Où je vous parle de permaculture, épisode 3

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Un petit tour au jardin cet été

(Et deux recettes spéciales « retour du potager »)

 

J’espère que vous avez tous passé un bon été, malgré les circonstances un peu bizarres… Pour ma part, je ne suis pas sûre de trop aimer le « monde d’après » qu’on nous vantait tant dans les milieux les plus optimistes il y a encore quelques semaines. « Après » quoi, d’abord, puisque rien n’est fini, rien n’est réglé, que l’on n’a RIEN compris à cette épidémie (ni à la crise économique qui se profile), que l’on ne sait toujours pas où l’on va, ni comment, ni à quelle vitesse, ni pour combien de temps, bref. J’ai beau essayer de voir le verre à moitié plein, là il y a tout de même de quoi se prendre un petit coup de spleen

Personnellement, j’ai surtout beaucoup souffert de la perte d’amis que j’aimais beaucoup, non pas qu’ils aient disparus à cause du coronavirus (Dieu merci !) mais parce qu’ils n’ont pas compris que notre famille ait tenté d’appliquer un minimum de principes de prudence (juste dans la mesure du raisonnable, en évitant par exemple les gros rassemblements, en appliquant les réflex anti-contagion de base, en étant extrêmement vigilants pour les personnes vulnérables, etc.), bref, ce qui nous semblait du simple bon sens vis à vis d’une maladie nouvelle dont on ne sait, au final, pas grand chose…

Maladie qui, certes, n’est pas si grave pour une majorité de gens.

Mais, qui en a tué beaucoup d’autres, frappant un peu au hasard.

Car non, cela ne touche pas que les personnes fragiles (et même si c’était le cas, ce serait déjà une cause largement suffisante pour qu’on y fasse tous gaffe !) : dans notre village et aux alentours, beaucoup de gens ont été extrêmement malades, même des jeunes, même des « costauds », certains sont restés au lit 5 ou 6 semaines dans un état de fatigue inouï (des agriculteurs entre autres) et cela, c’est une catastrophe pour eux ! Tout le monde n’a pas le temps (ni les moyens) de se prendre un long congé maladie. Ces convalescents du Covid l’ont donc un peu mauvaise, ça je peux vous l’assurer, contre les “grands rebelles” qui se croient très malins, se riant éperdument du moindre geste anti-contagion : ceux-là pourront probablement bien se reposer dans leur canapé une fois qu’ils auront choppé cette crève à laquelle ils ne croient pas, mais pas tous ceux qu’ils auront contaminé sans leur demander leur avis… Sans compter les malheureux qui ne reviendront jamais (quatre de nos connaissances ont péri à cause de cette pandémie, dont un collègue de mon mari, dont le papa d’un copain de mon fils, dont la maîtresse d’une amie de ma fille, et ça, c’est pas « l’intox de la télé » : c’est la réalité).

Je me rends bien compte que tout cela est un peu personnel, et que probablement, je ne devrais pas exprimer sur mon blog ce genre de choses. Mais c’est plus fort que moi : ces amis que j’aimais, que j’aime toujours (c’est ça le plus douloureux !) et qui nous ont pris pour des trouillards, qui nous ont jugé durement, qui nous regardent un peu de haut comme si nous étions des nigauds, m’ont très profondément attristée. Oui, j’ai du mal à m’en remettre. Et s’ils lisent ces lignes, j’espère que sera l’occasion d’en reparler tranquillement… Quand la tension sera redescendue car visiblement pour le moment, le Covid est un sujet “tabou” dont on ne peut discuter sereinement. Et c’est pénible. Car je vous garantis qu’il y a des gens que nous pouvons protéger par une attitude prudente, même si cela doit demander quelques sacrifices.

