{Permaculture, chapitre 2 }

 

{Permaculture, chapitre 2 }

Un jardin bio, ça a aussi le droit de ployer sous les fleurs…

(En bonus, un gâteau fraise-rhubarbe à tomber pour ceux qui en ont marre du jardinage ;))

 

Lors de mon dernier post sur ce blog, je vous ai déjà bien décrit l’aménagement général de mon jardin cultivé en permaculture (potager, verger, jardin de fleurs) et comme une bonne image vaut mieux qu’un long discours, je vous présente (presque) sans autre forme de blabla supplémentaire quelques photos des fleurs qui me réjouissent si fort en ce mois de mai précoce, même si je ne peux absolument pas toutes vous les photographier (sinon cet article ne serait plus “permaculture chapitre 2” mais “permaculture “tome 2“) ! Et puis, les fleurs estivales sont encore en boutons, et leur éclosion prochaine sera peut-être une bonne excuse pour un autre article, plus tard, quand la canicule aura un peu assommé les roses mais que les perovskias, hibiscus, bignones, gauras, sauges, etc. auront courageusement pris le relais, formant de jolies scènes impressionnistes sous le chaud soleil de l’été !

Avant de passer à la petite visite du jardin de fleurs, je voudrais vous confier une réflexion que je me fais souvent : quand on pense « permaculture », on imagine tout de suite et avant tout « jardin nourricier », à savoir des légumes, des arbres fruitiers, un poulailler… Mais il me semble que le jardin de fleurs y a aussi toute sa légitimité car s’il ne remplit pas directement les assiettes, il “nourrit” un peu l’âme du jardinier (ce qui n’est pas peu de choses) mais aussi – et c’est capital !- assure gîte et couvert à toute une kyrielle de petites bêtes auxiliaires. Un jardin potager ou un verger qui n’aurait pas de fleurs à proximité se porterait beaucoup moins bien, c’est certain.

Le rosier couvre-sol “Neige d’été”. Une vraie beauté, jamais assoiffé, jamais malade, toujours en fleurs… si touchant dans sa simplicité.

Il existe des fleurs de toutes sortes, mais pour que le jardin d’ornement soit, lui aussi, le plus résilient possible et apporte réellement quelque chose  (outre la joie du jardinier) au projet permaculturel général du jardin, il me semble intéressant de les choisir en fonction de certains critères :

– Sobriété en eau

– Affinité parfaite avec votre sol (car il existe des plantes pour les sols plutôt argileux, plutôt filtrants, plutôt acides, plutôt calcaires, etc. et une plante ne sera jamais aussi solide si elle n’est pas dans son “élément”).

– Adaptation idéale au climat local (sécheresse, canicule, pluviométrie, gels importants en hiver ou pas, etc.)

– Grande variété de tailles et de formes des plantes pour imiter ce qu’il se passe spontanément dans la nature, sans lésiner sur les couvre-sol (ce qui permet, au bout d’un an ou deux seulement, que les massifs de fleurs puissent quasiment « s’autogérer », sans passer devoir des heures à désherber).

– Propriétés mellifères

– Diversité importante pour que les floraisons, et donc les moments “mellifères”, s’étalent au cours des saisons.

– Nourriture et accueil pour les oiseaux, les lézards, les insectes auxiliaires, etc. (petites baies, possibilité de nicher…).

 

Chez moi (terre argileuse, climat très froid en hiver et très chaud en été), les plantes qui me donnent beaucoup de satisfaction sont les nepetas Six Hill Giant, les lavandes, les valérianes, les sauges vivaces (choisies parmi les plus rustiques, telle la sauge « Améthyste »), les lavatères, les géraniums vivaces (dont le sublime « Rozanne », si florifère et d’un bleu profond). Parmi les “plantes-bourriques” que je ne réussis pas très bien il y a les gauras (que j’aime pourtant tellement, comme toutes les fleurs au port un peu vaporeux qui créent un si joli brouillard végétal), les lins bleus (j’en suis fana, mais ils préfèrent les sols plus sablonneux), les anémones du Japon (réputées « increvables », sauf chez moi, et je suis très vexée !).

Parmi les envahissantes, qui se plaisent si bien que je dois limiter leur ardeur chaque année, il y a les asters (vraiment sans-gêne !), les verges-d’or et les menthes.

