{ Un bon plat des familles, et aussi une question pour botaniste averti…}

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Gratin d’orecchiette au chou chinois et au bœuf

♥ IG Bas ♥

 

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 1Hier soir, c’était grave, vous allez voir, mais alors grave de chez grave : je ne savais pas encore ce que j’allais poster sur le blog le lendemain. Du sucré ? Du salé ? Du « tout simple » ? Ou au contraire quelque chose d’un peu plus sophistiqué, genre pour Pâques (mais ne nous emballons pas, il reste encore 3 semaines !). Et puis ma grande fille, qui travaille au rayon légumes d’un magasin bio, a ramené un énorme chou chinois. Elle savait qu’elle allait me faire plaisir (en vrai, si un jour je vous invite, ne m’apportez pas un bouquet de fleurs, mais plutôt un gros chou chinois, je suis fan ;)), mais à ce point ! Parce que du coup, ça a été le déclic : Tilt, demain, sur le blog, je vais leur poster mon FAMEUX gratin de pâtes au chou chinois et au bœuf, un grand plat des familles, complet, équilibré, facile, avec peu d’ingrédients (dont beaucoup de légumes), bref, le truc qu’on aime bien tous mettre au menu (surtout quand c’est super bon !).

Je l’ai donc cuisiné ce matin tôt, et déjà, un de mes fils a voulu essuyer le jus de cuisson au fond du wok avec son pain du petit dej’. Mffff. Un peu fada celui-là. C’est bien mon fils.

Et puis vers 9h, quand le gratin cuisait au four, il est venu me demander vers quelle heure on passerait à table aujourd’hui. Je n’ai pas trop osé ironiser, vu que je venais moi aussi de me poser la question.

Malgré ce parfum qui envoutait toute la maison, on a été très patients, et sages, et tout et tout, promis, puisqu’on a attendu 11H05 (quand même !) pour passer à table.

Comment ça c’est tôt 11H05 ? Et bien, ça n’a vraiment rien à voir avec le menu du jour, c’est juste que le fiston devait faire un devoir de 4H l’après-midi, et moi, heu, et bien je devais faire réparer le pare-brise, vers 14H, donc en fait, je voulais être sûre d’être à l’heure, par gentillesse pour le monsieur qui répare les pare-brises, et comme c’est au moins à ¼ d’heure de chez moi, on sait jamais, il aurait pu y avoir par exemple un looong troupeau de vaches qui traverse la route pendant 45min, ou une panne de feu rouge, ou une manifestation de défenseurs de la réintroduction du tigre à dents de sabre dans le Dauphiné, puis, une centaine de mètres plus loin, la contre-manifestation des bergers pas contents du tout, enfin bref, il fallait que je sois sûre d’être à l’heure, c’était par correction.

Vous voyez ?

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 2Hum, bon, bref, arrêtez un peu de faire du mauvais esprit, et pour revenir à ce plat, je vous concède que vu comme ça, ce n’est « que » un bête gratin de pâtes. Pas de quoi émouvoir les foules, ni même se ruer dessus à 11H05 du matin (sauf par correction pour le pauvre monsieur qui répare les pare-brises, comme dans mon cas par exemple). Mais il y a des petits détails qui changent tout ! Tenez, prenez par exemple la cuisson des légumes : si on arrive (et ce n’est pas bien compliqué) à faire « caraméliser » les sucs de cuisson juste ce qu’il faut, c’est à dire, pas tout cramé (avec l’huile qui fume partout et qui fait tousser, sur fond de détecteur de fumée qui hurle, même qu’il faut monter sur un tabouret pour le décrocher #!8%!), non, ni tout bouilli, mais juste entre les deux, quand la bonne odeur des oignons fondus dans l’huile d’olive se mêle à celle du bœuf, du chou chinois (très très délicate, l’odeur du chou chinois, de quoi réconcilier les traumatisés du chou vert, et même les poly-traumatisés du chou de Bruxelles), du thym et de l’origan, ça chatouille agréablement les narines. Pour réussir ça, pas besoin de faire un stage commando de 3 mois chez Ducasse : il faut « juste » un bon matos : pas de l’inox (sauf avec un fond très épais genre Ecovitam, parce qu’alors là ça change tout) ni un revêtement anti-adhésif, mais plutôt de la fonte par exemple, car plus la sauteuse (ou le wok, la poêle, la cocotte…) est dans un matériau sympa, plus les mets caramélisent et fondent sans brûler, sans que l’huile ne fume, etc. C’est trèès important, mais là, j’y reviendrai, avec (un jour) un article sur les bons ustensiles de cuisson (merci à ceux qui attendent patiemment cet article depuis 7 ans… ça viendra, c’est juste que je suis toujours beaucoup plus motivée par le « pratique » -genre, me dévouer pour cuisiner et manger des trucs- que par le « théorique » – genre, la batterie de cuisine. Pardon.).