Alors je ne sais pas comment vous vivez la chose, mais personnellement, entre d’une part les infos officielles totalement délirantes (où l’on nous explique tout et son contraire à quelques jours d’intervalle et où, certes, tout est fait pour nous faire imbécilement paniquer et/ou nous mener en bateau sur tout un tas de trucs) et d’autre part les vidéos apocalypto-complotistes d’une absurdité consternante (le plus souvent réalisées par des gens recherchant le buzz bien davantage que l’amour de la vérité), j’ai tout éteint car je ne sais plus à qui offrir ma confiance : la radio, la télé, les mails « à-lire-tout-de-suite-de-toute-urgence-car-révélations-secrètes-explosives-sur-le-covid ». Tout ça, franchement, ça m’a gonflé. Et je comprends d’autant mieux que l’on puisse ne pas avoir, même entre amis, un avis parfaitement concordant sur un sujet que PERSONNE ne comprend ni ne peut expliquer totalement. Mais la moindre des choses, dans ce cas, n’est-ce pas de garder son calme? Et surtout, de continuer à faire ce qui est important pour que le monde continue de tourner, rien de plus, rien de moins. Et tout cela sans flipper outre mesure, certes. Mais sans non plus, c’est mon avis le plus net, frimer en mode « même-pas-peur » comme tous ces gens sans masque au milieu de la foule, qui ne se lavent jamais les mains (« pff, c’est pour les pétochards ça » !), serrent la poigne à tout le monde ou se précipitent pour faire ostensiblement la bise à la cantonade (et se froissent si vous tentez de leur expliquer, même avec délicatesse, pourquoi cela vous embête un peu), bref imposent leur décision (celle de ne prendre aucune précaution) à tous ceux qu’ils croisent, sans leur demander leur avis, ni leur laisser le choix.

Une merveilleuse rencontre, un petit matin d’août au coeur de la forêt de Chambaran… Les enfants ont retenu leur souffle, et moi je tremblais tellement de rater ma photo (ou que la biche s’en aille) que c’est la seule pas trop floue sur une quinzaine de clichés 😉

À la maison, nous avons tous continué cet été notre petit bonhomme de chemin : énormément (trop) de travail pour mon mari et moi (en fait, pour être franc, on n’aurait pas trop le “temps”, l’un comme l’autre, d’attraper le Covid et de passer des semaines au lit sans que ce soit un désastre économique pour toute la famille) mais les enfants ont, je pense, passé de belles vacances d’été car même en évitant les gros rassemblements nous avons pu faire des trucs chouettes : du camping en forêt, du vélo, des balades à pied avec un super pique-nique à la clé, de l’affût de nuit pour apercevoir des cerfs, et tout un tas d’autres petites choses qui nous aideront à garder un souvenir très doux de cet été 2020… même si au départ, c’était pas gagné 😉

Mon mari a repris le chemin du travail dès la sortie du confinement, il visite des clients toute la journée. Mon fils chevrier croise des centaines de personnes sur les marchés, on sait que pour notre grande famille c’est un risque certain, mais nous l’aidons presque tous les jours car le pauvre est totalement débordé et il n’est pas sorti indemne physiquement de son immense solitude durant le confinement. Deux autres de mes grands passent leur permis en ville, leur BAFA, etc. On fait les courses nécessaires, juste ce qu’il faut, sans sortir pour un oui ou pour un non. On voit quelques amis (ceux qui nous restent), parce que nous savons qu’ils sont prudents eux aussi dans leur vie de tous les jours et qu’un minimum de vie sociale, c’est important. Mes plus jeunes vont rentrer à l’école, parce que l’instruction à la maison c’est bien, mais une bonne école, c’est mieux. On fait tout cela en prenant des précautions élémentaires. Et après, adviendra ce qu’adviendra…

Je me rends compte qu’en ouvrant ma page Word ce matin, je ne voulais pas DU TOUT vous parler de ça… Je venais, toute guillerette, vous parler jardin ! Comme quoi, je dois en avoir vraiment très gros sur la patate 😉

Mais il y a un lien entre ce long préambule un peu morose et ce qui va suivre : Car au jardin, nous avons passé cet été des moments merveilleux… consolants, joyeux, sereins (oui oui, j’arrivais à y faire abstraction de toutes ces pensées douloureuses), rigolos… et productifs !

