelques temps, plutôt du genre rigolote mais pas très académique ! Du coup, le challenge du carrot cake à IG bas, c’était ni fait ni à faire… et l’idée restait dans un petit tiroir de ma tête. Il fallait juste LA bonne occasion de rouvrir ce petit tiroir, ce qui n’était pas gagné vu le nombre de tiroirs pas très bien rangés qui encombrent mon pauvre cerveau…

Mais en ce moment, une de mes filles passe un CAP de pâtisserie, et devinez un peu ce qu’il y avait au programme dernièrement ? Bravooo, un carrot cake ! (comment avez-vous deviné ?). Et là, j’avoue que nous avons tous été un peu dépités : Car le principe du carrot cake consiste à ce que la carotte remplace une bonne partie du beurre et du sucre, d’où sa réputation (parfois un peu surfaite) de gâteau « santé ». Or, dans la recette du cours, il y avait une quantité indécente, oui littéralement in-cé-dente de beurre et de sucre, au point qu’on se demandait un peu ce que les pauvres carottes étaient venues faire dans cette galère !

Sans beaucoup de surprise, ce pauvre butter-sugar-(carrot)-cake du CAP n’a donc pas fait l’unanimité… Oh, ça, on avait bien le goût du beurre et du sucre plein la bouche, mais pas de cette façon si machiavéliquement délicieuse dont -par exemple- un kouign amann saurait nous ensorceler les papilles : Là c’était plutôt une sorte de gros platras marronâtre, tout suintant, outrageusement sucré et parfumé aux restes de carottes râpées, bref, rien de bien idyllique. Et nous sommes restés sur l’idée qu’il fallait tenter quelque chose pour laver l’honneur déchu de ce malheureux gâteau, après qu’il ait été à ce point humilié, moqué, raillé, ironisé chez les Chioca… avant de terminer chez les poules (assez euphoriques, elles, pour le coup il faut l’avouer mais bon en même temps quand on se régale d’un vers de terre et d’un trognon de navet exhumé du tas de compost, c’est qu’on n’est pas vraiment très trèèès difficile).

Et puis hier soir, je suis tombée dans la cave sur un sachet de bien jolies carottes -tombée au sens figuré, car je ne passe pas non plus ma vie à me prendre des gamelles, je vous rassure-, et cela m’a donné envie de tenter le coup d’un carrot cake « raisonnable » : Beaucoup de carottes, très peu de beurre, du sucre de coco, de la farine d’épeautre intégrale, etc. J’ai un peu inventé ça au pif… exactement comme le mec qui a dû mettre au point la recette du carrot cake du CAP de ma fille (oups, ça c’était mesquin) sauf que là j’ai juste eu plus de bol que lui…

carrot cake 2Car déjà, pour avoir préparé ce pauvre gâteau pendant le petit-déjeuner des enfants (genre peser la farine de la main droite en coupant une tartine de la main gauche, râper le beurre en étalant les carottes sur ladite tartine à moins que ce ne soit le contraire, décortiquer les noix en versant de l’eau chaude dans un bol de chicorée, chercher un sachet de sucre vanillé en épongeant le *&#!8! de bol de chicorée renversé sur la table, casser les œufs en disant « arrêtez de faire les guignols et dépêchez-vous », mesurer une cuillerée de rhum en écoutant une petite voix expliquer pourquoi l’écharpe d’hier a aussi été perdue à l’école comme les quatre écharpes précédentes, préchauffer le four en constatant à haute voix qu’à moins de se grouiller un bon coup on va probablement être en retard, beurrer le moule en hurlant « faites cracher cette noix au petit chien !!! », etc.) je peux vous dire une chose : il est rudement facile à réussir. Même sous un bombardement vous devriez y arriver.

Ensuite, pour avoir senti le parfum qui se dégage du four pendant la cuisson je dois vous mettre en garde : ça ferait presque perdre la boule ! (Symptôme : reprendre un petit déjeuner à 8H30, en espérant contre toute logique et toute honnêteté intellectuelle que les deux énormes tartines de guacamole avalées à 7H30 soient déjà digérées).

Enfin, pour l’avoir découpé en me léchant les doigts et goûté quatre fois histoire d’en être bien sûre je peux vous l’assurer : Pour un gâteau à la farine intégrale, et contenant si peu de beurre, il rivalise haut la main  avec tout ce qui se fait de plus moelleux en pâtisserie ! Au départ, j’avais prévu d’imbiber mon gâteau d’un sirop de mandarine « maison » (sirop d’agave + jus de mandarine + zeste de mandarine) mais sincèrement, c’est complètement superflu tant les tranches sont déjà fondantes ! D’ailleurs juste un conseil à propos du moelleux de ce gâteau : évitez de le découper ou de le manipuler de bon matin, vous pourriez vous rendormir dessus.

Côté saveur, on pourrait comme il est d’usage dans les pays anglo-saxons ajouter des épices dans la pâte (cannelle, épices à spéculoos, épices chaï, etc.) mais là encore, c’est un peu dommage tant le parfum de ce carrot cake est déjà équilibré et gourmand, avec ses notes de noix, de beurre, de vanille, de sucre brun et de rhum. En revanche, il faut vraiment le vouloir pour déceler le goût de carotte ! (ben… tant mieux non?). Perso, je l’ai trouvé sucré juste comme il faut, mais deux de mes loustics l’auraient aimé un peu plus doux. Je vous laisse voir donc, en fonction de vos goûts, si vous mettez 130g de sucre comme moi, ou 150, 170… je ne pense pas que cela risque de trop modifier la texture du gâteau.

Je me suis inspirée d’aussi près que possible des véritables recettes anglo-saxonnes (lesquelles sont presque toujours des carrot cakes à la noix… sans aucune ironie, juste dans le sens littéral du terme ;)) mais pour n’en avoir jamais goûté de “vrai”, je peux difficilement vous dire s’il se défend bien aux jeux olympiques des carrot cake. En revanche, c’est probablement un des meilleurs gâteaux aux noix de ma vie, ce qui n’est pas peut dire quand on habite près de Grenoble…

carrot cake 3

 

 

Ingrédients pour un gâteau de 8/12 parts

Préparation : 15min

Cuisson : 40min

  • 300g de carottes
  • 150g de cerneaux de noix (fraîchement décortiqués, car ceux vendus en sachets sont souvent rances)
  • 90g de beurre
  • 180g de farine complète ou semi-complète de blé ou d’épeautre
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 3 oeufs
  • 130g de sucre de coco
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • 1 c. à soupe de rhum.

carrot cake 4Préchauffer le four à 180°C.

Décortiquer les noix.

Râper les carottes (inutile de les éplucher si elles sont bio) et les noix (râper les cerneaux de noix plutôt que de les mixer, c’est une astuce pour les concasser grossièrement, sans les transformer en bouillie).

Faire fondre le beurre.

Mélanger la farine et la poudre à lever, puis ajouter tous les autres ingrédients et bien « touiller » jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Beurrer un moule à savarin d’environ 24cm de diamètre, puis y verser la pâte et bien égaliser.

Enfourner pour 40min.

Laisser un peu refroidir dans le moule, puis faire le tour du gâteau avec une spatule pour bien détacher les bords avant de démouler.

Savourer tel quel ou avec une crème fouettée (de coco, de vache… au choix !)… et en boulottant les mandarines qui n’auront pas servi au sirop 😉

 

carrot cake 5

carrot cake 6

 

{ Un petit matin d’hiver…}

31 janvier 2019

{ Un petit matin d’hiver…}

Crunchy du petit dej’ (super croustillant, super sage…)

♥ Végétalien ♥ IG Bas ♥ 

 

C’est vrai qu’en général, le matin j’aime bien manger salé : il a été prouvé que cela « cale » beaucoup mieux les morfals de mon genre, et régule d’emblée les fringales de sucré pour toute la journée. Mais quelqu’un m’a demandé, il y a quelques mois, une recette pour le petit déjeuner de « céréales qui croustillent, parce que le porridge, c’est dégueulasse ». Cette requête pleine de poésie était restée dans un coin de ma tête, car c’est quand même une bonne idée, ne serait-ce que pour régaler un peu plus sainement les « irréductibles » qui persistent à remplir leurs estomacs au petit déjeuner de tous ces trucs un peu chelous qui flottent et surfent sur leur bol de lait, et qu’il faut avaler très trèèès vite avant qu’ils ne deviennent tout limaceux… Sur les boîtes de ces « céréales », je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y a souvent un tigre, un coq ou un lion par exemple : c’est pour bien nous prévenir du bruit que fera notre estomac sur le coup des 9H30, en pleine réunion devant le patron, après un tel petit déjeuner! Car il faut savoir que les corn-flakes, le riz soufflé et autres céréales industrielles (même bio hélas, même estampillées « complet » ou « sans sucre ajouté ») ne sont pas idéales du tout car du fait qu’elles sont extrudées, leur indice glycémique est très élevé : elles font donc beaucoup grossir tout en calant que dalle, et c’est la porte ouverte à toutes les fringales les plus folles en cours de matinée, genre quand vous en arrivez à vous demander si la plante verte du couloir est comestible ou pas.

Pour remplacer dans vos vies ces « céréales » remplies d’air et de sucres ultra-violents (mais non j’exagère pas ;)), j’ai déjà publié dans deux ou trois ouvrages quelques alternatives de type granola (vous avez même une vidéo ici), mais voici une recette encore plus rapide : En 8 min à la poêle, sans même allumer le four, vous aurez plusieurs bons petits déjeuners d’assurés ! Le tout confectionné avec de véritables flocons d’orge (ou d’avoine) complets et du sucre à IG bas : c’est donc beaucoup plus sain, et tellement délicieux sur une compote, un yaourt, ou dans un bol de lait végétal par exemple. Vous pouvez aussi vous asseoir sur un canapé avec le pot sur les genoux et y piocher tel quel, mais ça je ne vous le conseille pas, c’est beaucoup trop dangereux car vraiment très bon (et même « mortel » pour employer l’adjectif exact d’une de mes grandes, mais bon, il paraît que c’est un compliment et qu’il faut bien le prendre… Attention, les ados, si un jour vous tombez sur un petit livret de mycologie, ne vous précipitez pas pour bouloter les amanites panthère genre “Hé, les gars, ceux-là vous pouvez les ramasser, c’est écrit qu’ils sont trop mortels ces champignons !”). En cuisant ça sent un peu comme ces pralines toutes chaudes qui sont vendues sur les foires (ma recette d’aujourd’hui, pas les amanites panthère !), et puis une fois refroidi, ça croustille sous la dent, mais à un point, que s’en est incontrôlable ! Tenez, ce matin, où j’ai photographié ce « crunchy » et bien il n’y avait rien à faire, ma main ne m’obéissait plus, au lieu d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil, paf, elle plongeait sans cesse vers le pot. C’était, je pense, pour bien vérifier que les petits flocons restaient tout aussi croustillants même après 3 min à l’air libre, 5 min, 7 min, 9 min, 11min, 13min, 15min, etc…

Ça reste bien croustillant : je suis heureuse d’avoir eu tant de rigueur scientifique pour une fois.

Je termine avec quelques petits conseils « utiles ou futiles » comme le dit si bien Mercotte :

– Cette recette est bien plus savoureuse réalisée avec de l’huile de coco, mais peut quand même se faire avec de l’huile de tournesol désodorisée (plus économique) : dans ce cas, surveiller la cuisson de plus près, car il ne faut jamais faire fumer l’huile, ni laisser brunir le mélange, ni qu’il se crée de dépôt brun et collant au fond de la poêle (ni de fumée noire dans toute la cuisine, bref, vous aurez compris), or, l’huile de tournesol a toujours tendance à surchauffer un peu plus vite que l’huile de coco. Et oui, j’ai essayé avec de l’huile d’olive, et non, pour une fois ce n’est pas bon du tout !

– Concasser « grossièrement » des amandes et des noisettes ne signifie pas qu’il faille leur taper dessus en disant des gros mots, mais que vous devez juste les casser en gros morceaux… Pour cela, tapez-les sur le plan de travail avec un rouleau à pâtisserie (douuucement, sinon vous allez en ramasser dans toute la cuisine), ou dans un saladier avec le culot d’une bouteille en verre, ou concassez-les à vitesse lente dans le bol d’un robot pâtissier muni de son batteur plat, juste pour les éclater un peu sans non plus les réduire en miettes (de trop petit bouts brûleraient à la cuisson).

– J’en connais (du genre très “sages”) qui vont tout de suite me demander s’ils peuvent mettre moins de sucre : et bien non, je ne vous le conseille pas, car c’est en caramélisant au contact des flocons qu’il va les rendre tout croustillants (en plus, il n’y en a déjà pas beaucoup !).

– J’en connais d’autres qui vont se dire, « Bah, pourquoi mettre du sucre vanillé et du sel ! ». Réponse : pour que ça soit super bon, les gars… Sans ça, rien à faire, ça n’a pas le même charme (c’est moins « mortel », quoi).

– Et puis j’en connais encore d’autres (des aventuriers…) qui voudront peut-être savoir si ça marche avec des flocons de riz, d’épeautre, de seigle, de blé ancien, de sorgo, de millet, de quinoa, d’amarante, de haricot, de soja, de neige ou que sais-je encore (on dirait que les étals de magasins bio tentent le Guiness des records en matière de flocons, dites les gars est-ce que quelqu’un les mange ?). Réponse : Je n’ai essayé qu’avec l’orge et l’avoine et déjà, il y a une petite différence (ceux d’avoine cuisent plus vite que ceux d’orge). Donc, pour les autres, il faudra tester…

– Attention, les flocons d’avoine qui restent ouverts trop longtemps (genre, vous avez juste essayé, une fois, de vous faire un porridge en 2014) deviennent in-man-geables ! L’avoine est une céréale qui rancit très vite et devient amère, piquante, bref, très bizarre quand elle s’oxyde…

– Idem avec l’huile de coco : Juste ouverte, elle sent délicieusement bon le Bounty… 6 mois après, ça évoque déjà plus le vomi de goéland.

Ingrédients pour environ 8 à 12 portions (petit-déjeuner ou goûter)

Préparation : 5 min

Cuisson : 8 min

  • 100g d’amandes
  • 100g de noisettes
  • 200g de flocons d’orge (IG très bas) ou d’avoine (IG moyen)
  • 75g d’huile de coco vierge
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 65 à 75g de sucre de coco
  • 1/2 c. à café rase de sel fin.

 

Concasser grossièrement les amandes et les noisettes, puis les brasser rapidement dans une passoire pour enlever les petits éclats de peau qui risqueraient sinon de brûler.

Faire ensuite toaster environ 3 min à la poêle sèche (plutôt une grande poêle, d’environ 28 à 30cm de diamètre), à feu moyen et en mélangeant tout le temps : les fruits secs doivent commencer à dorer sur certains endroits, mais ne surtout pas noircir (attention, vers la fin ça va très vite : en général, dès que ça commence à sentir bon, c’est presque prêt). Les débarrasser dans une assiette, essuyer la poêle, puis y faire fondre l’huile. Jeter les flocons d’avoine dans la poêle avec le sel et le sucre vanillé, faire dorer 3min (avoine) à 4min (orge) en mélangeant sans cesse jusqu’à ce que les flocons blondissent très légèrement. Ajouter alors dans la poêle le sucre et les fruits secs toastés, puis cuire 2 min de plus sans cesser de mélanger, le temps que le sucre fonde et caramélise les flocons.

Verser sur un papier absorbant d’environ 65cm de long ou un torchon propre et bien étaler : En refroidissant, le mélange deviendra très croustillant. À conserver dans un bocal ou une boîte bien hermétiques !

 

Et pour un petit-déjeuner tout en douceur, quelques images de chez moi, à l’heure où peut-être vous buvez votre café…

Se réveiller un peu avant 5H, quand l’aube caresse les montagnes de timides lueurs bleutées pour les tirer de leur sommeil. Trouver cela si beau… Enfiler très vite une parka bien chaude, et sortir affronter le froid piquant pour capturer en images le beau spectacle du lever du jour sur un paysage d’hiver…

Cette belle histoire qui se renouvelle tous les jours, mais dont beaucoup d’entre nous sont privés, dans ces villes où l’aube a seulement la couleur des phares sur le bitume, des enseignes publicitaires, des néons dans les transports…

Alors, je vous dédie ces quelques photos, espérant partager avec vous un peu de ce silence si bienfaisant, de cette majesté, de cette douceur que nous offre au petit matin une campagne saupoudrée de neige…

… même un jour un peu « ingrat » comme celui-ci où il n’y eut pas de lever de soleil spectaculaire, mais un ciel bas, sombre, d’un gris de plomb… un vrai temps de neige, qui a lui aussi son charme un peu impressionnant je trouve.

Somptueux Dauphiné !

… Ce qui est bien, quand on n’habite pas exactement dans les Alpes, c’est qu’on a vue sur les Alpes 😉 Sur le Vercors aussi (à droite) et la Chartreuse (à gauche). Et dans le creux, bien caché, c’est Grenoble…

Quelques instants de rose, à l’heure la plus froide du jour…

En prenant cette photo, j’ai entendu une branche craquer dans la forêt…Chevreuil, sanglier, lapin ou hérisson rentrant au terrier ? Je ne le sais pas plus que vous, mais tout était si paisible ici que ce ne pouvait sûrement pas être quelque chose de bien effrayant. Je regarde mon chien, un peu tendu, oreilles dressées…

Je lui gratouille la tête, sens en retour un coup de langue tiède sur ma main, quelle gentille bête. Cette photo de Beauceron est spécialement pour vous Mamijo…

A quelques pas, c’est la chèvrerie de Hugues, mais je n’y vais pas ce matin. J’imagine ces petites bêtes bien au chaud dans le foin de l’étable, je les envie un peu, avec mes mains glacées sur l’appareil photo, le vent qui s’infiltre sous ma capuche et fait un peu pleurer mes yeux…

Il va maintenant falloir redescendre, attaquer une nouvelle grosse journée de travail. Merci, merci du fond du cœur pour cette chère nature si belle qui me comble de joie… Malgré tout, je suis heureuse de rentrer pour un bon petit déjeuner ! J’ai presque aussi faim que si j’avais mangé des cornflakes 😉

{ Un « mal aimé »… qui peut encore nous étonner ! }

9 janvier 2019

{ Un « mal aimé »… qui peut encore nous étonner ! }

Chiffonnade de chou frisé au cantal, noix et jambon cru

♥ Sans Gluten ♥ IG très bas ♥

 

chou frisé 4En ce début d’année 2019, il y a un grand mystère existentiel que je voudrais résoudre : Pourquoi, mais pourquoiiiiiii donc, alors que tout le monde s’échine à préparer en salade le chou rouge, le chou cabus et le chou kale qui sont plutôt du genre coriaces, personne ne pense-t-il à faire de même avec le chou frisé, dont les feuilles sont toutes fines, délicates et tendres à souhait ?

Serait-il juste un peu trop rustique pour les tables branchées se voulant toujours plus à la pointe de la nouveauté, de la « créativité* »? Si c’est juste cela, qu’il vienne donc se consoler chez moi, grande adepte d’une certaine plouc’attitude heureuse et assumée, je saurais quoi faire de ses délicates frisettes !

D’ailleurs, imaginez un instant si, depuis des générations, on n’avait connu que le chou kale. Bon, déjà, l’espèce humaine aurait un peu muté, nous aurions tous un visage pyramidal à cause des mâchoires surdimensionnées, mais passons. Et puis un jour, au 21ème siècle, quelqu’un aurait « découvert » le chou frisé : Hiiiiiiiii ! Quelle délicatesse, quelle classe, il est trop mignoooooon, le chou frisé ! Pardon. Il est trop mignoooooon, le Curly Cabbage (oui, parce que ça fait toujours plus mieux avec un nom anglo-saxon : par exemple, chez nous, le chou kale s’appelle le « chou fourrager à vaches », ça fait tout de suite moins tendance**). On lirait sur les blogs et dans les magazines de cuisine tout un panégyrique sur le Curly Cabbage, si charmant, si healthy, si branché (pardon, si hipster)… Tout le monde vanterait les qualités nutritionnelles de cette nouvelle coqueluche, on s’esclafferait sur sa délicatesse en cuisine, on le masserait dans un beurre végétal aux épices pour le transformer en chips vegan, on le presserait à 4000 tours/minute pour en faire des smoothies de stars atttttention aux dents vertes avant la séance photo !, on l’entarterait, on l’engratinerait, on l’enmuffinerait, et il serait peut-être même « réinventé » en macaron, en fondant au chou-colat ou en tirami-chou (ouaip, plus rien ne m’étonne…).

chou frisé5Mais pas de chance. Le chou frisé nous tient compagnie depuis l’époque des gaulois, au moins, et rien n’arrivera de tout cela car dans l’imaginaire collectif, le chou frisé, c’est beuuuh, ou au mieux, c’est bof. On en achète -une fois !-quand les tomates, poivrons et aubergines pendent tout congelés au bout de leurs branches, que les blettes sont blets, que les courges deviennent liquides et qu’on a épuisé tout le répertoire des recettes aux poireaux. Voilà voilà… Pauvre chou, va.

Mais je vous vois venir ! Le problème avec le chou, c’est que ça sent le chou. OK. Loin de moi l’idée de nier l’évidence. Remarquons juste, par souci d’équité, que TOUS les crucifères sentent plus ou moins le chou, y compris le chic-issime chou kale, le chou chinois, le chou romanesco, le brocoli, la roquette, la moutarde, le colza (promenez-vous dans un champ au printemps, ça sent pas la rose)… sans parler du chou fleur et du chou de Bruxelles, deux malins qui cachent bien leur jeu sous leur petit minois sympathique, alors que ce sont en réalité deux bêtes de guerre hors catégorie en matière d’attaque chimique.