L’entrée du jardin. Une bordure de roses et de nepetas longe l’allée sablée. En été, les perovskias, les lavatères et les hibiscus assureront un décor totalement différent, mais dans les mêmes tonalités.

Du côté des rosiers, je sais que certaines personnes vont être un peu étonnées d’en voir autant dans un jardin qui se veut aussi écolo que possible, comme si cela était un peu trop beau pour être vrai. Car on associe souvent, dans l’imaginaire collectif, “jardin sobre” avec “jardin spartiate”, voire même, “jardin lunaire”. Or il n’en est rien. Mes rosiers sont très peu chouchoutés, ne reçoivent AUCUN engrais ni traitement chimique, et ne sont arrosés que leur première année de plantation (et exceptionnellement deux ou trois fois en été si c’est caniculaire). Mais je soigne toujours beaucoup le moment de la plantation, et chaque année au printemps je les paille généreusement avec le fumier de mes animaux (poules, lapins), en rajoutant parfois un peu de foin ou de copeaux dans l’été si besoin. C’est à peu près tout (avec une bonne taille de printemps), mais ces quelques soins, ils me les rendent au centuple…

On peut réellement créer un très beau jardin d’ornement en respectant tous les principes de permaculture tels qu’économie en eau, non travail du sol, absence totale de traitements chimiques, imitation des systèmes de la nature, etc. Il ne faut donc pas s’autocensurer ! Un jardin bio, un jardin “écolo” n’est pas forcément composé que de plantes grasses et de graminées. Même si je reconnais que dans le sud, certains jardins secs sont aussi tout à fait charmants… mais dans ma campagne, je rêvais davantage d’un jardin dans le style de celui de Monet, un jardin anglais, un jardin “de curé”, enfin, vous voyez un peu le truc. Luxuriant, sauvageon, généreux, rétro, un peu “foufou”. Et sobre aussi, et naturel. Et oui, c’est conciliable.

J’y vois un parallèle avec ce que je constate déjà en alimentation : Beaucoup de gens s’imaginent que pour manger sain, il faut absolument manger triste, et renoncer définitivement à la gourmandise. Comme si tout ce qui donnait du plaisir était forcément mauvais pour la santé ou faisait immanquablement grossir. Moi je suis là pour vous dire le contraire depuis des années : ne faites pas n’importe-quoi en alimentation certes, prenez les bonnes décisions, renoncez à la mal-bouffe et aux produits industriels, choisissez des aliments sains et surveillez vos portions mais à part ça, faites-vous plaisir en apprenant comment réaliser des petits plats qui mettent l’eau à la bouche, y compris des pizzas, y compris des plats de fête, y compris des gâteaux et desserts géniaux. Le tout étant de connaître quelques “trucs” pour tout bien concilier.

En jardinage c’est pareil : ne faisons pas n’importe-quoi, prenons les bonnes décisions en choisissant les bonnes plantes, économisons l’eau en paillant bien notre sol, etc. mais à part ça, faisons-nous plaisir en cultivant des plantes VRAIMENT très belles, dont nous avons VRAIMENT envie, y compris des rosiers si on aime ça, y compris choisis parmi les plus spectaculaires du moment qu’ils sont bien résistants (car tous ne se valent pas, et beaucoup n’ont pas survécu chez moi, j’avoue, comme tant d’autres plantes installées en grande pompe mais non adaptées, donc gardées en vie sous perfusion jusqu’à ce que je me dise “oh et puis zut”). Le tout étant de connaître quelques “trucs” pour tout bien concilier…

C’est un peu la “Saine gourmandise” appliqué au jardin… 😉

Bon, j’avais dit que je vous montrerai tout ça sans blabla… (Pardon).

Allez, on enfile nos bottes et on y va !

Textes et photos : ©Marie Chioca

Vergerette et campanule des murs pour donner une petite note bucolique à ce vieux banc de pierre (derrière la barrière, le domaine des toutous, qui nous lèchent les oreilles et nous mâchonnent les cheveux quand on s’assoit “poétiquement” sur ledit banc…).

