Alla Norma, mais pas totalement dans les normes…

{ Alla Norma, mais pas totalement dans les normes…}

Spaghettis d’épeautre alla norma

♥ Végétarien ♥ IG bas ♥

Spaghetti d'épeautre alla norma 1Ah, la bonne cuisine méditerranéenne, à peine arrivée dans l’assiette, et hop, chez moi tout le monde a le sourire ! Sourire de gourmandise certes, mais aussi, souvent, sourire d’intense soulagement (On n’en pouvait pluuus d’attendre, ça fait une heure que toute la maison sent bon et nos estomacs hurlaient famine Maman !!!), ou encore, parfois, sourire un tantinet moqueur (Tu peux nous redire un peu le nom de ce plat italien ? Hé hé, tu nous a prononcé ça avec un accent auvergnat trop marrant, mais ça a l’air très bon quand même ;)).

Après l’osso buco de la dernière fois, voici donc une autre recette de saison vraiment très sympa : les spaghettis alla norma. Évidemment, pour ma part j’utilise des spaghettis d’épeautre complets, bien plus intéressants pour la santé que ceux de blé ultra raffiné. Je crains un peu de m’attirer les foudres des puristes (ma ché idiota, gli spaghetti integrale con la salsa alla norma, che cosa completamente degueulassi !!!), mais tant pis, j’assume. Il faut dire qu’en matière de pâtes, j’en connais certains très légèrement « exaltés » sur la question : il faudrait n’acheter que certaines marques bien précises (les autres ne seraient bonnes que pour faire des colliers de nouilles pour la fête des Mères), les faire cuire dans 1l d’eau minimum pour 100g de pâtes (donc, chez moi, il faudrait un faitout de 10l chaque soir, bonjour les biceps au moment d’égoutter tout ça, et je n’ose même pas imaginer comment ils font dans les restos… ils ont des piscines à pâtes ou quoi ?), en ajoutant le sel à ébullition (et pas avant… heu, pourquoi ?), mais surtout sans couvrir le faitout, et en tenant compte à la seconde près du temps de cuisson al dente au risque de se rendre coupable d’un meurtre aggravé de pauvres pâtes innocentes .

Bref, moi aussi j’aime beaucoup les pâtes, mais ça me gonfle un peu de me stresser à ce point pour cuire un malheureux plat de nouilles sans risquer d’horripiler tout le côté transalpin de la famille. Alors comme ça, il paraît que mon plat de pâtes « colle un peu, tout en manquant légèrement d’amidon » ? Que c’est un peu mou et un peu trop dur à la fois ? Un peu trop élastique, tout en manquant légèrement de ressort ? Ça ne retient pas la sauce « comme il faut » ? (NB : les pâtes blanches ont des « petits bras » pour retenir la sauce, que les pâtes complètes n’ont pas apparemment). Ça ne s’enroule pas tout seul sur la fourchette en chantant o sole mio ?

Normal, mon gars (et rien à voir avec une éventuelle très légère mauvaise foi de ta part…), c’est juste que ce sont des pâtes complètes.

Et là, cette réponse clôt toujours la contestation sur un soupir navré dudit horripilé*: il n’y a plus rien à dire, inutile de discuter pasta avec quelqu’un qui pousse l’ignardise, que dis-je, la bouffonerie, l’icônoclasterie jusqu’à acheter des pâtes complètes… Pauvre Marie, complètement ir-ré-cu-pé-rable avec ses idées loufoques sur la cuisine saine.

Bref, moi je les aime bien mes pâtes complètes les gars, je les trouve savoureuses, un brin rustiques, pleines de caractère, j’aime leur texture, j’aime savoir qu’elles me régalent en me faisant du bien. À l’épeautre, elles ont un goût encore plus délicat, et sont me semble-t-il encore plus digestes. Je les fais cuire certes al dente (c’est mieux pour l’IG) dans un faitout de taille normal (ma baignoire ne rentrant pas sur la cuisinière hélas), je les égoutte rapidement, j’ajoute un peu d’huile d’olive et hop, je me régale.

