Alla Norma, mais pas totalement dans les normes…

{ Alla Norma, mais pas totalement dans les normes…}

Spaghettis d’épeautre alla norma

♥ Végétarien ♥ IG bas ♥

Spaghetti d'épeautre alla norma 1Ah, la bonne cuisine méditerranéenne, à peine arrivée dans l’assiette, et hop, chez moi tout le monde a le sourire ! Sourire de gourmandise certes, mais aussi, souvent, sourire d’intense soulagement (On n’en pouvait pluuus d’attendre, ça fait une heure que toute la maison sent bon et nos estomacs hurlaient famine Maman !!!), ou encore, parfois, sourire un tantinet moqueur (Tu peux nous redire un peu le nom de ce plat italien ? Hé hé, tu nous a prononcé ça avec un accent auvergnat trop marrant, mais ça a l’air très bon quand même ;)).

Après l’osso buco de la dernière fois, voici donc une autre recette de saison vraiment très sympa : les spaghettis alla norma. Évidemment, pour ma part j’utilise des spaghettis d’épeautre complets, bien plus intéressants pour la santé que ceux de blé ultra raffiné. Je crains un peu de m’attirer les foudres des puristes (ma ché idiota, gli spaghetti integrale con la salsa alla norma, che cosa completamente degueulassi !!!), mais tant pis, j’assume. Il faut dire qu’en matière de pâtes, j’en connais certains très légèrement « exaltés » sur la question : il faudrait n’acheter que certaines marques bien précises (les autres ne seraient bonnes que pour faire des colliers de nouilles pour la fête des Mères), les faire cuire dans 1l d’eau minimum pour 100g de pâtes (donc, chez moi, il faudrait un faitout de 10l chaque soir, bonjour les biceps au moment d’égoutter tout ça, et je n’ose même pas imaginer comment ils font dans les restos… ils ont des piscines à pâtes ou quoi ?), en ajoutant le sel à ébullition (et pas avant… heu, pourquoi ?), mais surtout sans couvrir le faitout, et en tenant compte à la seconde près du temps de cuisson al dente au risque de se rendre coupable d’un meurtre aggravé de pauvres pâtes innocentes .

Bref, moi aussi j’aime beaucoup les pâtes, mais ça me gonfle un peu de me stresser à ce point pour cuire un malheureux plat de nouilles sans risquer d’horripiler tout le côté transalpin de la famille. Alors comme ça, il paraît que mon plat de pâtes « colle un peu, tout en manquant légèrement d’amidon » ? Que c’est un peu mou et un peu trop dur à la fois ? Un peu trop élastique, tout en manquant légèrement de ressort ? Ça ne retient pas la sauce « comme il faut » ? (NB : les pâtes blanches ont des « petits bras » pour retenir la sauce, que les pâtes complètes n’ont pas apparemment). Ça ne s’enroule pas tout seul sur la fourchette en chantant o sole mio ?

Normal, mon gars (et rien à voir avec une éventuelle très légère mauvaise foi de ta part…), c’est juste que ce sont des pâtes complètes.

Et là, cette réponse clôt toujours la contestation sur un soupir navré dudit horripilé*: il n’y a plus rien à dire, inutile de discuter pasta avec quelqu’un qui pousse l’ignardise, que dis-je, la bouffonerie, l’icônoclasterie jusqu’à acheter des pâtes complètes… Pauvre Marie, complètement ir-ré-cu-pé-rable avec ses idées loufoques sur la cuisine saine.

Bref, moi je les aime bien mes pâtes complètes les gars, je les trouve savoureuses, un brin rustiques, pleines de caractère, j’aime leur texture, j’aime savoir qu’elles me régalent en me faisant du bien. À l’épeautre, elles ont un goût encore plus délicat, et sont me semble-t-il encore plus digestes. Je les fais cuire certes al dente (c’est mieux pour l’IG) dans un faitout de taille normal (ma baignoire ne rentrant pas sur la cuisinière hélas), je les égoutte rapidement, j’ajoute un peu d’huile d’olive et hop, je me régale.

