20 petites idées pour mieux vivre le confinement…

 

{ 20 petites idées pour mieux vivre le confinement… }

 …Et un joli gâteau pour Pâques

(Uniquement avec des ingrédients du placard !)

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ IG bas ♥ Végétalien ♥

 

10ème jour de confinement en France… sur combien à venir ? Plutôt que de subir cela en laissant s’amenuiser chaque jour un peu plus nos forces, notre santé, notre moral, nos nerfs et la bonne ambiance familiale, nous pourrions tenter d’en faire une épreuve salutaire dont nous ressortirions plus forts, plus raisonnables… pour bien préparer demain.

Dans cette optique, je partage de bon cœur avec vous tout un tas de petites idées pour vivre au mieux ce temps de quarantaine si pesant et déroutant. Surtout, n’hésitez pas à partager vous-même votre expérience et vos bonnes astuces ! Si vous le voulez, les commentaires de cet article pourraient représenter comme une sorte de forum d’échange pour nous soutenir les uns les autres 🙂

Je précise que cet article s’adresse tout particulièrement aux personnes confinées en télétravail avec des enfants, car on ne parle bien que des situations que l’on connaît 😉 mais certaines petites astuces peuvent tout aussi bien convenir à des étudiants, des couples sans enfants ou des personnes à la retraite par exemple. Et puis, j’attends impatiemment vos petits « trucs » à vous aussi car surtout, ne croyez pas que je veuille m’ériger là en sorte de maître à penser ! Les quelques « astuces » que je vous livre, c’est avec beaucoup de timidité car je me sens moi-même bien fragile. Pas plus tard qu’hier, je vous avoue avoir fait une crise de nerf totalement ridicule parce que je ne retrouvais pas mes gants de jardin anti-ronces… on sent la tension qui couve depuis des jours, hélas. Mais ne nous laissons pas abattre ! (PS : Après les avoir cherché partout en mode Taz, je les ai finalement retrouvés bien plus tard dans la boîte à pain. Bien sûr, personne ne les avait mis là. Et depuis j’hésite à les utiliser en tant que vulgaires gants de jardinage : pensez-donc, j’ai la chance extrême de posséder des gants ronciers ayant une vie propre, capables de se planquer tout seul dans une boîte à pain ! Leur place est dans un musée, assurément…)

 

(⇒ Nota : Comme je vous l’ai déjà expliqué par le passé, j’ai un partenariat avec Decitre et Terre Vivante qui me permet de toucher une petite commission sur les ventes de livres via mon blog grâce à des liens d’affiliation spéciaux (qui permettent, pour simplifier, de dire au libraire “ce clic vient de Saines Gourmandises, il faut donc reverser un petit pourcentage à Marie Chioca” quand quelqu’un achète un livre). Mais pour cet article, je n’ai mis aucun lien de ce type car sinon, j’aurais eu l’impression troublante d’avoir l’air de vouloir “profiter de la situation”. Tous les liens des livres cités ici sont donc juste à titre informatif pour vous aider, et libres de toute affiliation. Pour une fois j’ai mis les liens vers Amazon car je ne sais pas si Terre Vivante ou les autres librairies en ligne livrent toujours : il faudrait se renseigner).

 

 

Bouclette et son bébé, Timmy, qui a bien grandit. Pour qu’ils aient de la bonne herbe, je les ai confiés à un voisin qui a une grande pâture juste avant la “crise”, et j’allais les voir tous les jours. Mais c’est à 2km de chez moi… Donc voilà, plus de visites possibles à ma Bouclette car il n’y a pas de case “Je vais gratouiller la tête de ma brebis” sur l’attestation de sortie. Pourvu qu’elle ne m’oublie pas… :(

Préambule : Restons (absolument !) chez nous !

Je commence par cela, car bien que ce soit évident, cela ne l’est pas encore assez. Oui, le confinement c’est pénible, et même parfois très pénible. Les gens des campagnes sont probablement moins durement privés de bon air, c’est vrai, mais je vous assure que chacun a ses soucis, ses angoisses, ses brisements de coeur. Moi, pour ne vous donner qu’un exemple je ne vois plus mon fils alors qu’il habite à 3km de chez nous, et qu’on le sait en énorme galère en ce moment (marchés qui ferment, impossibilité de vendre ses fromages alors qu’on est au pic de lactation, tous les semis et travaux de printemps à faire tout seul, bref, quand j’y pense j’ai une grosse boule dans la gorge). MAIS nous avons été malades à la maison. Coronavirus ou pas, impossible de se faire tester pour savoir : cela a « juste » été un peu de fièvre et de toux, rien de grave DU TOUT, mais dès les premiers symptômes, soit trois jours avant le confinement officiel, nous avons décidé de ne plus voir personne pour ne pas risquer de transmettre une saleté.

