{ Sans sucre ajouté }

{ Sans sucre ajouté }

 

Le gâteau « Pomme d’Or »

♥ IG bas ♥ Sans Lait ♥

 

 

Chose promise, chose due… Voici la recette de ce fameux gâteau aux pommes sans sucre mis au point pendant les vacances de Noël, et déjà refait trois fois entre-temps !

Autant dire qu’à la maison, tout le monde l’aime beaucoup : il est à la fois moelleux, un peu humide, très parfumé et gourmand, bref, tout le contraire d’un estouffe gari, et pourtant ! Quand on regarde les ingrédients, difficile de faire plus « raisonnable » et il y aurait presque de quoi prendre un peu peur ;).

Dans ce gâteau, il n’y a pas de sucre (hormis le sucre vanillé, 15g en tout, soit 1,5g la part, bref, on va pas chipoter), et pas non plus de « sucre alternatif » de type sirop d’agave ou miel car les pommes Golden, naturellement très douces, se suffisent à elles-mêmes. Attention en revanche de ne pas vous tromper de variété, car ce même gâteau réalisé par exemple avec des Granny Smith ou des Reinettes du Canada risquerait de vous faire dresser les cheveux sur la tête ! Sincèrement, seules les Golden conviendront bien je pense (et non, ceci n’est pas un article sponsorisé), à moins que vous n’ayez sous la main une autre variété que je ne connaisse pas et qui soit toute aussi douce, mais ça m’étonnerait un peu…

Il faut dire que la pâtisserie et les gâteaux sans aucun sucre ajouté, c’est un drôle de challenge, mais qui mérite d’être relevé ! Car dans les produits industriels (même bio) estampillés « sans sucre », on croise pas mal d’horreurs…

Tout ça, c’est surtout une histoire d’étiquette. Et là je ne vous parle évidemment pas de « l’étiquette » qui définit, à la cour, la façon de se moucher avec grâââce et distinction, ou l’exact angle d’inclinaison que l’on doit donner à son buste selon que l’on salue un baron (43°), un duc (45°) ou l’empereur (75° et ça commence à faire mal aux reins), mais c’est presque aussi compliqué !

Un jour, je vous pondrai un petit article bien comme il faut là dessus, parce que ça m’exaspère au plus haut point de lire sur certaines étiquettes « sans sucre ajouté », alors que c’est bourré de maltose (IG 105 !), de sirop de raisin concentré, de sirop de malt, de sirop de maïs, de sirop de datte, de sirop de riz, de dextrose, bref, des sucrial killers, des trucs bien plus machiavéliques que le sucre de canne, lequel n’est déjà pas un enfant de choeur. Ce « sans sucre ajouté » spécial pigeons c’est une honte pour les marques qui le pratiquent, sachant quels dégâts cela peut provoquer par exemple chez une personne souffrant de diabète !

Mais là, j’ai envie de rester de bonne humeur. L’article rageur, je l’écrirai un jour où j’aurai envie de râler (ça arrive bien assez souvent), pas de souci. Aujourd’hui il a fait un temps superbe, Bouclette et Timmy sont revenus à la maison et j’ai couru une partie de l’après-midi (à genoux) dans le jardin pour tenter de caresser Timmy à qui je flanque visiblement une frousse formidable, ma fille a refait des truffes au chocolat, j’ai réussi à ne pas regarder les infos, ma journée n’a été entachée d’aucun cornichon téléphonique voulant me vendre des panneaux solaires à l’heure du repas, bref. Je n’arriverais pas à me fâcher là, je le sens bien. Alors revenons à cette bonne recette.

D’ailleurs, vous savez quoi? Elle me rappelle un certain gâteau normand de quand j’étais petite, lequel était souvent préparé par une brave vieille dame qui aidait un peu ma maman de temps en temps. Une “mamie-gâteaux” (aux pommes) à bouclettes blanches, semblant sortie tout droit d’un livre de contes pour enfants, gentille comme tout… mais ayant la pauvre, une fâcheuse tendance à lever le coude et ça, on ne le savait pas ! Mon papa voyait bien que ses bouteilles d’alcools forts « s’évaporaient », c’était mystérieux… et puis un jour, il a fabriqué de l’élixir du Suédois (c’est horriblement amer, mais ça soigne tout un tas de trucs !). N’ayant sous la main qu’une bouteille vide de rhum Negrita, il y a transvasé son élixir pour le filtrer, a reposé le tout sur la table de la cuisine, et n’y a plus pensé. Moi je jouais au salon. J’ai vu la pauvre vieille dame fermer soiiigneusement la porte de la cuisine d’un air innocent, détaché, presque en sifflotant vous voyez… puis j’ai entendu tousser, cracher, jurer à faire rougir Calamity Jane en personne. Et quand je me suis précipitée dans la cuisine elle se rinçait la bouche sous le robinet. Oups, évidement, l’élixir du Suédois c’est pas du rhum, et forcément, ça a dû la surprendre un peu… Pour le coup des bouteilles qui s’évaporaient on était fixés ! C’est quand-même un peu triste cette histoire, une des premières déceptions de mon enfance, et 30 ans après, j’y repense quasiment à chaque fois que je mange un gâteau aux pommes… mais aussi en voyant une bouteille d’élixir du Suédois ou de rhum Negrita. Faut croire que ça m’a marqué, et que ça me marque encore vu que je suis en train de vous le raconter ! Il faut dire que les enfants et mon mari ayant déjà entendu 55 fois cette histoire (Tient, un gâteau aux pommes, ça me rappelle… Oui, on sait maman, tu l’as déjà raconté. Tient une bouteille d’élixir du Suédois ça me rap… Oui, maman, on sait. Tient, une bouteille de rhum Negrit… ON SAIIIIT !!!), je suis bien contente de pouvoir radot… vous l’écrire sur le blog ;).