Côté sauce, je les aime toutes (aux légumes, à la viande, au thon, aux fruits de mer, à la persillade, à l’arrabbiata, à la bolognaise, à la napolitaine, etc.), mais en voici une vraiment légendaire aux « chips » d’aubergines : les pâtes alla norma… Non, « norma » ne signifie pas « aubergine » en italien, il y a toute une histoire sur l’origine de ce nom mais comme je ne me sens pas aujourd’hui l’âme pédagogique d’un Lorànt Deutsch, je vous laisse taper « histoire des pasta alla norma » sur internet, ça ira plus vite (désolée de vous lâcher sur ce coup là, mais j’ai faim, et il est 13H49 ;))

Côté diététique, et tout et tout, soyons honnêtes : en cuisine méditerranéenne traditionnelle, on croise tout de même pas mal de fritures. Consommées de temps en temps au milieu d’une alimentation riche en légumes (et à condition toutefois d’utiliser une huile de qualité, sans la faire fumer, en « épongeant » bien le surplus d’huile à la sortie du bain, etc.), c’est une petite gourmandise acceptable, à réserver aux jours de fête par exemple. Cette petite précision n’ayant d’autre but, vous l’aurez compris, que de vous inviter à craquer sans le moindre remord, pâtes complètes ou pas, sur cette sublime recette sicilienne traditionnelle…

*Toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé ne pourrait être que purement fortuite… (c’est que je tiens à la paix des familles moi !)

Spaghetti d'épeautre alla norma 3

 

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 20min

Cuisson : environ 25 min

  • 350g de spaghettis demi-complets d’épeautre (ou de blé, de kamut… ou sans gluten si besoin)
  • 800g de tomates Roma ou anciennes (donc à chair épaisse et peu aqueuse) bien mûres et de saison
  • 2 aubergines très fraîches (donc choisies bien dures et bien brillantes)
  • 2 gousses d’ail
  • 1 petit bouquet de basilic frais
  • Environ 100g de tomme de brebis (en Italie, en sert souvent les pasta alla norma avec de la ricotta séchée et légèrement salée, mais c’est quasiment introuvable en France. Désolée pour cette idée si saugrenue, mais avec de l’Etorky, ça le fait…)
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre.

Spaghetti d'épeautre alla norma 4

Spaghetti d'épeautre alla norma 5Couper les aubergines en fines tranches. Les poser sur une assiette tapissée de plusieurs feuilles de papier essuie-tout, en salant assez généreusement les tranches au sel fin (on peut les faire se chevaucher sans souci). Laisser dégorger 30 minutes, afin que les aubergines perdent leur excès d’eau, mais aussi leur légère amertume.

Rincer les tranches et les sécher avec soin.

Faire chauffer de l’huile d’olive dans une poêle (hauteur 1,5cm environ). Dès qu’elle semble bien chaude (ne surtout pas faire fumer !) y plonger une tranche d’aubergine : si elle rissole avec un joli bruit, et que l’huile mousse légèrement tout autour, c’est parfait, on peut y plonger d’autres tranches (sans qu’elles se chevauchent) et les faire dorer d’un côté, puis les retourner pour cuire la deuxième face (qui cuit souvent beaucoup plus vite !). Les éponger ensuite soigneusement sur du papier absorbant, et procéder de même avec le reste des tranches d’aubergine, en veillant toujours à ne pas faire fumer l’huile (ne pas hésiter à baisser le feu).

Porter à ébullition un grand faitout d’eau salée.

Pendant ce temps, faire rissoler très légèrement dans une large poêle les gousses d’ail coupées en deux avec deux cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajouter les tomates coupées en cubes d’environ 2cm. Saler, et faire mijoter un quart d’heure environ, jusqu’à ce que la sauce ait épaissi. Hors du feu, ajouter la moitié des aubergines coupées en morceaux, le basilic ciselé, et poivrer.

Faire cuire les pâtes al dente, les égoutter, puis servir avec la sauce, le reste des « chips » d’aubergines et quelques copeaux de tomme de brebis.

 

 

Spaghetti d'épeautre alla norma 6

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Une recette très facile pour le soir, et un petit tour dans mon jardin…

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Flan de courgettes végétalien

♥ Sans gluten ♥ Sans Lait ♥ Sans Œufs ♥ Vegan

 

Il y a bien longtemps, je me souviens avoir écrit sur ce blog à quel point j’aimais « les beaux jardins aux roses anciennes et plantes aromatiques ». Mais c’est un peu restrictif, car mes rêveries sont aussi peuplées, entre autres, de grands carrés de fleurs sauvageonnes déclinant joliment leur corolles, ombelles et feuillages légers dans un joli camaïeu pastel, de roses trémières ornant une vieille porte de bois écaillé, d’un coussin de campanules bleues blotties au creux d’une fontaine… Ou encore d’un verger où pousseraient au pied des vieux arbres toutes sortes de graminées et de fleurs des champs oscillant dans le vent…