Je sais que chacun a ses petites et grandes tristesses en ce moment. On ne voit plus ni sa famille ni ses amis, c’est très difficile. Mais le but de ce confinement est d’éviter que nous attrapions tous ce virus en même temps, ce qui enverrait des milliers de gens aux urgences quand les soignants sont déjà au bout du rouleau et le matériel médical cruellement manquant donc, oui, je sais que je n’ai vraiment RIEN de mieux à faire que de supporter cet enfermement en essayant de ne pas trop me plaindre. Je pense que, pendant que je me lamente un peu égoïstement d’être privée de balades d’autres sont entre la vie et la mort dans un box de réanimation… Ou exposent leur vie pour soigner des gens qui, pour certains (pas tous !) n’ont pas été assez prudents. Quand c’est difficile, je pense combien j’ai de chance d’avoir un toit, d’être chez moi, avec quatre de mes six enfants. Je tente de faire de ce foyer un doux cocon qui nous protège tout autant contre le virus que contre la déprime, la mauvaise humeur ou l’asthénie ! Je n’y arrive pas à la perfection ;). Mais ça ne se passe pas si mal non plus 🙂

 

 

Idée N°1 : Bien se reposer pour se renforcer contre le virus

Me reposer, j’en avais besoin, alors je saisis l’occasion à chaque fois qu’elle se présente en ce moment. Ce repos n’est pas sensationnel car je travaille tout autant qu’avant pour mes livres en cours, et il faut en plus superviser le travail scolaire des petites, accélérer les travaux du potager, etc. Mais je m’accorde une petite sieste chaque jour, j’essaye réellement de me détendre, de me ménager en remettant à plus tard certaines choses afin que le virus ne risque pas de tomber sur un organisme épuisé… Je vous souhaite de prendre aussi bien soin de vous, en vous octroyant du vrai temps de repos. J’écris « vrai » repos car attention : zoner des heures sur le net n’est peut-être pas aussi reposant que de s’accorder une bonne sieste hein 😉

Là vous allez me dire « Hin hin, super le coup de la sieste alors que mon voisin de droite joue du trombone électronique, que la mémé du dessous regarde « Les feux de l’amour de la passion qui tue à Santa Barbara » (et elle n’en est qu’à la saison 2 depuis le début du confinement, alors qu’il y en a 137, bouhouhou), que mon voisin du dessus passe ses nerfs sur un trampoline qui grince, que mes enfants s’étripent à propos d’un chien en Légo perdu et que mon mari vomit des gros mots contre son ordinateur qui plante (variante : que mon mari est déjà dans la chambre et qu’il ronfle comme un phacochère en train de digérer une tartiflette à l’aïoli) ».

Alors là, pour une fois j’ai une solution im-pa-rable : Les Boules Quiès ! Cela fait 20 ans que je pratique ;). Et sans Boules Quiès, mon état mental et nerveux serait nettement plus endommagé encore 😉

Autre solution très efficace pour se relaxer : s’étendre un peu (dans son lit, dans le canapé, dans le jardin, sur le balcon, dans la baignoire, dans les chiottes, bref, où vous voulez du moment qu’on vous laisse la paix) avec un casque de MP3, et écouter une musique qui vous fait du bien (quelque chose que vous aimez vraiment ! moi par exemple les musiques « zen » et « relaxantes » pour « se détendre » me font littéralement exploser d’agacement ;)), tout en sniffant quelques gouttes d’huile essentielle sur un mouchoir : lavande ou mandarine pour se relaxer, citron ou lemongrass pour la bonne humeur, etc. : le choix est vaste !

Les cueillettes sauvages dans le jardin, un bon moyen de faire le plein de vitamines (à condition de bien savoir que ramasser !). Ici, un “mesclun” de pissenlit, roquette sauvage, repousses de fenouil, feuilles de pâquerettes, ail des ours, plantain, persil…

Idée N°2 : Booster ses défenses naturelles

Paragraphe délicat s’il est, car je ne suis pas médecin, et de plus, comme on ne sait pas grande chose de ce virus, ce serait doublement abruti de vous donner des consignes pseudo-imparables. Je sais, beaucoup d’entre nous sont en quête d’invincibilité ;). Mais la vraie vie, ce n’est pas un jeu vidéo hein…

Tout ce que je peux vous dire c’est que d’une façon générale, pour renforcer son immunité contre les virus il y a :

– Le repos (ça on vient de voir)

– Une alimentation saine (ça on VA le voir)

– Une bonne hygiène de vie, c’est à dire s’aérer, respirer (et oui c’est possible, on va le voir aussi), éviter de prendre un gros coup de froid, un gros coup de stress…

– La vitamine C (chez les Chioca, on en prend tous les matins depuis 15 jours)

– L’HE de ravinstara, dont l’effet antiviral est très bien documenté et confirmé par de nombreuses études. Pour ce qui est de cette huile essentielle, renseignez-vous bien mais les voies d’absorption privilégiées sont le massage sur l’intérieur des poignets (car c’est un endroit du corps où les vaisseaux sanguins affleurent la peau : l’HE passe donc très vite et très bien dans la circulation générale) et l’inhalation.

Chez nous, les « adultes » (donc mon mari, moi et les enfants de plus de 16 ans) prennent 4 gouttes sur les poignets matin et soir (on laisse tomber les 4 gouttes sur l’intérieur d’un poignet, et on frotte avec l’autre poignet jusqu’à ce que l’huile ait été absorbée), et deux gouttes à inhaler matin et soir (avec un inhalateur vintage de ce genre là, en veillant à ce que l’eau ne soit pas trop chaude sinon l’huile s’évapore d’un coup et on n’en profite pas bien : 45°C environ, c’est bien !).

Pour mes enfants plus jeunes (9 et 12 ans), c’est 2 gouttes sur les poignets et 2 gouttes à inhaler (matin et soir).

Il existe d’autres huiles essentielles, d’autres plantes ou compléments alimentaires (échinacée, shiitake, propolis, zinc, sureau, etc.) efficaces pour renforcer l’immunité et/ou lutter contre les virus mais là je ne maîtrise pas assez. Surtout, ne faites pas n’importe quoi, renseignez-vous auprès d’un médecin, dans un ouvrage écrit par des gens sérieux, ou au strict minimum sur des sites internet de référence (évitez les trucs genre « Le réveil du Vichnou transcendantal » par Skippy Dugland, auto-thérapeute depuis 2016).