Et bien il existe des astuces trèèèès efficaces pour que le chou se fasse beaucoup plus discret !

– Astuce N°1: Choisir du chou bio, ou non traité (vous verrez, la différence est énorme côté odeur et saveur)

– Astuce N°2 : Ne pas le faire trop attendre au frigo (plus le chou est frais, moins il “sent” en cuisant)

– Astuce N°3 (la plus importante) : Ne surtout pas trop le faire cuire !

Pour des fleurettes de brocoli ou de chou romanesco, c’est 10/12 minutes chrono de cuisson à l’eau bouillante salée, surtout pas plus : les fleurettes doivent rester d’un vert pimpant, car dès qu’elles virent au kaki, hop, ça sent… Pour le chou frisé c’est exactement pareil : 10, 12 -à l’extrême limite 15 min- de cuisson suffisent, que ce soit dans l’eau (ou dans une soupe de type garbure, dans un bouillon de pot au feu, une potée…) ou au wok (après avoir fait revenir des oignons et des petits bouts de jambon cru par exemple ;)). Sauf que pour le chou frisé, il faut aussi penser à bien enlever le trognon (voir photo ci-dessous) car c’est lui qui sent le plus fort !

chou frisé6Évidemment, avec une cuisson aussi minutée, il faut d’abord couper le chou en morceaux : soit l’émincer (pour le faire sauter), soit le détailler en gros carrés (comme dans le colcannon irlandais), soit au minimum en quartiers, pour les potées par exemple. Sinon, seules les feuilles du tour seront cuites ! (En revanche, désolée, pour le chou fleur et le chou de Bruxelles la seule astuce « anti-odeur » véritablement efficace consiste à les cuisiner uniquement en cas de sinusite carabinée, quand on a le nez si bouché qu’on ne distinguerait pas un filet de haddock fumé d’une cuisse de poulet rôti…)

Et pour en revenir à notre bon vieux chou frisé, on peut donc aussi le préparer en salade, je vous assure, c’est très délicat ! Testez-le par exemple dans cette recette d’inspiration auvergnate (que j’ai surnommé « L’Arverne » à la maison ;)) associant les fameuses frisettes de chou à du cantal (miam !), des noix (re-miam), des « lardons » de jambon cru (re-re-miam) et des pruneaux (Euh ?…)

Et là je suis sûre que je vais vite recevoir un ou deux commentaires stupéfaits : Du pruneau, sérieusement ?!

Ben, cette idée m’est venue en cherchant quel autre ingrédient bien typique de la cuisine auvergnate l’on pouvait éventuellement ajouter dans cette salade après le chou, le cantal, le jambon cru et les noix qui sont déjà bien représentatif de ce terroir. L’idée du pruneau m’a d’abord semblée complètement saugrenue, puis intrigante, puis séduisante… Au final, l’association de saveurs est réellement formidable ! Vous verrez : en se resservant, vos convives chercheront moins à attraper les morceaux de fromage et de jambon que ceux de pruneaux…

On parie ?

chou frisé7

 

* Créativité : NF. Désigne, en cuisine du 21ème siècle, une très large palette de plats allant de belles idées assez bien inspirées (ex : Dauphinois de potimarron aux cèpes et confit d’oignons de Roscoff, chiffonnade de Pata Negra) aux fermentations intellectuelles les plus déroutantes (Tournedos de foie d’autruche mi-cuit aux wakame, émulsion café-citronnelle et mirepoix de rutabagas au miel de manuka ). (Et rien à voir avec le fait que je sois encore assez énervée d’avoir trouvé, cet hiver au resto, de la mangue et du pain d’épice dans une terrine de canard qui aurait été tellement bonne, si on lui avait foutu la paix !)

** Oui, parait que ça fait toujours plus rêver en anglais, mais j’y vois au moins une exception : la kalette (joli petit chou de Bruxelles rose et frisé que l’on trouve de plus en plus souvent en magasin bio), se nomme « Flower Sprout » dans la langue de Shakespeare, et c’est bien ainsi qu’il est noté sur les étiquettes des étals de mon magasin bio. J’aime mieux « kalette ». Même si « Flower Sprout » ça a le mérite d’être franc, direct et sans détour…

 

Ingrédients pour 3/4 personnes

Préparation : 15min

  • La moitié d’un chou frisé de taille moyenne
  • 1 oignon rouge
  • 100g de cantal jeune
  • 100g de jambon cru en tranche un peu épaisse
  • 8 pruneaux
  • Une dizaine de noix dans leurs coques
  • 6 c. à soupe d’huile d’olive ou de noix
  • 3 c. à soupe de vinaigre de vin
  • Sel, poivre.

Enlever les deux ou trois feuilles vraiment vert très foncé et coriaces autour du chou. Recouper le demi chou en deux, puis bien enlever le trognon (voir sur la photo 3). Émincer finement au robot ou au couteau.

Recouper la tranche de jambon en « lardons », et le cantal en cubes. Dénoyauter les pruneaux et les découper aux ciseaux en petits morceaux. Casser les noix.

Bien brasser ensemble tous les ingrédients de la salade, puis servir aussitôt, car les feuilles si tendres du chou frisé n’ont pas spécialement besoin de mariner !

chou frisé 3

Ça c’était un chou de mon jardin (en 2017), tout couvert de gel… En fait, le SEUL chou acceptable de mon jardin (oui parce que les rats taupiers se goinfrent dans mon potager, et ils aiment tout particulièrement les racines de chou, si vous saviez… j’suis au bout du rouleau 😉 Est-ce que quelqu’un aurait une solution? Pitiéééééé.)

Chou frisé 2

Une autre façon très simple de détailler le chou en petits morceaux, c’est de superposer quelques feuilles les unes sur les autres (pour gagner du temps) avant de les couper en carrés. Après, il suffit de les faire sauter au wok, ou cuire à la cocotte. C’est aussi ainsi que l’on procède pour confectionner le colcannon irlandais, ce plat si délicieusement réconfortant associant pommes de terre, chou, lait et fromage…

chou frisé

Eh, psst… D’ailleurs, vous la voulez ma recette du colcannon irlandais? C’est pas DU TOUT à IG bas, mais mâhââ, que c’est bon !

Tous mes plus beaux voeux pour cette nouvelle année 2019 !!!

Et un grand merci pour tous ceux d’entre vous qui m’ont laissé de si gentils messages lors du dernier post. Je suis vraiment désolée de n’avoir pas pu répondre (quand j’ai rouvert mon ordi, il y avait plus de 180mails !), mais j’ai évidement tout lu, et que dire à part que vous m’avez beaucoup touchée… Merci encore pour ces bons moments passés à vous lire, car votre gentillesse et votre sympathie comptent beaucoup pour moi. Ce blog, c’est énormément de travail, mais quand je suis presque tentée de baisser les bras (ça m’arrive d’être parfois un tout petit peu au bout du rouleau, j’avoue ;)), tant de gentillesse me remotive beaucoup. Vous êtes juste formidables ! 🙂

{ Pour Emmanuelle… }

18 décembre 2018

{ Pour Emmanuelle… }

 

Bûche poire-chocolat à la Chartreuse Verte

Et en bonus, THE recette de truffes !

♥ IG bas ♥ Sans Lait ♥ Sans oeufs (les truffes)

 

Bûche poire-chocolat à la Chartreuse VerteUn peu nunuche, la buche ? Apparemment oui, en tout cas si l’on en croit les grands gourous de la “tendance” culinaire… mais tant pis ! Parce que moi je trouve ça vraiment trop mignon, une bûche de Noël, et on ne risque pas de s’en lasser vu que justement, on n’en mange qu’à Noël ! En plus, là ce n’est pas tout à fait une bûche, plutôt une souche, mais bon, on va pas chipoter 😉

Tout vient du fait que cette année, je voulais vous donner ma recette number one de truffes, celle qui a annulé et remplacé toutes les autres recettes de ma vie, y compris publiées à l’époque sur ce blog… et ce n’est pas peu dire, car je suis une sorte de spécialiste de la question, Docteur ès truffes et fondants (au chocolat), c’est vraiment des études de fou, j’en suis déjà à Bac + 22 je crois, mais je continue la formation, juste par esprit d’abnégation et amour de la science (je laisse à d’autres la vocation du doctorat en choux de Bruxelles, histoire de ne pas trop tirer la couverture à moi).

Bref, il fallait absolument que vous ayez tous accès à cette recette, mais comme par ailleurs je l’ai déjà publiée dans un livre, j’aurais trouvé ça frustrant pour ceux d’entre vous qui l’avaient déjà. D’où l’idée de donner en bonus une autre recette, cette fois-ci inédite, mais toujours autour de cette fameuse pâte à truffe. Entre temps, il y a eu Emmanuelle qui m’a demandé pour sa maman “une bûche au chocolat sans noisettes et à IG bas”… Cette recette est donc pour ta maman, Emmanuelle 🙂

Alors j’étais partie comme ça avec plein de bonnes résolutions sauf que là, j’ai bien failli être vaincue par KO. Car déjà, et c’est sûrement pareil pour vous, cette semaine avant Noël est bien chargée : tout un tas de petits paquets à emballer discrètement, une liste incalculable de courses à faire, de menus à prévoir, de trucs à ranger et à organiser, de cadeaux-gourmands à préparer, et tout ça en sortant d’une petite « grippe-éclair » assez mystérieuse qui m’a quand même bien brassée (mais qui m’a permis de lire au lit huit BD avant qu’elles ne disparaissent à Noël dans les chambres des enfants, faut voir le bon côté des choses). Et puis j’ai oublié de vous dire que je fais chez moi quelques travaux dans le salon pour faciliter mes futures photos, et bien sûr je me démer… débrouille toute seule parce que les hommes de cette maison sont occupés ailleurs (il faut poser des briquettes de parement sur un mur qui était tout moche, ce sera très joli quand ce sera terminé mais là, comme je ne suis pas du tout Docteur ès maçon-carreleur, ça prend trois plombes.)

Chartreuse Du coup, quand j’ai voulu faire les photos de cette bûche ce matin, ça a été, heu, problématique : Déjà, il faut savoir que comme je n’ai pas de studio photo, je prends tous mes clichés dans le salon, seul endroit de la maison à peu près lumineux. Mais là, devant LA fameuse (et unique) porte-fenêtre qui me sauve habituellement, il y avait des briquettes de parement en tas, des seaux de colle, un énorme radiateur pour faire sécher les joints (les joints des briquettes de parement ! n’allez pas imaginer des trucs idiots…) ET un monstrueux sapin parce que cette année, il n’a jamais été aussi gros et c’est chouette sauf que là, on ne sait vraiment pas où le mettre tant que je n’ai pas fini ce bout de mur devant lequel se trouve, évidemment, le seul mètre carré de la maison où je puisse faire tenir un sapin (oui parce que la maison Chioca, c’est un peu le principe de la permaculture appliqué à la déco-rangement, il y a des trucs vraiment partout : des moyens trucs qui s’insèrent entre les gros trucs, les petits trucs qui se glissent entre les moyens trucs, des trucs qui grimpent et qui s’accrochent au mur, d’autres qui squattent indifféremment sur la malle ou sur le canapé mais qui sont contents, du moment qu’ils squattent… bref, tout pousse et cohabite en bonne intelligence, la “biodiversité” est au top mais si je devais rajouter ne serait-ce qu’un cadre photo en format carte-postale, ça serait compliqué.)

Alors comme le salon est complètement en bombe, il a fallu sortir la petite table qui me sert à faire mes photos et que j’avais rangée pour les travaux. Mais pour cela, il fallait préalablement déplacer le rocking-chair, lequel était coincé par la malle, malle qu’on ne pouvait pas déplacer sans faire d’abord glisser totalement la table basse contre le canapé, lequel était derrière le sapin. Sapin qui a évidemment déjà été décoré en grandes pompes par les petites filles dès son arrivée samedi, alors qu’il n’a pas encore de place définitive. Sapin qu’il faut donc déplacer trèèèès précautionneusement, en le tirant par la souche (c’est à dire, à plat ventre par terre la tronche dans les épines) pour ne pas faire tomber les précieuses petites boules en verre. Petites boules en verre qui ont d’ailleurs été déjà pas mal éprouvées par le petit chien.

Bûche poire-chocolat à la Chartreuse Verte3

Attention, là il fait son air de peluche mais c’est un malin 😉 Trois secondes plus tôt je l’avais rattrapé par le fond de la culotte alors qu’il s’enfuyait avec ma belle pantoufle en pure laine presque pas trouée… Non mais quand même !

Ah, oui, le petit chien ! Je ne vous ait pas dit… ça, c’est le petit « imprévu » plein-de-poils-qui-mordille-les-chaussettes-et-qui-fait-pipi-partout, mais qui me regarde avec tant d’amour que mouais, bon, mff, je râle pas trop. Car l’histoire c’est que le grand fiston étant parti avec Dauphine, notre Border Collie (il en avait vraiment besoin pour son troupeau) en ressentait comme une petite culpabilité. Du coup, il a offert à son papa (parce que moi j’ai déjà ma mascotte ;)) un petit chiot, le premier qu’il a trouvé, un espèce de griffon je crois, bref, un truc évoquant un peu les franges d’un balai Océdar, en plus irrésistible évidemment parce que votre serpillière ne vous regarde pas avec des grands yeux dorés tout amoureux, et ne vient pas vous lécher la main avec sa petite langue toute rose ni pleurnicher quand vous quittez la pièce. Je vous ai fais une photo parce qu’à décrire, c’est compliqué : un bébé chien, mais qui a déjà une tignasse poivre et sel de vieux loup de mer. Et puis, c’est une demoiselle, mais elle porte barbe et moustache à la façon des Dubliners… curieux. Mais c’est quand même un super mignon petit chien 😉

Où en étais-je ? Ah, oui, au moment donc où je tirais le sapin sans trop le secouer pour pouvoir accéder au canapé, y faire glisser la table basse, pour pouvoir déplacer la malle, faire pivoter le rocking-chair, sortir la petite table à photos et l’insérer derrière le gros radiateur qui fait sécher les joints, tout ça en me dépêchant parce que pendant ce temps le chocolat durcissait trop dans la casserole, et bien Alpine (le petit truc poilu) a croqué une boule de sapin en verre, et j’ai dû me précipiter pour enlever de sa bouche tous ces éclats super dangereux, sans savoir si ce qui me rentrait dans les doigts c’était les bouts de verre ou les mini-dents bien aiguisées d’un petit chien pas content du tout qu’on ne le laisse pas se perforer les intestins tranquille…

Là, je vous promets, entre temps le soleil avait tourné, inondait littéralement la table, la bûche et tout et tout, impossible de faire une photo et j’ai failli tout passer par la fenêtre : bûche, casserole de chocolat, rocking-chair, tabouret, appareil photo, sapin, boules en verre, tout je vous dis, parce que hier, j’étais quand même au lit avec une bouillotte et là, faudrait pas trop charrier !

Bref, ne m’en veillez pas trop si la lumière des photos du pas à pas n’est pas top ou si la déco de la bûche aurait pu être plus appliquée (ça c’est clair !), mais cette séance photo fait réellement partie du top 10 des pires shootings de toute ma vie… D’ailleurs, pour le coup, le mot « shooting » avait tout son sens, vu que je devais shooter dans tout un tas de trucs à chaque pas (éclats de boules, tabouret, coins de table, cartons de briquettes, seaux de colle, bref, tout sauf le petit monstre qui était entre temps allé voir dehors si j’y suis).

Des fois j’ai peur que vous vous disiez « Bah, Marie elle rigole, c’est romancé tout ça, des journées pareilles c’est juste pour Pierre Richard ou Mr Bean, elle tiendrait pas le coup sinon ». Ben si, c’est vraiment ça, ma vie… presque tous les jours. Et ça encore, c’est rien 😉

Je crois que quand je serai à la retraite, quand mes six enfants auront grandi, et tout et tout, et que je ne serai plus obligée de tout faire en mode moulin à vent sous une tempête de mistral, je vais vraiiiment m’ennuyer.

Mais là, en attendant je vais profiter de ces vacances pour me reposer un peu, hein, parce que j’en ai vraiment besoin… et c’est de tout cœur ce que je vous souhaite aussi !

Joyeux Noël à tous !!!

 

Bûche poire-chocolat à la Chartreuse Verte 4

Nous décorons depuis quelques années notre sapin sur le thème de la forêt, avec des biches, des renards, des hérissons, des oursons, des pommes de pin, etc. tout dans les tons de marron, cuivré, orangé, et une guirlande de toutes petites lumières blanc chaud, comme des lucioles… C’est un sapin des Chambaran 😉 Un jour, je voudrais bien vous le montrer, mais là j’ai trop honte de l’état de mon salon…

 

 

=> Nota importante :

Comme chaque année à la même époque, je m’excuse d’avance mais je ne pourrai pas répondre aux commentaires de ce post. Promis, je lirai tout, vos petits mots me feront super plaisir, mais avec les enfants à la maison, la famille et les amis de passage, les fêtes, etc., je sais que ce n’est même pas la peine d’essayer d’allumer mon ordinateur pendant ces vacances…et quand je rependrai le travail début janvier il y aura hélas déjà trop de mails en retard, je vais être un peu dépassée. J’espère que vous me comprendrez.

Je vous souhaite de bien profiter aussi de ces quelques jours !

Bon, à part ça vous allez voir, comme je ne serai pas là pour répondre à vos questions, j’ai essayé d’être super précise (c’est pour ça que la recette a l’air longue, mais en vrai c’est quand même assez facile… surtout qu’à priori, vous ferez cette bûche dans de meilleures conditions que moi !), et je vous ai même fait un pas à pas « spécial bûche » pour vous faciliter le travail, si c’est pas de l’amour ça 😉

 

 

Recette 1 :

Les truffes de folie au chocolat noir intense, pointe de fleur de sel

(et végétaliennes en plus)

 

truffes végétaliennesAprès avoir testé maintes recettes de truffes un peu « revisitées » (en essayant de supprimer le jaune d’œuf, le beurre, la crème, le sucre raffiné qui rendent ces petites gourmandises si lourdes en période de fête) j’ai enfin mis au pont cette recette… et depuis, je n’en change plus d’un yota !

Leur fondant ? Inégalé, encore plus voluptueux et doux au palais qu’avec une recette au beurre.

Leur saveur ? Intensément chocolat histoire de ravir les amateurs passionnés, mais sans la moindre note d’amertume.

Relevé d’un soupçon de fleur de sel et de vanille qui introduisent comme une petite note de bon caramel breton, ça frise juste la félicité…

 

Ingrédients pour environ 30 truffes / Préparation : 10 min / Cuisson : quelques min / Prise au frais : au moins une nuit

 

  • 200g de chocolat noir pâtissier à 70% de cacao
  • 75g d’huile de coco vierge
  • 20cl de crème de coco liquide en briquette
  • 10cl de sirop d’agave
  • 1 belle gousse de vanille, bien charnue
  • 1 c. à soupe rase de lécithine de soja (facultatif si l’on mixe bien la pâte à truffes, mais recommandé quand même, car cela remplace l’effet émulsionnant des jaunes d’oeufs et donne une texture encore plus fondante)
  • 1 pointe de couteau de fleur de sel
  • Cacao pour saupoudrer.

 

Fendre la gousse de vanille en deux, puis en gratter soigneusement les graines à l’aide d’un couteau lisse.

Faire chauffer à feu doux le crème de coco avec la vanille (gousses + graines) et le sirop d’agave, en fouettant sans cesse. Couper le feu juste avant ébullition. Hors du feu, ajouter l’huile de coco et le chocolat coupé en tout petits morceaux, puis faire fondre en mélangeant à la cuillère.

Après avoir retiré la gousse de vanille, transférer dans le bol d’un robot avec la lécithine et la fleur de sel.

Mixer plusieurs minutes, jusqu’à ce que la lécithine soit parfaitement fondue (bien vérifier qu’il ne reste plus du tout de petites graines).

Verser la pâte, soit dans un petit saladier si vous souhaitez faire des truffes rondes, soit dans un petit plat carré ou rectangulaire si vous préférez des truffes carrées (ce qui simplifie beaucoup les choses)

Laisser prendre une nuit au frais, puis…

– soit prélever à la cuillère des petites portions d’environ 20g de pâte à truffe, les façonner avec les mains en forme de boule puis les rouler dans le cacao.

– soit démouler le rectangle de pâte à truffes sur un plan saupoudré de cacao, y découper à l’aide d’un grand couteau des rectangles ou des carrés d’environ 2 à 2,5cm de côté, puis brasser le tout dans un saladier avec du cacao pour poudrer les truffes.

Dans tous les cas, ces truffes qui ne contiennent aucun produit « fragile » (comme le jaune d’œuf cru ou la crème par exemple) se conservent au moins 15 jours au frais dans une boîte bien hermétique, mais mieux vaut les sortir environ 20min à température ambiante avant de les savourer.

Truffes 2

 

Recette 2 :

Bûche (pardon, souche) Poire-Chocolat à la Chartreuse Verte

 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la Chartreuse (dans le Dauphiné, c’est une véritable institution !), il s’agit d’une liqueur à base de 130 plantes des Alpes, mise au point par les Pères Chartreux il y a plusieurs siècles, et encore élaborée de nos jours par leurs soins à Voiron, sans que la recette ait été changée d’un iota (sa jolie couleur verte est entièrement naturelle). Avec la poire et le chocolat, ça nous fait un accord du tonnerre ! A noter qu’au départ, je voulais y mettre aussi des cerneaux de noix, mais dans la « bataille » je les ai oubliés…

Il existe différentes liqueurs de Chartreuse, les principales étant la jaune et la verte, mais je vous recommande vraiment la verte qui est moins sucrée (si vous en trouvez, la Chartreuse “1605” est parfaite aussi !). Il me semble qu’à défaut de Chartreuse Verte, on pourrait utiliser du Génépi ou éventuellement de la Bénédictine. À défaut de tout ça (je préfère anticiper les questions ;)), essayez avec de l’amaretto (liqueur d’amande) ou de la liqueur de poire, ça sera très différent mais probablement bon quand même.