Tous ces petits rêves me reposent des mille tracas quotidiens, et il m’arrive même, parfois, de pouvoir enfin les matérialiser après y avoir tant rêvassé : Cette année, ce fut par exemple la création d’un nouveau massif très « nature » pour orner le pied d’un mûrier platane devant la maison : mauve sylvestre et musquée, lin bleu, fenouil sauvage, camomille, sauge des prés, centaurées et scabieuses bleues, le résultat est d’une légèreté ravissante et je suis toute émue de voir les papillons y butiner sans répit… Ah, il n’est certes pas immense mon jardin, je le voudrais tellement plus vaste ! Mais c’est mon petit monde, silencieux et bienveillant, qui sait me faire sourire ou rêver quand ce n’est pas toujours très facile… Il est là, il m’attend juste derrière la porte, accueillant et joyeux, un peu indépendant et têtu parfois, mais si généreux ! Bien que le temps me manque beaucoup, c’est toute une fête de me lever parfois avant l’aube pour « chiper » quelques heures de jardinage à mon emploi du temps si chargé : grattouiller la terre d’un massif de roses, semer des marguerites ou arroser des courges vers 5H du matin, en savourant la fraîcheur, le chant du coucou, le bourdonnement discret des abeilles matinales et la belle lumière des premiers rayons roses, cela me met du baume au cœur !

Aujourd’hui, bien franchement je ne suis pas très en forme. Ces dernières semaines ont été épuisantes, remplies de mille tracas (c’est la vie !), et j’aurais bien du mal à vous « pondre » de façon naturelle un petit article qui puisse vous faire sourire. Alors, ne pouvant partager avec vous beaucoup de bonne humeur et de légèreté comme nous les aimons tant vous et moi, je vous offre du moins la délicatesse de mes roses anglaises, le regard plein d’amour de mon gros toutou, la fraîcheur de mes fleurs sauvageonnes et la douce invitation de ma chaise longue… J’espère que cette petite contemplation, hélas bien en dessous de la réalité car la photographie ne saura jamais reproduire assez fidèlement la nature, vous détendra un peu de vos petits soucis à vous… Mais comme la rêverie ne calera pas les estomacs de votre petite tribu en vacances, je vous propose aussi, pour rester pratique, une bonne recette estivale, vraiment archi-simple pour vos repas du soir, qui -on ne le rappellera jamais assez !- doivent être les plus sains et légers possible pour préserver la santé : Vous verrez, ces petits flans crémeux sans œufs, fromage, ni laitage, sont vraiment très bons, mais je n’avais pas beaucoup la tête aux photos de cuisine alors désolée, de ce côté là ça sera un peu minimaliste ! 😉

 

Flan de courgettes végétalien

Vous pouvez au choix le servir froid ou légèrement tiédi au four car si vous prenez soin de ne pas le chauffer à plus de 60°C environ, l’agar-agar ne fond pas et le flan reste bien ferme.

 

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 20 min

Cuisson : environ 20 min

Repos au frais : 4H minimum

 

  • 1kg de courgettes bien fraîches (voir plus bas)
  • 2 oignons
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • Un sachet de 4g d’agar-agar
  • Une briquette de 20cl de crème de soja liquide
  • Un petit bouquet de basilic
  • Sel, poivre.

Éplucher les oignons, les faire légèrement dorer avec un peu de sel et d’huile d’olive dans un wok ou une grande cocotte en fonte. Ajouter les courgettes coupées en tranches ou en cubes, saler, poivrer et faire cuire à l’étouffée environ 15min jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres. En fin de cuisson, bien délayer au fouet l’agar-agar dans la crème de soja, ajouter les feuilles de basilic finement ciselées, verser dans le wok, mélanger et laisser revenir à ébullition : Compter alors juste 1 min de cuisson, puis transférer la préparation dans un grand plat (ou dans quatre plats individuels).

Mettre au frais au minimum 4H, au mieux une nuit, afin que l’agar-agar fasse sa prise.