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 3Quant aux pâtes, je vous avoue avoir un peu honte, parce que moi, Marie Chioca, la fille qui explique sans vergogne à tout le monde qu’il faut mieux bouloter des pâtes complètes, et bien j’étais justement en panne ce matin. J’ai donc utilisé des orecchiette, ces petites pâtes si délicates que mon italien de mari recharge automatiquement dans le placard (beaucoup plus automatiquement que les grosses pâtes marrons « pour les ânes », celles, complètes, que je préconise dans mes bouquins et que perso, j’aime beaucoup mais lui nettement moins). On va dire que ça sera un petit écart, pour une fois. D’autant plus que comme je l’explique bien dans mon dernier ouvrage, on peut parfois s’autoriser des pâtes un peu plus blanches à condition de les choisir pas trop fines (mieux vaut des orecchiette que des vermicelles par exemple), non précuites (pas de « cuisson 3min »), sèches (car hélas l’IG des pâtes fraîches est moins sympa), de les cuire al dente, et de les accompagner de légumes et de protéines (comme ici !). J’espère donc être pardonnée.

Enfin, il y a le thym, et l’origan. Alors là, petits conseils. Pour le thym, j’ai deux fournisseurs : un ami habitant les Alpilles qui m’en porte un stock chaque année (parce que le thym de l’Isère, il est très joli, tout rose, tout mignon, mais il n’a aucun goût, c’est du thym de décoration), mais aussi en magasin bio la marque « Herbier de France » (billet non sponsorisé, promis) qui vend dans des sachets en kraft un thym hyper parfumé, qui sert aussi bien à ma cuisine qu’à mes tisanes. Pour l’origan, c’est plus compliqué. Là aussi, celui qui pousse en abondance chez nous, dans des terres fertiles, plutôt bien arrosées, etc. est très photogénique : en été, il pare toute la campagne de rose pourpre et l’hiver, il décore mes photos 😉. Mais côté parfum, c’est comme essayer de sentir une rose en tissu. Je dois donc l’acheter mais là attention, je crois qu’il y a deux sortes d’origan : un, génial, qui sent la pizza dès qu’on ouvre le bocal (marques Cook, Ducros, etc.). Et un autre qui sent le foin (du moins quand on ouvre le bocal), puis qui développe à la cuisson un extraordinaire parfum… de Baygon Vert (pour insectes volants, rampants, sautants, ondulants, nageant, sautillants, bref, là, garantie, tout le monde fuit). Aussi je voudrais savoir s’il se trouve ici un botaniste, qui pourrait nous éclairer sur la question… Merci beaucoup d’avance !

Ça me ferait mal que vous mettiez de l’insecticide dans ce bon gratin…

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 8

Ingrédients pour 6 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : Environ 25min + 5 min au four

  • 500g d’orecchiette, ou autres pâtes au choix Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 4
  • 1 gros chou chinois (ou deux petits)
  • 3 gros oignons (ou 6 petits)
  • 400g de viande de bœuf hachée bio (ou 4 steaks bio surgelés, décongelés)
  • 6 c. à soupe d’huile d’olive
  • 100g de parmesan râpé
  • Une bonne pincée d’origan et de thym séché
  • Sel, poivre.

 

Émincer finement les oignons, les faire revenir à l’huile d’olive dans un grand wok, ou une grande cocotte en fonte. Pendant ce temps, émincer le chou chinois (du côté des feuilles, on peut se contenter de faire des tranches larges de 3cm, mais plus on s’approche du trognon, plus les tranches doivent être fines sinon la texture après cuisson sera un peu filandreuse).

Faire dorer le chou chinois avec les oignons et la viande. Ajouter l’origan, le thym, saler, poivrer, poser un couvercle et laisser mijoter environ 10min. Enlever alors le couvercle et laisser réduire le jus, jusqu’à ce que tout soit bien « fondu » et doré au fond du wok ou de la cocotte.

Parallèlement, faire cuire les pâtes à l’eau salée, le temps indiqué sur le paquet. Les égoutter, les huiles légèrement.

Préchauffer le four à 225°C.

Déposer la moitié des pâtes dans un grand plat à gratin, puis la totalité de la poêlée au chou chinois. Saupoudrer avec la moitié du parmesan. Répartir par dessus le reste de pâtes, parsemer avec le reste de parmesan. Ajouter un peu de thym et d’origan, puis enfourner pour quelques minutes, juste le temps de faire dorer le dessus.

C’est prêt ! Et vous allez voir un peu comme c’est bon…

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 6

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 7

Une petite « brève » côté jardin :

Soutenez le Jardibus de Terre Vivante !

Jardibus, sur une idée originale de Pascal ASPE, est un véhicule, tout équipé, pour créer des jardins adaptés à tous lieux et tous publics. L’idée ? Compenser les difficultés de déplacements sur le Centre des écoles et autres institutions et réduire les inégalités d’accès à la nature et à l’apprentissage du jardinage. Et pour que ces jardins poussent de partout et deviennent de vrais projets investis et suivis, Jardibus propose aussi des animations autour du jardin pour les enfants et des formations pour les professionnels de l’éducation.

