I’m eating in the rain…

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Osso buco d’été aux tomates fraîches

♥ Sans lait ♥ Sans gluten ♥ IG Bas ♥ 

Osso buco aux tomates fraîchesJe ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, après des mois de sécheresse intense, il pleut enfin depuis plusieurs jours, mais pas juste une petite pluipluie pour rigoler, non des TROOOOMBES, des cataractes, avec un ciel qui touche les sapins, les gouttières qui débordent, la brume qui recouvre la campagne et tout et tout. D’un côté, c’est chouette pour le jardin qui avait soif. D’un autre, euh, il faut quand même digérer d’être passé en deux jours de 40 à 13°C…

Mais qu’à cela ne tienne, car au fond j’aime bien la pluie moi ! Autant les « musiques zen de méditation » des boutiques New Age m’horripilent (je ne dois pas être comme tout le monde, parce que ça me donnerait presque envie de mordre dans les bâtons d’encens ou de péter toutes les lampes à sel, alors mieux vaut que je ressorte sagement et très vite…), autant le bruit de la pluie sur les vitres m’apaise vraiment. Donc, la pluie, c’est un bon antistress. Et d’un. Et puis…. Tient, ça fait joliment boucler mes cheveux. Et de deux. Et puis, euh… ça m’évite de chercher mes lunettes de soleil, cet objet presque aussi facétieux que les clés de voiture. Car avez-vous remarqué ? Quand on n’en a pas besoin, on passe la journée à les pousser du milieu ou à éviter que quelqu’un s’assoit dessus (« Ah, elles étaient là mes lunettes, super, je note ! »), mais impossible de les retrouver quand il le faut vraiment. D’ailleurs, si vous croisez en voiture, sur le coup des 13H et en plein cagnard, un conducteur tout larmoyant avec un #%!!!8# de pare-soleil devant le front, vous pouvez être sûr qu’il les retrouvera ses lunettes, mais en rentrant. Donc, la pluie, ça m’évitera de farfouiller en mode sanglier-qui-déterre-un-topinambour dans chaque sac à main, sac de piscine, sac de pique-nique, tiroir et vide-poche de voiture ou de la maison, à la recherche des lunettes de soleil, et ça sera autant de gagner pour faire autre chose de beaucoup plus intéressant (comme par exemple chercher les clés de voiture). Et de trois. Bon, je suis sûre qu’en cogitant bien, je trouverais plein d’autres raisons d’être ra-vie de ce temps de grenouille, et d’oublier un peu que la pluie en t-shirt et en tongs, hiiiiii, ça mouille.

Voilà, mais je pense que si vous vouliez juste parler de la pluie et du beau temps, vous avez bien un voisin qui tond sa pelouse ou une belle-mère au téléphone qui ferait l’affaire. Et que si vous cherchiez la météo, vous ne seriez pas venu sur Saines Gourmandises. Alors passons vite aux choses sérieuses : La pluie (promis, après j’arrête d’en parler), ça me donne illico envie de bons trucs chauds qui réconfortent (même en août) ! Et dans la catégorie des plats qui réconfortent, l’osso buco est quasiment hors concours… La pluie sur les vitres + un osso buco qui mijote, c’est comme une belote entre copains + un whisky + de la musique irlandaise, ou comme un bon film épique + un paquet de kleenex. C’est l’accord parfait…

Osso buco aux tomates fraîches2Une recette mythique, donc, dont il existe plusieurs versions, mais cuisiné comme ici, sans beurre et avec beaucoup de légumes frais, l’osso buco allie à la perfection gourmandise et santé ! Car il faut savoir que les tomates cuites offrent un maximum de lycopène, cet antioxydant si précieux en prévention de beaucoup de maladies modernes. Quant à la viande, elle n’est pas ici saisie à feu vif en début de cuisson comme souvent indiqué dans les recettes, mais mijotée à basse température afin de ne pas brûler les graisses (c’est mieux pour la santé). J’ai aussi pris le parti de ne pas épaissir la sauce avec de la farine, ce sont les tomates anciennes qui lui donnent sa texture délicieusement épaisse (elles font vraiment la différence), et côté saveur inutile d’utiliser du « bouillon cube » de veau ou de volaille comme hélas cela se fait tant : la bonne viande de veau fermier, les aromates et les légumes se suffisent amplement pour donner à ce plat un irrésistible parfum de reviens-y…

Concernant la viande de veau, il faut hélas savoir que le pire côtoie le meilleur : le « veau de boucherie » est un pauvre animal qui, non content d’être généralement élevé dans des bâtiments, est nourri avec une sorte « d’aliment en poudre » dans lequel, si vous lisez la composition, rentrent beaucoup d’ingrédients chelous et très peu de « vrai » lait de vache. Mais on peut encore trouver du veau fermier élevé sous la mère et en plein champ, et ça fait vraiment toute la différence, à la fois côté saveur, mais aussi côté santé pour le consommateur. Alors, merci aux éleveurs bio ou fermiers (habitant la campagne, j’en côtoie tous les jours) qui se battent pour perpétuer cette qualité contre vents et marées, luttant contre la concurrence déloyale d’un marché ultra libéral, contre non pas les tracasseries, mais carrément les persécutions de la paperasse et des « normes » parfois stupides, souvent stigmatisés ou incompris, résistant contre l’envie de baisser les bras et de tout lâcher malgré la passion qui les anime… Tenez bon, les gars, on est fiers de vous, et on approche du jour où cette société se rendra enfin compte qu’on n’en peut plus de toute cette malbouffe industrielle, et qu’il est urgent -désolée si je radote un peu sur ce blog-, de revenir au bon sens de nos anciens : des aliments « vrais », non trafiqués, non raffinés, beaucoup de légumes du marché ou du potager, des céréales complètes, des légumes secs, et quelques produits de la ferme (œufs, fromages, viande) ou de la mer, sûrement pas à chaque repas ni même tous les jours, mais toujours de qualité. Si en plus de ça on privilégie l’IG bas ET les aliments phares du régime méditerranéen, ça sera le summum côté santé et gourmandise !

Exactement comme ce bon osso buco…

 

Osso buco aux tomates fraîches6
Les plats en sauce sont un vrai casse-tête à photographier (et quand il pleut, forcément le manque de lumière ne simplifie pas les choses), mais en revoyant cette photo je me dis que quand même, il était vraiment bon l’osso buco d’hier 😉

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 1H

  • 1,2kg de rouelles de veau
  • 1,5kg de tomates fraiches
  • 3 gros oignons
  • 3 grosses carottes
  • 2 feuilles de laurier
  • 3 brins de sarriette
  • 3 brins d’origan
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 20cl de vin blanc sec
  • Sel, poivre du moulin.

Pour la gremolata :

  • 1/2 bouquet de persil plat (sans les tiges)
  • Le zeste finement râpé et le jus d’un citron bio
  • 1 gousse d’ail (écrasée au presse ail)
  • 2 filets d’anchois à l’huile d’olive, bien rincés sous l’eau fraiche.

Osso buco aux tomates fraîches 3

Emincer les oignons, découper les carottes en petits cubes, et faire légèrement dorer le tout à l’huile d’olive dans une grande cocotte en fonte.

Pendant ce temps, peler les tomates et les découper en quartiers (on peut aussi mettre quelques tomates cerise en plus, dans ce cas bien sûr on ne les pèle pas !). Les ajouter dans la cocotte avec les rouelles de veau, le vin blanc, le jus de citron, les herbes aromatiques, du sel et du poivre. Poser un couvercle, et dès reprise de l’ébullition laisser mijoter 1H30 à feu très doux. Surveiller en fin de cuisson que la sauce n’attache pas, et ajouter un peu d’eau si besoin.