⇒ Le saviez-vous? Lorsque vous choisissez des courgettes, prenez-les toujours de saison et bien fraîches, n’ayant surtout pas « traîné » sur les étals ou au frigo : elles doivent être très fermes, et présenter une peau lisse et bien brillante. À défaut de quoi, elles risqueraient d’être amères, et cela gâcherait par exemple totalement cette bonne recette…

 

Allez, vous venez visiter mon jardin maintenant ? Poussons le portillon de fer sans trop le faire grincer (tout le monde dort encore !), et laissons la rosée rafraîchir nos doigts de pieds… Comme ça fait du bien !

Rosier Boscobel
On commence par les rosiers (j’en ai toute une collection, mais en juillet, avec cette canicule, beaucoup font la « sieste » en attendant les orages d’août !). Voici une nouvelle acquisition de cette année au jardin, le merveilleux rosier anglais « Boscobel » (David Austin). J’en rêvais depuis très longtemps ! Quelle sublime teinte de rose pêche…

 

Gertrude Jekyll
Autre nouvelle arrivée dans ma petite roseraie, la rose Gertrude Jekyll (toujours David Austin). Pour sa première année, ce rosier croule littéralement sous les fleurs, c’est un enchantement…

 

Pouvez-vous m’aider? Je ne me souviens plus du tout du nom de ce rosier, qui orne mon jardin depuis plusieurs années… C’est soit un rosier Meilland, soit un Austin, soit un Delbard, mais impossible de l’identifier plus précisément.

 

Chatreuse de Parme
Lui c’est « Chartreuse de Parme » (Delbard) et sa couleur est vraiment époustouflante ! Depuis plus de 10 ans, toujours fidèle au poste ce brave rosier ;)

 

Potentille Princesse
Beaucoup plus humble mais elle aussi charmante dans sa simplicité, la potentille « Princesse » qui, étonnement, voit chez moi sa couleur évoluer tout au long de la saison : parfois saumon, parfois si pâle qu’on la dirait presque chamois, et d’autre fois de ce joli rose tendre : c’est à ce moment là que je la préfère…

 

Lavatère
J’ai une passion pour toutes les fleurs de la famille des malvacées, comme cette lavatère qui nous accueille devant un des piliers du portail. Mon mari rouspète un peu car ladite lavatère, très exubérante, « chatouille » un peu la carrosserie des voitures au passage mais bon, a-t-on déjà vu une fleur si délicate rayer un bout de métal? Ces z’homs alors.

 

Hibiscus Lavender Chiffon
Autre superbe rejeton de la famille malvacée, cet hibiscus « Lavender Chiffon » : il y a bien longtemps, j’en avais chipé quelques boutures au grès d’une promenade, et maintenant j’en ai toute une clôture. Le rêve…

 

Mauvre Sylvestre
Beaucoup plus humble et pourtant si mignonnette, cette mauve sylvestre poussant partout à l’état sauvage dans mon jardin, et que je déplace avec mille précautions pour la mettre à l’abri dans mes massifs (cette andouille se sème sur l’allée carrossable, dans le chenil, sur le parcours des poules, bref, ne serait-elle pas un peu kamikaze la belle ?)

 

Potée
Côté potées, j’aime les petites fleurs poétiques et pas trop criardes, comme cette association de calibrachoas, verveines et bacopas, dans un joli camaïeu pastel qui me ravit. En réalité, je n’ai que peu de fleurs en pots, juste ce qu’il faut pour égayer le rebord des fenêtres principales, car le temps me manque pour les arroser régulièrement… J’aime les jardins qui se gèrent (presque) tout seuls ;)

 

Véronique
Connaissez-vous cette plante? On m’a dit que c’était une « Véronique », mais c’est un peu vague. Elle fleurit très joliment en légers épis de couleur rose parme.

 

Portillon bleu
Passage du potager vers le verger…

 

 

Lin bleu
Le lin bleu, une de mes fleurs préférées…

 

Balasmine
Ici, un pied de balsamine semé spontanément par le vent ou les oiseaux, et qui forme un bien bel accord devant la barrière vert amande. Dans mon jardin, j’aime appliquer certaines principes de permaculture, qu’il serait un peu long d’expliquer ici, mais le fait par exemple de ne pas exterminer toutes les « mauvaises herbes » sans les avoir au préalable identifiées permet de sauver beaucoup de fleurs sauvages ou de semis spontanés (car la brise ou les oiseaux « jardinent » eux aussi en semant pas mal de graines !), tout aussi charmantes que les coûteux godets vendus en jardinerie…

