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Marathopita

{ Marathopita }

Pains plats (euh, blinis ? pancakes ? beignets ? ) Crétois au fenouil sauvage

♥ Vegan ♥ Sans Lait ♥ Sans Oeufs ♥ IG moyen ♥

 

Je suis sûre qu’en lisant le titre de cet article, vous avec cru un instant que mon chat s’était promené sur le clavier de l’ordinateur quand j’avais le dos tourné… Bon, déjà, je n’ai plus de chat depuis longtemps, et mes trois chiens n’ont (fort heureusement) pas tellement le droit de piétiner mon matériel informatique.

Le mot « marathopita » je l’ai donc écrit sciemment, en pleine possession de mes facultés mentales (enfin, du moins je fais ce que je peux). Mais peut-être qu’après tout, les marathopitas n’ont plus aucun secret pour vous, et que vous en cuisinez déjà tous les samedis soirs? Ah oui ? (Bande de petits affabulateurs !). Non ? Alors là pas de souci, parce que franchement, je suis là à frimer { vous connaissez le dicton ? « La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale »} mais en réalité, c’est un terme très nouveau pour moi aussi ! J’avais bien croisé l’été dernier une sorte de tourte feuilletée dénommée « marathopita » dans un sympathique magazine de cuisine, le nom m’avait interpellé, la photo était drôlement alléchante, l’association de saveurs aussi, mais après quelques recherches enthousiastes, force fut de constater que la marathopita Crétoise traditionnelle, apparemment ce n’était pas ça du tout : Celles découvertes entre temps sur le web ou dans des livres de cuisine grecque représentaient plutôt une sorte de petit pain plat fourré aux herbes et cuit à la poêle dans l’huile d’olive. Miam, me dis-je, voilà un truc à goûter très vite… très trèèès vite même. Et oui. Mais les recettes étaient en grec. Et quand on ne sait même pas comment se prononce ne serait-ce que la première lettre du premier mot de la première ligne de la recette, pour la refaire à la maison, je vais vous avouer un truc : c’est chaud !

Et puis là, oh merveille, j’ai enfin trouvé une recette en anglais. Certes, je ne suis pas du genre super bilingue, mais penchés à cinq sur l’ordinateur – car j’ai reçu entre temps l’aide inespérée (et intéressée, car la photo leur avait donné drôlement faim !) de mes quatre plus grands morfals tout à coup très désireux de briller par leur « science » en matière d’anglais, on a quand même réussi à comprendre les grandes lignes. Du moins, on l’espère, et si jamais l’un d’entre vous, voyageur passionné ou habitant de cette merveilleuse île de Crète (veinard !) voulait apporter quelque modification ou suggestion pour compléter cette recette, n’hésitez surtout pas ! Je pense tout particulièrement à Arnaud, producteur d’une huile d’olive Crétoise assez inoubliable dont je vous ai déjà parlé (à qui j’adresse juste ce petit clin d’oeil amical car non, l’article d’aujourd’hui n’est pas sponsorisé ).

Voici donc une recette de marathopita réalisée à la farine d’épeautre complète, qui s’est révélée totalement à la hauteur de nos espérances ! C’est à la fois super moelleux et légèrement croustillant, délicieusement parfumé d’huile d’olive tout en restant beaucoup moins gras qu’un beignet, avec des petits morceaux de fenouil sauvage et d’oignons qui mettent les papilles en extase. Comment résister à l’envie de reprendre un de ces petits pains tout juste sortis de la poêle ? D’ailleurs je vais vous dire, c’est très simple : on ne cherche même pas à résister (ça serait tellement idiot !).

Du coup, ce plat a été le « chouchou » de l’été, celui que tous les enfants avaient envie de refaire sans même que je le leur demande (c’est pour dire ;)). Petite anecdote mignonne pour vous montrer comme c’est facile à réaliser, mes deux plus petites de 6 et 10 ans m’en ont même préparé une tournée toutes seules, comme des chefs. Je nettoie encore la farine dans la cuisine.

