{ Un chèvre, un brebis, un vache…. Et 5 braves petits boucs ! }

30 juillet 2020

 

{ Un chèvre, un brebis, un vache…. Et 5 braves petits boucs ! }

3 recettes de bons fromages « maison »

 

Je sais ce que vous devez vous dire : Pauvre Marie… à force de jardiner au soleil, elle s’est pris un coup sur le citron et ne sait même plus écrire français. Car on ne dit pas « un » chèvre », « un » brebis, « un » vache » !

Et bien en fait si… quand ce sont des fromages 😉

Car cela fait déjà un bout de temps que je veux partager avec vous quelques recettes de mon dernier livre, mais j’ai eu un mal fou à faire un choix : Après avoir pondu 2H ce matin en me disant « Celui-là ! », « Ah, non, plutôt celui-là ! », « Oh zut, et celui-là alors, il est si bon… », « Hum, entre celui-là et celui-là, je prends lequel ? », j’ai fini par m’énerver un peu et les attraper quasiment au hasard. J’ai juste fait attention qu’il y ait bien un fromage de vache, un de chèvre et un de brebis, si possible choisis parmi les recettes « spécial débutants » car ce serait trop long de recopier sur le blog toutes les précisions que je donne dans le livre pour la réussite de fromages un peu plus élaborés (pâte pressée cuite, croûte fleurie, pâte souple, etc.).

Bon, mais les 5 boucs alors ?

Hé hé… tous ceux qui me suivent sur Instagram le savent déjà. Enfin, presque tous, car il paraît que certains d’entre vous n’ont pas pu avoir le fin mot de l’histoire vu que les commentaires les plus anciens, où j’expliquais tout en détail, ne se chargeaient pas bien. Et puis il y a les « irréductibles » qui ne sont pas très fanas de réseaux sociaux (ce n’est pas moi qui vais leur en faire reproche). Du coup, il faut vraiment que je vous raconte ici cette grosse frayeur qui nous a bien secoués, mais dont l’issue a été fort heureuse 😉

C’est donc l’histoire des « Cinq braves petits boucs ». On dirait le titre d’un livre pour enfants…

« Il était une fois un grand garçon, qui avait toujours aimé les animaux. Très jeune, il a mis toute sa bonne volonté dans un projet un peu fou : acquérir un petit troupeau de chèvres alpines, un bout de terre sur un coteau ensoleillé, et devenir chevrier. Il aimait beaucoup ses biquettes, mais aussi ses trois boucs : Johnny, le vétéran aux longues cornes de bouquetin. Ontario, le méditatif. Popy, la grosse peluche aux yeux doux. Ces boucs-là, le jeune homme les avaient choisis avec soin plus d’un an auparavant, et ils étaient issus de belles lignées (des princes boucs !), afin d’améliorer la qualité du lait des futures chevrettes. Il les choyait pour leur apprendre à rester confiants, calmes et pacifiques… et cela, c’est toute une éducation, de longs mois de patience. Mais c’est important si l’on veut conserver les belles cornes d’un animal un tantinet batailleur ! Or, le jeune homme savait bien que se gratter est un des plus grands « bonheurs de la vie » chez les caprins… et il ne voulait pas priver ses bêtes de cette petite joie.

Deux nouveaux boucs venaient d’arriver un mois plus tôt. Un jeune, assez discret mais très beau (Durandal), et un bébé de 6 mois, tout timide, aux grands yeux de biche : Ivanhoé.

Ces boucs, le jeune homme les avaient confiés à une ferme située à quelques lieues de la chèvrerie, car mieux valait séparer quelques temps ces messieurs de ces dames avant les grandes retrouvailles, mi août. Mais le jeune homme allait les voir matin et soir, pour que ses boucs ne l’oublient pas.

Et puis un matin, le jeune homme a trouvé la lourde porte coulissante grande ouverte, les traces d’un camion à plateau imprimées dans le foin de l’étable, la clôture électrique enlevée et jetée dans un coin, une barrière à vaches déplacée pour barrer le virage juste au dessus… Un vol, une méchanceté, une jalousie… ? Le jeune homme ne voulait pas le montrer mais il était profondément meurtri. Sa maman le voyait bien. Les épaules voutées, il regardait l’étable vide sans mot dire. Une sourde colère rongeait son cœur. Il pensait à ses chèvres qui n’auraient pas leurs princes à temps pour avoir des petits. Il pensait à la prochaine saison de fromages, si mal partie (car pas de boucs, pas de petits, pas de lait). Il pensait encore à la difficulté de retrouver des papas de si bonne lignée pour les futures chevrettes. À l’impossibilité de les rendre aussi doux et confiants en si peu de temps. Au danger de travailler avec des bêtes que l’on n’a pas eu le temps de rendre familières. Mais il pensait surtout à ses boucs, qui étaient un peu ses copains. Et particulièrement Johnny, cette merveille de la nature qui le regardait depuis toujours avec un petit air amical.

Bref, des choses auxquelles peu de gens pensent en dehors du monde agricole. Des choses auxquelles les voleurs n’avaient probablement pas pensé non plus, ce qui les excuse un peu… mais le mal était fait.

La sœur du jeune homme, bonne marraine fée qui aide à la chèvrerie et connait si bien le troupeau, était tombée malade à l’idée que quelqu’un allait peut-être faire du mal à ses braves bêtes. Et puis il y avait déjà eu dans le pays plusieurs autres vols, ou tentatives échouées (dont, peu de temps auparavant, le petit troupeau de moutons du voisin auquel la maman avait confié sa brebis, Bouclette, fort heureusement non emportée par les bandits… mais quelle frayeur !).

