Saines Gourmandises sur Instagram ! (Quelle drôle d’idée…)

 

{ Saines Gourmandises sur Instagram ! (Quelle drôle d’idée…) }

 

… Et une recette de croquettes thaïe au thon

(Pour les “étudiants” de 7 à 107 ans !)

 

Croquettes thaie au thon 1

Marie Chioca ©

Comment, Marie, tu n’es pas sur Instagram ?

Cette petite phrase énoncée sur un ton à la fois stupéfait, incrédule, compatissant, un brin choqué, revenait souvent ces dernières années. Mais je ne suis pas une super fan des réseaux sociaux, pour diverses raisons, la principale restant que je n’ai vraiment pas le temps. Et puis, cela me navre un peu de voir l’importance que ces réseaux virtuels ont prit dans nos vies ! Cela me rend perplexe pour la suite, aussi.

Car avant il suffisait du moindre échange de regard suivi de l’esquisse d’un sourire pour que se crée spontanément, par exemple dans une salle d’attente, une des ces conversations sympathiques qui, en plus de juste « faire passer le temps », pouvait être tellement enrichissante et chaleureuse. En petit comité j’ai le contact facile, c’est vrai, et même la « tchatche » comme on dit. Mais depuis deux ou trois ans, je ne croise plus beaucoup de regards. Tout autour de moi, il n’y a que des fronts penchés. Des fronts penchés ET des paupières baissées vers un rectangle noir, sur lequel les doigts pianotent compulsivement…

Dans le train ? Des fronts et des paupières baissées.

En ville ? Des fronts et des paupières baissées.

Au café ? Des fronts et des paupières baissées.

A la sortie de l’école ? Des fronts et des paupières baissées.

En parfois même en famille (ce qui est bien plus triste encore !) ? Des fronts et des paupières baissées…

Avouons que c’est un peu nouveau tout ça, à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Je ne sais pas trop si nos cerveaux étaient bien préparés à une telle gifle… passer en deux ou trois générations du modèle « veillée le soir tous autour du feu » au modèle « chacun dans sa piaule derrière un écran », ça fait froid dans le dos.

Alors j’ai pris tout ça en grippe, sans bien faire dans le détail j’avoue : Facebook, Instagram, Whatsap, et même Pinterest (envahi depuis quelques temps « d’épingles sponsorisées » – c’est à dire de pub !- ), ça m’a gavé. Un jour j’ai lu cette petite phrase très drôle : « Avoir beaucoup d’amis sur Facebook, c’est comme être riche au Monopoly »…  et c’est tellement, mais tellement vrai.

Croquettes thaie au thon 2

Marie Chioca©

Pourquoi tout vivre –ou presque – à travers des écrans ? La vie n’est-elle pas encore plus full HD quand on la regarde en live avec nos petits yeux à nous, si bien faits, eux qui ont un écran retina monté en série, du 3D « réalité augmentée », un objectif reflex de plusieurs millions de pixels qui capture les plus belles images pour les stoker en ultra haut débit dans le cloud du cerveau, un autofocus infaillible bourré d’options méga intuitives, une batterie autonome qui peut durer plus de 80 ans, et tout et tout… J’ai l’impression qu’on peut passer à côté de nos vies, en tout cas à côté de moments très importants avec tout cet environnement numérique qui nous tente, qui nous bouffe, qui nous mine (et qui pollue !). Oh, bien sûr, il y a de jolies choses parfois, très inspirantes, sur le net et les réseaux sociaux. Moi aussi, j’ai épinglé des photos magnifiques sur mes tableaux Pinterest. Mais plusieurs fois, je me suis prise en flagrant délit de crétinerie avancée : Car c’est bien de passer 20min, le matin devant son café, à épingler des photos de paysages d’automne somptueuses, mais si c’est pour au final louper un lever de soleil grandiose dans les ramures du champ d’en face, quelle absurdité ! De même, lire des commentaires furieux sous un post d’actualité et rater du coup le départ des enfants à l’école, c’est nul aussi. Ils avaient peut-être des choses à me dire mes loulous, autrement plus importantes que la colique verbale de quelques trolls excités du clavier. Avant que la porte d’entrée ne claque, j’ai même eu droit à une petite bise toute fraiche, toute mignonne, toute timide, à laquelle je n’ai répondu que distraitement, le front plissé et soucieux, les yeux rivés sur l’écran. C’était nul. Plus jamais ça. Alors depuis trois ou quatre ans je ne « zone » plus ; enfin, presque plus. Avec ça, évidemment je ne suis jamais à la page des dernières tendances, c’est sûr, je loupe des épisodes, des choses parfois importantes qui se passent sur les blogs, Facebook ou autre, mais certaines priorités de la « vraie vie » sont bien plus capitales. Mieux vaut passer pour un blaireau et vivre heureux que de s’étioler tout seul en parfait geek. Et puis la tentation, quand on surfe, de passer d’une chose à une autre, puis une autre, puis encore une autre est bien trop chronophage ! Or, bien utiliser son temps, ne pas se le laisser voler par mille absurdités c’est un des piliers du bonheur, de l’équilibre, de l’harmonie.