Si productifs que nous croulons actuellement sous les récoltes ce qui explique (en plus de quelques travaux et de quatre livres à réaliser cette année !) mon peu de présence sur le blog et Instagram cet été : Je fais des bocaux à tour de bras moi, je cuisine des ratatouilles, j’émince des concombres à tous les repas, « j’enclafoutise » mes prunes, « j’engratine » mes courgettes, « j’entarte » mes belles tomates anciennes, « j’entourte » tout un tas de légumes verts… Entre autres choses 🙂

Alors je vous laisse oublier pour quelques instants ce qu’il peut y avoir de si tristounet dans notre monde insensé… Et je vous invite au jardin, pour une petite bouffée de nature. Tout y est si réconfortant !

Petit reportage (presque) en direct du potager, par Marie Chioca (qui a enfin arrêté de râler, c’est un des plus grands  “miracles” du jardinage)

😉

Petit coup de main de mes princesses pour les arrosages d’été, si fastidieux cette année 2020 (quasiment deux mois sans pluie !). En arrosant tôt le matin, l’eau sèche vite sur les feuillages, ce qui limite les risques de maladies cryptogamiques. Mais c’est aussi particulièrement agréable : l’air est frais, parfumé, les petits oiseaux saluent à coeur joie le jour nouveau, et l’on plaisante gaiement tout en grapillant des tomates cerise par-ci par-là… en s’arrosant parfois un peu les orteils. Le jardin, c’est aussi précieux pour cela : de très beaux moments avec les enfants.

 

Mon “potager” du haut. C’est le plus productif car le sol y est chouchouté en permaculture depuis quelques années déjà. Mais le deuxième potager, celui défriché ce printemps pendant le confinement, m’a tout de même offert de belles récoltes. Il faut juste que je lui donne un peu plus de soins, en arrosages et amendements entre autres…

 

Un panier de « Noire de Crimée », « Green Zebra », « Cornue des Andes », « Ananas », « Cœur de Bœuf », ainsi que divers tomates cerise. Les tomates anciennes au potager, c’est toute une palette de goûts exceptionnels, une chair fondante et juteuse, une peau qui s’épluche facilement… Quel bonheur de mordre dans une telle tomate, au soleil, en s’éclaboussant le menton de bon jus tiède ! Aucun étal de fruits et légumes ne pourrait nous offrir un tel petit bonheur de la Vie.

 

Une belle bassine de tétragone pour midi, histoire de changer un peu des tomates, courgettes, aubergines et poivrons… C’est bon comme des épinards, sauf que ça résiste bien mieux à la chaleur !

 

Certes, cela aide à maintenir le sol bien vivant et humide. Mais petit « luxe » en plus , un potager paillé au foin sent délicieusement bon, surtout quand on l’arrose, ou que le soleil tape sur le foin chaud…

 

Un de nos jolis canards “coureur indien”, avec Poupougnette en mode câlin 🙂

 

… et là en mode “boulot”, lâché par la grande soeur dans les choux après le (seul et unique) gros orage d’août… Car les petites limaces grises (fort ragaillardies par la pluie !) avaient illico commencé leur festin de jeunes plants… Mais l’arrivée des coureurs indiens a sonné la fin de la récréation. Ils ont juste un peu goûté aux feuilles des chicorées à côté mais j’ai fermé les yeux avec indulgence 😉 Après toute cette orgie de limaces, il fallait bien un peu de salades pour équilibrer le menu !

