{ Comme le dirait Schwarzy… }

{ Comme le dirait Schwarzy… }

Je reviendrai…

Alors déjà, non, je ne suis pas partie vivre en Patagonie avec les pingouins, je ne suis pas restée coincée sur un atoll isolé après avoir loupé le départ du bateau, je n’ai pas fait vœux de ne réécrire sur mon blog qu’après avoir tenu plus de 3 jours sans râler, et je n’ai pas non plus rejoint la Sibérie à pied en passant par Johannesburg à la poursuite d’un Pomekon (non, non, pas d’erreur de frappe, c’est une race spéciale que je viens d’inventer). Voilà, ça c’est dit, et c’est juste pour rassurer certains amis-visiteurs un peu inquiets qui m’ont demandé des nouvelles (et c’est gentil :)).

Il est vrai que je n’ai jamais laissé ce pauvre blog aussi longtemps, mais faut dire que j’ai « cumulé » en décembre : une entorse digne d’un parachutiste qui aurait atterri un peu brutalement en posant le pied de travers sur une boule de pétanque, une bonne bronchite en mode Dark Vador, puis, quelques jours seulement après la fin de ladite bronchite (mais toujours avec l’entorse de derrière les fagots, donc le pied en l’air dans le canapé !) hop, tadaaam ! la grippe, LA chouette grippe cuvée 2016/2017 qui restera dans les souvenirs impérissables de la famille Chioca !!! À la maison, c’était une sorte de grand hospice avec, dans chaque lit, des individus bizarres, tout rouges, tout fripés, tout abrutis, tout geignants et gémissants et dont le visage -ou du moins ce qu’il en sortait des édredons- évoquait soit une grosse pomme cuite juste sortie d’une cocotte minute (on voyait la vapeur s’échapper par les trous de nez, si si) soit le merlan surgelé de chez Picard (sauf que le merlan n’a pas les dents qui claquent, mais c’est tout). Le tout alternativement chez chacun, ce qui était très efficace pour ne jamais s’ennuyer : pomme cuite, hop, merlan surgelé, hop, pomme cuite, hop, merlan surgelé, avec quand même, avouons-le sans honte, quelques micro-secondes de bien-être à mi-chemin de la décongélation du merlan vers le cuisson de la pomme.

Bref, quand plus personne n’est en état d’aller chercher un verre d’eau je vous raconte même pas la tronche de l’hospice, surtout quand la maman est déjà couchée depuis 4 semaines, ce qui laisse un peu deviner l’état pas très jojo des « bâtiments ». DONC, quand j’ai été en état de me lever et de déambuler dans la maison sur une patte, je me suis demandée s’il fallait faire venir l’assureur pour un constat de catastrophe naturelle… Puis j’ai fait ce que j’ai pu pour reprendre les rennes de cette pauvre maison à la dérive, de ce monstrueux tas de linge dont il fallait descendre les chaussettes en rappel avant de brancher une machine, de ces placards agressifs qui nous balançaient leur “trop-plein-mal-rangé” dans la figure, de cet infortuné frigo plus vide que le crâne du mec qui a inventé la machine à rembobiner les DVD, et j’en passe, d’où mon long silence, que seuls les gens qui ont rangé leur campement après le passage d’un troupeau paniqué de phacochères poursuivi par des rhinocéros peuvent parfaitement comprendre. Surtout que je n’ai pas franchement pu faire ça en mode « Blanche-neige qui range la maison des 7 nains » en sautillant joyeusement un balai à la main avec un enthousiasme de tornade blanche. Nooon, moi je me sentais tonique comme un encornet sauce béchamel, et aussi assurée sur mes pieds (erratum : sur mon pied) qu’un vieux pirate complètement bourré* qui viendrait de se faire chaparder sa jambe de bois par gros temps (« Gros Temps » n’est pas le nom iroquois d’un voleur de jambe de bois, c’est juste le terme qui désigne un océan avec des grosses vagues, le navire qui tangue et tout et tout, je précise parce que parfois c’est pas très clair ce que j’écris…).

Rassurez-vous, tout est maintenant bien rentré dans l’ordre ! Mes bouts de choux vont mieux, j’arrive presque à marcher normalement, mon chez-moi est de nouveau bien accueillant et nous avons même réussi à passer une très joyeuse et chaleureuse fête Noël (dans une maison un peu en bazar mais qu’importe), puis des vacances bien reposantes et ressourçantes (il faut dire qu’on avait tous été piqués par la grippe Tsé-Tsé : 2H de sieste chaque jour + dodo pour tout le monde dès 21H suivie d’une grasse mat’… Des vraies marmottes, quoi.)

Et puis après il a fallu rouvrir la boîte mail, l’ordinateur, et compter combien de recettes de retard j’ai pris sur le programme, combien de mails resteront à jamais sans réponse… et se dire, “bon, ben… tant pis”. Comme le dit l’adage, à l’impossible, nul n’est tenu !

Voilà, maintenant, passons vite à la suite 😉

Je vous souhaite donc à tous une très belle année 2017 avec beaucoup de vrai bonheur, de belles valeurs, de sincère chaleur humaine et peut-être aussi (là je vais faire mon Schtroumpf à lunettes ^^) moins de “nouvelles technologies ultra-connectées” histoire d’avoir quand même un peu le temps d’apprécier la vraie vie… Et je vous dis à très (très !!!) bientôt pour une petite surprise…

(Un trèèès gros indice ici ;))

* (Nota : N’allez pas imaginer des médisances à mon sujet quand j’évoque l’image du vieux pirate ayant abusé sur le rhum… Il faut avoir eu la grippe de cette année pour comprendre comment on peut se sentir à ce point “pompette”, avec la tête qui tourne, le regard bovin, l’élocution languissante, les paupières louuuurdes et tout et tout… en ne buvant que de la tisane, et même pas le moindre grog, promis !. Et le pire c’est qu’après la semaine de tisane, on a 15 jours de gueule de bois ! Les pires vins mousseux en auraient rêvé, la grippe l’a fait. Trop forte !)

 

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