Le centre Terre Vivante est candidat au concours La fabrique AVIVA, pour développer le projet JARDIBUS. Il faut rassembler le plus de votes possibles parmi tous les candidats !  Ce concours permettrait de financer l’achat et l’équipement du véhicule. Si vous le souhaitez, vous pouvez soutenir cette initiative en votant pour le projet sur :

https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-1579

(Pour soutenir ce projet, il suffit de créer un compte et ajouter de 1 à 10 voix, c’est tout !). Merci à tous !

 




{ Ce n’est pas la beauté qui compte… }

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Pesto de Cavolo Nero (Chou Noir Toscan)

♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥ Sans oeufs ♥ Variante sans lait ♥

 

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 1Actualité (en direct de notre correspondant dépêché aux élections Miss Chou) :

Au grand concours de beauté, le pauvre Cavolo Nero venu représenter la Toscane a fait chou blanc… Il faut dire que ses chances étaient minimes, pour ne pas dire inexistantes, devant la splendeur tapageuse du chou rouge (en robe du soir veloutée d’un rose clinquant), du chou romanesco (si « tendance » dans sa tenue graphique), du chou chinois (beauté exotique aux jolies frisettes vert anis), du chou fleur (dodelinant depuis des lustres sa grosse tête permanentée d’un blond platine), du chou cabus (aux formes si plantureuses) et autres beautés de la gente crucifère.

Le pauvre chou… On peut dire qu’il faisait vraiment cavolo –pardon- cavalier seul avec son look austère, ses longues feuilles maigres toutes de sombre vêtues, et son allure évoquant un peu -navré, mais il faut bien le dire- l’intestin grêle d’un vieil alligator.

Alors sans surprise, le Cavolo Nero est arrivé bon dernier. On n’a pas idée aussi de se présenter devant les projecteurs sous un look aussi déroutant…

Lors de sa dernière interview, il déclarait pourtant avoir toutes ses chances, puisque son pote le chou kale (un cousin proche, même couleur, mêmes origines modestes de chou à vache, mêmes frisettes un peu loufoques, etc.) était arrivé bien classé l’an dernier…seulement voilà, ce que notre héros toscan ne savait pas, c’est que le kale était pistonné ! (si si, on chuchote même dans les milieux bien informés qu’il s’est fait copain avec quelques stars du showbiz pour réussir dans la vie le petit malin… c’est bête comme chou, mais ça marche à tous les coups ce genre de petites magouilles ! Enfin, jusqu’au jour où les choses s’ébruitent, et là on finit toujours par se faire rentrer dans le chou). Le Cavolo Nero, lui, si simple, si humble, si rustique, incapable de la moindre manigance, a donc perdu sans appel le concours de beauté.

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 2Mais inutile de se prendre le chou car après tout, ce n’est pas la beauté qui compte n’est-ce pas?. Laissons donc le chou rouge, grand gagnant, se pavaner en tenue de Barbie sur la plus haute marche du podium, et attardons-nous plutôt sur les qualités cachées de cet attachant personnage de Toscane qui, aux antipodes de ses congénères esthètes mais ô combien « sulfureux », fait preuve d’une très grande discrétion en matière de goût…et d’odeur ! Et oui, car contrairement à ses cousins dont la beauté trompeuse ne saurait estomper les pestilentielles effluves (même le si « mignon » petit chou de Bruxelles cache bien son jeu en la matière, l’infâme !), notre Cavolo est un parfait gentilhomme qui sait très bien se tenir en public (de même qu’en privé).

Moche donc, mais discret, authentique et gentleman au possible (il est vraiment trop chou !), ce sympathique Noir Toscan devrait à coup sûr s’attirer les bonnes grâces des milieux influents en matière de cuisine ces prochaines années.

Nous invitons nos lecteurs à suivre le prochain épisode de cette chronique mondaine dans notre feuille de chou…

C’était Marie, pour Potager Matin.

 

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero3En espérant vous avoir donné envie, grâce à cette petite minute « people », de découvrir ce légume pas comme les autres, je m’en vais enfoncer le chou clou en vous proposant une formidable, que dis-je, une irrésistible, que dis-je, une inénarrable recette qui, comme ça, ne paye vraiment pas de mine et qui pourtant m’a littéralement ré-ga-lée : le pesto de Cavolo Nero.

À noter qu’en plus d’être tout simple à faire et délicieux, cet antique pesto toscan est excellent pour la santé (noix + ail + huile d’olive + chou = protection rapprochée contre bien des maladies !), le tout en quelques minutes seulement de réalisation.

Maintenant je sais ce que vous allez me dire. Et on en trouve où du chou noir toscan ?