 

Ingrédients pour 8/10 personnes / Préparation : 35min / Cuisson : 8 min

 

Pour la génoise au chocolat :

  • 4 œufs
  • 10cl de sirop d’agave
  • 125g de farine T110 de grand épeautre non hybridé (ou de blé)
  • 25g de cacao amer
  • 1 sachet de poudre à lever

Pour le fourrage :

  • Environ 300g de compote de poire sans sucre ajouté mais assez épaisse et concentrée* (marque « T’air de Famille » pour moi car elle est sublime, mais c’est un producteur local et je ne sais pas si vous la trouverez partout)
  • 40cl de crème de coco liquide (marque Kara par exemple, briquette verte non allégée !)
  • 4 sachets de sucre vanillé (ou 30g de sucre vanillé maison, moi je le fais au sucre de coco)

* Si besoin, la faire préalablement un peu réduire en la cuisant quelques minutes dans une poêle, pour faire évacuer l’excès d’eau.

Pour le sirop :

  • 6cl de Chartreuse Verte
  • 6cl de sirop d’agave

Pour le glaçage :

  • Une pâte à truffes (voir juste au dessus, mais tout ne servira pas, et vous pourrez même faire quelques truffes en plus !)

 

1/Préparer en premier la pâte à truffes (voir recette ci-dessus), qui doit avoir le temps de refroidir un peu afin de ne pas être trop coulante.

2/Préparer ensuite la génoise au cacao :

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Fouetter au robot les œufs avec le sirop d’agave pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’ils doublent ou triplent de volume (voir le pas à pas ici).

Pendant ce temps, tamiser la farine avec le cacao et la poudre à lever.

Verser les poudres dans les œufs montés, puis mélanger le tout délicatement avec une spatule souple, en soulevant le mélange dans un mouvement tournant, jusqu’à obtention d’une texture homogène. Verser la pâte sur une plaque de cuisson chemisée de papier cuisson, en formant un rectangle de 22X44cm.

Enfourner pour 8/9min, puis décoller le papier cuisson et laisser un peu refroidir.

3/ Préparer le sirop en mélangeant la Chartreuse et le sirop d’agave.

4/ Préparer la chantilly en fouettant au robot la crème de coco avec le sucre vanillé.

5/ Monter la bûche (voir le pas à pas ci-contre).Pas à pas bûche

Découper la génoise encore tiède en deux bandes d’environ 11X44cm (photo 1)

Imbiber avec tout le sirop (photo 2)

Étaler la compote de poires (photo 3)

Déposer des cuillerées de crème fouettée (photo 4), sans tenter de trop les étaler (cela ferait « baver » la compote de poires)

Rouler la première bande de gâteau (photo 5)…

… puis déposer le rouleau obtenu sur le bout de la deuxième bande, et rouler de nouveau (photo 6)

Déposer sur un plat (photo 7), et napper le dessus de chocolat.

Avec le doigt, faire des « spirales » afin de mélanger un peu le chocolat et la crème de coco, en créant de jolies volutes (photo 8).

Étaler le reste du glaçage à la spatule (photo 9), parce qu’à mon avis, ça évoque mieux l’écorce que les stries réalisées avec les dents d’une fourchette 😉

 

Et voilà, il n’y a plus qu’à la mettre au frais !

Vous pouvez décorer ensuite votre bûche, pardon, votre souche, avec des petits éléments végétaux (non toxiques !!!) pour faire encore « plus vrai de vrai »…

Ma bûche est hélas au congélateur, on la ressortira pour Noël. J’espère qu’elle sera aussi bonne qu’aujourd’hui parce que j’ai goûté un touuuut petit bout et c’était terriiiiible…

 

Part bûche

 

Petit Griffon

Et en voilà une autre de jolie truffe… elle a même l’air en chocolat 😉

 

{ Les p’tites chèvres sont bien arrivées ! }

5 décembre 2018

{ Les p’tites chèvres sont bien arrivées ! }

Et comme promis, les voici en photos…

 

…Parce que je vous devais bien cela !

Et puis après, promis, j’arrêterai un peu de vous parler de biquettes sinon vous allez finir par les prendre en grippe, ces pauvres bêtes, et ça sera bien de ma faute en plus.

Alors la prochaine fois ce sera un post “avec quelque chose à se mettre sous la dent”, rassurez-vous. Pour vous montrer ma bonne volonté, j’essaierai même de ne pas écrire une seule fois le mot “chèvre” de tout mon article… (Est-ce que j’ai quand même droit à “caprin”, “biquette”? Non? Pff, z’êtes durs…)

En attendant, petit retour en photos sur la belle journée d’hier…

 

Départ à 4H du matin pour un long trajet Dauphiné-Charolais. Traversée de petits villages endormis où l’aube se devine à peine au dessus des clochers.

 

Puis lever du soleil, perçant timidement ce ciel bas de décembre aux teintes un peu fantastiques, sous lequel se révèle une bien jolie campagne…

 

Arrivée à destination, au petit matin, après plusieurs heures de route. Envie de secouer une sorte de torpeur, de s’étirer et de manger un croissant chaud… Mais les biquettes attendent, et notre cœur bat plus vite.

 

Allez mesdemoiselles, embarquement immédiat à destination du Dauphiné, veuillez monter à bord et prendre place ! Un moment que nous n’oublierons jamais… Bien tranquillement, les petites chèvres prennent le « bus » qui va les mener vers leur nouvelle vie. À droite, une curieuse aux yeux doux 😉

 

Et c’est le départ. Les champs, brillent de petites perles mouillées… comme les paupières de l’éleveuse, disant au revoir à son troupeau chéri. Gros serrement de cœur. Et puis, le camion s’élance. Sous un ciel encore rose, des vaches charolaises semblent regarder passer le train… Le train, vraiment ?

 

Non, le voilà, c’est lui, le précieux camion jaune et vert, qu’il va falloir suivre, couver du regard tout le voyage, priant qu’il puisse passer tous les barrages routiers de notre pays “un peu” en émoi ces temps-ci, espérant très fort qu’il n’y ait pas de blocage, pas de chahut, pas d’émotions fortes et que tout se déroule au mieux. Car dedans, bien au chaud, se serrent un peu anxieuses 57 jolies chèvres chamoisées. Et dans leur bedon rebondi, des promesses de vie à protéger.

 

Au revoir, joli pays du Charolais…

 

(En attendant je suis bien contente que mon fiston élève des chèvres plutôt que des heu, bisons (?) charolais. Car je ne sais pas si c’est bien facile de s’expliquer avec un morceau pareil !)

 

15H30, destination atteinte ! Tout a été ni-ckel… Mais à l’arrivée, petite complication : la camion ne pourra pas monter jusqu’à la chèvrerie (la cour est trop étroite pour tourner). Que faire ? Une fois de plus, la solidarité des campagnes fonctionne à merveille, et un agriculteur du village que nous connaissons à peine propose illico son aide : le camion peut se garer chez lui. Un autre éleveur prêtera de bon cœur sa petite remorque-bétaillère à Hugues, qui n’a plus qu’à l’accrocher derrière son « antique » tracteur (antique mais fidèle, il nous l’a bien prouvé hier !). Et c’est parti pour deux aller-retour village/chèvrerie ! La moitié de ces dames est donc invitée à prendre la navette, et sans bousculade s’il vous plait…

 

Cahin-caha… Pof pof pof… Teuf teuf Pof. La remorque du tracteur ce n’est tout de même pas le même confort ! Heureusement, ce trajet là est court, moins d’un kilomètre. Il est un peu plus de 16H, le jour décline déjà, et moi je suis là, attendant assise devant la ferme que les premières biquettes entrent dans l’étable.

 

Techniquement, cette photo est complètement ratée. Mais je la trouve particulièrement émouvante, car ce flou dû au mouvement traduit bien l’élan des biquettes –moment magique !-s’élançant spontanément vers Hugues et Roseline, leurs nouveaux éleveurs…leurs nouveaux amis. Une bonne étable les attend, paillée sur 40cm d’épaisseur. Hugues avait tout préparé, tout nettoyé, ça sent bon le foin frais.

 

Tout le monde est redescendu au village chercher le reste du troupeau. Sauf moi. Dans la semi-pénombre et la tiédeur de l’étable, on se regarde, avec les p’tites chèvres… Elles sont vraiment touchantes. Si calmes, si curieuses. Ça grignote déjà ça et là des petites touffes de foin frais, sans me quitter des yeux. Mais ce ne sont pas des regards craintifs. Malgré le trajet, les émotions, ces petites bêtes ont immédiatement retrouvé leur douceur teintée d’espièglerie… C’est le grand silence, et puis à tout coup retentit un mêêêêêh joyeux qui me fait sourire. Une grosse chèvre blanche (il n’y en a que deux au milieu de ce troupeau d’écureuils !) vient se frotter contre moi et se laisse gratouiller entre les cornes. Je pose mon appareil photo, il y a des moments qu’il vaut mieux vivre intensément, sans y interposer d’écran…

 

Mais je me souviens de ma promesse ! Vite, prendre des photos des chèvres pour vous, avant qu’il ne fasse trop nuit. J’essaye de capter des regards, des « sourires », et ce n’est pas bien compliqué, puisque de toute façon elles me regardent TOUTES 😉

Et c’est là que j’ai découvert Biscotte…

 

…Ce sera ma chèvre. Elle m’a immédiatement conquise : Un gabarit un peu « miniature », avec des jolies cornes de chamois, une petite tête mignonne et un regard vraiment différent. En fait, je crois qu’elle me plaît surtout parce qu’elle me regarde exactement comme ma gentille chienne bergère de Beauce. Elle en a même les couleurs noir et feu ! J’ai donc parrainé dès hier soir Biscotte, la « chèvre-beauceronne »… et supporté sans me fâcher les railleries de ma famille sur la “supposée” ressemblance de Biscotte et de Brunhilde. Visiblement, à part moi ça ne saute aux yeux de personne 😉

 

Un petit « sourire » par ci…

 

Un petit air curieux par là…

 

…Une incroyable petite bouille de chamois qui casse la croûte… (sans jamais me quitter des yeux).

 

Et puis, hop, tout le monde a tourné la tête en même temps parce que le tracteur revenait.

 

Sauf Biscotte 😉 On a continué à se regarder… C’est même à ce moment précis que je me suis vraiment décidée à la choisir comme “mascotte” (parce que j’hésitais encore un peu avec la “bouille de chamois” ;))

 

La dernière « navette » est maintenant arrivée à bon port, tout le monde est là, on fait connaissance… Oh, les belles cornes de bouquetin ! Quel bonheur qu’en bio, les chèvres ne soient pas écornées. C’est juste dommage, de mon point de vue de photographe, que la loi oblige à mettre ces grandes étiquettes sur les oreilles (mais bon, apparemment il n’y a pas moyen d’y couper, c’est pour la traçabilité).

 

Encore quelques doux regards et belles cornes captées par-ci par là… et puis la pénombre s’est installée doucement, et quelques biquettes ont commencé à se coucher dans la paille. Il règne une atmosphère paisible et rassurante.

Je sort.

 

Dehors, il fait froid, mais ce qui me frappe le plus c’est ce beau ciel d’un soir de décembre, teinté par les derniers rayons. J’ai repensé à celui de ce matin, dans le Charolais. Qu’il s’en est passé, des choses, en une journée… Dans l’étable, bien au chaud, Hugues inspecte ses chèvres, vérifie qu’elles ne manquent de rien, leur apprend à boire dans les nouvelles abreuvoirs. Elles sont en de bonnes mains.

Je récupère ma toutoune, qui m’a attendu bien sagement attachée tout ce temps, et qui me regarde d’un air un peu interrogatif. C’était quoi, toutes ces bêtes ? Pourquoi tu ne voulais pas que j’aboie? Tu faisais quoi, maîtresse, dans cette étable sans moi ? C’est bizarre, l’odeur de tes mains, aujourd’hui…

On redescend à la nuit vers notre maison, juste 2km plus bas, veillant l’une sur l’autre. Il fait vraiment noir, je suis heureuse qu’elle soit près de moi, ma grosse bête si rassurante. Biscotte, aussi mignonne soit-elle, ne la remplacera jamais ; )

C’était une bien belle journée…

{ La dernière recette au chèvre de la saison… }

20 novembre 2018

{ La dernière recette au chèvre de la saison… }
 

Cromesquis de chèvre à l’huile d’olive, ail et thym

(Et aussi le Beaujolais sous la brume, cet automne)

 

Il faut déjà que je vous dise : Merci !!!

… et que je vous fasse à chacun une grosse bise virtuelle sur chaque joue !

Merci pour Hugues, pour son projet, pour ses biquettes qui doivent bientôt arriver grâce à vous tous. Le financement participatif a été un bien plus grand succès que prévu, et ce formidable soutien sera très, très précieux pour lui.

Alors je me suis dit, quoi de plus naturel qu’une bonne recette au fromage de chèvre pour fêter cela ? Il faut savoir qu’en plus c’est en automne, donc en fin de lactation (du moins, quand on ne dessaisonne pas le troupeau, vous avez vu, j’apprends plein de trucs sur les chèvres maintenant ;)) que le lait est le plus riche, donc que les fromages sont les plus crémeux, et ce avant une petite pause hivernale bien méritée pour les biquettes… C’est aussi en automne que les épinards repoussent après leur pause estivale. Hum, tout cela pour dire quoi ? Ah, oui, juste histoire de se trouver une excuse im-pa-rable pour croquer dans ces cromesquis de chèvre tout crousticoulants et parfumés au thym, à l’ail et à l’huile d’olive… Avec ça, vous allez tomber le derrière par terre, promis, et en plus, c’est tout simple à préparer ! L’idée de cette recette m’est venue grâce à mon cher-et-tendre qui aime bien, quand c’est le Beaujolais nouveau (et c’était il y a quelques jours) préparer des camemberts panés pour ses copains qui viennent picoler à la maison ;). Or, (que mes lecteurs normands aient la grande bonté de me pardonner) je n’aime pas trop le camembert, ni les fromages un peu forts en général. Le reblochon, le saint-nectaire, oui, mille fois oui, mais le camembert et le maroilles, houlàlà… mon nez se retrousse.

Pardon 😉

J’ai donc mijoté dans ma tête cette petite dérogation à la recette initiale, et je ne sais pas si mon mari va aimer (je lui ferai goûter ça ce soir), mais de mon côté, malgré des tracas aujourd’hui qui m’ont un peu tourneboulé l’estomac, je me suis quand même bien régalée à midi ! Comme le dirait nos jeunes, ça console grave, des cromesquis de chèvre à l’ail et au thym 😉

Et puis, cette histoire de Beaujolais nouveau est une bonne occasion de vous faire découvrir l’autre Beaujolais : pas celui qui se boit (plus ou moins bien selon qu’il soit vraiment bon, ou au contraire le roi de la piquette !), non, celui qui se savoure avec les yeux. Touchée au plus profond de mon cœur par ces paysages extraordinaires découverts pour la première fois lors d’une petite virée à deux ce printemps, j’ai eu envie d’y emmener mes enfants cet automne. La journée a été très brumeuse. Mais loin de gâcher le paysage, cela lui a conféré un charme particulier, quelque chose d’un peu onirique, en dehors du temps. C’était extraordinaire.

Je n’avais pas pris mon appareil photo, car j’avais décidé que ce devait être un « vrai » samedi de vacances, entièrement pour les enfants (or, quand je commence à prendre des photos, en général je suis pénible ;)). Mais après avoir croisé, sur la petite route allant du Mont Brouilly au somptueux village médiéval de Oingt, une vingtaine de petits châteaux de campagne tous plus pittoresques les uns que les autres, j’ai craqué… et piqué l’appareil de mon mari. Du coup, la qualité n’est pas tout à fait la même, mais franchement, entre les couleurs des feuillages, la beauté extraordinaire des paysages, la lumière particulière de l’automne et cette brume un peu mystérieuse, je suis moi-même bluffée par le résultat et toute heureuse d’avoir gardé ces photos en souvenir… Évidemment, une fois que j’ai eu l’appareil autour du cou, il n’y a plus eu le moindre château sur la route *!!!#. Ah si, sauf un, carrément canon, mais là j’étais au téléphone avec mon grand qui est parti en Italie et qui ne m’appelle qu’une fois par semaine, alors même si j’avais croisé sur le bord de la route Brad Pitt et Georges Clooney en train de tourner une pub “Beaujolais nouveau, what else?”, je n’aurais même pas interrompu la conversation histoire de prendre une photo pour vous ! (Désolée…)

Et puis en fin de journée, la brume s’est un peu levée, et nous avons sillonné les petites routes de plus belle, faisant mille tours et détours pour être sûrs de ne rien rater : Jarnioux, St Laurent d’Oingt, Sainte Paule d’Oingt, Bagnols, etc., quelle campagne magnifique, quand même (à juste 30 min de Lyon !), très joliment vallonnée, alternant vignes, champs, forêts et petits villages en pierre dorée (d’ailleurs, dites-le à Esteban, Zia et Tao : on a trouvé les Cités d’Or, en fait c’était pas dans les Andes, ils se sont fait suer pendant 50 épisodes pour rien), bref, un régal. Ça, c’était pour les yeux.

Après, oserais-je vous avouer (mais si, je vais oser) qu’on a aussi disparu entre 14H et 15H30 dans une cave ? Mmmf, c’est louche hein, cette histoire. Mais il était très bon, ce Beaujolais bio*, vraiment très bon, et puis le vigneron était très accueillant, alors vous comprenez, on n’allait pas le laisser tout seul et tout triste dans sa cave, en tête à tête avec ses bouteilles. C’était juste de la charité, quand on est passé et qu’on a vu la pancarte avec marqué « vin bio, ouvert », on s’est dit, houlàlà, et si on sacrifiait un peu de notre temps pour le pauvre gars qui doit sûrement beaucoup s’ennuyer dans sa cave toute froide. Alors on lui a tenu compagnie, et par gentillesse, on a bien voulu goûter son vin, pour lui faire plaisir. Et puis on est reparti avec des cartons de vin, heu, juste pour l’aider à faire un peu de place parce que sa cave était un peu trop encombrée et qu’il risquait de se cogner un genou à la fin. Voilà voilà.

(Et là, je dois ajouter « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » histoire d’être en règle avec la loi, c’est ça ? Mais nous on n’a pas abusé, promis monsieur le juge !).

 

* Domaine Paire, à Ternand, parce que je suis sûre que sinon il y en a qui vont me le demander (à commencer par mon Papa ;)). Et ceci n’est pas un article sponsorisé !

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 15min

Cuisson : quelques minutes

  • 6 crottins de chèvre d’environ 60g chacun
  • 35g de biscottes (moi j’ai pris des biscottes complètes d’épeautre)
  • 1 oeuf
  • 1 grosse gousse d’ail
  • 1 c. à café de thym séché bien parfumé (ou d’origan)
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 300g de jeunes pousses d’épinards
  • 4 tranches fines de jambon cru (facultatif)
  • 8 noix.

Pour la sauce :

6 c. à soupe d’huile d’olive, 2 c. à soupe de vinaigre de cidre, 1 c. à soupe rase de moutarde de Dijon, une gousse d’ail écrasée (facultatif), sel, poivre.

Recouper chaque fromage de chèvre en deux dans le sens de l’épaisseur, de façon à obtenir 12 petits fromages.

Bien fouetter l’œuf dans un petit bol.

Mixer les biscottes avec la gousse d’ail et le thym. Verser dans une assiette.

Tremper le premier morceau de chèvre dans l’œuf battu, puis le passer dans la chapelure de façon à bien l’enrober.

Renouveler l’opération pour les autres morceaux et réserver.

Répartir les pousses d’épinards dans les assiettes, ajouter le jambon découpé en lanières et les noix mondées. Bien fouetter les ingrédients de la sauce dans un bol pour l’émulsionner et la rendre crémeuse. En arroser chaque assiette.

Faire chauffer l’huile (sans la faire fumer !) dans une large poêle, puis y déposer les petits fromages : laisser dorer à peine 3 min de chaque côté, juste le temps que ça devienne croustillant autour et coulant dedans, puis servir aussitôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

{ Le « chevrothon », et non, ceci n’est pas une recette de fromage de chèvre au thon ! }

3 novembre 2018

 

{ Le « chevrothon », et non, ceci n’est pas une recette de fromage de chèvre au thon !}

Une belle histoire…

 

Vous n’êtes sûrement pas sans savoir qu’en plus de mon métier merveilleux, j’ai aussi -et je dirais même, j’ai surtout-, la « casquette » de mère de famille nombreuse. Six enfants, dont quatre “grands”, il y a de quoi être bien occupée, mais ces derniers mois ont été plus chargés que jamais. Je vais vous raconter tout ça 😉

Petit retour en arrière, pour vous présenter Hugues, mon « numéro 2 ». Il y a trois ans de cela Hugues était en première générale, genre plutôt bon élève, appliqué mais pas super motivé, et encore c’est un euphémisme. Chaque matin, l fallait un grand coup de vuvuzela directement sur l’oreiller pour réussir à lui faire ouvrir la moitié d’une paupière, et il partait en cours avec l’air presque aussi enthousiaste qu’un australopithèque devant aller absolument chasser le mammouth avec 40 de fièvre et un lumbago.