 

On me dit parfois que je ferais mieux de m’occuper de mes oignons… Ben voilà, cet été c’est ce que j’ai fait 😉

 

On a testé la méthode des “patates sur gazon” et comme je le disais il y a quelques temps sur Insta, c’est une réussite ! Seul gros bémol : une maman lapin avait fait ses petits sous le foin et nous l’avons vu trop tard… Malgré tout nos soins à remettre le nid en l’état après la récolte, elle a abandonné ses petits… ça a été un drame j’avoue, quand ils ont passé l’arme à gauche faute de lait (impossible de leur donner le biberon : là ils étaient vraiment trop petits). Il a fallu les enterrer en grandes pompes, et depuis on regarde un peu les patates “fautives” de travers…

 

Ces jours-ci, je suis dans les bocaux de quetsches… au naturel, avec juste un peu de cannelle et surtout, sans ajouter de sucre : quel régal !

 

La lasagne de légumes verts sous le cerisier (à comparer, avec la petite vidéo tournée au printemps pour constater son développement ahurissant !) : ici (début août), toutes les laitues plantées en « bouche trou » autour des légumes principaux ont déjà été récoltées, laissant la place au développement des blettes (lesquelles nous ont déjà donné plusieurs récoltes), choux toscans, choux kale, choux Flower Sprout, céleris branches, tétragone, etc. Que de bonnes tourtes, poêlées, pestos et gratins ! Plantée au printemps, cette lasagne nous fournit en légumes verts pour tout l’été, l’automne et l’hiver ! En bordure, du basilic dont le fameux basilic pourpre, au parfum certes moins fin, mais très résistant aux maladies cryptogamiques.

 

Nous avons vécu cet été la pire sécheresse depuis que nous habitons le Dauphiné ! Et lorsqu’il faut arroser tout le potager, c’est long… Alors plutôt que d’attendre bêtement debout, le tuyau à la main (en piaffant d’impatience !), je profite toujours des arrosages pour apporter en même temps des soins aux fleurs et légumes, et faire ainsi d’une pierre deux coups. Pour cela, je dépose le tuyau par terre à l’endroit que je souhaite arroser, cela me libère les mains et l’eau s’écoule, par exemple, au pied d’une tomate (sans mouiller les feuilles, la classe !) pendant que je l’attache avec un brin de raphia, ou sur un rang de carottes pendant que j’arrache quelques mauvaises herbes, etc. Cela transforme ce moment un peu fastidieux en séquence d’observation active, et permet de prodiguer double-soins aux légumes dans le même laps de temps !

 

Idéalement, je récolte dès le matin mon repas de midi, et je le cuisine dans la foulée avant d’aller au jardin (ou de me mettre au travail, parce qu’il faut bosser aussi !). Pourquoi ? Parce que sinon, me connaissant, je vais tourner de l’œil vers 11H30, me ruer dans la cuisine sans même jeter un coup d’œil aux magnifiques blettes, tomates, oignons tiges, courgettes mourant d’envie d’être cueillies, et me jeter imbécilement sur du pain et du fromage… Si un bon plat de légumes est déjà prêt au moment où je commencerai à avoir l’estomac dans les talons, c’est beaucoup plus sage 😉

 

Roseline met les piments du jardin sur un fil pour les sécher (tel quel, juste accrochés à une poutre de la cuisine) : on en profitera tout l”hiver, et c’est tellement plus parfumé que le piment en poudre !

 

Ce printemps, j’ai (encore) planté trop de pieds de courgettes… alors on en mange presque tous les jours, on en met en bocaux, on en donne. Et chaque matin il y en a encore un plein panier au potager 😉

 

Ma pépinière de “bébés” légumes, qu’il faut arroser une ou deux fois par jour tant il fait chaud et sec en ce moment.