Ben, en Toscane.

Mais bon, on en trouve aussi chez nous { soupir de soulagement }, de plus en plus souvent sur les marchés et dans les magasins bio (je l’ai découvert tout simplement cette semaine chez Biocoop, parce que ma fille l’avait trouvé « rigolo »). À ce propos, je ne saurais jamais assez vous encourager à une chose : si vous ne trouvez pas un produit en magasin bio, demandez-le ! Car soit vous tombez sur quelqu’un de très sympa qui vous le commandera, soit de toute façon ça aura au moins eu le mérite de faire connaître ledit produit au vendeur (qui se couchera « moins bête » le soir, et aura peut-être un jour envie lui aussi de goûter à ce truc bizarre que deux ou trois clients lui ont déjà réclamé). C’est ainsi qu’on fait avancer le schmilblick 😉

Et à défaut de chou noir toscan, je me pose une question, non pas avec angoisse, mas du moins avec curiosité : Cette recette serait-elle aussi bonne avec du chou kale, ou un autre chou à feuilles plus « de chez nous » tel le chou Daubenton? À tester.

J’attends vos retours 😉

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 4

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10min

Cuisson : 5 min (+ le temps de cuisson des pâtes)

  • Environ 700g de Chou Noir Toscan (Cavolo Nero) soit environ 350g sans les côtes
  • 75g de cerneaux de noix fraîchement décortiqués (les cerneaux vendus déjà décortiqués sont rances, oubliez vraiment…)
  • 1 gousse d’ail
  • 85g parmesan (ou 6 à filets anchois pour une version sans lactose)
  • 4 c. à soupe huile olive
  • Sel, poivre.
  • (Et bien sûr, des pâtes au choix ! Environ 350g pesées sèches pour 4 personnes).

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 5Recette :

Porter à ébullition un grand faitout d’eau salée.

Avec un couteau ou une paire de ciseaux, enlever les côtes pour ne conserver que les feuilles bien « tendres ».

Les plonger dans l’eau bouillante, bien les immerger en appuyant avec une cuillère en bois, poser un couvercle et compter 5 min de cuisson.

Les retirer avec une écumoire (on peut utiliser l’eau de cuisson pour faire cuire les pâtes).

Mixer avec les noix, le parmesan, l’ail, l’huile, un peu de sel et de poivre.

Servir avec les pâtes, tout simplement !

 

À noter que si vous ne souhaitez pas consommer de fromage (moi par exemple je suis en cure Cabot ;)), vous pouvez remplacer le parmesan par des anchois, lesquels apporteront la petite saveur umami qui sinon ferait défaut…

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 6

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 7

Bon appétit ;)

 

 

 

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{ Mamamia… }

{ Mamamia… }

Pasta Peperonata dans les règles de l’art

♥ Sans lait ♥ Sans Oeufs ♥ Vegan ♥ IG Bas ♥ 

 

salsa-peperonata-1-Marie-Chioca-2Pour aujourd’hui, ce sera une recette simplissime… simplissime mais tout à fait exaltante pour les papilles, grâce aux merveilleux légumes d’été que sont les poivrons et tomates mûrs à point !

Il faut dire que cette semaine, plus que jamais, j’ai grand besoin de recettes simples… Quasiment sur le départ -car nous prêtons notre maison à des amis pour nous « échapper » quelque jours au bord d’un lac de Haute-Savoie- il me faut veiller aux bagages de six iroquois de 5 à 18 ans, et bien que ce soit une activité très joyeuse, elle est loin d’être de tout repos… En fait, pour se déplacer à huit il faudrait un car d’excursions (ou une fourgonnette de CRS, un semi-remorque à huit places, un tracteur avec bétaillère, enfin, n’importe quoi du moment que ça a des roues, un moteur, mais que surtout ça comporte une monstrueuse soute à bagages, et tant pis pour le style et l’aérodynamisme) car partant un peu à l’aventure nous devons absolument tout emporter, y compris de quoi manger, se laver, s’amuser, se soigner… 

Chacun a donc fait SA valise puisque nous n’avons le droit qu’à une valise chacun, ce qui fait tout de même huit valises en plus de l’énorme malle de bouffe, des deux glacières, sans compter les sacs de baignade, la trousse de secours – pardon, plus exactement la monstrueuse valise de pharmacie ambulante à faire pâlir un hôpital de campagne (qui de toute façon ne servira à rien, je commence à avoir l’habitude, puisqu’on va avoir besoin du seul remède que je n’aurais pas emmené, et de plus en dehors des heures ouvrables des pharmacies du coin), le monstrueux sac IKEA rempli à craquer de couvertures polaires (je les emmène juste pour conjurer le sort sinon il fera 8°C pendant toute la semaine, c’est comme pour la pharmacie), etc.. Tout cela au grand effroi du Papa qui, bien que très joueur, trouve que Tétris dans la vraie vie a quand même des limites, vu que même une fois la première ligne de bagages parfaitement emboîtée, contrairement au jeu vidéo elle ne s’escamote pas pour laisser de la place aux bagages suivants (mais que fait la science ?)…