Pendant ce temps, préparer la gremolata en hachant finement aux ciseaux le persil, le zeste de citron, l’ail et les filets d’anchois dans un verre.

Cinq minutes (précises !) avant la fin de la cuisson, ajouter la gremolata dans la sauce, mélanger, poser un couvercle et remettre la cocotte sur feu doux (cette cuisson très brève atténue un peu la force de l’ail et « lie » bien la saveur de la gremolata au reste du plat, tout en préservant le parfum fragile du zeste de citron et du persil frais.)

Quand l’osso buco est cuit, la sauce doit être bien épaisse et napper la viande.

Servir aussitôt avec un des pâtes fraiches al dente au parmesan.

Osso buco aux tomates fraîches 5

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{ Les gâteaux passent à la casserole… }

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Mes mug-cakes « minute »… sans micro-ondes (et sans four du tout !)

♥ Sans Lait ♥ IG bas ♥ Végétarien ♥

 

_DSC6570-2Un petit coucou amical en plein cœur de l’été pour vous envoyer, non pas une carte postale de mes vacances (ça ne serait pas joli-joli, moi en train de jouer à la cabane en pyjama, d’installer un campement indien playmobil, de souffler comme un phoque pour essayer de suivre mes garçons en randonnée, ou de me faire plumer au monopoly par une petite coquine de 7 ans ;)), mais 3 recettes qui méritent vraiment d’être partagées sans attendre la rentrée…

D’ailleurs, plus que des recettes, c’est un véritable concept que je vous livre aujourd’hui. Je n’ai presque rien inventé, car le mug-cake existe depuis belle lurette : c’est un petit gâteau individuel « express », du genre tu mélanges tout dans un bol, tu verses dans un mug, tu le fourgue au micro-ondes et 3 minutes après, hop ! (ou plutôt, ding !) c’est cuit. En soit l’idée était chouette, mais ce qui me chiffonnait un peu c’était cette histoire de cuisson au micro-ondes 🙁

J’ai donc testé, un peu septique au départ, une cuisson à la casserole… ça fonctionne du tonnerre ! Le résultat est d’un moelleux littéralement lé-gen-daire, évoquant la madeleine bien gonflée tout juste sortie du four… Du moins, quand on a une bonne recette qui marche (et ces 3 là sont au top !) car j’ai pas mal tâtonné pour trouver une texture parfaite, bien moelleuse sans être trop humide (le truc tout mouillé du genre « bébé-a-renversé-sa-tasse-d’eau-sur-mon-gâteau », bof…), bien gonflée, bien aérée. Avis donc aux Indiana Jones de la cuisine, adeptes des terres inexplorées et autres sensations fortes (mais non, mais non, je ne pense à personne en particulier): si vous ne suivez pas mes recettes, je ne réponds de rien, et vous mangerez tout seuls votre mug-schplof ! (Meuuuh non je râle pas, juste je préviens…)

_DSC6642-2Ces recettes de mug-cakes à la casserole, c’est donc la possibilité pour l’étudiant qui n’a ni four, ni batteur, ni moule à gâteau (bon, faudrait au moins qu’il ait un mug, parce que le pot à crayon dans la casserole, je m’y risquerait pas…), de se préparer un moelleux au chocolat en trois coups de cuillère à pot. C’est aussi un moyen de faire cuire un gâteau sans allumer le four, ce qui peut être sympa en été quand il fait un peu chaud (ou quand on a son four en panne, même si là, c’est moins courant). Ou encore la possibilité pour une maman qui surveille un peu sa ligne de se concocter vite-fait un super bon dessert, petit déjeuner ou goûter, pendant que le reste de la famille s’empiffre sous son nez de galettes bretonnes pur beurre, de tropéziennes ou de croissants à la confiture (ça sent le vécu…).

En pratique :

 – On choisit une casserole assez haute pour que l’on puisse y poser un couvercle sans qu’il ne touche le mug (un faitout peut aussi faire l’affaire, tant pis si le mug s’ennuie un peu dans son grand jacuzzi).

– On met à chauffer 3 cm d’eau environ (pas plus, sinon le gâteau risque d’être mouillé par les éclaboussure en cours de cuisson) pendant qu’on mélange les ingrédients.

– On verse dans un gros mug, ou dans 2 moyens, on fait cuire de 10 à 15 minutes (le temps de se faire un thé, de se presser un jus frais, et de mettre la table du petit déjeuner sur la terrasse ;)) et…

– Hop, c’est prêt.

C’est surtout tellement bon qu’on y devient « accro », au point de se demander à quoi ça sert, un four… d’autant plus que dans votre faitout, vous pourrez y faire cuire 6 mug-cakes ensemble, histoire d’avoir une toute petite chance de réussir à savourer le vôtre tranquille…

 

 

_DSC6696-2-3Mug-cake au citron

 

C’est ma variante préférée. Vous n’avez même pas idée à quel point c’est une tuerie… Il va falloir y goûter très vite !


Ingrédients pour 1 gros mug-cake, ou 2 petits
Préparation : 5 min
Cuisson : 10 à 15 min


 
50g de farine complète de blé ou de grand épeautre
1 oeuf
1 cuil à soupe de yaourt de soja (environ 25g)
Le jus d’un demi citron bio
4 gouttes d’huile essentielle de citron bio
1 cuil à café rase de poudre à lever sans phosphates
2 cuil à soupe d’huile d’olive
2 cuil à soupe de miel d’acacia

 

Verser 3cm d’eau au fond d’une casserole un peu haute, poser un couvercle et mettre à bouillir.

Pendant ce temps, mélanger au fouet dans un petit saladier la farine et la levure. Faire un puits, ajouter tous les autres ingrédients et bien mélanger le tout jusqu’à obtention d’une pâte bien homogène.

Verser dans un gros mug, et dès que l’eau arrive à ébullition dans la casserole, le déposer au fond et poser un couvercle.

Laisser cuire 15 minutes sans jamais soulever le couvercle, puis vérifier la cuisson avec une pique plongée au cœur du mug-cake (elle doit ressortir parfaitement propre et sèche, sinon ajouter quelques minutes de cuisson), sortir le mug et savourer aussitôt.

On peut aussi verser la pâte dans 2 mugs plus petits, afin que la cuisson soit encore plus rapide (10 min au lieu de 15).

 

 

_DSC6590-2Mug-cake pain d’épice

 

 Pas mal non plus celui-là 😉 Une chose est sûre, à la maison on me le réclame à corps et à cris (enfants, mari, et même papi…) depuis le jour où j’ai la mauvaise idée de l’inventer…

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Ingrédient pour 1 gros mug-cake, ou 2 petits
Préparation : 5 min
Cuisson : 10 à 15 min


 
45 g de farine bise de grand épeautre
1 cuil à café rase de poudre à lever sans phosphates
1 oeuf
2 cuil à soupe de miel liquide d’acacia
1 cuil à soupe d’huile neutre (pépin de raisin par exemple)
2 cuil à soupe de compte de pomme ou de poire sans sucre ajouté
1/2 cuil à café de cannelle
1 pointe de couteau d’épices à pain d’épices
2 gouttes d’huile essentielle d’orange douce

 

Procéder exactement comme pour la recette ci-dessus… Tout mélanger dans un petit saladier, verser dans un gros mug et faire cuire 15 min, ou dans 2 petits pour seulement 10 min de cuisson. Ne pas oublier de vérifier la cuisson avec une pique avant de sortir le mug-cake.