Côté sauce, je les aime toutes (aux légumes, à la viande, au thon, aux fruits de mer, à la persillade, à l’arrabbiata, à la bolognaise, à la napolitaine, etc.), mais en voici une vraiment légendaire aux « chips » d’aubergines : les pâtes alla norma… Non, « norma » ne signifie pas « aubergine » en italien, il y a toute une histoire sur l’origine de ce nom mais comme je ne me sens pas aujourd’hui l’âme pédagogique d’un Lorànt Deutsch, je vous laisse taper « histoire des pasta alla norma » sur internet, ça ira plus vite (désolée de vous lâcher sur ce coup là, mais j’ai faim, et il est 13H49 ;))

Côté diététique, et tout et tout, soyons honnêtes : en cuisine méditerranéenne traditionnelle, on croise tout de même pas mal de fritures. Consommées de temps en temps au milieu d’une alimentation riche en légumes (et à condition toutefois d’utiliser une huile de qualité, sans la faire fumer, en « épongeant » bien le surplus d’huile à la sortie du bain, etc.), c’est une petite gourmandise acceptable, à réserver aux jours de fête par exemple. Cette petite précision n’ayant d’autre but, vous l’aurez compris, que de vous inviter à craquer sans le moindre remord, pâtes complètes ou pas, sur cette sublime recette sicilienne traditionnelle…

*Toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé ne pourrait être que purement fortuite… (c’est que je tiens à la paix des familles moi !)

Spaghetti d'épeautre alla norma 3

 

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 20min

Cuisson : environ 25 min

  • 350g de spaghettis demi-complets d’épeautre (ou de blé, de kamut… ou sans gluten si besoin)
  • 800g de tomates Roma ou anciennes (donc à chair épaisse et peu aqueuse) bien mûres et de saison
  • 2 aubergines très fraîches (donc choisies bien dures et bien brillantes)
  • 2 gousses d’ail
  • 1 petit bouquet de basilic frais
  • Environ 100g de tomme de brebis (en Italie, en sert souvent les pasta alla norma avec de la ricotta séchée et légèrement salée, mais c’est quasiment introuvable en France. Désolée pour cette idée si saugrenue, mais avec de l’Etorky, ça le fait…)
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre.

Spaghetti d'épeautre alla norma 4

Spaghetti d'épeautre alla norma 5Couper les aubergines en fines tranches. Les poser sur une assiette tapissée de plusieurs feuilles de papier essuie-tout, en salant assez généreusement les tranches au sel fin (on peut les faire se chevaucher sans souci). Laisser dégorger 30 minutes, afin que les aubergines perdent leur excès d’eau, mais aussi leur légère amertume.

Rincer les tranches et les sécher avec soin.

Faire chauffer de l’huile d’olive dans une poêle (hauteur 1,5cm environ). Dès qu’elle semble bien chaude (ne surtout pas faire fumer !) y plonger une tranche d’aubergine : si elle rissole avec un joli bruit, et que l’huile mousse légèrement tout autour, c’est parfait, on peut y plonger d’autres tranches (sans qu’elles se chevauchent) et les faire dorer d’un côté, puis les retourner pour cuire la deuxième face (qui cuit souvent beaucoup plus vite !). Les éponger ensuite soigneusement sur du papier absorbant, et procéder de même avec le reste des tranches d’aubergine, en veillant toujours à ne pas faire fumer l’huile (ne pas hésiter à baisser le feu).

Porter à ébullition un grand faitout d’eau salée.

Pendant ce temps, faire rissoler très légèrement dans une large poêle les gousses d’ail coupées en deux avec deux cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajouter les tomates coupées en cubes d’environ 2cm. Saler, et faire mijoter un quart d’heure environ, jusqu’à ce que la sauce ait épaissi. Hors du feu, ajouter la moitié des aubergines coupées en morceaux, le basilic ciselé, et poivrer.

Faire cuire les pâtes al dente, les égoutter, puis servir avec la sauce, le reste des « chips » d’aubergines et quelques copeaux de tomme de brebis.

 

 

Spaghetti d'épeautre alla norma 6

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Mamamia…

{ Mamamia… }

Pasta Peperonata dans les règles de l’art

♥ Sans lait ♥ Sans Oeufs ♥ Vegan ♥ IG Bas ♥ 

 

salsa-peperonata-1-Marie-Chioca-2Pour aujourd’hui, ce sera une recette simplissime… simplissime mais tout à fait exaltante pour les papilles, grâce aux merveilleux légumes d’été que sont les poivrons et tomates mûrs à point !