Juste avant d’écrire ce post, j’ai justement vérifié ces fameuses valises, ce qui m’a bien fait rire… aller, sans citer de noms ;), j’ai retrouvé dans la valise d’une petite fille de 5 ans deux énormes poupées en porcelaine (comme ça va être pratique à gérer ça !), un gros Bourriquet en peluche et une demi-douzaine de fringues (de poupée) trop petites, censées servir à habiller saucissonner Bourriquet. En revanche, le jogging que j’étais sûre d’y avoir mis mardi était mystérieusement ressorti- sûrement pour faire de la place au gros popotin de Bourriquet- et un déguisement de princesse était bizarrement venu prendre la place d’une veste polaire (retrouvée sous le lit, avec une galette bretonne à moitié grignotée et cinq chaussettes dont deux seulement allaient de paire, mais là je m’égare). Heureusement que j’ai vérifié, parce que les randonnées en déguisement de Blanche Neige, ça aurait été cocasse… Il y avait aussi une barre chocolatée offerte par Mamie la semaine d’avant, et je crois que j’ai bien fait de la retirer. Avec ça planqué au beau milieu des fringues après un voyage en plein cagnard, on aurait été bon pour chercher directement l’adresse de la laverie automatique la plus proche.

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J’ai utilisé pour cette recette de jolies orechiette italiennes, mais toutes les pâtes peuvent convenir, y compris les pâtes complètes de blé ou d’épeautre, les pâtes sans gluten… au choix !

Dans la valise des deux garçons ados, il n’y avait nulle trousse de toilette… Curieux. « Y’aura le lac, Maman ! ». Mouais, mais justement les gars, dans ce lac, il y a des poissons rares dont les savoyards sont très fiers (brochets, ombles chevaliers, feras…), et vu que je ne voudrais pas les retrouver tous en train de flotter le bide en l’air (les poissons, pas les savoyards) dès le premier bain de pied lacustre des garçons Chioca (ceux qui me lisent et qui ont des ados qui ont des baskets comprendront), vous allez me faire le plaisir d’emporter du savon !

La valise des filles, ça allait mieux, si ce n’est que la pitchoune de 9 ans a bien failli passer ses vacances sapée comme l’as de pique (du genre, pantacourt de Sherlock Holmes en tissu écossais marron, chemisette avec des gros ananas imprimés, chaussettes mauves et sandales rouge pétard à pois avec la tête de Minnie Mousse imprimée dessus… la grande classe, quoi.)

Bref, tout cela pour vous dire que n’allais pas me lancer dans un truc compliqué en cuisine… Ce matin, je ne savais même pas encore quoi vous concocter, et puis ces beaux poivrons achetés en début de semaine m’ont rappelé à quel point j’aime cette recette de pasta peperonata. Alors vous voilà avec ce plat qui, pour être simple, n’en est pas moins un vrai truc de gourmet, si délicieux que vous pourrez même le dégainer pour recevoir vos copains sans vous prendre la tête mais à la façon d’un super chef italien !

Vous êtes d’ailleurs nombreux à me demander des recettes de bonnes sauces « maison » pour les pâtes… et en toute franchise, c’est idiot que je n’en mette pas plus souvent sur le blog car je réalise au moins une sauce par semaine pour ma petite famille. C’est très simple à faire, très équilibré, et en plus ça fait l’unanimité… Ce qui rend les sauces inoubliables, ce sont les petits détails comme de cuisiner sa sauce dans une cocotte en fonte, peler les tomates, faire griller les poivrons, rissoler les oignons (et/ou la viande/le jambon cru/le poisson…), d’ajouter des câpres, des olives noires, des herbes de la garrigue, de l’ail frais, bref, chaque sauce a sa personnalité puisqu’on l’improvise un peu au dernier moment avec ce qu’on a sous la main… et ça, franchement, c’est ce qui fait tout le charme de l’histoire…

Sur ce, je vous dis à dans 15 jours, parce que là pour le coup je dois vraiment vous abandonner (cette fois-ci je vous demande pardon mais je ne pourrai vraiment pas vous répondre, j’ai promis de partir sans mon ordi), en vous souhaitant à vous aussi de très belles vacances, ou du moins de très belles journées d’été… en revenant, je vous dirai peut-être si c’est bon, l’omble chevalier des lacs de Haute-Savoie, parce que le reblochon, la tartiflette, le saucisson et la tarte aux myrtilles je connais déjà, et ce n’est pas mauvais du tout. Sauf pour la ligne, et là, pour le coup, je vais faire attention de ne pas revenir en ressemblant à Bourriquet, engoncé dans ses fringues de poupées deux fois trop petites 😉

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Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 15 min

Cuisson : 20 min

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  • 350g de pâtes au choix
  • 2 poivrons rouges
  • 1 poivron vert
  • 6 grosses tomates Roma
  • 2 oignons
  • 1 c. à soupe de câpres
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • 15 olives noires
  • 1 feuille de laurier.
  • Quelques brins de sarriette, d’origan ou de thym frais (ou 1 c. à café d’origan séché)
  • Sel, poivre, piment d’Espelette (facultatif).