 

J’aime les roses un peu « rétro », aux tons pastels et parfum capiteux… Mais ce qui me choque parfois un peu – et jusque dans les plus grandes roseraies -, ce sont les associations de couleur contre-nature : ainsi voit-on, par exemple, le rose dragée d’une grande douceur côtoyer l’orangé criard, ou le jaune canari faire affreusement jurer de grandes roses de velours grenat. Aussi me suis-je régalée à créer des massifs de roses (que j’appelle pompeusement mes « roseraies » ;)) aux camaïeux les plus harmonieux possibles : ces trois massifs ne se côtoyant pas, on les découvre au grès des flâneries dans le jardin sans que leurs tons ne jurent ou ne s’écrasent entre eux :

Mon premier massif, qui borde l’allée d’entrée, est entièrement construit dans des tons de « vrai rose », sans aucune pointe de rouge, de jaune ni d’orangé : Rose cerise, rose framboise, rose pétale, rose dragée… et même quelques déclinaisons de mauve ou de blanc s’harmonisent en douceur, le tout ponctué de fleurs ton sur ton (hibiscus, pivoines, géraniums vivaces…) parfois blanches, sans oublier les bleues (nepetas, lin et perovskias principalement).

L’un des rosiers de ce massif aurait dû être “Geoff Hamilton” mais il me semble que le rosiériste s’est trompé car une fois épanoui, il ressemble davantage à “James Galway”. Heureuse faute, puisque le voilà encore plus beau que prévu avec ses pétales si élégamment disposés ! A son pied, le géranium vivace “Brookside” hisse ses longues tiges aussi haut que possible histoire de faire admirer ses fleurettes au bleu intense.

Alors, “James Galway “ou “Geoff Hamilton”? On demande l’avis des connaisseurs 😉

“Young Lycidas”, rose sombre, et si beau.

“The Ancient Mariner” (David Austin, comme tous les rosiers précédents), aux énormes roses de forme parfaite.

“Chartreuse de Parme” (Delbard) : une jolie couleur, mais un feuillage hélas vite touché par les taches noires. Il a 14 ans, et c’est un des “pépés” de mon jardin 😉

Rosier “Souvenir de Louis Amade” (Delbard), l’un des quelques vétérans Delbard à avoir traversé les années sans prendre une ride. Ses roses, presque mauves, sont sublimes à l’ouverture puis la couleur passe un peu et devient grisonnant, c’est dommage. Mais en coupant les fleurs fanées de temps en temps il reste bien pimpant jusqu’à l’automne.

J’ai pu capturer les tous premiers rayons du soleil tombant sur mon massif d’entrée… Il faut s’imaginer cela à 7H30, à la fraîche, une tasse de café à la main, quand les oiseaux du jardin et de la forêt toute proche semblent se répondre en polyphonie… Sans compter le coq qui s’en donne lui aussi à coeur joie, mais sans toutefois pouvoir prétendre au même talent (bousilleur de concerto !).

 

Le deuxième massif de roses, situé à quelques encablures seulement du premier et tout proche de la maison (je l’aperçois même de la porte-fenêtre de mon salon) reste dans des tons de rose doux tout en oscillant doucement vers des teintes chair, pêche et abricot pastel. Parmi les vivaces qui soulignent ces jolies teintes on retrouve mes incontournables nepetas, mais aussi des campanules, de la menthe bergamote, diverses sauges aux teintes mauves, quelques pavots saumon, des sedums, des gauras blanches… En voici quelques aperçus :

“Fighting Téméraire” (Austin) aux larges roses un peu sauvageonnes.

Quelques campanules délicieusement champêtres (elles sont arrivées là toutes seules !)

“Sweet Juliet” (Austin)

“Boscobel” (Austin)

“Queen of Sweden” (Austin)

Mais aussi des pavots, des nepetas, des sauges (en arrière plant)…

 

Ma troisième et dernière roseraie, derrière la maison, est davantage une haie vive qu’un massif : comme deux bignones (une jaune et une couleur brique) y étaient déjà bien installées au milieu d’autres arbustes comme des hibiscus, des lilas, des seringats, des boules de neige, des chèvrefeuilles, etc.), je me suis fait plaisir en plantant des rosiers aux tons plus chauds, plus cuivrés, incluant aussi différents vrais jaunes et des roses approchant de très près l’orangé sans que jamais leur teinte ne soit trop vive à mon goût. C’est ma roseraie « agrumes ». Le pied des rosiers est habillé de nepetas (non, sans blague !), de géraniums vivaces et de millepertuis.