Il faut dire que cette semaine, plus que jamais, j’ai grand besoin de recettes simples… Quasiment sur le départ -car nous prêtons notre maison à des amis pour nous « échapper » quelque jours au bord d’un lac de Haute-Savoie- il me faut veiller aux bagages de six iroquois de 5 à 18 ans, et bien que ce soit une activité très joyeuse, elle est loin d’être de tout repos… En fait, pour se déplacer à huit il faudrait un car d’excursions (ou une fourgonnette de CRS, un semi-remorque à huit places, un tracteur avec bétaillère, enfin, n’importe quoi du moment que ça a des roues, un moteur, mais que surtout ça comporte une monstrueuse soute à bagages, et tant pis pour le style et l’aérodynamisme) car partant un peu à l’aventure nous devons absolument tout emporter, y compris de quoi manger, se laver, s’amuser, se soigner… 

Chacun a donc fait SA valise puisque nous n’avons le droit qu’à une valise chacun, ce qui fait tout de même huit valises en plus de l’énorme malle de bouffe, des deux glacières, sans compter les sacs de baignade, la trousse de secours – pardon, plus exactement la monstrueuse valise de pharmacie ambulante à faire pâlir un hôpital de campagne (qui de toute façon ne servira à rien, je commence à avoir l’habitude, puisqu’on va avoir besoin du seul remède que je n’aurais pas emmené, et de plus en dehors des heures ouvrables des pharmacies du coin), le monstrueux sac IKEA rempli à craquer de couvertures polaires (je les emmène juste pour conjurer le sort sinon il fera 8°C pendant toute la semaine, c’est comme pour la pharmacie), etc.. Tout cela au grand effroi du Papa qui, bien que très joueur, trouve que Tétris dans la vraie vie a quand même des limites, vu que même une fois la première ligne de bagages parfaitement emboîtée, contrairement au jeu vidéo elle ne s’escamote pas pour laisser de la place aux bagages suivants (mais que fait la science ?)…

Juste avant d’écrire ce post, j’ai justement vérifié ces fameuses valises, ce qui m’a bien fait rire… aller, sans citer de noms ;), j’ai retrouvé dans la valise d’une petite fille de 5 ans deux énormes poupées en porcelaine (comme ça va être pratique à gérer ça !), un gros Bourriquet en peluche et une demi-douzaine de fringues (de poupée) trop petites, censées servir à habiller saucissonner Bourriquet. En revanche, le jogging que j’étais sûre d’y avoir mis mardi était mystérieusement ressorti- sûrement pour faire de la place au gros popotin de Bourriquet- et un déguisement de princesse était bizarrement venu prendre la place d’une veste polaire (retrouvée sous le lit, avec une galette bretonne à moitié grignotée et cinq chaussettes dont deux seulement allaient de paire, mais là je m’égare). Heureusement que j’ai vérifié, parce que les randonnées en déguisement de Blanche Neige, ça aurait été cocasse… Il y avait aussi une barre chocolatée offerte par Mamie la semaine d’avant, et je crois que j’ai bien fait de la retirer. Avec ça planqué au beau milieu des fringues après un voyage en plein cagnard, on aurait été bon pour chercher directement l’adresse de la laverie automatique la plus proche.

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J’ai utilisé pour cette recette de jolies orechiette italiennes, mais toutes les pâtes peuvent convenir, y compris les pâtes complètes de blé ou d’épeautre, les pâtes sans gluten… au choix !

Dans la valise des deux garçons ados, il n’y avait nulle trousse de toilette… Curieux. « Y’aura le lac, Maman ! ». Mouais, mais justement les gars, dans ce lac, il y a des poissons rares dont les savoyards sont très fiers (brochets, ombles chevaliers, feras…), et vu que je ne voudrais pas les retrouver tous en train de flotter le bide en l’air (les poissons, pas les savoyards) dès le premier bain de pied lacustre des garçons Chioca (ceux qui me lisent et qui ont des ados qui ont des baskets comprendront), vous allez me faire le plaisir d’emporter du savon !

La valise des filles, ça allait mieux, si ce n’est que la pitchoune de 9 ans a bien failli passer ses vacances sapée comme l’as de pique (du genre, pantacourt de Sherlock Holmes en tissu écossais marron, chemisette avec des gros ananas imprimés, chaussettes mauves et sandales rouge pétard à pois avec la tête de Minnie Mousse imprimée dessus… la grande classe, quoi.)