Alors maintenant, chaque jour je déconnecte TOUT dès mon travail terminé, et je déconnecte complètement, j’aurais presque envie de dire « furieusement » ! Evidemment, après j’ai droit à des réflexions « Hé hé, t’as vu tout ce qui s’est passé dans le groupe whatsapp aujourd’hui ! Non ? Pas possible… Pfff, tu ne regardes jamais… ». Désolée les gars. Oui, mon téléphone a bien bippé toute la journée pour m’annoncer qu’il y a avait du nouveau sur Whatsap mais…

1/J’étais en train de bosser (à fond, comme d’habitude), et si je m’arrête toutes les 3 min pour tapoter sur le clavier de mon téléphone ça va pas être joli joli mon prochain bouquin !

2/ Quand j’ai enfin eu 10 minutes de battement pour souffler un chouïa en fin de journée (ce qui n’arrive pas tous les jours ) et que j’ai vu la notification « 63 messages » j’ai soupiré, refermé mon téléphone et je suis sortie faire le pitre dehors avec mon chien qui, lui, n’a jamais d’écran devant ses beaux yeux plein d’amour et d’espièglerie. C’est mieux je pense de jouer avec son chien que de regarder des mini-vidéos de mecs en train de le faire à notre place sur Youtube. Mais ça c’est juste ma vision de la vie, en mode blaireau (et fier de l’être).

Croquettes thaie

Marie Chioca©

Maintenant vous allez peut-être me dire que là, je suis en train de râler contre les méfaits d’internet en écrivant sur un blog, ce qui est complètement contradictoire…

Et c’est pas faux 😉

Mais déjà, premier point. Si j’escalade une colline au dessus de chez moi pour « haranguer les foules », ça risque de ne pas être très efficace. Au pire, vais-je terroriser un ramasseur de champignon, un vieux chasseur ou un vététiste, et ça c’est si j’ai de la chance car notre superbe forêt est vide (tout le monde est bien trop occupé à zoner sur internet, pour visionner entre autres des belles images de forêt).

On pourrait tenter le coup dans une grande ville, au beau milieu d’une place noire de monde, mais des petits bonshommes en blouse blanche risquent de vite m’embarquer dans une camisole. Et puis au lieu de m’écouter, les gens me filmeraient pour me balancer sur Youtube en opposant à mes arguments des objections très profondes genre « Lol », « MDR » et la controverse s’en tiendrait là.

Je pourrais aussi écrire un bouquin, qui se vendrait à au moins 30 exemplaires.

Alors pour ça, évidemment, un blog c’est bien, et même très bien, car cela permet de prendre le temps d’exposer des idées, en espérant qu’il y aura toujours des personnes qui prendront le temps de les lire car là aussi, on m’explique souvent que les gens “à la page” préfèrent zapper rapidement d’une image à l’autre, tout doit aller très vite, très très vite, très très très vite, de plus en plus vite… Sauf que certaines choses importantes méritent qu’on s’y arrête, qu’on les examine, qu’on les comprenne BIEN, avant de s’en faire une idée. Regardez l’alimentation saine par exemple, ça ne peut pas s’apprendre en trois croquis gribouillés sur Instragram ou Pinterest ! Moi ça fait bientôt 9 ans que je blogue, j’ai écris 40 bouquins, mais j’en ai encore des choses à partager… et à apprendre !