 

Un petit « zoom » sur mon fameux nouveau massif « sauvageon » qui, s’il manque encore un peu de vigueur (je ne l’ai planté que fin mai), fait déjà preuve d’une grande délicatesse…

 

Beauceron
Autre belle plante de ce jardin, mon gros « bébé » de 6 mois, ma jolie princesse aux yeux doux, toujours là à mes côtés, qui me suit pas à pas, goûte à l’eau des arrosoirs, pleure quand je ferme le portillon en l’oubliant de l’autre côté, fait « bwoouf ! » devant les lézards pour tenter de leur en imposer, saute la clôture du poulailler (grrrr !), la re-saute encore plus vite dans l’autre sens avec le coq qui lui picote le derrière, me léchouille les doigts de pieds pour demander pardon, vient se frotter contre mon dos quand je plante une fleur (au risque de me faire piquer du nez dans le rosier), hume comme moi le parfum des roses, un instant douce et câline comme l’agneau nouveau né, l’instant d’après ivre de joie et nous montrant son amour en mode plaquage de rugby… et « m’aidant » même au jardin, en creusant des cratères partout avec ses grosses papattes ! En vrai, c’est un amour… Ma grande fille, férue d’Histoire, l’a appelée Brunhilde, comme cette princesse légendaire qui battait tous les hommes à l’épée. J’en ai eu des toutous, et je les aime tous, mais celui-là, j’en suis ga-ga ! (Cette photo est pour vous Mamijo :))

 

Chiots Border Collie
Bon, je ne vais pas vous montrer tous mes chiens, mais je ne résiste pas au plaisir de vous présenter les bébés de Dauphine, mon autre toutoune qui a déjà fait quelques petites apparitions sur ce blog 😉 … Six petits Border Collie à cro-quer ! C’est un peu triste, car ils partiront fin juillet vers de nouvelles familles, mais c’est la vie (par hasard, il reste un mâle et une femelle, alors si cela vous intéresse et que vous habitez l’Isère écrivez-moi sur la boîte « contact » de ce blog : je vous donnerai les coordonnées de mon grand fiston, c’est lui qui s’en occupe.)

 

Cabane d'enfants
Lever du jour sur la cabane des enfants… Au départ, une maisonnette en bois, toute abîmée d’avoir traîné dehors en expo et soldée il y a 5 ans chez Casto. Un papa bricoleur pour la rafistoler et ajouter le « auvent », une maman pour la poncer, la repeindre (elle était orange et jaune !), la patiner, fixer la frise, etc… Et hop, voici une petite maison des contes de fées… Je veux la même « en vrai » pour mes vacances !!!

 

Cabane d'enfants 2

Les deux petites sont terrées dans la cabane et jouent « aux princesses et au loup », la pauvre Brunhilde ayant évidement choppé le mauvais rôle… ce que c’est que le faciès, tout de même ;)

 

Cogitation de mes princesses sur le potager de leur cabane, ayant produit cette année de bien jolies salades !

 

Promesse de bonnes tartes aux pommes pour cet automne ? (Je me rend compte que je suis irrécupérable : je vois une pomme, je pense à une tarte ou à un gâteau…)

                                               

Chaise longue vintage
Enfin un peu de repos avec cette accueillante chaise longue très ancienne, trouvée chez le grand-père de mon mari. Régulièrement, je refais la garniture en tissu mais l’armature en fer forgé, elle, est indestructible (elle a bien au moins 70 ans !)

 

 

Voilà, il me resterait tellement de choses à vous montrer ! La collection de courges plantées sur « lasagne » (un essai concluant !), le petit potager « tout fou » en permaculture, la mini-roseraie (quand elle se sera réveillée…), les autres « habitants » de ce jardin… Mais ce sera pour une autre fois si vous voulez 🙂

Je reviendrai début août car nous prêtons notre maison à des amis pour nous échapper en famille quelques temps au bord d’un lac de Savoie. J’ai peur de ne pas pouvoir répondre à tous vos commentaires d’ici mon départ (plus que quelques jours !) car avec les valises et tout et tout, c’est un vrai chambardement de partir à huit ;)… D’ici là, je vous souhaite à tous de très belles vacances, ou beaucoup de courage si ce n’est pas encore le cas ! 

PS : Pour ceux que cela intéresse suite à mon dernier article, l’intégrale Kuvings à gagner !!!