La maman, voyant ses deux grands enfants si tristes, si découragés, essayait de les rassurer (sans toutefois trop y croire) : « Allons, de si braves boucs, si forts, avec de si belles cornes, ils se sont forcément défendus, les voleurs n’ont peut-être pas réussi à tous les attraper, il en reste peut-être un ou deux qui errent, affolés, dans la forêt… ». Elle pensait surtout à Johnny, qui a de gros yeux ronds si gentils… mais une force de rhinocéros et des cornes d’auroch ! Personne ne peut attraper Johnny, ni le faire aller là où il ne veut pas. À part le jeune homme, mais c’est parce que Johnny veut bien le suivre.
On les a donc cherchés, cherchés et encore cherchés… et cela était émouvant, réconfortant, de rencontrer dans la forêt des paysans, des chasseurs, des vieux pépés à casquettes qu’on ne connaissait parfois même pas mais qui cherchaient eux aussi, sous un soleil de plomb, après avoir entendu parler “du petit jeune à qui on avait fauché ses boucs”. La solidarité de la campagne… La colère à cause de tous ces vols des derniers temps… L’envie d’aider le « petit qui vient juste de s’installer »… L’espoir que les boucs n’avaient peut-être pas tous été emportés…

La petite fée chevrière, inconsolable, pleurait en pensant au mal qui pouvait arriver à ses gentils boucs. Le grand chevrier, la rage au cœur, n’y croyait plus mais continuait quand-même de chercher, aidé de Dauphine, la Border Collie si vaillante, son meilleur chien de berger.

Et puis, le matin du 3ème jour, quelqu’un a aperçu quatre boucs errant loin, en forêt de Chambaran, si loin que l’on n’aurait jamais pensé à les chercher là ! Tout le monde s’est précipité mais entre temps ils avaient encore disparus : seul restait un petit tas de billes brunes au parfum éloquent… Mais les boucs ne sont pas le Petit Poucet : ils avaient laissé tous les « cailloux » à l’endroit du bivouac ces gros bêtas !

Alors ceux qui aimaient bien ces petits boucs ont soupiré et encore cherché… Très longtemps dans cette forêt épaisse, sous une chaleur étouffante, en entendant glisser un serpent ici ou là sous les fougères ou les herbes desséchées, secouant leur torpeur grâce à quelques alertes (un chevreuil aperçu au loin, deux chèvres aux longues cornes sur une colline, un bêlement – hélas- de mouton, une sorte de claquement de sabots : juste des cimes de sapins d’entrechoquant dans le vent). Mais les boucs restaient introuvables, si bien camouflés dans leur robe marron comme les taillis, peut-être couchés dans un bosquet en attendant des heures plus fraîches, au plus profond de la forêt elle-même si dense, si sombre en été ! Les animaux des bois devaient bien se demander qui étaient ces messieurs. Les cerfs et chevreuils étaient probablement un peu jaloux. Et les boucs, eux, s’étant perdus, peut-être dans une folle cavalcade pour échapper aux marauds, ne retrouvaient plus le chemin de leur maison.
Et à la tombée de la nuit du 3ème jour, alors que tous avaient abandonné les recherches sauf le jeune homme, sa sœur et leur maman…

Et bien la petite marraine fée est passée en carrosse, avec sa maman, devant un petit bout de forêt comme tant d’autres. A cet endroit précis, la vaillante Dauphine avait absolument voulu emmener ceux qui cherchaient les boucs une demi-heure plus tôt sauf que personne n’avait voulu la suivre : « Mais non Dauphine, ils ne peuvent pas être ici, ce bout de forêt a déjà été sillonné en long et en large. Bien sûr, ils ont dû passer par là mais tu suis la piste à l’envers, viens… ». Et au bord de la route, juste au niveau de ce bout de forêt, les cinq boucs étaient là, broutant des ronces dans la pénombre. Même le bébé !

En reconnaissant la jeune fille ils sont venus la voir, et ce sont mis autour d’elle, AU MILIEU de la route, dans un virage, là où d’autres carrosses pouvaient arriver à vive allure… et il ne fallait pas effrayer les boucs, au risque qu’ils ne repartent se perdre de nouveau dans la forêt ! En les flattant doucement, la jeune fille a réussi à en attacher trois avec sa corde magique en attendant qu’arrive le grand frère (lequel fouillait au loin un champ de céréales) à qui seul obéissent les têtus petits boucs. Mais le grand Johnny, fier, emballé, un peu effarouché par toute cette aventure, a couru vers la maman qui, à cet instant, aurait donné très cher pour une bonne vieille armure du 11ème siècle. “Bloque-lui la route Maman !!!” criait la jeune fille. Alors la maman a étendu les bras, entrechoqué les genoux (ça ne servait à rien, mais c’était inné)… et fermé les yeux pour ne plus voir la taille des cornes qui lui faisaient face. Peu de temps après, merveille, le jeune homme est enfin arrivé dans son grand carrosse blanc, a appelé doucement cette énorme bête qui a aussitôt tourné sa grosse tête… et couru vers son éleveur tel un petit chien joyeux avant de sauter dans la camionnet… pardon, dans le carrosse princier, suivi de tous les autres…

Sauf le bébé !

Celui là, quel fripon ! Il faut dire aussi : cela ne faisait qu’un mois qu’il était à la chèvrerie. Alors forcément, le jeune homme qui l’appelait ne lui évoquait que de très vagues souvenirs, le carrosse princier et la corde magique de la jeune fille l’affolaient beaucoup, et la reine-mère entrechoquant les genoux ne lui disait rien qui vaille… Il est donc reparti galoper dans la forêt, comme un petit chevreuil effrayé. Il a fallu appeler du renfort pour le rattraper mais malgré tout, cela a pris beaucoup de temps, et il faisait nuit noire quand cette vive petite bête a enfin pu retrouver la direction du carrosse.

Devant tant de difficulté à rattraper le plus petit des cinq boucs, il a été facile de déduire combien les larrons ont dû avoir de « désagréments » le soir de leur forfait, et l’on comprend mieux qu’ils aient pu les laisser échapper. Rien que Johnny, Ontario et Popy lancés à toute vapeur, c’est à peu près la force d’un bison furieux… à 6 cornes !

Maintenant les cinq braves petits boucs, qui se sont bien défendus et dont l’on peut être si fiers, sont revenus au chaud dans leur étable qui fleure bon le foin frais. Ils se font caresser, viennent frotter leurs belles têtes intelligentes contre leurs éleveurs, roulant de gros yeux tout doux, tout calmes, mais un peu coquins… comme s’ils rigolaient encore de cette drôle d’aventure, puisqu’elle finit bien.