Bref, tout cela pour vous dire que n’allais pas me lancer dans un truc compliqué en cuisine… Ce matin, je ne savais même pas encore quoi vous concocter, et puis ces beaux poivrons achetés en début de semaine m’ont rappelé à quel point j’aime cette recette de pasta peperonata. Alors vous voilà avec ce plat qui, pour être simple, n’en est pas moins un vrai truc de gourmet, si délicieux que vous pourrez même le dégainer pour recevoir vos copains sans vous prendre la tête mais à la façon d’un super chef italien !

Vous êtes d’ailleurs nombreux à me demander des recettes de bonnes sauces « maison » pour les pâtes… et en toute franchise, c’est idiot que je n’en mette pas plus souvent sur le blog car je réalise au moins une sauce par semaine pour ma petite famille. C’est très simple à faire, très équilibré, et en plus ça fait l’unanimité… Ce qui rend les sauces inoubliables, ce sont les petits détails comme de cuisiner sa sauce dans une cocotte en fonte, peler les tomates, faire griller les poivrons, rissoler les oignons (et/ou la viande/le jambon cru/le poisson…), d’ajouter des câpres, des olives noires, des herbes de la garrigue, de l’ail frais, bref, chaque sauce a sa personnalité puisqu’on l’improvise un peu au dernier moment avec ce qu’on a sous la main… et ça, franchement, c’est ce qui fait tout le charme de l’histoire…

Sur ce, je vous dis à dans 15 jours, parce que là pour le coup je dois vraiment vous abandonner (cette fois-ci je vous demande pardon mais je ne pourrai vraiment pas vous répondre, j’ai promis de partir sans mon ordi), en vous souhaitant à vous aussi de très belles vacances, ou du moins de très belles journées d’été… en revenant, je vous dirai peut-être si c’est bon, l’omble chevalier des lacs de Haute-Savoie, parce que le reblochon, la tartiflette, le saucisson et la tarte aux myrtilles je connais déjà, et ce n’est pas mauvais du tout. Sauf pour la ligne, et là, pour le coup, je vais faire attention de ne pas revenir en ressemblant à Bourriquet, engoncé dans ses fringues de poupées deux fois trop petites 😉

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Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 15 min

Cuisson : 20 min

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  • 350g de pâtes au choix
  • 2 poivrons rouges
  • 1 poivron vert
  • 6 grosses tomates Roma
  • 2 oignons
  • 1 c. à soupe de câpres
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • 15 olives noires
  • 1 feuille de laurier.
  • Quelques brins de sarriette, d’origan ou de thym frais (ou 1 c. à café d’origan séché)
  • Sel, poivre, piment d’Espelette (facultatif).

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salsa-peperonata-2-Marie-Chioca-2Préchauffer le four à 240°C, en position grill.

Ouvrir les poivrons en deux, retirer les graines, puis les déposer (face bombée sur le dessus, face coupée dessous) sur une lèchefrite chemisée de papier cuisson. Enfourner pour environ 10 min (cela dépend des fours) jusqu’à ce que la peau des poivrons noircisse et se boursouffle.

Pendant ce temps, éplucher les oignons, les découper en petits cubes, puis faire revenir dans une cocotte avec l’huile d’olive et un peu de sel jusqu’à obtention d’une appétissante coloration des sucs.

Éplucher les tomates (avec un simple « Économe » cela fonctionne très bien, et on perd moins de temps qu’en les ébouillantant 30 secondes comme le faisaient nos grands-mères), les découper en cubes puis les ajouter dans la cocotte avec les câpres, la gousse d’ail finement émincée, les olives, le laurier et les herbes. Saler, poivrer, pimenter légèrement, puis laisser mijoter environ 10 min en mélangeant de temps en temps.

Pendant ce temps, retirer la peau des poivrons (une fois grillée, elle part très facilement) puis les découper en lanières.

Ajouter les lanières à la sauce en fin de cuisson, puis bien mélanger.