Au premier plan, “Graham Thomas” (Austin), suivi de “Yann Arthus Bertrand” (Meilland), deux valeurs sûres.

Autre vue, plus large, de cette haie. A droite, un mur de pierres, celui du garage, ou grimpe le rosier liane “Bobby james” (non photographié, ce sera pour une autre fois. )

Dans cette haie, on retrouve aussi par exemple “Orangerie” (Kordes)…

… dont les roses restent sublimes à tous les stades de leur épanouissement.

Mais encore “Jean Cocteau” (Meilland), qui hésitera toute la saison entre framboise et mandarine… et c’est bien ce qui fait tout son charme !

Ici, la rose “Marie Curie”, des nepetas et des aubriettes (en fin de floraison) pour ourler joliment le muret en contrebas de la haie…

Bouquet en progression… 😉 “Charlotte”, “Lady Emma Hamilton”, “Lady of Shalott”, “Orangerie”, “Graham Thomas”, “Golden Celebration”, “Fighting Téméraire”, “Liane Foly”, “Yann Arthus Bertrand”, “Crown Princess Margareta”, et “Marie Curie”. Ces tons de citron, de mandarine et d’orange sanguine…Pas de doute, ces roses ont toutes été cueillies dans ma haie “agrumes” !

C’est fait 😉 Il sera pour la chambre de ma Phiphi, aux mêmes camaïeux de corail et de jaune doux que ce bouquet.

Toujours ce bouquet, deux jours plus tard : en fanant légèrement les teintes se sont adoucies, je le trouve encore plus charmant ainsi !  A droite, toujours “Orangerie”, absolument sublime…

 

Comme j’aime bien les rosiers rouges mais qu’il me semblait qu’aucun de ces trois massifs ne pourraient en accueillir sans risque de faute de goût, j’en ai installé un qui me faisait rêver… au potager (“Eric Tabarly”, Meilland) ! Il n’était pas encore en fleurs lors du “reportage” alors ce sera pour une autre fois 😉

Divers rosiers grimpants aux teintes douces partent à l’assaut d’autres zones du jardin, se mêlant volontiers aux vignes et clématites.

Ici, le somptueux “Teasing Georgia” (the best of the best of the best meilleur plus beau génial top moumoute rosier of the world de l’univers). Il a 15 ans, pousse les pieds dans la caillasse…

Et ne cesse de nous éblouir, année après année.

Ses roses, d’un jaune doux tirant sur le crème en fin de floraison, sont même délicieusement parfumées.

Autre grimpant au charme extraordinaire, “A Stropshire Lad” (Austin), qui part à l’assaut de l’entrée de l’atelier et chatouille les oreilles de mon mari à chaque fois qu’il va chercher un outil. S’en sont suivies quelques séances de taille un peu vengeuses, mais rien à faire. A Stropshire Lad est têtu…

Têtu et MAGNIFIQUE…

Comme je vous le racontais dans le dernier article, un champ de boue jaunâtre décaissée à la pelleteuse s’étalait derrière la maison lorsque nous l’avons achetée il y a 15 ans. Nous y avons construit un mur en galets du pays pour terrasser un peu tout ça, et un petit oratoire. Exposé Nord-Ouest, c’est notre jardin d’été, si frais grâce à la brise qui descend de la forêt toute proche. Nous n’avons pas semé de gazon (trop fragile) mais attendu patiemment que repoussent des graminées sauvages lesquelles, une fois tondues, donnent une pelouse tout à fait acceptable, c’est à dire piétinable et rustique à souhait ! En été, ça devient un paillasson mais bah, un orage d’août et ça repart…

Des rosiers blancs pour Marie…

Dont “Crocus Rose”, (Austin) vraiment extraordinaire…

… et sachant même faner joliment, sans brunir, ce qui est rare chez les roses blanches.

… et “Neige d’été”, que je vous ai déjà présenté…

… dont les petits boutons légèrement rosés s’ouvrent en larges corolles d’un blanc très pur.