Certes, l’été s’en va tout doucement, mais du fenouil et des pousses d’épinards, on en trouvera tout l’automne, alors n’hésitons pas à ensoleiller un peu nos menus de septembre car en cuisant une tournée de marathopitas, on se sent comme transporté sous le beau soleil de Méditerranée pour un petit « rab » de vacances… Véritable concentré de saveur et de gourmandise, c’est un plat végétalien (mais on peut aussi ajouter dans la farce des petits morceaux de fromage de chèvre ou de brebis type feta, j’ai testé c’est une tuerie !) très « raisonnables », et ce serait par exemple une super idée pour casser la croûte sainement autour d’un petit verre de l’amitié ! C’est d’ailleurs très exactement le bel exemple que nous offre le peuple Crétois, car la convivialité, la joie et la chaleur humaine autour de la table, tout autant que les ingrédients sains, font des gens en bonne santé…

 

Ingrédients pour 8 personnes

Préparation : 25 min

Cuisson : quelques minutes par poêlée.

Pour la pâte :

  • 300g de farine T110 ou T150 de grand épeautre
  • 20cl d’eau tiède
  • 5cl d’huile d’olive + un peu pour la cuisson
  • ½ sachet de levure de boulangerie deshydratée
  • 1 c. à café un peu bombée de sel fin.

Pour la garniture :

  • 100g de jeunes pousses d’épinards frais
  • 50g de jeunes feuilles tendres et de jeunes fleurs de fenouil sauvage
  • Les feuilles d’environ 12 brins de persil plat
  • 1 petit oignon.

Commencer par préparer la pâte : Mélanger la farine et le sel, faire un puits. Délayer la levure dans l’eau tiède (pas plus de 45°C) puis la verser dans le puits avec l’huile d’olive. Pétrir quelques instants à la main ou au robot puis poser une assiette sur le saladier et laisser lever environ 1H dans un endroit tiède.

Pendant ce temps, détailler l’oignon en tout petits cubes dans un saladier. Ajouter les épinards, le fenouil et le persil, puis hacher le tout aux ciseaux.

Quand la pâte a levé, la diviser en 8 petits pâtons avec un couteau bien aiguisé sur un plan de travail légèrement fariné (je ne sais pas ce que ça donnerait avec une autre farine, mais avec ma farine habituelle d’épeautre non hybridée cette pâte ne colle pas et se travaille très agréablement !).

Étaler le premier pâton en un disque d’environ 10 à 12cm de diamètre. Déposer au centre une cuillerée à soupe bien bombée de garniture (photo 1).

Rabattre les bords du cercle sur la garniture pour bien l’emprisonner (photo 2), puis aplatir de nouveau avec les mains. Fignoler éventuellement le travail avec un rouleau à pâtisserie légèrement fariné, de façon à obtenir un disque de 10 à 12cm environ.

Faire chauffer une petite poêle avec un peu d’huile, puis y déposer la première marathopita. Baisser le feu, poser un couvercle et laisser cuire quelques minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée dessous. Retourner alors la marathopita avec une spatule et faire cuire l’autre côté. Pendant la cuisson, façonner la deuxième marathopita et ainsi de suite, jusqu’à ce que toutes soient cuites.

Servir tout chaud, nature ou en guise de pain très gourmand pour déguster du fromage (chèvre, brebis…).

 

 

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{ Pour les « cabotins »… et les autres ! }

{ Pour les « cabotins »… et les autres ! }

« Pissaladière » d’épeautre aux cœurs de fenouils confits

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ IG modéré ♥

 

pissaladiere-d-epeautre-aux-fenouils-confits-1Voici une recette tout spécialement dédiée à Mady et Ellenna, fidèles lectrices de ce blog qui sont actuellement en pleine cure Cabot (comme moi du reste). J’ai déjà beaucoup écrit sur cette cure de régénération du foie qui fait tant de bien à l’organisme, mais vu les nombreuses demandes reçues de votre part il faut croire que ce n’était pas encore assez ;). Certains d’entre vous me demandent des menus types, plein de nouvelles recettes, des idées à partager avec toute la famille, etc. J’aimerais beaucoup m’atteler à cette tâche, mais le déménagement du blog a largement englouti – entre autres – le temps qui aurait été nécessaire à ce travail un peu pointilleux. Du coup, j’espère me faire pardonner avec cette recette caboto-compatible que j’ai trouvée absolument formidable…