Et puis, un jour où nous promenions ensemble les toutous dans les champs, il m’a juste avoué, prenant comme à témoin ces jolis paysages de campagne : « Tu sais maman, je crois que travailler dans un bureau, c’est pas fait pour moi. En fait, ce que je voudrais vraiment faire, c’est agriculteur, et même éleveur de chèvres plus exactement ». Cela ne m’a pas beaucoup étonné : je les connais par coeur, mes zouaves.

Hugues c’est celui qui, tout-petit, était capable de faire guili-guili sous le menton de tous les molosses qu’il croisait sans jamais se faire mordre, celui qui aimait balancer tendrement un coq dans ses bras sur une balançoire pour l’endormir, ou renouveler chaque jour un plâtre à l’argile sur une patte de canard cassée jusqu’à ce qu’il ne boitte plus. La moindre chose que l’on puisse dire, c’est qu’entre les bestiaux et lui, le contact passe bien depuis toujours.

Alors direction le lycée agricole (une MFR, plus exactement), pour une réorientation bac pro. Je me souviens encore d’une remarque de professeur du lycée général qui m’avait fait bouillir : « Enfin, Hugues ne va pas faire ça, un garçon si bon en classe, quel gâchis ! ». Hum, ça veut dire quoi ça, qu’il faudrait être de préférence un peu illettré pour faire un bon agriculteur ? Quel cliché à la noix, non mais franchement !

Une associée va rejoindre Hugues d’ici moins de deux ans : Sa soeur de 16 ans (ma “numéro 4” ;)), elle aussi en bac agricole…

Sans compter quelques encouragements  absolument prodigieux du genre : « Tu ne vas pas faire un métier où le taux de suicide est si élevé ? », « Tu vas sentir la chèvre toute ta vie ! », « Hinhinhin, encore un bobo de plus qui croit qu’il va gagner sa vie en élevant des chèvres et cultivant du cannabis » (je vois vraiment pas le rapport). Que de gentillesses !

Mais il est têtu, mon fils, gentil mais têtu, ahlàlà, si seulement vous saviez. Parfois, ça m’énerve (%*# !!!), et parfois, ça a du bon 😉

Bref, il a passé deux années formidables en alternance, moitié du temps à l’école, l’autre moitié dans une chèvrerie bio pas très loin de chez nous. Plus besoin de vuvuzela : quand on se levait aux aurores, il était déjà parti en vélo, à la nuit noire, voir si tout allait bien chez les biquettes qui devaient mettre bas. On le voyait aller et venir tout content, sifflotant, sans compter ni sa peine, ni sa fatigue, bref, on le voyait heu-reux, et tout se « combinait » au mieux pour lui puisque la personne qui était en train de reprendre la chèvrerie avait prévu de l’engager après le bac comme stagiaire BTS, puis comme associé à temps plein ! Bref, un chouette avenir, bien tracé, dans le calme, la joie, la sécurité.

Et puis… gros coup dur. Trois jours avant Noël, nous apprenons que pour des raisons sur lesquelles je ne peux pas trop m’étendre, le « plan de reprise » de l’exploitation tombe à l’eau. Tous les rêves de Hugues aussi. Il ne reste qu’un des deux associés, celui qui vendait la ferme, un monsieur formidable mais qui ne peut plus tenir tout seul car d’autres projets l’attendent depuis longtemps. L’exploitation doit donc être arrêtée, vendue. Un jour de janvier, les biquettes que Hugues soignait avec tant d’affection (dont certaines qu’il avait vu naître le printemps précédent) partent vers d’autres exploitations. Il leur avait donné des petits noms, connaissait par cœur leur caractère, il ne les reverra jamais. C’est ainsi, il fallait réellement vendre ce troupeau en urgence car beaucoup de chèvres étaient sur le point de mettre bas, et personne n’était plus là pour bien s’en occuper, même pas Hugues qui devait hélas passer son bac, et pour cela continuer à aller au lycée une semaine sur deux.

Ça sourit, les biquettes, je vous promets ! Si si…

Bien sûr, vu comme ça, on aurait envie de dire, « Bah, c’est pas grave, il en verra d’autres dans la vie ». C’est juste. Mais moi, la maman, j’ai vu une vraie détresse dans ces yeux là, et comme je ne pouvais rien y faire, je vous promets que ça m’a fait un peu mal. Les jours qui ont suivi n’ont pas été très joyeux. On essayait de refaire des plans, mais les chèvreries bio, dans le coin, il n’y en a pas des masses.

Et puis un jour il nous a demandé tout à coup : « Et si je la reprenais moi cette exploitation ? L’été prochain, juste après mon bac !».

Là, je vous promets, ça se passe comme ça : D’abord tu te demandes comment expliquer à ton fils que vraiment, ce n’est pas du tout possible, avec le ton ferme mais conciliant que tu avais dû prendre, déjà, quand à 5 ans il avait voulu élever des bigorneaux dans le lavabo. Et puis tu croises un regard si brûlant de vivacité, de confiance et d’enthousiasme que tu te retrouves comme un âne à ne pas trouver tes mots.

Alors je vous la fait courte : On lui a dit « Ouaip, ça se tente peut-être, mais, heu, demande quand même leur avis à tes professeurs du lycée agricole pour voir ».

Ils lui ont dit (les traîtres ! 😉) : « Ouaip, ça se tente, demande à la chambre de l’agriculture ».

À la chambre de l’agriculture, ils lui ont dit, « Ouaip, ça se tente, on va travailler tout ça, demande aux banquiers ».

Et les banquiers lui ont dit « Ouaip, ça se tente… même que ça va le faire ! »

C’est très très résumé évidemment 😉

Et voilà comment, après quarante-douze rendez-vous, 1083 heures au téléphone, 687 paraphes et signatures, 872 poignées de main, 245 pages à imprimer et signer, 4 cartouches d’encre à changer (*%# !!!), 2327km d’allers-retours maison/chambre de l’agriculture, 6 stages de perfectionnement sur le terrain (dont un lui ayant coûté l’arcade sourcilière gauche et le crash d’une voiture ;)), une méningite pour essayer de comprendre ce que l’assureur était en train de nous expliquer, une agrégation en machine à traire (le fil rose, sur la mamelle rose, le fil blanc, sur la mamelle blanche, hop…), etc. voilà, disais-je, comment un jeune homme légèrement audacieux, pas mal têtu, et méga passionné se retrouve à la tête d’une exploitation de 55 chèvres, endetté sur 25 ans. Mais ça devrait bien se passer. Même pas peur 😉

Voici le tout premier biquet que Hugues avait aidé à naître, en stage, il y a déjà deux hivers… ça méritait bien une photo 🙂

Nous, en tant que parents, ce qu’on a trouvé le plus éprouvant c’est le premier rendez-vous avec la chambre de l’agriculture : Mazette, la tension nerveuse qu’il a fallu déployer pour cacher -avec le plus de dignité possible- cet air complètement abruti sur notre figure quand le conseiller nous a dit : « Lorsque Hugues aura passé son bac pro CGEA à la MFR et terminé son PPP, il pourra prétendre en tant que JA primo-accédant à la DJA, à condition bien entendu que la commission SAFER ait statué, et qu’il soit passé en CDOA, mais si on prépare un BP en béton j’suis pas inquiet » !).

Tout ce qu’on avait entendu, nous, c’était « pas inquiet », dans l’histoire… Alors on a essayé d’avoir l’air aussi peu inquiet que possible 😉

Voilà, voilà… Là on y est. Je savais que ça serait un parcours du combattant, mais à ce point là ! Cependant, je n’en reviens toujours pas de toute l’aide que nous avons reçu : conseils et incroyables « coups de pouce » des professeurs du lycée agricole, conseillers de la chambre de l’agriculture, maîtres de stages, agriculteurs du coin, maire du village, famille, que de soutiens sans lesquels les choses auraient été tellement plus aléatoires ! Cela fait chaud au cœur de voir à quel point les gens se mobilisent d’emblée avec sympathie pour soutenir un jeune agriculteur.

Normalement, Hugues « signe » mi-novembre : Un banquier le suit pour l’achat des terrains (22 hectares de coteaux plein sud en moyenne montagne, idéal pour les biquettes), des bâtiments agricoles (une confortable étable pour les chèvres, une fromagerie en ALGECO, une grange à foin) et il y a même une petite maison d’habitation… que Hugues restaurera dans longtemps, parce que pour l’instant, même sans chauffage et avec des trous dans le plancher qu’on-peut-voir-la-pièce-du-dessous, pour lui c’est déjà le rêve, vraiment trop de luxe, du moment qu’il peut relancer l’exploitation…

C’est si beau, c’est si doux, une chèvre… Celle-ci est de race Alpine Chamoisée, elle appartient à une dame que j’aime beaucoup et qui fait des fromages de chèvre formidables dans notre village (bonjour Christine ! :)) C’est aussi la race que Hugues a choisi pour son troupeau…

Il faut maintenant trouver de quoi acheter le troupeau, puisque les chèvres ont été vendues depuis presque un an (il ne reste sur place que le vieux chien de berger, qui se fait suer, mais suer… on dirait le mec chargé de surveiller les mouvements de foule en Antarctique).

Et là, je vous avoue, on a un peu besoin d’aide, et c’est pour cela qu’on a lancé un financement participatif. Hugues a dû prendre de gros gros crédits, car même en restant très « raisonnable » (pas de tracteur énorme pour se la péter et épater les collègues par exemple : le sien, qui a « presque » fait 14/18, ne daigne démarrer qu’en pente, et encore, il faut espérer qu’il démarrera avant la fin de la pente), les investissements sont lourds, très lourds. C’est bête, mais si ce financement participatif ne marche pas, ça sera très compliqué car on a atteint un peu le maximum de nos possibilités côté crédits + soutien familiale.

Je veux cependant être bien sincère.

Si vous ne pouvez pas aider Hugues financièrement, je le comprendrais très bien. Je suis maman d’une grande famille, et il y a toute une liste de « bonnes œuvres » que je voudrais faire, et que je ne peux pas me permettre. Donc, surtout, pas de culpabilité…

Et si vous pensez que vous pouvez le faire, je sais à peine comment vous remercier ! Sachez que je suis déjà un peu confuse de demander ce coup de pouce, je préfèrerais vraiment que mon fiston n’en ait pas besoin mais je me dis que peut-être, certain d’entre vous seront heureux de le soutenir dans cette belle aventure car je vous promets qu’il « tient la route » comme chevrier bio mon Hugues, et qu’il va réussir parce que même en étant tout jeune, il connaît bien son métier : que ce soit pour soigner les chèvres, faire des super fromages, assurer une bonne compta de son exploitation etc. ce n’est pas un farfelu, sinon on lui aurait dit non, comme pour le coup des bigorneaux. Je peux aussi vous assurer, le connaissant bien, que chaque sou sera employé pour quelque chose « d’intelligent » : en premier lieu le troupeau (cela représente un gros budget hélas), et si le financement se passait mieux que prévu, parer à d’autres choses un peu urgentes.

Pour le reste, je vous laisse découvrir sur la plateforme Miimosa le projet de Hugues, qui vous l’expliquera mieux que moi, ainsi que les petits cadeaux que nous avons prévu pour remercier les contributeurs (j’ai payé de ma personne, vous verrez, il y a même une “journée VIP” surprise ;))

Je vous l’ai dit, c’est une belle histoire. Et le plus chouette, c’est qu’on va peut-être continuer de l’écrire ensemble, grâce à vous…

Un grand grand merci, car le plus beau c’est qu’en faisant son bonheur, je vous promets, vous faites aussi le mien 🙂

Ici, le lien pour découvrir le projet de Hugues sur la plateforme Miimosa

 

Vous pouvez aussi copier-coller ce lien dans votre barre de navigation :

https://www.miimosa.com/fr/projets/soutenez-un-jeune-chevrier-bio-dans-son-installation

 

 

Et ici, une petite vidéo “fait-maison” (on ne se moque pas ! ;))

 

 

Et quelques photos en plus…

Une photo prise ce printemps : vue sur la chèvrerie… C’est joli n’est-ce pas?

Bon, de près, on voit qu’il y a des travaux à prévoir dans la maison, mais ce n’est pas très grave, le principal étant que les bâtiments agricoles soient bien en état pour les biquettes (et c’est le cas !)

Est-ce que vous reconnaissez Dauphine ? Je vous en avais parlé il y a quatre ans, quand elle arrivait dans notre famille… Depuis, elle a grandi avec Hugues ( c’est son “meilleur pote” sur Terre ;)), et partira avec lui pour la chèvrerie. Ça nous coûte un peu, on l’aime bien notre toutou, mais garder des chèvres, c’est ça, le bonheur ultime pour un Border Collie 😉

La campagne environnante, vous la connaissez déjà, c’est la même qu’autour de chez moi… En fait, je peux aller chez lui à pied ! Pas comme mon autre fiston parti de l’autre côté des Alpes 😉

Avant, cette chèvrerie s’appelait “La Combe du Lin”, et je suis sûre que certains grenoblois la connaissent bien car Vincent, l’ancien propriétaire, faisait des fromages sensationnels qu’il vendait sur les marchés. Comme nouveau nom, Hugues a choisi “Les biquettes de Chambaran”…

 

 

 

 

{ Galette de sarrasin, chapitre 2 }

18 octobre 2018

 

{ Galette de sarrasin, chapitre 2 }

4 idées « express » pour se régaler au quotidien

♥ Sans Gluten ♥ Sans Lait ♥ Sans Œufs ♥ IG très bas ♥

 

 

J’avais prévu de vous parler d’un truc un peu extraordinaire*, mais c’est pas prêt 😉

Alors tant pis, en attendant, je vais continuer ma thèse sur les galettes de sarrasin…

Déjà, pour mettre les choses bien au clair auprès des moqueurs, non, je n’ai pas gagné une année gratuite de crêpes de sarrasin lors du dernier concours de bombarde bretonne. Promis.

Ni le prix du plus grand (enfin, du plus gros…) dévoreur de kouign amann.

Ni mon poids en galettes de sarrasin (qui a dit « dommage, il y aurait eu de quoi bien se régaler, surtout après le concours de kouign amann » ?) lors de la tombola des amis du blé noir.

Et pourtant, j’ai eu ces derniers mois un tel coup de foudre pour les galettes de sarrasin que je ne peux plus m’en passer, et les enfants se moquent de moi en ouvrant le frigo parce que quand on essaye de poser un truc, paf, au lieu d’atterrir sur une clayette ça atterri sur un paquet de galette de sarrasin !

« Messiiiiire, messiiiiire une galette de sarrasin !!! » est l’autre petite blague qui les fait beaucoup rire en ouvrant le frigo (j’espère que vous avez tous vu Les Visiteurs sinon pour le coup vous allez chercher le fin mot de la vanne pendant trois jours) et un de mes enfants m’a même demandé, goguenard, si je faisais réserve de galettes en attendant de les distiller pour produire du whisky (dans le genre d’un super whisky pur blé noir distillé à Brocéliande que m’a offert mon papa) et j’ai trouvé ça mesquin (pas le fait que mon papa m’ait offert une bouteille hein, juste les médisances sur mes prétendues intentions de distillateur clandestin ! Il faut préciser sinon mon papa va se vexer et je n’aurai plus de whisky breton).

Bref, cet envahissement de galettes, ça me rappelle une histoire que j’avais lue quand j’étais petite, où Donald voulait absolument gagner la « tranche d’ananas d’or » qui donnait droit à un mystérieux « cadeau prodigieux en provenance des îles paradisiaques ». Évidemment, après avoir mangé des tonnes de boîtes d’ananas avec Riri, Fifi et Loulou com-plè-te-ment écoeurés, il a fini par trouver LA fameuse rondelle d’or au fond d’une boîte ! Et le prix, c’était un an de boîtes d’ananas…

Mais moi je ne cherche pas à gagner un concours, c’est juste parce que j’aime ça. En plus, ça fait du bien, c’est sain, les galettes de sarrasin  poil aux mains ! : Côté indice glycémique, on est au ras des pâquerettes. Côté gluten, néant. Côté effet anti-inflammatoire et anti-oxydant, champion. Et côté fibres, magnésium, vitamine B, protéines végétales etc. c’est parfait.

Et puis quand on est un peu occupé (notez mon effort pour ne pas dramatiser les choses), sortir une galette de sarrasin c’est aussi facile que d’ouvrir une boîte de raviolis pour chiens. Sauf que c’est un peu plus équilibré…

Là dessus, je vous laisse avec mes quatre idées, en vous encourageant bien de votre côté : n’hésitez pas à donner les vôtres, ça sera super sympathique (par exemple, j’ai oublié de vous l’écrire ci-dessous, mais les galettes de sarrasin sont formidables en remplacement des pâtes blanches quand on fait des cannellonis !). (Si quelqu’un avait un truc pour les distiller, aussi…)

Ah, encore une chose, s’il vous plaît. Après cet article, ruez-vous dans tous les supermarchés ou magasins bio que vous voudrez pour faire un stock de galettes de sarrasin, mais pas dans le Biocoop ou dans le L***erc de Saint-Marcellin. Parce que si vous videz le rayon (il était déjà très désert cette semaine, c’est louche, tout le monde serait-il en train de se faire des chips ?), comment que je vais faire moi, hein ?

Pour distiller mon whisky…

 

* Non, c’est pas encore des dates pour les stages 😉

 

 

 

⇒ Idée N°1 :

Les galettes « en vrac » dans la poêlée de légumes…

 

Vous allez me dire, ça on sait faire. Et bien tant mieux, faites-le alors 😉

Parce que moi, franchement avant je n’y pensais jamais ! Et puis un jour où je n’avais même plus le temps de me faire gonfler une tasse de couscous d’épeautre, j’ai jeté une galette pliée n’importe comment dans une poêle avec des légumes… et je me suis régalée alors maintenant, je le fais tout le temps !

Mode d’emploi : Pour une personne, faire revenir dans une grande poêle (faut de la place !) un oignon découpé en petits cubes avec un peu de sel et d’huile d’olive. Quand il commence à dorer, ajouter deux grosses poignées de légumes-feuilles au choix (épinards, cresson, roquette, poireau finement émincé, chou kale, chou vert, chou chinois, chou noir toscan, etc… ici des blettes à couper de mon potager ;)), poser un couvercle et faire « tomber » le tout, c’est à dire, cuire juste ce qu’il faut pour que les feuilles soient tendres mais conservent leur belle couleur verte (cela ne prend que quelques instants pour des légumes feuille, un peu plus pour les poireaux). Saler, poivrer, ajouter éventuellement un peu d’origan, mélanger, puis mettre de côté tous les légumes dans un coin de la poêle. Ajouter un tout petit peu d’huile (pas sur les légumes, là où la poêle est vide !), puis déposer 3 galettes (la portion idéale de glucides pour un repas de midi qui « cale » bien) pliées en quatre. Poser un couvercle, laisser cuire 3 ou 4 minutes, le temps que le fond devienne un peu croustillant, et le dessus délicieusement souple.

Saupoudrer éventuellement d’un peu parmesan, c’est tout !

À noter que l’on peut évidemment rajouter une protéine, par exemple un blanc de poulet découpé en petits morceaux et mis à poêler en même temps que les oignons (ou un steak haché bio, deux œufs au plat…).

 

 

⇒ Idée N°2 :

Les galettes de sarrasin « fond de quiche »…

 

Là je ne peux pas vous donner la recette exacte de cette tourte au colin, champignons et blé noir, car elle sera dans un livre qui doit sortir cet hiver 😉

Mais le principe est simple : quand vous vous sentez atteints de flemingite aigüe, disposez 3 galettes de sarrasin au fond d’un moule à tarte ou à clafoutis, sans oublier de huiler* un peu le moule ainsi que chaque galette au pinceau. Versez ensuite la préparation de votre choix (genre mélange œufs/lait/fromage pour quiche lorraine, quiche au poisson, quiche aux légumes…) et enfournez ! C’est très bon, beaucoup plus simple à préparer qu’une pâte brisée maison… et beaucoup plus sain qu’une pâte brisée du commerce !

La petite « touche » super gourmande en plus ? Mixez deux galettes avec deux cuillerées à soupe d’huile d’olive, et versez le tout sur votre quiche avant d’enfourner : ça fait comme une sorte de délicieux crumble qui croustille sous la dent…

*je n’ai pas testé, mais en “huilant” le plat et les galettes avec du beurre fondu, ça doit pas être mal non plus (ça doit être à cause du concours de kouign amann que cette idée saugrenue me trotte dans la tête…)

 

 

⇒ Idée N°3 :

Les « tagliatelles » de crêpes de sarrasin…

 

Et là, je ne suis pas peu fière de ma trouvaille 😉 Sauf que bien sûr, j’imagine qu’une fois de plus, j’ai dû inventer ça après tout le monde mais bon, pour le cas où certains d’entre vous auraient la bonté pour moi de ne pas y avoir encore pensé, je vous donne le truc :

Roulez une galette de sarrasin (pour gagner du temps, on peut en rouler deux ou trois ensemble), puis découpez le rouleau ainsi formé avec une paire de ciseaux. On obtient des sortes de tagliatelles, qu’il ne reste plus qu’à poêle quelques instants dans une poêle chaude avec de l’huile d’olive (en posant un couvercle) : le nec plus ultra ? C’est quand les « tagliatelles » sont croustillantes dessous et toutes souples, presque un peu élastiques dessus. Ne surtout pas mélanger, au risque de faire de la bouillie !

C’est juste irrésistible avec… heu, avec tout, en fait 😉 : De la salade, des légumes, du poisson, un rôti ou une viande mijotée (comme ici ce bon plat de veau au rosé et aux olives, recette corse traditionnelle, que d’ailleurs, il faudrait qu’un jour je pense à vous donner sur le blog !).