 

 

_DSC6667-2Mug-cake « moelleux praliné au chocolat »

 

Pour les afficionados de bon chocolat… Effet remonte-moral immédiat et assuré ! A mettre en kit dans la trousse de secours 😉

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Ingrédient pour 1 gros mug-cake, ou 2 petits
Préparation : 5 min
Cuisson : 10 à 15 min


 
6 cuil à soupe de lait de noisette, ou de lait soja-vanille
1 cuil à soupe de purée de noisette bien souple (pas un vieux fond de pot tout sec)
30g de chocolat noir à 70% (3 grands carreaux)
35g de farine bise de grand épeautre
3 cuil à soupe de sucre de coco
1 cuil à café rase de poudre à lever sans phosphates
1 oeuf
1 toute petite pincée de sel

 

Mettre à bouillir 3 cm d’eau dans une grande casserole.

Parallèlement, faire chauffer le lait et la purée de noisette dans une petite casserole, y faire fondre le chocolat et bien mélanger.

Ajouter l’œuf, bien fouetter.

Mélanger ensemble la farine, le sel et la poudre à lever dans un bol à part , puis ajouter dans la préparation et bien mélanger de nouveau.

Verser dans un gros mug (15 min de cuisson) ou deux moyens (10 min de cuisson), en vérifiant la cuisson avec une pique avant de les sortir.

 

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{ Mieux que 60 desserts à IG bas ? 97 desserts à IG bas… }

{ Mieux que 60 desserts à IG bas ? 97 desserts à IG bas… }

Les Secrets de la Pâtisserie Bio, suite…

Des biscuits à la cuillères, 2 charlottes, un tiramisu, et même un petit cadeau de dernière minute 😉

Biscuits à la cuillère 4-2Je sais, je sais, vous êtes nombreux à m’écrire que vous cherchez vainement « 60 desserts à IG bas » (épuisé depuis plus d’un an), à le guetter d’occasion, à me « cuisiner » pour savoir si par hasard il me resterait des exemplaires (ben, en fait oui mais juste un, alors moi aussi j’en cherche ;)) ou a espérer que sa réédition sera pour bientôt… Mais non, hélas.

Aussi, par curiosité, j’ai compté les recettes à IG très bas, bas ou moyen de mon dernier ouvrage sur la pâtisserie bio… Il y en a 97 ! (et même un peu plus en comptant certaines variantes.)

De quoi faire déjà bien patienter ceux qui attendent la réédition non ? 😉

D’ailleurs, depuis 2 semaines que je vous fais saliver en vous parlant de ce livre, si je vous en dévoilais une recette ? :)… Allez, et même deux. Oh, et puis trois. Ou plutôt quatre, parce que vous êtes vraiment gentils…

Aujourd’hui, ce sera donc un zoom sur le biscuit à la cuillère, suivi de quelques déclinaisons plutôt du genre sympathique : charlotte à la fraise, charlotte au chocolat, tiramisu…  (Qui a dit « Pitié, n’en jetez plus, je suis au régime parce que j’ai acheté un maillot de bain 3 tailles en dessous de ma taille habituelle ? » ). Mais pas n’importe quel biscuit à la cuillère, non, un biscuit à IG bas messieurs-dames, au sucre de bouleau (donc, à priori, même pas besoin de revendre le maillot sur Ebay…).

Pour un petit rappel sur le sucre de bouleau, c’est ICI, mais sachez, pour résumer si vous ne le connaissez pas encore, que ce sucre présente un indice glycémique au ras des pâquerettes (8 !). Il convient donc particulièrement bien aux personnes diabétiques ou en surpoids. Il n’acidifie pas l’organisme, ne donne pas de caries, et serait même, d’après certains pédiatres scandinaves, une excellente prévention contre l’otite chez l’enfant. Tout blanc, il rend de grands services en pâtisserie bio quand on ne peut pas utiliser de sucre intégral (rapadura, muscovado) ou de sucre de coco à cause de leur couleur trop ambrée qui teinterait de brun les préparations. Je l’ai donc utilisé dans certaines recettes des « Secrets de la pâtisserie bio », en remplacement du sucre glace ou du sucre blanc, comme dans ces biscuits à la cuillère où il fait vraiment illusion !

Cependant, comme le sucre de bouleau est assez onéreux, et que d’autre part il ne faut pas en abuser car il est assez laxatif, les recettes de cet ouvrage qui en contiennent sont minoritaires et ont toujours leur équivalence en cassonade rousse (j’ai aussi beaucoup utilisé dans mon livre le sucre non raffiné, le sucre de coco, le sirop d’agave, le miel, les fruits séchés, etc. pour sucrer raisonnablement et sainement les recettes tout en variant au maximum les différents sucrants, ce qui résume totalement ma démarche en matière d’alternative au sucre blanc. Je le précise une fois de plus car c’est important : Sucrer moins, varier les différents sucres alternatifs).

 Biscuits à la cuillère 3-2-2J’ouvre une petite (euh, non, longue) parenthèse (tout à fait hors sujet) pour que vous ne vous affoliez pas si je mets un peu de temps à répondre à vos mails qui ont déjà plusieurs jours. Comme je l’évoquais lors du dernier billet, je suis en train de remettre sur mon pauvre blog dévasté les milliers de photos qui ont presque toutes disparues, pfuiiit, d’un coup de baguette magique informatique. Et c’est une occupation très… euh… occupante.

Alors je ne fais plus que ça, depuis deux jours : charger des photos, les centrer, remettre mes messages d’aplomb. En deux jours (et deux moitiés de nuit…) j’ai déjà « réparé » le blog de maintenant à début 2013, mais je vais m’arrêter parce que là je sature, je vois double, j’ai le coccyx en marmelade – ben si y’a un rapport, restez donc vissés 12 à 14H par jour dans un fauteuil et vous verrez un peu, le tour de rein que vous allez attraper- et pour vous dire à quel point l’heure est grave, j’ai tellement vu passer de photos de bouffe en 48H que même un cliché de fondant au chocolat me laisse aussi totalement insensible qu’une musique d’ambiance dans un acsenceur…)

D’ailleurs, juste une petite question, vous qui vous baladez apparemment de temps en temps sur mon blog (chose que j’aurai dû faire aussi, la preuve..) ça ne vous étonnait pas tous ces posts sans photos ? Ce style épuré à l’extrême, « nude », de Saines Gourmandises, vous avez cru que c’était une petite fantaisie artistique ? Ou peut-être  aviez-vous très bien compris que tout avait buggé, mais êtes trop polis pour oser me le dire… C’est malin ça ! (à moins que chez moi, plus rien de vous étonne, et je ne sais pas comment je dois le prendre^^).