Rendez-vous pour cela sur la page Facebook de Crudijus…

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Une recette de grand-mère qui mériterait de faire le buzz en 2017…

{ Une recette de grand-mère qui mériterait de faire le buzz en 2017…}

 

Farçous Aveyronnais un (tout petit peu) revisités

♥ Végétarien ♥ IG très bas ♥

 

Farçous à IG basConnaissez-vous les farçous ? Sous ce petit nom tout mignon se cache une ancestrale et délicieuse recette paysanne, véritable pilier du terroir Aveyronnais et qui mérite grandement d’être remise à l’honneur ! Car très « modernes » avant l’heure les farçous sont à la fois…

– Délicieux

– Vite-faits

– Super économiques

– Riches en légumes

– Végétariens

– Parfaitement sains et équilibrés

– Avec un IG très bas, du moins dans cette version 😉

– Originaux

– Inratables (sauf si vous êtes du genre à oublier le feu sous la poêle mais là…)

– Jolis tout plein (je suis sûre que vous en épaterez plus d’un avec vos « blinis » vert fluo !)

 

Bref, vous avez dit « recette idéale » ? On s’en rapproche effectivement de très près ;). En tout cas, ici les farçous ont depuis quelques temps conquis toute la famille, y compris la toutoune qui en a goûté deux ou trois ce matin pendant que je réceptionnais un colis mais bon, comme elle vient de nous faire six jolis bébés chiens je lui ai bien vite pardonné… (et heureusement qu’elle n’a pas trop compris les noms d’oiseaux qui m’ont échappé en découvrant la « scène du crime », car elle aurait pu m’en vouloir un peu).

Farçous à IG bas2Recette idéale donc, et je serais prête à parier mon robot Kitchenaid, mon intégrale de Mark Knopfler ou mes super pantoufles artisanales en pure laine de brebis bouillie* qu’elle fera le buzz en 2017 si je n’avais encore un dernier doute car hélas, mille fois hélas… cette recette n’a pas un nom anglo-saxon ! Et là, côté célébrité intergalactique, ça ne pardonne pas (la preuve, mon correcteur orthographique -en Français, of course– qui reconnaît « cookies », « cheese-cake », « muffins » etc. s’acharne depuis tout à l’heure à me souligner « farçou » en rouge, l’ahuri…) .

Peut-être que quand nos pauvres farçous du Rouergue nous reviendront des USA dans quelques années via Pinterest avec un nom plus « Yeaaaah » du genre… Rouergan Farthews (ou des pays scandinaves, affublés d’un patronyme imprononçable style Röerkann-farsöubüllar, ou encore du Japon – les « Farsouyaki » ?– en version tofu soyeux et feuilles de thé matcha) le monde s’extasiera enfin devant cette nouvelle (sic) tendance. Parce que le fait que ça soit made in States, Japan ou Scandinavia (entre autres), ça fait « plus cool » que si ça venait de la somptueuse campagne Aveyronnaise vous comprenez les gars ! (Non vous ne comprenez pas? Ouf, alors je me sens moins seule…) En tout cas vous verrez, on a déjà fait le coup par exemple avec le chou kale { prononcez bien « keïle » si vous ne voulez pas être affublé d’une énorme étiquette de plouc }, un truc pas mauvais en soit mais que nos pépés cultivent depuis belle lurette comme chou fourrager pour les vaches et les lapins… Mais bon, maintenant que quelques peoples l’on mis dans leur assiette ! Ça a toujours le même goût en fait, mais ce n’est plus le même standing enfin quoi, il a la claaaasse le chou kale ! (Bon, par contre, désolé, pour les rutabagas on n’a rien pu faire… à Hollywood ils ont bien essayé mais cette épidémie de « bruits » très louches ne pouvait vraiment plus durer).

En attendant donc la mode printemps-été 2021 des Rouergan Farthews (Yeaaaah !), on en aura déjà boulotté plus d’une ventrée vous et moi, et ça sera toujours ça de gagné sur la poignée de prétentieux qui croient faire la pluie et le beau temps des tendances culinaires Frenchies  (que les choses soient bien dites, moi aussi j’aime beaucoup découvrir la cuisine traditionnelle d’autres pays ! Ce qui m’agace, c’est une certaine forme de snobisme intellectuel qu’on croise un peu trop souvent dans les milieux censés nous dicter ce qui est « tendance » et ce qui ne l’est pas). Alors pendant que « nous les ploucs », on se fera plein de farçous Aveyronnais tout chauds et croustillants, certains, pour rester dans le vent, se « régaleront » d’un Buddha Bowl au kurakkan, kiwano, graines de petai et poudre de chaga (Ah ah ah !!! Oups, pardon, c’était pas très gentil…)

 

Farçous IG bas 3
Tout chauds, les farçous sont incroyablement gonflés et aérés… En tiédissant, ils s’aplatissent un peu mais restent malgré tout délicieux !