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salsa-peperonata-2-Marie-Chioca-2Préchauffer le four à 240°C, en position grill.

Ouvrir les poivrons en deux, retirer les graines, puis les déposer (face bombée sur le dessus, face coupée dessous) sur une lèchefrite chemisée de papier cuisson. Enfourner pour environ 10 min (cela dépend des fours) jusqu’à ce que la peau des poivrons noircisse et se boursouffle.

Pendant ce temps, éplucher les oignons, les découper en petits cubes, puis faire revenir dans une cocotte avec l’huile d’olive et un peu de sel jusqu’à obtention d’une appétissante coloration des sucs.

Éplucher les tomates (avec un simple « Économe » cela fonctionne très bien, et on perd moins de temps qu’en les ébouillantant 30 secondes comme le faisaient nos grands-mères), les découper en cubes puis les ajouter dans la cocotte avec les câpres, la gousse d’ail finement émincée, les olives, le laurier et les herbes. Saler, poivrer, pimenter légèrement, puis laisser mijoter environ 10 min en mélangeant de temps en temps.

Pendant ce temps, retirer la peau des poivrons (une fois grillée, elle part très facilement) puis les découper en lanières.

Ajouter les lanières à la sauce en fin de cuisson, puis bien mélanger.

Servir aussitôt sur des pâtes au choix cuites al dente (très important pour limiter leur indice glycémique, voir aussi cet ancien article pour plus d’infos à ce sujet), soit tel quel, soit avec un peu de parmesan râpé ou des lamelles de chèvre frais (de la tomme de brebis râpée, ça le fait aussi !).

 

Bonnes vacances à tous ! 🙂

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Rappel : Retrouvez sur Pinterest un index bien pratique pour retrouver toutes les anciennes recettes de mon blog (j’ai renommé les tableaux pour plus de lisibilité)…

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{ Une recette et un petit jeu… }

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Pasta primavera au saumon

(Et gagnez peut-être mon dernier livre !)

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs (mais tout dépend des pâtes choisies) ♥ IG bas ♥

 

pasta primavera au saumon-2Pour vous présenter une recette de mon dernier livre « Recettes IG bas », j’avais choisi de longue date ces Pasta Primavera, ce qui signifie, pour les ignares, « pâtes printanières »…

Euh, je ne sais pas trop comment c’est chez vous (?), mais ici, dans ce pays de dingues notre pittoresque Dauphiné, nous avons étrenné tout fiers nos lunettes de soleil et t-shirts à manches courtes pendant 3 jours la semaine dernière, admiré d’un air béat les fruitiers en fleurs et fait un pique-nique (Yees!). Tout ça en trois jours, ouf, et il était temps, heureusement qu’on en a bien profité.

Parce que ce week-end, il a neigé.

Du coup, je me dit qu’une tartiflette vous tenterait sûrement bien, mais comme je suis têtue, allez, on ve rester sur les Pasta Primavera*. C’est tellement chouette les Pasta Primavera avec le nez qui coule et les dents qui claquent, qu’on ne vas pas se priver de ce petit plaisir… de saison :s
*(Faut dire aussi qu’y a pas de tartiflette dans mon bouquin, ça craint… Mais si vous vous pelez vraiment, il y a une sorte de cassoulet p 62 😉

Et puis je voulais aussi vous donner une chance de gagner mon ouvrage, en participant à un petit jeu ;). J’aurai pu vous demander de réaliser une recette à IG bas, de répondre à une question-piège ou de faire un concours de bonhomme de neige, mais pour une fois ça va être beaucoup plus simple… Je marquerai juste sur des petits papiers le nom de chacun d’entre vous m’ayant laissé un commentaire pour participer, et c’est la douce petite main de ma Poupougnette de 2 ans qui tirera au sort le nom du gagnant. Certes, je n’aurai pas Maître Enfoiros à disposition pour surveiller le bon déroulement des opérations, mais ça se fera à la loyale 😉

Et pour que ce petit cadeau soit encore plus personnel, je ne demanderai pas à mon éditeur d’envoyer son lot au gagnant… Je vous offrirai un de mes exemplaires d’auteur, avec un petit mot 😉

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Ingrédients pour  4 personnes
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 15 minutes

350g de tagliatelles sèches
400g de pois mange-tout
1 petite botte d’asperges vertes
1 oignon
200g de petits pois écossés frais ou surgelés
4 cuil à soupe d’huile d’olive
400g de saumon fumé
Sel, poivre 5 bais

Mettre une casserole d’eau à bouillir pour les pâtes.