Le confinement, c’est aussi l’occasion de se former sur la santé au naturel… mais on y reviendra 🙂

Idée N°3 : Manger sainement pour que « confinement » ne rime pas avec « engraissement » 😉

Une assiette équilibrée et de saison, la salade de pois chiches aux jeunes pousses. Recette tirée de mon livre “La cuisine bio du quotidien”. A la maison on a des pois chiches, une pelouse et des poules, bref, tout ce qu’il faut pour se faire cette salade tous les jours s’il le fallait ^^

Certaines personnes se sont rués sur les paquets de pâtes comme s’ils en avaient besoin pour ériger des barricades contre le Covid ;).

Miaaam, des glucides, plein de bons glucides, histoire d’avoir bien des forces pour emmener Médor faire son pipi journalier au coin du pâté de maison 😉

Bref, vous me voyez venir… quand on bouge moins, la première chose à limiter un peu ce sont les sucres, tous les sucres (sauf si vraiment on n’a aucun souci de silhouette). Privilégiez donc PLUS QUE JAMAIS les menus à IG bas. C’est un peu compliqué quand on doit limiter les courses mais pas tant que ça. Je vous donnerai quelques idées-recettes « du placard » mais néanmoins équilibrées sur mon compte Instagram mais vous en trouverez déjà beaucoup dans cet ouvrage par exemple, ou tout simplement sur mon blog. Car on peut cuisiner des menus qui soient à la fois bons, équilibrés et faciles à partir de conserves, de céréales et de produits congelés : c’est moins bien que de manger du tout frais, mais infiniment mieux que de bouloter n’importe quoi…

Idée N°4 : Rire et sourire… malgré tout !

Vous êtes anxieux, je suis anxieuse, et c’est bien normal.

Il faudrait être complètement insensible ou inconscient pour ne pas avoir le cœur brisé devant tant de détresse humaine, et un minimum préoccupé pour l’avenir du monde ces prochaines semaines.

Mais faire tout son possible pour ne pas se laisser submerger par cette vague d’angoisse, ce n’est pas un manque d’empathie ou de réalisme : c’est tout simplement du courage.

J’ai lu des histoires de mamans restées seules pendant la guerre, sachant leur cher-et-tendre (et parfois même leurs grands fils chéris) exposés à mille morts, et pendant ce temps-là il fallait gérer la faim, le froid, les bombardements, les tickets de rationnement, etc. Et ces mamans-là ont tout fait pour garder le sourire afin de ne pas accentuer l’angoisse de leurs plus petits, ceux qu’elles avaient gardé sous leurs ailes et qui étaient encore fragiles comme des poussins.

J’ai lu aussi les 8 tomes de « La petite Maison dans la Prairie » (infiniment plus bouleversants que la série télé des années 70) où l’on voit Mme Ingalls garder son calme et son imperturbable visage avenant dans des situations absolument terrifiantes, histoire de ne pas faire péter les plombs à ses enfants. Il y a aussi le livre « La famille Trapp » (c’est l’histoire vraie de la famille dont l’histoire a inspiré le film « La mélodie du bonheur »), où Maria Von Trapp, la maman, a toujours su garder sa bonne humeur communicative malgré les persécutions nazies, la fuite avec juste quelques valises, le déracinement dans un pays étranger qui a les plusieurs fois rejetés et quasiment remis à la mer (ah, le « rêve » américain…), la pauvreté absolue de sa famille très (!) nombreuse, la maladie, plusieurs fausses couches et j’en passe. Ce livre, d’un optimisme éblouissant a changé ma vie.

Il y aussi cette jolie devise d’un ancien chef scout et grand résistant, que j’aime beaucoup tant elle peut s’appliquer aux papas et aux maman :

Si tu veux être chef un jour

Pense à ceux qui te seront confiés,
Si tu ralentis, ils s’arrêtent.
Si tu faiblis, ils flanchent.
Si tu t’assieds, ils se couchent.
Si tu critiques, ils démolissent.

Mais…
Si tu marches devant, ils te dépasseront.
Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.
Et si tu pries, alors, ils seront des saints.

Bref, rire et sourire malgré tout, ne pas flancher, ou en tout cas, ne pas le montrer…

Pour cela, voici quelques petites idées (j’attends les vôtres !)

– Éviter autant que possible de trop regarder les infos devant les enfants. On sait tous que ce qui se passe est terrible. Nos yeux et notre cœur n’ont pas tellement besoin d’être abreuvés d’images affreuses comme des cercueils alignés par centaines, des gens qui pleurent, des malades dans leurs lits médicalisés… Ces images peuvent aider, certes, à convaincre les récalcitrants (ces sombres crétins qui se prennent pour Zorro ou William Wallace juste parce qu’ils continuent à organiser des barbecues géants en se torchant avec le papier d’attestation). Mais nous, qui avons compris, ménageons-nous. Et protégeons nos petits de ces images qui peuvent les détruire profondément, même si ça ne se voit pas forcément tout de suite ! (Certains enfants « encaissent » super bien avec une apparente insensibilité… mais ce sont parfois ceux qui morflent le plus !).

– Sourire, beaucoup, car notre famille a besoin de cela. Sourire gentiment, sourire doucement, sourire pour encourager, sourire pour rassurer. Car le sourire est incroyablement contagieux ! (La mauvaise humeur aussi).