Ils vécurent heureux… et eurent beaucoup d’enfants ! »

Johnny aux grandes cornes (65cm), belle barbiche, et regard si doux <3

Voilà, ce petit récit est terminé… Certains vont se dire “Pff, que d’histoires pour quelques boucs”, et je ne leur en veux pas : Il se passe tant de choses bien plus graves ailleurs, je sais bien. Mais j’ai tout de même une pensée pour tous les éleveurs qui ont vécu le même choc et qui, eux, n’ont jamais retrouvé leurs bêtes. Et les vols se multiplient ces derniers temps… Bien au delà de la perte financière, il y a la tristesse, la révolte, le désarroi. La colère aussi, devant ces gens qui croient que l’on peut ainsi « se servir » gratuitement sur le travail des autres, sans penser à tout le mal qu’ils se sont donnés, ni à la peine immense que cela va leur faire… Se faire voler son MP3 ou ses lunettes de soleil, ça fait déjà un peu chi… suer. Mais une bête, c’est beaucoup plus déchirant.

Je précise juste, pour rassurer les petits (et les grands !) que les « braves petits boucs » sont sous très haute surveillance maintenant, dans une ferme habitée 24H sur 24, avec deux chiens de garde du genre « pas commode » mis à disposition par des amis le temps de se retourner (ce qui fait que si un voleur revient et échappe aux cornes des boucs, il partira, entres autres, avec un Staff planté dans chaque fesse).

Alors pour finir, nous nous posons beaucoup de questions : Qui étaient ses voleurs ? Pourquoi ont-il tenté cela ? Ont-ils vraiment « raté » leur kidnapping, ou bien ont-ils relâché les boucs en prenant peur, vu l’énorme indignation des gens du pays et toute cette mobilisation pour les retrouver…

Nous avons demandé aux principaux témoins, qui nous ont fait le rapport très détaillé, édifiant et parfaitement éclairant que voici : Mêêêêêêê ! Mais nous ne sommes pas sûrs d’avoir tout compris…

Et maintenant les recettes 😉

Crottins de chèvre  simplifiés

 

C’est la façon la plus simple de préparer les crottins de chèvre, sans pré-égouttage (comme pour les Chavignol) ni faire tiédir le lait (comme pour les Chabichou). Avec quelques variantes, cette recette ressemble d’ailleurs un peu à des picodons qui auraient été préparés dans des moules beaucoup plus hauts et étroits… ce qui donne au final un goût et une texture bien différents !

Alors du coup, quelle est la meilleure des trois méthodes pour préparer des crottins de chèvre ? Humph, quel choix cornélien… Le mieux serait de goûter les trois recettes du livre 😉

 

Ingrédients pour 5 crottins

Temps de préparation actif : 10 min

 

  • 5l de lait de chèvre cru et entier
  • 5cl de petit lait
  • 1 c. à café de présure*
  • Sel.

*(J’en parle dans le livre : Attention au dosage en chymosine ! Certaines présures pas assez dosées ne conviennent pas)

 

Mélanger le lait et le petit lait, couvrir, laisser maturer 12H à température ambiante. Ajouter la présure diluée dans un peu d’eau, mélanger, couvrir, laisser cailler 12H de plus.

Soutirer le petit lait, puis remplir à ras bord cinq faisselles d’environ 7,5cm de diamètre par 12cm de haut (photo 1). Attendre une minute ou deux qu’elles se soient un peu égouttées pour compléter de caillé s’il en reste dans la bassine.

Laisser égoutter 12H, puis saler (une cuillerée à café rase par fromage) le dessus de chaque faisselle. Laisser égoutter 12H de plus, sans retourner les fromages. Démouler délicatement sur une grille. Ne pas saler la deuxième face : Lors de l’égouttage, le sel ce sera déjà bien réparti dans le fromage. Laisser (éventuellement) ressuyer 12H de plus (sauf si on aime les crottins ultra-frais) puis savourer aussitôt ou passer à l’affinage de son choix.

 

NOTA :

=> Comme le caillé n’a pas été pré-égoutté sur toile (comme on le ferait pour les crottins de type Chavignol), il faut utiliser des moules bien hauts car en égouttant et séchant, la hauteur du fromage va diminuer de moitié ! Cependant, la forme un peu particulière de ces moules va…

1/Rendre un peu périlleux un éventuel retournement du fromage en cours d’égouttage (voilà pourquoi on n’essaye même pas…)

2/ Compliquer un peu l’égouttage, du moins si l’on compare à un fromage type picodon ou saint-marcellin qui est plus large et moins haut. Voilà pourquoi on sale le fromage dans sa faisselle au bout de 12H (cela booste l’égouttage ). Mais il ne faudrait pas non plus le mettre au tout début, sinon il serait « lavé » et les fromages ne seraient plus assez salés.

3/ Cet égouttage plus lent donne au final une texture fine et très fondante, moins sèche que celle des Chavignol : Mais veillez bien à ce qu’après le démoulage, ces crottins soient très bien aérés (sur une grille, qui ne trempe pas dans le petit lait) durant les deux ou trois premiers jours sinon ils risqueraient de développer des notes un tout petit peu amères.

=> On peut manger ces crottins ultra-frais (et même dès la sortie de la faisselle, en les mélangeant avec de la ciboulette par exemple), ou les affiner de la façon que l’on veut. A noter qu’au bout de seulement trois ou quatre jours d’affinage sur la grille et à température ambiante (autour de 18/20°), ces fromages commencent déjà à développer une peau ivoire et crémeuse très appétissante (voir sur la photo : ces fromages n’ont que trois jours d’affinage à 20°C) ! Mais le top des top, si on les aime très crémeux, c’est de continuer ensuite l’affinage dans une boîte en bois munie d’un paillon dans le fond (sinon, les fromages s’y colleraient !), encore deux ou trois jours de plus à température ambiante, et jusqu’à deux semaines en cave.

Après, il faudra mieux les mettre au réfrigérateur… à moins que l’on aime les déguster à la petite cuillère !