La pâte de cette « pissaladière » aux fenouils (je mets des guillemets sinon mes compatriotes niçois vont me faire une tête au carré car tout le monde sait que la pissaladière, c’est uniquement avec des oignons. Sans tomates, sinon c’est la pissaladière de Menton. Sans crème, sinon c’est la pissaladière des parisiens. Et encore moins avec des fenouils, franchement non mais n’importe quoi !) a été réalisée avec ma merveilleuse farine T110 d’épeautre non hybridée (« pub » gratuite non sponsorisée, c’est juste pour vous aider à en trouver si vous le souhaitez). Lire la suite…

{ Un peu de salé après toutes ces douceurs… }

{ Un peu de salé après toutes ces douceurs… }

Tarte fine et croquante au son d’avoine, croûte de parmesan,
Fondue de fenouil et « lardons » végétariens
♦ Végétarien ♦ IG bas

 

_DSC1215.NEF-2Je me rends bien compte que sur ce blog, il y a beaucoup de sucré, ce qui ne reflète pas, et loin s’en faut, ma façon de cuisiner au quotidien!
Du coup, pour commencer à rééquilibrer un peu le contenu de « Saines Gourmandises », et éviter de passer pour une enfant terrible qui ne se gave que de desserts, voici une délicieuse idée-recette de tarte salée associant une pâte croquante au son d’avoine, huile d’olive et parmesan, à une fondue oignons-fenouil aux petits lardons de tofu fumé. 
Je ne vous cache pas que ce fut bien bon… Le fenouil est l’un de mes légumes préférés, surtout cuisiné ainsi, longuement confit à la cocotte avec un peu d’huile d’olive.
Je suis aussi, en toute honnêteté, plutôt fière de ma pâte au son d’avoine, à la fois si croquante, si gourmande, et si « raisonnable » que je la réutiliserai sans hésiter pour d’autres recettes sucrées ou salées. Je vais enfin pouvoir m’en donner à cœur joie, moi qui aime tant les tartes, les tourtes, les quiches,  bref, tout ce qui est plein de pâte et qui fait bien grossir!… Sauf que là, l’ingrédient N°1 de cette pâte c’est le son d’avoine, bien connu pour ses propriétés minceur hors pair, anti-cholestérol, hypoglycémiantes, coupe-faim, etc, etc. Alors cette fois-ci, ce sera sans aucun scrupule!
Bien sûr, les plus gourmands et les plus créatifs d’entre vous pourront s’amuser à décliner cette fine tarte croquante avec d’autres légumes de saison, et je pense que l’on peut dès maintenant se donner rendez-vous pour une version estivale aux lanières de poivrons rouges grillés, fondue d’oignons et jambon cru, dont j’ai tant rêvé hier après-midi en dégustant cette version « hivernale » déjà bien sympathique. Je suis d’ailleurs complètement fan du concept des tartes salées version pissaladière, sans le sempiternel appareil aux œufs, crème et fromage des quiches traditionnelles.
Allez, encore un petit mot pour mes plus fidèles visiteurs, ceux qui me suivent avec tant de gentillesse en postant régulièrement de charmants petits mots…  Je suis un peu désolée d’être moins présente pour vous répondre à chaque fois, comme j’aime tant le faire, car en plus de mes loustics qui ce sont tous arrangés pour avoir la grippe en même temps (ça y est on s’en sort enfin…), je suis en phase de finalisation, corrections, etc,  d’un ouvrage merveilleux dont je vous parlerai très bientôt, et qui vous plaira, je l’espère, autant que j’ai eu de bonheur à le réaliser ! Promis, dès que tout sera sur les rails, je reprendrai ma « plume » pour vous répondre comme avant…

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