– Rire, autant que possible : petites blagues ou petites farces gentilles de temps en temps, choix de films ou de livres particulièrement joyeux, parties de cache-cache, jeux rigolos, etc., c’est le moment où jamais de faire un peu « le guignol » avec des enfants. Je sais, on ne peut pas faire cela toute la journée mais de temps en temps, c’est bien, et cela laisse dans l’atmosphère comme un petit parfum de légèreté et de bonheur. Et plutôt que de laisser ses enfants devant leur dessin-animé, pourquoi ne pas le regarder avec eux une fois de temps en temps ? Winnie l’Ourson ou Toy Story en posant sa petite tête sur le cœur de papa ou maman, c’est tellement mieux que tout seul dans sa chambre !

Idée N°5 : Chouchouter son cocon

Ouvrir les fenêtres en grand, trier, laver, organiser, nettoyer à fond, c’est à la fois utile et source de grand contentement… Chez les Chioca, depuis le début du confinement on fait le ménage en famille ET en musique. Ça défoule, et quel bonheur ensuite de se détendre dans une maison qui sent bon le propre :). Pour ménager vos poumons, et respirer de l’air pur, choisissez autant que possible des produits écologiques. En ce moment, à la maison c’est savon noir parfumé à l’HE de pamplemousse. Ça sent bon et c’est si naturel…

On peut aussi relooker un peu, s’autoriser de petites « futilités » pour la maison… dans la mesure où l’on a déjà tout sous la main, car les magasins de bricolage sont fermés, et ça c’est dur (Pfff, dire qu’en ce moment j’ai mon mari à la maison et que je pourrais lui faire faire tant de trucs ! Mais il n’a « pas ce qu’il faut », l’affreux et ça l’arrange bien ;))

 

 

Idée N°6 : Faire de l’exercice physique… à tout prix

Je sais, c’est pas de la tarte en ce moment. Mais ceux qui ont un jardin peuvent déjà désherber, planter, bêcher, tailler, cela ne fait que du bien. En matière de jardinage, j’ai un adage « Tout ce qui ne donne pas de tour de rein rend plus fort » ;). On peut aussi faire de la gym dans son jardin, du trampoline, etc.

En appartement, outre le petit jogging réglementaire-autorisé-par-le-gouvernement c’est plus compliqué mais je peux quand même un tout petit peu ramener ma fraise sur la question vu que je sors d’un « confinement » de 5 mois côté sport… Car pour ceux qui ne savent pas tout, je me suis fait une double fracture du pied, grave, début mai dernier. Il m’a fallu 5 mois d’immobilisation et pour quelqu’un qui aime autant que moi la marche (c’est « vital » pour mon équilibre) l’épreuve a été terrible. Au bout de quelques jours sans bouger je me suis rendue compte que j’allais mal, très mal.

Alors j’ai ouvert ma fenêtre, et de mon lit j’ai fais plein de battements de jambes, d’abdos, tout ce qui me venait en tête par séries de 20, de 50, de 100… et tout ça en musique. Je faisais cette petite séance une ou deux fois par jour et après je me sentais bien, mais bien… Et puis dès que ça a été possible j’ai fais du vélo d’appartement : c’est vraiment nul le vélo d’appart, ça a les inconvénients du vélo (on a mal aux fes… au bas du dos, on transpire comme un phoque, etc.) sans les avantages (les jolis paysages ne défilent pas, on se fait suer… dans tous les sens du terme ;)). Mais ça défoule ! Et ça, c’est déjà bon à prendre.

Bref, ouvrons grand nos fenêtres puisque l’air est moins pollué en ce moment, et faisons de l’exercice. À la maison, mon deuxième fils a téléchargé un programme de fitness très complet : il fait ça avec ses petites sœurs (qui ne réussissent pas absolument tous les exercices, mais qu’importe). Quand la séance est finie, elles sont rouges, suantes et fumantes comme des poivrons grillés sortant du four : une bonne douche, et tout le monde est calmé pour longtemps ;).

Moi je continue à me faire suer sur le vélo d’appart, je jardine et je fais des allers-retours rapides dans l’allée gravillonnée ;). Voilà, ce n’est pas aussi captivant qu’une randonnée en forêt, mais ça fait du bien au corps… et à la tête !

Idée N°7 : Le « miracle » de l’emploi du temps

Vous allez me dire : du sport, de la cuisine, des jeux… en plus du télétravail, mais comment arriver à tout concilier !

En ayant un emploi du temps.

On me demande souvent comment j’arrive à faire « tout ça » dans ma vie (c’est à dire, 4 livres par an, 6 enfants, du sport, quelques loisirs créatifs, du jardinage, etc.). Et bien voici mon secret (qui n’en est pas un) : le jour où j’ai décidé de faire un emploi du temps, et de m’y tenir, ça a changé ma vie !!!

Et c’est d’autant plus important en ce moment car rester confinés comme des zombies, en se croisant dans les couloirs d’un œil bovin, en pyjama, pas peignés, en train de se gratter l’épaule d’un air désabusé pour savoir qui ira s’étaler comme une étoile de mer sur le canapé pour regarder une série plus ou moins débile ou qui restera dans sa chambre à zoner sur son portable 4H de plus, c’est un cauchemar. La lassitude et l’oisiveté aidant, on perd de sa « pêche » un peu plus chaque jour, toute volonté s’affaiblit, la mauvaise humeur s’accroît, tout part à la dérive… jusqu’à la famille elle-même. Plusieurs semaines de confinement, il faut être conscient que cela peut être bien dangereux 🙁