Brousse au lait et au sel (façon brocciu de Corse)

 

Voici une recette pour utiliser tout le précieux petit lait issu de la fabrication des fromages de brebis présentés dans le livre, mais que vous pouvez évidemment adapter en fonction des quantités que vous avez sous la main. Cette brousse est vraiment différente des autres fromages au petit lait, car aucun ingrédient acide n’est utilisé dans sa fabrication : C’est tout simplement l’alchimie entre le petit lait doux, le lait cru entier (rajouté en cours de cuisson) et le sel qui génère, en présence de chaleur, cette écume blanche d’une douceur voluptueuse… laquelle se raffermira en refroidissant (si vous n’avez pas tout mangé à la cuillère entre temps), formant ainsi un délicieux petit fromage, fondant et crémeux, à la saveur inégalée !

 

Ingrédients pour un petit brocciu

Temps de préparation actif : environ 10min

 

  • Environ 2,5l de petit lait (issu de la fabrication d’un fromage de chèvre ou de brebis)
  • 1l de lait de brebis cru et entier
  • 1 c. à soupe un peu bombée de sel fin.

 

Chauffer le petit lait à environ 40°C, puis ajouter le lait, le sel, et continuer de chauffer à feu doux, en mélangeant le moins souvent possible (juste ce qu’il faut pour que le fond n’attache pas). Quand la température approche des 90°C, il se forme une mousse épaisse et floconneuse sur le dessus. Après avoir baissé le feu au minimum (car idéalement, ça ne doit pas bouillir), la récupérer soigneusement avec une passoire à thé à grille bien fine, en égouttant chaque prélèvement au dessus de la casserole avant de le verser dans une faisselle à picodon. Laisser égoutter environ 1H sur une grille, puis couvrir soigneusement et mettre au frais au moins 3 ou 4H avant de savourer.

A conserver jusqu’à 1 semaine dans un récipient hermétique. Comme la ricotta, cette brousse peut se savourer sucrée ou salée, et s’intègre dans de nombreuses recettes (beignets, gratins, tartes…).

 

NOTA :

– C’est selon ce procédé (petit lait + lait entier + sel + récupération délicate de la mousse surnageant sur le dessus), qu’est fabriqué le brocciu corse, qui peut être indifféremment de chèvre ou de brebis. Quand le brocciu doit être commercialisé, son taux de lait ajouté ne doit pas dépasser 25% de la quantité totale (j’ai arrondi un peu la quantité de lait, car à la maison il est plus simple d’avoir des chiffres ronds). Evidemment, le terroir joue beaucoup dans le goût du véritable brocciu, car les brebis et chèvres de Corse se régalent de plantes du maquis aux saveurs littéralement envoûtantes… A noter que le brocciu Corse peut aussi être salé et affiné (on parle alors de brocciu passu).

– Une fois que toute la précieuse mousse floconneuse du dessus a été récupérée, on peut filtrer le liquide restant dans la passoire à thé : cela permet de récupérer encore un peu de matière qui se trouverait en suspension dans le petit lait. Mais attention ! Aussi mystérieux que cela puisse paraître, la brousse récupérée ainsi aura une texture moins fondante, plus grumeleuse, que celle formée en récupérant patiemment la mousse surnageant sur le dessus avec une écumoire ou une petite passoire ! La saveur en revanche ne changera pas.

– Attention, pour que le goût de votre brousse soit vraiment très doux, utilisez le petit lait juste après la fabrication des fromages (ou juste après les avoir démoulé, c’est à dire environ 8 après la fabrication), sans laisser fermenter le petit lait. Sinon, le goût du fromage sera différent, un peu plus acidulé. Mais cette variante a aussi ses adeptes !

 

Labneh (Fromage(s) de yaourt)

 

Labné, labane, labneh… ce fromage libanais a presque autant d’orthographes différentes, que d’affinages ou de formes possibles. Un seul point commun à tout cela : Une base de yaourt, tout simplement plus ou moins égouttée. Et dans tous les cas, la texture est incroyablement onctueuse !

 

Ingrédients pour une boule de fromage d’environ 500g, ou un bocal de petites boules à l’huile, ou une grande assiette creuse de fromage frais battu.

Temps de préparation actif : 20min

 

  • 2l de lait frais entier, microfiltré
  • 1 yaourt au lait entier
  • Environ 1 c. à soupe de sel fin.

 

Préchauffer le four à 55 ou 60°C maximum (vérifier avec le thermomètre à fromage), puis l’éteindre.

Chauffer le lait à 57°C, y délayer le yaourt, puis placer dans le four (éteint !) et laisser incuber 8H.

Placer une grande toile à fromage dans une passoire. Y transférer le yaourt, à la louche, puis nouer la toile et la pendre. Laisser égoutter 12H.

Ouvrir la toile, saler, mélanger, renouer la toile et laisser égoutter de nouveau…

  • Soit juste 12H de plus si l’on souhaite une texture crémeuse, que l’on battra quelques instants au fouet avant de la présenter comme au Liban, sur une assiette avec un peu d’huile d’olive, éventuellement des herbes et/ou épices, en accompagnant le tout de pain plat.
  • Soit 24 à 36H de plus (et même 48H) si l’on souhaite une texture plus épaisse (de type « pâte à modeler »). Dans ce cas, on peut servir la boule de fromage telle quelle, ou la façonner en plusieurs petites boules pour les affiner à l’huile (soit nature, soit après les avoir préalablement roulées dans un mélange d’épices, voir plus bas). Ainsi, elles se garderont plusieurs semaines au frais !

 

NOTA :

=> Le labneh en version sucrée ?

C’est une alternative plus saine et absolument irrésistible pour garnir un gâteau en remplacement du mascarpone ou de la crème fouettée… Pour cela, remplacez tout simplement la cuillerée de sel par 50g de sucre (afin que, comme le sel, le sucre aide à mieux égoutter le fromage). N’hésitez pas ensuite à rajouter du sucre ou du miel ainsi qu’un éventuel arôme (fleur d’oranger, essence de mandarine, vanille…) avant de garnir votre gâteau !

=> Le zaatar…

C’est un mélange d’aromates assez variable, pouvant associer thym, origan, hysope, sésame, calament (une sorte de petite menthe des champs), sarriette, sumac, mais aussi coriandre, anis, cumin et sésame. Pour que le zaatar soit bon, mieux vaut privilégier peu de variétés (par exemple juste origan, thym et sésame) mais vraiment parfumées plutôt que de multiplier les ingrédients plus ou moins éventés.