En plus, je ne peux même pas, comme avant hier, me consoler en rêvant d’aplatir le crâne de mon hébergeur d’images à coups de rouleaux à pâtisserie, parce que dans l’histoire, la bourrique d’anthologie à la stupidité hors concours, c’est moi. Ben oui, car il faut savoir que sur une boîte mail « poubelle » – que j’ouvre juste à chaque fois qu’il me tombe un œil-, perdus au milieu d’une meule de foin de mails de La Redoutable, de Vert Boudin, de Kiabu, de la Blanche Perte, etc. etc. (en gros, tous les sites sur lesquels j’ai eu le malheur d’acheter au moins un truc une fois dans ma vie…), il y avait des mails de mon hébergeur. Des mails en engliche please… Plein de mails en engliche. Et si je m’étais donné le mal :

1/ D’aller sur ma boîte poubelle

2/ D’ouvrir ces mails

3/ D’essayer de les traduire, du moins, en gros…

… Au lieu de ronfler tranquille sur mes 2 oreilles en croyant niaisement que c’était un hébergeur « gratuit pour toujours », j’aurai vu que la situation devenait un peu chaude. (« Attention, Marie Chioca, vous n’avez plus droit qu’à 90 jours gratuits ». « Attention, Marie Chioca, vous n’avez plus droit qu’à 30 jours gratuits ». « Attention, Marie Chioca, vous n’avez plus droit qu’à 10 jours gratuits… 9… 8… 7…6…5…4…3…2…1…0 Prrrrrr !!! Your photos has been deleted »). Râââââââh…*

Bref, si je devais frapper quelqu’un pour le coup des photos évaporées, ce serait moi, alors je me suis punie autrement. Des heures de colle. Devant l’écran. Il va bien falloir tremper quelques biscuits à la cuillère dans un grand bol de café pour me remettre de tout ça…

* Pour ceux qui connaissent un peu mon amour des onomatopées bien expressives qui défoulent (empruntées à la littérature du style Super Picsou Géant), « Arg » exprime chez moi le premier degré de stupéfaction catastrophée. « Aaargh » le deuxième degré –quand vraiment, ça se gâte. Quant à « Rââââââh », le râle supprême… je vous laisse deviner.

 

 

 

1 Biscuits à la cuillère (montage)-2

Biscuits à la cuillère au sucre de bouleau

 

Difficulté : facile
Temps : rapide
Sans lactose
IG : Bas (si version au sucre de bouleau)

Élément incontournable des charlottes, tiramisus et autres irrésistibles gourmandises, le biscuit à la cuillère n’est vraiment pas compliqué à réaliser ! En revanche, ne tentez pas la réalisation de cette recette avec une farine au blutage plus élevé (T80 ou T110) le résultat ne serait pas à la hauteur… D’autant qu’avec seulement 2gr de farine par biscuit, le bénéfice santé serait quasi nul !

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Ingrédients pour 30 biscuits
Préparation : 20 minutes
Cuisson : 35 minutes

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3 œufs
90g de sucre de bouleau en poudre, (ou de cassonade mais IG plus élevé)
60g de farine T65
Un peu de sucre de bouleau impalpable pour saupoudrer les biscuits, ou de sucre glace
¼ de cuillère à café d’extrait de vanille en poudre


Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Mélanger au fouet à main les jaunes avec la vanille et 35g de sucre dans un bol, sans chercher spécialement à les blanchir.

Parallèlement, commencer à battre les blancs en neige, et dès qu’ils commencent à mousser, ajouter le sucre de bouleau restant (55g) et fouetter jusqu’à ce que les blancs forment de beaux pics brillants (comme pour une meringue).

Mélanger tout d’abord les deux préparations dans un saladier, ajouter la farine en la tamisant, et mélanger le tout délicatement à la spatule pour ne pas trop casser les blancs.

Dresser les biscuits sur une plaque de pâtisserie chemisée de papier cuisson à l’aide d’une poche à douille sans embout, puis enfourner pour 5 minutes à 180°C. Baisser ensuite le thermostat à 150°C (sans ouvrir la porte du four !) pour les 30 minutes restantes. Baisser la température à 125°C si les biscuits commencent à roussir un peu trop (tout dépend des fours).

En fin de cuisson, ne pas sortir les biscuits et les laisser refroidir dans le four, cela leur évite de retomber.

Décoller les biscuits refroidis à l’aide d’une spatule fine, puis les saupoudrer de sucre de bouleau impalpable à l’aide d’une passoire à thé.

Conserver dans une boîte hermétique.

 

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8 Tiramisu léger aux petits-suisses, miel et citron-2-2-2Tiramisu léger au miel et au citron

 Difficulté : facile
Temps : rapide
IG : bas
 

Bien plus doux pour la ligne que son cousin traditionnel au mascarpone, ce tiramisu n’en est pas moins gourmand !

J’ai choisi pour cette recette un accord de saveur miel-vanille-citron à la fois simple et exquis, mais vous pouvez décliner cette recette de base aux petits-suisses avec autant de parfums qu’il vous plaira : au café, marsala et cacao comme les tiramisus traditionnels, mais aussi avec un coulis de fruits rouges (fraises, myrtilles…) ou de fruits exotiques (passion, mangue, ananas, kiwi…) selon la saison, sans compter d’autres variantes encore plus originales associant par exemple de l’orange douce et des spéculoos, ou de la crème de marron et une sauce chocolat… Que du bonheur !

Ingrédients pour environ 6 tiramisus individuels (selon la taille des coupelles)
Préparation : 10 minutes
Repos au frais : environ 12 heures

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6 petits-suisses
3 œufs ultra-frais
6 cuil à soupe de miel liquide d’acacia
1 cuil à soupe d’extrait de vanille
10 gouttes d’huile essentielle de citron bio
12 biscuits à la cuillère
Cacao pour saupoudrer
Facultatif : 4 cuil à café de limoncello (vin de citron italien), ou de Cointreau

Mélanger dans un saladier les petits suisses, les jaunes d’œufs, le miel, la vanille et l’huile essentielle de citron.

Fouetter les blancs en neige, puis les incorporer délicatement à la crème citron.

Déposer un ou 2 biscuits à la cuillère au fond de chaque coupelle, ajouter éventuellement une cuillerée à café d’alcool, puis verser la mousse au citron.

Laisser au frais une douzaine d’heures, le temps que la mousse se raffermisse, puis saupoudrer de cacao à l’aide d’une petite passoire fine et servir aussitôt.

 

⇒ Nota : l’importance des bons œufs…

Contrairement aux œufs de mauvaise qualité, les œufs bio, fermiers et ultra frais apportent aux préparations une saveur très délicate, ainsi qu’une jolie couleur naturellement jaune soutenu (comme sur la photo), car plus les poules mangent d’herbe, plus les jaunes des œufs sont colorés ! C’est absolument parfait pour rendre encore plus attirant un dessert au citron comme celui-ci…

 

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22 Charlotte aux fraises meringuée pour la fête des Mamans 1-2-2Charlotte aux fraises meringuée

 

Difficulté : un peu délicat
Temps : un peu long
IG : bas

Ingrédients pour une charlotte de 6 parts
Préparation : 20 minutes
Cuisson : 5 minutes
Réfrigération : au moins 6 heures

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Pour la charlotte :

250g de fraises bien mûres et parfumées
2 petits suisses
Un sachet de 2 gr d’agar-agar
2 blancs d’œufs
6 cuil à soupe de sirop d’agave ou 75g de sucre de bouleau
16 biscuits à la cuillère

Pour le sirop :

5cl d’eau
5cl de sirop d’agave ou de miel d’acacia
Un parfum au choix : 1 cuil à soupe d’extrait de vanille, ou ½ cuil à moka d’extrait d’amande amère pour pâtisserie, ou 5 gouttes d’huile essentielle de citron bio

Pour la meringue :

3 blancs d’œufs
65g de sucre de bouleau

Laver, équeuter les fraises et les couper en quatre. Les mettre dans une petite casserole, puis saupoudrer uniformément d’agar-agar en poudre, ajouter le sirop d’agave et bien mélanger. Faire compoter à feu doux en mélangeant souvent, jusqu’à ce que les fraises soient bien tendres et baignent dans un jus sirupeux.

Pendant ce temps, battre 2 blancs d’œufs en neige assez ferme. Réserver.

Mélanger ensemble tous les ingrédients du sirop. Réserver.

Chemiser un moule à charlotte de film alimentaire (pour faciliter le démoulage ultérieur), puis dresser des biscuits à la cuillère rapidement trempés dans le sirop contre la paroi.