Juste derrière la clôture de ce jardin s’étend un champ non cultivé d’un hectare où les graminées se balancent au soleil. Et juste après commence la forêt de Chambaran, immense, sauvage, un brin mystérieuse, je l’aime tant… Plus encore que mon jardin ! C’est un tout autre terrain de jeu pour une assoiffée de nature telle que moi… 🙂

Maintenant, j’ai aussi pensé à tous ceux d’entre vous qui ne sont pas fans de jardin et que cet article pourrait un peu barber… Alors voici une recette pour vous réconforter un peu parce que les fleurs, et tout et tout, ça ne se mange pas, on est bien d’accord, et deux articles de jardin à la suite sur “Saines Gourmandises” c’est un peu abuser, OK 😉

(Psst : Ceux qui ont un jardin, et plein de jolies fleurs, ont aussi le droit d’y goûter)

 

Gâteau au fromage blanc, curd fraise-rhubarbe

La saveur toute douce de ce gâteau un peu humide forme une association parfaite avec la crème acidulée fraise/rhubarbe. Comme les jaunes d’œufs ont été utilisés pour le curd, on ne met que des blancs dans le gâteau, d’où sa teinte très claire et sa texture un peu étonnante, autant au moment de la préparation que de la dégustation. Ce gâteau au fromage blanc très simple peut aussi se savourer avec de la confiture ou de la compote maison.

Ingrédients pour 6 personnes

Préparation : 25 min

Cuisson : environ 10min à la casserole + 30min au four

Pour le curd :

  • 350g de rhubarbe
  • 350g de fraises
  • 150g de sirop d’agave
  • 3 sachets de sucre vanillé
  • 4 jaunes d’œuf
  • 20g de farine
  • 75 g de beurre

Pour le gâteau au fromage blanc :

  • Environs 250g de fromage blanc en faisselle
  • 4 blancs d’œuf
  • 200g de farine T110
  • ½ sachet de poudre à lever
  • 55g de beurre
  • 100g de sirop d’agave
  • 1 c. à soupe de jus de citron
  • Une pincée de sel.

Avant toute chose, renverser le fromage en faisselle dans une passoire fine et laisser égoutter au dessus d’un bol le temps d’avancer la recette.

Préchauffer le four à 180°C.

1/ Curd :

Eplucher la rhubarbe (uniquement si les tiges sont très grosses), puis l’émincer en tronçons de 5 cm. Equeuter les fraises et les mettre dans une casserole avec la rhubarbe, le sirop d’agave et le sucre vanillé. Laisser compoter à feu doux jusqu’à ce que les fruits soient bien tendres et que le jus ait bien réduit.

Mettre le beurre, la farine et les jaunes d’œuf dans un blender, rajouter la compotée brûlante et mixer soigneusement. Réserver.

2/ Gâteau au fromage blanc :

Mélanger la farine, le sel et la levure.

Fouetter les blancs en neige.

Faire fondre le beurre, puis le mélanger avec le fromage blanc, le sirop d’agave et le jus de citron. Verser cette préparation dans le bol des blancs en neige, ajouter la farine, puis mélanger le tout en soulevant le mélange dans un mouvement tournant à l’aide d’une spatule souple, juste ce qu’il faut pour obtenir une consistance assez homogène (ne pas insister).

Verser dans un cercle à pâtisserie d’environ 22cm de diamètre, égaliser et enfourner 25 min.

3/ Montage : A la sortie du four, laisser un peu refroidir le gâteau. Le retourner sur un plat (pour que la partie la plus plate et régulière se retrouve sur le dessus car le gâteau va se bosseler un peu en refroidissant). Le napper de curd fraise-rhubarbe et bien égaliser à la spatule.

Ce gâteau se savoure tiède ou froid, au choix.

⇒ Pour la déco…

J’ai enfourné des tronçons de rhubarbe légèrement badigeonnés de sirop d’agave en même temps que le gâteau pour les faire rôtir. Une fois refroidis, je les ai disposé en bandes sur les ¾ du gâteau (en recoupant les bords aux ciseaux) puis j’ai ajouté quelques fraises et fleurs de sureau.

Et aussi, sur Youtube… (même si le thème n’a rien à voir ;))

Poussée par mon fils Jean qui m’aide beaucoup dans ce projet, je vais tenter de tourner tous les 15 jours pour vous une petite vidéo de cuisine ou de permaculture parce que la vidéo est un vecteur très pédagogique, je pense, pour montrer ce qu’il est un peu compliqué d’expliquer avec des mots ou des photos. Gestes de pâtisserie, astuces de jardin, pain au levain, recettes… Vous pouvez vous abonner si vous souhaitez être sûr de ne rien rater.