 

 

⇒ Idée N°4 :

La galette sucrée poire-coco qui me fait chavirer…

 

Faites chauffer une cuillerée à café d’huile de coco dans une poêle. Y déposer une galette de sarrasin, laissez dorer 3 minutes, le temps que -tant pis je me répète- le dessous soit un peu croustillant et le dessus délicieusement souple. Replier la galette chaude en quatre, la garnir de compote de poire un peu épaisse, puis d’une lichette de crème de coco nature. C’est sans sucre ajouté, et pourtant tellement bon qu’à choisir entre ça et un gâteau du pâtissier, mon choix est fait !

Testez-moi ça à l’heure du goûter 😉

 

Sur ce, je vous promets de revenir très vite pour vous parler du fameux truc « extraordinaire » 😉 Mais pour une fois, ça ne sera pas un livre… ni des stages.

Héhé, je vous laisse vous creuser un peu la tête.

Un indice ? Ça fait mêêêêêêh.

 

PS : Normalement ça y est, hourraaaaa, on a enfin réglé le problème des notifications ! Là, quand je vous réponds, vous devriez recevoir un mail vous prévenant que j’ai répondu. Vous me direz si ça marche ? 😉

J’espère que oui, sinon je ne réponds plus de rien !

Attention : Lorsque vous laissez un commentaire, vérifiez bien que la case cochée soit “Seulement les réponses à mes commentaires”

Dans le cas contraire, cochez bien vous même “Seulement les réponses à mes commentaires”, et surtout pas “s’abonner” ou “ne pas s’abonner”.

Car sinon, vous risquez, soit de ne rien recevoir du tout, soit de recevoir sur votre boîte mail tous les messages laissés par les visiteurs de ce blog, et toutes mes réponses !

{ La feuille d’automne…}

5 octobre 2018

{ La feuille d’automne ♫♬♩…}

Chips de sarrasin (attention, recette de méga-fainéant)

♥ Sans gluten ♥ Sans lait ♥ IG très bas ♥

 

Chips de sarrasin 1L’une d’entre vous m’a bien fait rire, en supposant que ma « disparition » de ce blog depuis 3 semaines était peut-être due au fait que le coup du stage, c’était une blague, et que je ne savais pas comment vous l’annoncer… Meuuuh nooon c’était pas une blague (mauvaise langue ! ;)). Ma « disparition » tient à des choses beaucoup plus prosaïques. Je suis, comment dire, horriblement débordée. Je sais, ça je vous l’ai déjà dit, plein de fois. Mais je viens de découvrir qu’après la lessive qui lave plus blanc que blanc, on peut aussi être plus débordée que débordée.

J’ai toujours plein d’enfants, une maison à entretenir, des livres à faire chaque jour avec des recettes, des photos, etc. pour ça, rien de changé. Avant, on se partageait bien les tâches, mon mari et moi, mais là, pour l’instant il n’a plus de main droite, juste un gros pansement, genre gant de boxe blanc (ou moufle de ski XXL « spécial Yeti », ça aide aussi à visualiser le truc). Evidemment, il n’est pas bien doué avec sa main gauche, donc non seulement il m’aide moins, mais en plus, comme il veut m’aider quand même, il fait des bêtises ! En ce moment, j’ai donc sept enfants au lieu de six, voilà, c’est ça le truc.

Mais non, je ne « cumule » pas tant que ça les em*erdes. C’est juste que proportionnellement, quand on a six enfants, on a trois fois plus « d’imprévus » que quand on n’en a que deux. Il me faut donc trois plus de patience, et le gros souci, c’est que j’en ai trois fois moins (c’était le quart d’heure de mathématiques, vous me résoudrez ça pour lundi).

Bref, pour en revenir à notre projet de stage, je suis quand même un peu effrayée, j’avoue 😉 Vous êtes si nombreux à m’avoir dit « pourquoi pas ? » (quand ce n’était pas carrément, « j’arrive, c’est quand, c’est où, je suis déjà dans le train…) que pour finir c’est pas un stage qu’on va faire, c’est une manif ! Si vous venez tous d’un coup (une bonne centaine), on risque de se faire remarquer, hein, ils vont croire qu’on arrive tous pour une ZAD ou une rave-party, ça risque de finir au poste cette histoire.

Chips de sarrasin 2Et puis ces 100 personnes, qui va les encadrer, hein ? Comment que je vous réveille déjà, moi le matin hein ? Quand j’aurai fait sortir tout le monde du lit, y sera déjà l’heure de la sieste… On pourrait embaucher un vieux sergent major à la retraite pour vous faire lever plus vite, mais vous imaginez un peu le truc ? Chant des petits oiseaux matinaux, glouglou de la rivière, bêêêê poétique des biquettes, irrésistible senteur d’une brioche qui cuit pour le cours de cuisine du matin… et là dessus, une grosse voix tonitruante… « Allez hop, filez-droit vers la salle de topo, du nerf !, une-deux-une-deux, qui c’est qui m’a mis des trouffions pareils !, me ferez 20 pompes le rigolo qui vient de rater son gâteau !, hep hep hep où vous allez là ?, corvée de patates pour le saltimbanque qui rigole là bas !, quand Marie Chioca dit une ânerie on répond chef-oui-chef et on rit pas comme un imbécile !!! ».

Bref, je me dis que 25 personnes, c’est déjà bien, on se le fera sans service d’ordre, comme des grands ;). Dans quelques semaines (peut-être courant janvier) je vous donnerai les dates, le programme, les tarifs, etc. je suis en train de voir ça avec la dame qui nous recevra dans sa ferme pédagogique (oui parce que chez moi, déjà c’est pas très grand, et en plus, ya des enfants qui traînent dans tous les coins). Mais j’essaierai de ne laisser personne sur le quai, il vous faudra peut-être juste attendre un peu que je puisse, un jour, refaire un autre stage s’il n’y a pas assez de place au premier. Mais tout, ça, on en reparle dans quelques temps 😉

Merci en tout cas pour tant d’enthousiasme ! 🙂

 

Chips de sarrasin 3Pour sauter du coq à l’âne, j’ai beaucoup fréquenté les hôpitaux ces derniers temps, et une chose m’a frappé : quand tu as la dalle, genre parce que tu attends ton mari qui devait être fini d’opéré à 10H sauf que là il est 13H45 et que tu en es à te demander si, en t’évanouissant devant l’accueil pour simuler une grosse hypoglycémie, ils vont te filer à bouffer (ou te flanquer un coup de défibrilateur, c’est pour ça que tu hésites), bref, disais-je, quand tu as grave la dalle, il y a les dis-tri-bu-teurs ! Et les distributeurs de bouffe dans les hôpitaux, il faut le savoir, sont sponsorisés par le service de diabétologie de chaque hôpital (enfin, je pense). Du coup moi je pose la question, pourquoi, pourquoiiiii n’y a-t-il rien pour les gens qui veulent manger sain dans les distributeurs de nourriture ? J’ai déjà vécu ça à la piscine (quand tu sors de l’eau avec assez faim pour manger un morse à la mayonnaise mais que tu te rappelles que zut, si tu viens de nager 1H, ça serait bête de tout reprendre, et que tu vas donc opter pour… ben, une bouteille d’eau minérale, parce que tout le reste est un cataclysmique pour ta ligne). Bref, mesdames et messieurs les remplisseurs de distributeurs, s’il vous plaît, mettez-nous aussi des petits encas sains : des sachets d’amande, des biscottes complètes, des cookies de Marie Chioca (bah, on peut rêver…), des gourdes de compote de fruit sans sucre ajouté. Ça sera mieux pour tout le monde non ? Merci.

Et c’est là que vous allez voir, cette parenthèse n’avait pas totalement rien à voir avec la suite : car un de ces fameux jours où j’étais en train d’envisager si j’allais craquer sur un Twix, un Kinder Bueno ou un énorme sablé breton à la confiture, mais que j’avais conclu que j’allais plutôt continuer à mourir de faim, je suis tombée dans une sorte d’état cotonneux où le cerveau fait défiler devant les yeux tous les restos dans lesquels on va se ruer dès qu’on aura récupéré le mari avec son gant de boxe unilatéral. Une pizzeria, mamamia… Une crêperie, holàlà. C’est si bon, les galettes de sarrasin. Pourquoi qu’ils n’en mettent pas dans les distributeurs ? Parce que c’est mou et pas facile à faire passer par la petite trappe OK, surtout quand c’est garni… et pourquoi qu’ils ne les deshydrateraient pas, pour les mettre dans des sachets de chips ?

Et bingo, c’est comme ça qu’est née cette recette… pendant une de ces divagation pré-comateuse comme je sais si bien les faire quand j’ai faim.

Un jour je vous expliquerai pourquoi je suis archi-fan des galettes de sarrasin. Mais là, je vous laisse juste vous ébaudir devant cette recette tellement simple, que c’est à peine si on peut l’appeler « recette »…

Vous allez voir, à l’apéro, c’est quelque chose 😉

(Et je vous raconte même pas le malheur que ça ferait dans un distributeur !)

Chips de sarrasin 4

Mes premières “photos d’automne 2018″… Il a fallu être patiente (moi qui aime tant photographier cette belle saison !), car c’était vraiment un trèèès long été indien. (Et hop, après “la feuille d’automne”, encore une chanson à la gomme qui va nous trotter une semaine dans la tête ;))

 

Ingrédients pour 4 personnes environ

Préparation : 5 min

Cuisson : 5min

  • 4 à 6 grandes galettes bretonnes pur sarrasin du commerce (on en trouve des bio super bonnes et pas trop chères maintenant dans les GMS)
  • Un chouïa d’huile d’olive
  • Un peu de piment doux (optionnel)
  • 1 goutte d’huile essentielle d’origan (optionnel).

Chips de sarrasin 5Préchauffer le four à 210°, si possible en chaleur tournante.

Déposer une feuille de papier cuisson au fond d’une grande lechefritte. La huiler au pinceau (ça suffit, point n’est besoin de rajouter de l’huile sur les « chips »).

Découper les galettes de sarrasin (en les laissant superposées pour gagner du temps !), soit avec une roulette à pizza pour former des petits triangles ou des losanges, soit avec un joli emporte-pièce comme le mien ;), mais dans ce dernier cas, il y aura des « chutes » de galette (on peut les poêler rapidement au repas suivant dans un peu d’huile d’olive pour accompagner des légumes, c’est très bon !) .

Enfourner les « chips » 5 min en surveillant bien : dès qu’elles deviennent dorées, c’est cuit ! Il faut toutefois les laisser entièrement refroidir pour qu’elles gagnent en croustillant car au sortir du four, elles sont encore un peu tendres, c’est normal.

Refaire une, deux autres fournées (ça dépend de la taille du four et du nombre de galettes).

On peut ensuite les saupoudrer d’un soupçon de piment doux ou de paprika.

Pour une saveur « origan », il faut préalablement diluer une goutte (et une seule !) d’origan compact dans un peu d’huile d’olive, et se servir de cette huile pour huiler le papier. Car si on saupoudre les « chips » d’origan séché, il n’accroche pas, et se sauve dès qu’on manipule lesdites chips…

À conserver dans un bocal bien hermétique.

 

Chips de sarrasin 6

Ci-dessus, les chips “nature”, c’est déjà très bon ! Il n’est même pas utile de rajouter du sel…

Chips de sarrasin 8

L’étang où je baigne mon toutou (quand il veut bien y aller… heu, sans moi, merci). Les feuillages commencent à peine à changer de couleur, mais au coucher du soleil, c’est déjà joli.

Chips de sarrasin 9

Avec une petite touche de piment ou de paprika, ça fait encore plus “feuille d’automne” ! (Y’a des fois, franchement, pour dire ça je ferais mieux de m’abstenir de mettre des légendes…)

Chips sarrasin 10

Bon week-end à tous 🙂

 

{ Les sept méthodes « magiques » pour des cookies de fainéants }

17 septembre 2018

 

{ Les sept méthodes « magiques » pour des cookies de fainéants }

… Plus quelques infos importantes en fin d’article

 

Merci, beaucoup (beaucoup !) pour vos si nombreux messages suite à la sortie de mon dernier livre sur les goûters faciles du quotidien… J’espère que vous en profitez bien, et que dans votre maison ça sent bon la cannelle, le chocolat, l’orange, les amandes grillées ou le caramel, entre autres… Que vos boîtes et bocaux sont remplis de tout un tas de petites choses saines et délicieuses où vos enfants plongent la main avec délice ;). Ici, c’est un peu tristounet (pas trop quand même faut pas charrier) car il y a déjà deux mains en moins pour piocher dans mes pots de biscuit : celle de mon grand fiston, parti faire ses études au loin (ça y est…) et celle de mon cher-et-tendre, qui a eu un accident la semaine dernière et va devoir passer plusieurs semaines avec une grosse attelle (ça passe pas par le goulot du pot, une attelle pareille… mais il a très vite appris à piocher avec la main gauche). J’ai d’ailleurs passé une semaine épouvantable, j’ose à peine vous raconter : Vendredi, accident de voiture de mon plus grand fils. Bagnole complètement bou-sil-lée, en accordéon sur un rocher, mais lui, juste une petite coupure. Trois jours après, le même fiston bêchait avec beaucoup d’enthousiasme (un peu trop d’enthousiasme?) le jardin de son maître de stage. Le manche se casse d’un coup, bing, retour en pleine figure. Tout un tas de points de suture, un œil poché, la moitié de la face complètement tuméfiée. L’accident de voiture, c’était de la gneugneute à côté… Deux jours après, paf, mon mari aux urgences pour une grosse coupure à la main, deux tendons sectionnés (il ne bouge plus les doigts !) opération dans la foulée, trois allers-retours aux urgences trois jours de suite. Quatre jours après, départ de l’autre fiston pour “un pays très lointain” (l’Italie. Ben quoi, on ne se moque pas d’une pauvre mère poule ^^), et là j’ai pas eu le temps de pleurer tant que ça vu que je devais déjà consoler les petites sœurs transformées en fontaines. Voilà, alors maintenant, je digère un peu tout ça… Et savoure mon bonheur qu’au final, il n’y ait rien eu de trop grave.

Bref revenons à nos cookies… Merci encore pour vos retours si enthousiastes sur les recettes du livre, ça me fait tout chaud au cœur si vous saviez 🙂

Et pour celles et ceux qui auraient promis à leur famille -sous peine d’être tondus !- de ne plus JAMAIS acheter dorénavant le moindre livre de Marie Chioca, je voudrais au moins partager ceci avec vous : les méthodes faciles (et rapides) pour faire des biscuits.

Je précise, des méthodes vraiment faciles.

Parce que pour faire des biscuits, il y a la méthode de nos mémés : fariner le plan de travail, étaler la pâte avec un rouleau, découper des petites formes à l’emporte pièce, refaire une boule avec la pâte qui reste, re-fariner le plan de travail, ré-étaler la boule de « chutes », redécouper des petites formes, refaire une boule avec les chutes, etc. puis tout nettoyer. Et puis il y a les méthodes de fainéants qui m’ont changé la vie ! Celles qui permettent de faire des cookies en toute situation, même les semaines un peu rocambolesques, si vous voyez ce que je veux dire…

Je vous laisse les découvrir ici, et vous donne rendez-vous juste après pour quelques infos en vrac !

 

Méthode 1 : Les cookies découpés en tranches

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Toutes celles qui sont faciles à modeler en boudin (donc, ni trop molles, ni trop sableuses : voir par exemple dans mon livre les sablés aux noix et muscovado page 37), mais aussi qui contiennent une matière grasse pouvant durcir au frais (beurre, huile de coco…) afin de pouvoir y découper des tranches sans que le boudin ne se déforme trop.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – Former un boudin de pâte.

2- L’emballer dans du papier ou du film alimentaire, puis le laisser un peu durcir au frais, soit 15 min au congélateur, soit au moins 2H au réfrigérateur (peut aussi rester une nuit au frigo sans souci.)

3- Découper des rondelles de pâte d’environ 1cm d’épaisseur, les déposer sur une plaque, puis enfourner.

⇒ Conseils :

– Attention, certaines pâtes contenant beaucoup d’huile de coco peuvent vraiment beaucoup durcir au frais (au point de ressembler quasiment à de la bougie !). Si besoin, les laisser un peu revenir à température ambiante s’il est trop difficile d’y découper des tranches.

– Évitez de mettre dans la pâte à cookies des ingrédients un peu trop durs (par exemple, de très grosses pépites de chocolat, ou des amandes), car ils pourrait compliquer la découpe. Dans tous les cas, utilisez un couteau lisse (sans dents) et bien aiguisé.

 

 

Méthode 2 : Les cookies façon « tuiles », à la cuillère

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Toutes celles qui sont assez fluides, voire liquides (par exemple dans mon livre les tuiles sans œufs aux noix et jus de pomme de la page 49).

Avantages : La plus facile et rapide des méthodes, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – Avec une cuillère à soupe pas trop grande, prélever des cuillerées de pâte, et déposer des petites « flaques » sur une plaque garnie de papier cuisson.

2- étaler un peu si besoin (avec le doigt ou à la cuillère) car les tuiles bien fines sont plus croustillantes.

3- Enfourner puis bien surveiller car ce sont les biscuits qui cuisent le plus vite…

⇒ Conseils :

– Attention, certaines pâtes s’étalent vraiment beaucoup à la cuisson : ne serrez donc pas trop les biscuits sur la plaque.

– Quand la pâte contient du beurre (ou de l’huile de coco) fondu, elle reste très fluide tant qu’elle est tiède, mais peut ensuite figer et épaissir en refroidissant. Dans ce cas, déposez à la cuillère des petits « tas » au lieu de petites flaques, et aplatissez-les avec la paume mouillée.

– Après cuisson, vous pouvez au choix laisser refroidir sur une grille, ou sur des rouleaux à pâtisserie : dans ce dernier cas, on obtient une forme galbée plus « traditionnelle », mais c’est tout à fait facultatif.

 

 

Méthode 3 : La méthode de la cuillère à glaces

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Toutes ! Qu’elles soient sablées, un peu liquides, épaisses… C’est la plus universelle des méthodes (voir par exemple la recette des cookies « XXL » aux noix de pécan page 39).

Avantages :

Rapide, très facile, aucune chute. Convient même aux pâtes super collantes, qui seraient très difficiles à modeler à la main (comme les cookies « super sages » page 28) Attention toutefois d’avoir une cuillère à glace adéquat (avec un système pour décrocher automatiquement la boule de pâte, voir photo).

Comment procéder ?

1 – Prélever un peu de pâte, l’équivalent d’une cuillère bien arasée.

2- Déposer la « boule » sur une plaque. Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

3- Avec la paume (éventuellement mouillée pour éviter que ça colle, mais tout dépend des pâtes), écraser les tas de pâte pour former les cookies.

⇒ Conseils :

– Attention à la contenance des cuillères : avec les plus courantes (diamètre 5cm) on fait des cookies XXL (miam !). Il existe aussi des cuillères de 4cm, vraiment idéales à mon sens pour des cookies de taille plus courantes. Mais avec une cuillère de 3cm (cuillère à melon), on peut aussi réaliser des mini-cookies très sympathiques…

 

 

Méthode 4 : La roulette à pizza

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – étaler la pâte avec les mains mouillées (ou un rouleau, au choix) sur une plaque.

2- Pré-découper des carrés, des losanges ou des rectangles. Ne même pas chercher à les détacher.

3- Enfourner tel quel. À la sortie du four, il est très facile de séparer les biscuits. Les laisser refroidir sur une grille.

⇒ Conseils :

– Attention, les biscuits situés sur les bords sont généralement un peu plus dorés et croustillants que ceux du centre. Si on le souhaite, il est possible de remettre 5min au four à 180°C ceux qui sont restés un peu moelleux (sauf si on les aime comme ça !), ils se conserveront mieux.

– Évitez de mettre dans la pâte des ingrédients un peu trop durs (par exemple, de très grosses pépites de chocolat, ou des amandes), car ils pourraient compliquer le découpage à la roulette.

 

 

Méthode 5 : La roulette à pizza, bis (cookies en triangle)

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute. Assez joli au final (voir par exemple les triangles sablés à l’huile d’olive et au citron page 30).

Comment procéder ?

1 – étaler la pâte avec les mains mouillées (ou un rouleau, au choix) sur une plaque, en formant un disque.

2- Pré-découper le disque en parts avec une roulette.

3- Enfourner tel quel. À la sortie du four, il est très facile de séparer les triangles les uns des autres. Les laisser refroidir sur une grille.

⇒ Conseils :

– Une fois que les triangles sont détachés et sur la grille, laisser refroidir avant de juger de leur texture (rappel : cette règle s’applique absolument à tous les cookies !). S’ils restaient malgré tout un peu moelleux, il est possible de remettre les triangles 5min au four à 180°C. Ils se conserveront mieux ainsi.

– Évitez de mettre dans la pâte des ingrédients un peu trop durs (par exemple, de très grosses pépites de chocolat, ou des amandes), car ils pourrait perturber le passage de la roulette.

 

 

Méthode 6 : Le cookie géant à partager

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute. Très convivial au moment de partager le cookie (voir par exemple le cookie géant au chocolat, amandes et écorces d’orange page 27) !

Comment procéder ?

1 – étaler la pâte avec les mains mouillées (ou un rouleau, au choix) sur une plaque, en formant un grand disque.

2- Enfourner tel quel.

3- À la sortie du four, laisser refroidir sur une grille, puis servir le cookie. Laisser les « gourmands » le briser, c’est plus rigolo (on peut aussi le briser soi-même et ranger les morceaux dans un pot.)