Cet été, je me suis mise au vélo (au tandem, plus exactement), et après des débuts un peu difficiles je raffole maintenant de nos longues sorties le soir, à la « fraîche » (quand il ne fait plus « que » 25 ou 28°C ;)), et que la campagne est si belle baignée de cette lumière particulière des soirées d’été. Cela m’a offert l’opportunité de quelques incroyables photos que je partage ici pour « dédommager » un peu ceux d’entre vous qui ont déjà mon livre sur les fromages et qui, du coup, connaissent déjà les recettes de ce post…

Du côté du Col de Toutes Aures

Près de Marnans, une ferme abandonnée

La silhouette d’un gros arbre comme je les aime tant, et au loin, les “Terres Froides” (qui s’étendent entre les Chambaran et Lyon, donc quand on tourne le dos au Vercors).

Un champ de pissenlits défleuris, lesquels sont encore bien plus beaux ainsi je trouve, avec leur petites têtes légères et argentées qui s’envolent au moindre souffle de vent.

Je suis tombée sur ce paysage samedi soir, c’était tellement beau…. Je serais bien restée là longtemps, mais on avait cherché les boucs toute la journée et j’avais faim à en tourner de l’oeil 😉 Heureusement qu’il y avait des mûres dans les fossés…

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25 grains de sel au sujet de « { Un chèvre, un brebis, un vache…. Et 5 braves petits boucs ! } »

  1. AvatarLaurence

    Quel talent de narratrice !
    Je me régale à chaque fois de votre écriture ! Bon des recettes aussi quand même 😉
    Et quel humour !
    J’ai suivi l’histoire des boucs sur fb et instagram et je suis super contente de cette fin si heureuse !

    Répondre
  2. AvatarGaelle

    Devant l imbécilité et la méchanceté humaine il y a la solidarité d un village ….que c est beau de pouvoir se dire que des personnes peuvent juste venir nous aider sans rien attendre en retour…
    Je suis tellement contente que tout ce petit monde soit de retour dans leur étables…la photos de l étable vide m avait fendu le cœur….
    Et que dire ce se cœur de maman….vos enfants ont une chance folle ….vous pouvez être fière de votre fils et fille chevrier et chevrièr …Mais ils peuvent être infiniment fière de vous……remuez ciel et terre pour que ses enfants retrouvent le sourire et le plus beau geste d amour d une maman……
    Belle et douce soirée

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  3. AvatarAnne

    Et dire que j’ai été tellement déçue de ne pas trouver Hugues samedi dernier sur le marché de Grenoble ! Cette histoire qui finit bien d’hommes, de femmes et de bêtes a beaucoup touché ma famille. Et tellement impressionnée par les cornes des gentils boucs…
    J’ai acheté ton livre la semaine dernière. Je fais du fromage blanc depuis que je suis petite avec ma maman mais là le dosage est tellement parfait, que c’est un régal de fromage frais. Pour les fromages à pâte molle, je suis un peu intimidée par les volumes énormes nécessaires de lait pour une taille de fromage bien plus modeste. Je n’arriverai jamais à jeter tout ce petit lait, un peu traumatisée par cette grosse entreprise en Isère dont les rejets sauvages nuisent à la faune et la flore. Quelle perte alors que deux producteurs au moins en Savoie s’en servent pour produire leur électricité.
    Merci pour l’érudition et toutes les précisions de tes recettes.

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  4. Avatarpatdub

    Tu connais une vieille dinde (non, je ne m’insulte pas, c’est pour rester dans le domaine animalier) de bientôt 63 ans qui a rit et pleuré comme une petite fille à qui on lit un conte merveilleux, et qui a dû retrouver son quant-à-soi pour lire l’histoire à son mari sans montrer son émotion, mari qui est aussi ému… mais qui adore les histoires de Marie et sa tribu…?
    Je ne suis pas réseaux sociaux, mais je peux te suivre sur Instagram par le biais de ma fille ,donc je ne commente pas. Mais je n’ai pas pu lire la suite non plus. Je me doutais bien que tu nous raconterais toute l’histoire sur ton blog .
    Bon, on est tellement contents que tout se finisse bien!
    J’ai ton livre de recettes de fromage, mais je ne me suis pas encore remise à en faire… Je vais commencer par les plus faciles car certaines recettes m’intimident…
    Je te souhaite une bonne journée, et un bon week-end, puisqu’on est vendredi.
    Bises affectueuses

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  5. AvatarMa

    Tes photos sont comme chaque fois de petits bijoux, Marie !
    L’histoire des boucs se finit heureusement bien, et c’était beau cette solidarité paysanne autour de leur recherche… mais je trouve cela tellement injuste, tellement moche que vous ayez eu à vivre ce vol, que des gens se soient permis de croire qu’il suffisait de se servir dans le travail des autres ! J’espère que ton fils, ses chèvres et ses boucs vivront une fin d’été plus sereine et que la prochaine saison lactée sera bonne !

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  6. AvatarCricri50

    Les histoires vraies de Marie. Un texte magnifique pour nous faire vivre cette histoire folle. Mais aussi cette jolie solidarité des campagnes. Tant d’émotions pour vous tous mais une joyeuse fin pour ces merveilleux animaux. Le retour auprès de leur courageux chevrier. Mais j’imagine bien ces jours de stress et d’angoisse. Bon courage à tous. Merci pour les recettes.