Pour dénicher chez Bioc.. enfin, dans un magasin bio que j’aime bien, des petites pommes Golden “photographiables”, j’ai dû perdre toute dignité en plongeant littéralement la tête en bas et les pieds en l’air dans le bac à pommes histoire de mieux trier. J’avais un peu honte, j’avoue. Et comble de l’horreur j’ai entendu une voix derrière moi murmurer “c’est Marie Chioca”. Je voulais tellement, mais teeeeellement à ce moment-là rester DANS le bac à pommes. Mais bon, fallait bien en sortir un jour, hein. C’était si bien avant, quand je pouvais “incognito” déchirer le sac de pois chiches au rayon vrac, casser un pot de compote au milieu de l’allée, ou ouvrir mon porte-monnaie à l’envers en caisse…

Alors, comment dirais-je. Les gâteaux des rois à la frangipane, j’en ai eu ma dose jusqu’à l’Epiphanie 2032. Du coup, j’ai fait ces derniers jours plusieurs gâteaux tout légers mais “avec une fève dedans” et comme ça, tout le monde était content ! Ici, vous avez LE fameux gâteau aux pommes avec, en guise de couronne un truc un peu loufoque mais fort poétique. Je vous explique tout ça un peu plus bas…

Ingrédients pour un gâteau de 10 parts

Préparation : 15 min

Cuisson : 35min

  • 3 ou 4 pommes de variété Golden (environ 500g pesées entières)
  • 160g de farine T110 de grand épeautre ou de blé
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 3 sachets de sucre vanillé, ou 15g de sucre vanillé « maison », ou 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • 2 œufs
  • 7cl d’huile neutre (tournesol désodorisée par exemple)
  • 5cl de jus de pomme
  • 1 c. à soupe de rhum ambré
  • 1 pincée de sel.

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante. Huiler (ou beurrer, si l’on veut donner un petit goût encore plus sympa) un moule à savarin d’environ 21cm de diamètre.

Éplucher les pommes, enlever les trognons et les découper en petits cubes d’environ 1 à 1,5cm de diamètre. Peser 400g de cubes de pomme.

Dans un saladier, mélanger la levure, la farine, le sel et le sucre vanillé. Faire un puits, ajouter l’huile, le jus, le rhum, les œufs, et mélanger rapidement, puis ajouter les cubes de pomme et mélanger de nouveau juste ce qu’il faut (sans trop insister).

Verser aussitôt dans le moule, égaliser et enfourner pour 35min.

Laisser un peu tiédir avant de démouler.

Une petite vue de l’intérieur tout moelleux qui aurait “un bon goût de crêpes” dixit mes enfants…

Mon tout premier gâteau aux pommes sans sucre (il y en a eu 4 en trois semaines ;)), réalisé pour le soir du 31 décembre, où je voulais un dessert trèèèèès sage étant donné le reste du menu (rââârgh). J’ai pris cette photo vite-fait vers 16H, alors que rien n’était prêt pour le soir, que mes invités arrivaient vers 18H, que je voulais entre-temps profiter absolument du beau soleil couchant en faisant un tour dehors… Bref, du coup, comme un cornichon j’ai saupoudré mon gâteau “sans sucre ajouté” de sucre glace. Désolée… Mais promis, il est très bon sans ! (PS : évidemment, quelqu’un qui se reconnaîtra a shooté dans une tasse de café juste après la photo et en a mis plein le salon, ça tombait bien, vu que je m’em*erdais un peu ce jour là…)

Troisième gâteau, cette fois-ci cuit dans un plus joli moule, du coup je l’ai présenté retourné sur le plat (contrairement à celui  juste au dessus qui est présenté à l’endroit ).

Au bord de l’étang où j’ai ramassé mes “matériaux” pour la couronne…

En fait, je n’ai aucun mérite : c’est la blogueuse Griotte qui a posté sur son compte Instagram une jolie “couronne des rois” en feuilles il y a quelques jours, et j’ai trouvé cela très joli. Pour ma part, j’ai récupéré quelques tiges de vigne vierge sur les murs de ma maison pour assurer la “structure”…

… avant d’y entrelacer des jolies feuilles rousses et des morceaux de fougères ramassés en forêt (au bord du fameux étang). Cette réalisation (un peu “rustique” mais qui a le mérite d’exister quand le chien a mordillé la dernière couronne en carton doré) nous sert à couronner celui qui s’est joyeusement entrechoqué la dent sur une fève à chaque “gâteau des rois” depuis quelques jours ! Entre deux, elle orne pompeusement le crâne d’un gros ours en peluche du salon. A condition de bien lui mettre une oreille dedans et une oreille dehors, car les deux ne rentrent pas en même temps. (Remarquez un peu comme c’est intéressant le genre de précisions que je vous donne, c’est palpitant Saines Gourmandises parfois !)

Cette princesse sous la couronne, qui présente un autre gâteau des rois (aux amandes cette fois-ci) c’est… Poupougnette ! Et oui, bientôt 9 ans, mazette que ça grandit vite. Surtout les couettes 😉 (Oui, on est du genre chevelus chez les Chioca…)