Il y a donc du bon dans la voie numérique, le tout étant de pratiquer la fameuse devise « autant que, mais pas plus que » qui me tient très à cœur. Utiliser Internet autant que  cela peut nous apporter de l’information (celle dont nous avons besoin… pas les démêlés médiatiques de Laetitia Markle ou de Meghan Halliday, parce que ça pardon mais franchement…), du rêve, de l’art, de la beauté, des idées pratiques (de déco, de cuisine, de loisirs créatifs, que sais-je encore !), des tutos intéressants (en bricolage écolo par exemple c’est génial !), de la musique, des documentaires passionnants, des échanges constructifs, parfois de grands éclats de rire, etc. Mais pas plus que… Car internet peut aussi vite devenir notre pire ennemi. Vous avez remarqué ? Plus on est fatigué, crevé, complètement sou l’eau, plus la tentation de « zoner » est forte, quasi hypnotique. Internet en général, et les réseaux sociaux en particulier, peuvent aussi engendrer beaucoup (trop) de colère, de frustration, de mesquinerie, de lâcheté, de mensonge, d’imbécillité, d’oisiveté, de violence, de parti-pris…

Protégeons-nous !

Mais depuis qu’on me dit qu’Instragram – si on l’utilise à bon escient !-, c’est bien, alors je tente l’aventure, coucou me voilà… avec juste une toute petite inquiétude car je ne sais pas si je pourrai assurer la réponse aux commentaires (pour cela, si je dois faire un choix je préfère garder la priorité à mon blog). Avec ce compte Instagram, j’essaierai de vous apporter un contenu qui vous fasse un peu de bien, soit à la santé, soit au moral, je n’y posterai pas exactement les mêmes choses que sur le blog (ça serait ballot), mais plutôt des petites tranches de vie prises par ci par là, non pas en me photographiant sous les trous de nez jour après jours en attendant que pleuvent les mentions « j’aime » (pitié), mais en partageant ce qui, je pense, pourra peut-être vous apporter un peu de douceur, un sourire, une idée, une information… bref, ce que moi aussi j’aime trouver sur Internet 😉

Je pensais que ça ferait un peu double-emploi avec le blog mais en fait non, car une photo et sa légende Instagram, ça se poste très vite, et cela permet de mettre quelques petites « brèves » que je ne savais pas très bien où insérer sur le blog… Bref, rendez-vous ici si le cœur vous en dit :).Vous pouvez vous abonner pour être tenu au courant des derniers posts, ou pas, c’est comme vous le sentez !

Juste pour la petite histoire, mon premier post sur Instagram a été une photo de Bouclette. Mais c’est vrai, vous ne connaissez pas Bouclette, c’est une histoire de coup de foudre, ou de coup de folie plus exactement, et si vous voulez je vous raconte ça en deux mots 😉 : J’étais allée chez un berger photographier son troupeau. Et puis il y a une brebis, une seule, qui est sortie des rangs pour se frotter contre moi en bêlant très fort et d’une façon si drôle, si drôôôle, que j’étais littéralement pliée en deux, ah, un de ces rires mémorables qui font tant de bien et n’arrivent pas assez souvent ! Elle ne bêlait pas comme un mouton, mais plutôt comme quelqu’un qui essayerait de brailler à tue tête en imitant vaguement un mouton, juste histoire de faire le clown. Et puis elle était si câline… Drôle et câline, comment ne pas craquer !

« Celle-là c’est un vrai pot de colle » m’a dit le berger. « D’ailleurs elle est à vendre, et elle attend des petits… » a-t-il ajouté d’un air détaché.

Et voilà comment je suis revenue avec Bouclette sur la banquette arrière de mon Renault Trafic (mon coffre était plein de légumes bio, et au prix que ça coûte, je ne tenais pas tellement à ce que Bouclette en fasse une orgie !), et mon mari s’es arraché les cheveux, le pauvre, c’est pas de tout repos 20 ans de mariage avec moi…

Maintenant j’ai Bichette (toujours en “maison de repos” chez nous) et Bouclette qui déambulent dans le verger. 