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  7. AvatarMélette

    Bonjour,
    Des histoires comme on les aime, elle finit bien , un vrai roman policier avec la participation du “public rural”.
    Le vol est partout, ici c’est le producteur de viande de porc qui s’est fait voler son verrat, mais pas retrouvé!!!
    Hier j’ai fait la crème de gruyère, miam miam, je commence par du super facile avant d’attaquer la suite, et là sur la cuisinière, ben oui!! j’ai une cuisinière à bois dans ma cuisine ( elle fait de l’oeil au nettoyeur de cheminé!!!) j’ai mis en route de quoi faire des petits vache au kéfir, mais n’ayant pas de kéfir en vrai, j’ai utilisé du kéfir en bouteille, je te tiens au courant pour le résultat, mais ça a l’air de bien se présenter. Mon voisin a un bouc qui vient quémander des caresses et faire les yeux doux surtout si on a un peu de pain sec.
    Bon courage et des bises si je peux me permettre et des caresses aux boucs

    Répondre
  8. AvatarIsa

    heureuse de lire que les boucs ont été retrouvés..
    quelle belle région, ma cousine habite Vatilieu, autour du 14 juillet nous nous retrouvons en famille à l’ombre du séchoir, face au Vercors, et pour moi c’est un vrai dépaysement (nous habitons le nord isère )…

    Répondre
  9. AvatarNinidio

    J’ai déjà lu l’histoire sur Instagram et quelle bonne idée d’en avoir fait un conte. Bon tout ça se termine bien et temps mieux. Pas encore teste les fromages mais ça va venir. Merci et bon courage à tes enfants. Nicole

    Répondre
  10. AvatarAC

    J’ai lu toute cette histoire sur Instagram et ça m’a bien remuée, surtout avant de connaître le (l’heureux, dieu merci) dénouement.
    Cette version “conte” est super bien, et agréable à lire parce qu’elle est très bien écrite et que, connaissant déjà la fin, la boule dans le ventre de désolation, de rage, d’écœurement, de dégoût de certains humains et du monde dans lequel il font vire les autres, a diminuée. Quel soulagement que le jeune homme et la bonne fée aient récupéré leurs braves boucs, en particulier Johnny pour le jeune homme.
    Ces recettes ont l’air extra, mais les ingrédients sont compliqués à trouver. Personnellement, je n’ai jamais vu de petit lait en vente dans les magasins où je vais faire mes courses…
    Tes photos d’été sont vraiment magnifiques…quelle douceur il s’en émane…merci pour le partage.

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  11. AvatarOlivia

    J’avais suivi vos (més)aventures sur Instagram, ce qui m’avait pas mal émue. J’étais déjà heureuse d’apprendre que les boucs avaient retrouvé leur famille, mais avec ce conte merveilleux, c’est le pompon ! Tu as vraiment un sacré talent de narratrice. Tu devrais peut-être… écrire des livres 😉
    Je me souviens vous avoir souhaité de retrouver les boucs sains et saufs, tu m’as répondu que ça tiendrait du miracle… Comme quoi ils arrivent quand même, ces miracles ! Maintenant, il ne me reste plus qu’à leur souhaiter une longue et paisible vie auprès de leurs Biquettes et de leur éleveur.

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  12. AvatarIsabelle

    Qu’elle belle fin pour cette aventure angoissante, pour tes ‘’poussins’’ 😉
    Bravo la solidarité des voisins 👍
    Bon courage à Hugues pour continuer l’aventure en famille.
    Et merci pour ces 3 recettes bien tentantes. Pas sûr que je me lance car il faut de grandes quantités de lait, et donc trouver un producteur Pas trop éloigné.
    Superbes photos comme à chaque fois.
    Bises amicales à toute la famille

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  13. AvatarMuriel

    J’ai effectivement suivi sur Instagram l’histoire totalement incroyable du vol des boucs de ton fiston. J’étais en colère et triste pour lui mais quel plaisir de lire la solidarité et que l’opiniâtreté a triomphé et ramené les boucs au bercail. Euh le récit était top et j’ai réellement imaginé l’arrivée du bouc en face d’une wondermarie en panique mais dont le coeur de mère était décidé coûte que coûte à venir en aide à son petit enfin grand petit mais on sait bien que pour une maman les enfants sont toujours nos petits. Tout est bien qui finit bien, c’est chouette. Maintenant il va pouvoir aller de l’avant, c’est vraiment bien pour lui. Merci pour ces belles recettes que je ferai plus tard car pour l’instant en phase prédiabète je ne peux m’accorder aucun écart car il m’attend une prise de sang décisive dans un mois et je veux à tout prix tomber mon taux de sucre. Alors igbas à fond et tes recettes me sont toujours aussi précieuses. Merci pour tout ce que tu fais et pour tes récits qui nous transportent !

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  14. AvatarCiboulette38

    Les journées sont bien remplies ou peut-être qu’avec l’âge on devient de moins en moins performant. J’ai longtemps remis mais aujourd’hui je vais oser faire d’une pierre deux… trois, quatre, cinq coups !!!
    – Tout d’abord la mésaventure de Hugues qui s’est avérée être celle de toute la famille… et de tous les voisins !
    De loin, nous n’avons pas vécu par procuration le stress et la fatigue qui ont dû tous vous animer, puisque nous avons tout reçu en même temps, la mauvaise nouvelle, le récit des recherches et le dénouement… heureusement très réjouissant. Le tout envoyé par Coralie depuis votre compte Instagram (Oup’s ! Je revendique mon appartenance aux irréductibles)
    Reste le “ouf” de soulagement, notre compassion… et la colère car on ne sort jamais complètement indemnes de toutes ces « malveillances ».
    Depuis le démarrage de la belle aventure de la chèvrerie, Hugues cumule beaucoup de désagréments et de problèmes aussi nombreux que divers entre problèmes administratifs, matériels, météo… sans parler de la crise sanitaire ; pourtant on le retrouve toujours aussi enjoué, volontaire, résolument tourné vers les projets d’avenir et heureux au milieu de ses biquettes.
    Chacun de nos passages dans les Chambarans et nos petits bavardages avec lui sont autant de bouffées de bonheur ! Nous lui souhaitons bon courage pour continuer à aller de l’avant…
    – Le livre sur les fromages…. Je m’étais dit que celui-ci n’entrerait pas dans ma bibliothèque. Notre environnement n’est pas optimum pour tenter l’aventure et je ne suis pas sûre non plus d’avoir la patience.
    Et finalement, sur votre article, vous l’avez tellement bien « vendu » ce superbe pavé de plus de 250 pages… Et puis ça rime à quoi, une collection où il manque un ouvrage ? Alors je n’ai pas longtemps résisté car par ailleurs, toutes les explications sont intéressantes à lire ; c’est une belle découverte de l’univers inconnu et magique de la fabrication des fromages même si on ne met pas la main à la pâte. Et puis qui sait ? Il ne faut jamais dire jamais ! Depuis plusieurs mois très fan du kéfir de fruits, peut-être que la première expérience viendra d’une recette au kéfir de lait, si quelques grains arrivent un jour jusqu’à moi. (D’ailleurs, s’agissant du kéfir de fruits, je me permets un petit hors sujet supplémentaire : en fouillant sur le blog, je suis tombée sur un gâteau au kéfir qui a attisé ma curiosité ; sur le haut de la pile la petite recette ! À essayer dès que les températures deviendront raisonnables pour allumer le four !!!)
    – Le jardin !!! Et ses fleurs !!! Que de merveilles !!! Les roses aux douces couleurs, les bouquets généreux et généreusement composés et l’oeil expert du photographe qui a su créer et fixer une ambiance tellement harmonieuse et apaisante.
    – Et que dire des lasagnes qui ne se mangent pas ? Quelle découverte ! C’est magique et ça parait tellement facile ! Ça titille ; ça donne envie. Mais vraiment pas facile à mettre en oeuvre dans notre vallée industrielle, ni même dans notre tout petit bout de terrain. L’article a toutefois changé quelques-unes de nos habitudes ;o)
    Pour tout cela, MERCI !!!
    Nous espérons que les vacances en famille se sont bien passées : j’imagine un joli break ressourçant où l’on oublie un moment le quotidien trop rempli ! Et finalement le bonheur de retrouver La maison, Les compagnons à quatre pattes, le jardin et les habitudes
    Chère Marie, je vous embrasse ainsi que toute votre belle famille.