⇒ Conseils :

– Attention, le cœur du cookie géant est toujours un peu plus moelleux que les bords. Si on le souhaite, il est possible de remettre 5min au four à 180°C les morceaux de cookies restés un peu moelleux, ils se conserveront mieux.

– On peut aussi ne même pas chercher à donner une forme de disque à la pâte, et se contenter de l’étaler n’importe comment (du moment que l’épaisseur de pâte reste plus ou moins uniforme, sinon la cuisson serait compliquée). Une fois les morceaux détachés et dans un bocal, il n’y a aucune différence, et c’est encore plus rapide ainsi !

 

 

Méthode 7 : Les cookies traditionnels à la main

 

 Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides ou collantes.

Avantages : Rapide, facile, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – Prélever une petite quantité de pâte (environ de 25 à 30g, selon les recettes, soit l’équivalent d’une prune reine-claude).

2- Former une petite balle en amalgamant la pâte entre les mains.

3- L’écraser sur une plaque, puis renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

⇒ Conseils :

– Si la pâte colle un peu, on peut se mouiller légèrement les mains, c’est très efficace !

– Comme pour les cookies « tuiles », ceux découpés en tranches et ceux à la cuillère à glaces, ceux-ci sont généralement bien cuits à cœur d’emblée (mais on peut toujours les remettre un peu au four, 5 min à 180°C sur une grille, s’ils restaient un peu moelleux après refroidissement. Cela aide à mieux les conserver.)

 

Conseils et photos tirés de mon dernier ouvrage :

Acheter cet ouvrage directement sur le site de mon éditeur

Acheter cet ouvrage sur le site de mon libraire-partenaire Decitre

 

 

Et maintenant, les infos 😉

– Déjà, on me demande de relayer auprès de mon « réseau niçois » (cet expression m’a fait sourire, ça sonne un peu comme une association de malfaiteurs) l’info suivante : Terre Vivante sera présent au festival du livre de Mouans-Sartoux (près de Grasse dans le 06), avec tous mes livres. Alors si cela vous tente de venir en feuilleter quelques uns… rendez-vous les 5, 6 et 7 octobre (moi hélas je n’y serai pas, mais vous y rencontrerez Corinne, une bien charmante personne de l’équipe Terre Vivante)

 

Concernant ce blog maintenant… il se passe des tas de petites choses en douce 😉

 

– Bon, déjà, les centaines de photos qui s’étaient fait la malle lors du 3ème déménagement (celui de l’automne dernier) sont revenues ! Pas toutes seules hein, hélas… Mais elles ont toutes été repêchées, mission accomplie !

Vous pouvez donc à nouveau vous balader dans les anciens articles, c’est beaucoup moins déprimant maintenant… Et si par hasard, que dis-je, si par un abominable malheur, vous rencontriez encore un tout petit carré bleu avec un point d’interrogation au milieu (ce qui signifie, en langage de blog, “Ici il y avait une chouette photo mais maintenant elle n’y est plus parce que je l’ai bouffée, gnark gnark gnark !” alors dites-le moi mais par pitié, en prenant tous les ménagements, le tact et le doigté possibles car je suis une petite personne très sensible. Bon, en gros ça veux dire que j’en ai marre de ces déconnades bloguesques, et que si je trouve encore un truc qui foire et bien mon ordinateur passe par la fenêtre !!! (je suis au rez de chaussée, mais quand même ça me fera du bien). (Oui, je sais c’est injuste, l’ordi n’y est pour rien, j’essaierai donc juste de dire un gros mot pour voir si ça suffit à me faire débouillir). (Oui, débouillir, ça existe.).

– Quelques articles ont complètement disparu (mais alors complètement !) et ça, impossible de les repêcher comme pour les photos. Il s’agit des plus anciens, ce qui est un peu tristounet (j’ai perdu par exemple mon tout premier article, « Bienvenue sur Saines Gourmandises », ça me fait un peu quelque chose). Si vous y tenez, je peux essayer d’aller rechercher sur un très vieil ordinateur à pédales, remisé depuis au grenier, les sauvegardes que j’en avais fait il y a 8 ans. Dites-moi…

– Toujours dans la famille bug-qui-fait-suer : il semblerait que depuis quelques temps, vous ne receviez plus mes notifications de réponses à vos commentaires… Est-ce que vous confirmez ? Est-ce que certains d’entre vous continuent tout de même à recevoir des notifications pour mes réponses ? Sinon, je me dis que ça doit être galère pour vous de devoir « farfouiller » parmi les centaines de commentaires pour vérifier chaque jour si, par hasard, j’ai répondu… ou si je répondrai plutôt demain… ou dans 10 jours…

Une chose est sûre : je réponds à tout le monde ! Cela peut parfois prendre un peu de temps (désolée) mais ne vous découragez pas, sauf mention contraire (quand je préviens bien, juste une ou deux fois par an, que cette fois-ci je ne pourrai pas répondre aux commentaires de tel article précis) je réponds toujours, avec plaisir ! Je « repêche » aussi, parfois des commentaires que je retrouve en spam. Donc là encore, pas de découragement, si vous ne voyez pas votre commentaire s’afficher, je le trouverai probablement quand même un jour dans la corbeille de spams, et une fois validé il apparaîtra enfin sur le blog (avec sa réponse ;))

– J’ai embauché quelqu’un pour passer mon blog en HTTPS, il paraît (si j’ai bien compris) que c’est important pour des raisons de sécurité, bref, ce genre de truc, c’est comme le ménage : quand c’est pas fait, c’est très embêtant, mais quand c’est fait, personne ne le remarque… (Bouhouhou, que c’est décourageant…)

 

Voilà pour le blog, passons à toute autre chose maintenant.

 

– Est-ce que certains d’entre vous seraient intéressés par des vacances/stages de cuisine dans le Vercors en septembre prochain ? Car je réfléchis un peu à une sorte de formation théorique et pratique, avec des « cours » pour apprendre (ou réviser) les bases d’une alimentation saine, des ateliers de cuisine, des bons repas bio et à IG bas (objectif, semaine de vacances où on se régale tous les jours et où on revient plus mince qu’en partant ;)), mais aussi de jolis moments de balade, de repos, de baignades dans la rivière, bref, je voudrais que ce soit pour vous de chouettes vacances utiles, pas un stage commando !

Ce n’est pas encore sur pied, mais juste une idée qui me trotte dans la tête… Et je ne peux vraiment qu’en septembre, la deuxième quinzaine de septembre 2019 plus exactement. Y aurait-il des personnes intéressées?

Voilà, sur ce je vous laisse enfin… à très vite 🙂

{ Hop, je reprends un biscuit, c’est bon pour ma ligne…}

3 septembre 2018

 

{ Hop, je reprends un biscuit, c’est bon pour ma ligne…}

Mes bons goûters du quotidien

50 recettes saines et rapides pour petits et grands

 

Quand j’étais petite -et hélas déjà un peu rondelette- j’ai passé pas mal de récréations à loucher sur les goûters des copains, lesquels sortaient de leurs cartables des trucs épouvantablement tentants qui me faisait paraître bien nase la pauvre banane placée dans ma poche par une petite maman qui se souciait déjà beaucoup de notre santé… Puis j’ai craqué, j’avoue, et demandé à avoir moi aussi des goûters « comme tout le monde ». Là on s’est retrouvé, ma sœur et moi, à se faire au retour de l’école des monstrueuses tartines genre pain blanc + beurre + Nutella (mais comment avons-nous pu survivre à ça ;)). On était aussi très très fans des délicieux biscuits genre « Guet Apens®» (les bien-nommés), Chamonix®, Kango® et toutes ces sortes de choses… Bref, c’était rigolo comme tout, mais ça ne nous a pas franchement fait du bien à la silhouette 😉

Ado, je ne compte plus les « Yes® » (vous avez connu ça aussi ? La TUERIE !) que j’ai dévoré dans le distributeur du lycée (ils ont fait fortune grâce à moi et sont partis au Caraïbes, c’est pour ça qu’on n’en trouve plus de nos jours), bref, désolée de casser un mythe les gars, mais la réalité c’est que je ne suis pas « sage » depuis ma naissance Côté goûters j’ai même fait à peu près toutes les bêtises possibles… y compris celle de le supprimer complètement quand j’ai commencé à prendre ma santé beaucoup plus en main.

Car oui, c’est une bêtise de supprimer le goûter. Ça je l’ai découvert très tard, à plus de 35 balais, quand la diététicienne Brigitte Fichaux me l’a expliqué lors de notre ouvrage à quatre mains sur la minceur durable : Prendre un goûter, cela peut vraiment nous aider à mincir… à condition que le goûter soit équilibré !

À priori, ça devrait donc être facile, il suffirait d’acheter des biscuits bons pour la silhouette et la santé, puis de se régaler, puis de mincir. Fastoche, et trop cool.

Tuiles aux amandes sans beurre

Des petites tuiles aux amandes (sans beurre) improvisées avec ma louloute de 10 ans cet hiver (je me souviens de la bonne odeur des biscuits qui cuisaient au four, si réconfortante alors que la neige tombait dehors). J’ai aussi été bluffée par la simplicité de réalisation, qui se réduit à mélanger tous les ingrédients dans un saladier, avant de déposer des petites flaques de pâte à la cuillère sur le papier cuisson…

Oui, sauf qu’en vrai, vous pouvez vous lever de bonne heure, prendre une loupe, coiffer la casquette de Sherlock Holmes et scruter les étiquettes ; des goûters « tout prêts » vraiment sains (c’est à dire réalisés avec des ingrédients non raffinés, si possible à IG bas pour que le goûter « cale » vraiment et apporte plein de bonnes choses sans calories vides), que ce soit pour vos enfants ou pour vous, et bien il n’y en a pas. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché dans les rayons diététiques des GMS, autant que dans les magasins bio… Les plus « complets » des biscuits ou gâteaux proposés affichent une farine T80, et pour ce qui est des sucres non raffinés, chou blanc sur toute la ligne ! Parfois il y a bien du muscovado ou du sucre de coco (c’est rare !) à la place du sucre blanc, mais pour le reste des ingrédients c’est de la farine blanche, de l’amidon, des céréales maltées… Bref, quelque chose ne tourne pas très rond dans notre petit monde où tant de professionnels nous recommandent, en théorie, de manger des produits sains… et où c’est si compliqué, en pratique !

Alors après avoir rêvé en vain pour moi et mes enfants de biscuits et de gâteaux aux farines et sucres non raffinés, aux matières grasses de qualité, j’ai vite fini par mettre la main à la pâte. Mais dans la « vraie vie », QUI a le temps de passer au quotidien un temps fou en cuisine pour fignoler des merveilles de petits biscuits fourrés en forme de tête d’ourson ? Très peu d’entre nous en vérité (et certainement pas moi !). Il nous faut de l’express, du très simple, du sain, et surtout du gourmand !

A ces conditions seulement on peut se permettre de préparer des goûters maison, et j’espère que ce nouvel ouvrage vous y aidera beaucoup car j’y partage avec vous, fruit de mon expérience de maman archi-débordée 😉

⇒ Des recettes express…  Car il existe plein de petites astuces pour gagner un temps fou lors de la préparation de bons goûters : par exemple, faire cuire une plaque entière de pâte à madeleines que l’on redécoupe ensuite en petits cubes… c’est tellement plus rapide que de remplir avec une cuillère à café 36 petites empreintes individuelles ! Ou encore, s’aider d’une cuillère à glace pour confectionner des cookies… Vous découvrirez au début du livre 7 méthodes « magiques » pour simplifier au maximum la confection de biscuits, mais aussi bien d’autres astuces tout au long des recettes de ce livre (par exemple, des gâteaux cuits en 10 min à la poêle, ou dont les ingrédients sont mesurés avec un simple pot de compote vide). Les temps de préparation – excepté quelques rares recettes un peu plus élaborées du dernier chapitre- n’excèdent généralement pas 10min.

Cookies à la cuillère à glace

L’astuce de la cuillère à glace pour façonner les cookies, c’est vraiment LE truc qui simplifie la vie, parole de maman…

⇒  …Faciles… La seule « compétence technique requise » consistant à savoir mélanger des ingrédients dans un saladier… ou au mixeur. Ça devrait pouvoir le faire là 😉 De toute façon, je vous avoue qu’au quotidien même moi ce sont les seules recettes que j’ai envie (et le temps) de cuisiner pour les goûters de mes morfalous !

⇒ … Super saines…Farines et sucres non raffinées, noix, noisettes, amandes, chocolat noir, fruits frais, etc. ici, pas besoin de scruter d’un air inquisiteur les listes d’ingrédients : Que ce soit pour vos loulous ou pour vous, c’est du tout bon ! Certes, les biscuits et gâteaux sont peut-être un peu plus « bruns » que ceux auxquels vos enfants sont habitués, mais ils seront vite conquis après les avoir goûtés ! (À noter que presque toutes ces recettes sont à IG bas, et beaucoup sont sans lait et/ou sans œufs et/ou vegans.)

⇒ … Abordables… Que ce soit en matière de prix ou d’accès aux ingrédients, il nous faut au quotidien des produits qui, un, n’explosent pas notre porte-monnaie, et deux, sont faciles à trouver… Voilà pourquoi j’ai privilégié ici les ingrédients « de base », ceux que nous sommes à peu près tous habitués à utiliser. Je suis un peu navrée pour les aventuriers qui rêvent de recettes à l’originalité épatante du genre cookies crus à la poudre de lucuma, sève de kitul et farine de souchet : Certes, ça pourrait être très chouette en matière de découverte, mais dès lors qu’il s’agit de goûters pour le quotidien, j’ai un faible pour le pratico-pratique !

Côté budget, seules quelques recettes contiennent par exemple de la purée d’oléagineux (un « must » pour remplacer le beurre dans pas mal de cas), mais en petite quantité car il s’agit hélas d’un produit assez onéreux.

⇒…Gourmandes !… Parce que le goûter, avouons-le, restera toujours un petit moment de gourmandise qui fait du bien… Certes, une bonne tranche de pain avec du chocolat, un fruit parfaitement mûr avec quelques noix à picorer, cela peut déjà constituer un excellent goûter (vous retrouverez aussi à la fin du livre des idées pour « goûters en kit » sains et équilibrés, mais aussi de boissons). Mais quand on met la main à la pâte, autant que le résultat soit vraiment super bon 😉

Mini-cakes aux pépites de chocolat

Ici, des petits cakes aux pépites de chocolat, tout simples (les ingrédients se mesurent en pots à yaourt) et super moelleux… Et pour leur donner ce petit goût si proche (en meilleur !) de ceux du magasin, il y a un secret 😉

⇒ … Et pas seulement pour les petits ! Car autant le traditionnel « dessert » est hélas un peu une aberration sur le plan nutritionnel (cela complique considérablement la digestion), autant il a été mis en lumière, grâces à diverses études menées autour de la chrono-nutrition, que l’heure du goûter (16 ou 17H) est idéale pour manger quelque chose d’un peu sucré. C’est juste le moment où notre cerveau et notre corps en ont besoin, celui aussi où les sucres seront les mieux « gérés » par l’organisme. Cela permet en outre d’aborder le repas du soir beaucoup moins affamé, et donc de dîner léger, ce qui est tellement recommandé pour prendre soin de sa santé, mais aussi de sa silhouette ! Alors faites comme vos petits qui rentrent de l’école : en fin d’après-midi, prenez une saine collation qui vous redonnera des forces pour aborder sereinement la soirée…

Bref, loin d’être une « petite bêtise » dont nous devrions rougir, le goûter est au contraire tout à fait bienfaisant pour la santé, la silhouette… et la bonne humeur !

 

Vous retrouverez enfin dans cet ouvrage plein d’infos et de conseils sur le bon matériel à avoir sous la main pour se simplifier la vie, une liste de « placard idéal » (parce que quand l’envie nous prend de se lancer dans une recette, c’est barbant de devoir commencer par sortir faire des courses !), et encore un « Abécédaire » des conseils qui changent tout (ainsi que des petites bêtises à ne pas faire en pâtisserie ;)) Hum, d’ailleurs, euh, comment dirais-je. Vous m’avez beaucoup aidé à rédiger cette partie là du livre ^^

Allez, pour ne pas déroger aux traditions, voici maintenant un petit aperçu des recettes : Dans le premier chapitre, « Ça croustille », (le plus fourni du livre !), on découvre plein de recettes de biscuits et cookies en tout genre, avec plein d’astuces pour que l’affaire soit réglée en quelques minutes seulement (je parle du temps pour les réaliser, pas pour les manger, parce que ça, je sais que vous savez déjà faire ;))

 

Ici, des biscuits aux épices chaï sans lait ni oeufs, très faciles à faire puisqu’il suffit de déposer des petites « flaques » de pâte avec une cuillère sur la plaque, comme pour des tuiles. On peut ensuite ajouter des croisillons avec une fourchette, mais c’est facultatif…

 

Les i-né-nar-ra-bles (rien que ça ;)) cookies coco-choco, eux aussi totalement végétaliens (comme beaucoup de recettes de cet ouvrage car il n’est pas vraiment nécessaire, nutritionnellement parlant, d’ajouter des œufs ou des laitages à l’heure du goûter…).

 

Toujours dans ce premier chapitre « Ça croustille », voici le cookie géant à partager (vegan encore). On mélange les ingrédients dans un saladier, on étale la pâte avec les mains directement sur la plaque, hop, au four, puis il ne reste plus qu’à le casser en morceaux (c’est si rigolo !) pour régaler les loulous… J’avais déjà présenté le concept dans mon livre sur la Cuisine bio du quotidien, mais là, cette version au chocolat noir, amande et écorces d’orange, il aurait été dommage de passer à côté !

 

 

Après j’arrête avec ce chapitre (il faut bien vous laisser des surprises ;)) mais pas avant que vous ne goûtiez (du moins, avec les yeux…) à ces “Cookies dentelle aux petites graines” (sans lait, sans oeufs), de délicieux OVNIS à mi-chemin entre la crêpe dentelle et le cookie, d’où leur nom. Ça croustille à mooort, toute ma famille en est gaga 😉

Bon allez, on passe au chapitre 2, « C’est tout moelleux ». Là, vous y trouverez plein de recettes simplissimes, où parfois même la balance est en option…

 

Ici, le « Pain d’épices 4,3,2,1 », dont le nom fait allusion à la recette elle-même : 4 pots de farine, 3 pots de sucre brun, 2 pots de compote, 1 pot d’huile… impossible à oublier cette recette 😉

Là aussi, c’est sans œufs, sans lait, bref végétalien et délicieux…

 

Et là, une plaque de « madeleines à découper », tellement vites faites, tellement fondantes, que vous remiserez peut-être votre moule à madeleines au grenier… Les madeleines en petits cubes, ça c’est l’avenir 😉

 

Et si pour gagner du temps, vous cuisiez vos gâteaux dans une grande poêle ? C’est super rapide, comme ici pour ce moelleux aux noisettes.

 

Me croirez-vous si je vous dit que dans ces muffins, il n’y a pas de sucre ajouté (hormis un peu de sucre vanillé), et que les pommes en sont l’ingrédient principal ? C’est pourtant vrai, et quel régal !

 

On passe ensuite au chapitre 3, « Ça se tartine ! ». En gros, c’est plein de trucs à mettre sur le bon pain…

 

Ici, la pâte à tartiner « L’Enfantine », à saveur de calisson, mais réalisée avec des ingrédients ultra sains (miel, jus d’orange fraîchement pressé, abricots séchés, poudre d’amande, etc.)

 

Mais si vous préférez le chocolat, je vous conseille de craquer pour « L’Intense », une pâte à tartiner au chocolat 85% adouci de notes vanillées, avec très peu de matières grasses et de sucre ajouté, bref, un truc pour combler les chocophiles passionnés… J’aime beaucoup cette photo, prise par surprise dans un halo de lumière, alors que ma fille attaquait le pot à la petite cuillère (comme il se doit ;))

 

Enfin, voici « La Douce », un truc sans lait, ni œufs, ni beurre, et dont le parfum évoque pourtant la galette bretonne ou la confiture de lait. Très très addictif… Mmf, un peu dangereux aussi. Prévoir un cadenas.

 

Allez, on passe au chapitre 4 « Ça se dévore à la petite cuillère », avec quelques idées euh… à dévorer à la petite cuillère (ou à la louche, vous faites bien comme vous voulez après tout).

 

Exemple avec cette mousse au chocolat végétale i-né-di-te !!! Je ne vous révèle pas son secret (quelle méchante fille je fais), mais sachez que pour la trouver, j’ai dû me transformer en Grand Schtroumpf, et faire plein d’expériences bizarres. Non, pour obtenir cette texture mousseuse si parfaite, ce n’est pas du jus de pois chiches battu en neige, ni de l’avocat mixé, ni du tofu soyeux, c’est un autre truc qui, à ma connaissance, n’avait pas encore été découvert chez les pionniers de la cuisine bio… Autant dire que j’en suis pas peu fière 😉

 

Enfin, dernier chapitre, « Ça se prend pour des stars »… Alors là, j’ai essayé de réinterpréter un peu les recettes qui font rêver nos enfants. On y retrouve des alternatives à la crème Mont-Blanc®, aux Flanbys®, au Figolus®, etc, mais aussi…

 

… des « Bichocos » au ghee, assez irrésistibles dans le genre…

 

… cette crème dessert au parfum de Carambar® (totalement naturel)…

 

… ou encore ces espèces de Napolitains®, le tout à IG bas s’il vous plaît !

