{ Sans sucre ajouté (bis) }

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Des petits cakes énergétiques aux noix et aux figues

(Et des photos de mon nouveau salon ! )

 

Ouf, c’est fait  ! Ces 10 derniers jours, j’ai allègrement pataugé dans les gravats, je me suis collé de la poussière jusque dans les trous de nez, de la chaux sous les chaussettes et de la peinture à l’argile dans les cheveux, j’ai les genoux en compote et les poignets en marmelade, le bras droit agité de soubressauts à force d’avoir poncé, bref, je suis HEU-REUSE ! Je viens de terminer le relooking de mon salon, et ça fait juste 15 ans que j’attendais ça…

Comme l’an dernier, pour la cuisine, je vous mets quelques photos accompagnées d’infos pratiques afin de partager avec vous quelques idées pour le cas où cela vous intéresserait, mais sans trop donner de noms de marques ou de liens car sincèrement, il y a surtout beaucoup de récup’ (et si vous ne trouvez pas votre bonheur, genre vous voulez absolument savoir où j’ai déniché les trois tableaux avec le lapin, le hibou et le louveteau qui ornent le mur au dessus du radiateur, demandez-le moi en commentaire, je vous répondrai volontiers;)).

Et comme certains d’entre vous (c’est bien normal) ne seront pas DU TOUT passionnés par mes histoires de vieux meubles décapés et de tomettes en terre cuite de récupération, je vous donne aussi la recette des petits cakes que vous apercevrez ça et là sur les photos : ils sont absolument délicieux et très sains. En ce moment, je teste par curiosité pas mal de recettes sans aucun sucre ajouté (ni sirop d’agave, ni miel, etc.) et du coup, autant en faire profiter tout le monde… enfin, quand c’est bon (ce qui est le cas de ces cakes aux figues, mais pas de tous mes essais, loin s’en faut ;))

Bon… on y va ?

 

 

L’an dernier, je vous montrais cette jolie vieille porte de ferme “chipée” à la chèvrerie de mon fils (avec son accord tout de même !)… Mais qu’y a-t-il derrière cette grosse porte? 😉

 

Le meilleur moyen de savoir, c’est de l’ouvrir hein… Elle grince un peu sur ses vieux gonds rouillés. Oh, mais c’est le salon ici ! (Sans blague, je suis sûre que vous ne vous y attendiez pas du tout ;))

 

Un vaaaste salon ! Et bien non. En vrai, il est tout petit petit. C’est juste mon objectif grand angle qui fait le cake… J’ai d’ailleurs un peu galéré pour ces photos car je rêverais de savoir prendre de beaux clichés comme dans les magazines de déco, sauf que je ne suis pas DU TOUT équipée pour ça ! Avec mon objectif fixe 50mm (celui avec lequel je prends toutes mes photos de cuisine), on ne peut shooter que des petits détails, ou alors reculer de 10m si on veut faire rentrer ne serait-ce qu’un fauteuil en entier dans le cadre. Or je n’ai (carrément) pas 10m de recul dans mon salon, même en grimpant sur le mur d’en face… Alors j’ai utilisé le grand angle, celui qui me sert pour les photos de paysages, et du coup, là j’arrive à cadrer plus de choses sauf que c’est tout déformé un peu comme Godefroy de Montmirail qui regarde son château après avoir bu la potion hallucinogène de la sorcière… Mais au moins, vous avez une vue sur mon beau sol en tomettes de récupération, je l’aime teeellement ce sol ! Et dire que la semaine dernière, il y avait encore un carrelage moderne blanc et brillant dans ce salon…

 

Ici c’est mon post de travail 😉 Et ce n’est pas une blague. Car quitte à passer des heures devant l’ordi, autant me balancer dans un rocking chair, c’est mieux. Et dans cette grande armoire en noyer chinée 80€ sur le Bon Coin, puis “décapée” à la pierre d’argent pour que le bois soit moins foncé…

 

… se cache justement mon vieil ordinateur, celui qui a essayé de me lâcher 4 ou 5 fois en deux ans mais que mon mari à toujours réussi à réanimer de peur de devoir en racheter un autre (le gorille tout gris qui se reflète dans l’écran avec un appareil photo à la main, c’est moi en pyjama) ! Et dans les innombrables bacs en plastique tout moches autour, il y a des petites cuillères en bois, des petites cuillères anciennes en métal, des petites cuillères à manche coloré, des petites cuillères en porcelaine, des fourchettes (en bois, en métal, etc.), des couteaux, des ustensiles tout bizarres (genre un presse-purée vintage), des baguettes chinoises, des caissettes à cupcakes, des poches à douilles avec toutes les douilles possibles et imaginables y compris celles dont personne ne sait pourquoi elles existent, des emporte-pièces, des cercles inox individuels, des rubans, etc. Bref, tous ces petits trucs qui servent à mes recettes et mes photos. Avant, c’était dans des cartons, empilés dans un placard moche en maçonnerie avec une porte rouge. Et c’était tellement bourré qu’avant d’y trouver un truc, je devais farfouiller comme un sanglier en disant plein de gros mots, puis jeter par terre la moitié du placard avant de trouver ce que je cherchais (ou pas). Là j’ai JUSTE à ouvrir un tiroir en sifflotant… Ah, ce que c’est que l’organisation quand même ! Et pour travailler, et bien je mets le rocking chair devant l’armoire ouverte, j’allonge les pieds sur les coussins, et c’est parti pour trois heures de balançoire en tapant sur le clavier. On appelle ça “l’ergonomie du travail”, c’est très sérieux comme concept ;))