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  15. AvatarVéronique

    Merci ma belle Marie pour cette magnifique narration ! Et surtout ce beau dénouement ! Quelle angoisse pour vous tous mais surtout pour Hugues ! Je suis très heureuse que ça se termine super bien ! Les recettes sont tentantes surtout pour les gourmandes de fromage comme moi mais ma productrice de fromage de chèvre ne vend pas son lait : déjà trop peu pour elle … Bon bref … tant pis ! 🙁 Je t’embrasse ainsi que tous tes petits amours

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  16. AvatarLine

    Je suis toujours révoltée quand je vois la méchanceté des gens, la jalousie, au point de vouloir faire explicitement tomber un jeune quand on sait comme c’est dur de lancer son affaire! Heureusement que l’issue est heureuse et bravo pour l’opiniâtreté. Photos toujours sublimes.. et recettes incontournables… reste à trouver le bon lait de brebis (et le petit lait) pour tenter cette brousse qui me fait rêver.

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  17. AvatarCavatine

    Merci beaucoup Marie pour ta générosité et particulièrement celle de l’écriture…J’ai savouré tes mots et toute l’émotion et le bonheur du ressenti avec. Merci pour ces moments partagés, là sont les émotions ressenties, celles qui sont importantes suivant nos sensibilités, essentielles et en écho avec ce que je vis, dans ma propre existence!
    C’est fabuleux de connaître tout ça à travers ton blog de gourmandises, innatendu ou peut être pas tant que celà…Merci Marie et bon été
    Cavatine

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  18. AvatarJACQUELINE

    Bonjour Marie
    Merci pour ton bel article qui raconte le quotidien de la famille avec des belles choses et de moins belles; mais tout se termine bien et j’en suis très heureuse. Tes recettes de fromage me donnent vraiment d’essayer, c’est très appétissant et les photos que tu joins sont merveilleuses tant celles des fromages, des paysages avec tes petits commentaires, les chèvres tellement belles.
    MERCI pour tout ce que tu donnes, ça fait tellement de bien.
    Je t’embrasse FORT.
    Jacqueline

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  19. AvatarLaëtitia

    Hello Marie !

    Cela fait un moment que je n’avais pas pu venir sur le blog ( 2e déménagement international en 2 ans, et Covid en meme temps, avec 4 petits enfants, pfiou, quel travail!!!!).

    Je m’y remets enfin! avec grand plaisir. Je viens de lire ton article – très bien écrit, d’ailleurs ! à quand les contes pour enfants truffés de bonnes recettes de cuisine ? Tu ferais un malheur 😀 ), et je n’ai qu’un mot : c’est SCANDALEUX.
    J’espère que les malotrus qui ont osé s’en prendre aux pauvres bêtes de ton fils ont de belles marques sur les fesses, que les boucs leur ont fait passer une très mauvaise nuit, et qu’ils vont avoir du mal à s’asseoir pendant trèèèèèès longtemps. S’ils ont pris des coups de cornes dans le ventre ça me va aussi :-).

    Quelle inquiétude pour vous tous, surtout les enfants, qui font de leur mieux pour réussir, pour quel résultat ? Se faire voler des bêtes auxquelles ils tiennent ? Quelle injustice ! Quelle dure leçon de vie… On ne leur souhaite pas de vivre ça quand on les met au monde ! Ok on ne vit pas chez les bisounours, mais quand même, ne devrait-on pas être récompensé quand on travaille bien ? Et non se faire voler ?!

    Je suis bien contente de ne plus vivre en France.

    En tous cas je suis heureuse de voir que l’affaire s’est somme toute bien terminée. Idée comme ça : acheter une caméra bébé, la mettre à la bergerie, et garder le moniteur la table de chevet ?

    Sinon en vrac : très contente de voir que tu as finalement sorti le livre sur les fromages maison ! j’ai hâte de le lire, même si – hélas ! – je n’en ferai qu’un usage modéré :
    1) je ne vois pas où je vais trouver du lait cru au Canada…. ici niveau bouffe, ils n’y connaissent RIEN et en plus ils bloquent les importations de bonnes choses. Pfffft ! le protectionnisme, c’est bien, mais faudrait peut-être évoluer un peu, quand même…..

