{ Les p’tites chèvres sont bien arrivées ! }

5 décembre 2018

{ Les p’tites chèvres sont bien arrivées ! }

Et comme promis, les voici en photos…

 

…Parce que je vous devais bien cela !

Et puis après, promis, j’arrêterai un peu de vous parler de biquettes sinon vous allez finir par les prendre en grippe, ces pauvres bêtes, et ça sera bien de ma faute en plus.

Alors la prochaine fois ce sera un post “avec quelque chose à se mettre sous la dent”, rassurez-vous. Pour vous montrer ma bonne volonté, j’essaierai même de ne pas écrire une seule fois le mot “chèvre” de tout mon article… (Est-ce que j’ai quand même droit à “caprin”, “biquette”? Non? Pff, z’êtes durs…)

En attendant, petit retour en photos sur la belle journée d’hier…

 

Départ à 4H du matin pour un long trajet Dauphiné-Charolais. Traversée de petits villages endormis où l’aube se devine à peine au dessus des clochers.

 

Puis lever du soleil, perçant timidement ce ciel bas de décembre aux teintes un peu fantastiques, sous lequel se révèle une bien jolie campagne…

 

Arrivée à destination, au petit matin, après plusieurs heures de route. Envie de secouer une sorte de torpeur, de s’étirer et de manger un croissant chaud… Mais les biquettes attendent, et notre cœur bat plus vite.

 

Allez mesdemoiselles, embarquement immédiat à destination du Dauphiné, veuillez monter à bord et prendre place ! Un moment que nous n’oublierons jamais… Bien tranquillement, les petites chèvres prennent le « bus » qui va les mener vers leur nouvelle vie. À droite, une curieuse aux yeux doux 😉

 

Et c’est le départ. Les champs, brillent de petites perles mouillées… comme les paupières de l’éleveuse, disant au revoir à son troupeau chéri. Gros serrement de cœur. Et puis, le camion s’élance. Sous un ciel encore rose, des vaches charolaises semblent regarder passer le train… Le train, vraiment ?

 

Non, le voilà, c’est lui, le précieux camion jaune et vert, qu’il va falloir suivre, couver du regard tout le voyage, priant qu’il puisse passer tous les barrages routiers de notre pays “un peu” en émoi ces temps-ci, espérant très fort qu’il n’y ait pas de blocage, pas de chahut, pas d’émotions fortes et que tout se déroule au mieux. Car dedans, bien au chaud, se serrent un peu anxieuses 57 jolies chèvres chamoisées. Et dans leur bedon rebondi, des promesses de vie à protéger.

 

Au revoir, joli pays du Charolais…

 

(En attendant je suis bien contente que mon fiston élève des chèvres plutôt que des heu, bisons (?) charolais. Car je ne sais pas si c’est bien facile de s’expliquer avec un morceau pareil !)

 

15H30, destination atteinte ! Tout a été ni-ckel… Mais à l’arrivée, petite complication : la camion ne pourra pas monter jusqu’à la chèvrerie (la cour est trop étroite pour tourner). Que faire ? Une fois de plus, la solidarité des campagnes fonctionne à merveille, et un agriculteur du village que nous connaissons à peine propose illico son aide : le camion peut se garer chez lui. Un autre éleveur prêtera de bon cœur sa petite remorque-bétaillère à Hugues, qui n’a plus qu’à l’accrocher derrière son « antique » tracteur (antique mais fidèle, il nous l’a bien prouvé hier !). Et c’est parti pour deux aller-retour village/chèvrerie ! La moitié de ces dames est donc invitée à prendre la navette, et sans bousculade s’il vous plait…

 

Cahin-caha… Pof pof pof… Teuf teuf Pof. La remorque du tracteur ce n’est tout de même pas le même confort ! Heureusement, ce trajet là est court, moins d’un kilomètre. Il est un peu plus de 16H, le jour décline déjà, et moi je suis là, attendant assise devant la ferme que les premières biquettes entrent dans l’étable.

 

Techniquement, cette photo est complètement ratée. Mais je la trouve particulièrement émouvante, car ce flou dû au mouvement traduit bien l’élan des biquettes –moment magique !-s’élançant spontanément vers Hugues et Roseline, leurs nouveaux éleveurs…leurs nouveaux amis. Une bonne étable les attend, paillée sur 40cm d’épaisseur. Hugues avait tout préparé, tout nettoyé, ça sent bon le foin frais.

 

Tout le monde est redescendu au village chercher le reste du troupeau. Sauf moi. Dans la semi-pénombre et la tiédeur de l’étable, on se regarde, avec les p’tites chèvres… Elles sont vraiment touchantes. Si calmes, si curieuses. Ça grignote déjà ça et là des petites touffes de foin frais, sans me quitter des yeux. Mais ce ne sont pas des regards craintifs. Malgré le trajet, les émotions, ces petites bêtes ont immédiatement retrouvé leur douceur teintée d’espièglerie… C’est le grand silence, et puis à tout coup retentit un mêêêêêh joyeux qui me fait sourire. Une grosse chèvre blanche (il n’y en a que deux au milieu de ce troupeau d’écureuils !) vient se frotter contre moi et se laisse gratouiller entre les cornes. Je pose mon appareil photo, il y a des moments qu’il vaut mieux vivre intensément, sans y interposer d’écran…

 

Mais je me souviens de ma promesse ! Vite, prendre des photos des chèvres pour vous, avant qu’il ne fasse trop nuit. J’essaye de capter des regards, des « sourires », et ce n’est pas bien compliqué, puisque de toute façon elles me regardent TOUTES 😉

Et c’est là que j’ai découvert Biscotte…

 

…Ce sera ma chèvre. Elle m’a immédiatement conquise : Un gabarit un peu « miniature », avec des jolies cornes de chamois, une petite tête mignonne et un regard vraiment différent. En fait, je crois qu’elle me plaît surtout parce qu’elle me regarde exactement comme ma gentille chienne bergère de Beauce. Elle en a même les couleurs noir et feu ! J’ai donc parrainé dès hier soir Biscotte, la « chèvre-beauceronne »… et supporté sans me fâcher les railleries de ma famille sur la “supposée” ressemblance de Biscotte et de Brunhilde. Visiblement, à part moi ça ne saute aux yeux de personne 😉

 

Un petit « sourire » par ci…

 

Un petit air curieux par là…

 

…Une incroyable petite bouille de chamois qui casse la croûte… (sans jamais me quitter des yeux).

 

Et puis, hop, tout le monde a tourné la tête en même temps parce que le tracteur revenait.

 

Sauf Biscotte 😉 On a continué à se regarder… C’est même à ce moment précis que je me suis vraiment décidée à la choisir comme “mascotte” (parce que j’hésitais encore un peu avec la “bouille de chamois” ;))

 

La dernière « navette » est maintenant arrivée à bon port, tout le monde est là, on fait connaissance… Oh, les belles cornes de bouquetin ! Quel bonheur qu’en bio, les chèvres ne soient pas écornées. C’est juste dommage, de mon point de vue de photographe, que la loi oblige à mettre ces grandes étiquettes sur les oreilles (mais bon, apparemment il n’y a pas moyen d’y couper, c’est pour la traçabilité).

 

Encore quelques doux regards et belles cornes captées par-ci par là… et puis la pénombre s’est installée doucement, et quelques biquettes ont commencé à se coucher dans la paille. Il règne une atmosphère paisible et rassurante.

Je sort.

 

Dehors, il fait froid, mais ce qui me frappe le plus c’est ce beau ciel d’un soir de décembre, teinté par les derniers rayons. J’ai repensé à celui de ce matin, dans le Charolais. Qu’il s’en est passé, des choses, en une journée… Dans l’étable, bien au chaud, Hugues inspecte ses chèvres, vérifie qu’elles ne manquent de rien, leur apprend à boire dans les nouvelles abreuvoirs. Elles sont en de bonnes mains.

Je récupère ma toutoune, qui m’a attendu bien sagement attachée tout ce temps, et qui me regarde d’un air un peu interrogatif. C’était quoi, toutes ces bêtes ? Pourquoi tu ne voulais pas que j’aboie? Tu faisais quoi, maîtresse, dans cette étable sans moi ? C’est bizarre, l’odeur de tes mains, aujourd’hui…

On redescend à la nuit vers notre maison, juste 2km plus bas, veillant l’une sur l’autre. Il fait vraiment noir, je suis heureuse qu’elle soit près de moi, ma grosse bête si rassurante. Biscotte, aussi mignonne soit-elle, ne la remplacera jamais ; )

C’était une bien belle journée…

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{ La dernière recette au chèvre de la saison… }

20 novembre 2018

{ La dernière recette au chèvre de la saison… }
 

Cromesquis de chèvre à l’huile d’olive, ail et thym

(Et aussi le Beaujolais sous la brume, cet automne)

 

Il faut déjà que je vous dise : Merci !!!

… et que je vous fasse à chacun une grosse bise virtuelle sur chaque joue !

Merci pour Hugues, pour son projet, pour ses biquettes qui doivent bientôt arriver grâce à vous tous. Le financement participatif a été un bien plus grand succès que prévu, et ce formidable soutien sera très, très précieux pour lui.

Alors je me suis dit, quoi de plus naturel qu’une bonne recette au fromage de chèvre pour fêter cela ? Il faut savoir qu’en plus c’est en automne, donc en fin de lactation (du moins, quand on ne dessaisonne pas le troupeau, vous avez vu, j’apprends plein de trucs sur les chèvres maintenant ;)) que le lait est le plus riche, donc que les fromages sont les plus crémeux, et ce avant une petite pause hivernale bien méritée pour les biquettes… C’est aussi en automne que les épinards repoussent après leur pause estivale. Hum, tout cela pour dire quoi ? Ah, oui, juste histoire de se trouver une excuse im-pa-rable pour croquer dans ces cromesquis de chèvre tout crousticoulants et parfumés au thym, à l’ail et à l’huile d’olive… Avec ça, vous allez tomber le derrière par terre, promis, et en plus, c’est tout simple à préparer ! L’idée de cette recette m’est venue grâce à mon cher-et-tendre qui aime bien, quand c’est le Beaujolais nouveau (et c’était il y a quelques jours) préparer des camemberts panés pour ses copains qui viennent picoler à la maison ;). Or, (que mes lecteurs normands aient la grande bonté de me pardonner) je n’aime pas trop le camembert, ni les fromages un peu forts en général. Le reblochon, le saint-nectaire, oui, mille fois oui, mais le camembert et le maroilles, houlàlà… mon nez se retrousse.

Pardon 😉

J’ai donc mijoté dans ma tête cette petite dérogation à la recette initiale, et je ne sais pas si mon mari va aimer (je lui ferai goûter ça ce soir), mais de mon côté, malgré des tracas aujourd’hui qui m’ont un peu tourneboulé l’estomac, je me suis quand même bien régalée à midi ! Comme le dirait nos jeunes, ça console grave, des cromesquis de chèvre à l’ail et au thym 😉

Et puis, cette histoire de Beaujolais nouveau est une bonne occasion de vous faire découvrir l’autre Beaujolais : pas celui qui se boit (plus ou moins bien selon qu’il soit vraiment bon, ou au contraire le roi de la piquette !), non, celui qui se savoure avec les yeux. Touchée au plus profond de mon cœur par ces paysages extraordinaires découverts pour la première fois lors d’une petite virée à deux ce printemps, j’ai eu envie d’y emmener mes enfants cet automne. La journée a été très brumeuse. Mais loin de gâcher le paysage, cela lui a conféré un charme particulier, quelque chose d’un peu onirique, en dehors du temps. C’était extraordinaire.

Je n’avais pas pris mon appareil photo, car j’avais décidé que ce devait être un « vrai » samedi de vacances, entièrement pour les enfants (or, quand je commence à prendre des photos, en général je suis pénible ;)). Mais après avoir croisé, sur la petite route allant du Mont Brouilly au somptueux village médiéval de Oingt, une vingtaine de petits châteaux de campagne tous plus pittoresques les uns que les autres, j’ai craqué… et piqué l’appareil de mon mari. Du coup, la qualité n’est pas tout à fait la même, mais franchement, entre les couleurs des feuillages, la beauté extraordinaire des paysages, la lumière particulière de l’automne et cette brume un peu mystérieuse, je suis moi-même bluffée par le résultat et toute heureuse d’avoir gardé ces photos en souvenir… Évidemment, une fois que j’ai eu l’appareil autour du cou, il n’y a plus eu le moindre château sur la route *!!!#. Ah si, sauf un, carrément canon, mais là j’étais au téléphone avec mon grand qui est parti en Italie et qui ne m’appelle qu’une fois par semaine, alors même si j’avais croisé sur le bord de la route Brad Pitt et Georges Clooney en train de tourner une pub “Beaujolais nouveau, what else?”, je n’aurais même pas interrompu la conversation histoire de prendre une photo pour vous ! (Désolée…)

Et puis en fin de journée, la brume s’est un peu levée, et nous avons sillonné les petites routes de plus belle, faisant mille tours et détours pour être sûrs de ne rien rater : Jarnioux, St Laurent d’Oingt, Sainte Paule d’Oingt, Bagnols, etc., quelle campagne magnifique, quand même (à juste 30 min de Lyon !), très joliment vallonnée, alternant vignes, champs, forêts et petits villages en pierre dorée (d’ailleurs, dites-le à Esteban, Zia et Tao : on a trouvé les Cités d’Or, en fait c’était pas dans les Andes, ils se sont fait suer pendant 50 épisodes pour rien), bref, un régal. Ça, c’était pour les yeux.

Après, oserais-je vous avouer (mais si, je vais oser) qu’on a aussi disparu entre 14H et 15H30 dans une cave ? Mmmf, c’est louche hein, cette histoire. Mais il était très bon, ce Beaujolais bio*, vraiment très bon, et puis le vigneron était très accueillant, alors vous comprenez, on n’allait pas le laisser tout seul et tout triste dans sa cave, en tête à tête avec ses bouteilles. C’était juste de la charité, quand on est passé et qu’on a vu la pancarte avec marqué « vin bio, ouvert », on s’est dit, houlàlà, et si on sacrifiait un peu de notre temps pour le pauvre gars qui doit sûrement beaucoup s’ennuyer dans sa cave toute froide. Alors on lui a tenu compagnie, et par gentillesse, on a bien voulu goûter son vin, pour lui faire plaisir. Et puis on est reparti avec des cartons de vin, heu, juste pour l’aider à faire un peu de place parce que sa cave était un peu trop encombrée et qu’il risquait de se cogner un genou à la fin. Voilà voilà.

(Et là, je dois ajouter « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » histoire d’être en règle avec la loi, c’est ça ? Mais nous on n’a pas abusé, promis monsieur le juge !).

 

* Domaine Paire, à Ternand, parce que je suis sûre que sinon il y en a qui vont me le demander (à commencer par mon Papa ;)). Et ceci n’est pas un article sponsorisé !

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 15min

Cuisson : quelques minutes

  • 6 crottins de chèvre d’environ 60g chacun
  • 35g de biscottes (moi j’ai pris des biscottes complètes d’épeautre)
  • 1 oeuf
  • 1 grosse gousse d’ail
  • 1 c. à café de thym séché bien parfumé (ou d’origan)
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 300g de jeunes pousses d’épinards
  • 4 tranches fines de jambon cru (facultatif)
  • 8 noix.

Pour la sauce :

6 c. à soupe d’huile d’olive, 2 c. à soupe de vinaigre de cidre, 1 c. à soupe rase de moutarde de Dijon, une gousse d’ail écrasée (facultatif), sel, poivre.

Recouper chaque fromage de chèvre en deux dans le sens de l’épaisseur, de façon à obtenir 12 petits fromages.

Bien fouetter l’œuf dans un petit bol.

Mixer les biscottes avec la gousse d’ail et le thym. Verser dans une assiette.

Tremper le premier morceau de chèvre dans l’œuf battu, puis le passer dans la chapelure de façon à bien l’enrober.

Renouveler l’opération pour les autres morceaux et réserver.

Répartir les pousses d’épinards dans les assiettes, ajouter le jambon découpé en lanières et les noix mondées. Bien fouetter les ingrédients de la sauce dans un bol pour l’émulsionner et la rendre crémeuse. En arroser chaque assiette.

Faire chauffer l’huile (sans la faire fumer !) dans une large poêle, puis y déposer les petits fromages : laisser dorer à peine 3 min de chaque côté, juste le temps que ça devienne croustillant autour et coulant dedans, puis servir aussitôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

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{ Le « chevrothon », et non, ceci n’est pas une recette de fromage de chèvre au thon ! }

3 novembre 2018

 

{ Le « chevrothon », et non, ceci n’est pas une recette de fromage de chèvre au thon !}

Une belle histoire…

 

Vous n’êtes sûrement pas sans savoir qu’en plus de mon métier merveilleux, j’ai aussi -et je dirais même, j’ai surtout-, la « casquette » de mère de famille nombreuse. Six enfants, dont quatre “grands”, il y a de quoi être bien occupée, mais ces derniers mois ont été plus chargés que jamais. Je vais vous raconter tout ça 😉

Petit retour en arrière, pour vous présenter Hugues, mon « numéro 2 ». Il y a trois ans de cela Hugues était en première générale, genre plutôt bon élève, appliqué mais pas super motivé, et encore c’est un euphémisme. Chaque matin, l fallait un grand coup de vuvuzela directement sur l’oreiller pour réussir à lui faire ouvrir la moitié d’une paupière, et il partait en cours avec l’air presque aussi enthousiaste qu’un australopithèque devant aller absolument chasser le mammouth avec 40 de fièvre et un lumbago.

Et puis, un jour où nous promenions ensemble les toutous dans les champs, il m’a juste avoué, prenant comme à témoin ces jolis paysages de campagne : « Tu sais maman, je crois que travailler dans un bureau, c’est pas fait pour moi. En fait, ce que je voudrais vraiment faire, c’est agriculteur, et même éleveur de chèvres plus exactement ». Cela ne m’a pas beaucoup étonné : je les connais par coeur, mes zouaves.

Hugues c’est celui qui, tout-petit, était capable de faire guili-guili sous le menton de tous les molosses qu’il croisait sans jamais se faire mordre, celui qui aimait balancer tendrement un coq dans ses bras sur une balançoire pour l’endormir, ou renouveler chaque jour un plâtre à l’argile sur une patte de canard cassée jusqu’à ce qu’il ne boitte plus. La moindre chose que l’on puisse dire, c’est qu’entre les bestiaux et lui, le contact passe bien depuis toujours.

Alors direction le lycée agricole (une MFR, plus exactement), pour une réorientation bac pro. Je me souviens encore d’une remarque de professeur du lycée général qui m’avait fait bouillir : « Enfin, Hugues ne va pas faire ça, un garçon si bon en classe, quel gâchis ! ». Hum, ça veut dire quoi ça, qu’il faudrait être de préférence un peu illettré pour faire un bon agriculteur ? Quel cliché à la noix, non mais franchement !

Une associée va rejoindre Hugues d’ici moins de deux ans : Sa soeur de 16 ans (ma “numéro 4” ;)), elle aussi en bac agricole…

Sans compter quelques encouragements  absolument prodigieux du genre : « Tu ne vas pas faire un métier où le taux de suicide est si élevé ? », « Tu vas sentir la chèvre toute ta vie ! », « Hinhinhin, encore un bobo de plus qui croit qu’il va gagner sa vie en élevant des chèvres et cultivant du cannabis » (je vois vraiment pas le rapport). Que de gentillesses !

Mais il est têtu, mon fils, gentil mais têtu, ahlàlà, si seulement vous saviez. Parfois, ça m’énerve (%*# !!!), et parfois, ça a du bon 😉

Bref, il a passé deux années formidables en alternance, moitié du temps à l’école, l’autre moitié dans une chèvrerie bio pas très loin de chez nous. Plus besoin de vuvuzela : quand on se levait aux aurores, il était déjà parti en vélo, à la nuit noire, voir si tout allait bien chez les biquettes qui devaient mettre bas. On le voyait aller et venir tout content, sifflotant, sans compter ni sa peine, ni sa fatigue, bref, on le voyait heu-reux, et tout se « combinait » au mieux pour lui puisque la personne qui était en train de reprendre la chèvrerie avait prévu de l’engager après le bac comme stagiaire BTS, puis comme associé à temps plein ! Bref, un chouette avenir, bien tracé, dans le calme, la joie, la sécurité.

Et puis… gros coup dur. Trois jours avant Noël, nous apprenons que pour des raisons sur lesquelles je ne peux pas trop m’étendre, le « plan de reprise » de l’exploitation tombe à l’eau. Tous les rêves de Hugues aussi. Il ne reste qu’un des deux associés, celui qui vendait la ferme, un monsieur formidable mais qui ne peut plus tenir tout seul car d’autres projets l’attendent depuis longtemps. L’exploitation doit donc être arrêtée, vendue. Un jour de janvier, les biquettes que Hugues soignait avec tant d’affection (dont certaines qu’il avait vu naître le printemps précédent) partent vers d’autres exploitations. Il leur avait donné des petits noms, connaissait par cœur leur caractère, il ne les reverra jamais. C’est ainsi, il fallait réellement vendre ce troupeau en urgence car beaucoup de chèvres étaient sur le point de mettre bas, et personne n’était plus là pour bien s’en occuper, même pas Hugues qui devait hélas passer son bac, et pour cela continuer à aller au lycée une semaine sur deux.

Ça sourit, les biquettes, je vous promets ! Si si…

Bien sûr, vu comme ça, on aurait envie de dire, « Bah, c’est pas grave, il en verra d’autres dans la vie ». C’est juste. Mais moi, la maman, j’ai vu une vraie détresse dans ces yeux là, et comme je ne pouvais rien y faire, je vous promets que ça m’a fait un peu mal. Les jours qui ont suivi n’ont pas été très joyeux. On essayait de refaire des plans, mais les chèvreries bio, dans le coin, il n’y en a pas des masses.

Et puis un jour il nous a demandé tout à coup : « Et si je la reprenais moi cette exploitation ? L’été prochain, juste après mon bac !».

Là, je vous promets, ça se passe comme ça : D’abord tu te demandes comment expliquer à ton fils que vraiment, ce n’est pas du tout possible, avec le ton ferme mais conciliant que tu avais dû prendre, déjà, quand à 5 ans il avait voulu élever des bigorneaux dans le lavabo. Et puis tu croises un regard si brûlant de vivacité, de confiance et d’enthousiasme que tu te retrouves comme un âne à ne pas trouver tes mots.

Alors je vous la fait courte : On lui a dit « Ouaip, ça se tente peut-être, mais, heu, demande quand même leur avis à tes professeurs du lycée agricole pour voir ».

Ils lui ont dit (les traîtres ! 😉) : « Ouaip, ça se tente, demande à la chambre de l’agriculture ».

À la chambre de l’agriculture, ils lui ont dit, « Ouaip, ça se tente, on va travailler tout ça, demande aux banquiers ».

Et les banquiers lui ont dit « Ouaip, ça se tente… même que ça va le faire ! »

C’est très très résumé évidemment 😉

Et voilà comment, après quarante-douze rendez-vous, 1083 heures au téléphone, 687 paraphes et signatures, 872 poignées de main, 245 pages à imprimer et signer, 4 cartouches d’encre à changer (*%# !!!), 2327km d’allers-retours maison/chambre de l’agriculture, 6 stages de perfectionnement sur le terrain (dont un lui ayant coûté l’arcade sourcilière gauche et le crash d’une voiture ;)), une méningite pour essayer de comprendre ce que l’assureur était en train de nous expliquer, une agrégation en machine à traire (le fil rose, sur la mamelle rose, le fil blanc, sur la mamelle blanche, hop…), etc. voilà, disais-je, comment un jeune homme légèrement audacieux, pas mal têtu, et méga passionné se retrouve à la tête d’une exploitation de 55 chèvres, endetté sur 25 ans. Mais ça devrait bien se passer. Même pas peur 😉

Voici le tout premier biquet que Hugues avait aidé à naître, en stage, il y a déjà deux hivers… ça méritait bien une photo 🙂

Nous, en tant que parents, ce qu’on a trouvé le plus éprouvant c’est le premier rendez-vous avec la chambre de l’agriculture : Mazette, la tension nerveuse qu’il a fallu déployer pour cacher -avec le plus de dignité possible- cet air complètement abruti sur notre figure quand le conseiller nous a dit : « Lorsque Hugues aura passé son bac pro CGEA à la MFR et terminé son PPP, il pourra prétendre en tant que JA primo-accédant à la DJA, à condition bien entendu que la commission SAFER ait statué, et qu’il soit passé en CDOA, mais si on prépare un BP en béton j’suis pas inquiet » !).

Tout ce qu’on avait entendu, nous, c’était « pas inquiet », dans l’histoire… Alors on a essayé d’avoir l’air aussi peu inquiet que possible 😉

Voilà, voilà… Là on y est. Je savais que ça serait un parcours du combattant, mais à ce point là ! Cependant, je n’en reviens toujours pas de toute l’aide que nous avons reçu : conseils et incroyables « coups de pouce » des professeurs du lycée agricole, conseillers de la chambre de l’agriculture, maîtres de stages, agriculteurs du coin, maire du village, famille, que de soutiens sans lesquels les choses auraient été tellement plus aléatoires ! Cela fait chaud au cœur de voir à quel point les gens se mobilisent d’emblée avec sympathie pour soutenir un jeune agriculteur.

Normalement, Hugues « signe » mi-novembre : Un banquier le suit pour l’achat des terrains (22 hectares de coteaux plein sud en moyenne montagne, idéal pour les biquettes), des bâtiments agricoles (une confortable étable pour les chèvres, une fromagerie en ALGECO, une grange à foin) et il y a même une petite maison d’habitation… que Hugues restaurera dans longtemps, parce que pour l’instant, même sans chauffage et avec des trous dans le plancher qu’on-peut-voir-la-pièce-du-dessous, pour lui c’est déjà le rêve, vraiment trop de luxe, du moment qu’il peut relancer l’exploitation…

C’est si beau, c’est si doux, une chèvre… Celle-ci est de race Alpine Chamoisée, elle appartient à une dame que j’aime beaucoup et qui fait des fromages de chèvre formidables dans notre village (bonjour Christine ! :)) C’est aussi la race que Hugues a choisi pour son troupeau…

Il faut maintenant trouver de quoi acheter le troupeau, puisque les chèvres ont été vendues depuis presque un an (il ne reste sur place que le vieux chien de berger, qui se fait suer, mais suer… on dirait le mec chargé de surveiller les mouvements de foule en Antarctique).

Et là, je vous avoue, on a un peu besoin d’aide, et c’est pour cela qu’on a lancé un financement participatif. Hugues a dû prendre de gros gros crédits, car même en restant très « raisonnable » (pas de tracteur énorme pour se la péter et épater les collègues par exemple : le sien, qui a « presque » fait 14/18, ne daigne démarrer qu’en pente, et encore, il faut espérer qu’il démarrera avant la fin de la pente), les investissements sont lourds, très lourds. C’est bête, mais si ce financement participatif ne marche pas, ça sera très compliqué car on a atteint un peu le maximum de nos possibilités côté crédits + soutien familiale.

Je veux cependant être bien sincère.

Si vous ne pouvez pas aider Hugues financièrement, je le comprendrais très bien. Je suis maman d’une grande famille, et il y a toute une liste de « bonnes œuvres » que je voudrais faire, et que je ne peux pas me permettre. Donc, surtout, pas de culpabilité…

Et si vous pensez que vous pouvez le faire, je sais à peine comment vous remercier ! Sachez que je suis déjà un peu confuse de demander ce coup de pouce, je préfèrerais vraiment que mon fiston n’en ait pas besoin mais je me dis que peut-être, certain d’entre vous seront heureux de le soutenir dans cette belle aventure car je vous promets qu’il « tient la route » comme chevrier bio mon Hugues, et qu’il va réussir parce que même en étant tout jeune, il connaît bien son métier : que ce soit pour soigner les chèvres, faire des super fromages, assurer une bonne compta de son exploitation etc. ce n’est pas un farfelu, sinon on lui aurait dit non, comme pour le coup des bigorneaux. Je peux aussi vous assurer, le connaissant bien, que chaque sou sera employé pour quelque chose « d’intelligent » : en premier lieu le troupeau (cela représente un gros budget hélas), et si le financement se passait mieux que prévu, parer à d’autres choses un peu urgentes.