 

Voilà, le « petit aperçu » est terminé, mais vous pouvez aussi découvrir ici le sommaire, la quatrième de couverture, et bien plus encore…

J’espère que ce petit livre, réalisé avec amour l’hiver dernier, vous offrira autant de douceur et de gourmandise que j’ai eu de bonheur à le faire pour vous et vos loulous…

Très bonne rentrée à tous ! 🙂

 

 

Mes bons goûters du quotidien,

50 recettes saines et rapides pour petits et grands

Paru chez Terre Vivante dans la collection Facile et Bio

 

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{ Pêle-mêle }

25 août 2018

{ Pêle-mêle }

 

Quelques idées déco à partager avec vous,

Et une balade le soir sur les côteaux…

 

Il y a deux ans, j’avais écrit à cette même période de fin d’été un article intitulé “En vrac”… Là c’est “Pêle-mêle”, bref, faut croire que fin août, à l’approche de la rentrée, j’ai toujours un peu de mal à mettre de l’ordre dans mes idées 😉

Ces deux dernières semaines je n’ai pas beaucoup cuisiné, et pourtant, qu’est-ce que j’en ai « touillé » des trucs ! Genre, de la peinture (on dirait de la crème-dessert), de la colle à papier peint (c’est un peu comme  du pudding de chia), de l’enduit ( ça me rappelle une certaine pâte à gâteau, oh et puis zut, j’ai vraiment un problème relationnel avec la bouffe moi). Bref, Je vous explique ça :

La grande nouveauté pour nous cette année, c’est qu’un de mes grands fils va partir loin, loin pour ces études { là, pour une fois j’essaye de ne pas pleurer, snif, et d’avoir l’air super contente pour lui…} et comme il un cœur gros comme ça, l’idée lui est venue d’échanger sa belle chambre, vaste et lumineuse, avec le “cagibi” rose bonbon sous les toits de sa petite sœur, et ce afin qu’elle puisse mieux en profiter, puisque lui ne sera que très peu là.

Nous voici donc partis le nez dans les seaux de peinture, car dormir dans le cagibi passe encore, mais rose bonbon… Hop, un gros pot de peinture « cappuccino » (je vous disais bien, moi et la bouffe…) qui avait l’air super sympa. Berk. Sur le mur, ça fait caca d’oie. Deuxième couche de peinture couleur « lin », ça va mieux… Côté petite sœur, passé la première euphorie, il a fallu se rendre à l’évidence que l’ex-chambre du frérot avait aussi besoin d’un petit rafraîchissement : les trous de fléchettes sur la porte, les meubles un tantinet défoncés, les murs en mode gruyère (il y en a un qui n’a toujours pas compris que pour percer un mur en briques de 200 ans, faut une perceuse, pas un marteau et des pauvres clous en fer mou), partout les taches mi-graisseuses de vieille Patafix desséchée en mode « crottes de nez de Gargamel » (dixit ma délicate grande fille), bref, c’était la cata. Alors on s’y est tous mis à fond, et le résultat est chouette de chez chouette ! La dernière fois que j’avais fait des travaux, certains d’entre vous m’avaient demandé des photos, du coup, bon, je me jette à l’eau mais je vous préviens, je ne suis pas photographe de décoration, et je n’ai pas non plus un objectif qui s’y prête bien (si je veux un plan large, ça donne une photo toute déformée, comme dans « Les Visiteurs » quand ils ont bu la potion pour traverser le temps). Dommage parce que si je pouvais, j’aurais un blog de déco (ma passion) et un autre de jardinage (mon autre passion) mais comme les journées ne font que 24H, me voici résignée à poster sur « Saines Gourmandises » des photos de poignées de commodes, de robes de poupées et de morceaux de papier peint. En m’excusant platement d’avance pour ceux qui se ficheraient de la chambre de ma fille comme de leur dernière chaussette (ça se comprend les gars, je vous en veux pas ;)), nous voici donc partis pour un petit tour… Je vous préviens, c’est pas super « tendance », on a des goûts trèèès classiques mes filles et moi, genre déco anglaise, Laura Ashley et tout et tout 😉 Mon fiston a quant à lui maintenant une chambre beaucoup plus « dans le vent », avec un style mixant des meubles de famille vintage des années 50 relookés en gris ardoise et blanc pur avec des grosses poignées en métal vieilli, des murs kraft, des accessoires d’inspiration indus’ et d’autres un peu scandinaves… Un mix digne de Maisons du Monde, sauf que lui ne veut absolument pas qu’on photographie son petit cagibi de rêve 😉

Quant aux chambres des autres loulous… je les photographierai un jour, peut-être, quand ils les auront bien rangées…

Ah, la bonne blague.

 

 

Là c’est le mode “grand angle” de mon appareil, un truc pour donner le mal de mer à qui regarde la photo. En vrai, la chambre n’est pas aussi tordue, j’espère que vous vous en doutez un peu… Mais on aperçoit bien la  jolie vue sur la campagne, et ça, c’est vraiment un petit bonheur de la vie. Il n’est pas rare, en fermant les volets, de voir un chevreuil ou un lièvre dans le champ. Un jour, une jolie perdrix s’était même perchée sur le rebord de la fenêtre !

 

Là c’est le lit, que j’admire bien fait, pour une fois, parce qu’en temps d’école j’aurais beaucoup plus souvent vue sur le drap housse… En vrai, le vichy de la housse de couette n’est pas aussi “Cochonou”, mais d’un joli orange corail, très frais. Les couleurs n’ont pas un super rendu, il fait tout gris dehors aujourd’hui… (NB : Je suis trop gaga du coussin avec le petit faon^^)

 

Idem avec le bureau, si bien rangé… Celui-ci a fait quatre de mes enfants avant d’arriver dans cette chambre ! Il est tout mignon, mais un peu petit. Il a fallu en poncer, des taches de peinture de toutes les couleurs et des traits de “crayon qui avaient dérapé “pour lui redonner son blanc d’origine (grrrr !)

 

Bon, on ne rigole pas, lui c’est Raymond, MON ours de quand j’étais petite (il est indestructible, plutôt en état pour ses 36 ans hein?). Et pour ceux qui ont vu (et revu) Toy Story, je peux vous dire qu’il est heureux depuis qu’il a été adopté par ma fille. Vu sa couleur, j’aurais dû l’appeler Saumon plutôt que Raymond, mais ne vous moquez pas, hein, parce que je fais partie de la génération des “traumatisés” à avoir eu des peluches qui ressemblaient à tout sauf à des vrais animaux. C’était quand même bizarre, les années 80 😉

 

Là c’est Raymond qui s’ennuie. J’aurais pu vous faire la photo de Raymond qui a faim, Raymond qui rigole, Raymond qui a peur, Raymond mort de rire, Raymond qui boude, Raymond qui se frotte les yeux, etc. j’avais même commencé et puis ma fille m’a regardé d’un drôle d’air et m’a dit “y vont te prendre pour une folle”. Alors j’ai reposé Raymond. Un peu de sérieux quoi.

 

Voici la petite cuisinière réalisée par mon cher-et-tendre en guise de gros cadeau de Noël pour mes deux petites, il y a déjà 4 ans… Depuis, il me demande quand est-ce que je vais la mettre sur mon blog (voilà, c’est fait) parce que je crois qu’il en est un peu fier, de sa cuisinière ;). Au départ, c’était juste un petit meuble acheté 20 balles chez Emmaüs et une petite étagère festonnée (Vertbaudet je crois). Quelques heures de travail plus tard, c’était ça. C’est chouette, un Papa qui bricole (en revanche, il n’aime pas le jardinage, ni Dire Straits, ni la danse irlandaise, ni mes gros pulls tout déflanqués et si confortables, faut pas rêver les filles, l’homme parfait n’existe pas ! Disons juste qu’il peut s’en rapprocher de très près… ;))

 

Vue de face, en mode grenouille-qui-voulait-se-faire-plus-grosse-que-le-boeuf (vive l’objectif “grand angle” qui déforme tout)…

 

Après Raymond, voici Madeleine, la poupée (la seule !) que j’ai eu enfant, et que j’ai retrouvé un jour en haut d’une armoire chez mes parents. A l’époque, je n’avais pas été si ravie, parce que je voulais un tapis routier, un remorqueur ou des indiens playmobil (les poupées, c’était pas mon truc, je me suis bien rattrapée depuis avec mes six loulous). Maintenant seulement je me rends compte quel merveilleux cadeau c’était, comme elle est belle cette poupée. Avec Raymond, elle est très heureuse entre les mains de mes petites filles…

… On a juste dû lui refaire une robe, parce que côté look, elle détonnait ! C’était une espèce de blouse à grand col super-kitch avec un imprimé associant des ananas et des formes géométriques, bref, la classe absolue pour 1986.

 

En revanche, ce que je ne recommencerai JAMAIS c’est la coiffure. Car cette demoiselle n’avait plus été brossée depuis 30 ans, je pense, et là, ça a été la partie la plus éprouvante des “travaux” ! Poncer des meubles, poser un &#%!8!!! de papier peint à carreaux en faisant bien les raccords, couper les angles de baguettes avec une boîte à onglet cassée, etc., c’était de la gneugneute à côté du brossage de la poupée. J’ai bien cru que j’allais plutôt lui laisser ses dreadlocks (histoire de sauver encore quelques poils de ma brosse à cheveux), mais ça ne plaisait pas à Poupougne, qui voulait une coiffure “romantique” pour Madeleine.

 

Quitte à ressortir la machine à coudre pour rhabiller la poupée en moins plouc, on a fait tout un tas de petits trucs trop inutiles, mais trop mignons 😉 Genre le coussin de chaise haute pour le poupon…

 

Et l’habillage du berceau assorti (évidement, tous les meubles de poupée ont été repeints 😉 Je vous dis, on s’est fait ça en mode mo-ti-vé ! C’est surtout ma grande-fille-aux-doigts-de-fée qui s’y est collée, côté couture. On dit merci grande-soeur !

 

Ça, c’était une étagère bleu Shtroumpf au départ (quand je vous dis que ça avait besoin d’un petit relooking ;)) Quand elle sera complètement en bazar, dans quelques semaines, j’aurais au moins une photo (mais non, mais non, je ne suis pas pessimiste).

 

D’un côté de la chambre, on a associé le papier peint fleuri et celui à carreaux (j’aime beaucoup le style “campagne anglaise”, depuis toujours). Mais comme le papier peint à fleurs coûtait la peau des f… coûtait un bras…

…Je n’en ai pas eu assez pour l’autre mur ! Du coup je vous donne un petit “truc” qui fonctionne super bien : dans le petit bout de papier qui me restait (environ un lé), j’ai découpé des motifs (fleurs, oiseaux…) pour faire des cadres assortis. Ça fait très joli, et même beaucoup moins “chargé” que si on avait mis du papier partout je trouve. C’est pas la première fois que je gruge comme ça 😉

 

Exemple là avec cette grosse pivoine.

 

Bon, il me reste à vous montrer cette commode, elle en jette hein, rôlàlàh, ça doit coûter cher une commode pareille !

35 euros.

C’est le prix que j’ai acheté une pauvre commode démodée, toute noircie, toute écaillée. Un bon ponçage, deux couches de peinture ultra mate vert amande (un petit “truc” que j’aime beaucoup en déco, c’est de toujours ajouter un peu de peinture grise ou noire dans les bleus ou dans les verts : ça leur donne tout de suite un aspect plus “grisé,”, plus ancien…), un léger reponçage des angles pour lui donner un look used , des poignées en porcelaine. Et voilà, tadaaam…. en plus c’est du solide !

 

J’ai tellement aimé ces poignées et cette peinture que j’ai aussi relooké l’infâme chiffonnier des années 70 qui était, au départ, laqué de bleu pétard avec des grosses poignées en plastique. Ouf, ça va mieux là…

 

Détail sur les poignées…

 

Ici, la frise (“Caire”, achetée chez Leroy Merlin, et ceci n’est PAS un article sponsorisé). Une couche de vert amande, un petit ponçage et hop, ça donne tout de suite un petit charme d’antan…

 

J’ai fini de vous soûler avec ma déco, mes poupées, mon ours (affreux !) en peluche et tout ça 😉

On part faire un petit tour? Après les travaux, ça fait du bien de s’aérer… Ça c’est la campagne autour de chez moi, vous voyez un peu pourquoi je l’aime…

 

Des vallons, des montagnes, des champs, des forêts. des petits villages accrochés aux côteaux….. une vraie campagne, quoi 🙂

Là vous allez bientôt voir avec moi le soleil se coucher…

 

Au loin, Lyon, les monts du Beaujolais, le Mont Pilat (en Ardèche). Dans mon dos, le Vercors, la Drôme, Grenoble, la Chartreuse, les Alpes, parfois le Mont Blanc… C’est beau, ici.

750m d’altitude seulement, mais une vue à couper le souffle.

Voilà, au dodo…

 

Maintenant, vous allez me dire que c’est bien beau tout ça, mais que c’est un peu maigre à se mettre sous la dent. Vous inquiétez pas les gars, dans quelques jours, on parlera de bonnes choses… Tiens, des recettes de fainéants pour confectionner en un seul coup de baguette magique des bons goûters maison par exemple, ça vous dirait ? Vous savez, des trucs super-simples-super-bons qui feraient oublier à vos enfants toutes les cochonneries industrielles… et que vous pourriez leur piquer sans souci pour votre silhouette en plus !

Enfin, remarquez bien, moi je dis ça, je dis rien…

 

{ Bon, ça y est, on peut rallumer le four ?}

10 août 2018

{ Bon, ça y est, on peut rallumer le four ?}

Tian de loup (juste le poisson, on se caaaalme) aux aubergines et parmesan

♥ IG Bas ♥ Sans Gluten ♥ Sans Oeufs ♥

 

Hé hé, j’en connais qui ont bondit, sauté, hurlé en lisant le titre de cette recette parce que je sais, le loup, c’est sujet ta-bou. Alors pardon les gars pour cette émotion forte, et pardon aussi pour les quelques improbables bergers qui auraient pu avoir trois micro-secondes d’espoir (Ah, yeees, le loup devient tendance en cuisine on va enfin avoir le droit de le boulotter !), vite déçu. Car non, ce n’est pas du canidé qu’il s’agit, mais du poisson, (aussi appelé «bar » selon les régions) un véritable délice des océans que je vous propose ici dans une recette très simple et qui, franchement, en jette pas mal je trouve ! J’ai attendu pour vous la présenter qu’il fasse un peu moins chaud, sinon je vous aurais entendu râler jusqu’ici. Allumer le four moi, jamais ! Plutôt crever !!! (De chaud, on crevait déjà tous, d’ailleurs).

Faut dire aussi, je vous comprends. Quand il fait déjà 32° dans la cuisine, qu’on a les gouttes de sueur qui coulent entre les omoplates et les cheveux qui collent aux oreilles, on ne va pas allumer en plus un monstrueux radiateur soufflant à 180° pendant 60 minutes, histoire de se taper ensuite trois jours de sauna gratuit dans tout l’appart. Pour aimer ça, faudrait vraiment être très frileux. Ou zinzin. Comme je ne suis ni l’un ni l’autre (ou alors juste un tout petit peu zinzin), j’ai fais comme vous, trois semaines de salades (même que quand fallait faire bouillir l’eau pour des œufs durs, on hésitait un peu, ça donne moins chaud d’ouvrir une boîte de sardines).

Bon là ça va, il fait meilleur, et je me dépêche de vous balancer ma recette avant que la canicule ne revienne (on sait jamais) et qu’on reparte tous en mono-cure-salade.

Bref, un jour je suis revenue de chez le poissonnier avec de très longs filets de loup, et j’avoue que ça m’a beaucoup tourmenté sur la route du retour, de savoir ce que j’allais en faire. Cela a même failli occasionner une petite rencontre entre mon pare-choc avant et le gros derrière d’un 4X4, alors c’est pour dire comme ça me complique la vie, la cuisine quoi. Mais aussi, comment vous voulez vous concentrer sur la route, quand vous commencez à entrevoir l’idée des filets de loups enroulés sur des tranches d’aubergines confites, du parmesan et tout et tout (miam…) à la place du feu rouge ? C’est un vrai problème de trop gamberger sur la bouffe, il me faudrait une thérapie contre ça je crois. Parfois, je pense à mettre les essuie-glaces du cerveau, histoire d’enlever ces hallucinations culinaires de devant mes yeux, mais bon, ils ne sont pas toujours très efficaces, surtout sur le coup des 19H30 quand j’ai pas encore mangé et que je viens de nager 1H + faire les courses pour un bataillon.

Où en était-je déjà ? Ah, oui, les filets de loup… On rencontre parfois de très longs filets chez le poissonnier, dont ne sait pas toujours que faire à part les recouper pour qu’ils aient la «bonté » de bien vouloir rentrer dans cette #% !!!***# ! de poêle trop petite. Mais outre le fait que ces très longs filets sont à priori plutôt une bonne chose pour la préservation des ressources marines (plus le filet est long, plus cela prouve que le poisson était gros – un vieux loup de mer, en quelque sorte ;)- et donc, qu’à priori il a eu le temps de bien assurer sa descendance) c’est aussi une bonne aubaine pour le cuisinier ! Car un long filet, ça se roule, ça se prête à tout un tas de bonnes idées qui vont épater la galerie sans trop se casser la nénette… En voici déjà une, dont vous me direz des nouvelles parce que c’est “décoratif” certes, mais surtout vraiment très bon 😉

Et si vous n’avez pas de filets de loup ?

Vous pouvez sans hésiter opter pour un poisson blanc plus courant (et donc aussi, beaucoup moins onéreux, c’est ça qui est chouette) comme par exemple du merlu, du lieu jaune ou de la julienne, j’ai testé, c’est délicieux aussi (attention toutefois, car selon les provenances et les modes de pêche, certaines de ces espèces subissent actuellement une assez forte pression… comme le loup du reste. À consommer avec modération donc, comme le bon vin, mais pas pour les mêmes raisons.).

Dans tous les cas, pour réussir cette recette, soyez exigent sur l’extrême fraîcheur des filets, même si je reconnais que ce n’est pas toujours facile à contrôler au moment de l’achat ! Car j’en connais des ces poisonniers (j’ai fais exprès d’oublier le 2ème « S ») qui laissent traîner des jours leurs poissons entiers sur l’étal, puis, quand ils ont les yeux tout dégonflés, le corps tout mou, la peau toute terne, et qu’ils commencent à puer grave (là on parle bien des poissons hein, pas de quiproquo), hop, ils vous découpent tout ça en filets, histoire que les malchanceux qui ne s’y connaissent pas trop repartent avec, retroussent le nez d’un air perplexe au moment d’ouvrir le sachet dans l’évier, et se fassent en plus engueuler par toute la famille (“Pourquoi t’as ramené ça, beuuuh, on préfère les knackis !”).

En général, (car certains poissons font un peu exception), un filet bien frais doit avoir une belle couleur un peu blanc-rosé, nacrée, irisée, il doit être assez raide (surtout pas tout mou) et ne rien sentir du tout ! Je me suis encore fait avoir tout dernièrement avec un nouveau poissonnier que j’ai testé… et qui ne me reverra jamais. Heureusement pour lui d’ailleurs, parce que je lui aurais peut-être écrasé un de ces soit disant poissons tout frais sur le coin du nez (juste par charité, pour lui rendre service car peut-être qu’en le sentant de plus près son poiscaille, il se rendrait compte qu’il a comme qui dirait une drôle d’odeur…).

Bon allez, chassons de nos esprits ces tristes réalités, et partons à la quête de beaux filets tout frais… Vous verrez comme c’est bon, avec les tranches d’aubergine confites, le parmesan, la persillade, le petit verre de vin blanc* qui va bien et tout et tout 😉

 

 

(*Là je crois que faudrait peut-être écrire « À consommer avec modération ». Et j’ai le droit d’ajouter « Poil au menton » ? Parce que ça m’éneeerve un peu, en fait…

Ingrédients pour 8 personnes environ

Préparation : 15 min

Cuisson : 1H

  • 2 grands filets de loup (ou d’un autre poisson blanc au choix), d’environ 50/60cm de long (soit, en tout, environ 1,4kg de poisson)
  • 2 grosses aubergines
  • 100g de parmesan râpé
  • 1 gros bouquet de persil plat
  • Quelques brins de ciboulette (ou un tout petit oignon)
  • 2 gousses d’ail
  • 1 petit verre de vin blanc sec (10cl)
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre 5 baies.

 

Préchauffer le four à 180°C.

Hacher l’ail, la ciboulette et le persil.

Émincer les aubergines en tranches assez fines.

Déposer le premier filet de poisson sur le plan de travail, bien le saler et le poivrer. Disposer les tranches d’aubergines en « écailles » sur le filet, puis les huiler assez généreusement au pinceau (photo 2). Ajouter de la persillade, saupoudrer d’une bonne couche de parmesan (photo 3).

Rouler le filet sur lui-même, bien serré. Réserver, en piquant éventuellement le bout du rouleau avec un cure-dent, pour éviter que le filet ne se déroule (photo 5).

Saler, poivrer le deuxième filet de poisson, puis disposer par dessus les aubergines, la persillade et le parmesan comme précédemment. Déposer le premier rouleau (en enlevant le cure-dent) à l’extrémité du filet encore à plat sur le plan de travail, puis enrouler le tout (photo 6) de façon à obtenir une sorte de turban (photo 7). Le déposer dans un plat rond (ou une cocotte en fonte) d’environ 20cm de diamètre ( photo 8) puis ajouter un filet d’huile d’olive, saler et poivrer un peu le dessus, et enfourner pour 1H.

Servir tout simplement avec du riz basmati (pas original comme accompagnement, mais disons que ça a fait ses preuves ;))

 

Loups

Des loups… Juste pour voir à quoi ça ressemble, quand c’est pas en filets 😉

Tian

J’avais fait un premier tian pour le blog, et au moment de la photo, mon chien l’a croqué (ce n’est pas la première fois, grrr !) et j’étais désespérée… Mais les enfants étaient contents. Parce qu’ils ont pu terminer celui que le chien avait à peine “goûté”, et j’ai dû en refaire un. Je me demande d’ailleurs s’ils ne sont pas de mèche avec mon clébard… 😉 C’est louche ça.