    2) j’ai découvert il y a presque 2 ans grâce à ma dernière-née que j’étais allergique aux produits laitiers ! C’est bête…. enfin pas tant que ça, parce que maintenant, au lieu d’être malade de la gorge, du nez ou des oreilles comme tous les mois pendant 42 ans, je ne suis plus jamais malade. Que la vie est belle depuis deux ans, à être en forme tout le temps !!!! Merci bébé #4 🙂

    Par contre, si on ne mange plus de produits laitiers au quotidien – oui j’impose, c’est moi qui cuisine, mouahahahaha ! si c’est mauvais pour moi et bébé 4, c’est mauvais pour tout le monde, c’est comme ça, pissétout ! -, on en mange aux anniversaires et à Noël . On doit être le seul foyer du monde à bouder le chapon pour se délecter de coquillettes au bleu à Noël…. LOL !!!!
    Donc mon idée c’est d’utiliser ton livre pour qu’on mange de bons fromages en ces occasions : c’est top, j’aurai le temps de les affiner pour qu’ils soient juste prêts on time 😀

    Bon après, trouver la présure et le lait, ça va être une autre paire de manches…. Après 6 mois, je n’ai toujours pas trouvé de gel douche sans saletés ( le phenoxyethanol est partout !!! sinon c’est du petrolatum… Ahem !) , ni de shiro miso, ni de sauce soja correcte, ni de tofu soyeux, ni de bacon ou viande sans sucre ajouté…. quant au canard, il est introuvable ! JE VEUX DU CONFIT ! Enfin, juste les cuisses me conviendraient, après, je le confirai moi-même. C’est pas trop demander, si ? Ah, ben si…. 🙁

    Tout est “organic” mais il n’y a aucune norme. Genre tes oeufs sont estampillés “organic” mais les poules ne sont pas élevées en plein air…. euh ?!
    Ou bien ta viande est organic mais avec hormones et antibiotiques….. (Pardon !?!)
    Je m’accroche, je vais arriver à trouver de nouveau de bons produits. Peut-être même avant d’avoir 70 ans 🙂
    Sinon je construirai une ferme et j’élèverai moi-même les animaux. Je ne vois plus que ça 🙂

    Et encore une fois merci pour ton livre sur la boulange. Qu’est-ce qu’on aime ta recette de baguette bises…. Un succès !

    Tes recettes sont toujours, toujours parfaites, au gramme près, à la minute de cuisson près, un bonheur…. Continue ce que tu fais, tu le fais si bien !!!!

    Au plaisir de te lire 🙂

    Laëtitia

    PS : je cherche des idées de recettes sans viande ni poisson, vu qu’ici, je ne trouve pas de bonne viande ni de bon poisson pour l’instant.
    Et bien sûr des recettes qui soient sans lait ni fromage. Et pas à base de gluten si possible, on n’en mange que deux fois par semaine.
    Quel serait le plus adapté parmi tes livres ? “Cuisiner sans lait” ? j’ai regardé ton site bien sûr, mais c’est trop long d’éplucher recette par recette, je préfèrerai un livre qui traite du bon sujet.

    Répondre
  20. AvatarJACQUELINE

    Rebonjour Marie
    Tu fais du tandem avec ton mari c’est bien et je trouve qu’à vélo on admire bien le paysage. Cette année avec mon mari on fait aussi du vélo (pas du tandem on n’en a pas) et le bien que ça fait quand on a fini notre tour de vélo c’est un excellent anti stress on ne pense à rien qu’à regarder, sentir, ressentir…..
    Je t’embrasse
    Jacqueline

    Répondre
  21. AvatarAurore

    Bonjour Marie,
    J’ai l’immense bonheur d’avoir votre livre à la maison.
    Les photos et les recettes sont si belles..
    J’espère que vous pourrez me dédicacer ce livre un jour à Terre vivante ou à Grenoble 🙂
    Merci de nous faire voyager dans votre univers.
    Aurore.

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  22. AvatarBreizhfanfan

    Quel bonheur de lire ce conte qui finit bien. Merci de penser à ceux qui ne sont pas Instagram…
    Les vols de richesses bêtes etc…. ca m horripile. Comment peut on en arriver là? Je ne comprend pas.
    Je n ai pas encore acheté le livre qui me fait de l œil mais merci pour ces 3 recettes. Je vais zieuter pour le lait et du petit-lait
    Bie et belles balades

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  23. Avatartotoche

    J’adore les contes de fées, ta version est belle… heureusement pour tous. En espérant que personne ne revive ce cauchemar. J’ai amené tous tes livres, je suis en plein déballage de cartons. Premier marché près de Cayenne, il y a peu de légumes que je cuisine mais je prends mon temps pour découvrir d’autres marchés et je demande comment cuisiner ça ou ça. En revanche, le seul marchand de chèvres ne vend pas de lait cru. Trop compliqué dans ce pays chaud et très humide. Tant pis, je testerai les recettes avec du lait pasteurisé (pas encore regardé s’il y a du lait micro filtré) et je m’adapterai… Sinon, j’achèterai au marchand de biquettes et attendrai le retour en France pour essayer les fromages, pas grave.
    Je t’écris à 6 h du matin et il fait très bon, après 10h, l’humidité arrive avec la chaleur et ouch ! Heureusement qu’il y a la clim pour nous aider à nous habituer. Mais c’est comme notre arrivée au Sénégal, il y a 14 ans, ce fut pire car pas de clim dans les pièces à vivre. En revanche en Guyane, pas d’amplitude thermique entre l’été et l’hiver. C’est toujours pareil à quelques degrés d’humidité près, et le lever et coucher du soleil identique. J’attends que le jour soit bien installé (même s’il n’y a pas trop de moustiques dans notre quartier, j’aimerais éviter les matinaux) pour petit-déjeuner dehors sur la terrasse en face la piscine.
    6:30, il fait jour et la nuit tombe à peu près à la même heure le soir. Ca me change de ma Bretagne où le jour se prolonge jusqu’à 23h… Les oiseaux viennent saluer le lever du soleil et s’abreuver dans l’eau de la piscine.
    Nous prendrons le rythme du pays tranquillement…
    Voilà quelques nouvelles de notre nouvelle installation. Merci Marie.
    Je t’embrasse et à bientôt. Une tape amicale sur les boucs, enfin tu peux les saluer de loin ça ira. 😉
    ps : j’ai essayé chez mes parents en Bretagne la recette des yaourts de brebis : parfait et si simple !

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