Pour le reste, je vous laisse découvrir sur la plateforme Miimosa le projet de Hugues, qui vous l’expliquera mieux que moi, ainsi que les petits cadeaux que nous avons prévu pour remercier les contributeurs (j’ai payé de ma personne, vous verrez, il y a même une “journée VIP” surprise ;))

Je vous l’ai dit, c’est une belle histoire. Et le plus chouette, c’est qu’on va peut-être continuer de l’écrire ensemble, grâce à vous…

Un grand grand merci, car le plus beau c’est qu’en faisant son bonheur, je vous promets, vous faites aussi le mien 🙂

Ici, le lien pour découvrir le projet de Hugues sur la plateforme Miimosa

 

Vous pouvez aussi copier-coller ce lien dans votre barre de navigation :

https://www.miimosa.com/fr/projets/soutenez-un-jeune-chevrier-bio-dans-son-installation

 

 

Et ici, une petite vidéo “fait-maison” (on ne se moque pas ! ;))

 

 

Et quelques photos en plus…

Une photo prise ce printemps : vue sur la chèvrerie… C’est joli n’est-ce pas?

Bon, de près, on voit qu’il y a des travaux à prévoir dans la maison, mais ce n’est pas très grave, le principal étant que les bâtiments agricoles soient bien en état pour les biquettes (et c’est le cas !)

Est-ce que vous reconnaissez Dauphine ? Je vous en avais parlé il y a quatre ans, quand elle arrivait dans notre famille… Depuis, elle a grandi avec Hugues ( c’est son “meilleur pote” sur Terre ;)), et partira avec lui pour la chèvrerie. Ça nous coûte un peu, on l’aime bien notre toutou, mais garder des chèvres, c’est ça, le bonheur ultime pour un Border Collie 😉

La campagne environnante, vous la connaissez déjà, c’est la même qu’autour de chez moi… En fait, je peux aller chez lui à pied ! Pas comme mon autre fiston parti de l’autre côté des Alpes 😉

Avant, cette chèvrerie s’appelait “La Combe du Lin”, et je suis sûre que certains grenoblois la connaissent bien car Vincent, l’ancien propriétaire, faisait des fromages sensationnels qu’il vendait sur les marchés. Comme nouveau nom, Hugues a choisi “Les biquettes de Chambaran”…

 

 

 

 

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{ Galette de sarrasin, chapitre 2 }

18 octobre 2018

 

{ Galette de sarrasin, chapitre 2 }

4 idées « express » pour se régaler au quotidien

♥ Sans Gluten ♥ Sans Lait ♥ Sans Œufs ♥ IG très bas ♥

 

 

J’avais prévu de vous parler d’un truc un peu extraordinaire*, mais c’est pas prêt 😉

Alors tant pis, en attendant, je vais continuer ma thèse sur les galettes de sarrasin…

Déjà, pour mettre les choses bien au clair auprès des moqueurs, non, je n’ai pas gagné une année gratuite de crêpes de sarrasin lors du dernier concours de bombarde bretonne. Promis.

Ni le prix du plus grand (enfin, du plus gros…) dévoreur de kouign amann.

Ni mon poids en galettes de sarrasin (qui a dit « dommage, il y aurait eu de quoi bien se régaler, surtout après le concours de kouign amann » ?) lors de la tombola des amis du blé noir.

Et pourtant, j’ai eu ces derniers mois un tel coup de foudre pour les galettes de sarrasin que je ne peux plus m’en passer, et les enfants se moquent de moi en ouvrant le frigo parce que quand on essaye de poser un truc, paf, au lieu d’atterrir sur une clayette ça atterri sur un paquet de galette de sarrasin !

« Messiiiiire, messiiiiire une galette de sarrasin !!! » est l’autre petite blague qui les fait beaucoup rire en ouvrant le frigo (j’espère que vous avez tous vu Les Visiteurs sinon pour le coup vous allez chercher le fin mot de la vanne pendant trois jours) et un de mes enfants m’a même demandé, goguenard, si je faisais réserve de galettes en attendant de les distiller pour produire du whisky (dans le genre d’un super whisky pur blé noir distillé à Brocéliande que m’a offert mon papa) et j’ai trouvé ça mesquin (pas le fait que mon papa m’ait offert une bouteille hein, juste les médisances sur mes prétendues intentions de distillateur clandestin ! Il faut préciser sinon mon papa va se vexer et je n’aurai plus de whisky breton).

Bref, cet envahissement de galettes, ça me rappelle une histoire que j’avais lue quand j’étais petite, où Donald voulait absolument gagner la « tranche d’ananas d’or » qui donnait droit à un mystérieux « cadeau prodigieux en provenance des îles paradisiaques ». Évidemment, après avoir mangé des tonnes de boîtes d’ananas avec Riri, Fifi et Loulou com-plè-te-ment écoeurés, il a fini par trouver LA fameuse rondelle d’or au fond d’une boîte ! Et le prix, c’était un an de boîtes d’ananas…

Mais moi je ne cherche pas à gagner un concours, c’est juste parce que j’aime ça. En plus, ça fait du bien, c’est sain, les galettes de sarrasin  poil aux mains ! : Côté indice glycémique, on est au ras des pâquerettes. Côté gluten, néant. Côté effet anti-inflammatoire et anti-oxydant, champion. Et côté fibres, magnésium, vitamine B, protéines végétales etc. c’est parfait.

Et puis quand on est un peu occupé (notez mon effort pour ne pas dramatiser les choses), sortir une galette de sarrasin c’est aussi facile que d’ouvrir une boîte de raviolis pour chiens. Sauf que c’est un peu plus équilibré…

Là dessus, je vous laisse avec mes quatre idées, en vous encourageant bien de votre côté : n’hésitez pas à donner les vôtres, ça sera super sympathique (par exemple, j’ai oublié de vous l’écrire ci-dessous, mais les galettes de sarrasin sont formidables en remplacement des pâtes blanches quand on fait des cannellonis !). (Si quelqu’un avait un truc pour les distiller, aussi…)

Ah, encore une chose, s’il vous plaît. Après cet article, ruez-vous dans tous les supermarchés ou magasins bio que vous voudrez pour faire un stock de galettes de sarrasin, mais pas dans le Biocoop ou dans le L***erc de Saint-Marcellin. Parce que si vous videz le rayon (il était déjà très désert cette semaine, c’est louche, tout le monde serait-il en train de se faire des chips ?), comment que je vais faire moi, hein ?

Pour distiller mon whisky…

 

* Non, c’est pas encore des dates pour les stages 😉

 

 

 

⇒ Idée N°1 :

Les galettes « en vrac » dans la poêlée de légumes…

 

Vous allez me dire, ça on sait faire. Et bien tant mieux, faites-le alors 😉

Parce que moi, franchement avant je n’y pensais jamais ! Et puis un jour où je n’avais même plus le temps de me faire gonfler une tasse de couscous d’épeautre, j’ai jeté une galette pliée n’importe comment dans une poêle avec des légumes… et je me suis régalée alors maintenant, je le fais tout le temps !

Mode d’emploi : Pour une personne, faire revenir dans une grande poêle (faut de la place !) un oignon découpé en petits cubes avec un peu de sel et d’huile d’olive. Quand il commence à dorer, ajouter deux grosses poignées de légumes-feuilles au choix (épinards, cresson, roquette, poireau finement émincé, chou kale, chou vert, chou chinois, chou noir toscan, etc… ici des blettes à couper de mon potager ;)), poser un couvercle et faire « tomber » le tout, c’est à dire, cuire juste ce qu’il faut pour que les feuilles soient tendres mais conservent leur belle couleur verte (cela ne prend que quelques instants pour des légumes feuille, un peu plus pour les poireaux). Saler, poivrer, ajouter éventuellement un peu d’origan, mélanger, puis mettre de côté tous les légumes dans un coin de la poêle. Ajouter un tout petit peu d’huile (pas sur les légumes, là où la poêle est vide !), puis déposer 3 galettes (la portion idéale de glucides pour un repas de midi qui « cale » bien) pliées en quatre. Poser un couvercle, laisser cuire 3 ou 4 minutes, le temps que le fond devienne un peu croustillant, et le dessus délicieusement souple.

Saupoudrer éventuellement d’un peu parmesan, c’est tout !

À noter que l’on peut évidemment rajouter une protéine, par exemple un blanc de poulet découpé en petits morceaux et mis à poêler en même temps que les oignons (ou un steak haché bio, deux œufs au plat…).

 

 

⇒ Idée N°2 :

Les galettes de sarrasin « fond de quiche »…

 

Là je ne peux pas vous donner la recette exacte de cette tourte au colin, champignons et blé noir, car elle sera dans un livre qui doit sortir cet hiver 😉

Mais le principe est simple : quand vous vous sentez atteints de flemingite aigüe, disposez 3 galettes de sarrasin au fond d’un moule à tarte ou à clafoutis, sans oublier de huiler* un peu le moule ainsi que chaque galette au pinceau. Versez ensuite la préparation de votre choix (genre mélange œufs/lait/fromage pour quiche lorraine, quiche au poisson, quiche aux légumes…) et enfournez ! C’est très bon, beaucoup plus simple à préparer qu’une pâte brisée maison… et beaucoup plus sain qu’une pâte brisée du commerce !

La petite « touche » super gourmande en plus ? Mixez deux galettes avec deux cuillerées à soupe d’huile d’olive, et versez le tout sur votre quiche avant d’enfourner : ça fait comme une sorte de délicieux crumble qui croustille sous la dent…

*je n’ai pas testé, mais en “huilant” le plat et les galettes avec du beurre fondu, ça doit pas être mal non plus (ça doit être à cause du concours de kouign amann que cette idée saugrenue me trotte dans la tête…)

 

 

⇒ Idée N°3 :

Les « tagliatelles » de crêpes de sarrasin…

 

Et là, je ne suis pas peu fière de ma trouvaille 😉 Sauf que bien sûr, j’imagine qu’une fois de plus, j’ai dû inventer ça après tout le monde mais bon, pour le cas où certains d’entre vous auraient la bonté pour moi de ne pas y avoir encore pensé, je vous donne le truc :

Roulez une galette de sarrasin (pour gagner du temps, on peut en rouler deux ou trois ensemble), puis découpez le rouleau ainsi formé avec une paire de ciseaux. On obtient des sortes de tagliatelles, qu’il ne reste plus qu’à poêle quelques instants dans une poêle chaude avec de l’huile d’olive (en posant un couvercle) : le nec plus ultra ? C’est quand les « tagliatelles » sont croustillantes dessous et toutes souples, presque un peu élastiques dessus. Ne surtout pas mélanger, au risque de faire de la bouillie !

C’est juste irrésistible avec… heu, avec tout, en fait 😉 : De la salade, des légumes, du poisson, un rôti ou une viande mijotée (comme ici ce bon plat de veau au rosé et aux olives, recette corse traditionnelle, que d’ailleurs, il faudrait qu’un jour je pense à vous donner sur le blog !).

 

 

⇒ Idée N°4 :

La galette sucrée poire-coco qui me fait chavirer…

 

Faites chauffer une cuillerée à café d’huile de coco dans une poêle. Y déposer une galette de sarrasin, laissez dorer 3 minutes, le temps que -tant pis je me répète- le dessous soit un peu croustillant et le dessus délicieusement souple. Replier la galette chaude en quatre, la garnir de compote de poire un peu épaisse, puis d’une lichette de crème de coco nature. C’est sans sucre ajouté, et pourtant tellement bon qu’à choisir entre ça et un gâteau du pâtissier, mon choix est fait !

Testez-moi ça à l’heure du goûter 😉

 

Sur ce, je vous promets de revenir très vite pour vous parler du fameux truc « extraordinaire » 😉 Mais pour une fois, ça ne sera pas un livre… ni des stages.

Héhé, je vous laisse vous creuser un peu la tête.

Un indice ? Ça fait mêêêêêêh.

 

PS : Normalement ça y est, hourraaaaa, on a enfin réglé le problème des notifications ! Là, quand je vous réponds, vous devriez recevoir un mail vous prévenant que j’ai répondu. Vous me direz si ça marche ? 😉

J’espère que oui, sinon je ne réponds plus de rien !

Attention : Lorsque vous laissez un commentaire, vérifiez bien que la case cochée soit “Seulement les réponses à mes commentaires”

Dans le cas contraire, cochez bien vous même “Seulement les réponses à mes commentaires”, et surtout pas “s’abonner” ou “ne pas s’abonner”.

Car sinon, vous risquez, soit de ne rien recevoir du tout, soit de recevoir sur votre boîte mail tous les messages laissés par les visiteurs de ce blog, et toutes mes réponses !

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{ La feuille d’automne…}

5 octobre 2018

{ La feuille d’automne ♫♬♩…}

Chips de sarrasin (attention, recette de méga-fainéant)

♥ Sans gluten ♥ Sans lait ♥ IG très bas ♥

 

Chips de sarrasin 1L’une d’entre vous m’a bien fait rire, en supposant que ma « disparition » de ce blog depuis 3 semaines était peut-être due au fait que le coup du stage, c’était une blague, et que je ne savais pas comment vous l’annoncer… Meuuuh nooon c’était pas une blague (mauvaise langue ! ;)). Ma « disparition » tient à des choses beaucoup plus prosaïques. Je suis, comment dire, horriblement débordée. Je sais, ça je vous l’ai déjà dit, plein de fois. Mais je viens de découvrir qu’après la lessive qui lave plus blanc que blanc, on peut aussi être plus débordée que débordée.

J’ai toujours plein d’enfants, une maison à entretenir, des livres à faire chaque jour avec des recettes, des photos, etc. pour ça, rien de changé. Avant, on se partageait bien les tâches, mon mari et moi, mais là, pour l’instant il n’a plus de main droite, juste un gros pansement, genre gant de boxe blanc (ou moufle de ski XXL « spécial Yeti », ça aide aussi à visualiser le truc). Evidemment, il n’est pas bien doué avec sa main gauche, donc non seulement il m’aide moins, mais en plus, comme il veut m’aider quand même, il fait des bêtises ! En ce moment, j’ai donc sept enfants au lieu de six, voilà, c’est ça le truc.

Mais non, je ne « cumule » pas tant que ça les em*erdes. C’est juste que proportionnellement, quand on a six enfants, on a trois fois plus « d’imprévus » que quand on n’en a que deux. Il me faut donc trois plus de patience, et le gros souci, c’est que j’en ai trois fois moins (c’était le quart d’heure de mathématiques, vous me résoudrez ça pour lundi).

Bref, pour en revenir à notre projet de stage, je suis quand même un peu effrayée, j’avoue 😉 Vous êtes si nombreux à m’avoir dit « pourquoi pas ? » (quand ce n’était pas carrément, « j’arrive, c’est quand, c’est où, je suis déjà dans le train…) que pour finir c’est pas un stage qu’on va faire, c’est une manif ! Si vous venez tous d’un coup (une bonne centaine), on risque de se faire remarquer, hein, ils vont croire qu’on arrive tous pour une ZAD ou une rave-party, ça risque de finir au poste cette histoire.

Chips de sarrasin 2Et puis ces 100 personnes, qui va les encadrer, hein ? Comment que je vous réveille déjà, moi le matin hein ? Quand j’aurai fait sortir tout le monde du lit, y sera déjà l’heure de la sieste… On pourrait embaucher un vieux sergent major à la retraite pour vous faire lever plus vite, mais vous imaginez un peu le truc ? Chant des petits oiseaux matinaux, glouglou de la rivière, bêêêê poétique des biquettes, irrésistible senteur d’une brioche qui cuit pour le cours de cuisine du matin… et là dessus, une grosse voix tonitruante… « Allez hop, filez-droit vers la salle de topo, du nerf !, une-deux-une-deux, qui c’est qui m’a mis des trouffions pareils !, me ferez 20 pompes le rigolo qui vient de rater son gâteau !, hep hep hep où vous allez là ?, corvée de patates pour le saltimbanque qui rigole là bas !, quand Marie Chioca dit une ânerie on répond chef-oui-chef et on rit pas comme un imbécile !!! ».

Bref, je me dis que 25 personnes, c’est déjà bien, on se le fera sans service d’ordre, comme des grands ;). Dans quelques semaines (peut-être courant janvier) je vous donnerai les dates, le programme, les tarifs, etc. je suis en train de voir ça avec la dame qui nous recevra dans sa ferme pédagogique (oui parce que chez moi, déjà c’est pas très grand, et en plus, ya des enfants qui traînent dans tous les coins). Mais j’essaierai de ne laisser personne sur le quai, il vous faudra peut-être juste attendre un peu que je puisse, un jour, refaire un autre stage s’il n’y a pas assez de place au premier. Mais tout, ça, on en reparle dans quelques temps 😉

Merci en tout cas pour tant d’enthousiasme ! 🙂

 

Chips de sarrasin 3Pour sauter du coq à l’âne, j’ai beaucoup fréquenté les hôpitaux ces derniers temps, et une chose m’a frappé : quand tu as la dalle, genre parce que tu attends ton mari qui devait être fini d’opéré à 10H sauf que là il est 13H45 et que tu en es à te demander si, en t’évanouissant devant l’accueil pour simuler une grosse hypoglycémie, ils vont te filer à bouffer (ou te flanquer un coup de défibrilateur, c’est pour ça que tu hésites), bref, disais-je, quand tu as grave la dalle, il y a les dis-tri-bu-teurs ! Et les distributeurs de bouffe dans les hôpitaux, il faut le savoir, sont sponsorisés par le service de diabétologie de chaque hôpital (enfin, je pense). Du coup moi je pose la question, pourquoi, pourquoiiiii n’y a-t-il rien pour les gens qui veulent manger sain dans les distributeurs de nourriture ? J’ai déjà vécu ça à la piscine (quand tu sors de l’eau avec assez faim pour manger un morse à la mayonnaise mais que tu te rappelles que zut, si tu viens de nager 1H, ça serait bête de tout reprendre, et que tu vas donc opter pour… ben, une bouteille d’eau minérale, parce que tout le reste est un cataclysmique pour ta ligne). Bref, mesdames et messieurs les remplisseurs de distributeurs, s’il vous plaît, mettez-nous aussi des petits encas sains : des sachets d’amande, des biscottes complètes, des cookies de Marie Chioca (bah, on peut rêver…), des gourdes de compote de fruit sans sucre ajouté. Ça sera mieux pour tout le monde non ? Merci.

Et c’est là que vous allez voir, cette parenthèse n’avait pas totalement rien à voir avec la suite : car un de ces fameux jours où j’étais en train d’envisager si j’allais craquer sur un Twix, un Kinder Bueno ou un énorme sablé breton à la confiture, mais que j’avais conclu que j’allais plutôt continuer à mourir de faim, je suis tombée dans une sorte d’état cotonneux où le cerveau fait défiler devant les yeux tous les restos dans lesquels on va se ruer dès qu’on aura récupéré le mari avec son gant de boxe unilatéral. Une pizzeria, mamamia… Une crêperie, holàlà. C’est si bon, les galettes de sarrasin. Pourquoi qu’ils n’en mettent pas dans les distributeurs ? Parce que c’est mou et pas facile à faire passer par la petite trappe OK, surtout quand c’est garni… et pourquoi qu’ils ne les deshydrateraient pas, pour les mettre dans des sachets de chips ?

Et bingo, c’est comme ça qu’est née cette recette… pendant une de ces divagation pré-comateuse comme je sais si bien les faire quand j’ai faim.

Un jour je vous expliquerai pourquoi je suis archi-fan des galettes de sarrasin. Mais là, je vous laisse juste vous ébaudir devant cette recette tellement simple, que c’est à peine si on peut l’appeler « recette »…

Vous allez voir, à l’apéro, c’est quelque chose 😉

(Et je vous raconte même pas le malheur que ça ferait dans un distributeur !)

Chips de sarrasin 4

Mes premières “photos d’automne 2018″… Il a fallu être patiente (moi qui aime tant photographier cette belle saison !), car c’était vraiment un trèèès long été indien. (Et hop, après “la feuille d’automne”, encore une chanson à la gomme qui va nous trotter une semaine dans la tête ;))

 

Ingrédients pour 4 personnes environ

Préparation : 5 min

Cuisson : 5min

  • 4 à 6 grandes galettes bretonnes pur sarrasin du commerce (on en trouve des bio super bonnes et pas trop chères maintenant dans les GMS)
  • Un chouïa d’huile d’olive
  • Un peu de piment doux (optionnel)
  • 1 goutte d’huile essentielle d’origan (optionnel).

Chips de sarrasin 5Préchauffer le four à 210°, si possible en chaleur tournante.

Déposer une feuille de papier cuisson au fond d’une grande lechefritte. La huiler au pinceau (ça suffit, point n’est besoin de rajouter de l’huile sur les « chips »).

Découper les galettes de sarrasin (en les laissant superposées pour gagner du temps !), soit avec une roulette à pizza pour former des petits triangles ou des losanges, soit avec un joli emporte-pièce comme le mien ;), mais dans ce dernier cas, il y aura des « chutes » de galette (on peut les poêler rapidement au repas suivant dans un peu d’huile d’olive pour accompagner des légumes, c’est très bon !) .

Enfourner les « chips » 5 min en surveillant bien : dès qu’elles deviennent dorées, c’est cuit ! Il faut toutefois les laisser entièrement refroidir pour qu’elles gagnent en croustillant car au sortir du four, elles sont encore un peu tendres, c’est normal.

Refaire une, deux autres fournées (ça dépend de la taille du four et du nombre de galettes).

On peut ensuite les saupoudrer d’un soupçon de piment doux ou de paprika.

Pour une saveur « origan », il faut préalablement diluer une goutte (et une seule !) d’origan compact dans un peu d’huile d’olive, et se servir de cette huile pour huiler le papier. Car si on saupoudre les « chips » d’origan séché, il n’accroche pas, et se sauve dès qu’on manipule lesdites chips…

À conserver dans un bocal bien hermétique.

 

Chips de sarrasin 6

Ci-dessus, les chips “nature”, c’est déjà très bon ! Il n’est même pas utile de rajouter du sel…

Chips de sarrasin 8

L’étang où je baigne mon toutou (quand il veut bien y aller… heu, sans moi, merci). Les feuillages commencent à peine à changer de couleur, mais au coucher du soleil, c’est déjà joli.

Chips de sarrasin 9

Avec une petite touche de piment ou de paprika, ça fait encore plus “feuille d’automne” ! (Y’a des fois, franchement, pour dire ça je ferais mieux de m’abstenir de mettre des légendes…)

Chips sarrasin 10

Bon week-end à tous 🙂

 

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{ Les sept méthodes « magiques » pour des cookies de fainéants }

17 septembre 2018

 

{ Les sept méthodes « magiques » pour des cookies de fainéants }

… Plus quelques infos importantes en fin d’article

 

Merci, beaucoup (beaucoup !) pour vos si nombreux messages suite à la sortie de mon dernier livre sur les goûters faciles du quotidien… J’espère que vous en profitez bien, et que dans votre maison ça sent bon la cannelle, le chocolat, l’orange, les amandes grillées ou le caramel, entre autres… Que vos boîtes et bocaux sont remplis de tout un tas de petites choses saines et délicieuses où vos enfants plongent la main avec délice ;). Ici, c’est un peu tristounet (pas trop quand même faut pas charrier) car il y a déjà deux mains en moins pour piocher dans mes pots de biscuit : celle de mon grand fiston, parti faire ses études au loin (ça y est…) et celle de mon cher-et-tendre, qui a eu un accident la semaine dernière et va devoir passer plusieurs semaines avec une grosse attelle (ça passe pas par le goulot du pot, une attelle pareille… mais il a très vite appris à piocher avec la main gauche). J’ai d’ailleurs passé une semaine épouvantable, j’ose à peine vous raconter : Vendredi, accident de voiture de mon plus grand fils. Bagnole complètement bou-sil-lée, en accordéon sur un rocher, mais lui, juste une petite coupure. Trois jours après, le même fiston bêchait avec beaucoup d’enthousiasme (un peu trop d’enthousiasme?) le jardin de son maître de stage. Le manche se casse d’un coup, bing, retour en pleine figure. Tout un tas de points de suture, un œil poché, la moitié de la face complètement tuméfiée. L’accident de voiture, c’était de la gneugneute à côté… Deux jours après, paf, mon mari aux urgences pour une grosse coupure à la main, deux tendons sectionnés (il ne bouge plus les doigts !) opération dans la foulée, trois allers-retours aux urgences trois jours de suite. Quatre jours après, départ de l’autre fiston pour “un pays très lointain” (l’Italie. Ben quoi, on ne se moque pas d’une pauvre mère poule ^^), et là j’ai pas eu le temps de pleurer tant que ça vu que je devais déjà consoler les petites sœurs transformées en fontaines. Voilà, alors maintenant, je digère un peu tout ça… Et savoure mon bonheur qu’au final, il n’y ait rien eu de trop grave.

Bref revenons à nos cookies… Merci encore pour vos retours si enthousiastes sur les recettes du livre, ça me fait tout chaud au cœur si vous saviez 🙂

Et pour celles et ceux qui auraient promis à leur famille -sous peine d’être tondus !- de ne plus JAMAIS acheter dorénavant le moindre livre de Marie Chioca, je voudrais au moins partager ceci avec vous : les méthodes faciles (et rapides) pour faire des biscuits.

Je précise, des méthodes vraiment faciles.

Parce que pour faire des biscuits, il y a la méthode de nos mémés : fariner le plan de travail, étaler la pâte avec un rouleau, découper des petites formes à l’emporte pièce, refaire une boule avec la pâte qui reste, re-fariner le plan de travail, ré-étaler la boule de « chutes », redécouper des petites formes, refaire une boule avec les chutes, etc. puis tout nettoyer. Et puis il y a les méthodes de fainéants qui m’ont changé la vie ! Celles qui permettent de faire des cookies en toute situation, même les semaines un peu rocambolesques, si vous voyez ce que je veux dire…

Je vous laisse les découvrir ici, et vous donne rendez-vous juste après pour quelques infos en vrac !

 

Méthode 1 : Les cookies découpés en tranches

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Toutes celles qui sont faciles à modeler en boudin (donc, ni trop molles, ni trop sableuses : voir par exemple dans mon livre les sablés aux noix et muscovado page 37), mais aussi qui contiennent une matière grasse pouvant durcir au frais (beurre, huile de coco…) afin de pouvoir y découper des tranches sans que le boudin ne se déforme trop.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – Former un boudin de pâte.

2- L’emballer dans du papier ou du film alimentaire, puis le laisser un peu durcir au frais, soit 15 min au congélateur, soit au moins 2H au réfrigérateur (peut aussi rester une nuit au frigo sans souci.)

3- Découper des rondelles de pâte d’environ 1cm d’épaisseur, les déposer sur une plaque, puis enfourner.

⇒ Conseils :

– Attention, certaines pâtes contenant beaucoup d’huile de coco peuvent vraiment beaucoup durcir au frais (au point de ressembler quasiment à de la bougie !). Si besoin, les laisser un peu revenir à température ambiante s’il est trop difficile d’y découper des tranches.

– Évitez de mettre dans la pâte à cookies des ingrédients un peu trop durs (par exemple, de très grosses pépites de chocolat, ou des amandes), car ils pourrait compliquer la découpe. Dans tous les cas, utilisez un couteau lisse (sans dents) et bien aiguisé.