Avant, j’aurais baffé à grands coups de grelinette quiconque aurait osé abîmer une seule branche de ma haie de rosiers anglais mais là, je regarde avec attendrissement Bichette et Bouclette dévorer les fleurs, les feuilles…. Mes rosiers ressemblent à des arrêtes de poisson mais rien à cirer. Ce que la sécheresse, les rats taupiers et la canicule avaient déjà bien commencé, Bichette et Bouclette l’ont achevé (mais je sais qu’ils vont repousser, mes rosiers, c’était juste une année de %#8* pour eux, ah ils s’en souviendront de 2019 !). Bientôt, je vous posterai sur Instagram une petite vidéo de mes deux bêbêtes à jolies cornes, qui sont inséparables (et impayables ;)). 

Et maintenant, une recette pour combler toutes vos envies de street-food exotique, bien épicée et croustillante à souhait, du genre de celles que l’on savoure en se léchant les doigts… Super rapides à préparer, ces petites croquettes se jettent juste en petits tas dans la poêle avec une cuillère. Difficile de rêver plus simple !

C’est une recette facile, avec des ingrédients peu onéreux (les épices font partie des 4 ou 5 “incontournables” que je recommande d’avoir toujours au placard), peu de matériel (par exemple même pas de râpe pour zester le citron).

Riches en protéines, elles sont parfaites pour caler une grosse faim au repas de midi (avec par exemple un peu de riz ou un fruit pour compléter l’apport en glucides), mais peuvent aussi constituer deux repas du soir avec des légumes ou une salade (car conservées au frais, elles se réchauffent très bien à la poêle, une minute sur chaque face).

Ingrédients pour 1 à 2 portions

Préparation : 10 min

Cuisson : 6 min           

 

  • 140g de thon (poids égoutté)
  • 1 oeuf
  • Un morceau d’environ 1,5cm de gingembre frais
  • 1 gousse d’ail
  • 4 c. à soupe de farine (environ 60g)
  • Un demi citron bio ou non traité
  • 1 c. à café de curcuma + 1/4 de c. à café de piment en poudre
  • Environ 3 c. à soupe d’huile de coco, d’olive, ou d’huile neutre
  • Sel, poivre 5 baies.

Croquettes thaie

Marie Chioca©

Découper le gingembre et l’ail en tous petits cubes.

Presser le demi citron. À l’aide d’un économe, prélever un long morceau de zeste sur l’écorce du citron, puis le redécouper en petits cubes ou en petits bâtonnets.

Égoutter le thon, puis le malaxer avec les mains dans un grand bol avec tous les autres ingrédients de la recette sauf l’huile.

Faire chauffer l’huile dans une poêle, puis prélever des cuillerées de pâte, et les déposer en petits « tas » dans la poêle chaude (on peut s’aider d’une autre cuillère pour les faire tomber dans la poêle). Étaler un peu les « tas » en appuyant dessus avec une cuillère mouillée afin qu’ils cuisent plus vite, puis poser un couvercle et compter 3 min de cuisson à feu moyen. Les retourner, remettre le couvercle et compter 2 à 3 min de plus : les croquettes doivent être bien dorées, mais sans brûler.

Savourer aussitôt, tant que c’est délicieusement croustillant…

 

⇒ Et le reste du gingembre, j’en fais quoi ?

Pour ne rien gaspiller, vous retrouverez dans le livre un dhal indien et un moelleux citron-gingembre, mais vous pouvez aussi tout simplement préparer un  délicieux chaï épicé pour le matin, en rajoutant une belle rondelle de gingembre et de citron (et éventuellement un peu de cannelle) dans une tasse de thé nature. Ça réchauffe, ça réveille, et c’est même extra pour la concentration !

 

Recette extraite de l’ouvrage :

“Pressé, fauché, mal équipé… mais gourmand !

Recettes saines pour étudiants, jeunes actifs, solos…

Paru aux éditions Terre Vivante

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