 

Coucou ! 😉 Ils me font parfois de ces frayeurs ces coquins de lézards verts…

 

12kg de tomates un petit matin d’août… Nous avons donc cuisiné des sauces pour l’hiver, avec des câpres, des olives noires, de la sarriette et du citron. On a tellement hâte d’ouvrir les pots 😉

 

On a galéré cet été (si vous saviez !) avec une invasion de petits lapins de garenne au jardin… Alors oui, ils sont mignons comme tout. Mais ils mangent mes salades, mes choux… Ça a été un peu compliqué du coup parfois, entre les rats taupiers qui bouffent les racines par dessous et les lapins qui bouffent les feuilles par dessus… Je veux bien partager un peu, mais j’aimerais qu’il m’en reste ! (Je rouspète mais en vrai, oui, il m’en reste ;))

 

Focaccia du jardinier : Très simple à préparer, c’est la focaccia des apéros au jardin, quand on veut épater les copains sans passer trop de temps en cuisine. Et vous avez le choix entre la version végétalienne (avec seulement de la pâte à pain, de l’huile d’olive, des herbes et des légumes), mais aussi la version plus « décadente », fourrée de mozzarella qui fait d’indécents fils de fromage quand on tire une part… Avec cette recette, vous aurez aussi sous la main ma pâte à pizza préférée, que je n’hésite pas à préparer en double proportion (avec 1kg de farine) car elle peut se conserver 24H au frais et plusieurs semaines au congélateur…

Mélangez 500g de farine semi-complète avec 10g de sel fin. Délayez un sachet de levure de boulangerie déshydratée dans 365g d’eau tiède, versez ce mélange dans la farine, ajoutez 4 c. à soupe d’huile d’olive et pétrissez à la main ou au robot jusqu’à obtention d’une pâte très souple et un peu collante (c’est normal). Couvrez-la et laissez lever, au choix, 1H à température ambiante ou une nuit au réfrigérateur. Préchauffez le four à 220°C. Directement avec les mains (petite astuce : mouillez-les pour qu’elles ne collent pas) étalez la pâte en deux disques, ou deux rectangles (au choix) d’environ 1 à 1,5cm d’épaisseur sur une plaque bien farinée (ou un papier cuisson huilé.) Ecrasez une ou deux gousses d’ail dans un peu d’huile d’olive et passez cette préparation au pinceau sur les focaccia (on peut aussi rajouter des anchois hachés). Décorez avec des tomates cerise, des lamelles d’oignons ou de piment frais, des feuilles, des herbes aromatiques… C’est comme faire un dessin, il suffit de retrouver son âme d’enfant ! Saupoudrez de fleur de sel, couvrez avec une feuille de papier cuisson huilé (pour protéger le décor qui, sinon, risque de trop brunir au four) puis enfournez pour 12min chrono.

Il y a plein de versions différentes…

Parce qu’en fait j’en ai fais tout l’été 😉

Voici comment procéder si vous voulez fourrer les focaccias avec du fromage (mortel !) : une fois les deux pâtes étalées sur un plan bien fariné, les garnir de mozzarella en morceaux (une boule par foccacia), puis les replier en deux comme un chausson, souder les bords et ré-étaler légèrement avec les mains (pour obtenir une épaisseur de 1,5cm) avant de décorer.

 

Autre recette de l’été chez les Chioca : La crème de courgette « magique ». C’est LA recette qui va met tout le monde d’accord : la jardinier qui ne sait plus quoi faire chaque matin de ses paniers remplis de courgettes, les enfants qui en ont maaarre des courgettes, et même parfois les invités qui n’en reviennent pas de savourer quelque chose d’aussi délicieux en direct du potager. Et vous savez ce qui est vraiment bien avec cette recette ? Sa saveur de folie ? OK. Sa texture ultra dingue, ça aussi je vous l’accorde. Mais c’est surtout parce qu’on peut ainsi « recycler » 3kg de courgettes d’un coup, ni vu ni connu (et même qu’on va se battre chez vous pour lécher la casserole…). (Ingrédients pour 4 à 6 personnes) : Dans une cocotte en fonte, faites rissoler légèrement 10 gousses d’ail coupées en gros morceaux et 4 ou 6 brins de sarriette effeuillés (donc sans les tiges) dans 6 c. à soupe d’huile d’olive. Quand l’ail est légèrement doré, ajoutez 3kg de courgettes découpées en cubes ou en tranches. Salez avec une c. à café de sel, posez un couvercle (sans rajouter d’eau), et laissez mijoter 20 à 30min jusqu’à ce que les courgettes soient parfaitement tendres, en mélangeant de temps en temps. Rajoutez quelques feuilles de basilic frais (sans les tiges) avant de mixer très soigneusement au blender jusqu’à obtention d’une texture très veloutée.