 

 

Méthode 2 : Les cookies façon « tuiles », à la cuillère

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Toutes celles qui sont assez fluides, voire liquides (par exemple dans mon livre les tuiles sans œufs aux noix et jus de pomme de la page 49).

Avantages : La plus facile et rapide des méthodes, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – Avec une cuillère à soupe pas trop grande, prélever des cuillerées de pâte, et déposer des petites « flaques » sur une plaque garnie de papier cuisson.

2- étaler un peu si besoin (avec le doigt ou à la cuillère) car les tuiles bien fines sont plus croustillantes.

3- Enfourner puis bien surveiller car ce sont les biscuits qui cuisent le plus vite…

⇒ Conseils :

– Attention, certaines pâtes s’étalent vraiment beaucoup à la cuisson : ne serrez donc pas trop les biscuits sur la plaque.

– Quand la pâte contient du beurre (ou de l’huile de coco) fondu, elle reste très fluide tant qu’elle est tiède, mais peut ensuite figer et épaissir en refroidissant. Dans ce cas, déposez à la cuillère des petits « tas » au lieu de petites flaques, et aplatissez-les avec la paume mouillée.

– Après cuisson, vous pouvez au choix laisser refroidir sur une grille, ou sur des rouleaux à pâtisserie : dans ce dernier cas, on obtient une forme galbée plus « traditionnelle », mais c’est tout à fait facultatif.

 

 

Méthode 3 : La méthode de la cuillère à glaces

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Toutes ! Qu’elles soient sablées, un peu liquides, épaisses… C’est la plus universelle des méthodes (voir par exemple la recette des cookies « XXL » aux noix de pécan page 39).

Avantages :

Rapide, très facile, aucune chute. Convient même aux pâtes super collantes, qui seraient très difficiles à modeler à la main (comme les cookies « super sages » page 28) Attention toutefois d’avoir une cuillère à glace adéquat (avec un système pour décrocher automatiquement la boule de pâte, voir photo).

Comment procéder ?

1 – Prélever un peu de pâte, l’équivalent d’une cuillère bien arasée.

2- Déposer la « boule » sur une plaque. Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

3- Avec la paume (éventuellement mouillée pour éviter que ça colle, mais tout dépend des pâtes), écraser les tas de pâte pour former les cookies.

⇒ Conseils :

– Attention à la contenance des cuillères : avec les plus courantes (diamètre 5cm) on fait des cookies XXL (miam !). Il existe aussi des cuillères de 4cm, vraiment idéales à mon sens pour des cookies de taille plus courantes. Mais avec une cuillère de 3cm (cuillère à melon), on peut aussi réaliser des mini-cookies très sympathiques…

 

 

Méthode 4 : La roulette à pizza

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – étaler la pâte avec les mains mouillées (ou un rouleau, au choix) sur une plaque.

2- Pré-découper des carrés, des losanges ou des rectangles. Ne même pas chercher à les détacher.

3- Enfourner tel quel. À la sortie du four, il est très facile de séparer les biscuits. Les laisser refroidir sur une grille.

⇒ Conseils :

– Attention, les biscuits situés sur les bords sont généralement un peu plus dorés et croustillants que ceux du centre. Si on le souhaite, il est possible de remettre 5min au four à 180°C ceux qui sont restés un peu moelleux (sauf si on les aime comme ça !), ils se conserveront mieux.

– Évitez de mettre dans la pâte des ingrédients un peu trop durs (par exemple, de très grosses pépites de chocolat, ou des amandes), car ils pourraient compliquer le découpage à la roulette.

 

 

Méthode 5 : La roulette à pizza, bis (cookies en triangle)

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute. Assez joli au final (voir par exemple les triangles sablés à l’huile d’olive et au citron page 30).

Comment procéder ?

1 – étaler la pâte avec les mains mouillées (ou un rouleau, au choix) sur une plaque, en formant un disque.

2- Pré-découper le disque en parts avec une roulette.

3- Enfourner tel quel. À la sortie du four, il est très facile de séparer les triangles les uns des autres. Les laisser refroidir sur une grille.

⇒ Conseils :

– Une fois que les triangles sont détachés et sur la grille, laisser refroidir avant de juger de leur texture (rappel : cette règle s’applique absolument à tous les cookies !). S’ils restaient malgré tout un peu moelleux, il est possible de remettre les triangles 5min au four à 180°C. Ils se conserveront mieux ainsi.

– Évitez de mettre dans la pâte des ingrédients un peu trop durs (par exemple, de très grosses pépites de chocolat, ou des amandes), car ils pourrait perturber le passage de la roulette.

 

 

Méthode 6 : Le cookie géant à partager

 

Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides.

Avantages : Rapide, très facile, aucune chute. Très convivial au moment de partager le cookie (voir par exemple le cookie géant au chocolat, amandes et écorces d’orange page 27) !

Comment procéder ?

1 – étaler la pâte avec les mains mouillées (ou un rouleau, au choix) sur une plaque, en formant un grand disque.

2- Enfourner tel quel.

3- À la sortie du four, laisser refroidir sur une grille, puis servir le cookie. Laisser les « gourmands » le briser, c’est plus rigolo (on peut aussi le briser soi-même et ranger les morceaux dans un pot.)

⇒ Conseils :

– Attention, le cœur du cookie géant est toujours un peu plus moelleux que les bords. Si on le souhaite, il est possible de remettre 5min au four à 180°C les morceaux de cookies restés un peu moelleux, ils se conserveront mieux.

– On peut aussi ne même pas chercher à donner une forme de disque à la pâte, et se contenter de l’étaler n’importe comment (du moment que l’épaisseur de pâte reste plus ou moins uniforme, sinon la cuisson serait compliquée). Une fois les morceaux détachés et dans un bocal, il n’y a aucune différence, et c’est encore plus rapide ainsi !

 

 

Méthode 7 : Les cookies traditionnels à la main

 

 Pour quelles sortes de pâte ?

Quasiment toutes, sauf celles qui sont vraiment trop liquides ou collantes.

Avantages : Rapide, facile, aucune chute.

Comment procéder ?

1 – Prélever une petite quantité de pâte (environ de 25 à 30g, selon les recettes, soit l’équivalent d’une prune reine-claude).

2- Former une petite balle en amalgamant la pâte entre les mains.

3- L’écraser sur une plaque, puis renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

⇒ Conseils :

– Si la pâte colle un peu, on peut se mouiller légèrement les mains, c’est très efficace !

– Comme pour les cookies « tuiles », ceux découpés en tranches et ceux à la cuillère à glaces, ceux-ci sont généralement bien cuits à cœur d’emblée (mais on peut toujours les remettre un peu au four, 5 min à 180°C sur une grille, s’ils restaient un peu moelleux après refroidissement. Cela aide à mieux les conserver.)

 

Conseils et photos tirés de mon dernier ouvrage :

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Et maintenant, les infos 😉

– Déjà, on me demande de relayer auprès de mon « réseau niçois » (cet expression m’a fait sourire, ça sonne un peu comme une association de malfaiteurs) l’info suivante : Terre Vivante sera présent au festival du livre de Mouans-Sartoux (près de Grasse dans le 06), avec tous mes livres. Alors si cela vous tente de venir en feuilleter quelques uns… rendez-vous les 5, 6 et 7 octobre (moi hélas je n’y serai pas, mais vous y rencontrerez Corinne, une bien charmante personne de l’équipe Terre Vivante)

 

Concernant ce blog maintenant… il se passe des tas de petites choses en douce 😉

 

– Bon, déjà, les centaines de photos qui s’étaient fait la malle lors du 3ème déménagement (celui de l’automne dernier) sont revenues ! Pas toutes seules hein, hélas… Mais elles ont toutes été repêchées, mission accomplie !

Vous pouvez donc à nouveau vous balader dans les anciens articles, c’est beaucoup moins déprimant maintenant… Et si par hasard, que dis-je, si par un abominable malheur, vous rencontriez encore un tout petit carré bleu avec un point d’interrogation au milieu (ce qui signifie, en langage de blog, “Ici il y avait une chouette photo mais maintenant elle n’y est plus parce que je l’ai bouffée, gnark gnark gnark !” alors dites-le moi mais par pitié, en prenant tous les ménagements, le tact et le doigté possibles car je suis une petite personne très sensible. Bon, en gros ça veux dire que j’en ai marre de ces déconnades bloguesques, et que si je trouve encore un truc qui foire et bien mon ordinateur passe par la fenêtre !!! (je suis au rez de chaussée, mais quand même ça me fera du bien). (Oui, je sais c’est injuste, l’ordi n’y est pour rien, j’essaierai donc juste de dire un gros mot pour voir si ça suffit à me faire débouillir). (Oui, débouillir, ça existe.).

– Quelques articles ont complètement disparu (mais alors complètement !) et ça, impossible de les repêcher comme pour les photos. Il s’agit des plus anciens, ce qui est un peu tristounet (j’ai perdu par exemple mon tout premier article, « Bienvenue sur Saines Gourmandises », ça me fait un peu quelque chose). Si vous y tenez, je peux essayer d’aller rechercher sur un très vieil ordinateur à pédales, remisé depuis au grenier, les sauvegardes que j’en avais fait il y a 8 ans. Dites-moi…

– Toujours dans la famille bug-qui-fait-suer : il semblerait que depuis quelques temps, vous ne receviez plus mes notifications de réponses à vos commentaires… Est-ce que vous confirmez ? Est-ce que certains d’entre vous continuent tout de même à recevoir des notifications pour mes réponses ? Sinon, je me dis que ça doit être galère pour vous de devoir « farfouiller » parmi les centaines de commentaires pour vérifier chaque jour si, par hasard, j’ai répondu… ou si je répondrai plutôt demain… ou dans 10 jours…

Une chose est sûre : je réponds à tout le monde ! Cela peut parfois prendre un peu de temps (désolée) mais ne vous découragez pas, sauf mention contraire (quand je préviens bien, juste une ou deux fois par an, que cette fois-ci je ne pourrai pas répondre aux commentaires de tel article précis) je réponds toujours, avec plaisir ! Je « repêche » aussi, parfois des commentaires que je retrouve en spam. Donc là encore, pas de découragement, si vous ne voyez pas votre commentaire s’afficher, je le trouverai probablement quand même un jour dans la corbeille de spams, et une fois validé il apparaîtra enfin sur le blog (avec sa réponse ;))

– J’ai embauché quelqu’un pour passer mon blog en HTTPS, il paraît (si j’ai bien compris) que c’est important pour des raisons de sécurité, bref, ce genre de truc, c’est comme le ménage : quand c’est pas fait, c’est très embêtant, mais quand c’est fait, personne ne le remarque… (Bouhouhou, que c’est décourageant…)

 

Voilà pour le blog, passons à toute autre chose maintenant.

 

– Est-ce que certains d’entre vous seraient intéressés par des vacances/stages de cuisine dans le Vercors en septembre prochain ? Car je réfléchis un peu à une sorte de formation théorique et pratique, avec des « cours » pour apprendre (ou réviser) les bases d’une alimentation saine, des ateliers de cuisine, des bons repas bio et à IG bas (objectif, semaine de vacances où on se régale tous les jours et où on revient plus mince qu’en partant ;)), mais aussi de jolis moments de balade, de repos, de baignades dans la rivière, bref, je voudrais que ce soit pour vous de chouettes vacances utiles, pas un stage commando !

Ce n’est pas encore sur pied, mais juste une idée qui me trotte dans la tête… Et je ne peux vraiment qu’en septembre, la deuxième quinzaine de septembre 2019 plus exactement. Y aurait-il des personnes intéressées?

Voilà, sur ce je vous laisse enfin… à très vite 🙂

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{ Hop, je reprends un biscuit, c’est bon pour ma ligne…}

3 septembre 2018

 

{ Hop, je reprends un biscuit, c’est bon pour ma ligne…}

Mes bons goûters du quotidien

50 recettes saines et rapides pour petits et grands

 

Quand j’étais petite -et hélas déjà un peu rondelette- j’ai passé pas mal de récréations à loucher sur les goûters des copains, lesquels sortaient de leurs cartables des trucs épouvantablement tentants qui me faisait paraître bien nase la pauvre banane placée dans ma poche par une petite maman qui se souciait déjà beaucoup de notre santé… Puis j’ai craqué, j’avoue, et demandé à avoir moi aussi des goûters « comme tout le monde ». Là on s’est retrouvé, ma sœur et moi, à se faire au retour de l’école des monstrueuses tartines genre pain blanc + beurre + Nutella (mais comment avons-nous pu survivre à ça ;)). On était aussi très très fans des délicieux biscuits genre « Guet Apens®» (les bien-nommés), Chamonix®, Kango® et toutes ces sortes de choses… Bref, c’était rigolo comme tout, mais ça ne nous a pas franchement fait du bien à la silhouette 😉

Ado, je ne compte plus les « Yes® » (vous avez connu ça aussi ? La TUERIE !) que j’ai dévoré dans le distributeur du lycée (ils ont fait fortune grâce à moi et sont partis au Caraïbes, c’est pour ça qu’on n’en trouve plus de nos jours), bref, désolée de casser un mythe les gars, mais la réalité c’est que je ne suis pas « sage » depuis ma naissance Côté goûters j’ai même fait à peu près toutes les bêtises possibles… y compris celle de le supprimer complètement quand j’ai commencé à prendre ma santé beaucoup plus en main.

Car oui, c’est une bêtise de supprimer le goûter. Ça je l’ai découvert très tard, à plus de 35 balais, quand la diététicienne Brigitte Fichaux me l’a expliqué lors de notre ouvrage à quatre mains sur la minceur durable : Prendre un goûter, cela peut vraiment nous aider à mincir… à condition que le goûter soit équilibré !

À priori, ça devrait donc être facile, il suffirait d’acheter des biscuits bons pour la silhouette et la santé, puis de se régaler, puis de mincir. Fastoche, et trop cool.

Tuiles aux amandes sans beurre

Des petites tuiles aux amandes (sans beurre) improvisées avec ma louloute de 10 ans cet hiver (je me souviens de la bonne odeur des biscuits qui cuisaient au four, si réconfortante alors que la neige tombait dehors). J’ai aussi été bluffée par la simplicité de réalisation, qui se réduit à mélanger tous les ingrédients dans un saladier, avant de déposer des petites flaques de pâte à la cuillère sur le papier cuisson…

Oui, sauf qu’en vrai, vous pouvez vous lever de bonne heure, prendre une loupe, coiffer la casquette de Sherlock Holmes et scruter les étiquettes ; des goûters « tout prêts » vraiment sains (c’est à dire réalisés avec des ingrédients non raffinés, si possible à IG bas pour que le goûter « cale » vraiment et apporte plein de bonnes choses sans calories vides), que ce soit pour vos enfants ou pour vous, et bien il n’y en a pas. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché dans les rayons diététiques des GMS, autant que dans les magasins bio… Les plus « complets » des biscuits ou gâteaux proposés affichent une farine T80, et pour ce qui est des sucres non raffinés, chou blanc sur toute la ligne ! Parfois il y a bien du muscovado ou du sucre de coco (c’est rare !) à la place du sucre blanc, mais pour le reste des ingrédients c’est de la farine blanche, de l’amidon, des céréales maltées… Bref, quelque chose ne tourne pas très rond dans notre petit monde où tant de professionnels nous recommandent, en théorie, de manger des produits sains… et où c’est si compliqué, en pratique !

Alors après avoir rêvé en vain pour moi et mes enfants de biscuits et de gâteaux aux farines et sucres non raffinés, aux matières grasses de qualité, j’ai vite fini par mettre la main à la pâte. Mais dans la « vraie vie », QUI a le temps de passer au quotidien un temps fou en cuisine pour fignoler des merveilles de petits biscuits fourrés en forme de tête d’ourson ? Très peu d’entre nous en vérité (et certainement pas moi !). Il nous faut de l’express, du très simple, du sain, et surtout du gourmand !

A ces conditions seulement on peut se permettre de préparer des goûters maison, et j’espère que ce nouvel ouvrage vous y aidera beaucoup car j’y partage avec vous, fruit de mon expérience de maman archi-débordée 😉

⇒ Des recettes express…  Car il existe plein de petites astuces pour gagner un temps fou lors de la préparation de bons goûters : par exemple, faire cuire une plaque entière de pâte à madeleines que l’on redécoupe ensuite en petits cubes… c’est tellement plus rapide que de remplir avec une cuillère à café 36 petites empreintes individuelles ! Ou encore, s’aider d’une cuillère à glace pour confectionner des cookies… Vous découvrirez au début du livre 7 méthodes « magiques » pour simplifier au maximum la confection de biscuits, mais aussi bien d’autres astuces tout au long des recettes de ce livre (par exemple, des gâteaux cuits en 10 min à la poêle, ou dont les ingrédients sont mesurés avec un simple pot de compote vide). Les temps de préparation – excepté quelques rares recettes un peu plus élaborées du dernier chapitre- n’excèdent généralement pas 10min.

Cookies à la cuillère à glace

L’astuce de la cuillère à glace pour façonner les cookies, c’est vraiment LE truc qui simplifie la vie, parole de maman…

⇒  …Faciles… La seule « compétence technique requise » consistant à savoir mélanger des ingrédients dans un saladier… ou au mixeur. Ça devrait pouvoir le faire là 😉 De toute façon, je vous avoue qu’au quotidien même moi ce sont les seules recettes que j’ai envie (et le temps) de cuisiner pour les goûters de mes morfalous !

⇒ … Super saines…Farines et sucres non raffinées, noix, noisettes, amandes, chocolat noir, fruits frais, etc. ici, pas besoin de scruter d’un air inquisiteur les listes d’ingrédients : Que ce soit pour vos loulous ou pour vous, c’est du tout bon ! Certes, les biscuits et gâteaux sont peut-être un peu plus « bruns » que ceux auxquels vos enfants sont habitués, mais ils seront vite conquis après les avoir goûtés ! (À noter que presque toutes ces recettes sont à IG bas, et beaucoup sont sans lait et/ou sans œufs et/ou vegans.)

⇒ … Abordables… Que ce soit en matière de prix ou d’accès aux ingrédients, il nous faut au quotidien des produits qui, un, n’explosent pas notre porte-monnaie, et deux, sont faciles à trouver… Voilà pourquoi j’ai privilégié ici les ingrédients « de base », ceux que nous sommes à peu près tous habitués à utiliser. Je suis un peu navrée pour les aventuriers qui rêvent de recettes à l’originalité épatante du genre cookies crus à la poudre de lucuma, sève de kitul et farine de souchet : Certes, ça pourrait être très chouette en matière de découverte, mais dès lors qu’il s’agit de goûters pour le quotidien, j’ai un faible pour le pratico-pratique !

Côté budget, seules quelques recettes contiennent par exemple de la purée d’oléagineux (un « must » pour remplacer le beurre dans pas mal de cas), mais en petite quantité car il s’agit hélas d’un produit assez onéreux.

⇒…Gourmandes !… Parce que le goûter, avouons-le, restera toujours un petit moment de gourmandise qui fait du bien… Certes, une bonne tranche de pain avec du chocolat, un fruit parfaitement mûr avec quelques noix à picorer, cela peut déjà constituer un excellent goûter (vous retrouverez aussi à la fin du livre des idées pour « goûters en kit » sains et équilibrés, mais aussi de boissons). Mais quand on met la main à la pâte, autant que le résultat soit vraiment super bon 😉

Mini-cakes aux pépites de chocolat

Ici, des petits cakes aux pépites de chocolat, tout simples (les ingrédients se mesurent en pots à yaourt) et super moelleux… Et pour leur donner ce petit goût si proche (en meilleur !) de ceux du magasin, il y a un secret 😉

⇒ … Et pas seulement pour les petits ! Car autant le traditionnel « dessert » est hélas un peu une aberration sur le plan nutritionnel (cela complique considérablement la digestion), autant il a été mis en lumière, grâces à diverses études menées autour de la chrono-nutrition, que l’heure du goûter (16 ou 17H) est idéale pour manger quelque chose d’un peu sucré. C’est juste le moment où notre cerveau et notre corps en ont besoin, celui aussi où les sucres seront les mieux « gérés » par l’organisme. Cela permet en outre d’aborder le repas du soir beaucoup moins affamé, et donc de dîner léger, ce qui est tellement recommandé pour prendre soin de sa santé, mais aussi de sa silhouette ! Alors faites comme vos petits qui rentrent de l’école : en fin d’après-midi, prenez une saine collation qui vous redonnera des forces pour aborder sereinement la soirée…

Bref, loin d’être une « petite bêtise » dont nous devrions rougir, le goûter est au contraire tout à fait bienfaisant pour la santé, la silhouette… et la bonne humeur !

 

Vous retrouverez enfin dans cet ouvrage plein d’infos et de conseils sur le bon matériel à avoir sous la main pour se simplifier la vie, une liste de « placard idéal » (parce que quand l’envie nous prend de se lancer dans une recette, c’est barbant de devoir commencer par sortir faire des courses !), et encore un « Abécédaire » des conseils qui changent tout (ainsi que des petites bêtises à ne pas faire en pâtisserie ;)) Hum, d’ailleurs, euh, comment dirais-je. Vous m’avez beaucoup aidé à rédiger cette partie là du livre ^^

Allez, pour ne pas déroger aux traditions, voici maintenant un petit aperçu des recettes : Dans le premier chapitre, « Ça croustille », (le plus fourni du livre !), on découvre plein de recettes de biscuits et cookies en tout genre, avec plein d’astuces pour que l’affaire soit réglée en quelques minutes seulement (je parle du temps pour les réaliser, pas pour les manger, parce que ça, je sais que vous savez déjà faire ;))

 

Ici, des biscuits aux épices chaï sans lait ni oeufs, très faciles à faire puisqu’il suffit de déposer des petites « flaques » de pâte avec une cuillère sur la plaque, comme pour des tuiles. On peut ensuite ajouter des croisillons avec une fourchette, mais c’est facultatif…

 

Les i-né-nar-ra-bles (rien que ça ;)) cookies coco-choco, eux aussi totalement végétaliens (comme beaucoup de recettes de cet ouvrage car il n’est pas vraiment nécessaire, nutritionnellement parlant, d’ajouter des œufs ou des laitages à l’heure du goûter…).

 

Toujours dans ce premier chapitre « Ça croustille », voici le cookie géant à partager (vegan encore). On mélange les ingrédients dans un saladier, on étale la pâte avec les mains directement sur la plaque, hop, au four, puis il ne reste plus qu’à le casser en morceaux (c’est si rigolo !) pour régaler les loulous… J’avais déjà présenté le concept dans mon livre sur la Cuisine bio du quotidien, mais là, cette version au chocolat noir, amande et écorces d’orange, il aurait été dommage de passer à côté !

 

 

Après j’arrête avec ce chapitre (il faut bien vous laisser des surprises ;)) mais pas avant que vous ne goûtiez (du moins, avec les yeux…) à ces “Cookies dentelle aux petites graines” (sans lait, sans oeufs), de délicieux OVNIS à mi-chemin entre la crêpe dentelle et le cookie, d’où leur nom. Ça croustille à mooort, toute ma famille en est gaga 😉

Bon allez, on passe au chapitre 2, « C’est tout moelleux ». Là, vous y trouverez plein de recettes simplissimes, où parfois même la balance est en option…

 

Ici, le « Pain d’épices 4,3,2,1 », dont le nom fait allusion à la recette elle-même : 4 pots de farine, 3 pots de sucre brun, 2 pots de compote, 1 pot d’huile… impossible à oublier cette recette 😉

Là aussi, c’est sans œufs, sans lait, bref végétalien et délicieux…

 

Et là, une plaque de « madeleines à découper », tellement vites faites, tellement fondantes, que vous remiserez peut-être votre moule à madeleines au grenier… Les madeleines en petits cubes, ça c’est l’avenir 😉

 

Et si pour gagner du temps, vous cuisiez vos gâteaux dans une grande poêle ? C’est super rapide, comme ici pour ce moelleux aux noisettes.

 

Me croirez-vous si je vous dit que dans ces muffins, il n’y a pas de sucre ajouté (hormis un peu de sucre vanillé), et que les pommes en sont l’ingrédient principal ? C’est pourtant vrai, et quel régal !

 

On passe ensuite au chapitre 3, « Ça se tartine ! ». En gros, c’est plein de trucs à mettre sur le bon pain…

 

Ici, la pâte à tartiner « L’Enfantine », à saveur de calisson, mais réalisée avec des ingrédients ultra sains (miel, jus d’orange fraîchement pressé, abricots séchés, poudre d’amande, etc.)

 

Mais si vous préférez le chocolat, je vous conseille de craquer pour « L’Intense », une pâte à tartiner au chocolat 85% adouci de notes vanillées, avec très peu de matières grasses et de sucre ajouté, bref, un truc pour combler les chocophiles passionnés… J’aime beaucoup cette photo, prise par surprise dans un halo de lumière, alors que ma fille attaquait le pot à la petite cuillère (comme il se doit ;))

 

Enfin, voici « La Douce », un truc sans lait, ni œufs, ni beurre, et dont le parfum évoque pourtant la galette bretonne ou la confiture de lait. Très très addictif… Mmf, un peu dangereux aussi. Prévoir un cadenas.

 

Allez, on passe au chapitre 4 « Ça se dévore à la petite cuillère », avec quelques idées euh… à dévorer à la petite cuillère (ou à la louche, vous faites bien comme vous voulez après tout).

 

Exemple avec cette mousse au chocolat végétale i-né-di-te !!! Je ne vous révèle pas son secret (quelle méchante fille je fais), mais sachez que pour la trouver, j’ai dû me transformer en Grand Schtroumpf, et faire plein d’expériences bizarres. Non, pour obtenir cette texture mousseuse si parfaite, ce n’est pas du jus de pois chiches battu en neige, ni de l’avocat mixé, ni du tofu soyeux, c’est un autre truc qui, à ma connaissance, n’avait pas encore été découvert chez les pionniers de la cuisine bio… Autant dire que j’en suis pas peu fière 😉

 

Enfin, dernier chapitre, « Ça se prend pour des stars »… Alors là, j’ai essayé de réinterpréter un peu les recettes qui font rêver nos enfants. On y retrouve des alternatives à la crème Mont-Blanc®, aux Flanbys®, au Figolus®, etc, mais aussi…

 

… des « Bichocos » au ghee, assez irrésistibles dans le genre…

 

… cette crème dessert au parfum de Carambar® (totalement naturel)…

 

… ou encore ces espèces de Napolitains®, le tout à IG bas s’il vous plaît !

 

Voilà, le « petit aperçu » est terminé, mais vous pouvez aussi découvrir ici le sommaire, la quatrième de couverture, et bien plus encore…

J’espère que ce petit livre, réalisé avec amour l’hiver dernier, vous offrira autant de douceur et de gourmandise que j’ai eu de bonheur à le faire pour vous et vos loulous…

Très bonne rentrée à tous ! 🙂

 

 

Mes bons goûters du quotidien,

50 recettes saines et rapides pour petits et grands

Paru chez Terre Vivante dans la collection Facile et Bio

 

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{ Pêle-mêle }

25 août 2018

{ Pêle-mêle }

 

Quelques idées déco à partager avec vous,

Et une balade le soir sur les côteaux…

 

Il y a deux ans, j’avais écrit à cette même période de fin d’été un article intitulé “En vrac”… Là c’est “Pêle-mêle”, bref, faut croire que fin août, à l’approche de la rentrée, j’ai toujours un peu de mal à mettre de l’ordre dans mes idées 😉

Ces deux dernières semaines je n’ai pas beaucoup cuisiné, et pourtant, qu’est-ce que j’en ai « touillé » des trucs ! Genre, de la peinture (on dirait de la crème-dessert), de la colle à papier peint (c’est un peu comme  du pudding de chia), de l’enduit ( ça me rappelle une certaine pâte à gâteau, oh et puis zut, j’ai vraiment un problème relationnel avec la bouffe moi). Bref, Je vous explique ça :

La grande nouveauté pour nous cette année, c’est qu’un de mes grands fils va partir loin, loin pour ces études { là, pour une fois j’essaye de ne pas pleurer, snif, et d’avoir l’air super contente pour lui…} et comme il un cœur gros comme ça, l’idée lui est venue d’échanger sa belle chambre, vaste et lumineuse, avec le “cagibi” rose bonbon sous les toits de sa petite sœur, et ce afin qu’elle puisse mieux en profiter, puisque lui ne sera que très peu là.