Servir aussitôt sur des pâtes au choix cuites al dente (très important pour limiter leur indice glycémique, voir aussi cet ancien article pour plus d’infos à ce sujet), soit tel quel, soit avec un peu de parmesan râpé ou des lamelles de chèvre frais (de la tomme de brebis râpée, ça le fait aussi !).

 

Bonnes vacances à tous ! 🙂

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Rappel : Retrouvez sur Pinterest un index bien pratique pour retrouver toutes les anciennes recettes de mon blog (j’ai renommé les tableaux pour plus de lisibilité)…

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{ Une recette et un petit jeu… }

{ Une recette et un petit jeu… }

Pasta primavera au saumon

(Et gagnez peut-être mon dernier livre !)

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs (mais tout dépend des pâtes choisies) ♥ IG bas ♥

 

pasta primavera au saumon-2Pour vous présenter une recette de mon dernier livre « Recettes IG bas », j’avais choisi de longue date ces Pasta Primavera, ce qui signifie, pour les ignares, « pâtes printanières »…

Euh, je ne sais pas trop comment c’est chez vous (?), mais ici, dans ce pays de dingues notre pittoresque Dauphiné, nous avons étrenné tout fiers nos lunettes de soleil et t-shirts à manches courtes pendant 3 jours la semaine dernière, admiré d’un air béat les fruitiers en fleurs et fait un pique-nique (Yees!). Tout ça en trois jours, ouf, et il était temps, heureusement qu’on en a bien profité.

Parce que ce week-end, il a neigé.

Du coup, je me dit qu’une tartiflette vous tenterait sûrement bien, mais comme je suis têtue, allez, on ve rester sur les Pasta Primavera*. C’est tellement chouette les Pasta Primavera avec le nez qui coule et les dents qui claquent, qu’on ne vas pas se priver de ce petit plaisir… de saison :s
*(Faut dire aussi qu’y a pas de tartiflette dans mon bouquin, ça craint… Mais si vous vous pelez vraiment, il y a une sorte de cassoulet p 62 😉

Et puis je voulais aussi vous donner une chance de gagner mon ouvrage, en participant à un petit jeu ;). J’aurai pu vous demander de réaliser une recette à IG bas, de répondre à une question-piège ou de faire un concours de bonhomme de neige, mais pour une fois ça va être beaucoup plus simple… Je marquerai juste sur des petits papiers le nom de chacun d’entre vous m’ayant laissé un commentaire pour participer, et c’est la douce petite main de ma Poupougnette de 2 ans qui tirera au sort le nom du gagnant. Certes, je n’aurai pas Maître Enfoiros à disposition pour surveiller le bon déroulement des opérations, mais ça se fera à la loyale 😉

Et pour que ce petit cadeau soit encore plus personnel, je ne demanderai pas à mon éditeur d’envoyer son lot au gagnant… Je vous offrirai un de mes exemplaires d’auteur, avec un petit mot 😉

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Ingrédients pour  4 personnes
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 15 minutes

350g de tagliatelles sèches
400g de pois mange-tout
1 petite botte d’asperges vertes
1 oignon
200g de petits pois écossés frais ou surgelés
4 cuil à soupe d’huile d’olive
400g de saumon fumé
Sel, poivre 5 bais

Mettre une casserole d’eau à bouillir pour les pâtes.

Dans une grande poêle, faire revenir l’oignon émincé dans l’huile d’olive. Ajouter les mange-tout coupés en 3, les petits pois et les asperges détaillés en tronçons (après avoir jeté la partie coriace des tiges). Saler.

Faire cuire environ 7 minutes en mélangeant souvent, les légumes doivent rester bien croquants.

Parallèlement, faire cuire les pâtes, les égoutter, mélanger aux légumes cuits.

Détailler le saumon en rubans, et l’ajouter au dernier moment dans le plat non brûlant pour ne pas risquer de le cuire, ce qui altèrerai son moelleux.

Servir aussitôt, avec quelques tours de moulin de poivre 5 baies.