 

A gauche du placard, il y a maintenant un vieux radiateur tout charmant en “fonte fleurie”, venu remplacer le grand truc blanc tout moderne qui prenait la moitié du mur… Ce grand-père radiateur, on l’a acheté d’occasion, il pèse 180kg, il a fallu se mettre à trois rugbymen pour le rentrer dans le salon et encore, j’ai bien cru qu’on n’y arriverait jamais. Moi, je l’ai “juste” repeint avec un gniwagnagna de petit pinceau coudé pour aller dans tous les recoins et je vous raconte pas le temps que ça m’a pris… Mais là, il me plaît vraiment, c’est une oeuvre d’art à lui tout seul ce radiateur ! Seul souci : il chauffe comme un malade, et au bout d’une heure de travail devant l’ordi, j’ai un coup de soleil sur la joue gauche. (Mais ne le répétez pas à mon mari, sinon il va soupirer “je te l’avais bien dit !!!)…

 

Quand on tourne le dos à mon armoire de Narnia, il y a la porte-fenêtre contre laquelle je fais absolument toutes mes photos de cuisine depuis des années… Avant j’avais une petite table ronde à bout de souffle sur laquelle je disposais mes fonds, mais que je ne pouvais pas utiliser telle quelle (car elle était un peu jaunâtre). Là, j’ai dégoté cette petite table de bistrot des années 50 pour 20€ dans une ressourcerie du coin. Je l’ai entièrement poncée pour retirer le vernis, patinée au brou de noix + cire teintée de noir, mon mari l’a équipée de roulettes, bref, je sens qu’on va faire une bonne équipe elle et moi… Au fond, une alcôve (un ancien évier) qui était, au départ recouverte de carrelage moche : Il y a deux ans j’y ai collé des briques de parement assez sympa, ça me plaît bien mieux… On aperçois parfois ce bout de mur en briques sur certaines de mes photos.

 

Le plateau de ma petite table de bistrot (avec des cakes au figues, aux noix et à l’huile d’olive, mais oui, on va y arriver à la recette ;))…

 

Ça, ce sont des malles qui me font de l’oeil depuis des mois. J’ai failli me les acheter pour mes 40 ans cet automne, puis pour Noël… Je viens de craquer, (pardon!) après 5 mois de résistance acharnée. Désolée… Mais c’était pour le travail, si si, promis !

 

Regardez : j’y range tout bien mes petits torchons qui servent au stylisme des recettes ! C’était donc un achat utile et raisonnable. C’était pas pour leur look, nooooon. Juste par pure “raisonnabilité”…

 

A côté des petites malles il y a ce vieux buffet, qu’un ami nous a donné il y a 20 ans. Il était marron foncé, vraiment pas très jojo (le buffet, pas le copain). Je l’ai sablé, repeint en bleu gris, “usé” légèrement en reponçant les angles, patiné au brou de noix…

 

… Sauf le plateau, laissé tel quel.

 

A côté dudit buffet se trouve LE fauteuil du salon… Alors moi, j’ai toujours rêvé d’un fauteuil Laura Ashley “à oreilles”, genre celui de Sherlock Holmes au 221 B Baker Street. Mais bon, à défaut du budget, j’ai trouvé ce fauteuil IKEA d’occasion, et il fait le job… Ce qui est dommage, c’est que je n’ai pas très souvent le temps de m’y assoir avec un thé, un livre et un gros plaid sur les genoux comme semble nous y inviter cette photo. La dernière fois c’était en décembre (2018), je crois. Bah, j’en profiterai quand je serai à la retraite {soupir}…

 

A côté du fauteuil il y a ce petit meuble rouge foncé, lui aussi “rescapé de la marronitude” grâce à un gros coup de peinture rouge basque ;). On y range les livres d’enfants.

 

Hop, demi-tour à 180° : voici le canapé. Avec dessus, une collection de sangliers en peluche. Chez les Chioca, on a un truc avec les sangliers, tout le monde trouve ça “trop meugnooooon” et faudrait qu’un psy nous explique, parce que ce n’est peut-être pas très normal d’être à ce point attendris devant des gros cochons de la forêt munis de défenses terrifiantes. Les autres gens, normaux, aiment les petits chats en peluche, les petits lapins, les flamants roses, Hello Kitty, les petits trucs mignons quoi. Les miens sont gagas de sangliers (tous !), et à Noël, l’arrivée du gros “papa sanglier” (à gauche) a été salué par un octuple hurlement de joie délirante (oui, moi aussi j’ai crié et pourtant, je savais bien ce qu’il y avait dans le paquet).