Fort Saint-Honorat

Le fort de l’ïle Saint Honorat, au large de Cannes… C’est ma-gni-fi-que.

 

{ C’est trop bon, quand c’est fait-maison… }

26 juillet 2018

{ C’est trop bon, quand c’est fait-maison… }

Tomates séchées marinées à l’italienne

♥ Sans Lait ♥ Sans Gluten ♥ Vegan ♥ IG Bas ♥

 

Tomates séchées 1Et voilà, les vacances sont finies pour moi, c’était si chouette, si beau la Haute-Savoie… mais si court, ce petit séjour 😉

Bon, pas de quoi déprimer non plus, car à la maison avec ma petite troupe, c’est bien aussi, juste un peu compliqué quand il faut continuer à travailler alors que tout le monde est en vacances et m’attend au tournant pour faire “plein de trucs”. Ce matin par exemple j’ai photographié des sushi-cakes en racontant à mes filles un chouette livre que je viens de terminer, tout en surveillant de loin la préparation du repas (un de mes fistons avait fait une sauce au thon, crème d’artichaut et ail frit, ça avait plutôt bien commencé jusqu’à ce qu’il déglace les sucs avec du rosé pamplemousse-framboise…), bref, la routine quand on a huit bras et trois cerveaux, sauf que moi, la nature m’a refusé cette petite originalité, du coup je fais ce que je peux. Surtout que ce week-end, nous étions 56 à la maison pour une petite fête de famille (oui, 56, c’est pas une faute de frappe), et là je suis encore en train d’essayer de m’en remettre.

En tout cas, ça m’a fait sourire de trouver au retour quelques « protestations » sur ma boîte mail… Comment avais-je osé ne pas poster la photo des quatre lapinous orphelins ! En fait, je n’y avais vraiment pas pensé sur le moment. Et puis entre temps, les lapins sont partis en vacances avec nous (il fallait bien continuer à leur donner le biberon, puis masser les bedons avec un coton tige imprégné d’eau tiède pour remplacer la langue de maman lapin – c’était ça ou lécher nous-mêmes le ventre des lapinous après la tétée pour les aider à faire leur petits besoins. Bref. On a acheté plein de cotons tiges), ils ont ouvert les yeux, bien grandi, commencé à courir partout quand on les sortait de la cage. On était gagas… et puis une soudaine et mystérieuse épidémie nous en a emporté trois en deux jours. Snif.

ITomates séchées 2l nous reste heureusement un petit survivant pour nous consoler, super costaud, j’espère qu’il vivra longtemps car on l’aime vraiment bien. J’ai pris une photo que je vous ai mis en fin d’article, voilà, comme ça vous aurez la bouille du lapin qui a survécu à tout : orphelin à 5 jours, biberons infectes de lait pour chatons avalés une fois sur deux par le trou d’une narine (c’est quand même pas croyable de gigoter à ce point là !), trajet des vacances aller et retour entre deux valises (dont une remplie de reblochon, pour le voyage retour…), canicule, démonstration d’amitié un peu “énergique” côté toutou de la maison (T’es qui toi, un lapin? Trop cooool, j’t’aime bien, vient un peu que je te lèche avec ma monstrueuse langue de dipodocus !!!), bref, tout. Quel caractère celui-là, pas du genre mauviette, la peluche… Pour la petite histoire, on l’a appelé John-Connor (s’il s’avère que c’est une demoiselle –ça on le saura plus tard- on le renommera Sarah-Connor, voilà, ça c’était pour ceux qui ont des références cinématographiques aussi navrantes que moi.)

Pour en revenir à des choses beaucoup plus culinaires, nous sortons d’une cure de tomates séchées. J’ai écrit « cure » pour que ça fasse bien vertueux, mais en vrai il aurait fallu écrire « ventrée », car j’ai fait sécher 180 tomates, et tout a été liquidé en deux semaines dans les salades, dans les pâtes, sur des tartines avec du fromage de chèvre (faits par mon fils, un jour je vous raconterai ça aussi ;)), en tartare avec du poisson, en « pesto rosso », à l’apéro, à même le pot, bref, même au petit déjeuner j’en ai trouvé certains en flagrant délit qui avaient le nez dans le pot de tomates séchées !

Faut dire aussi, c’est déjà bon les tomates séchées, mais « fait maison », je vous raconte pas ! Dès qu’on y a goûté, difficile de faire marche arrière : Que ce soit la texture (tellement plus souple et moelleuse), la couleur (tellement plus éclatante et appétissante), la saveur (tellement plus envoûtante, et de surcroît moins salée…), elles n’ont vraiment rien de comparable avec celles du commerce !

Tomates séchées 3Je sais qu’on peut les faire sécher au soleil (si on habite en Sicile, pas dans le Dauphiné ;)), ou dans le four à 50°C, mais c’est au déshydrateur que j’ai procédé pour ma première fois, et ça a été un franc succès ! Du coup, je partage avec vous tous mes petits « trucs » appris sur le tas lors de ses trois fournées… Loin de moi cependant la prétention de m’ériger en « docteur ès déshydrateur » (j’ai encore beaucoup à découvrir), et je serais même super contente d’échanger avec vous côté expériences (par exemple, si vous en avez déjà fait sécher au four). Pour la petite histoire, j’ai depuis quelques années un déshydrateur rond premier prix qui fait bien le job pour sécher les tranches de champignons en automne, mais complètement nul pour ce qui est des végétaux un peu plus « dodus ». Et puis on m’en a offert un plus puissant tout dernièrement (parce que je réalise des recetets et photos pour le site Crudiblog) et je le trouve sensationnel.

Bon, maintenant, si vous n’avez vraiment pas un milligramme de motivation (genre, vous avez aussi reçu 56 personnes ce week-end) pour faire sécher quelques tomates, vous pouvez encore les acheter déjà séchées, et réaliser au moins la super marinade à l’huile dont je vous donne le “secret”.

Dans tous les cas, une fois que vous aurez boulotté toutes les tomates (ce qui arrivera plus tôt que prévu) faites comme moi : placez des fromages de chèvre demi-secs dans cette huile parfumée. C’est un ré-gal !

… Pas comme la sauce au thon, ail, crème d’artichaut… et rosé pamplemousse-framboise ;))

 

EDIT très important du 16 mai 2019 :

Apparement, il ne faudrait JAMAIS mettre d’herbe fraîche ou de légume cru en “conserve” dans l’huile, car il existe un risque mortel de botulisme !!! Seuls les herbes ou légumes qui sont cuits, séchés ou lactofermentés peuvent être mis à l’huile sans AUCUN danger. 

Voici un lien vers cet article, écrit par une auteure très sérieuse :

https://nicrunicuit.com/aide/conseils/le-danger-des-legumes-mis-directement-dans-lhuile/

Dans le doute, j’utilise dorénavant des herbes séchées (au soleil ou au deshydrateur).

 Tomates séchées 4

 

Tomates séchées et marinées à l’italienne

Ingrédients pour une soixantaine de tomates fraîches

Préparation : 25 min

Temps de séchage : Environ 45-48H

Appareil utilisé : le Atacama Pro (réduire les proportions si vous utilisez le modèle « Cube »), pour les autres modèles et autres marques, sincèrement je ne sais pas.

  • Environ 7kg de tomates Roma pas trop grosses, de saison et mûres à point (soit une soixantaine de tomates, mais cela peut légèrement varier en fonction de leur taille)
  • Huile d’olive
  • 3 gousses d’ail préalablement séché, cuit ou lactofermenté (voir edit)
  • 5 brins de sarriette, d’origan, de thym ou de romarin séchés 
  • 5 feuilles de laurier séché
  • Facultatif (mais recommandé) : 8 gouttes d’huile essentielle d’origan compact
  • Facultatif : 1 à 3 petits piments séchés
  • Sel fin.

Tomates séchées 5Découper les tomates en deux. Les déposer, face bombée dessous, sur les six plateaux du déshydrateur, en salant légèrement le dessus au sel fin.

Lancer le déshydrateur sur le programme A4 (car les tomates ont besoin d’un peu de chaleur pour bien sécher sans fermenter), sans oublier de le relancer 2 fois afin d’atteindre le bon degrés de séchage (car il ne dure que 15H). On peut aussi programmer manuellement le déshydrateur sur 65°C pour environ 45 à 48H.

Surveiller de temps en temps, car selon les variétés de tomates, mais aussi leur grosseur et leur taux d’humidité, le temps de séchage peut vraiment varier. Dès qu’elles ont atteint une texture un peu plus souple et moelleuse que le cuir, les mettre dans un grand bocal, en alternant avec l’ail et les herbes, éventuellement le piment. Mélanger les gouttes d’huile essentielle d’origan avec une tasse d’huile d’olive, verser dans le bocal, puis ajouter de l’huile jusqu’à ce que les tomates soient recouvertes.

À conserver de préférence au frais (tant que les tomates sont recouvertes d’huile, elles se conserveront ainsi des semaines !)

 

Tomates séchées 6

⇒ Petits “trucs” bons à savoir

– Si vous préférez conserver vos tomates séchées telles quelles, dans un bocal sans huile à température ambiante, il faudra poursuivre un peu la déshydratation jusqu’à obtention d’une texture de cuir, mais attention, dans ce cas elles seront moins moelleuses.

– On peut économiser du temps de déshydratation si, après avoir bien salé les tomates, en attend une heure (le temps de les faire un peu “dégorger”) puis qu’on les éponge avec un torchon ou un essuie-tout avant de lancer la déshydratation.

– Les tomates séchées encore un peu moelleuses peuvent se conserver soit comme ici dans l’huile, soit au frais dans une boîte hermétique (mais beaucoup moins longtemps, et dans ce cas, mieux vaut les saler un peu plus pour qu’elles ne « tournent » pas).

– Si vous souhaitez gagner du temps sur la déshydratation, il est possible de couper les tomates en quatre. C’est un peu moins joli dans l’assiette, mais plus rapide si vous êtes vraiment pressés de goûter à cette recette !

– Si on lave les tomates, bien les essuyer avant de les mettre dans le plateau, sinon cela augmente de beaucoup de temps de séchage.

– Ne surtout pas trop serrer les tomates sur le plateau !

– Si elles ont des calibres un peu différents (cela arrive souvent avec les tomates bio) il ne faut pas hésiter à vérifier de temps en temps le degré de séchage des plateaux, afin de retirer les tomates qui sont prêtes (c’est à dire un texture évoquant un cuir un peu souple) car si on les fait trop sécher, elles deviennent beaucoup trop “coriaces”, même après avoir séjourné dans l’huile.

– Enfin, il est bon de noter qu’idéalement, mieux vaut installer les plus grosses tomates du côté du plateau le plus près du moteur, et les plus petites à l’extrémité (car plus c’est près du moteur, plus ça sèche vite).

 

Tomates séchées 7

Salade de pâtes

Ça c’est une salade de pâtes aux tomates séchées et “pistou” de laitue de mer. Une tuerie, mais je ne vous donne pas tout de suite la recette, parce que c’est pour un livre qui n’est pas encore sorti 😉

lapinou

… et ça c’est John-Connor le lapin 😉

 

Dernière minute !

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Cela m’a été proposé sans même que je le demande… Merci Murielle ! 🙂

 

{ Tout simplement… }

3 juillet 2018

{ Tout simplement… }

 

Gâteau au kéfir

♥ Sans lait ♥ IG modéré ♥

 

Cette semaine, objectif je fais les bagages, je réanime mon potager qui a pris comme un coup de napalm, je fais du tri, des tas de rangements, et comme la semaine ne s’annonçait décidément pas assez chargée, je me retrouve avec en bonus quatre lapereaux orphelins âgés d’une semaine, qui n’ont même pas encore ouvert les yeux et qu’il faut nourrir au biberon pour chaton ! Ça, c’est le genre de truc que j’ai déjà fait, sauf que quatre d’un coup, c’est une autre affaire… bah, c’est tellement attendrissant quand même ces toutes petites choses… en attendant leur tour de biberon, ils sont si impatients qu’ils se tètent les doigts de pied les uns des autres en poussant des petits grognements ridiculement mignons… et je ne vous raconte même pas comme leurs petites oreilles sont ravissantes, ni leur minuscule petit nez… rôôôh…

Bref, un peu de sérieux. Dès qu’ils boiront plus facilement, je laisserai mes petites s’en occuper, histoire de vaquer à autre chose. Genre le repassage et les valises par exemple. Sinon on va finir par tous partir en vacances avec juste un sac plastique fourré d’une paire de baskets et d’un pyjama, et encore, si j’en trouve qui ne soient pas trop courts, car chez les Chioca on est les spécialistes du « Pyjama Trois-quarts » (on est aussi les spécialistes, du « Pantaplouc » « Pantalon Trois-quarts », bref, on essaye de lancer une mode, mais ça n’a pas l’air d’enthousiasmer les foules. J’en ai pourtant marre de passer ma vie à rentrer des fringues trop courtes dans des cartons, et je voudrais aussi que les marques nous proposent des trucs qui fassent du 22ans en longueur mais du 12ans en largeur histoire que je puisse enfin saper correctement mes garçons !!!)

Bon, au lieu de râler, je vous avais promis une recette de gâteau au kéfir, et la voici, vous verrez un peu comme elle est sympathique : Oh, ce n’est pas un gâteau bling-bling pour frimer, genre layer-cake à cinq étages avec une mousse au milieu, une ganache autour, une crème fouettée sur le dessus, des flamands roses en pâtes d’amande artistiquement disposées au sommet, et des bonbons surprises qui s’écoulent du coeur du gâteau quand on coupe une part, pendant que les bougies jouent « joyeux anniversaire » sous le crépitement des feux de Bengale ! Celui-ci est tout modeste, c’est à peine s’il a osé se laisser photographier avec sa tronche de gâteau au yaourt du prolétariat. Bref, avec ça je ne gagnerai pas « Qui est le meilleur pâtissier », mais plutôt, « Qui est le meilleur paresseux ». Et ça me va très bien.

Car il a un gatout secret ce âteau ! Pardon, je recommence. Il a un atout secret ce gâteau ! Cinq minutes seulement de préparation. Et là tout est dit, je vois que vous me suivez, surtout si vous faites des bagages pour huit en allaitant une portée de lapereaux tout en arrosant un jardin et triant des vieilles frusques.

A la maison, comme j’ai fais plusieurs essais de gâteau au kéfir ces dernières semaines, on l’a parfois dévoré au petit déjeuner, d’autres fois au goûter, et il s’est même laisser un peu « mettre sur son 31 » pour le petit-déjeuner des 20 ans de ma fille : pour l’occasion, je l’avais juste découpé en deux pour le fourrer de marmelade d’orange, puis recouvert de chocolat fondu que j’avais ensuite laissé durcir pour qu’il devienne craquant. Ça faisait comme un gros PiM’s® très chouette ! (J’ai pas pris de photos, c’était dimanche matin à 8h, et faut pas trop m’en demander, j’avais même pas les yeux assez en face des trous pour allumer 20 bougies).

Bref, j’ai fais plusieurs essais, presque tous bons (on a quand même eu droit à une version assez estouffe gari dans le genre), mais c’est cette recette que je trouve la plus chouette bien que ce soit, je le répète, un gâteau très simple, genre quatre-quart ou gâteau au yaourt… On peut le savourer nature (ou le tremper dans un verre de kéfir, dans le café, dans un thé parfumé), le napper de confiture sans sucre ajouté (avec de l’abricot, c’est le top !), l’accompagner de fruits de saison (une part de ce gâteau en croquant des fraises bien juteuses, ça suffit à mon bonheur…), le fourrer de morceaux de fruits et de chantilly coco, l’imbiber d’un sirop parfumé, le décliner en version « PiM’s » (voir plus haut)… bref au choix, mais dans tous les cas, je vous conseille juste de bien mettre dans la pâte le rhum et la vanille, qui forment avec l’huile d’olive une association du tonnerre de Brest !

Et là je vois arriver la première question qui tue : Si j’ai pas de kéfir, comment je fais Marie ? (Je vous connais hein ? ;))

Alors je vais répondre d’avance, car après, je pars en vacances en pyjama, et je sais que pour cet article je ne pourrai pas répondre aux commentaires (vraiment désolée, mais comme toujours, je lirai tout en revenant :))

– Plan A : on choisit une autre recette, genre une ou il n’y a pas marqué dans le titre « gâteau au kéfir »

– Plan B : on passe à la Biocoop (ou autre magasin bio) et on en demande, car souvent ils en distribuent gratuitement. Puis on suit ces instructions, ici, et on se régale tout l’été avec une bonne boisson légère, peu sucrée, rafraîchissante et bienfaisante (et accessoirement, on en  fait des gâteaux.)

– Plan C : on remplace par du jus de pomme ou d’orange, j’ai tenté, ça fonctionne aussi…

 

Deuxième question : Marie, pourquoi tu as mis du kéfir dans ton gâteau ?

Et bien, parce qu’un jour, je faisais un gâteau, un verre de kéfir est tombé de l’étagère, et hop, j’ai fait cuire “pour pas gâcher” et j’ai vu que c’était génial. Ou plutôt parce qu’un jour où je faisais un gâteau, ma fille qui buvait un verre de kéfir a trébuché sur la queue du chien, s’est étalée en avant, s’est rattrapée à mon saladier, mais pas avec suffisamment de célérité pour éviter que le kéfir ne se renverse dans la pâte. Et hop, j’ai fait cuire “pour pas gâcher” et j’ai vu que c’était génial.

Ah non, en fait je m’en souviens maintenant ! J’avais mis du kéfir dans un pot de yaourt au frigo, j’ai voulu faire un gâteau au yaourt, je me suis dit « Hum, un peu bizarre ce yaourt… », mais le temps que ça monte au cerveau le gâteau était fait, hop j’ai fait cuire “pour pas gâcher” et j’ai vu que c’était génial.

À moins que ce ne soit cette fois où un voisin nous a fait goûter une omelette aux champignons bleus un peu fluorescents. Les éléphants roses et moi, après on a fait un gâteau, et je vous le donne en mille, et ben c’était un gâteau au kéfir. J’ai fait cuire pour pas gâcher et j’ai vu que c’était génial.

Vous ne me croyez pas ?

Vous avez raison.

Je cherchais juste des explications crédibles (ah? râté?). Car la vérité, c’est que j’en sais rien pourquoi j’ai mis du kéfir dans ce gâteau ! Peut-être parce qu’avec sa légère acidité, son côté un peu pétillant, je sentais que le kéfir aller donner une pâte légère et moelleuse, même sans battre les œufs en neige. Que ça fonctionnerait un peu comme un yaourt, mais du coup, sans lactose, et que ça serait sympa pour ceux qui sont intolérants aux laitages. Et là par contre, c’est vrai 😉

Une chose est sûre : ce N’EST PAS pour tenter de fourguer mon kéfir comme je peux, quitte à le planquer dans un gâteau parce que je sais vraiment plus comment le faire avaler… Car à la maison, c’est au contraire plutôt la guerre du kéfir, la course à celui qui ouvrira le frigo le plus vite pour s’en envoyer un verre derrière la cravate en rentrant des courses en plein cagnard, la compétition de celui qui ira se sauver avec une bouteille en douce dans le potager (ça s’est moi) ou qui en avalera le plus de verres dans la journée quitte à aller faire pipi toutes les 10 minutes (ça c’est mes petites filles). Bref, tout le monde en raffole du kéfir.

Sauf mon mari. Il a horreur de ça.

Et comme, pour assurer le ravitaillement, on le fait fermenter dans une bonbonne de 6 litres (le kéfir, pas le mari), et qu’il faut bien ensuite transférer tout ça dans des bouteilles au frigo, ça l’énerve un peu (le mari, pas le kéfir).

Ce soir il va rentrer du travail, chercher un truc à boire, et dire d’un air dégoûté « Oh noooon, mais quelle horreur y’a encore du #*&#!!! de kéfir partout dans le frigo !!! ».

J’ai parié, avec les enfants 😉

 

 

Ingrédients pour un gâteau de 8 parts

Préparation : 5 min

Cuisson : 20min

  • 270g de farine T110 de grand épeautre non hybridé (la meilleure, de loin, pour la pâtisserie)
  • 1/2 sachet de poudre à lever
  • 85g de sirop d’agave
  • 100g de kéfir de fruits (la boisson, pas les graines ;))
  • 2 c. à soupe de rhum ambré
  • 100g d’huile d’olive
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel.

 

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Huiler un moule à savarin (donc, en forme de couronne), d’un diamètre d’environ 24cm.

Mélanger la farine, la levure et le sel, faire un puits. Ajouter tous les autres ingrédients, puis mélanger au fouet, juste ce qu’il faut (sans trop insister) pour obtenir une consistance bien homogène.

Verser dans le moule, enfourner pour 20min (selon les fours, il sera peut-être nécessaire d’ajouter 2 ou 3 min supplémentaires) puis laisser un peu refroidir avant de démouler.

C’est tout !

⇒ Un dernier petit conseil : Ne conservez pas ce gâteau à l’air libre (surtout en été !) il sècherait, ce qui serait bien dommage… Emballez-le dans un grand sac de congélation (pas très romantique, mais efficace), il se conservera jusqu’à 48H à température ambiante (mais sera toujours meilleur les premières 24H). On peut aussi poser une cloche en verre sur le plat, c’est pratique ET romantique 😉

 

 

On se dit, rendez-vous fin juillet ? En attendant, profitez bien de ce bel été 🙂