Chez les Chioca, nous avons réalisé ensemble pour ce temps de confinement un emploi du temps familial assez chouette, équitable et relativement “réaliste” même s’il pourrait encore beaucoup se perfectionner. Tout a été mis par écrit : À quelle heure se lever, les horaires de travail scolaire, les « récréations », le ménage, les temps de jeu, la préparation du repas (qui varie en fonction des jours, comme ça tout le monde cuisine à tour de rôle et c’est plus rigolo), le ménage, le linge, etc. Je n’ai rien imposé : j’ai proposé, suggéré, et chacun s’est engagé sur telle ou telle chose après avoir bien compris qu’on est tous « sur le même bateau » et que chacun doit y mettre du sien pour que la famille aille bien. Et cet emploi du temps, qui nous garde toujours occupés à de bonnes choses, c’est un remède infaillible contre l’ennui, la mauvaise humeur et la routine. Même pour aider, les enfants ne rechignent pas, car ils savent que s’ils donnent un coup de main comme prévu de telle heure à telle heure, ou qu’ils travaillent bien de telle heure à telle heure, et bien ils auront de longues heures prévues à d’autres moments de la journée ou de la semaine pour jouer aux playmobils, dessiner, lire, voir un film ou se défouler un peu. C’est certes un peu long de faire un emploi du temps tenant bien compte des impératifs de tous les membres de la famille. Mais que de bienfaits ensuite…

Idée N°8 : Mettre le paquet sur son potager (et les cueillettes dans le jardin !)

Les courses, c’est compliqué. Comme je le disais sur Instagram, j’ai vu il y a 15 jours (juste avant qu’on ne tombe nous-même un peu malades) des gens tousser sur les salades, se gratter le nez, se moucher avant de tâter les fruits… Bref. Moins on sort pour les courses, mieux c’est à tous points de vue.

Alors samedi dernier, nous avons fait une énorme opération « potager » en semant et plantant des choses qui poussent assez vite (semis de mesclun et de radis entre autres) sans oublier les légumes qui arriveront un peu plus tard (oignons tiges, laitues, ail frais, pois gourmands, carottes, tétragone, épinards, tomates, courges, concombres, etc.) mais qui seront bienvenus si la situation restait un peu compliquée économiquement après la fin du confinement. Je préfère ne pas laisser « dormir » mon petit morceau de bonne terre, quitte justement à laisser les légumes qui seront dispos sur le marché pour les gens qui n’ont pas de jardin. En attendant, on compte beaucoup sur les cueillettes sauvages du jardin pour assurer la liaison entre les quelques légumes semi-décomposés qui nous restent à la cave et les premiers radis tout frais du potager qui n’arriveront que dans 10 jours…

Les jardineries sont ouvertes, certaines livrent en ligne, bref, là dessus on a bien de la chance :). Et puis qui dit potager dit faire de l’exercice, respirer du bon air, mûrir de chouettes projets, se changer les idées, bref, c’est un programme feel good au top des tops 🙂

En plus je ne sais pas chez vous mais ici avec le confinement et le silence sur la route et bien je n’ai jamais eu autant de merveilleux chants d’oiseaux dans mon jardin !

Et si vous n’avez pas de jardin, mais un balcon, sachez que vous pouvez déjà bien vous amuser 🙂

Idée N°9 : Se recentrer sur la « vraie » vie

Si les écrans, bien utilisés, peuvent aider à mieux vivre le confinement (musique, émissions passionnantes, télétravail, etc.) il faut je pense prendre un peu garde à ne pas se laisser trop happer non plus au point d’être comme déconnectés du réel. À la maison, je dois faire un peu la guerre, c’est usant. Oui, même avec mon emploi du temps « miraculeux » ;), il m’arrive encore d’en surprendre en plein flagrant délit de « zonage » inutile : portable devant les yeux ou ordi sur les genoux, air lunaire, avachissement sur le canapé. Hop, on secoue tout ça ! Il y a toujours mieux à faire que de subir un programme télé ou une recherche internet qui nous « capte » sans vraiment nous intéresser.

Idée N°10 : Laisser la nature venir à nous

Nous ne pouvons plus randonner, plus accéder aux parcs, plus sortir avec autant de liberté.

Alors, à défaut d’aller à elle, laissons la nature venir à nous : elle nous émerveillera toujours, ne nous décevra jamais…

A la maison, dans cet optique (et outre le potager) nous avons par exemple :

1/ Ranimé le levain naturel qui attendait au congel pour refaire du pain avec les enfants et tout expliquer : le travail des « petites bêtes » qui font lever la pâte, comment ça marche, etc.

2/ Lancé une couvée d’œufs de caille (idée ridicule s’il en est, j’avoue : nous avions des œufs de cailles au frigo, on les a mis dans la couveuse à poussins et on attend avec beaucoup d’impatience que ça éclose lundi prochain ^^. Je vous posterai des photos, ça doit être mignon à mourir de tendresse vu la taille riquiqui des œufs… Ces petites cailles iront rejoindre la volière avec les poules et les canards, dans l’espoir d’avoir des bons oeufs frais !)

Mais sans aller vers des idées aussi excentriques que couver des œufs de cailles (surtout que tout le monde n’a pas de couveuse, j’en ai bien conscience à défaut, on peut mettre les œufs sous les ados en train de zoner sur internet ou des jeux vidéo) vous pouvez semer quelques graines sur le balcon, faire nourrir les petits oiseaux du quartier par vos enfants, observer avec des jumelles un couple de pies en train de construire leur nid (on en a un juste en face de la maison), etc. Ce seront autant de sources d’émerveillement pour les enfants… et nous-même. La nature nous soigne, elle est bienfaisante, elle est merveilleuse, elle est fidèle, elle est résiliente, elle nous enseigne, elle nous apaise. Il faut savoir la trouver là où elle est, même dans les villes…

Idée N°11 : Retrouver son âme d’enfant

Vous avez beaucoup de travail, je sais. Moi aussi {soupir}.