Mixer les fraises encore brûlantes avec leur jus et les petits-suisses, puis incorporer immédiatement les blancs en neige en mélangeant assez rapidement. Il ne faut pas laisser la préparation refroidir, car l’agar-agar fige vers 25°C.

Verser la préparation dans la moitié du moule, déposer une couche de biscuits à la cuillère trempés dans le sirop puis terminer de remplir le moule avec la mousse aux fraises.

Mettre au frais au moins 6 heures.

Démouler la charlotte sur une assiette et retirer le film alimentaire.

Battre en neige les 3 blancs d’œufs de la meringue, en ajoutant le sucre au fur et à mesure jusqu’à obtention d’une consistance bien brillante, bien serrée et formant des pics souples.

Étaler la meringue à la spatule sur la charlotte et servir aussitôt, ou réserver au frais mais pas plus de 12 heures.

 

⇒ Le petit « plus » qui fait tout : Ajoutez une couronne de fleurs (comestibles !) sur la charlotte : pétales de roses non traitées, pâquerettes, fleurs de pommiers…

 

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14 Charlotte intensément chocolat, pointe de café_Charlotte intensément chocolat, pointe de café…

 

Difficulté : facile
Temps : rapide
Sans lactose
IG : Bas

 

Aussi célèbre qu’irrésistible, la charlotte au chocolat fait l’unanimité… Cette recette ultra fondante et gourmande ne contient absolument pas de beurre ni de crème, et sera donc bien plus digeste et légère !

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Ingrédients pour une charlotte de 8 parts
Préparation : 20 minutes
Cuisson : quelques minutes
Réfrigération : Au moins 6 heures, au mieux une nuit

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300g de chocolat noir à 70%
Une briquette de 20cl de crème végétale de coco ou de soja
3 œufs ultra frais
75g de sucre de coco
5cl de café assez serré
1 cuil à soupe d’extrait de vanille liquide
1 pointe de couteau de fleur de sel
Une vingtaine de biscuits à la cuillère
Cacao pour saupoudrer

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Faire fondre dans un bol au bain-marie le chocolat coupé en tous petits morceaux avec la crème de soja, la vanille, le sel et le café. Éteindre le feu avant que le chocolat ne soit totalement fondu, couvrir et laisser terminer de fondre tranquillement.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Mélanger les jaunes au chocolat fondu, puis bien fouetter pour émulsionner.

Fouetter les blancs en neige souple avec le sel, en ajoutant le sucre en trois fois.

Incorporer délicatement les blancs en neige à la préparation au chocolat, de façon à obtenir une mousse.

Chemiser les parois d’un cercle à pâtisserie de 16 à 17cm de diamètre avec des biscuits à la cuillère légèrement recoupés en biseau à la base (afin de pouvoir tenir debout).

Tapisser le fond du cercle avec les chutes de biscuits, puis verser la moitié de la mousse. Tapisser avec quelques biscuits, puis verser le reste de mousse et égaliser.

Mettre au frais au moins 6 heures, puis saupoudrer de cacao avant de servir.

 

PS : Merci à toi ma chère Steph Marmotte de l’avoir déjà réalisée et mise en ligne sur ton blog :)))

 

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Recettes tirées de l’ouvrage « Les secrets de la pâtisserie bio »… Attention, plus que 10 jours pour profiter des frais de port gratuits sur le site de l’éditeur (chez qui il n’y a pas de rupture de stock…hum) avec le code promo : SPB 14

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Acheter cet ouvrage sur le site de ma librairie partenaire Decitre

Dernière minute !

En écrivant ce billet, je pense à une chose (entre autre grâce à Steph Marmotte ;)) : Je ne vous ai peut-être jamais dit à quel point cela me touche quand je vois mes recettes réalisées par d’autres mains :))). C’est tellement chouette de découvrir vos photos, de bien noter vos remarques, de voir ce qui vous a plu, ou au contraire parfois semblé un peu plus difficile… Cela donne « vie » à mon travail, comme si les recettes sortaient ainsi de leurs pages immobiles pour s’animer enfin. C’est  aussi très rassurant pour certaines personnes un peu timides de voir que les recettes ont été « éprouvées » par d’autres blogueuses, et parfois c’est le petit plus qui leur donnera confiance pour se lancer.

Aussi, je vous propose une chose : Si vous avez envie de mettre sur votre blog une recette de ce livre, surtout dites-le moi en laissant un commentaires suite à ce billet avec le lien vers votre article. Cela me permettra de ne pas passer à côté de vos belles réalisations, et de plus, j’ai décidé de vous récompenser en procédant à un tirage au sort le 30 juillet (ça vous laisse le temps de participer, et chaque recette comptera, vous pouvez donc participer plusieurs fois). A gagner, plusieurs livres parus tout dernièrement chez Terre Vivante, je vous redétaillerai tout cela bientôt…

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{ Cure Cabot 3/3 (suite et fin…) }

{ Cure Cabot 3/3 (suite et fin…) }

Gelée de fleurs de pissenlit au citron

(Et l’interview de Miss Pat’)

♥ Vegan ♥ IG bas ♥

 

1 gelée de pissenlitJ’arrive bientôt à la fin de ma cure Cabot qui s’arrêtera –comme par hasard- pile poil pour Pâques (humf, vous l’avez compris, ce n’est pas franchement un hasard, je vais « zapper » la dernière semaine pour cause de gourmandise chronique, aigüe et incurable… M’enfin, quoi, vous imaginez un peu Pâques sans un bon gigot, un gâteau au chocolat et un p’tit verre de rouge ?), et voici donc le dernier post « Régénération du foie » avant de passer à des choses beaucoup moins sérieuses 😉

Cette fois-ci, je serai brève, et laisserai à la fin de ce post la parole à Miss Pat’, qui a créé pour vous un groupe Facebook : « Cure Cabot ensemble ».  N’hésitez pas à laisser vous aussi votre témoignage sur cette cure, soit sur la page de Miss Pat, soit sur ce blog, afin d’échanger et de partager nos expériences sur ce sujet ! (Vous avez aussi, pour vous aider à trouver des idées recettes, les très sympathiques tableaux pinterest de Mathilde…)

J’espère, avec ces 3 articles – qui, soit dit en passant, ont dû bien saouler ceux qui n’ont pas du tout envie de régénérer leur foie (Hé hé, le chocolat, le pinard, le fromage, la cochonaille, pfff, même pas mal !!!)- vous avoir bien mis sur les rails. Mais avant de tourner cette page « Cabot », je voulais vous parler un peu du pissenlit, cette jolie fleur au nom si peu poétique* qui égaye au printemps la campagne d’innombrables petits soleils, et qui pourrait vous épauler très efficacement dans cette cure…

*(« Pissenlit » évoque de façon très imagée l’action… diurétique de cette plante, surtout la nuit. Je ne vous fais pas un dessin n’est-ce-pas, vous avez compris toute la subtilité, la poésie et la délicatesse du barbare qui a donné un nom aussi trivial a cette pauvre fleur.)

 

3 cuilletteLe pissenlit draine le foie, nettoie, désintoxique et purifie l’organisme de nombreuses toxines, améliore le bon fonctionnement digestif et hépatobiliaire, soulage les rhumatismes ainsi que certaines maladies de peau, gomme la cellulite, favorise une bonne circulation sanguine, et présente, comme nous venons de le voir, (gloups !) des propriétés diurétiques exceptionnelles.

Alors si vous cherchez un bon « médicament » pour votre foie, sachez que les jeunes feuilles d’un vert tendre ramassées au printemps sont en outre très goûteuses, peu coriaces, et permettent l’élaboration de délicieuses salades au charme très champêtre, qui enchanteront vos papilles en association avec des petits croûtons frottés à l’ail, des asperges cuites « al dente », des œufs mollets, des champignons émincés, de l’avocat mûr à point, des radis bien croquants, bref, toutes ces petites choses de saison à la fois si saines et si alléchantes.