Dans une grande poêle, faire revenir l’oignon émincé dans l’huile d’olive. Ajouter les mange-tout coupés en 3, les petits pois et les asperges détaillés en tronçons (après avoir jeté la partie coriace des tiges). Saler.

Faire cuire environ 7 minutes en mélangeant souvent, les légumes doivent rester bien croquants.

Parallèlement, faire cuire les pâtes, les égoutter, mélanger aux légumes cuits.

Détailler le saumon en rubans, et l’ajouter au dernier moment dans le plat non brûlant pour ne pas risquer de le cuire, ce qui altèrerai son moelleux.

Servir aussitôt, avec quelques tours de moulin de poivre 5 baies.

 

⇒ Zoom sur… les pâtes
 
Longtemps décriées dans les régimes amaigrissants, les pâtes sont au contraire un ingrédient phare du régime IG, à mettre souvent au menu. Voici quelques petites astuces pour abaisser au maximum l’indice glycémique d’un bon plat de pâtes :
→ Les faire cuire « al dente »
→ Les choisir si possible au blé intégral, ou aux oeufs
→ Bannir les pâtes précuites « cuisson 3 minutes »
→ Préférer les pâtes sèches aux pâtes fraîches
→ Les accompagner d’un ou plusieurs ingrédients acides (sauce tomate, câpres…)
→ Les savourer avec des légumes et/ou un peu de poisson, d’œufs ou de viande
→ Si vous avez un peu de mal avec les pâtes intégrales (qui sont pourtant un « must » en matière d’IG mais tout le monde ne les supporte pas aussi bien), vous pouvez de temps en temps savourer des pâtes blanches ou semi-complètes « al dente » en portion  raisonnable, comme dans cette recette simple et fabuleuse qui émoustille les papilles!
→ Sachez que les pâtes aux oeufs de qualité  possèdent un indice glycémique plus bas que les pâtes blanches traditionnelles. Elles seront donc à privilégier, mais le plus important restant la cuisson: des pâtes « al dente », c’est souvent une minute de moins que ce qui est écrit sur le paquet…
→ Enfin, sachez que l’IG des pâtes refroidies est encore plus bas, même après les avoir rapidement réchauffées, que L’IG des pâtes sortant de la casserole.
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{ Le point sur les pâtes et la méthode IG, recette gourmande à l’appui… }

{ Le point sur les pâtes et la méthode IG, recette gourmande à l’appui… } 

Conchiglioni farcis au bœuf rôti et fanes de radis

 

_DSC2381b-2Quand on est gourmand et que l’on pratique la méthode à indice glycémique bas, il est bon de connaître certaines vérités à propos des pâtes, histoire de pouvoir se régaler avec beaucoup de bon sens.

En premier lieu, tordez vite le cou aux idées reçues… Non, à moins de suivre des régimes bizarroïdes et déséquilibrés (à bannir) vous n’êtes pas condamnés aux concombres et haricots verts pour garder une ligne de sylphide…  Car avec de telles méthodes, on obtient peut-être (et encore) quelques millimètres de tour de taille en moins, mais si c’est pour se traîner ensuite toute la journée avec l’énergie d’un calamar ivre mort, je préfère encore quelques petits bourrelets !!! Mais notez qu’avec quelques astuces, vous n’aurez même pas à choisir : A nous donc, les spaghettis bolognaise, tortis aux fruits de mer, coquillettes au pistou, papillons aux champignons, macaronis thon-persillade, tagliatelles à la carbonara  (là faudrait quand même pas charrier…), bref, vive les petits plats bien gourmands, économiques et vite prêts, qui « calent » l’estomac et font le plein d’énergie ! Mais pas à n’importe quel prix. Car entre une assiette de tortis complets « al dente » nappés d’une petite sauce tomate aux olives, poulet, parmesan et des lasagnes raplaplas aux lardons, dégoulinantes de béchamel, il y a un monde…

Voici donc, en résumé, ce qu’il faut savoir sur les pâtes:

–          Les pâtes cuites « al dente » auraient un IG plus bas que les pâtes plus cuites.

–          Les pâtes sèches auraient un IG plus bas que les pâtes fraîches.

–          Les pâtes de cuisson normale auraient un IG plus bas que les pâtes précuites de type « cuisson 3 minutes ».