Mais le temps que l’on passe avec ses enfants n’est jamais perdu s’il est bien utilisé. J’ai remarqué une chose (en tout cas avec les miens) : Si je leur consacre un peu de temps privilégié vraiment, mais VRAIMENT rien que pour eux (sans m’interrompre toutes les 30 secondes), ils sont incroyablement moins « pot-de-colle » dans les heures qui suivent et je peux mieux travailler. Habiller ou coiffer une poupée, faire une partie de “Times-up” (ce jeu est dé-li-rant et on se fend la poire de 7 ans à 107 ans ^^), décorer un cahier avec une enluminure (j’ai fait ça hier, et mon « paon » ressemble ridiculement à un poulet avec une traîne, ça a fait rire toute la famille), inventer une histoire rocambolesque à l’heure de la sieste (avec plein d’épisodes « à suivre » pour la sieste du lendemain ;)), organiser une petite veillée en soirée, lire des BD à quatre sur un canapé, cuisiner avec les enfants… tout cela, c’est de l’anti-morosité assuré ! Alors prévoyez-le bien sur le fameux emploi du temps (celui avec lequel je vous bassine depuis tout à l’heure ;))

Idée N°12 : Lire… et faire lire les enfants !

LE remède puissant anti-écrans, anti-oisiveté, anti-énervement et anti-zombies. À la maison, on a ressorti tous les classiques : les livres d’Enid Blyton (série « Club des cinq »), de Georges Bayard (série « Michel »), de Paul-Jacques Bonzon (série « Famille HLM » et « Les 6 compagnons »), d’Edward Home-Gall (série « Shirley »), de Fenimore Cooper (série « Bas de cuir », dont « Le Dernier des Mohicans »), de Laura Ingalls Wilder (La Petite Maison dans la Prairie), Jacqueline Dusmenil (série « Les compagnons du cerf d’Argent »), tous les Jules Vernes, et j’en passe car la liste n’est pas du tout exhaustive ! Il y a de quoi lire pour 5 ans de confinement avec tous les livres que je collectionne d’occasion depuis 20 ans ;). Vos parents ou vous-même les avez probablement déjà lus, ils ont déjà un peu vécus ces braves vieux livres mais sont à la fois passionnants et super bien écrits pour des livres d’enfants (en tout cas bien mieux que la plupart des livres pour enfants plus récents je trouve). On en trouve beaucoup d’occasion sur Rakuten (qui livre encore… ;)). Mes enfants sont passionnés en tout cas, sincèrement, et les dévorent hyper volontiers. Précieuses heures de tranquillité en vue pour les parents en télétravail… Sans compter toutes les BD (Tintin, Astérix, Gaston et Cie), que vous pouvez accessoirement leur piquer sans vergogne pour le bien de votre moral ;).

Idée N°13 : Les loisirs créatifs

Moi je n’ai pas trop le temps mais si ça vous tente, c’est le moment où jamais! Ma Roseline crochète par exemple des petits doudous “de Pâques” pour se changer les idées, ça fait rire toute la famille et c’est mignon à croquer. Quelques grammes de douceur dans ce monde de brutes 😉

 

Idée N°14 : Savoir s’isoler quand ça ne va pas

Mauvaise humeur de maman ou papa = danger. Car c’est encore plus contagieux que le coronavirus ça… Alors quand ça ne va pas (et c’est normal d’avoir des coups de mou), je crois que c’est prudent de savoir s’isoler un peu avant que ça « pète ». Hier, après le coup des gants disparus je me suis planquée au fond du jardin et j’ai arraché des ronces avec fureur. Ça m’a fait du bien. Une autre fois, je me suis enfermée dans ma chambre avec une BD. Ce n’est pas toujours facile, mais savoir s’éclipser avant de s’être engueulé avec chaque membre de la famille c’est plus sage… On est humains, donc pas parfaits 😉

Idée N°15 : Gérer au mieux le « ravitaillement »

Je suis sûre que déjà, vous avez du PQ. Ah ben si ! Parce que sinon, je voudrais bien savoir où sont passés tous les rouleaux des supermarchés de la région de St Marcellin ! Moi par exemple, je n’ai pas fait de stock… pas pensé. Imprévoyance folle. On s’arrangera avec des feuilles de noisetiers parce que « l’acacia, ça irriiite », comme dirait Laurent Gerra…

Pour le reste, je ne pense pas que l’on ait besoin de réserves pré-apocalyptiques. D’abord parce que si plus personne n’a à bouffer à part nous, on va faire quoi ? Savourer tranquillou nos 30 mètres cubes de victuailles planquées en regardant les voisins crever la gueule ouverte ? Très peu pour moi, merci. Bref, faire quelques réserves, c’est normal, c’est prudent, c’est prévoyant, c’est le bons sens même, ne serait-ce que pour sortir le moins possible par la suite afin que le confinement soit optimal. À chaque fois que l’on sort, on prend un risque, on en fait prendre aux autres.