 

Et du côté du jardin d’ornement? Et bien la chaleur est écrasante cet été, le tout compliqué d’une sécheresse inouïe… Mais les bignones et les althéas tiennent le coup, épaulés de quelques rosiers particulièrement résistants. Abondamment paillée au printemps, régulièrement amendée au fumier de lapin, cette haie ne reçoit pas d’eau l’été. Cela a fait une sorte de sélection naturelle (certaines plantes n’y ont pas résisté), mais celles qui restent sont du genre motivé !

 

Et que serait mon jardin sans le perovskia, aussi appelé « Sauge de Russie »… Il faut dire qu’il a vraiment tout pour plaire : Une résistance exceptionnelle au froid en hiver et à la chaleur en été, une « frugalité » en eau exemplaire, aucun besoin en engrais ni amendement d’aucune sorte, des propriétés mellifères, un port gracieux, une couleur à tomber… C’est avec ce genre de plantes que l’on construit facilement de beaux jardins bio, à la fois sobres et réjouissants !

 

Toujours le beau rosier « Teasing Georgia » (1), photographié un 25 juillet, alors que la plupart des autres rosiers ont renoncé… Un althéa double (2). Une bignone jaune (3). Le rosier liane « Bobby James » (4). Des sauges « Améthyste » (5) le long de la maison… et un joyeux bouquet (6) réalisé avec tout cela, plus des ombelles de fenouil sauvage et quelques fleurs de nepetas.

 

 

 

 

Les semis spontanés au jardin, c’est sympa ;)… Ici la vergerette (1), toujours pimpante dans son bac de pierres. Les feux d’artifice du fenouil sauvage (2) devant la maison et qui, culminant à 3 mètres de hauteur, habille le volet de la porte-fenêtre (c’est si joli qu’on n’ose plus le fermer de tout l’été !). Un althéa à fleurs blanches et cœur rose (3). De la chicorée sauvage (4 et 5) qui s’est installée au pied d’une clématite. Des balsamines (6), elles aussi tombées du ciel et se ressemant à l’envie dans les lieux ombragés du jardin. Le bac des aromatiques (7), où un pied de lin bleu fait son intéressant alors qu’il n’a rien à faire là (mais il est si beau…). Le portillon vert (8) menant au jardin d’été, littéralement envahi par les althéas et les drageons de bignone (il va falloir tailler ou baisser la tête). La cabane des enfants (9), près de laquelle s’est installé un pied de gaura.

Bonne rentrée à tous vos loulous :)

 

PS : J’ai pour l’instant totalement abandonné les vidéos faute de temps… Mais comme vous êtes nombreux à attendre des nouvelles de la lasagne montée ce printemps, j’ai fais une petite vidéo rapide (donc toute pourrie) fin juillet pour vous montrer comme tout avait bien poussé . Sauf que là je n’arrive pas à la téléverser sur mon blog (“erreur : réponse inattendue du serveur”, on me l’avait encore jamais fait celle là…). Bref, j’essaye de régler ce bug au plus vite…

=> Edit de 19H10 (après deux ou trois petites crises de nerfs ;)) : le blog veut vraiment pas télécharger ma vidéo, mais j’ai pu vous la poster (en qualité encore plus pourrie ;)) sur IGTV :

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(Vidéo tournée fin juillet)

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