 

⇒ Zoom sur… les pâtes
 
Longtemps décriées dans les régimes amaigrissants, les pâtes sont au contraire un ingrédient phare du régime IG, à mettre souvent au menu. Voici quelques petites astuces pour abaisser au maximum l’indice glycémique d’un bon plat de pâtes :
→ Les faire cuire « al dente »
→ Les choisir si possible au blé intégral, ou aux oeufs
→ Bannir les pâtes précuites « cuisson 3 minutes »
→ Préférer les pâtes sèches aux pâtes fraîches
→ Les accompagner d’un ou plusieurs ingrédients acides (sauce tomate, câpres…)
→ Les savourer avec des légumes et/ou un peu de poisson, d’œufs ou de viande
→ Si vous avez un peu de mal avec les pâtes intégrales (qui sont pourtant un « must » en matière d’IG mais tout le monde ne les supporte pas aussi bien), vous pouvez de temps en temps savourer des pâtes blanches ou semi-complètes « al dente » en portion  raisonnable, comme dans cette recette simple et fabuleuse qui émoustille les papilles!
→ Sachez que les pâtes aux oeufs de qualité  possèdent un indice glycémique plus bas que les pâtes blanches traditionnelles. Elles seront donc à privilégier, mais le plus important restant la cuisson: des pâtes « al dente », c’est souvent une minute de moins que ce qui est écrit sur le paquet…
→ Enfin, sachez que l’IG des pâtes refroidies est encore plus bas, même après les avoir rapidement réchauffées, que L’IG des pâtes sortant de la casserole.
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{ Le point sur les pâtes et la méthode IG, recette gourmande à l’appui… }

{ Le point sur les pâtes et la méthode IG, recette gourmande à l’appui… } 

Conchiglioni farcis au bœuf rôti et fanes de radis

 

_DSC2381b-2Quand on est gourmand et que l’on pratique la méthode à indice glycémique bas, il est bon de connaître certaines vérités à propos des pâtes, histoire de pouvoir se régaler avec beaucoup de bon sens.

En premier lieu, tordez vite le cou aux idées reçues… Non, à moins de suivre des régimes bizarroïdes et déséquilibrés (à bannir) vous n’êtes pas condamnés aux concombres et haricots verts pour garder une ligne de sylphide…  Car avec de telles méthodes, on obtient peut-être (et encore) quelques millimètres de tour de taille en moins, mais si c’est pour se traîner ensuite toute la journée avec l’énergie d’un calamar ivre mort, je préfère encore quelques petits bourrelets !!! Mais notez qu’avec quelques astuces, vous n’aurez même pas à choisir : A nous donc, les spaghettis bolognaise, tortis aux fruits de mer, coquillettes au pistou, papillons aux champignons, macaronis thon-persillade, tagliatelles à la carbonara  (là faudrait quand même pas charrier…), bref, vive les petits plats bien gourmands, économiques et vite prêts, qui « calent » l’estomac et font le plein d’énergie ! Mais pas à n’importe quel prix. Car entre une assiette de tortis complets « al dente » nappés d’une petite sauce tomate aux olives, poulet, parmesan et des lasagnes raplaplas aux lardons, dégoulinantes de béchamel, il y a un monde…

Voici donc, en résumé, ce qu’il faut savoir sur les pâtes:

–          Les pâtes cuites « al dente » auraient un IG plus bas que les pâtes plus cuites.

–          Les pâtes sèches auraient un IG plus bas que les pâtes fraîches.

–          Les pâtes de cuisson normale auraient un IG plus bas que les pâtes précuites de type « cuisson 3 minutes ».

–          Les « grosses » pâtes (papillons, macaronis, escargots…) auraient un IG plus bas que les petites (vermicelles, capellini…)

–          Les pâtes cuites puis refroidies auraient un IG plus bas que les pâtes consommées à la sortie de la casserole

–          Les pâtes complètes auraient un IG légèrement plus bas que les pâtes blanches

–          Les pâtes associées à une petite portion de sauce tomate et/ou de viande, d’œufs, de fromage ou de poisson auraient un IG plus bas que les pâtes natures

_DSC2362-2   Ne me demandez pas pourquoi, ce serait un peu long pour tout expliquer. Mais faisons confiance à ces braves scientifiques qui se sont enquiquinés à faire ingurgiter un plâtra de pâtes froides à un panel de pauvres gars, avant de leur faire subir en prime une série de prises de sang tout au long de la digestion, histoire de mesurer la courbe de glycémie des pâtes froides. Et le pire, c’est qu’ils ont dû recommencer avec les pâtes chaudes, les pâtes précuites, les grosses pâtes, les petites pâtes, etc . Si ça c’est pas du dévouement… Alors pas de mauvais esprit hein ?