Mais de là à vider les rayons de pâtes, de riz, de sucre et de boîtes de thon… Ceux qui font ça ne vont pas se régaler les prochains mois, quand tout sera rentré dans l’ordre (mais si, il faut être optimiste) et qu’ils devront s’avaler ces kilos de bouffe en conserve pour pas laisser gâcher…

D’ailleurs, j’ai une communication à faire : Hé, les emmerd… les râleurs qui vous permettez de nous insulter, mon mari ou moi, quand on passe en caisse avec un énorme chariot ! J’ai six bouches à nourrir tous les jours + des recettes à faire pour mes livres donc mes chariots sont TOUJOURS énormes, même quand c’est pas la panique mondiale. Comparez avec vos courses pour deux personnes, et vous verrez qu’il n’y a rien de choquant dans le fait d’acheter les boîtes de haricots verts par 3, ou les bouteilles d’huile par 4 !!! Zut quoi ! (version censurée)

Côté « stock », je n’ai acheté que des choses que je suis sûre de pouvoir manger assez rapidement, en variant bien (parce que 25kg de coquillettes, ça risquerait d’être un tantinet lassant pour les 50 jours à venir), en associant céréales et légumineuses, farine pour le pain, quelques conserves… On ne crèvera pas de faim, même si quelques produits sont manquants ou risquent de manquer un peu ces prochaines semaines. On ne meurt pas du fait qu’il n’y ait plus de chocolat (mauvais exemple, OK), de beurre, d’œufs ou de pâtes en rayon certains jours. On improvise juste autre chose avec ce qui est disponible, et il y aura toujours plein de choses disponibles parce qu’on a quand même l’immense chance de ne pas habiter au Sahara ou au Groenland, et c’est un virus qu’on s’est pris, pas une bombe nucléaire ou un nuage de sauterelles. De toute façon on est trop gâtés, et ça nous fera du bien (moi la première ;), de devoir faire des touts petits efforts de sobriété si besoin.

Juste une info : quand vous rentrez avec des courses d’épicerie, ou que vous vous faites livrer, certaines personnes conseillent de laisser vos achats deux ou trois jours en « quarantaine » dans un coin sans y toucher car le fameux virus serait semble-t-il assez récalcitrant sur le carton ou le plastique. Je ne sais pas DU TOUT ce que vaut ce conseil mais bon, dans le doute je l’applique…

Idée N°16 : Téléphoner aux anciens

Grands-parents, vieux voisins, etc. ils sont très seuls, pas toujours connectés à Internet, et souvent très angoissés par cette pandémie… alors prendre quelques minutes (OK, 1H30 c’est plus réaliste) pour appeler tante Désirée ou pépé Robert, c’est d’une grande délicatesse. Je me dis que dans le cas inverse (moi très vieille et eux encore tout jeunes) je serais touchée au plus profond de mon âme qu’ils prennaient le temps de me tenir un peu compagnie par téléphone en me donnant des nouvelles, en me changeant les idées, en me donnant un peu d’affection et d’attention.

Idée N°17 : Ne rien gaspiller !

C’est une des « conséquences » les plus positives du confinement !

Apprendre à ne rien gâcher, montrer cela à nos enfants, quel magnifique pas en avant pour préparer demain…

Faire un bouillon bien parfumé avec le vert des poireaux et juste un clou de girofle avant d’y faire cuire des petites pâtes, apprêter les tiges de brocoli ou les fanes de radis en plat de légumes bien appétissant, ne pas jeter la moindre miette de pain, mais aussi limiter sa consommation de shampoing (une seule bouteille pour tous les « chevelus » de la famille Chioca, ça va se terminer au savon de Marseille cette histoire là !), de lessive, de produit vaisselle… C’est merveilleusement formateur !

Je ne m’attarde pas plus sur le sujet car j’ai déjà l’impression d’avoir écrit une thèse (ça fait deux jours que je rédige ce post ;)), mais je posterai plusieurs recettes « anti-gaspi » sur Instagram ces prochaines semaines… Promis !

Idée N°18 : Profiter de ce temps pour se former

Lire de bons ouvrages ou des articles sérieux par exemple sur le potager bio (même si on ne s’y met pas encore cette année, tout est bon à prendre pour plus tard ;)), la permaculture (y compris urbaine), la santé naturelle, l’alimentation saine, le pain maison, la fermentation, ou que sais-je encore, c’est le moment où jamais puisque beaucoup d’entre nous se retrouvent avec un peu de temps devant eux, ce fameux temps si précieux et si rare dans nos sociétés de fous, et qui nous empêche bien souvent d’approfondir les choses ! Certaines librairies en ligne livrent encore pour le moment, heureusement.

Sur un sujet plus spirituel, j’ai lu dernièrement deux ouvrages bouleversants : « Don Bosco, l’apôtre des jeunes », et « Saint Vincent de Paul, le père des pauvres », tous écrits par Guillaume Hunermann, un auteur que j’apprécie beaucoup. Je pense que ces livres pourraient toucher beaucoup de personnes, y compris parmi les athées, tant ces deux vies sont à la fois captivantes (difficile de lâcher le livre une fois commencé, c’est palpitant, touchant, avec parfois même un peu d’humour, bref, tout sauf rébarbatif et on ressort de ces lectures avec un petit stock de courage en prime, ce dont nous avons tous bien besoin ;)). Mais surtout… tous deux ont vécu une grave épidémie (bien plus grave encore que le Covid) à un certain moment de leur vie, et la façon dont ils ont géré cela est un poignant témoignage de ce que l’Homme peut avoir de meilleur en lui dans les situations les plus terribles.