 

Quant au canapé, c’est toute une histoire. Vous voulez savoir? Alors : c’était le canapé de mon arrière-papi. Il était en velours vert, rembourré en crin de cheval, et il avait traversé la mer en bateau pour atterrir à Nice dans les années 60. On n’a gardé que le tour (c’est à dire les accoudoirs et le coffre derrière), on a sablé le tout pour éclaircir le bois, puis mon mari a rajouté une jolie planche dessous (pour camoufler les roulettes, parce que c’est plus facile comme ça de le déplacer). Et au milieu, c’est juste un clic-clac de chez Confo qui a exactement 18 ans. Ça ne vaut pas le look d’un canapé de chez Maison du Monde mais au moins, il est unique celui-là 😉

 

Au mur, les portraits de nos ancêtres? Ben non, parce qu’on en avait pas (voilà ce que c’est que de descendre de paysans auvergnats et de maçons italiens : il n’y avait personne pour les peindre ;)). Alors on a mis cet ourson extrêmement mignon sur le mur en briques…

 

… et ces trois ravissantes petites bêtes au dessus du radiateur (mur enduit à la chaux et peint à l’argile, soit dit en passant : des matériaux naturels, très peu onéreux, et au rendu vraiment joli). C’est un salon des Chambaran, avec des animaux de la forêt dans tous les coins !

 

Ici, détail sur deux meubles du salon que j’ai repeint et “vieilli” en reponçant doucement les angles puis en patinant au brou de noix (très important, sinon le bois reste trop blanc et ça ne fait pas ancien du tout). J’aime beaucoup cet effet usé mais j’ai bien ri de l’air dépité d’un ami, plus âgé, s’exclamant devant mes meubles dont j’étais si fière : “Mais… c’est ni fait ni à faire !”

 

Juste pour le délire… des petites bêtes au crochet, réalisées par ma Roseline aux doigts de fée 🙂

 

Et ces jolies fleurs…

 

… que je n’ai pas pu résister de ramasser pour fleurir mon salon tout neuf (ça nous fera quelques prunes de moins cet été mais bon, pour ce que les oiseaux nous auraient laissés de toute façon ;)).

 

Et bien voilà, on a fini je crois… Je n’ai pas photographié le poêle à bois parce qu’il est vert canard, pas du tout assorti, mais mon mari ne veut pas le changer (j’ai quand même tenté de négocier, évidement, mais bon, il faudra attendre qu’il tombe en panne et comme ça ne tombe pas souvent en panne, un poêle à bois…). J’ai aussi évité soigneusement de prendre en photo l’effroyable buffet style “Henri II” que mon cher-et-tendre aime tellement et qu’il a bien fallu garder parce que dans un couple, faut faire des concessions hein {triple soupir}. Il est absolument hideux, vaguement (mais alors très vaguement) moyenâgeux (le buffet, pas le cher-et-tendre!), avec, sculpté sur les portes, des espèces de gargouilles en train de vomir des fruits (une horreur je vous dit !!!). Et là j’ai eu beau le sabler, je ne peux pas faire de miracle non plus 😉 Heureusement qu’il est planqué dans l’ombre derrière le canapé ^^

Allez, on passe aux petits cakes? Vous les avez bien mérités 🙂

Ingrédients pour 8 petits cakes :

Préparation : 10min

Cuisson : 20min

  • 130g de figues séchées
  • 100g de noix de Grenoble fraîchement décortiquées (ou d’amandes)
  • 110g de farine T110 de grand épeautre (ou de blé)
  • 1 sachet de sucre vanillé (ou 7 à 8g de sucre vanillé maison)
  • ½ sachet de poudre à lever
  • 1 c. à soupe de véritable eau de fleur d’oranger (merci ma Cybèle pour ton délicieux cadeau :))
  • 3 œufs
  • 60g de jus de pomme
  • 60g d’huile d’olive
  • 1 c. à café rase de graines d’anis vert (facultatif, mais délicieux)
  • Une pincée de sel.

Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Avec une paire de ciseaux, découper les figues en petits morceaux. On peut aussi découper les cerneaux de noix ou les amandes en deux (facultatif).

Mélanger la farine, le sel, le sucre vanillé, l’anis vert et la poudre à lever. Ajouter les œufs, le jus de pomme, l’huile et la fleur d’oranger. Mélanger le moins possible, rajouter les figues et les noix, mélanger de nouveau et verser aussitôt dans 8 petits moules à muffins (environ 5cm de hauteur et 6cm de diamètre).

Enfourner pour 15 à 17min environ., jusqu’à ce que les cakes soient bien gonflés, bien dorés, et qu’une pique plantée à coeur ressorte parfaitement sèche.

A conserver dans une boîte hermétique ou un sachet plastique.