Nous voici donc partis le nez dans les seaux de peinture, car dormir dans le cagibi passe encore, mais rose bonbon… Hop, un gros pot de peinture « cappuccino » (je vous disais bien, moi et la bouffe…) qui avait l’air super sympa. Berk. Sur le mur, ça fait caca d’oie. Deuxième couche de peinture couleur « lin », ça va mieux… Côté petite sœur, passé la première euphorie, il a fallu se rendre à l’évidence que l’ex-chambre du frérot avait aussi besoin d’un petit rafraîchissement : les trous de fléchettes sur la porte, les meubles un tantinet défoncés, les murs en mode gruyère (il y en a un qui n’a toujours pas compris que pour percer un mur en briques de 200 ans, faut une perceuse, pas un marteau et des pauvres clous en fer mou), partout les taches mi-graisseuses de vieille Patafix desséchée en mode « crottes de nez de Gargamel » (dixit ma délicate grande fille), bref, c’était la cata. Alors on s’y est tous mis à fond, et le résultat est chouette de chez chouette ! La dernière fois que j’avais fait des travaux, certains d’entre vous m’avaient demandé des photos, du coup, bon, je me jette à l’eau mais je vous préviens, je ne suis pas photographe de décoration, et je n’ai pas non plus un objectif qui s’y prête bien (si je veux un plan large, ça donne une photo toute déformée, comme dans « Les Visiteurs » quand ils ont bu la potion pour traverser le temps). Dommage parce que si je pouvais, j’aurais un blog de déco (ma passion) et un autre de jardinage (mon autre passion) mais comme les journées ne font que 24H, me voici résignée à poster sur « Saines Gourmandises » des photos de poignées de commodes, de robes de poupées et de morceaux de papier peint. En m’excusant platement d’avance pour ceux qui se ficheraient de la chambre de ma fille comme de leur dernière chaussette (ça se comprend les gars, je vous en veux pas ;)), nous voici donc partis pour un petit tour… Je vous préviens, c’est pas super « tendance », on a des goûts trèèès classiques mes filles et moi, genre déco anglaise, Laura Ashley et tout et tout 😉 Mon fiston a quant à lui maintenant une chambre beaucoup plus « dans le vent », avec un style mixant des meubles de famille vintage des années 50 relookés en gris ardoise et blanc pur avec des grosses poignées en métal vieilli, des murs kraft, des accessoires d’inspiration indus’ et d’autres un peu scandinaves… Un mix digne de Maisons du Monde, sauf que lui ne veut absolument pas qu’on photographie son petit cagibi de rêve 😉

Quant aux chambres des autres loulous… je les photographierai un jour, peut-être, quand ils les auront bien rangées…

Ah, la bonne blague.

 

 

Là c’est le mode “grand angle” de mon appareil, un truc pour donner le mal de mer à qui regarde la photo. En vrai, la chambre n’est pas aussi tordue, j’espère que vous vous en doutez un peu… Mais on aperçoit bien la  jolie vue sur la campagne, et ça, c’est vraiment un petit bonheur de la vie. Il n’est pas rare, en fermant les volets, de voir un chevreuil ou un lièvre dans le champ. Un jour, une jolie perdrix s’était même perchée sur le rebord de la fenêtre !

 

Là c’est le lit, que j’admire bien fait, pour une fois, parce qu’en temps d’école j’aurais beaucoup plus souvent vue sur le drap housse… En vrai, le vichy de la housse de couette n’est pas aussi “Cochonou”, mais d’un joli orange corail, très frais. Les couleurs n’ont pas un super rendu, il fait tout gris dehors aujourd’hui… (NB : Je suis trop gaga du coussin avec le petit faon^^)

 

Idem avec le bureau, si bien rangé… Celui-ci a fait quatre de mes enfants avant d’arriver dans cette chambre ! Il est tout mignon, mais un peu petit. Il a fallu en poncer, des taches de peinture de toutes les couleurs et des traits de “crayon qui avaient dérapé “pour lui redonner son blanc d’origine (grrrr !)

 

Bon, on ne rigole pas, lui c’est Raymond, MON ours de quand j’étais petite (il est indestructible, plutôt en état pour ses 36 ans hein?). Et pour ceux qui ont vu (et revu) Toy Story, je peux vous dire qu’il est heureux depuis qu’il a été adopté par ma fille. Vu sa couleur, j’aurais dû l’appeler Saumon plutôt que Raymond, mais ne vous moquez pas, hein, parce que je fais partie de la génération des “traumatisés” à avoir eu des peluches qui ressemblaient à tout sauf à des vrais animaux. C’était quand même bizarre, les années 80 😉

 

Là c’est Raymond qui s’ennuie. J’aurais pu vous faire la photo de Raymond qui a faim, Raymond qui rigole, Raymond qui a peur, Raymond mort de rire, Raymond qui boude, Raymond qui se frotte les yeux, etc. j’avais même commencé et puis ma fille m’a regardé d’un drôle d’air et m’a dit “y vont te prendre pour une folle”. Alors j’ai reposé Raymond. Un peu de sérieux quoi.

 

Voici la petite cuisinière réalisée par mon cher-et-tendre en guise de gros cadeau de Noël pour mes deux petites, il y a déjà 4 ans… Depuis, il me demande quand est-ce que je vais la mettre sur mon blog (voilà, c’est fait) parce que je crois qu’il en est un peu fier, de sa cuisinière ;). Au départ, c’était juste un petit meuble acheté 20 balles chez Emmaüs et une petite étagère festonnée (Vertbaudet je crois). Quelques heures de travail plus tard, c’était ça. C’est chouette, un Papa qui bricole (en revanche, il n’aime pas le jardinage, ni Dire Straits, ni la danse irlandaise, ni mes gros pulls tout déflanqués et si confortables, faut pas rêver les filles, l’homme parfait n’existe pas ! Disons juste qu’il peut s’en rapprocher de très près… ;))

 

Vue de face, en mode grenouille-qui-voulait-se-faire-plus-grosse-que-le-boeuf (vive l’objectif “grand angle” qui déforme tout)…

 

Après Raymond, voici Madeleine, la poupée (la seule !) que j’ai eu enfant, et que j’ai retrouvé un jour en haut d’une armoire chez mes parents. A l’époque, je n’avais pas été si ravie, parce que je voulais un tapis routier, un remorqueur ou des indiens playmobil (les poupées, c’était pas mon truc, je me suis bien rattrapée depuis avec mes six loulous). Maintenant seulement je me rends compte quel merveilleux cadeau c’était, comme elle est belle cette poupée. Avec Raymond, elle est très heureuse entre les mains de mes petites filles…

… On a juste dû lui refaire une robe, parce que côté look, elle détonnait ! C’était une espèce de blouse à grand col super-kitch avec un imprimé associant des ananas et des formes géométriques, bref, la classe absolue pour 1986.

 

En revanche, ce que je ne recommencerai JAMAIS c’est la coiffure. Car cette demoiselle n’avait plus été brossée depuis 30 ans, je pense, et là, ça a été la partie la plus éprouvante des “travaux” ! Poncer des meubles, poser un &#%!8!!! de papier peint à carreaux en faisant bien les raccords, couper les angles de baguettes avec une boîte à onglet cassée, etc., c’était de la gneugneute à côté du brossage de la poupée. J’ai bien cru que j’allais plutôt lui laisser ses dreadlocks (histoire de sauver encore quelques poils de ma brosse à cheveux), mais ça ne plaisait pas à Poupougne, qui voulait une coiffure “romantique” pour Madeleine.

 

Quitte à ressortir la machine à coudre pour rhabiller la poupée en moins plouc, on a fait tout un tas de petits trucs trop inutiles, mais trop mignons 😉 Genre le coussin de chaise haute pour le poupon…

 

Et l’habillage du berceau assorti (évidement, tous les meubles de poupée ont été repeints 😉 Je vous dis, on s’est fait ça en mode mo-ti-vé ! C’est surtout ma grande-fille-aux-doigts-de-fée qui s’y est collée, côté couture. On dit merci grande-soeur !

 

Ça, c’était une étagère bleu Shtroumpf au départ (quand je vous dis que ça avait besoin d’un petit relooking ;)) Quand elle sera complètement en bazar, dans quelques semaines, j’aurais au moins une photo (mais non, mais non, je ne suis pas pessimiste).

 

D’un côté de la chambre, on a associé le papier peint fleuri et celui à carreaux (j’aime beaucoup le style “campagne anglaise”, depuis toujours). Mais comme le papier peint à fleurs coûtait la peau des f… coûtait un bras…

…Je n’en ai pas eu assez pour l’autre mur ! Du coup je vous donne un petit “truc” qui fonctionne super bien : dans le petit bout de papier qui me restait (environ un lé), j’ai découpé des motifs (fleurs, oiseaux…) pour faire des cadres assortis. Ça fait très joli, et même beaucoup moins “chargé” que si on avait mis du papier partout je trouve. C’est pas la première fois que je gruge comme ça 😉

 

Exemple là avec cette grosse pivoine.

 

Bon, il me reste à vous montrer cette commode, elle en jette hein, rôlàlàh, ça doit coûter cher une commode pareille !

35 euros.

C’est le prix que j’ai acheté une pauvre commode démodée, toute noircie, toute écaillée. Un bon ponçage, deux couches de peinture ultra mate vert amande (un petit “truc” que j’aime beaucoup en déco, c’est de toujours ajouter un peu de peinture grise ou noire dans les bleus ou dans les verts : ça leur donne tout de suite un aspect plus “grisé,”, plus ancien…), un léger reponçage des angles pour lui donner un look used , des poignées en porcelaine. Et voilà, tadaaam…. en plus c’est du solide !

 

J’ai tellement aimé ces poignées et cette peinture que j’ai aussi relooké l’infâme chiffonnier des années 70 qui était, au départ, laqué de bleu pétard avec des grosses poignées en plastique. Ouf, ça va mieux là…

 

Détail sur les poignées…

 

Ici, la frise (“Caire”, achetée chez Leroy Merlin, et ceci n’est PAS un article sponsorisé). Une couche de vert amande, un petit ponçage et hop, ça donne tout de suite un petit charme d’antan…

 

J’ai fini de vous soûler avec ma déco, mes poupées, mon ours (affreux !) en peluche et tout ça 😉

On part faire un petit tour? Après les travaux, ça fait du bien de s’aérer… Ça c’est la campagne autour de chez moi, vous voyez un peu pourquoi je l’aime…

 

Des vallons, des montagnes, des champs, des forêts. des petits villages accrochés aux côteaux….. une vraie campagne, quoi 🙂

Là vous allez bientôt voir avec moi le soleil se coucher…

 

Au loin, Lyon, les monts du Beaujolais, le Mont Pilat (en Ardèche). Dans mon dos, le Vercors, la Drôme, Grenoble, la Chartreuse, les Alpes, parfois le Mont Blanc… C’est beau, ici.

750m d’altitude seulement, mais une vue à couper le souffle.

Voilà, au dodo…

 

Maintenant, vous allez me dire que c’est bien beau tout ça, mais que c’est un peu maigre à se mettre sous la dent. Vous inquiétez pas les gars, dans quelques jours, on parlera de bonnes choses… Tiens, des recettes de fainéants pour confectionner en un seul coup de baguette magique des bons goûters maison par exemple, ça vous dirait ? Vous savez, des trucs super-simples-super-bons qui feraient oublier à vos enfants toutes les cochonneries industrielles… et que vous pourriez leur piquer sans souci pour votre silhouette en plus !

Enfin, remarquez bien, moi je dis ça, je dis rien…

 

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{ Bon, ça y est, on peut rallumer le four ?}

10 août 2018

{ Bon, ça y est, on peut rallumer le four ?}

Tian de loup (juste le poisson, on se caaaalme) aux aubergines et parmesan

♥ IG Bas ♥ Sans Gluten ♥ Sans Oeufs ♥

 

Hé hé, j’en connais qui ont bondit, sauté, hurlé en lisant le titre de cette recette parce que je sais, le loup, c’est sujet ta-bou. Alors pardon les gars pour cette émotion forte, et pardon aussi pour les quelques improbables bergers qui auraient pu avoir trois micro-secondes d’espoir (Ah, yeees, le loup devient tendance en cuisine on va enfin avoir le droit de le boulotter !), vite déçu. Car non, ce n’est pas du canidé qu’il s’agit, mais du poisson, (aussi appelé «bar » selon les régions) un véritable délice des océans que je vous propose ici dans une recette très simple et qui, franchement, en jette pas mal je trouve ! J’ai attendu pour vous la présenter qu’il fasse un peu moins chaud, sinon je vous aurais entendu râler jusqu’ici. Allumer le four moi, jamais ! Plutôt crever !!! (De chaud, on crevait déjà tous, d’ailleurs).

Faut dire aussi, je vous comprends. Quand il fait déjà 32° dans la cuisine, qu’on a les gouttes de sueur qui coulent entre les omoplates et les cheveux qui collent aux oreilles, on ne va pas allumer en plus un monstrueux radiateur soufflant à 180° pendant 60 minutes, histoire de se taper ensuite trois jours de sauna gratuit dans tout l’appart. Pour aimer ça, faudrait vraiment être très frileux. Ou zinzin. Comme je ne suis ni l’un ni l’autre (ou alors juste un tout petit peu zinzin), j’ai fais comme vous, trois semaines de salades (même que quand fallait faire bouillir l’eau pour des œufs durs, on hésitait un peu, ça donne moins chaud d’ouvrir une boîte de sardines).

Bon là ça va, il fait meilleur, et je me dépêche de vous balancer ma recette avant que la canicule ne revienne (on sait jamais) et qu’on reparte tous en mono-cure-salade.

Bref, un jour je suis revenue de chez le poissonnier avec de très longs filets de loup, et j’avoue que ça m’a beaucoup tourmenté sur la route du retour, de savoir ce que j’allais en faire. Cela a même failli occasionner une petite rencontre entre mon pare-choc avant et le gros derrière d’un 4X4, alors c’est pour dire comme ça me complique la vie, la cuisine quoi. Mais aussi, comment vous voulez vous concentrer sur la route, quand vous commencez à entrevoir l’idée des filets de loups enroulés sur des tranches d’aubergines confites, du parmesan et tout et tout (miam…) à la place du feu rouge ? C’est un vrai problème de trop gamberger sur la bouffe, il me faudrait une thérapie contre ça je crois. Parfois, je pense à mettre les essuie-glaces du cerveau, histoire d’enlever ces hallucinations culinaires de devant mes yeux, mais bon, ils ne sont pas toujours très efficaces, surtout sur le coup des 19H30 quand j’ai pas encore mangé et que je viens de nager 1H + faire les courses pour un bataillon.

Où en était-je déjà ? Ah, oui, les filets de loup… On rencontre parfois de très longs filets chez le poissonnier, dont ne sait pas toujours que faire à part les recouper pour qu’ils aient la «bonté » de bien vouloir rentrer dans cette #% !!!***# ! de poêle trop petite. Mais outre le fait que ces très longs filets sont à priori plutôt une bonne chose pour la préservation des ressources marines (plus le filet est long, plus cela prouve que le poisson était gros – un vieux loup de mer, en quelque sorte ;)- et donc, qu’à priori il a eu le temps de bien assurer sa descendance) c’est aussi une bonne aubaine pour le cuisinier ! Car un long filet, ça se roule, ça se prête à tout un tas de bonnes idées qui vont épater la galerie sans trop se casser la nénette… En voici déjà une, dont vous me direz des nouvelles parce que c’est “décoratif” certes, mais surtout vraiment très bon 😉

Et si vous n’avez pas de filets de loup ?

Vous pouvez sans hésiter opter pour un poisson blanc plus courant (et donc aussi, beaucoup moins onéreux, c’est ça qui est chouette) comme par exemple du merlu, du lieu jaune ou de la julienne, j’ai testé, c’est délicieux aussi (attention toutefois, car selon les provenances et les modes de pêche, certaines de ces espèces subissent actuellement une assez forte pression… comme le loup du reste. À consommer avec modération donc, comme le bon vin, mais pas pour les mêmes raisons.).

Dans tous les cas, pour réussir cette recette, soyez exigent sur l’extrême fraîcheur des filets, même si je reconnais que ce n’est pas toujours facile à contrôler au moment de l’achat ! Car j’en connais des ces poisonniers (j’ai fais exprès d’oublier le 2ème « S ») qui laissent traîner des jours leurs poissons entiers sur l’étal, puis, quand ils ont les yeux tout dégonflés, le corps tout mou, la peau toute terne, et qu’ils commencent à puer grave (là on parle bien des poissons hein, pas de quiproquo), hop, ils vous découpent tout ça en filets, histoire que les malchanceux qui ne s’y connaissent pas trop repartent avec, retroussent le nez d’un air perplexe au moment d’ouvrir le sachet dans l’évier, et se fassent en plus engueuler par toute la famille (“Pourquoi t’as ramené ça, beuuuh, on préfère les knackis !”).

En général, (car certains poissons font un peu exception), un filet bien frais doit avoir une belle couleur un peu blanc-rosé, nacrée, irisée, il doit être assez raide (surtout pas tout mou) et ne rien sentir du tout ! Je me suis encore fait avoir tout dernièrement avec un nouveau poissonnier que j’ai testé… et qui ne me reverra jamais. Heureusement pour lui d’ailleurs, parce que je lui aurais peut-être écrasé un de ces soit disant poissons tout frais sur le coin du nez (juste par charité, pour lui rendre service car peut-être qu’en le sentant de plus près son poiscaille, il se rendrait compte qu’il a comme qui dirait une drôle d’odeur…).

Bon allez, chassons de nos esprits ces tristes réalités, et partons à la quête de beaux filets tout frais… Vous verrez comme c’est bon, avec les tranches d’aubergine confites, le parmesan, la persillade, le petit verre de vin blanc* qui va bien et tout et tout 😉

 

 

(*Là je crois que faudrait peut-être écrire « À consommer avec modération ». Et j’ai le droit d’ajouter « Poil au menton » ? Parce que ça m’éneeerve un peu, en fait…

Ingrédients pour 8 personnes environ

Préparation : 15 min

Cuisson : 1H

  • 2 grands filets de loup (ou d’un autre poisson blanc au choix), d’environ 50/60cm de long (soit, en tout, environ 1,4kg de poisson)
  • 2 grosses aubergines
  • 100g de parmesan râpé
  • 1 gros bouquet de persil plat
  • Quelques brins de ciboulette (ou un tout petit oignon)
  • 2 gousses d’ail
  • 1 petit verre de vin blanc sec (10cl)
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre 5 baies.

 

Préchauffer le four à 180°C.

Hacher l’ail, la ciboulette et le persil.

Émincer les aubergines en tranches assez fines.

Déposer le premier filet de poisson sur le plan de travail, bien le saler et le poivrer. Disposer les tranches d’aubergines en « écailles » sur le filet, puis les huiler assez généreusement au pinceau (photo 2). Ajouter de la persillade, saupoudrer d’une bonne couche de parmesan (photo 3).

Rouler le filet sur lui-même, bien serré. Réserver, en piquant éventuellement le bout du rouleau avec un cure-dent, pour éviter que le filet ne se déroule (photo 5).

Saler, poivrer le deuxième filet de poisson, puis disposer par dessus les aubergines, la persillade et le parmesan comme précédemment. Déposer le premier rouleau (en enlevant le cure-dent) à l’extrémité du filet encore à plat sur le plan de travail, puis enrouler le tout (photo 6) de façon à obtenir une sorte de turban (photo 7). Le déposer dans un plat rond (ou une cocotte en fonte) d’environ 20cm de diamètre ( photo 8) puis ajouter un filet d’huile d’olive, saler et poivrer un peu le dessus, et enfourner pour 1H.

Servir tout simplement avec du riz basmati (pas original comme accompagnement, mais disons que ça a fait ses preuves ;))

 

Loups

Des loups… Juste pour voir à quoi ça ressemble, quand c’est pas en filets 😉

Tian

J’avais fait un premier tian pour le blog, et au moment de la photo, mon chien l’a croqué (ce n’est pas la première fois, grrr !) et j’étais désespérée… Mais les enfants étaient contents. Parce qu’ils ont pu terminer celui que le chien avait à peine “goûté”, et j’ai dû en refaire un. Je me demande d’ailleurs s’ils ne sont pas de mèche avec mon clébard… 😉 C’est louche ça.

Fort Saint-Honorat

Le fort de l’ïle Saint Honorat, au large de Cannes… C’est ma-gni-fi-que.

 

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{ C’est trop bon, quand c’est fait-maison… }

26 juillet 2018

{ C’est trop bon, quand c’est fait-maison… }

Tomates séchées marinées à l’italienne

♥ Sans Lait ♥ Sans Gluten ♥ Vegan ♥ IG Bas ♥

 

Tomates séchées 1Et voilà, les vacances sont finies pour moi, c’était si chouette, si beau la Haute-Savoie… mais si court, ce petit séjour 😉

Bon, pas de quoi déprimer non plus, car à la maison avec ma petite troupe, c’est bien aussi, juste un peu compliqué quand il faut continuer à travailler alors que tout le monde est en vacances et m’attend au tournant pour faire “plein de trucs”. Ce matin par exemple j’ai photographié des sushi-cakes en racontant à mes filles un chouette livre que je viens de terminer, tout en surveillant de loin la préparation du repas (un de mes fistons avait fait une sauce au thon, crème d’artichaut et ail frit, ça avait plutôt bien commencé jusqu’à ce qu’il déglace les sucs avec du rosé pamplemousse-framboise…), bref, la routine quand on a huit bras et trois cerveaux, sauf que moi, la nature m’a refusé cette petite originalité, du coup je fais ce que je peux. Surtout que ce week-end, nous étions 56 à la maison pour une petite fête de famille (oui, 56, c’est pas une faute de frappe), et là je suis encore en train d’essayer de m’en remettre.

En tout cas, ça m’a fait sourire de trouver au retour quelques « protestations » sur ma boîte mail… Comment avais-je osé ne pas poster la photo des quatre lapinous orphelins ! En fait, je n’y avais vraiment pas pensé sur le moment. Et puis entre temps, les lapins sont partis en vacances avec nous (il fallait bien continuer à leur donner le biberon, puis masser les bedons avec un coton tige imprégné d’eau tiède pour remplacer la langue de maman lapin – c’était ça ou lécher nous-mêmes le ventre des lapinous après la tétée pour les aider à faire leur petits besoins. Bref. On a acheté plein de cotons tiges), ils ont ouvert les yeux, bien grandi, commencé à courir partout quand on les sortait de la cage. On était gagas… et puis une soudaine et mystérieuse épidémie nous en a emporté trois en deux jours. Snif.

ITomates séchées 2l nous reste heureusement un petit survivant pour nous consoler, super costaud, j’espère qu’il vivra longtemps car on l’aime vraiment bien. J’ai pris une photo que je vous ai mis en fin d’article, voilà, comme ça vous aurez la bouille du lapin qui a survécu à tout : orphelin à 5 jours, biberons infectes de lait pour chatons avalés une fois sur deux par le trou d’une narine (c’est quand même pas croyable de gigoter à ce point là !), trajet des vacances aller et retour entre deux valises (dont une remplie de reblochon, pour le voyage retour…), canicule, démonstration d’amitié un peu “énergique” côté toutou de la maison (T’es qui toi, un lapin? Trop cooool, j’t’aime bien, vient un peu que je te lèche avec ma monstrueuse langue de dipodocus !!!), bref, tout. Quel caractère celui-là, pas du genre mauviette, la peluche… Pour la petite histoire, on l’a appelé John-Connor (s’il s’avère que c’est une demoiselle –ça on le saura plus tard- on le renommera Sarah-Connor, voilà, ça c’était pour ceux qui ont des références cinématographiques aussi navrantes que moi.)

Pour en revenir à des choses beaucoup plus culinaires, nous sortons d’une cure de tomates séchées. J’ai écrit « cure » pour que ça fasse bien vertueux, mais en vrai il aurait fallu écrire « ventrée », car j’ai fait sécher 180 tomates, et tout a été liquidé en deux semaines dans les salades, dans les pâtes, sur des tartines avec du fromage de chèvre (faits par mon fils, un jour je vous raconterai ça aussi ;)), en tartare avec du poisson, en « pesto rosso », à l’apéro, à même le pot, bref, même au petit déjeuner j’en ai trouvé certains en flagrant délit qui avaient le nez dans le pot de tomates séchées !

Faut dire aussi, c’est déjà bon les tomates séchées, mais « fait maison », je vous raconte pas ! Dès qu’on y a goûté, difficile de faire marche arrière : Que ce soit la texture (tellement plus souple et moelleuse), la couleur (tellement plus éclatante et appétissante), la saveur (tellement plus envoûtante, et de surcroît moins salée…), elles n’ont vraiment rien de comparable avec celles du commerce !

Tomates séchées 3Je sais qu’on peut les faire sécher au soleil (si on habite en Sicile, pas dans le Dauphiné ;)), ou dans le four à 50°C, mais c’est au déshydrateur que j’ai procédé pour ma première fois, et ça a été un franc succès ! Du coup, je partage avec vous tous mes petits « trucs » appris sur le tas lors de ses trois fournées… Loin de moi cependant la prétention de m’ériger en « docteur ès déshydrateur » (j’ai encore beaucoup à découvrir), et je serais même super contente d’échanger avec vous côté expériences (par exemple, si vous en avez déjà fait sécher au four). Pour la petite histoire, j’ai depuis quelques années un déshydrateur rond premier prix qui fait bien le job pour sécher les tranches de champignons en automne, mais complètement nul pour ce qui est des végétaux un peu plus « dodus ». Et puis on m’en a offert un plus puissant tout dernièrement (parce que je réalise des recetets et photos pour le site Crudiblog) et je le trouve sensationnel.

Bon, maintenant, si vous n’avez vraiment pas un milligramme de motivation (genre, vous avez aussi reçu 56 personnes ce week-end) pour faire sécher quelques tomates, vous pouvez encore les acheter déjà séchées, et réaliser au moins la super marinade à l’huile dont je vous donne le “secret”.

Dans tous les cas, une fois que vous aurez boulotté toutes les tomates (ce qui arrivera plus tôt que prévu) faites comme moi : placez des fromages de chèvre demi-secs dans cette huile parfumée. C’est un ré-gal !

… Pas comme la sauce au thon, ail, crème d’artichaut… et rosé pamplemousse-framboise ;))

 Tomates séchées 4

 

Tomates séchées et marinées à l’italienne

Ingrédients pour une soixantaine de tomates fraîches

Préparation : 25 min

Temps de séchage : Environ 45-48H

Appareil utilisé : le Atacama Pro (réduire les proportions si vous utilisez le modèle « Cube »), pour les autres modèles et autres marques, sincèrement je ne sais pas.

  • Environ 7kg de tomates Roma pas trop grosses, de saison et mûres à point (soit une soixantaine de tomates, mais cela peut légèrement varier en fonction de leur taille)
  • Huile d’olive
  • 3 gousses d’ail
  • 5 brins de sarriette, d’origan, de thym ou de romarin
  • 5 feuilles de laurier
  • Facultatif (mais recommandé) : 8 gouttes d’huile essentielle d’origan compact
  • Facultatif : 1 à 3 petits piments frais ou séchés
  • Sel fin.

Tomates séchées 5Découper les tomates en deux. Les déposer, face bombée dessous, sur les six plateaux du déshydrateur, en salant légèrement le dessus au sel fin.