Mais aujourd’hui, je vous propose plutôt une douceur qui ne demande qu’à ensoleiller vos petits déjeuners et desserts d’une touche gourmande et très « détox » : la gelée de fleurs de pissenlit.

Je connais ce concept depuis bien longtemps pour l’avoir trouvé dans un vieux livre de « Grand-mère »que j’aime potasser de temps en temps. Mais la recette de base contenait beaucoup de sucre… Il y a 10 ans, j’ai donc mis au point cette jolie gelée dorée au parfum délicat, dont toute la famille raffole (j’en ai fait un pot vendredi, j’ai juste pu en goûter 1 cuillerée à café, grrr…vengeance ! Parfois, j’en viens presque à regretter le fait de ne pas être la seule de la famille à aimer ça…)

Pour la réussir à la perfection, respectez bien les temps de cuisson, faites la cuire à feu doux, sans couvercle, et ne mettez ni les tiges de fleur, ni le « blanc » de l’écorce du citron : elle sera ainsi d’un parfum très délicat, et d’une texture de rêve : gélifiée juste ce qu’il faut pour ne pas couler des tartines, mais délicieusement translucide et fondante en bouche…

Vous trouverez une autre recette de gelée de pissenlit dans le merveilleux livre de ma chère Géraldine, « Fleurs en cuisine »… Mais j’y reviendrai bientôt, car ce livre est trop beau  😉

 

Gelée de fleurs de pissenlit au citron 

6 gelée de pissenlitEdit du 22/04/2014 : Suite aux déboires de quelques uns d’entre vous, j’ai ajouté en rouge des précisions supplémentaires à cette recette. Maintenant, elle devrait vraiment être inratable 😉

PS : Aidez-vous d’un biberon gradué, il n’y a pas de verre à mesure plus précis…

  • Ingrédients pour un pot de confiture moyen de 20 cl de contenance
  • Préparation : 10 min
  • Cuisson : 20 min

 

40g de fleurs de pissenlit (environ 2 grosses poignées)

50cl d’eau pure

1 citron bio (soit exactement 3 cl de jus fraîchement pressé, mesuré précisément si possible au biberon )

1 sachet de 2 gr d’agar-agar

1 gousse de vanille

15cl de sirop d’agave

 

Verser l’eau dans une casserole, et y ajouter les fleurs de pissenlit, la gousse de vanille fendue en deux, l’agar-agar et le jus de citron pressé. Râper finement le zeste au dessus de la casserole, sans mettre de peau blanche (qui donnerait un goût amer à la gelée).

Bien mélanger à froid, puis porter à ébullition sur feu assez doux (mais pas sur feu minimum, car il faut tout de même maintenir une bonne ébullition). Laisser bouillir 10 minutes, en mélangeant souvent.

Filtrer au travers d’un tamis fin (ou d’un filtre à café perpétuel), et mesurer le jus : il doit y avoir 20cl de liquide puis remettre le jus obtenu dans la casserole avec le sirop d’agave.

Porter de nouveau à ébullition, puis compter 10 minutes de cuisson, toujours à feu doux et en mélangeant souvent à la cuillère de bois. Mesurer le liquide, on doit obtenir de nouveau 20cl environ de préparation

Verser dans un pot de confiture, visser le couvercle et laisser refroidir à température ambiante, sans y toucher. Une fois le pot refroidi, le ranger au frais, où il se conservera entamé plus d’une semaine sans s’abîmer.

 

Nota : Les citadins sans jardin pourront eux aussi confectionner cette recette très simple et rapide après une petite ballade-cueillette à la campagne ! Prenez juste garde de ramasser les pissenlits dans un endroit sauvage (pas traité aux pesticides ni désherbant), et à l’écart des routes, car les pauvres pissenlits des bas-côtés et fossés sont très pollués aux gaz d’échappement…

 

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Et maintenant, l’interview !

Miss Pat, tu as eu l’idée bien sympathique de créer un groupe « régime Cabot ensemble » sur Facebook…  Comment l’idée t’est-elle venue?

J’ai parlé un peu de mon parcours chaotique au niveau alimentaire ces dernières années et des raisons qui m’ont poussée à faire le régime dans un article récent de mon blog. J’ai souffert pendant très longtemps de troubles du comportement alimentaire (boulimie anorexique). Je rencontre depuis quelques temps, en conséquence, des soucis de santé qui me font comprendre que mon foie ne fonctionne pas aussi bien qu’avant. La fatigue du matin, des insomnies à certaines heures de la nuit, un côlon irritable, une allergie cutanée survenue soudainement il y a deux ans, la peau « grise » et sans éclat… Enfin, rien de bien glamour, désolée !!! Et je ne vous parlerais pas de mon haleine… J’ai pitié pour mon homme quelquefois. Ces signes d’alerte m’indiquent que je dois changer d’alimentation de manière radicale pendant au moins quelques semaines : une alimentation hypotoxique qui tend à reposer mes organes et même, à les régénérer. J’ai eu donc l’idée de sortir de ma bibliothèque un ouvrage qui prenait la poussière depuis quelques années… Celui de Sandra Cabot. Et pour me sentir moins seule dans cette démarche, pour être certaine de tenir mes bonnes résolutions et surtout, pour soutenir d’autres personnes dans le même projet que moi, j’ai eu l’idée (moderne) de créer un groupe sur Facebook 😉

Je dois préciser que je n’ai aucun problème de poids. Les écarts ne m’ont jamais fait vraiment grossir. Ce régime est destiné à ceux et celles qui veulent avant tout soigner leur foie ; il n’est pas restrictif : avis aux gourmands comme moi ! Le régime régule le métabolisme, et à la clé, si le corps en a besoin, fait perdre du poids.

Où en es-tu de ta cure? Peux-tu déjà en faire un bilan? As-tu constaté certains bienfaits sur ta santé?

Je suis à la dernière phase de la cure et j’en fais déjà un bilan très positif. J’ai plus d’énergie qu’avant, mon allergie cutanée tant à s’atténuer vraiment. Côté haleine, je demanderai à mon homme ce soir… Je reste encore très sensible au niveau intestinal, mais je sais qu’il faut beaucoup de temps pour restaurer un intestin agressé, et notamment restaurer sa flore (ça se compte en nombre d’années). Je me suis déshabituée à consommer certains aliments comme le chocolat, mon péché mignon 😉 Mais je ne peux rien vous promettre pour la suite… Pâques approche à grand pas !

Qu’est-ce qui t’a semblé le plus difficile pendant ces quelques semaines ?

Ma plus grande difficulté dans la vie est la gestion du stress. Ainsi, sous pression, je trouve plus difficile d’écouter mon corps, les messages se brouillent… et il m’est arrivé honnêtement de faire quelques écarts. C’est pourquoi je tiens à poursuivre encore ce régime jusqu’à Pâques.

Et le plus agréable?

Les nouvelles habitudes saines me font du bien : me régaler chaque jour avec de bonnes crudités aux couleurs joyeuses, du bon pain complet tartiné de crème d’amandes ou de crème de sésame… mais aussi le plaisir d’échanger avec les autres sur les nouveaux gestes adoptés pour notre santé.

Quelle était ta recette Cabot « chouchou »?