Avec ces quelques indications, on retiendra donc juste que l’on peut inviter régulièrement les pâtes « al dente » et de préférence complètes au menu, principalement à midi car elles nous garderont parfaitement bien « calés » jusqu’au soir (ou au moins jusqu’au goûter plus les plus incorrigibles dont je fais, hélas, partie…)

Je ne vous mets pas les indices glycémiques pour chaque catégorie de pâte pour la simple et bonne raison qu’aucun site ne s’accorde parfaitement sur le sujet. Alors au lieu de s’arracher les cheveux, on retiendra les principes « généraux » énoncés plus haut sans se prendre la tête.

Tout cela pour introduire ma recette d’aujourd’hui…

Il y a quelques jours, je me promenais dans Nice (ne dites pas « Ah la veinarde ! » parce que là j’y suis plus. Bouhouhou…), et j’ai craqué sur quelques douzaines de raviolis niçois de chez « Tosello », une échoppe du vieux Nice où mon Papa achetais déjà les raviolis quand j’étais petite. Ce fut très très bon, ces petits raviolis… 😀

Oui, mais côté IG, « régime » et tout et tout, j’ai eu tout faux :

–          Parce que c’était des pâtes fraîches

–          Blanches

–          Bien cuites

–          Que j’en repris trois fois…

–          Que j’ai mangé une poule au chocolat pour dessert

Alors voici pour me rattraper une recette beaucoup plus raisonnable, avec de grosses pâtes « al dente », les conchiglionis, et une petite farce de saison au bœuf rôti et fanes de radis bio. Pourquoi des fanes de radis ? Parce que début mai, c’est encore un peu la saison creuse et que pour moi c’est tout ce qu’il y a de « nouveau » au jardin. Mais aussi parce que j’aime beaucoup les fanes de radis, qui ont un petit goût de roquette, (et un petit goût de gratuit…)

Cette petite recette, c’est simple à préparer, absolument délicieux, et ce sans aucune entorse aux bons principes de l’IG ou de l’alimentation saine. Bref, à refaire, et vite !

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Pour 3 douzaines de conchiglionis farcis (soit 3 personnes en plat principal)

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 15 minutes


–          Un demi paquet de conchiglioni (je n’ai pas trouvé de conchiglioni complets mais ils remplissent tous les autres critères des pâtes « bon IG »…)
–          3 cuil à soupe d’huile olive
–          300g de viande de bœuf bio hachée par le boucher
–          2 oignons
–          Les fanes d’une belle botte de radis bio
–          200g de sauce tomate provençale bio
–          1 cuil. à soupe de marjolaine ou d’origan
–          Sel
–          Poivre
–          Parmesan

 

 

Recette:

Porter à ébullition une grosse casserole d’eau salée pour les conchiglionis. Dès que l’eau bout, verser les conchiglionis et laisser cuire 15 minutes chrono.

Pendant ce temps, faire revenir les oignons émincés dans une poêle avec l’huile d’olive. Quand ils sont bien dorés, ajouter le viande et poursuivre la cuisson à feu vif pour faire un peu caraméliser les sucs.

Ajouter les fanes de radis lavées et essorées, saler et poivrer, ajouter la marjolaine et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau.

Hacher la préparation au robot, en mode pulse pour ne pas tout réduire en bouillie, puis laisser un peu refroidir les conchiglionis et la farce (pour ne pas se brûler les doigts…)

Farcir un à un les conchiglionis avec une cuillère (j’ai été moi-même étonnée de voir à quel point cela se fait rapidement), puis saupoudrer de parmesan avant de servir (vous pouvez les servir tièdes ou les repasser 5 minutes au four pour les servir bien chauds).

A savoir : si vous avez une deuxième botte de radis, n’hésitez pas à ajouter les fanes à la préparation, elles tiennent peu de volume une fois cuites et votre plat sera plus encore plus riche en vitamines…

 

 

 

 

Vous trouverez plein d’idées fabuleuses pour utiliser de façon savoureuse les fanes de légumes dans l’ouvrage « Je cuisine les fanes » (Edition Terre Vivante), un de mes livres culinaires préférés du moment:

J’en ai déjà parlé il y a quelques mois ICI, vous pouvez lire ou relire cet article, il est tout à fait d’actualité…