Lancer le déshydrateur sur le programme A4 (car les tomates ont besoin d’un peu de chaleur pour bien sécher sans fermenter), sans oublier de le relancer 2 fois afin d’atteindre le bon degrés de séchage (car il ne dure que 15H). On peut aussi programmer manuellement le déshydrateur sur 65°C pour environ 45 à 48H.

Surveiller de temps en temps, car selon les variétés de tomates, mais aussi leur grosseur et leur taux d’humidité, le temps de séchage peut vraiment varier. Dès qu’elles ont atteint une texture un peu plus souple et moelleuse que le cuir, les mettre dans un grand bocal, en alternant avec l’ail et les herbes, éventuellement le piment. Mélanger les gouttes d’huile essentielle d’origan avec une tasse d’huile d’olive, verser dans le bocal, puis ajouter de l’huile jusqu’à ce que les tomates soient recouvertes.

À conserver de préférence au frais (tant que les tomates sont recouvertes d’huile, elles se conserveront ainsi des semaines !)

 

Tomates séchées 6

⇒ Petits “trucs” bons à savoir

– Si vous préférez conserver vos tomates séchées telles quelles, dans un bocal sans huile à température ambiante, il faudra poursuivre un peu la déshydratation jusqu’à obtention d’une texture de cuir, mais attention, dans ce cas elles seront moins moelleuses.

– On peut économiser du temps de déshydratation si, après avoir bien salé les tomates, en attend une heure (le temps de les faire un peu “dégorger”) puis qu’on les éponge avec un torchon ou un essuie-tout avant de lancer la déshydratation.

– Les tomates séchées encore un peu moelleuses peuvent se conserver soit comme ici dans l’huile, soit au frais dans une boîte hermétique (mais beaucoup moins longtemps, et dans ce cas, mieux vaut les saler un peu plus pour qu’elles ne « tournent » pas).

– Si vous souhaitez gagner du temps sur la déshydratation, il est possible de couper les tomates en quatre. C’est un peu moins joli dans l’assiette, mais plus rapide si vous êtes vraiment pressés de goûter à cette recette !

– Si on lave les tomates, bien les essuyer avant de les mettre dans le plateau, sinon cela augmente de beaucoup de temps de séchage.

– Ne surtout pas trop serrer les tomates sur le plateau !

– Si elles ont des calibres un peu différents (cela arrive souvent avec les tomates bio) il ne faut pas hésiter à vérifier de temps en temps le degré de séchage des plateaux, afin de retirer les tomates qui sont prêtes (c’est à dire un texture évoquant un cuir un peu souple) car si on les fait trop sécher, elles deviennent beaucoup trop “coriaces”, même après avoir séjourné dans l’huile.

– Enfin, il est bon de noter qu’idéalement, mieux vaut installer les plus grosses tomates du côté du plateau le plus près du moteur, et les plus petites à l’extrémité (car plus c’est près du moteur, plus ça sèche vite).

 

Tomates séchées 7

Salade de pâtes

Ça c’est une salade de pâtes aux tomates séchées et “pistou” de laitue de mer. Une tuerie, mais je ne vous donne pas tout de suite la recette, parce que c’est pour un livre qui n’est pas encore sorti 😉

lapinou

… et ça c’est John-Connor le lapin 😉

 

Dernière minute !

Warmcook me propose pour vous un code promo donnant droit à une remise de 10%, juste en donnant le code promo « GOURMANDISES » au moment de la commande.

Ce code promo est valable pour les déshydrateurs, mais aussi pour tous les autres produits du site, à savoir les extracteurs de jus Kuvings, la gamme de cuisson Ecovitam (ces fameux faitouts qui cuisent à basse température), les roasters, les power-blenders mixant sous vide, ou encore les fermenteurs (petites machines pour faire des légumes lactofermentés, du fromage, du yaourt, des boissons fermentées…), sans compter les accessoires (élément à glace et sorbets pour les extracteurs de jus, bocal POC, kit de conservation des jus sous vide, etc.)

Cela m’a été proposé sans même que je le demande… Merci Murielle ! 🙂

 

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{ Tout simplement… }

3 juillet 2018

{ Tout simplement… }

 

Gâteau au kéfir

♥ Sans lait ♥ IG modéré ♥

 

Cette semaine, objectif je fais les bagages, je réanime mon potager qui a pris comme un coup de napalm, je fais du tri, des tas de rangements, et comme la semaine ne s’annonçait décidément pas assez chargée, je me retrouve avec en bonus quatre lapereaux orphelins âgés d’une semaine, qui n’ont même pas encore ouvert les yeux et qu’il faut nourrir au biberon pour chaton ! Ça, c’est le genre de truc que j’ai déjà fait, sauf que quatre d’un coup, c’est une autre affaire… bah, c’est tellement attendrissant quand même ces toutes petites choses… en attendant leur tour de biberon, ils sont si impatients qu’ils se tètent les doigts de pied les uns des autres en poussant des petits grognements ridiculement mignons… et je ne vous raconte même pas comme leurs petites oreilles sont ravissantes, ni leur minuscule petit nez… rôôôh…

Bref, un peu de sérieux. Dès qu’ils boiront plus facilement, je laisserai mes petites s’en occuper, histoire de vaquer à autre chose. Genre le repassage et les valises par exemple. Sinon on va finir par tous partir en vacances avec juste un sac plastique fourré d’une paire de baskets et d’un pyjama, et encore, si j’en trouve qui ne soient pas trop courts, car chez les Chioca on est les spécialistes du « Pyjama Trois-quarts » (on est aussi les spécialistes, du « Pantaplouc » « Pantalon Trois-quarts », bref, on essaye de lancer une mode, mais ça n’a pas l’air d’enthousiasmer les foules. J’en ai pourtant marre de passer ma vie à rentrer des fringues trop courtes dans des cartons, et je voudrais aussi que les marques nous proposent des trucs qui fassent du 22ans en longueur mais du 12ans en largeur histoire que je puisse enfin saper correctement mes garçons !!!)

Bon, au lieu de râler, je vous avais promis une recette de gâteau au kéfir, et la voici, vous verrez un peu comme elle est sympathique : Oh, ce n’est pas un gâteau bling-bling pour frimer, genre layer-cake à cinq étages avec une mousse au milieu, une ganache autour, une crème fouettée sur le dessus, des flamands roses en pâtes d’amande artistiquement disposées au sommet, et des bonbons surprises qui s’écoulent du coeur du gâteau quand on coupe une part, pendant que les bougies jouent « joyeux anniversaire » sous le crépitement des feux de Bengale ! Celui-ci est tout modeste, c’est à peine s’il a osé se laisser photographier avec sa tronche de gâteau au yaourt du prolétariat. Bref, avec ça je ne gagnerai pas « Qui est le meilleur pâtissier », mais plutôt, « Qui est le meilleur paresseux ». Et ça me va très bien.

Car il a un gatout secret ce âteau ! Pardon, je recommence. Il a un atout secret ce gâteau ! Cinq minutes seulement de préparation. Et là tout est dit, je vois que vous me suivez, surtout si vous faites des bagages pour huit en allaitant une portée de lapereaux tout en arrosant un jardin et triant des vieilles frusques.

A la maison, comme j’ai fais plusieurs essais de gâteau au kéfir ces dernières semaines, on l’a parfois dévoré au petit déjeuner, d’autres fois au goûter, et il s’est même laisser un peu « mettre sur son 31 » pour le petit-déjeuner des 20 ans de ma fille : pour l’occasion, je l’avais juste découpé en deux pour le fourrer de marmelade d’orange, puis recouvert de chocolat fondu que j’avais ensuite laissé durcir pour qu’il devienne craquant. Ça faisait comme un gros PiM’s® très chouette ! (J’ai pas pris de photos, c’était dimanche matin à 8h, et faut pas trop m’en demander, j’avais même pas les yeux assez en face des trous pour allumer 20 bougies).

Bref, j’ai fais plusieurs essais, presque tous bons (on a quand même eu droit à une version assez estouffe gari dans le genre), mais c’est cette recette que je trouve la plus chouette bien que ce soit, je le répète, un gâteau très simple, genre quatre-quart ou gâteau au yaourt… On peut le savourer nature (ou le tremper dans un verre de kéfir, dans le café, dans un thé parfumé), le napper de confiture sans sucre ajouté (avec de l’abricot, c’est le top !), l’accompagner de fruits de saison (une part de ce gâteau en croquant des fraises bien juteuses, ça suffit à mon bonheur…), le fourrer de morceaux de fruits et de chantilly coco, l’imbiber d’un sirop parfumé, le décliner en version « PiM’s » (voir plus haut)… bref au choix, mais dans tous les cas, je vous conseille juste de bien mettre dans la pâte le rhum et la vanille, qui forment avec l’huile d’olive une association du tonnerre de Brest !

Et là je vois arriver la première question qui tue : Si j’ai pas de kéfir, comment je fais Marie ? (Je vous connais hein ? ;))

Alors je vais répondre d’avance, car après, je pars en vacances en pyjama, et je sais que pour cet article je ne pourrai pas répondre aux commentaires (vraiment désolée, mais comme toujours, je lirai tout en revenant :))

– Plan A : on choisit une autre recette, genre une ou il n’y a pas marqué dans le titre « gâteau au kéfir »

– Plan B : on passe à la Biocoop (ou autre magasin bio) et on en demande, car souvent ils en distribuent gratuitement. Puis on suit ces instructions, ici, et on se régale tout l’été avec une bonne boisson légère, peu sucrée, rafraîchissante et bienfaisante (et accessoirement, on en  fait des gâteaux.)

– Plan C : on remplace par du jus de pomme ou d’orange, j’ai tenté, ça fonctionne aussi…

 

Deuxième question : Marie, pourquoi tu as mis du kéfir dans ton gâteau ?

Et bien, parce qu’un jour, je faisais un gâteau, un verre de kéfir est tombé de l’étagère, et hop, j’ai fait cuire “pour pas gâcher” et j’ai vu que c’était génial. Ou plutôt parce qu’un jour où je faisais un gâteau, ma fille qui buvait un verre de kéfir a trébuché sur la queue du chien, s’est étalée en avant, s’est rattrapée à mon saladier, mais pas avec suffisamment de célérité pour éviter que le kéfir ne se renverse dans la pâte. Et hop, j’ai fait cuire “pour pas gâcher” et j’ai vu que c’était génial.

Ah non, en fait je m’en souviens maintenant ! J’avais mis du kéfir dans un pot de yaourt au frigo, j’ai voulu faire un gâteau au yaourt, je me suis dit « Hum, un peu bizarre ce yaourt… », mais le temps que ça monte au cerveau le gâteau était fait, hop j’ai fait cuire “pour pas gâcher” et j’ai vu que c’était génial.

À moins que ce ne soit cette fois où un voisin nous a fait goûter une omelette aux champignons bleus un peu fluorescents. Les éléphants roses et moi, après on a fait un gâteau, et je vous le donne en mille, et ben c’était un gâteau au kéfir. J’ai fait cuire pour pas gâcher et j’ai vu que c’était génial.

Vous ne me croyez pas ?

Vous avez raison.

Je cherchais juste des explications crédibles (ah? râté?). Car la vérité, c’est que j’en sais rien pourquoi j’ai mis du kéfir dans ce gâteau ! Peut-être parce qu’avec sa légère acidité, son côté un peu pétillant, je sentais que le kéfir aller donner une pâte légère et moelleuse, même sans battre les œufs en neige. Que ça fonctionnerait un peu comme un yaourt, mais du coup, sans lactose, et que ça serait sympa pour ceux qui sont intolérants aux laitages. Et là par contre, c’est vrai 😉

Une chose est sûre : ce N’EST PAS pour tenter de fourguer mon kéfir comme je peux, quitte à le planquer dans un gâteau parce que je sais vraiment plus comment le faire avaler… Car à la maison, c’est au contraire plutôt la guerre du kéfir, la course à celui qui ouvrira le frigo le plus vite pour s’en envoyer un verre derrière la cravate en rentrant des courses en plein cagnard, la compétition de celui qui ira se sauver avec une bouteille en douce dans le potager (ça s’est moi) ou qui en avalera le plus de verres dans la journée quitte à aller faire pipi toutes les 10 minutes (ça c’est mes petites filles). Bref, tout le monde en raffole du kéfir.

Sauf mon mari. Il a horreur de ça.

Et comme, pour assurer le ravitaillement, on le fait fermenter dans une bonbonne de 6 litres (le kéfir, pas le mari), et qu’il faut bien ensuite transférer tout ça dans des bouteilles au frigo, ça l’énerve un peu (le mari, pas le kéfir).

Ce soir il va rentrer du travail, chercher un truc à boire, et dire d’un air dégoûté « Oh noooon, mais quelle horreur y’a encore du #*&#!!! de kéfir partout dans le frigo !!! ».

J’ai parié, avec les enfants 😉

 

 

Ingrédients pour un gâteau de 8 parts

Préparation : 5 min

Cuisson : 20min

  • 270g de farine T110 de grand épeautre non hybridé (la meilleure, de loin, pour la pâtisserie)
  • 1/2 sachet de poudre à lever
  • 85g de sirop d’agave
  • 100g de kéfir de fruits (la boisson, pas les graines ;))
  • 2 c. à soupe de rhum ambré
  • 100g d’huile d’olive
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel.

 

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Huiler un moule à savarin (donc, en forme de couronne), d’un diamètre d’environ 24cm.

Mélanger la farine, la levure et le sel, faire un puits. Ajouter tous les autres ingrédients, puis mélanger au fouet, juste ce qu’il faut (sans trop insister) pour obtenir une consistance bien homogène.

Verser dans le moule, enfourner pour 20min (selon les fours, il sera peut-être nécessaire d’ajouter 2 ou 3 min supplémentaires) puis laisser un peu refroidir avant de démouler.

C’est tout !

⇒ Un dernier petit conseil : Ne conservez pas ce gâteau à l’air libre (surtout en été !) il sècherait, ce qui serait bien dommage… Emballez-le dans un grand sac de congélation (pas très romantique, mais efficace), il se conservera jusqu’à 48H à température ambiante (mais sera toujours meilleur les premières 24H). On peut aussi poser une cloche en verre sur le plat, c’est pratique ET romantique 😉

 

 

On se dit, rendez-vous fin juillet ? En attendant, profitez bien de ce bel été 🙂

 

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{ Petite “ordonnance” pour votre bon équilibre nerveux…}

22 juin 2018

 

{ Petite “ordonnance” pour votre bon équilibre nerveux…}

Cookies sensas’ à IG très, très, bas…

♥ Sans Lactose ♥ IG Bas ♥

 

Cookies à IG très bas 1Vous venez de travailler 6H d’affilée devant l’écran. Vous y voyez comme dans un étang à grenouilles quand vous avez oublié vos lunettes de natation, votre cerveau bugue façon Windows Vista quand on essaye d’ouvrir huit programmes en même temps, vous ne savez plus que bredouiller des bouts de phrases inintelligibles d’un air parfaitement ahuri, et chaque mot des enfants met 38 secondes à vous monter aux neurones (je compatis !) ? Posologie : 3 cookies (et hop, vous êtes prêts pour enchaîner sur un Rumikiub où vous allez éclater tout le monde).

Votre collègue a, encore une fois, laissé la photocopieuse en mode « bourrage papier » et vous avez très envie, là tout de suite, de lui faire bouffer toute la ramette de 500 feuilles A4 en guise de représailles ? Posologie : 3 cookies (et après ça, vous irez même en prime débourrer la machine en sifflotant).

Vous ne supportez plus, mais alors plus du tout les blagues nulles de votre patron (et en plus, faut rire, si on veut de l’avancement…) ? Posologie 3 cookies + 6 à lui fourrer directement dans le bec (ça le fera taire au moins sept minutes, vous verrez, comme ça repose).

Vous venez de vous prendre une amende pour un dépassement de 4km/H, puis, du coup, pour outrage à agent, puis, du coup, pour les pneus lisses, le contrôle technique presque en retard, la vignette d’assurance collée de travers, la crotte d’oiseau dans un coin du pare-brise, la ceinture que le chien n’avait pas bien attaché, le pot d’échappement qui dépasse un peu du pare-choc, l’absence de siège auto pour l’enfant de 19 ans… Posologie : 5 cookies (faut ce qu’il faut !) + 12 pour monsieur l’agent, histoire de voir si par hasard, « ça ira pour cette fois, mais ne recommencez plus ».

Cookies à IG très bas2Ou alors vous avez juste une journée à peu près « normale », avec, comme moi hier, une recette à inventer puis à photographier de bon matin, une fifille qui se réveille avec des boutons partout, deux ados qui passent en même temps les épreuves du Bac et qui viennent vous demander où est, déjà, leur #!*% !!! d’exemplaire de La Princesse de Montpensier “qu’il faudrait peut-être relire un peu même si c’est nul à ch*er”, un toutou à emmener chez le véto (et surtout, l’emmener alors qu’il vomit à tous les coups en voiture, sinon c’est moins drôle !), le potager qu’il faudrait arroser sérieusement parce que tout commence à ressembler à des épinards (cuits), puis, dans l’après-midi, des amis qui passent à l’improviste au moment où le téléphone sonne et où il faut partir chercher un loulou au collège, un pauvre mari qui voudrait bien profiter de ce joli temps pour aller enfin faire un grand tour à vélo (sauf que là, QUIIIII va aller chercher les autres enfants à l’école pendant que je pèterai mon câble à essayer de faire boire le chien tout en nettoyant le vomi dans la bagnole, hein ?), 72 mails en retard sur la boîte (ben voilà, ils attendront encore un peu), au moins trois lave-vaisselles à brancher si on veut a minima atteindre le robinet pour se laver les mains, et j’en passe (c’est pas le boxon comme ça chez moi tous les jours, promis, là c’était quand même un peu la totale…) Posologie : 3 cookies. Oh et puis zut. 5 cookies. Après ça, on peut repartir pour 1H de trampoline, ça aide à ne pas (trop) péter les plombs

Bref, ces cookies-là remplacent très avantageusement les cachets de magnésium, les antidépresseurs, les calmants, les euphorisants, le gaz hilarant, et encore plus avantageusement les fleurs de Bach, la méditation tibétaine, le yoga, les grosses cigarettes roulées qui font rire. Mais surtout, c’est de la bombe… Avec leur texture un peu sablée, les petits grains de kasha qui croustillent sous la dent, les éclats d’amande, et leur délicieuse saveur de coco, je les trouve même encore meilleurs que ceux « Pour Véro », que j’aimais déjà tellement.

Kasha

Kasha (grains de sarrasin grillé)

Ils sont pleins de magnésium (amandes, chocolat, sarrasin…), ça caaaaaaaaaalme (il paraît). Ça destreeeeeeeeesse (il paraît aussi).

Ils sont pleins de bonnes fibres solubles (son d’avoine, amandes) ça caaaale super bien les estomacs affamés.

Ils sont pleins de bons glucides à IG très bas (sucre de coco, céréales intégrales, son d’avoine…), ça donne des foooorces !!!

Ils sont surtout tout doux pour la ligne, moi ça fait 6 semaines que j’en mange tous les jours au goûter (et parfois même au petit dej’) et j’ai déjà perdu 3kg (mais je fais aussi super attention, pour une fois, bref, j’essaye de bien écouter les conseils d’une certaine Marie Chioca ( sans faire « un-tout-petit-écart » à chaque repas parce que j’ai un peu de hanches en trop, merci les six bébés, mais c’est pas grave, je vous aime quand même ;)).

Bref, autant dire que j’en ai fais des cookies ces dernières semaines, parce que mes enfants m’en piquent un peu, mais surtout, beaucoup plus grave, mon mari m’en pique beaucoup, au point que je lui ai fait une boîte spéciale rien que pour lui (mais dedans, je lui en pique aussi quand j’ai fini les miens, héhé, mais chut, heureusement il ne lit pas mon blog).

Voilà, ces cookies, j’espère qu’ils vous feront autant de bien qu’à moi. Et si vous vous foutez éperdument du côté (supposé) « zenifiant » de ces cookies super riches en magnésium parce que, genre, vous habitez une yourte dans le Vercors et que votre seul question ce matin c’est de décider si vos chèvres brouteront plutôt des touffes d’origan sur les côteaux ou un champ de pissenlits sous les noyers (comme je suis jalouse !), et bien goûtez-les quand même (les cookies, pas les pissenlits).

Et si vous rigolez du côté « IG bas » parce que, genre, vous rentrez encore à 30 ans dans vos fringues en taille 14 ans. Et bien goûtez-les aussi.

Et si ça vous fait trop marrer le côté « qui cale bien » parce que vous, après six cuillerées de carottes râpées et une boulette de pâte de dattes vous vous sentez d’aplomb pour un ultra-trail. Goûtez-les encore.

Parce qu’ils sont juste, vraiment, su-per bons !!!

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Cookies à IG très bas 5

 

Ingrédients pour environ 60 cookies (On ne se moque pas !!! Moi il m’en faut bien 60, mais vous pouvez diviser les ingrédients par trois si vous n’avez pas une famille de fous qui vous en piquent toute la journée)

Préparation : 15 min

Cuisson : 15 min

  • 415g de son d’avoine
  • 160g de kasha (sarrasin grillé) Attention, bien choisir les marques Markal ou Celnat (je les ai testées toutes les deux), car avec une autre marque j’ai eu une mauvaise surprise, on se cassait les dents tellement les grains étaient durs !)
  • 125g de farine T130 ou T150 de grand épeautre
  • 180g d’huile de coco
  • 150g de sucre de coco
  • 225g de chocolat noir à 70 ou 85%
  • 3 oeufs
  • 225g d’amandes (ou de noisettes)
  • 1 sachet de poudre à lever
  • Une cuillerée à café à peine bombée de fleur de sel.

 

Cookies à IG très bas 6Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Concasser très légèrement les amandes (sans non plus faire de bouillie !), soit en les tapant avec un rouleau à pâtisserie pour les réduire en gros morceaux, soit en les mettant dans le bol d’un robot pâtissier de type Kitchenaid muni de son batteur plat (vitesse « 1 », juste pour casser les amandes sans se retrouver avec des éclats projetés dans toute la cuisine. Oui, ça sent le vécu.).

Couper les tablettes de chocolat en « pépites » carrées avec un grand couteau.

Mélanger les éclats d’amande et les pépites de chocolat avec le son d’avoine, la farine, le kasha, la levure, le sucre de coco et le sel. Ajouter ensuite l’huile de coco (à température ambiante, inutile de la faire préalablement fondre), les œufs, et travailler le mélange avec les doigts (ou au batteur plat du robot), jusqu’à obtention d’une texture homogène. Au début, oui, c’est trop sablonneux, on dirait que ça ne va jamais s’amalgamer parce que l’huile est froide, donc figée ! Mais ne dégainez pas tout de suite votre clavier (en plus vous allez le salir) pour me demander si je ne me suis pas trompée dans les quantités d’ingrédients : Il faut juste un peu per-sé-vé-rer ;). On finit vite par obtenir une consistance un peu molle, bien homogène (et légèrement collante, c’est normal.)

Prélever environ 25g de pâte avec une cuillère (sinon, ça colle un peu trop aux doigts), la façonner en boule en la roulant entre les mains, puis la déposer sur une grande lèchefrite chemisée de papier (ou juste farinée). Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte, sans trop serrer les boules de pâte. (Pour 60 cookies, faire deux fournées ;))

Se mouiller la paume de la main, puis écraser chaque boule sur la plaque pour former les cookies.

Enfourner pour 15 minutes, et laisser totalement refroidir sur une grille (ils vont gagner en croustillant) avant de savourer.

À conserver, en théorie, jusqu’à au moins 15 jours dans une boîte en fer ou un bocal de verre bien hermétique, à l’abri de l’humidité (éviter les bocaix transparents… beaucoup trop tentants pour les “piqueurs de cookies ^^”).

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{ Bac 2018 : 0/20 en grec moderne }

6 juin 2018

{ Bac 2018 : 0/20 en grec moderne }

 

Tomatokeftedes

♥ Sans Lait ♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥

 

Tomatokeftedes 1Il y a tellement de recettes que j’ai hâte de partager avec vous en ce moment ! Par exemple un gâteau au kéfir (léger comme une plume, que l’on prépare en 5 min et qui peut se garnir de fraises, de crème au chocolat, bref, de tout ce qu’on veut, de toute façon c’est délicieux, y compris à même le plat avec une cuillère). Ou les meilleurs cookies à IG bas de ma vie (j’en mange depuis deux semaines à presque tous mes goûters, et c’est à peine si je ne goûte pas à 14H30 tellement j’ai hâte ;))). Ou encore une sorte de crème dessert « OVNI » au chocolat et graines de chia, dont je me délecte les jours où je n’ai plus de ces fameux cookies (une tuerie aussi !). Bref, plein de trucs très chouettes, mais avant de passer à autre chose, et de ne plus jamais vous en parler (promis, sinon vous allez finir par le prendre en grippe ;)) je voudrais quand même publier une recette vraiment sensationnelle de mon dernier ouvrage sur la cuisine méditerranéenne : Les tomatokeftedes.

Et là ça fait genre, vous avez vu les gars un peu comme je suis cultivée, hein, comme je parle bien la Grèce. Une vraie troglodyte cette Marie Chioca ! (Ah bon ? On dit « polyglotte » ? OK, c’est noté pour la prochaine fois). Ça fait la fille qui passe toutes ces vacances sur les Iles Cyclades et tout et tout. Sauf que la seule fois où j’ai passé la frontière, c’était à Vintimille, juste histoire de prendre un raccourci pour monter dans la vallée de la Roya (ceux qui habitent sur place comprendront ;)), donc, pour rentrer en France genre 13min chrono plus tard, à peine le temps de lire trois panneaux en italien, et là s’arrête ma grande épopée dans les pays méditerranéens.

Tomatokeftedes 2Bref, j’aurais pu me la péter, vous l’écrire aussi en alphabet grec (« Hé les gars, aujourd’hui je vais vous livrer la recette des célèbres ντοματοκεφτέδες ! ») sauf que là, si un vrai grec tombe sur mon livre, il va hurler de rire vu que j’ai réussi (si si !) à inverser un « f » et un « t » dans le mot « tomatokeftedes », et bien sûr, je m’en suis aperçue après la sortie du bouquin. Pour rattraper le coup, je pourrais essayer de vous apitoyer sur mon sort, en affabulant que je lutte courageusement depuis ma plus tendre enfance contre la dyslexie {son du violon}, etc. mais la vérité c’est que je suis juste distraite. Et un peu nouille aussi.

Oublions donc par pitié mes lamentables “performances” en orthographe étrangère, et passons tout de suite à ce qui vous intéresse. C’est quoi des tomatokeftedes ?

Et bien ce sont des ντοματοκεφτέδες.

(Pardooon, j’ai pas pu m’en empêcher, et je suis là à rigoler comme une idiote derrière mon écran, quelle tête à claque je fais ! ;))

Ce sont des galettes de tomates aux oignons et à la menthe. Voilà.

Et c’est horriblement bon…

Côté ingrédients, ce n’est ni cher, ni compliqué à trouver. Côté préparation, ça se résume presque à tout mélanger dans un saladier puis à verser des cuillerées de pâte dans une poêle chaude. Côté gourmandise c’est inouï. Si le clown de Mac Do avait goûté à ça, il en garnirait ses hamburgers, sans steak ni sauce, et ça serait bien meilleur ainsi. Si les enfants connaissaient tous ça, on les entendrait râler devant les menus de la cantine «Ooooh non, encore des frites et des cordons bleu ! Quand est-ce qu’on aura des tomatokeftedes?». Et oui, c’est ça la junkfood méditerranéenne. Pas cher, facile, super bonne… et ultra clean pour la santé !

Alors je sais, c’est à peine le début de la saison des tomates locales, elles sont encore un peu palotes, un peu insipides, un peu… pardon beaucoup hors de prix, mais les gars, ne passez pas à côté de cette recette. Vous vous en mordriez les doigts ! Et croyez –moi, il vaudrait mille fois mieux mordre dans des tomatokeftedes.