 J’ai trouvé un riz complet thaï vendu en vrac dont je raffole. Je le mange « à toutes les sauces » avec les épices de mon choix, en ajoutant du lait de coco parfois, des noix de cajou, des amandes effilées, du gomasio (sésame grillé, salé, et broyé), du tofu ou du tempeh… Le riz complet a un grand pouvoir détoxifiant. Il ne contient pas de déchets (purines). Il nettoie le corps en profondeur et contribue à désacidifier l’organisme. Un aliment formidable quoi !

Que conseillerais-tu aux personnes qui doivent prendre leur repas de midi à l’extérieur?

 L’idéal est de pouvoir emmener sa gamelle au bureau et de se concocter régulièrement une salade composée facile à transporter. Pendant la cure, certains types d’aliments sont interdits. Dans l’ouvrage, vous trouverez une liste des aliments bons pour le foie (vous la trouverez également en pièce jointe au sein du groupe Facebook). Pour faciliter la cure, je l’ai mise sur mon frigo et je la consulte très fréquemment, notamment pour composer mes menus. Je pense qu’il est bon de jouer avec celle-ci pour manger à l’extérieur afin de favoriser au maximum les aliments bénéfiques et exclure au maximum les autres. Au restaurant, exit le steak-frites. Je pense qu’il faut dans ce cas miser sur les salades composées, les légumes et le poisson en mettant notamment de côté, quand c’est possible, les aliments interdits : fromages, produits fumés et à base de farine blanche, viandes rouges, etc. Oh, il restera encore quelques petites choses à grignoter dans l’assiette… non ?

Dans l’ensemble, comment la cure se passe-t-elle pour les autres personnes de ton groupe?

 Au sein du groupe, c’est justement une question que je pose régulièrement. Et, je constate avec joie que les personnes qui commencent à la pratiquer se sentent très vite plus en forme 😉 La perte de poids est évidente aussi. Il y a également le témoignage de celles qui connaissent déjà la cure et qui la refont car elles ont été satisfaites du résultat.

 

Aurais-tu par hasard une petite anecdote amusante à propos de cette cure? (Je ne sais pas, recette ratée, ou autre… Moi par exemple j’ai fais ma première cure avec une centrifugeuse orange trouvée dans le garage du pépé, et qui datait de la fin des années 70 – limite elle était en 110 volts tu vois un peu le truc ?-, et à chaque fois que je l’utilisais, je me demandais un peu si ma dernière heure allait sonner ^^ Elle a fini un jour par s’envoler du plan de travail, ouf, et j’ai pu la changer sans regret… Le reste de ma cure s’est bien mieux passé ensuite, car je crois que mon foie n’appréciait pas trop au départ le monumental « coup de stress » imposée à l’heure du p’tit dej par la centrifugeuse un peu trop vintage ;))

 J’ai commencé mon régime avec une collègue de bureau car elle souhaite perdre du poids et retrouver de bonnes habitudes alimentaires. Aussi, il se passe des choses peu ordinaires depuis quelques semaines au bureau… notamment dessous. Des échanges en cachette de poudres en tout genre. Quelles sont nos drogues ? Poudre de graines de lin et autres graines, gomasio et purées d’oléagineux…

 

 

3 bis cuillette

Poupougnette, 3 ans, fan de gelée de pissenlit et « cueilleuse » motivée…

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{ Une gourmandise toute « sage » pour la ligne… }

{ Une gourmandise toute « sage » pour la ligne… }

Bûche légère et acidulée à la gelée de cranberries crues,

Parfum de tarte au citron

♥ Sans lait ♥ Végétarien ♥ IG bas ♥

 

1Pfff, y’a des journées…

Vous voyez cette bûche ? Et bien la couverture en meringue est ratée. Ratée à cause de pointes de cheveux fourchus… Et d’une accumulation de circonstances tragicomiques.

Il y a des fois où j’hésite presque à vous raconter mes péripéties de peur que vous pensiez que j’en rajoute, mais ce qui me rassure, c’est que vous vivez vous aussi dans la « vraie vie ». Cette fameuse « vraie vie », dont la réalité dépasse parfois la fiction et fait de certains moments de la journée un sketch à la Mr Bean.

 Petit retour en arrière…

Ce matin, je me suis levée le cœur déjà un peu en vacances. Envie de souffler, de prendre un peu soin de moi… Oui mais voilà, il y a avait aussi cette bûche à photographier pour le blog, qui attendait au frais depuis hier, en essayant de se faire la plus discrète possible (surtout quand le papa ou un des deux fistons ouvraient le frigo, et heureusement que je veillais armée d’une cuillère en bois, sinon elle aurait été un peu entamée… )

Je me suis donc réveillée ce matin, cheveux en bataille comme toujours, et me suis dit qu’un petit masque leur ferait du bien… Yaourt, miel, huile d’olive, essence de romarin, me voilà donc partie pour une recette de plus, mais pas une recette culinaire, non une recette capillaire.

Jusque là, tout allait bien. Coiffée d’une ridiculissime charlotte de plastique, je me suis ensuite attaquée à la confection de la meringue de ma bûche, le temps que « pose » le sage petit masque au yaourt.

Seulement, c’est là que ça a commencé à se corser….

2Allez donc faire un travail d’artiste avec des grosses gouttes de yaourt liquéfié qui, ayant sournoisement forcé la barrière élastiquée de la charlotte vous tombent dans les yeux (ça c’est quand vous vous baissez en avant sur la meringue), ou coulent par derrière avec des sensations d’une limace qui se promènerait sur votre nuque (ça c’est quand vous vous redressez…).

J’étais déjà un peu à bout de nerf, une spatule dans une main, un gant de toilette dans l’autre, ne sachant plus si je devais essuyer les coulures de yaourt sur mes oreilles avec la spatule et étaler la meringue au gant de toilette ou le contraire.

Et puis la sonnette a traîtreusement sonné (remarquez, c’est sont boulot de sonnette, on peut pas vraiment lui en vouloir…)

Et là, j’ai eu un grand moment de solitude, car j’attendais bien ce matin une très jolie poupée, mais j’aurai juste bien aimé qu’elle n’arrive pas juste à ce moment là…

Dilemme.

Sortir avec la charlotte dégoulinante de yaourt ?

Laisser la poupée repartir à la poste jusqu’au lendemain ? J’ai opté pour une solution intermédiaire : coiffée, ou plutôt « sur »coiffée d’un bonnet cache-charlotte, (celui avec des oreilles en fausse fourrure et un pompon, en fait, le premier qui me soit tombé sous la main parce que les facteurs, c’est patient, mais pas trop longtemps) je me suis précipitée sous une pluie battante pour récupérer la précieuse poupée. Le facteur a bien dû se demander pourquoi je prenais la peine de protéger à ce point ma tête du froid quand pour le reste j’étais en pyjama et en espadrilles sous la pluie, mais comme il est poli, il n’a rien dit.

3

En revenant, je me suis dit qu’il faudrait laver les poils de fausse fourrure enduits de yaourt au miel, puis j’ai ouvert le carton de la jolie poupée, fait « wouaaaaah ! » de contentement, puis « m****e ! » en me rappelant que j’avais oublié la meringue !

Elles n’aiment pas qu’on les oublie, les meringues.

Du coup, au lieu de s’étaler voluptueusement sur la bûche comme au début, elle a fait des pâtés, des grumeaux, bref, moi qui rêvait de jolies stries en arabesques je me suis retrouvée avec une tartine de purée sur bûche.

Alors j’ai enlevé patiemment la meringue loupée, raclant au gant de toilette à la spatule chaque parcelle et me disant que tant pis, j’allais recommencer courageusement histoire de vous présenter une bûche époustouflante. J’aurai dû vérifier avant qu’il me restait bien des œufs.