–          Les « grosses » pâtes (papillons, macaronis, escargots…) auraient un IG plus bas que les petites (vermicelles, capellini…)

–          Les pâtes cuites puis refroidies auraient un IG plus bas que les pâtes consommées à la sortie de la casserole

–          Les pâtes complètes auraient un IG légèrement plus bas que les pâtes blanches

–          Les pâtes associées à une petite portion de sauce tomate et/ou de viande, d’œufs, de fromage ou de poisson auraient un IG plus bas que les pâtes natures

_DSC2362-2   Ne me demandez pas pourquoi, ce serait un peu long pour tout expliquer. Mais faisons confiance à ces braves scientifiques qui se sont enquiquinés à faire ingurgiter un plâtra de pâtes froides à un panel de pauvres gars, avant de leur faire subir en prime une série de prises de sang tout au long de la digestion, histoire de mesurer la courbe de glycémie des pâtes froides. Et le pire, c’est qu’ils ont dû recommencer avec les pâtes chaudes, les pâtes précuites, les grosses pâtes, les petites pâtes, etc . Si ça c’est pas du dévouement… Alors pas de mauvais esprit hein ?

Avec ces quelques indications, on retiendra donc juste que l’on peut inviter régulièrement les pâtes « al dente » et de préférence complètes au menu, principalement à midi car elles nous garderont parfaitement bien « calés » jusqu’au soir (ou au moins jusqu’au goûter plus les plus incorrigibles dont je fais, hélas, partie…)

Je ne vous mets pas les indices glycémiques pour chaque catégorie de pâte pour la simple et bonne raison qu’aucun site ne s’accorde parfaitement sur le sujet. Alors au lieu de s’arracher les cheveux, on retiendra les principes « généraux » énoncés plus haut sans se prendre la tête.

Tout cela pour introduire ma recette d’aujourd’hui…

Il y a quelques jours, je me promenais dans Nice (ne dites pas « Ah la veinarde ! » parce que là j’y suis plus. Bouhouhou…), et j’ai craqué sur quelques douzaines de raviolis niçois de chez « Tosello », une échoppe du vieux Nice où mon Papa achetais déjà les raviolis quand j’étais petite. Ce fut très très bon, ces petits raviolis… 😀

Oui, mais côté IG, « régime » et tout et tout, j’ai eu tout faux :

–          Parce que c’était des pâtes fraîches

–          Blanches

–          Bien cuites

–          Que j’en repris trois fois…

–          Que j’ai mangé une poule au chocolat pour dessert

Alors voici pour me rattraper une recette beaucoup plus raisonnable, avec de grosses pâtes « al dente », les conchiglionis, et une petite farce de saison au bœuf rôti et fanes de radis bio. Pourquoi des fanes de radis ? Parce que début mai, c’est encore un peu la saison creuse et que pour moi c’est tout ce qu’il y a de « nouveau » au jardin. Mais aussi parce que j’aime beaucoup les fanes de radis, qui ont un petit goût de roquette, (et un petit goût de gratuit…)

Cette petite recette, c’est simple à préparer, absolument délicieux, et ce sans aucune entorse aux bons principes de l’IG ou de l’alimentation saine. Bref, à refaire, et vite !

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Pour 3 douzaines de conchiglionis farcis (soit 3 personnes en plat principal)

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 15 minutes


–          Un demi paquet de conchiglioni (je n’ai pas trouvé de conchiglioni complets mais ils remplissent tous les autres critères des pâtes « bon IG »…)
–          3 cuil à soupe d’huile olive
–          300g de viande de bœuf bio hachée par le boucher
–          2 oignons
–          Les fanes d’une belle botte de radis bio
–          200g de sauce tomate provençale bio
–          1 cuil. à soupe de marjolaine ou d’origan
–          Sel
–          Poivre
–          Parmesan

 

 

Recette:

Porter à ébullition une grosse casserole d’eau salée pour les conchiglionis. Dès que l’eau bout, verser les conchiglionis et laisser cuire 15 minutes chrono.

Pendant ce temps, faire revenir les oignons émincés dans une poêle avec l’huile d’olive. Quand ils sont bien dorés, ajouter le viande et poursuivre la cuisson à feu vif pour faire un peu caraméliser les sucs.

Ajouter les fanes de radis lavées et essorées, saler et poivrer, ajouter la marjolaine et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau.

Hacher la préparation au robot, en mode pulse pour ne pas tout réduire en bouillie, puis laisser un peu refroidir les conchiglionis et la farce (pour ne pas se brûler les doigts…)

Farcir un à un les conchiglionis avec une cuillère (j’ai été moi-même étonnée de voir à quel point cela se fait rapidement), puis saupoudrer de parmesan avant de servir (vous pouvez les servir tièdes ou les repasser 5 minutes au four pour les servir bien chauds).

A savoir : si vous avez une deuxième botte de radis, n’hésitez pas à ajouter les fanes à la préparation, elles tiennent peu de volume une fois cuites et votre plat sera plus encore plus riche en vitamines…

 

 

 

 

Vous trouverez plein d’idées fabuleuses pour utiliser de façon savoureuse les fanes de légumes dans l’ouvrage « Je cuisine les fanes » (Edition Terre Vivante), un de mes livres culinaires préférés du moment:

J’en ai déjà parlé il y a quelques mois ICI, vous pouvez lire ou relire cet article, il est tout à fait d’actualité…

 

 

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