 

* « Aqueux » : Vous avez été nombreux à me demander ce que cela signifie. Outre le fait que c’était le mot préféré de notre regretté Johnny national (qu’il est nul mon calembour), cela signifie « qui contient beaucoup d’eau ». Donc, des tomates de variétés « peu aqueuses », ce sont par exemple des tomates de variété Roma, ou Cœur de Bœuf, ou Cornue des Andes, bref, avec beaucoup de chair et moins d’eau.

Tomatokeftedes3

Ingrédients pour 14 à 16 galettes

Préparation : 10 min

Cuisson : environ 15 min

Cuisson : quelques minutes par poêlée

  • 550g de tomates bien mûres, d’une variété peu aqueuse* (des Roma par exemple)
  • 2 oignons rouges ou blancs (environ 100 à 120g en tout)
  • 125g de farine complète ou semi-complète de blé ou de grand épeautre
  • 1 oeuf
  • Un demi-bouquet de menthe fraîche, sans les tiges
  • 1 à 2 gousses d’ail
  • 2 c. à café rases de sel
  • Poivre
  • Huile d’olive pour la cuisson.

Découper les tomates en petits cubes d’environ 1cm. Les mettre dans une passoire, ajouter 2 cuillerées à café rases de sel, bien mélanger et laisser égoutter le temps d’avancer les autres étapes de la recette.

Éplucher les oignons, les hacher avec l’ail et la menthe.

Presser un peu les tomates dans la passoire avec les mains afin d’en retirer encore un peu de jus (on peut éventuellement conserver ce jus comme base pour une soupe par exemple mais attention, il est assez salé !): on obtient alors environ 375g de chair de tomate bien égouttée, à mettre dans un saladier. Y ajouter la menthe, l’ail et les oignons hachés, un peu de poivre, la farine et l’œuf. Bien mélanger.

Verser environ 0,5cm d’huile dans une grande poêle de 28 à 30cm en tôle de fer, en fonte ou en céramique et la faire bien chauffer (sans non plus la faire fumer).

Quand l’huile est bien chaude, y verser 7 ou 8 cuillerées à soupe de pâte bien espacées. Poser un couvercle, baisser un peu le feu et compter environ 3 min de cuisson. Retourner avec une spatule, puis cuire 3 min encore sur la deuxième face.

Déposer les tomatokeftedes sur un papier absorbant pour éponger l’huile, puis procéder à une deuxième « fournée », toujours en prenant garde que l’huile dans la poêle soit bien chaude (sinon ça a tendance à accrocher) mais ne fume pas.

Savourer bien chaud, ou à température ambiante. À noter que les tomatokeftedes peuvent même être préparés la veille !

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Tomatokeftedes 5

Tomatokeftedes 6

Tomatokeftedes 7

 

Variantes :

On peut ajouter environ 75g de feta coupée en petits cubes dans la pâte, c’est moins léger mais très bon aussi !

En version végétalienne, on peut tout à fait réaliser des tomatokeftedes sans l’œuf mais dans ce cas, ils auront un peu tendance à se défaire pendant la cuisson : pour faciliter les choses, égoutter encore plus les tomates (en les pressant bien), de façon à obtenir environ 300g de chair. Ainsi, la pâte sera moins liquide (j’ai quand même un peu galéré pour la version sans oeufs !).

 

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{ On dirait le sud… }

24 mai 2018

{ On dirait le sud… }

 

Les savoureuses recettes du régime méditerranéen

Cuisine facile pour protéger sa santé

 

Ce que vous allez lire là, je sais, je l’ai déjà dit sur ce blog il n’y a pas si longtemps, vraiment je radote, mais c’est plus fort que moi 😉 : Depuis 25 ans que je m’intéresse de près à l’alimentation saine, j’en ai vu passer des choses… Des modes, des vagues, des régimes « miracles » (surtout « miraculeux » par leur capacité à nous faire prendre du poids tout en mourant de faim…), des diètes hallucinantes censées nous faire maigrir et/ou péter la forme… J’ai vu passer des adeptes du macrobiotisme, de l’hygiénisme, du végétalisme, de la diète hyper-protéinée, du crudivorisme, du régime Dunkan, du régime Tahiti (qui ne consiste pas à se nourrir de gel douche, mais juste de fruits et de poissons), du cartonisme (qui ne consiste pas à se nourrir de carton, mais à suivre les préconisations d’un certain Dr Carton), du Slim Fast (qui ne consiste pas à maigrir vite,  mais plutôt à grossir fastueusement), et j’en passe, et (pas) des meilleures. Heureusement, je n’ai pas suivi tous ces aventuriers, ces Indiana Jones de la bouffe partis défricher des terres inconnues (et pas très hospitalières), j’aimais trop les bonnes choses pour ça ;)… Mais, parce que j’étais quand même un peu « arrondie » sur les bords, j’ai hélas donné de la tête dans deux ou trois trucs un peu idiots, jusqu’à la découverte du principe des indices glycémiques. Ça, au moins, c’est du sérieux, de l’efficace, de l’équilibré, du varié, du sans danger : Quand on privilégie au quotidien les aliments à IG bas, oui, on mincit vraiment, oui, on prend grand soin de sa santé, oui, on a une alimentation variée, et oui, on mange à sa faim, on peut même se ré-ga-ler ! Et on sait que c’est prudent, raisonnable, sûr, car manger à IG bas (donc, des légumineuses, des céréales non raffinées, très peu de sucre, etc.) c’est ainsi que se nourrissent nos ancêtres depuis des lustres, en fait, depuis les gaulois et même avant (la plancha de mammouth aux baies de la forêt, c’était déjà un chouette menu à IG bas). On a donc un peu de recul sur ce coup là 😉

Mais il existe une autre chose sur laquelle nous avons aussi beaucoup, beaucoup de recul pour bien juger de ses bienfaits… c’est l’alimentation méditerranéenne. On ne compte plus les études sérieuses qui établissent ce fait : les populations ne nourrissant sur le modèle dit « méditerranéen » (le VRAI modèle ancestrale, pas la mono-cure de tiramisu !) ont une bien meilleure santé, que cela soit au niveau cardiovasculaire, mais aussi vis à vis du diabète, du surpoids, des risques de cancer, etc.

Vais-je donc retourner ma veste, et abandonner l’alimentation à IG bas pour me lancer dans le modèle méditerranéen. Ben, en fait, pas du tout.

Et vous savez pourquoi ? Parce que les deux fonctionnent de paire. Si vous regardez de près mes 36 livres et mes 8 ans de blog, et bien, je cuisine depuis toujours éminemment méditerranéen ! Et cela, parce que je suis tombée dedans quand j’étais petite (certes) mais aussi parce que j’aime ça, et que je sens à quel point cela me fait du bien.

Mais avant d’aller plus loin, cassons un gros cliché : manger méditerranéen, ce N’EST PAS juste mettre de la sauce tomate partout, ni cuisiner des courgettes, des aubergines et des poivrons à tout bout de champ (surtout hors saison !). Le modèle méditerranéen, c’est beaucoup de légumes, y compris de légumes feuilles ou de légumes d’hiver (brocoli, blettes, céleri, choux…), des céréales, des légumineuses, des fruits, raisonnablement de la viande et du poisson, des œufs, un peu de fromage ( tout spécialement de chèvre ou de brebis), de l’huile d’olive, des noix, des noisettes, des amandes (donc, des « bonnes graisses »)… Un peu de bon vin, et de café aussi (si si !). Peu de sucre, peu de beurre, peu de crème, peu de charcuteries grasses, jamais de produits industriels. Evidemment, on peut encore « renforcer  le côté très bienfaisant de ce modèle alimentaire en remplaçant les céréales raffinées (pâtes, riz, farine banche, etc. hélas maintenant largement usitées dans les pays méditerranéens) par leur version complète, ou par des alternatives encore plus intéressantes sur le plan nutritionnel comme l’épeautre ou l’orge par exemple. En fait, je dis « remplacer », mais je devrais plutôt dire « rétablir », car nos aïeux méditerranéens ne connaissaient pas le riz blanc industriel ou les pâtes « cuisson 3 min », et cuisinaient par contre beaucoup l’épeautre, l’orge, ou le blé complet de variétés anciennes, non hybridées à outrance. C’est cela la version authentique et ancestrale du régime méditerranéen ! Par nature, il était déjà majoritairement à IG bas, sain, équilibré, anti-inflammatoire, digeste…

Le régime méditerranéen, c’est aussi une certaine philosophie de la vie, une façon de manger en bonne compagnie, dans la bonne humeur (et même de parler la bouche pleine, on s’en fiche !), en partageant vraiment un chouette moment de convivialité. La même tourte vous fera beaucoup plus de bien dans ces conditions que si vous gardez vos yeux rivés sur un écran d’ordinateur en vous enfournant les parts l’une après l’autre dans la bouche, sans penser à ce que vous mangez…

Bref, il y aurait tant à dire sur ce fameux « régime méditerranéen » (qui est d’ailleurs tout sauf un régime !) naturellement si bourré d’antioxydants, d’omégas 3, de fibres, de vitamines et autres nutriments précieux que tout complément alimentaire en devient superflu… Mais pour cela, je vous laisserai plutôt convaincre par le formidable Dr Michel de Lorgeril, chercheur, cardiologue et nutritionniste, mondialement connu pour être le plus grand défenseur de ce modèle d’alimentation, et auteur, avec Mme Patricia Salen, de cet ouvrage-là (clic !) sorti il y a 3 ou 4 ans et qui est juste… parfait. Certainement dans mon top 5 des ouvrages les plus percutants au monde quand on veut adopter une alimentation bonne pour la santé ! C’est en le lisant que j’ai eu envie d’écrire ce livre de recettes pour compléter tout cet enseignement, car une fois qu’on a compris pourquoi le modèle méditerranéen est bon pour la santé, et surtout à quel point il est bon, on meurt d’envie de passer à la pratique ! Michel de Lorgeril et Patricia Salen m’ont fait l’honneur d’écrire l’introduction de ce nouvel ouvrage, et de cela, je leur suis très très reconnaissante…

Vous y découvrirez au fil des pages 100 recettes principalement d’origine grecque, italienne, niçoise, provençale ou crétoise (parfois un tout petit peu améliorées pour être encore plus saines et savoureuses !), mais aussi des recettes « de mon crû » réalisées avec des ingrédients méditerranéens. Comme je pense toujours beaucoup à vous ;), j’ai évité les ingrédients un peu trop onéreux, ou encore trop compliqués à trouver quand on habite à Brest, Grenoble ou Aurillac par exemple. J’ai aussi remis dans un petit tiroir de ma tête (pour une autre fois ?) quelques recettes sublimes mais vraiment trop longues à préparer car on n’a pas tous l’âme d’une mamma italienne, ni la même disponibilité pour cuisiner… J’ai fais bien attention qu’il y ait des recettes pour toutes les saisons, car ça serait idiot de ne manger méditerranéen qu’en été ! J’ai évité, bien qu’elles existent bien en cuisine méditerranéenne, les recettes de fritures, les gourmandises un peu trop sucrées, et les céréales à IG plus élevé (comme la polenta par exemple) afin de renforcer au maximum l’effet minceur de cet ouvrage. Enfin, sur la forme, j’ai aussi mis tout mon cœur dans les photos des plats, mais aussi des ambiances et des paysages, afin que, plus qu’un ouvrage de cuisine, celui-ci soit presque un manuel d’art de vivre « comme dans le sud », une fenêtre ouverte sur le soleil, le bruissement des lavandes, le chant de la mer, le parfum d’un oranger en fleurs… Cela m’a bien donné quelques petites émotions : Quand vous verrez par exemple le joli troupeau de moutons page 138, vous aurez une pensée émue (avec ma maman, ce jour là on a failli se faire croquer le croupion par deux énormes bâtards de patous – bâtards au sens littéral du terme, pas en guise d’insulte !). J’ai aussi un fiston qui s’est laissé pousser la moustache pour avoir l’air encore « plus italien » sur les photos (il avait surtout l’air mal rasé ;)), j’ai passé 1H15 assise à côté de la tourte aux blettes page 76 en espérant que le soleil se lève (raté !), j’ai failli prendre une crise de nerfs pour la photo page 64 (quand les rayons du soleil matinal sont enfin tombés pile-poil sur la tablée que je devais photographier après deux heures de préparation, je me suis retrouvée avec deux témoins de Jéhovah derrière le portail- ce jour là, ils ont failli être tapés avec un appareil photo), j’ai repeint en « bleu grec » quatre chaises différentes (et maintenant on ne sait plus quoi en faire…), j’ai voyagé dans le sud de la France, en Provence, à Nice, aux îles de Lérins, dans l’arrière-pays grassois sans tellement profiter du paysage tant j’avais peur de louper mes photos, j’ai planté des légumes spécialement pour cet ouvrage dans mon potager (merci au lapin imbécile qui a bouffé mon pied de chou noir toscan jusqu’au trognon), j’ai photographié des chèvres qui me mâchouillaient le bout des lacets, des poissons avec des sales gueules (mais un goût terrible ;)), je me suis disputée avec quarante-douze guêpes (au moins !) le temps de photographier le gâteau au miel et à la pastèque p180, j’ai pris le bateau pour avoir une jolie vue de la côte cannoise (P6) et même que j’ai failli vomir par dessus bord, j’ai appris à prononcer des trucs improbables genre « Sfincione di San Vito », « Tomatokeftedes », « Kolokytopita », ou « Spanakorizo » sans bégayer, j’ai pondu au moins 10h par montage photo d’entrée de chapitre parce que rien n’était assez satisfaisant à mes yeux, etc., etc. Bref, j’étais un peu sur les rotules en rendant mon manuscrit mi-décembre… mais tellement triste d’avoir fini ! J’ai bien été tentée de demander à mon éditrice si on pouvait faire un livre deux fois plus gros, genre 200 ou 300 recettes, parce qu’il y en restait plein dans ma tête mais bon, c’était pas très raisonnable. Alors voilà, l’aventure s’est terminée. Mais en fait, elle continue, avec vous maintenant…

Alors, régalez-vous bien 🙂

Entrée de chapitre 1

Voici un des 6 montages d’entrée de chapitre, ceux qui m’ont donné tant de fil à retordre parce que je cherchais une chouette association de couleurs entre les différentes prises de vue (j’avais au départ une photothèque de plusieurs centaines de photos, la sélection a été rude ;))… Ici, l’entrée de chapitre “Autour d’un verre” (Recettes d’antipasti, tapas et mezze…)

… et là l’entrée de chapitre “Produits de la mer”, photos principalement prises dans les paradisiaques îles de Lérins, au large de Cannes, et plus spécialement sur l’ïle St Honorat, un petit bijou à explorer absolument tant c’est un havre de paix et de beauté… (Ceci était la minute touristique ^^)

Extrait du 1er chapitre (Autour d’un verre) : Ici les polpettine de thon aux herbes et aux olives noires…

 

… et ici la farinata de pois chiches au romarin et tomates séchées.

 

2ème chapitre (Trésors du potager) avec une grande découverte pour moi, la fava, une recette crétoise qui m’a totalement séduite…

 

Et là les tomatoketfedes, des croquettes végétaliennes de tomates fraîches aux herbes, un régal absolu , et tellement facile à préparer !

 

Chapitre 3 ( Les céréales du régime méditerranéen), avec ici une soupe grecque avgolemono à l’orge et au poulet. C’est crémeux à souhait, parfumé, un soupçon acidulée, houlala, il faut vite que j’en refasse…

 

… et là un gratin de petit épeautre à la viande et aux épinards (la plupart des autres recettes de ce chapitre sont végétariennes).

 

4ème chapitre (Délices de la ferme) avec des recettes saines et équilibrées à base de viande, d’oeufs et de fromages. Ici, des souvlakia grecques…

 

… et là de l’agneau de Sisteron à la boulangère (lever à 5H30 du matin pour capter en juillet cette belle lumière dans les arbres du jardin ;)).

 

5ème chapitre avec les produits de la mer… Ici, du loup grillé aux herbes, sauce ladholemono…

 

… et là une simple salade de pois chiches aux calmars, qui a fait mon bonheur le temps d’un déjeuner à 11H30 du mat’ (j’avais trop faim ;))

 

Chapitre 6, quelques douceurs : Ici, un Ciambellone (gâteau italien) à l’huile d’olive et au citron, tellement léger et moelleux…

 

… et là une crostata à l’amande et aux poires, avec très très peu de sucre ajouté, et pourtant tellement de saveur !

 

Enfin, le 7ème chapitre (Les bases) pour apprendre par exemple comment préparer un aïoli ou une rouille du tonnerre !

 

Enfin, pour terminer, une photo prise dans les Alpilles, mais pas à dos d’âne dans un champ de lavandes, non, à 130km/h sur l’autoroute, à travers un pare-brise (promis, c’est pas moi qui conduisait !), en revenant de mon “séjour photo” dans le sud.  Je la trouve pourtant vraiment fascinante…

 

 

Les savoureuses recettes du régime méditerranéen

Cuisine facile pour protéger sa santé

 

Publié chez mon éditeur, Terre Vivante, dans la collection “Conseils d’experts”

Si vous voulez consulter le sommaire, c’est ici (clic)

 

Encore un immense merci au Dr de Lorgeril et à Patricia Salen, ainsi qu’à Brigitte M. et Julie D., les éditrices de Terre Vivante, qui m’offrent avec leur soutien sans faille et leur gentillesse hors du commun, le plus accueillant et fertile des “terreaux” pour faire pousser de bons livres 😉

 

Acheter cet ouvrage chez mon libraire partenaire Decitre
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{ Rââââh… }

9 mai 2018

{ Rââââh… }

Juste un peu de patience… (mais j’en ai pas des masses)

Vous  aurez probablement du mal à me croire, mais mon ordinateur principal est encore en réparation, que dis-je carrément en réanimation… Je ronge donc mon frein, en comptant le retard que je prends au travail, et en essayant de trouver ça rigolo (mais j’ai pas bien réussi sur ce coup là, j’avoue ;))

Aujourd’hui sort un bel ouvrage, dont j’ai trop hâte de vous parler. Mais là, rien que pour vous dire ça j’ai dû ressortir mon vieil ordinateur qui fonctionne encore sur le 110 volts  (j’exagère un chouïa, c’est vrai, c’est juste que je suis énervée contre lui mais il l’a bien mérité !!!), celui qui (et là, pour le coup j’exagère pas) a le logiciel de traitement de texte qui bugue, le logiciel de photo qui plante, la connexion internet qui rame, le clavier qui se bloque (pour réussir à taper la lettre “H”, faut avoir pratiqué 10 ans de karaté), la page web ouverte qui déconn… ecte toute seule, etc. ) donc je vais vous la faire très courte, histoire de ménager un tout petit peu mes nerfs, ou du moins ce qui en reste ^^

Voici, donc, en attendant de retrouver de quoi écrire un article digne de ce nom, sur un *!8#%!!! d’ordinateur digne de ce nom, un touuuuut petit aperçu de l’ambiance qui vous attend dans ce prochain bouquin 😉

Ahhhh, voilà, rien que de voir ces quelques photos, ça me réconforte vraiment, et j’aurais presque envie de faire une bise à mes deux ordis de malheur 😉

Et pour les “impatients”, voici déjà un petit lien…

A très très vite (j’espère ! ;))

 

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{ Il est bon mon poisson, il est booon ! (Et en plus, pour une fois c’est vrai…)}

24 avril 2018

{ Il est bon mon poisson, il est booon ! (Et en plus, pour une fois c’est vrai…)}

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan

♥ IG Bas ♥

 

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan… Ou comment réaliser une délicieuse recette facile et « qui en jette » avec un petit poisson pourtant très économique, et surtout, pas pollué ! Car le poisson, certes, c’est bon pour la santé, tout le monde nous le répète depuis l’enfance… Mais en réalité, ça dépend un peu des poissons (et oui, là aussi il faut encore « nuancer », j’en vois déjà qui se moquent ;)).

Je pense que vous avez tous entendu parler de pollution aux métaux lourds. Cela touche surtout les gros poissons carnassiers, ceux dits « en bout de chaîne alimentaire », bref, ceux qui boulottent les moyens poissons (lesquels boulottent les petits poissons lesquels boulottent les tout-petits poissons, lesquels boulottent les algues mais aussi parfois les micro-poissons) et qui, du coup, accumulent dans leur corps les métaux lourds déjà accumulés par tous les autres maillons de la chaîne… Et qui est-ce qui boulotte les gros poissons, véritables concentrés de pollution ? Nous, en théorie. Entre « poisson » et « poison », il n’y a qu’un « s ». Celui de « Sagesse »… Voilà pourquoi il faut éviter de se ruer sans discernement sur le thon, le saumon, ou l’espadon par exemple. C’est très contrariant pour un gastronome, je vous le concède les gars, mais c’est ainsi. Car je suis comme beaucoup d’entre vous : j’aime le saumon fumé, les sushis, les steaks de thon au barbecue, et même tout simplement les boîtes de thon, qui ont fait mon bonheur pendant bien des années. Mais maintenant, j’essaye de me pencher davantage sur la question, sans tomber non plus dans la psychose (Rââââh, allo, le centre anti-poisson ? Euh, pardon, le centre anti-poison ? Je viens d’avaler par mégarde une cuillerée de salade niçoise dans laquelle il y avait du thon albacooore ! Est-ce que je dois me faire vomir ?), mais en essayant, à mon rythme, d’intégrer de nouvelles habitudes plus saines. Et de les transmettre à mes enfants.

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan2

L’oseille donne une délicieuse petite note acidulée à la farce, et de plus, “dissout” un peu les fines arrêtes restantes grâce à son acidité naturelle. Mais à défaut d’en trouver, on peut aussi la remplacer par du persil.

C’est un peu compliqué, car je ne suis pas une immense fan des sardines ni des maquereaux, ces « petits poissons en début de chaîne alimentaire » qui sont parmi les moins pollués. Ça se mange bien, mais bon, à priori ça ne fait pas partie de ces trucs qui me mettent les papilles en émoi. Le souci, c’est qu’à chaque fois, ou presque, que je raffole d’un poisson, il est soit sur la liste des poissons pollués, soit sur la liste des poissons menacés, soit sur la liste des poissons hors de prix… soit carrément sur les trois listes en même temps. Zut alors. Ça devient flippant de faire à bouffer les gars ! Mais tout s’apprend. Même à aimer beaucoup les sardines parce qu’apparemment c’est un bon choix : pas polluée, pas menacée, classée parmi les poissons gras (donc très riches en omégas 3), super abordable, la sardine, c’est le top. Certes, dans l’assiette, c’est un peu fort en goût et plein « d’épines », mais on peut trouver des recettes qui améliorent tout ça. En tout cas LE truc pour aimer les sardines, c’est de les choisir ultra fraîches : Soyez vigilants, je dirais même, soyez chiants là-dessus ! Près de chez moi, il y a un supermarché avec un gros banc de poissons, assez sympa en général. Mais à chaque fois je demande, au risque de passer pour l’enquiquineuse de service : c’est arrivé ce matin ça ? Si oui, j’achète. Si non, je le laisse, avec un soupçon de culpabilité pour le pauvre gogo qui tombera dessus après moi, l’achètera, empestera tout le quartier d’une infâme odeur de poiscaille à l’ammoniaque pendant la cuisson, et dira en reposant sa fourchette, « berk, décidément, je n’aime pas le poisson ». Car ça tourne très vite le poisson, on ne devrait le consommer qu’à J + 1 ou à la rigueur J+2. En réalité, ils sont souvent encore vendus à J + 3, 4, 5, 6… Et le comble de l’horreur, c’est généralement le lundi matin, où dans certains supermarchés on remet en rayon les invendus du jeudi, du vendredi ou du samedi, qui on cocotté tout le dimanche en réserve dans l’attente de se dégonfler une bonne fois pour toutes sur le banc de glace du lundi, pffffuiiitt prouuuut !

Alors là, fuyeeez ! Parce qu’après avoir respiré ça, même Ordralphabétix serait en état de choc je pense…

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan 3

En plus de mettre en valeur un poisson par nature très “abordable”, cette recette permet aussi de recycler du bon pain un peu rassit…

En revanche, des sardines bien fraîches (très fermes, super brillantes, l’œil limpide et légèrement bombé, en rejetant absolument les sardines dont le ventre s’est fendu et dont le tour de l’œil est coloré de rouge car c’est un poisson fragile, à consommer rapidement après l’avoir pêché), cela peut être très honorable côté saveur, et il ne reste plus qu’à trouver des idées pour les cuisiner histoire de ne pas toujours les manger grillées au barbecue. Et parmi les quelques recettes qui reviennent souvent à la maison, celle-ci est, de loin, la préférée, du coup je me dis qu’elle vous rendra peut-être service. Vraiment facile à réaliser (sans cuisson préalable de la garniture ni aucune opération compliquée !), elle ne prend qu’une dizaine de minutes de préparation si le poissonnier a eu la bonté de bien vouloir « parer » lui-même les sardines (à défaut, elles sont souvent vendes ainsi, sans tête et sans arête centrale, ouvertes en « papillon » Mais il faut alors encore plus s’assurer de leur fraicheur !). Sinon, aidez-vous des indications données en note sous la recette, car ce n’est pas bien compliqué : vider un poisson, éventuellement l’écailler, lever des filets, nous avons perdu l’habitude de le faire, mais quasiment toutes nos grands-mères maîtrisaient bien la question, et ne s’évanouissaient pas devant leur évier… Alors vous qui avez le cœur assez bien accroché pour regarder habituellement des films d’horreur, ou tout simplement le JT de 20H, vous n’avez aucune excuse 😉 !

Et non, désolée, je ne peux pas vous faire un pas à pas photo pour vous montrer comment on vide un poisson (sinon vous allez vous évanouir devant mon blog ;)) mais vous trouverez sûrement plein de vidéos très bien faites sur la question, et cela vous permettra, si vous le souhaitez, de réaliser beaucoup d’économies car les poissons vendus entiers sont beaucoup plus abordables que les filets (et de plus, leur fraîcheur est plus facile à reconnaître).

Sinon, optez pour des filets de sardines « en papillon » (comme moi cette fois-si, parce que j’avais vraiment la flemme !)… et vous verrez un peu comme cette recette est facile ! Ça ferait aimer la sardine à n’importe qui ça 😉

Sardines farcies 4

Une chouette recette pour la belle saison, qui peut aussi bien se savourer tout chaude, dès la sortie du four, que fraîche, en guise de “tapas” par exemple. Vous verrez, ça se mange sans faim 😉

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 30 min

  • 12 sardines ultra fraiches, ouvertes en deux, sans têtes et sans arrêtes
  • 3 échalotes
  • 3 gousses d’ail
  • 12 feuilles d’oseille fraiche, lavées et essorées
  • 100g de parmesan râpé
  • 45g de pain de campagne préalablement grillé (au grille-pain)
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre.

Préchauffer le four à 200°C, si possible en chaleur tournante. Hacher dans un robot le pain grillé, le parmesan, l’ail, les échalotes, l’oseille, 4 c. à soupe d’huile d’olive, du sel et du poivre.

Déposer une sardine ouverte sur une planche, peau dessous. Déposer un boudin de farce le long de la sardine (voir photo ci-contre), puis la replier en deux et la déposer dans un plat préalablement huilé et salé. Renouveler l’opération avec toutes les sardines, en les serrant bien dans le plat pour qu’elles tiennent bien droites, côté fendu vers le haut.

Saler, poivrer, ajouter un filet d’huile d’olive et enfourner pour 20min, jusqu’à ce que les sardines soient bien dorées. Si besoin, baisser un peu la température du four en fin de cuisson, afin que la garniture ne brûle pas.