À priori ce sont des livres « pour les jeunes », mais à 40 ans, pour moi c’était juste parfait 😉

Idée N°19 : Rester solidaires AUTANT qu’on le peut

On peut avoir parfois l’impression que confinement individuel et solidarité sont incompatibles. Or on peut, de chez soi, faire tout de même quelques petites choses pour les malades, les soignants et toutes les autres personnes en grande difficulté : déjà, respecter le confinement (quand je vois des gens continuer à se voir comme si de rien n’était en « bravant » les interdictions, ont-ils conscience que s’ils tombent malades, outre le danger pour leur vie ils risquent de « prendre » le respirateur d’une personne un peu plus âgée qui décèdera par leur faute ? »), mais aussi confectionner des masques en tissu (une association en fait dans notre région et mon fils Hugues en a bénéficié pour ses livraisons de fromages, cela m’a énormément touchée et du coup, on est en train d’en faire à notre tour), prier pour eux (dans les temps passés, nos anciens qui avaient beaucoup de bon sens ont toujours pensé à demander le secours du Ciel en priant les uns pour les autres dans les grandes épreuves de famine, de guerre et d’épidémie… ces fléaux qui, bien souvent, ne sont dus qu’à la folie humaine !), en gardant leurs enfants quand cela est possible (j’ai une amie, très chère, qui est « sur le front » directement au contact des malades : elle a deux petites filles, gardées par des amis, elle ne les a plus revues depuis 10 jours et ne les reverra probablement pas avant la fin du confinement, c’est un crève-cœur pour une maman ça), en « profitant » d’une course urgente pour ramener quelques denrées nécessaires à un voisin fatigué ou une personne âgée du quartier (en gardant toujours les « gestes barrière », pour ne pas apporter le covid en même temps que la baguette de pain…), en demandant si, dans sa famille ou connaissances, certaines personnes pourraient être soulagé d’un peu de leur télétravail, etc.

Surmonter son individualisme pour aider tout autant qu’on le peut (sans jamais mettre en péril non plus le dispositif de confinement), cela occupe, cela grandit l’âme, cela rend très heureux…

Idée N°20 : Cuisiner !!!

Vous l’attendiez un peu celle là, avouez :)… et bien nous y voilà ! Cuisiner de bons petits plats équilibrés ça occupe, ça nourrit sainement, ça fait passer le temps, ça console et ça apaise.

Pour votre bon moral, c’est une recette un peu poétique que je vous propose aujourd’hui, un gâteau réalisé uniquement avec des ingrédients que nous avons tous (ou presque) dans nos placards !

Mais nooon, pas du PQ. (Pffff !).

De la farine, de la compote, des trucs comme ça 😉 Et même pas d’œufs ou de beurre puisque c’est en rupture dans certains magasins !

Ce pourrait être un chouette gâteau de Pâques d’ailleurs, car malgré la simplicité des ingrédients et de la recette, il est extrêmement bon…

Et puis lors du prochain post, j’essaierai de vous trouver un moyen de faire des petits animaux de Pâques home made pour vos enfants… enfin, si j’arrive à un résultat correct ! Parce que je suis encore très vexée par mon paon enluminé qui ressemble à un poulet en queue de pie

 

Bon courage à vous tous. On en viendra à bout de cette saleté. Et le bon plan suprême, ce serait qu’on en sorte plus forts…

 

 

 

« Fleurs blanches », le gâteau du placard qui n’en avait pas l’air…

Telles les première corolles d’un verger de printemps enivrant abeilles et papillons de leurs senteurs florales et miellées, ce gâteau léger comme un nuage joue sur une partition pleine de délicatesse et de légèreté : miel d’acacia, vanille, soupçon de fleur d’oranger et d’amande évoqueront ces fleurs blanches qui ne laissent personne indifférent…

A noter que ce gâteau, ultra facile à réaliser, ne contient ni œufs ni laitages et peut se cuire soit à la vapeur soit au four.

 

Ingrédients pour 8 parts

Préparation : 15min (tout compris !)

Cuisson : 25min

À commencer la veille

 

Pour la crème :

  • 40cl de crème coco liquide (marque Kara, briquette verte, car elle monte bien en chantily)
  • 1 c. à soupe de véritable eau de fleur d’oranger (merci Cybèle, ma chère amie :))
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • ¼ de cuillère à café d’extrait d’amande amère
  • 8cl (85g) de miel d’acacia

 

Pour le gâteau :

  • 175g de farine T110 de blé ou de grand épeautre
  • Un sachet de poudre à lever
  • 100g de compote pomme-vanille sans sucre ajouté
  • 110g de miel d’acacia
  • 6cl de jus de pomme
  • 50g d’huile de coco + un peu pour le moule
  • Une pincée de sel.

 

La veille, mélanger tous les ingrédients de la crème, couvrir et mettre au frais.

Le lendemain, mettre à chauffer environ 2L d’eau dans un cuiseur vapeur ou un couscoussier (ou préchauffer le four à 180°C, au choix).

Graisser un moule à savarin de 22cm de diamètre avec de l’huile de coco.

Mélanger dans un saladier la farine, la poudre à lever et le sel. Ajouter la compote, le miel, le jus de pomme et l’huile de coco préalablement fondue. Mélanger de nouveau juste ce qu’il faut puis verser dans le moule à savarin et égaliser.

Déposer le moule dans le panier vapeur poser le couvercle et compter 25min de cuisson (ou enfourner pour 25 min, au choix). Laisser refroidir avant de démouler.

Le lendemain, fouetter les ingrédients de la crème au robot muni de ses fouets à fils jusqu’à obtention d’une chantilly bien ferme. Démouler le gâteau sur un plat, puis déposer des cuillerées de crème sur le dessus. Décorer éventuellement de jolies fleurs d’arbres fruitiers (ici, des fleurs de pruneliers).

 

⇒ Nota : la cuisson à la vapeur ou au four donnent des textures très différentes, mais les deux sont excellentes. Cela vous fera une bonne excuse pour, comme moi, tester les deux versions 😉