J’ai donc ré-étalé avec philosophie et résignation ce que je venais d’enlever et qui ressemblait de moins en moins à une meringue, puis fait quelques lamentables décors à la fourchette.

À la sortie du four, ma pauvre bûche était si pitoyablement décorée de ce plâtras, que je l’ai saupoudré d’un super cache-misère : de la noix de coco râpée. On va dire que ça évoque les flocons de neige…

 

 Bon, et maintenant que je vous ai tout raconté (enfin, pas vraiment tout, parce que j’ai aussi oublié de vous dire que pour prendre la photo sur cette belle table, j’ai dû pousser mon ordi ainsi que son petit cactus « anti-ondes ». Dans la panique, je l’ai posé sur une chaise. Et pour prendre la photo, je me suis assise dessus… Et c’est pas des blagues, et ça fait mal ! si je vous parlais de la bûche ? Parce c’est pour ça que vous êtes venus, je sais.

Alors, je vais vous la faire courte :

Le biscuit roulé ressemble beaucoup à la génoise du layer-cake de Noël, tout léger, moelleux, et facile à rouler. Je pense que c’est vraiment une réussite (contrairement à la meringue…)

La crème au citron et la petite gelée crue de cranberries (qui ressemble un peu à une confiture de groseilles, c’est amusant) donne un résultat très acidulé, fruité et gourmand, idéal pour clore un bon repas. Le tout présente en outre un indice glycémique très modéré, et une teneur en matières grasses raisonnable pour une part. Voilà un dessert comme je les aime…

 

Ingrédients pour une bûche de 8 parts

Préparation : 35 min

Cuisson : 7 min pour le biscuit roulé, quelques minutes pour la crème au citron, quelques minutes pour la meringue

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Pour le biscuit roulé :

 3 œufs de taille moyenne
120g de farine complète de blé ou de grand épeautre T110 (ne prenez pas de T150, cela alourdirait beaucoup le biscuit et le bienfait négligeable pour la santé vu le peu de farine par part de bûche)
8cl de sirop d’agave (environ 6 cuillères à soupe)
1 cuil à café de poudre à lever

 Pour la crème au citron :

12cl de jus de citron
 15cl de sirop d’agave
  3 jaunes d’œufs
  200g de margarine St Hubert bio
  15 gouttes d’huile essentielle de citron bio
  20g de farine T 110
  6g d’agar-agar (cela peut sembler beaucoup, mais il faut « forcer la dose » à cause de l’acidité du citron.

 Pour la gelée acidulée de cranberries :

150g de cranberries
Le jus d’un gros citron
Un peu d’eau
3 cuil à soupe de sirop d’agave

 Pour la meringue :

 3 blancs d’œufs
4 cuil à soupe de sucre de bouleau
1 pincée de sel

—————————————–

1/ Gelée crue de cranberries :

La veille, mettre les cranberries à tremper avec un jus de citron et juste ce qu’il faut d’eau pour les recouvrir. Le lendemain, mixer les cranberries d’abord sans leur jus de trempage (vous verrez, elles seront devenues d’un rouge vif superbe grâce à l’action du jus de citron !), puis ajouter ce qu’il faut de ce fameux jus pour que la gelée ait une consistance bien souple mais pas trop liquide.

 

2 / Biscuit roulé :

Préchauffer le four à 200°C.

Mettre les œufs entiers et le sirop d’agave dans le bol d’un robot pâtissier, et fouetter le tout plusieurs minutes jusqu’à ce que le mélange blanchisse, mousse, épaississe et double au moins de volume (avec un simple fouet à fil électrique, il faut beaucoup de patience car c’est un peu plus long.)

Mélanger la farine et la levure, puis tamiser le tout au dessus des œufs fouettés. Mélanger délicatement à la spatule, puis étaler sur une plaque de four chemisée de papier cuisson en un rectangle d’environ 8mm à 1cm d’épaisseur.

Enfourner pour 7 minutes, puis renverser sur une feuille de papier sulfurisée neuve. Décoller délicatement le papier de cuisson collé sur le biscuit, puis déposer une autre feuille neuve sur le biscuit. Rouler le tout (le biscuit en « sandwich » entre deux feuilles de papier cuisson), puis laisser refroidir ainsi.

 

3 / Crème de citron :

Pendant ce temps, verser le jus de citron dans une casserole. Ajouter l’agar-agar, le sirop d’agave, la farine, les jaunes d’oeufs et bien mélanger au fouet. Porter à ébullition quelques minutes sans cesser de mélanger, puis ajouter hors du feu la margarine pour la faire fondre. Bien mélanger, puis laisser un peu tiédir. Vous n’ajouterez les huiles essentielles que lorsque la crème ne sera plus brûlante pour éviter qu’elles ne «s’évaporent ».

 

4 / Montage :

Dérouler délicatement le biscuit, le tartiner généreusement de gelée de cranberries, puis de crème au citron, puis rouler de nouveau bien serré et laisser reposer au moins 12 heures. Si vous avez ce genre d’ustensile à la maison, laissez refroidir la bûche dans une gouttière à bûche arrondie.

 

5 / Meringue

Au moment de servir, préchauffer le four en position grill, chaleur maximum.

Redécouper proprement les deux extrémités du gâteau roulé et le déposer sur un plat de service en porcelaine ou en faïence (pas de plastique…)

Fouetter les blancs d’œufs avec le sel et une cuillerée à soupe de sucre de bouleau, puis augmenter petit à petit la vitesse des fouets, en ajoutant au fur et à mesure les 3 autres cuillerées de sucre, jusqu’à obtention de beaux pics bien brillants.

Tartiner immédiatement sur la bûche, décorer de jolies (sic) volutes à la fourchette, puis enfourner 2 minutes, juste le temps que la meringue soit légèrement dorée.

Saupoudrer éventuellement de noix de coco râpée…

 

Voilà les amis, je vous laisse à vos préparatifs de Noël (moi aussi, j’ai encore plein de petits cadeaux à emballer ;)), et pour vous mettre un peu dans l’ambiance je partage de bon cœur avec vous ces quelques photos de ma jolie crèche provençale, réalisée par mon cher et tendre chaque année… Je trouve cela tellement plus profond et dans l’esprit de Noël que ces bataillons de Pères Noëls plastifiés et clignotants qui inondent les supermarchés en chantant « vive le vent »…

 

Marie et Joseph, dans l’attente de l’Enfant-Jésus…

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Le chevrier…

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La petite vieille, qui porte son fagot de bois (on lui donnerait volontiers un coup de main n’est-ce pas?…)

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Les deux bergers, le jeunôt et l’ancien, se réchauffent devant le feu…

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Le petit troupeau (visez un peu le tout petit agneau au premier plan : Ma Poupougnette passe ses journées à pousser des chaises devant la crèche pour monter dessus et jouer avec le « bébé outon »…)

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Une jolie maison provençale, et deux petits chats…

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Ahhh, si Obélix voyait ça…

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Dis meunier, elle est à IG bas ta farine au moins ?

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Attention aux poules !

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D’après mes enfants, là c’est « maman » (pourtant, je ne me promène jamais une cruche sur la tête, promis…)

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Le petit Jésus est venu pour sauver les pécheurs. Les pêcheurs aussi d’ailleurs…

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Sur la place du village, ça papote, ça papote… Et après on dit que les femmes sont bavardes !

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Couvert de bisous matin et soir par la petite dernière de la maison, le Petit Jésus attend patiemment le 25 décembre pour aller dans la crèche…

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Quant aux Rois Mages, ils attendent le 6 janvier cachés dans l’horloge !

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Allez, je vous laisse vite , je dois aller faire tout plein de petits paquets 😉

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♥ Joyeux Noël à tous ! ♥

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