 

⇒ Si vous achetez des sardines entières, les écailler d’abord à « rebrousse poil » avec les doigts sous un filet d’eau froide. Enlever ensuite la tête en la tirant dans un mouvement tournant, tout en maintenant bien le corps de la sardine avec l’autre main. Ouvrir la sardine en deux, la vider de ses entrailles et détacher délicatement l’arête centrale (sans séparer les deux filets) en pinçant le haut de l’arête bien fort entre deux doigts, puis en la tirant tout simplement pour la décoller.

 

 

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{ Cette année, Pâques tombe un 1er avril, alors je vous ai fait du poisson… (Poisson d’avril !!!) }

28 mars 2018

{ Cette année, Pâques tombe un 1er avril, alors je vous ai fait du poisson… (Poisson d’avril !!!) }

 

Brownies de Pâques « Forêt-Noire »

(Super-faciles à faire, en quelques minutes chrono)

(Ultra-fondants, et un peu croustillants sur le dessus)

(Avec une compotée crue de griottes sauvages et une crème fouettée coco)

(Découpés avec des formes trop mignonnes si on en a la patience)

(De texture un peu « fudge » sur les bords… et au milieu aussi !)

(Sans œufs, sans lait, bref, végétaliens en fait… mais pas trop « light » non plus !)

 

 

Brownies de Pâques "Forêt-Noire"1En matière de brownies, je pensais avoir déjà bien le tour, mais bon, après tout, on n’est jamais à l’abri… Il y a 10 jours par exemple, c’était la fête de ma plus grande fille, et je lui ai demandé quel était son gâteau préféré. Une forêt-noire, qu’elle a dit, la vilaine. Alors que j’avais déjà cuisiné des gâteaux toute la semaine pour un bouquin, et que là, le samedi, j’espérais tellement faire autre chose, genre un “truc de ouf” qui change vraiment et laisse des souvenirs impérissables pour la vie. Comme la sieste avec des boules Quies et la couette remontée jusqu’aux trous de nez par exemple.

Après avoir machiavéliquement habillement tenté une diversion (Et un gâteau au yaourt, c’est super bon un gâteau au yaourt ! Et une crème-dessert, hein ? Ou alors une salade de fruits ?) il a bien fallu me rendre à l’évidence. C’était vraiment d’une Forêt-Noire qu’elle rêvait… Et ma sieste alors ?

J’ai donc tenté l’ultime argument. Bon, du moment que ça a bien un goût de Forêt-Noire, tu es d’accord qu’on s’en moque un peu de la présentation ? Et là, ça a été OK, j’avais carte blanche. L’infâme petit démon de la sieste m’a chuchoté d’aller acheter chez l’épicier du coin des brownies, une bombe entière de chantilly et des cerises au sirop (celles qui ont la couleur de la pomme empoisonnée de Blanche-Neige), puis de flanquer tout ça dans un saladier en mode « tiramisu en vrac de la Forêt-Noire ». Mais je l’aime, ma fille, et sa fête c’est juste une fois par an. Alors j’ai essayé de faire simple, mais bon quand même. Des brownies par exemple, avec des cerises séchées et de la crème chantilly de coco? Ça serait pas mal du tout… Miam. Mais il n’y avait plus d’œufs (une grmblrmrblr de cane couvait sur les œufs des poules, et les défendait à coups de becs ! Or, je ne me sens pas tellement une âme de toréador, et mes garçons n’étaient pas là, et comme la cane soufflait et faisait des yeux terribles les autres filles de la maison avaient autant la trouille que moi, bref, j’vous la fait courte, y’avait pas d’œufs un point c’est tout).

Brownies de Pâques "Forêt-Noire"2

Et si vous avez un gramme de patience en plus, et bien sachez qu’une fois passé quelques heures au frais (le brownie, pas vous) il peut aussi se découper en petits “sujets de Pâques » tout-mignons, mais attention toutefois aux becs et petites oreilles qui risquent un peu de rester coincés dans l’emporte-pièce (et il faut vraiment que le brownie soit bien froid parce que sinon c’est même pas la peine d’essayer ! ;)).

Il n’y avait pas non plus de tofu soyeux (je m’en sers parfois pour remplacer les œufs) ni de yaourt de soja. Ça commençait bien. Alors j’ai fait avec les moyens du bord, en gloubi-gloubant dans un saladier ce que j’avais sous la main sans être très rassurée quant au résultat final.

Et bien c’était délicieux, à se taper le derrière par terre… en fait, tout a déjà été dit dans le titre ;), alors je vous la fais courte parce qu’en fin de semaine je pars, que là les valises m’attendent, pas grandes ouvertes sur les lits avec des piles de linges bien rangées à côté, mais au grenier, pleines de poussières et de toiles d’araignées, donc, je suis pas très en avance, je dirais même que ça fait peur… en plus je dois laisser la maison à des amis, donc là il faut VRAIMENT que je range. Bref, cette texture qui fait encore plus « brownie US » que le plus « US » des brownies, cette fine croûte légèrement craquante (surtout sur les bords !), ce petit goût d’amande amère avec les griottes réhydratées dans le jus de pomme et la chantilly coco c’était délicieux, mais délicieux, mais alors délicieux ! Je dirais même plus, c’était heu, délicieux. Voilà. Alors, si vous cherchez une idée de fainéant pour Pâques, je vous donne le tuyau..

Ces brownies, on peut les servir tièdes ou à température ambiante pour une texture incroyablement fondante qui se savoure à la cuillère (c’est bête ce que je dis, parce qu’après-tout, vous pouvez aussi y aller à la fourchette, à la louche, avec des baguettes, c’est comme vous voulez)… ou les laisser un peu prendre au frais : Ils évoqueront alors davantage les bouchées chocolatées de type fudge, et pourront être servis en plus petites parts avec le café par exemple. Dans tous les cas, c’est bluffant… Joyeuse Fête de Pâques !

⇒ Nota : Je m’excuse vraiment d’avance, mais je ne suis pas trop sûre de pouvoir répondre aux commentaires cette fois-ci (si je ne ferme pas mon ordi un bon coup, mes enfants vont vraiment partir en caleçon chez leurs grands-parents ! Les valises pour huit, c’est toute une histoire…) . Mais je lirai tout, promis ! 🙂

Brownies de Pâques "Forêt-Noire"3

Ingrédients pour environ 8 personnes

Préparation : 5 à 10 min

Cuisson : 14 min

(À commencer éventuellement la veille )

Pour les brownies :

  • 140g de jus de pomme
  • 180g de chocolat noir pâtissier à 70%
  • 130g de sucre de coco
  • ½ sachet de poudre à lever
  • 100g de farine T110 de grand épeautre (ou de blé)
  • 70g d’huile de coco vierge
  • 70g de purée d’amande blanche
  • 1 c. à café d’arôme amande amère Nat’Ali (ou 2 c. à soupe d’arôme amande amère Patelière, ou 1/2 c. à café d’arôme Vahiné parce qu’attention, d’une marque à l’autre, la différence de dosage, ça craint !)
  • 3 sachets de sucre vanillé
  • 1 bonne pincée de fleur de sel.

Pour servir :

  • 100g de griottes séchées (en magasin bio), trempées depuis la veille dans un bol de jus de pomme
  • 40cl de crème de coco liquide, sortant juste du frigo (marque Kara par exemple, briquette verte, elle monte bien en “chantilly”
  • 40g de sirop d’agave
  • Une c. à soupe d’extrait de vanille liquide.

La veille au soir, bien penser à mettre les griottes à tremper dans le jus de pomme.

Préchauffer le four à 180°C.

Faire fondre l’huile de coco dans une petite casserole, puis y casser le chocolat et laisser terminer de fondre sous un couvercle hors du feu, en mélangeant de temps en temps.

Mélanger la farine et la levure dans un saladier, faire un puits, puis ajouter absolument tous les autres ingrédients. Mélanger juste ce qu’il faut, surtout sans trop insister.

Transférer immédiatement la pâte dans un plat rectangulaire ou un cadre à pâtisserie d’environ 18X24cm, égaliser la surface, puis enfourner pour 14min.

Laisser refroidir à température ambiante avant de découper en parts (sinon, c’est un carnage tant c’est fondant !) ou mettre au frais jusqu’au lendemain. 

Servir avec les griottes égouttées et la crème de coco fouettée en chantilly avec le sirop d’agave et la vanille.

 

PS : Retrouvez plein d’autres idées de recettes pour Pâques en cliquant ici, ou en tapant “Pâques” dans le moteur de recherche du blog (allez savoir pourquoi, il ressort deux ou trois résultats qui n’ont vraiment rien à voir mais bon, on retrouve bien les recettes les plus sympas : gâteau-lapinette, Nid de Pâques au chocolat, épaule d’agneau briochée, cupcakes “mystère”, etc., bref, c’est beau un moteur de recherche qui fonctionne ;))

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{ Quels sont les meilleurs matériaux pour cuisiner ?… }

21 mars 2018

{ Quels sont les meilleurs matériaux pour cuisiner ?… }

 

… ou plus exactement : Voici juste dans quoi je cuisine, moi.

 

Tarte aux tomates fraîches

Un plat à tarte en fer blanc comme ceux de nos mémés (sans papier cuisson !), c’est LE gage d’une pâte bien croustillante… (Tarte aux tomates fraîches, “La cuisine bio du quotidien”, Marie Chioca ©.)

J’ai reçu de votre part tant de questions à ce sujet qu’il fallait bien un article pour y répondre. Mais cet article, j’avoue que j’ai un peu traîné les pieds pour le rédiger… tout simplement parce que c’est un peu délicat.

– Délicat parce que je n’ai aucune légitimité, étant juste auteur de cuisine (et non pas, chercheur, médecin, journaliste d’investigation ou que sais-je encore) pour vous dire « ça c’est bien, ça c’est pas bien ».

– Délicat ensuite parce qu’il est parfois difficile d’avoir des informations absolument fiables sur certains matériaux (par exemple le silicone, les revêtements céramiques, etc.)

-Délicat parce que c’est un sujet un peu « casse-gueule », où il est difficile de s’exprimer sans que les purs-et-durs ne s’enflamment. Or, que ça soit en matière de bouffe, de santé, d’écologie etc. les « maîtres à penser » auto-proclamés commencent un peu à me gonfler. Oooooon se calme les gars… Est-ce qu’on peut au moins discuter un peu de ça, échanger nos avis ou tenter de nuancer la question sans se faire hurler dessus ? Visiblement, sur certains sujets c’est impossible. Tabou. Le monde du bio, supposé rempli de gens super cools, est en train de se muer en univers politiquement correct où certains discours frisent le diktat. Mais déjà, c’est quoi le « monde du bio » ? Pour moi, quelque chose certes d’un peu abstrait, mais incluant de sérieuses notions d’alimentation saine, de santé au naturel, d’écologie véritable, d’agriculture et même mieux, de permaculture, le tout avec une belle ouverture d’esprit, l’envie d’échanger sur plein de sujets. Et bien ce petit monde là est en train de glisser vers quelque chose de pas très joli depuis quelques temps. Si si. De ce bel univers paysan profondément ancré dans la terre et parfois mêlé d’un soupçon de baba-cool-attitude plutôt attendrissante, oui, cet univers authentique qui sent bon l’humus, le pain au levain, le vin bio, la bière brassée artisanalement, le jambon corse, le fromage au lait cru, cet univers où l’on entend les cloches des chèvres aux champs et le chant du coq au poulailler, où l’on respire la bienveillance, la gourmandise et la joie de vivre est en voie de disparition… Là, on entendrait presque le bruit des bottes qui défilent, les harangues exaltées, les camps de « rééducation » politique. Le gluten ? Interdit !!! Le fromage ? Interdit !!! La viande ? Interdit !!! L’alcool ? Interdit !!! Et j’ai vraiment envie de soupirer moi aussi, comme Belmondo dans le film « L’as des as » (ah, cette scène culte de la librairie !) « Vraiment ch*er vous me faites, Herr Kommissar ».

Cuillerée de champignons

Il n’y a pas de mystère… Pour obtenir des notes si joliment caramélisées (sans tout faire cramer !) il faut cuisiner dans de bons matériaux… Ici, une vieille cocotte en fonte émaillée, chinée dans une brocante.

Car ce n’est pas le fanatisme qui fera changer les choses en mieux. C’est le bon sens. Le « fanatisme de la bouffe » fait peur, il culpabilise à mauvais escient, il attise la moquerie, musèle toute pédagogie et décrédibilise beaucoup d’efforts. Mieux vaut avancer, il me semble, avec prudence et réflexion plutôt que hargne et exaltation pseudo-mystique.

Bref, je m’éloigne du sujet parce que tout cela me préoccupe, et je pourrais écrire là-dessus beaucoup, beaucoup de choses…   Sur le veganisme par exemple (présenté maintenant dans des revues aux caisses des supermarchés comme LE truc tendance, or, désolée d’être aussi « réac », mais il y aurait beaucoup à redire là dessus, je ne me sens juste pas assez dispo pour encaisser les insultes publiques qu’il va falloir avaler si je veux tenter d’exposer mes arguments). Moi je n’ai RIEN contre les vegans. Sauf quand ils viennent m’insulter parce que là, ça commence à bien faire. Heureusement, il y a aussi plein de vegans super pacifiques, et ceux-là ont toute ma sympathie.

On pourrait aussi évoquer les excès du “sans”. Par exemple du “sans gluten”, car oui, je suis bien consciente que beaucoup d’entre vous ont à souffrir d’une réelle intolérance, ce en quoi je compatis énormément, mais moi par exemple on m’a aussi diagnostiqué « intolérante au gluten » il y a 12 ans, alors qu’il n’en est rien. J’en suis sûre.

Là, pour aujourd’hui on va juste essayer de parler de casseroles. Et désolée pour les puristes, je ne suis pas trop adepte de tout faire cuire à la vapeur, ou à 40° pendant 12H. Les trucs dorés à la poêle dans l’huile d’olive, j’aime ça, mes ancêtres ont fait ainsi pendant des millénaires et ils ne sont pas tous morts. Enfin si les pauvres, et depuis belle lurette, mais pas d’un cancer.

– Délicat enfin parce que certains matériaux de cuisson « topissimes » d’un point de vue santé sont juste hors de prix. Or, devoir vendre un rein pour acheter une poêle, c’est pas terrible non plus.

Allez, on y va ?

Pain moulé de petit épeautre

Ce joli pain de petit épeautre a été cuit dans un moule en terre vernissée que j’ai acheté 5euros à une braderie du personnel… qui se déroulait dans une galerie marchande d’un supermarché. Les employés vendaient tout simplement les moules à pâtés vides du rayon charcuterie ! Ça c’est du recyclage 😉 (Pain moulé de petit épeautre, “Les secrets de la boulange bio”, Marie Chioca ©)

Mes poêles :

1/ Ma poêle anti-adhésive : elle est officiellement aux ordures depuis 1997. Parfois, mon mari m’en ramène une petite, toute mignonne, à la Chandeleur, je râle, on l’utilise deux fois, puis elle fini cabossée entre deux autres poêles plus lourdes. Ce n’est même plus une question de revêtement légèrement griffé, non, ça c’est pour les petits joueurs. Vu le poids du reste de ma batterie de cuisine (fonte noire, inox 18/10, terre à feu, faitouts de 12 litres, etc.), l’état de rangement de mes placards, et la bestialité, oui, j’ai bien dit la bes-ti-a-li-té de ceux qui m’aident (parfois ;)) à ranger la vaisselle (genre je jette la poêle et je ferme le placard coulissant d’un coup de Doc Martens), on dirait toujours que la poêle Téfal a fait du stock car. Achetée en janvier, jetée en mars-avril. Bref, c’est nul…

2/ Ma poêle en inox du supermarché (pourtant de bonne marque). Elle squatte mon placard depuis 20 ans. Je m’en sers genre à chaque fois que j’ai oublié de brancher le lave-vaisselle depuis deux jours et que toutes mes autres poêles sont indisponibles. Ça doit bien arriver quatre fois par an. Tout ce que j’y fais cuire brûle, colle, fume, mais c’est bien parce que ça permet à chaque fois de m’assurer que les piles du détecteur de fumée fonctionnent.

Poêle de cow boy

Une de mes “poêles de cowboy”, ici photographiée dans l’ouvrage “Je cuisine bio avec les enfants”. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé beaucoup de photos avec cette pauvre poêle, même en recherchant dans tous mes anciens livres ou les articles de blog vieux de 7 ans. Faut dire qu’elle n’est pas très présentable ^^ Marie Chioca ©

3/ Ma poêle de cowboy 😉 Ou plus exactement mes poêles de cowboy, parce que j’en ai de toutes les tailles. Sorties tout droit d’un film avec Terrence Hill, elles sont accrochées au mur de la cuisine. C’est moins interdit, mais tout aussi efficace contre les cambrioleurs que le calibre 12. Sans plaisanter, en cuisine c’est une merveille. Quand vous les achetez, elles sont très belles. Waouh, la claaasse, ce look « argent brossé » ! Mais ne comptez pas trop là dessus. Car une poêle de cowboy (en vrai, ça s’appelle « une poêle noire », ou « une poêle en tôle de fer ») ça doit se noircir, se culotter. Plus c’est cracra, plus ce que vous y faites cuire est sublime. Il faut donc bien suivre les instructions la première fois (une sorte de « rituel magique » où on y fait bouillir des pelures de pommes de terre, puis de l’huile, bref, tout est expliqué sur le carton de la poêle ;)), et ensuite, s’habituer à cet usage, certes très différent de la poêle Téfal, mais très simple au final. Dans une poêle noire, tout rissole, dore à point, croustille à la perfection. On appelle ça la « réaction de Maillard », bien connue des bons cuisiniers. Pour les crêpes aussi c’est le top, mais il faut d’abord bien la préchauffer, puis seulement ajouter l’huile, et très très vite verser la pâte à crêpe (sinon l’huile fume). Ensuite, c’est plus que du bonheur pour les 40 crêpes qui suivent…

Pour le nettoyage, attention, âmes sensibles s’abstenir : pas de lave-vaisselle !!! Sinon, la poêle noire, ben elle ressort orange fluo. De rouille évidement. Et tout ce qu’on y fait cuire après accroche et sens la coque de vieux cargo. Non merci.

Il faut donc juste la passer sous l’eau très chaude en la frottant avec une brosse à vaisselle, puis la remettre sur le feu quelques instants, pour bien la sécher, avant de la ranger, telle quelle, et idéalement, bien nette mais encore un tout petit peu grasse… Ben oui. C’est en tout cas comme ça qu’ils font dans les super restos très « chics ». Perso, je n’utilise de produit vaisselle qu’après y avoir faire cuire du poisson… Enfin, sachez que si on y laisse brûler de l’huile au point qu’elle se mette à poisser au fond de la poêle (c’est rare, faut quand même y aller très fort !), la seule solution reste la pierre d’argent (bien penser à la re-huiler légèrement – la poêle, pas la pierre d’argent !- puis à l’essuyer avant de la ranger). Bref, voilà, à regarder comme ça, je comprends pourquoi les publicitaires n’ont pas trop misé là-dessus pour séduire « la ménagère ». Eux qui aiment tant nous présenter, depuis les années 50, des clichés de majorettes de la cuisine avec leur petite poêle Téf*l à la main, j’avoue que là… Parce que les Betty-Boop des pubs, elles vont écailler leur vernis, mettre des traces noires sur leur petit top à bretelle et tout et tout avec ce genre de poêle. Mais moi, comme je ne cuisine jamais en talon aiguille, j’attrape ça à deux mains, et ça me muscle mes petits bras ;). Un jour on m’a dit « ça au moins c’est une poêle de mec ! ». Crétin. Ça c’est juste une poêle pour ceux qui aiment la vraie cuisine.

Poêle en fonte émaillée

Ma jolie poêle en fonte émaillée de chez Le Creuset, quelques secondes avant qu’elle ne passe par la fenêtre… Un jour je vous raconterai l’histoire 😉 Ah, vous voulez savoir tout de suite? Bon, voilà. Ça c’était la première photo des crêpes Suzette (ouvrage “La cuisine des grands classiques”), mais je trouvais la flamme un peu faiblarde. Alors j’ai attendu que ça soit bien éteint (sic!) puis j’ai versé un peu d’alcool à brûler, mais là j’ai pas eu le temps d’approcher l’allumette. On a entendu “bang”, la bouteille d’alcool a implosé entre mes mains, et des flammes de 50cm sont sorties de la crêpe. Sérieux, j’étais trop choquée, et pendant ce temps, mon fils a calmement jeté la poêle par la porte-fenêtre histoire de pas flanquer le feu à tout le salon. Voili-voilou. Bon, évidement, cette pauvre poêle, quand on l’a retrouvée, (éteinte), était fendue en deux sur les dalles de la terrasse. Pas de bol. Mais personne n’a été blessé ! Et ça c’est incroyable…

4 / Ma poêle en céramique. Elle est immense (30cm) à bords hauts, je l’ai achetée chez Lecl*rc, et je l’aime… mais pas trop. Bref, c’est assez mitigé. D’abord parce qu’avec les brutes que j’ai à la maison, je dois la changer tous les ans (28 euros par an environ) à cause du revêtement qui s’abîme. Côté durable, c’est donc nul. Ensuite, parce que je n’ai jamais trouvé de réponse sûre à ma question angoissée : c’est bien ou pas un revêtement céramique ? Certains disent que oui. Mais je trouve qu’on n’a pas beaucoup de recul. Côté technique, c’est vrai que ça ne colle vraiment pas du tout. Les mets y sont peut-être un peu moins croustillants que dans la poêle noire, mais ça dépanne vraiment bien, le résultat est tout à fait honorable, ça passe au lave-vaisselle, bref, voilà le genre de concession que je suis prête à faire, sauf si vraiment un jour j’apprenais que c’est réellement toxique.

5 / Ma poêle Ecovitam, en inox avec un fond trèèèèès épais (et un couvercle muni d’un thermomètre, on peut donc même l’utiliser pour des cuissons à basse température). Voir aussi plus bas, où je parle de la gamme Ecovitam au paragraphe des faitouts et casseroles : en tout cas, pour moi c’est une excellente alternative à la poêle de cowboy : si on suit bien « le test de la goutte d’eau » rien ne colle, ça se nettoie bien, ça reste bien net, bref, une bonne poêle, vraiment, avec même un joli design. Un peu onéreuse par contre, et donc pas à la portée de tous les budgets hélas.

6/ La poêle scandinave en fonte noire : Je n’en ai pas ! Mais je l’ai vue en action chez une amie, et ça a l’air très trèèès bien 🙂

7 / La poêle en fonte émaillée. J’en avais trouvé une sublime chez Emmaüs, en fonte orange à l’extérieur, émaillée de gris à l’intérieur, avec un manche en bois (marque Le Creuset) c’était ma chouchoute. Et puis un jour, elle a littéralement volé en éclat, mais c’est de ma faute ;). Si vous avez lu la légende de la photo, vous êtes déjà au courant…

 

Tranches de butternut rôties

 Plat à four en émail. (Tranches de butternut rôties, “La cuisine bio du quotidien”, Marie Chioca ©.)

Mes plats à four :

J’en ai en pyrex, en inox (genre « cantine »), en terre vernissée (de toutes tailles et toutes couleurs), en grès, en émail (voir ci-contre), bref, tout ça c’est apparemment très bien pour la santé car ce sont des matériaux inertes, sur lesquels nous avons suffisamment de recul pour juger.

Une mention particulière quant aux roasters, dont je suis fan (je m’en sers beaucoup !) : pour ne pas être trop longue, voici un article un peu plus ancien sur la question…

 

Mes woks :

1/ Mes deux woks en fonte noire : un grand (28cm), et un très grand (34cm), tout deux avec un couvercle en verre. C’est une longue histoire d’amour, mais ils sont en passe d’être remplacés dans mon cœur par une gigantesque cocotte ronde en fonte noire (voir plus bas), dont le fond plat se prête à mon avis encore mieux à ma façon de cuisiner. Mais longtemps, ces deux woks ont été en “coloc” avec le faitout Ecovitam, sur ma gazinière…

A noter que certaines marques de wok en fonte ont hélas une qualité un peu décevante. J’en ai jeté plusieurs, dont le fond soit disant en pure fonte s’abîmait sans que les fabricants puissent apporter de réponse à ma question. Bizarre.

2/ Mon wok Ecovitam. Pas mal du tout aussi (au moins là on est sûr, c’est de l’inox, et le fond est indestructible) mais j’ai quand même une petite préférence pour la fonte.

 

Mes faitouts et casseroles :

1/ Mon faitout-tout-bête, pour faire cuire les pâtes. En inox, juste pour y faire bouillir des trucs. J’ai aussi un faitout « traiteur » (donc gigantesque) pour quand je reçois, le genre de bidule qui peut aussi servir de baignoire pour dépanner. Bon, là, rien de bien original. À noter toutefois qu’après avoir tenté maintes fois, on ne peut vraiment rien faire revenir dans un faitout inox « tout bête » (ça brûle, l’huile fume !), ni mijoter (ça accroche traîtreusement alors qu’il reste plein de sauce). Pour ça, il faut de la fonte, de la terre à feu ou un faitout Ecovitam. On y arrive…

Faitout Ecovitam

Faitout Ecovitam (ici photographié avec son panier vapeur superposé). Le genre d’ustensile que vous ne voyez pas souvent sur mes photos (parce que tout s’y reflète cruellement, même la photographe en pantoufles debout sur un tabouret) mais que dans la “vraie vie”, j’utilise vraiment au quotidien…Marie Chioca ©.

2/ Mon faitout Ecovitam. Il n’a pas de place dans les placards, vu qu’il ne quitte jamais la gazinière. Voilà, je précise, parce que c’est important : ceci n’est pas un article sponsorisé, aucune marque citée dans cet article ne me donnera quoi que soit en échange ! C’est juste que mon faitout Ecovitam cumule à mon avis bien des atouts : un fond super épais (quand on y fait revenir par exemple des oignons dans l’huile d’olive, ils rissolent délicieusement sans brûler, sans fumer), une capacité à faire mijoter les plats au moins égale aux performances de la fonte, une cuisson à l’étouffée beaucoup plus rapide (moins toutefois qu’avec une cocotte-minute -que je n’utilise jamais – mais plus rapide qu’avec un autre faitout lambda), et puis surtout, la possibilité de tout mijoter à basse température grâce au couvercle muni d’une sonde. Dans ce dernier cas, on retrouve tous les intérêts de la cuisson vapeur, sauf que là, au lieu que les saveurs soient « lessivées », elles sont au contraire concentrées dans le jus de cuisson (car il est même inutile d’ajouter la moindre goutte d’eau !). Un simple blanc de poulet mijoté 15 min avec des poireaux émincés et de l’huile d’olive, c’est déjà très très bon… à noter évidemment que « qui peut le plus peut le moins » : on peut donc aussi y faire « bêtement » bouillir des pâtes, du riz ou des soupes, et même adapter dessus l’élément vapeur (idéal pour cuire deux trucs en même temps, par exemple, du riz en bas dans le faitout, des légumes et du poisson dans le panier inox au dessus, tout ça pour la même consommation d’énergie).

3/ Mes casseroles : elles sont en inox, toutes bêtes, avec des *$%# !!! de queues qu’il faut revisser régulièrement mais ça, c’est pareil chez tout le monde. En fait, je les délaisse un peu pour le faitout Ecovitam 😉

 

 

Mes plats à gâteaux :

C’est là que je m’attends à me faire engueuler 😉

Moelleux mystère à l'orange

Le fameux “vilain” moule à savarin en alu… Comme quoi, on a tous des petits vices cachés 😉 (Moelleux mystère à l’orange, “La cuisine bio du quotidien”, Marie Chioca ©)

1/ Le silicone. Alors, là, mea culpa. J’ai fais une erreur de jeunesse il y a très longtemps, j’ai écrit un livre sur les papillotes en silicone. Oui, j’ai fais ça, moi. Je n’en suis pas fière du tout ! J’ai deux toutes petites excuses : 1, à l’époque, on avait vraiment besoin de sous (désolée, c’est cru, mais c’est vrai) et comme je n’avais pas un super éditeur comme maintenant je devais me contenter des sujets qu’on me donnait (j’ai quand même, je précise, refusé un ouvrage sur le micro-ondes, un sur les cupcakes, un sur les macarons), et 2, on m’avait assuré que le silicone de bonne qualité était tout à fait neutre pour la santé. Pour finir, je n’en sais rien. Je ne dis pas que c’est mauvais, je ne dis pas que c’est neutre, mais comme de toute façon on peut s’en passer, et bien je m’en passe complètement.

2/ L’alu. C’est pas bien, je sais. Mais j’ai un moule à savarin « vintage » en alu, et c’est mon chouchou, car les gâteaux qui y cuisent sont très moelleux, se démoulent bien bref, c’est du pur plaisir. J’ai essayé plusieurs fois de le remplacer, mais à chaque fois j’ai été déçue du résultat. Le fer blanc ? Ça rouille, ça accroche. Le pyrex ? Ça arroche. En fait, à ce jour je n’ai rien trouvé qui me fasse des gâteaux aussi géniaux que mon moule à savarin « de grands-mères ». J’ai compté : moi qui suis auteure culinaire, je ne l’ai utilisé que 22 fois l’an dernier. Comme je n’ai par ailleurs rien d’autre en alu dans ma cuisine, et que je n’utilise par de papier alu pour conserver les aliments (mais plutôt des boîtes de verre), ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Gnêêê. (Houlà, je devrais peut-être quand même me méfier ?…)

Gros borwnie

Là aussi, un affreux moule “pas bien du tout”, mais qui fait de si beaux gâteaux… . (Gros brownie aux noix de pécan et faux caramel au beurre salé, “La cuisine bio des jours de fête”, Marie Chioca ©.)

3/ Mes quelques moules un peu plus « funs »… en revêtement anti-adhésif. Ben oui. Parce que là, pour le coup, il ne me servent même pas 3 fois par an, mais le résultat est tellement joli ! Je pense néanmoins que j’aurais pu totalement m’en passer. Société de consommation, quand tu nous tiens…

4 / Mes moules à cake : j’en ai en pyrex, en terre à feu, en porcelaine, en fer blanc, mais aucun en silicone. Dans tous les cas, il faut soit utiliser du papier cuisson, soit bien huiler et/ou fariner le moule. Attention les gars, les temps de cuisson varient en fonction du matériau utilisé… et la texture des cakes aussi ! Mais si je détaille, cet article va commencer à ressembler à une thèse. En gros : dans la terre et le pyrex les cakes sont plus moelleux, dans le métal (sans papier) ils sont un peu croustillants à l’extérieur, et dans n’importe quel moule avec papier cuisson ils sont un peu mous…

5/ Mes moules à tarte, idem : pyrex, terre vernissée, métal. Mais mon préféré, c’est un moule à tarte en fer blanc un peu rouillé que je nettoie bien avant usage, que je huile et que je farine. Du coup, je l’utilise sans papier cuisson, et c’est l’assurance d’une pâte à tarte bien plus croustillante !

6/ Mon moule à kouglof en terre : joli, assez performant (s’il est bien graissé et fariné), je l’aime bien aussi. Je n’y fais pas cuire que des kouglofs, mais toutes sortes de pains, de cakes et de gâteaux salés ! Par rapport au moule à savarin, le démoulage est un peu délicat, et le temps de cuisson plus long.

7 / Mes moules à manqué ou à clafoutis : je ne les utilise presque plus, sauf justement pour les clafoutis, parce que je trouve que le moule à savarin (donc avec un « trou » au milieu) permet une cuisson beaucoup plus homogène (en gros, le gâteau est cuit à cœur avant que le dessus ne soit trop bronzé…)

8/ Mes rectangles et cercles à pâtisserie en inox. Ils sont à mon avis in-con-tour-na-bles ! (Et de plus d’un prix abordable).

Moule à cake

Le genre de moule à cake que j’aime beaucoup, d’abord parce qu’il est très joli, ensuite parce qu’il est très long, donc ça fait plus de tranches 😉 ( Brioche à effeuiller, huile d’olive et citron, “Les secrets de la Boulange bio”, Marie Chioca©).

 

Osso buco de lapin

Cocotte en terre à feu Emile Henry. (Osso buco de lapin, “La cuisine bio des jours de fête”, Marie Chioca ©)

Mes cocottes :

1/ Mes deux « Le Creuset » en fonte émaillée de couleur : elles sont trop belles, trop solides, mais trop chères aussi…

2/ Mes cocottes de chez Emmaüs (toutes marques confondues) : elles sont trop belles, trop solides, et beaucoup moins chères pour le coup. Je les collectionne de toutes les tailles et de toutes les couleurs à cause de mes photos 😉

3/ Mes cocottes en terre à feu “Flame”de chez Emile Henry : elles aussi sont trop belles et trop chères 😉 Mais franchement, c’est de la bonne qualité.

4/ Ma cocotte en fonte pour Obélix : Marque Invicta , 32cm de diamètre, 8l de gourmandise. Pour caler les ados Chioca, faut bien ça. Depuis, je me muscle. Et comme je suis complètement folle, un jour je m’achèterai celle-là…

 

Bref, hormis la gamme inox Ecovitam, j’utilise surtout des matériaux « de grands-mères » : fonte noire ou émaillée, tôle de fer, terre, porcelaine, pyrex… Comme le dit le célèbre adage : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ;). J’ai aussi appris entre temps qu’apparemment, quand on cuisine régulièrement dans la fonte ou les poêles noires, une partie du fer migrerait vers les aliments, et ce serait très bon pour la santé. Est-ce pour cela que je n’ai jamais manqué de fer malgré mes 6 grossesses, ni d’ailleurs aucun de mes enfants ? La question reste posée…

À noter aussi que sur mes photos, vous croiserez beaucoup d’autres ustensiles et contenants, souvent très jolis (petites casseroles en émail, petits plats de toutes les couleurs, mini-poêles « vintage » en alu brossé, etc.), et quelques moules à gâteaux plus “techniques”, genre moule à charlotte ou moule à angel-cake, bref, il serait impossible d’en faire toute la liste ici… Mais justement, ça ne me sert que rarement pour les recettes ou les photos de mes livres, pas au quotidien pour la « vraie vie ». Tout cela ne se range même pas dans ma cuisine 😉

Et non, pour répondre à beaucoup de questions je n’ai pas de mijoteuse électrique, de Thermomix et autre cooking chouette, du coup je ne peux pas hélas vous conseiller là-dessus. Mais je comprends vraiment que cela puisse aider certaines personnes qui sont très peu dispo. Oui, c’est toujours mieux, et même beaucoup mieux, que d’acheter des plats tout prêts.

Mais moi, bien que très souvent débordée… je ne délèguerai jamais à une machine mon bonheur de cuisiner, même les choses les plus simples 😉

En revanche, j’attends impatiemment l’invention du robot qui repassera et pliera tout le linge à ma place…

Clafoutis aux abricots

Plat à clafoutis en terre vernissée, Maison du Monde. (Clafoutis miel-abricot, “La cuisine bio du quotidien”, Marie Chioca © ).

 

 

 

 

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{ Un bon plat des familles, et aussi une question pour botaniste averti…}

8 mars 2018

{ Un bon plat des familles, et aussi une question pour botaniste averti…}

Gratin d’orecchiette au chou chinois et au bœuf

♥ IG Bas ♥

 

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 1Hier soir, c’était grave, vous allez voir, mais alors grave de chez grave : je ne savais pas encore ce que j’allais poster sur le blog le lendemain. Du sucré ? Du salé ? Du « tout simple » ? Ou au contraire quelque chose d’un peu plus sophistiqué, genre pour Pâques (mais ne nous emballons pas, il reste encore 3 semaines !). Et puis ma grande fille, qui travaille au rayon légumes d’un magasin bio, a ramené un énorme chou chinois. Elle savait qu’elle allait me faire plaisir (en vrai, si un jour je vous invite, ne m’apportez pas un bouquet de fleurs, mais plutôt un gros chou chinois, je suis fan ;)), mais à ce point ! Parce que du coup, ça a été le déclic : Tilt, demain, sur le blog, je vais leur poster mon FAMEUX gratin de pâtes au chou chinois et au bœuf, un grand plat des familles, complet, équilibré, facile, avec peu d’ingrédients (dont beaucoup de légumes), bref, le truc qu’on aime bien tous mettre au menu (surtout quand c’est super bon !).

Je l’ai donc cuisiné ce matin tôt, et déjà, un de mes fils a voulu essuyer le jus de cuisson au fond du wok avec son pain du petit dej’. Mffff. Un peu fada celui-là. C’est bien mon fils.

Et puis vers 9h, quand le gratin cuisait au four, il est venu me demander vers quelle heure on passerait à table aujourd’hui. Je n’ai pas trop osé ironiser, vu que je venais moi aussi de me poser la question.

Malgré ce parfum qui envoutait toute la maison, on a été très patients, et sages, et tout et tout, promis, puisqu’on a attendu 11H05 (quand même !) pour passer à table.

Comment ça c’est tôt 11H05 ? Et bien, ça n’a vraiment rien à voir avec le menu du jour, c’est juste que le fiston devait faire un devoir de 4H l’après-midi, et moi, heu, et bien je devais faire réparer le pare-brise, vers 14H, donc en fait, je voulais être sûre d’être à l’heure, par gentillesse pour le monsieur qui répare les pare-brises, et comme c’est au moins à ¼ d’heure de chez moi, on sait jamais, il aurait pu y avoir par exemple un looong troupeau de vaches qui traverse la route pendant 45min, ou une panne de feu rouge, ou une manifestation de défenseurs de la réintroduction du tigre à dents de sabre dans le Dauphiné, puis, une centaine de mètres plus loin, la contre-manifestation des bergers pas contents du tout, enfin bref, il fallait que je sois sûre d’être à l’heure, c’était par correction.

Vous voyez ?

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 2Hum, bon, bref, arrêtez un peu de faire du mauvais esprit, et pour revenir à ce plat, je vous concède que vu comme ça, ce n’est « que » un bête gratin de pâtes. Pas de quoi émouvoir les foules, ni même se ruer dessus à 11H05 du matin (sauf par correction pour le pauvre monsieur qui répare les pare-brises, comme dans mon cas par exemple). Mais il y a des petits détails qui changent tout ! Tenez, prenez par exemple la cuisson des légumes : si on arrive (et ce n’est pas bien compliqué) à faire « caraméliser » les sucs de cuisson juste ce qu’il faut, c’est à dire, pas tout cramé (avec l’huile qui fume partout et qui fait tousser, sur fond de détecteur de fumée qui hurle, même qu’il faut monter sur un tabouret pour le décrocher #!8%!), non, ni tout bouilli, mais juste entre les deux, quand la bonne odeur des oignons fondus dans l’huile d’olive se mêle à celle du bœuf, du chou chinois (très très délicate, l’odeur du chou chinois, de quoi réconcilier les traumatisés du chou vert, et même les poly-traumatisés du chou de Bruxelles), du thym et de l’origan, ça chatouille agréablement les narines. Pour réussir ça, pas besoin de faire un stage commando de 3 mois chez Ducasse : il faut « juste » un bon matos : pas de l’inox (sauf avec un fond très épais genre Ecovitam, parce qu’alors là ça change tout) ni un revêtement anti-adhésif, mais plutôt de la fonte par exemple, car plus la sauteuse (ou le wok, la poêle, la cocotte…) est dans un matériau sympa, plus les mets caramélisent et fondent sans brûler, sans que l’huile ne fume, etc. C’est trèès important, mais là, j’y reviendrai, avec (un jour) un article sur les bons ustensiles de cuisson (merci à ceux qui attendent patiemment cet article depuis 7 ans… ça viendra, c’est juste que je suis toujours beaucoup plus motivée par le “pratique” -genre, me dévouer pour cuisiner et manger des trucs- que par le “théorique” – genre, la batterie de cuisine. Pardon.).

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 3Quant aux pâtes, je vous avoue avoir un peu honte, parce que moi, Marie Chioca, la fille qui explique sans vergogne à tout le monde qu’il faut mieux bouloter des pâtes complètes, et bien j’étais justement en panne ce matin. J’ai donc utilisé des orecchiette, ces petites pâtes si délicates que mon italien de mari recharge automatiquement dans le placard (beaucoup plus automatiquement que les grosses pâtes marrons « pour les ânes », celles, complètes, que je préconise dans mes bouquins et que perso, j’aime beaucoup mais lui nettement moins). On va dire que ça sera un petit écart, pour une fois. D’autant plus que comme je l’explique bien dans mon dernier ouvrage, on peut parfois s’autoriser des pâtes un peu plus blanches à condition de les choisir pas trop fines (mieux vaut des orecchiette que des vermicelles par exemple), non précuites (pas de “cuisson 3min”), sèches (car hélas l’IG des pâtes fraîches est moins sympa), de les cuire al dente, et de les accompagner de légumes et de protéines (comme ici !). J’espère donc être pardonnée.

Enfin, il y a le thym, et l’origan. Alors là, petits conseils. Pour le thym, j’ai deux fournisseurs : un ami habitant les Alpilles qui m’en porte un stock chaque année (parce que le thym de l’Isère, il est très joli, tout rose, tout mignon, mais il n’a aucun goût, c’est du thym de décoration), mais aussi en magasin bio la marque « Herbier de France » (billet non sponsorisé, promis) qui vend dans des sachets en kraft un thym hyper parfumé, qui sert aussi bien à ma cuisine qu’à mes tisanes. Pour l’origan, c’est plus compliqué. Là aussi, celui qui pousse en abondance chez nous, dans des terres fertiles, plutôt bien arrosées, etc. est très photogénique : en été, il pare toute la campagne de rose pourpre et l’hiver, il décore mes photos 😉. Mais côté parfum, c’est comme essayer de sentir une rose en tissu. Je dois donc l’acheter mais là attention, je crois qu’il y a deux sortes d’origan : un, génial, qui sent la pizza dès qu’on ouvre le bocal (marques Cook, Ducros, etc.). Et un autre qui sent le foin (du moins quand on ouvre le bocal), puis qui développe à la cuisson un extraordinaire parfum… de Baygon Vert (pour insectes volants, rampants, sautants, ondulants, nageant, sautillants, bref, là, garantie, tout le monde fuit). Aussi je voudrais savoir s’il se trouve ici un botaniste, qui pourrait nous éclairer sur la question… Merci beaucoup d’avance !

Ça me ferait mal que vous mettiez de l’insecticide dans ce bon gratin…

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 8

Ingrédients pour 6 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : Environ 25min + 5 min au four

  • 500g d’orecchiette, ou autres pâtes au choix Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 4
  • 1 gros chou chinois (ou deux petits)
  • 3 gros oignons (ou 6 petits)
  • 400g de viande de bœuf hachée bio (ou 4 steaks bio surgelés, décongelés)
  • 6 c. à soupe d’huile d’olive
  • 100g de parmesan râpé
  • Une bonne pincée d’origan et de thym séché
  • Sel, poivre.

 

Émincer finement les oignons, les faire revenir à l’huile d’olive dans un grand wok, ou une grande cocotte en fonte. Pendant ce temps, émincer le chou chinois (du côté des feuilles, on peut se contenter de faire des tranches larges de 3cm, mais plus on s’approche du trognon, plus les tranches doivent être fines sinon la texture après cuisson sera un peu filandreuse).

Faire dorer le chou chinois avec les oignons et la viande. Ajouter l’origan, le thym, saler, poivrer, poser un couvercle et laisser mijoter environ 10min. Enlever alors le couvercle et laisser réduire le jus, jusqu’à ce que tout soit bien « fondu » et doré au fond du wok ou de la cocotte.

Parallèlement, faire cuire les pâtes à l’eau salée, le temps indiqué sur le paquet. Les égoutter, les huiles légèrement.

Préchauffer le four à 225°C.

Déposer la moitié des pâtes dans un grand plat à gratin, puis la totalité de la poêlée au chou chinois. Saupoudrer avec la moitié du parmesan. Répartir par dessus le reste de pâtes, parsemer avec le reste de parmesan. Ajouter un peu de thym et d’origan, puis enfourner pour quelques minutes, juste le temps de faire dorer le dessus.

C’est prêt ! Et vous allez voir un peu comme c’est bon…

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 6

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 7

Une petite “brève” côté jardin :

Soutenez le Jardibus de Terre Vivante !

Jardibus, sur une idée originale de Pascal ASPE, est un véhicule, tout équipé, pour créer des jardins adaptés à tous lieux et tous publics. L’idée ? Compenser les difficultés de déplacements sur le Centre des écoles et autres institutions et réduire les inégalités d’accès à la nature et à l’apprentissage du jardinage. Et pour que ces jardins poussent de partout et deviennent de vrais projets investis et suivis, Jardibus propose aussi des animations autour du jardin pour les enfants et des formations pour les professionnels de l’éducation.

Le centre Terre Vivante est candidat au concours La fabrique AVIVA, pour développer le projet JARDIBUS. Il faut rassembler le plus de votes possibles parmi tous les candidats !  Ce concours permettrait de financer l’achat et l’équipement du véhicule. Si vous le souhaitez, vous pouvez soutenir cette initiative en votant pour le projet sur :

https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-1579

(Pour soutenir ce projet, il suffit de créer un compte et ajouter de 1 à 10 voix, c’est tout !). Merci à tous !

 

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{ Le 35ème ! }

21 février 2018

{ Le 35ème ! }

 

Les secrets de la cuisine à IG bas

100 recettes salées pour la silhouette et la santé

 

Couverture Livre Les secrets de la cuisine à IG basPour moi, cette année 2018 devrait voir la sortie de trois ouvrages majeurs, des sortes d’ “incontournables” en matière de cuisine saine… Et non, bien que j’en ai très envie, je ne spoilerai pas sur les prochains (même si vous me chatouillez entre les doigts de pieds avec une plume ou que vous me confisquez ma tablette de chocolat*), mais, tout en attendant pa-tiem-ment, les prochaines sorties, voici déjà un petit aperçu du premier sur la liste, qui vient juste de paraître :

Est-il super original ? Non, pas vraiment. C’est « juste » un livre de recettes salées à IG bas pour le quotidien.

Est-il utile ? Oui, franchement ! Parce que c’est une mine d’idées pour se régaler tous les jours, en ménageant sa silhouette et en chouchoutant sa santé.

Et je suis sûre que le concept vous parle 😉

Je suis d’ailleurs toute heureuse de constater quel magnifique essor a pris en quelques années le concept des IG dans le « paysage » nutritionnel français. Quand je me suis décidée à lancer ce blog en 2011, c’était justement pour palier à un manque réel : quelques auteurs avaient bien déjà publié sur le sujet, mais il fallait absolument aider à faire passer le message, « militer » pour faire mieux connaître ce grand principe de l’indice glycémique qui, s’il est bien compris et bien appliqué, permet de lutter avec une efficacité redoutable contre le surpoids, le diabète, mais aussi par exemple des maladies comme le cancer, la dépression, les dérèglements hormonaux, le syndrome métabolique, l’hypertension, les risques cardiovasculaires, certains troubles ophtalmiques, la fatigue générale, le stress oxydatif, l’acidose chronique, et j’en passe (voir par exemple l’excellent ouvrage du Dr Pierre Nys sur ce sujet).

Maintenant, tout le monde, ou presque, a entendu ou lu quelque chose sur l’IG. Les médecins -même les plus « conventionnels »- reconnaissent le bien-fondé de ce mode d’alimentation. Nombreuses sont les blogueuses et blogueurs cuisine à publier des super recettes et/ou des ouvrages de cuisine à IG bas. C’est vraiment chouette ! Et je me contente d’apporter aujourd’hui une simple petite pierre de plus à l’édifice… Un ouvrage de recettes simples et bonnes pour le quotidien, c’est bien peu de choses, mais ça va dans le bon sens !

Gratin de blettes, bechamel IG bas

Et bien oui, on peut même réaliser une béchamel à IG bas ET quasiment sans lactose, qui a tout le goût et la texture de celle de nos mémés… Recette page 174 😉

Je me rends compte que comparé au travail de mes collègues auteurs publiant sur le même sujet, lesquels font preuve d’une formidable créativité (utilisation d’ingrédients rares et parfois méconnus, d’épices lointaines, de « super-aliments », etc.) ma petite touche à moi, c’est ce côté bien « terroir » qu’on retrouve dans quasiment toutes mes recettes. Ce n’est pourtant pas que je sois insensible aux plats plus exotiques ! Mais intuitivement, ma façon de cuisiner reste très proche de celle de nos grands-mères : des bons plats mijotés, des tourtes, des crêpes farcies, des grandes poêlées de légumes à l’huile d’olive (relevées d’une pincée d’origan, humm), des pâtes, des jolies  salades, etc. (avec la petite touche « méditerranéenne » en plus, mais ça…bon, bref, ne spoilons pas ;). Alors, laissant à d’autres auteurs le soin de vous faire découvrir des ingrédients à IG bas super originaux (c’est intéressant aussi !), j’ai pris le parti de privilégier ceux qui sont très faciles à trouver, et si possible pas trop onéreux : pour ces recettes par exemple, hormis le psyllium (utilisé dans deux recettes de pain) et la farine d’orge (qu’on trouve heureusement de plus en plus facilement, Biocoop par exemple vient enfin de la référencer), tout les autres ingrédients restent très courants. D’un point de vue pratique, pour ne pas surcharger les placards, c’est bien aussi 😉 (ça me rappelle que je n’ai toujours pas terminé le paquet de fonio dont je vous parlais déjà en 2012). Et d’un point de vue théorique, je me dis que même sans être très tendance, ma « cuisine de blaireau » a toute sa place dans une démarche écologique plus globale, car elle est naturellement locavore jusqu’au bout des ongles ;)…

Alors ce bouquin, il a quoi dans le ventre ? Et bien, après une intro générale rappelant par exemple qu’est-ce que l’indice glycémique, quel est son impact sur l’organisme, à qui s’adresse ce mode d’alimentation, comment se définit l’indice glycémique d’un aliment, quels sont les autres principes à respecter pour cuisiner sain (car « IG bas » ne signifie pas toujours « bon pour la santé »), quels sont les bons aliments à mettre dans nos placards, etc. on passe enfin aux recettes, mais sans cesser d’apprendre, car vous découvrirez au gré des pages plein d’autres petites infos pour cuisiner à IG bas au quotidien, dont de petits encadrés « Zoom sur.. » qui présentent les ingrédients phares de la méthode IG, ou encore les encadrés « Pour bien équilibrer le menu » qui vous donneront quelques bonnes notions sur la taille des portions et la composition d’une assiette équilibrée.

Quant aux recettes proprement dites, je vous en mets ici un petit échantillon… Comme je le radote répète souvent, la cuisine saine peut (et même « doit » !) réjouir nos papilles, bannir toute frustration, apporter de la joie partout avec des petits plats qui mettent l’eau à la bouche… Le tout avec un zeste de « pédagogie », mais sans interdit ni tabou : c’est un gage de bonheur au quotidien mais aussi de persévérance à prendre soin de soi sur le (très) long terme…

 

* Même pas mal… de toute façon je suis en cure Cabot 😉

 

Vous trouverez dans le chapitre 1 des idées saines et sympa pour prendre l’apéro (parce que c’est souvent le moment où on lâche tout côté résolutions ;))

Par exemple, ces mini-soccas à la sarriette et tomates séchées…

Mini-soccas

 

Ou ces pois chiches grillés à l’huile d’olive et piment d’Espelette (c’est croustillant comme des crackers, ouille, difficile de s’arrêter !)

Pois chiches grillés

 

Dans le chapitre 2, on découvre plein de recettes de tartes salées, cakes, crêpes, tourtes, flammekueches, etc. (avec plusieurs pâtes de « base », à décliner comme on veut) bref, toutes ces petites choses qui nous font teeeellement craquer sur les menus des restaurants, alors qu’elles sont généralement si calamiteuses pour la ligne. Sauf que là, vous pouvez y aller franco, c’est à IG bas 😉

Ici, ces crêpes farcies « Quimper-Nice », avec une garniture au bœuf, parmesan et épinards frais évoquant carrément les meilleurs cannelloni

Crêpes farcies IG bas

Ou une simple quiche au saumon sauvage et fenouils caramélisés, dont je me souviens avoir repris 3 parts (pardon)…

Tarte saumon sauvage et fenouils IG bas

 

Dans le chapitre 3, on s’attaque aux « accompagnements » glucidiques. Car si généralement, on sait tous à peu près comment cuisiner à IG bas des légumes verts, et bien ça se corse un peu plus dès qu’il est question de céréales, de pommes de terre, etc. Les plats de ce chapitre sont donc parfaits pour compléter la protéine du repas de midi, mais peuvent même pour certains constituer des plats végétariens parfaitement équilibrés (pas de panique, on retrouve dans quasiment chaque recette les fameux encadrés « Pour équilibrer le menu » qui donnent des informations en terme de portion par exemple).

Ici, des pois chiches rôtis aux légumes d’été…

Pois chiches rôtis IG bas

Et là, du quinoa à l’italienne (je ne suis pas une grande fana de quinoa, mais cette recette là… mamma mia !)

Quinoa à l'italienne IG bas

 

Dans le chapitre 4, on s’attaque aux plats complets pour le déjeuner, ceux, parfaitement équilibrés, qui associent protéines, légumes et glucides en proportion idéale.

Comme c’est encore l’hiver, et qu’il fait bien froid, je vous propose une grande assiette de cet Irish Stew fondant aux haricots blancs…

Irish stew aux haricots blancs

Ou ce patidou farci au poulet :

Patidou farci au poulet IG bas

 

Puis, arrive en 5ème position un chapitre « boulange », certes très modeste comparé à cet ouvrage un peu plus ancien, mais du moins vraiment pratique car toutes les recettes sont super simplifiées, sans tour de main compliqué, pétrissage long, levée à rallonge etc.

Un exemple ? Ce pain campagnard au seigle, noix et cantal, qui se pétri à peine et ne lève qu’une fois (ce moelleux, ce goût… surtout testez-le très vite ;))

Pain campagnard au seigle, noix et cantal

Ou ces petits pains suédois aux fibres (tellement addictifs au petit déjeuner !)

Petits pains suédois aux fibres IG bas

 

Enfin, le 6ème et dernier chapitre est entièrement dédié aux repas du soir… Vous savez, ceux qui doivent être tout légers et « détox » pour que l’organisme puisse bien se purifier la nuit, et que les kilos s’envolent tout seuls pendant qu’on dort en rêvant de pizzas et de tiramisu.

Exemple avec cette délicieuse caponata d’aubergines…

Caponata IG bas

Ou cette salade printanière (bientôt de saison, allez, allez, on y croit !)

Salade printanière IG bas

 

Les secrets de la cuisine à IG bas

100 recettes salées pour la silhouette et la santé

Paru aux éditions Terre Vivante dans la collection “Conseils d’expert”

 

Acheter cet ouvrage sur le site ma librairie partenaire Decitre

 

⇒ Nota : Cet ouvrage n’est pas une réédition de ce livre paru en 2013, mais un nouvel ouvrage, certes sur un sujet proche, mais avec de nouvelles recettes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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{ Les p'tites chèvres sont bien arrivées ! }

{ Les p'tites chèvres sont bien arrivées ! }

{ Les p'tites chèvres sont bien arrivées ! } Et comme promis, les voici en photos...   ...Parce que je vous devais bien cela ! Et puis après, promis, j'arrêterai un peu de vous parler de biquettes sinon vous allez finir par les prendre en grippe, ces pauvres bêtes, et ça sera bien de ma faute en plus. Alors la prochaine fois ce sera un post "avec quelque chose{ Les p'tites chèvres sont bien arrivées ! }