Bon revenons bien vite à de meilleurs sentiments… Côté réalisation, vous allez voir comme c’est compliqué les farçous : il faut jeter tous les ingrédients ensemble dans le blender et mixer. Voilà, c’est tout.

Enfin presque, parce qu’évidemment, il faut quand même faire cuire (sauf si vous aimez les smoothies épinard/parmesan/farine/œuf cru mais là j’ai un doute).

Alors pour faire cuire c’est trèèèès compliqué : vous versez des petites « flaques » de pâte dans la poêle, 2 ou 3 min après vous les retournez et 2 min après, hop, c’est prêt (cette fois-ci pour du bon). Ça ira ? Plus aucune excuse d’acheter des plats industriels tout préparés maintenant hein ! D’autant plus que ces fameux farçous, je ne sais pas vous mais moi j’ai furieusement envie de les décliner avec du basilic, du fenouil sauvage, du vert de blette, et pourquoi pas d’autres légumes-feuilles comme le fameux chou à vaches et à lap… oups, pardon, chou kale dont nous parlions plus haut, des fanes bio de navet ou de radis, des pointes d’orties, de la mâche ou encore pourquoi pas de la salade « qui monte » (rien à voir avec la bêbête du même nom, c’est juste une calamité que connaissent tous les jardiniers : en avril et mai on tire la langue en attendant désespérément que grossissent les premières salades et en juin, juillet et août c’est la course, il faut s’en mettre jusque sous la cravate pour arriver à toutes les bouffer avant qu’elles ne montent en graine à cause de la chaleur)…

Bref, j’ai plein de variantes à tester et ça tombe bien, parce que c’est bon les farçous !

*Oon se caaalme…C’est laine qui est bouillie, pas la brebis !

Farçous à IG bas3

Ingrédients pour 12 farçous, soit 2 personnes en plat principal avec une salade

Préparation : 10 min

Cuisson : quelques minutes par poêlée

  • Farçous IG bas 42 œufs
  • 105g de farine d’orge mondé
  • 55g de son d’avoine
  • 200g de vert de blettes (sans les côtes !) ou d’épinards frais
  • 70g de parmesan râpé
  • 1 cébette (avec le vert)
  • 1 petit bouquet de persil
  • 2 gousses d’ail
  • 20cl d’eau
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive (+ un peu pour la poêle)
  • 1 sachet de poudre à lever sans phopshates
  • Sel (une bonne cuillerée à café), poivre.

 

Laver les feuilles de blettes ou d’épinards et le persil, bien égoutter à l’essoreuse à salade puis mixer tous les ingrédients au blender jusqu’à obtention d’une sorte de pâte à crêpes verte bien épaisse.

Faire chauffer une grande poêle avec de l’huile. Cuire les farçous comme des blinis ou des pancakes en prélevant des petites louchées de pâte avec une cuillère à pot de taille moyenne (voir la photo ci-dessus pour bien identifier ce qu’est une cuillère à pot ;)), que l’on verse ensuite dans la poêle chaude en petites « flaques » bien épaisses sans les étaler (les farçous s’étaleront d’eux même à la cuisson ! D’ailleurs, pour info, dans ma grande poêle de 28cm de diamètre, je ne fais cuire que quatre farçous à la fois sinon ils finiraient par se coller entre eux.)

Laisser dorer 2 ou 3 minutes sur chaque face jusqu’à ce que les farçous soient bien dorés et gonflés, puis les déposer sur du papier absorbant.

Servir bien chaud avec une salade.

 

 

Farçous IG bas 6
Des farçous, une salade sauvage (pissenlit, rosettes de pâquerettes, plantain, achillée, bourrache…), n’est-elle pas réjouissante ma petite assiette de printemps d’un joli vert pimpant ?

Pour les puristes (version à tester aussi !)

Il existe plusieurs recettes « authentiquement Aveyronnaises », mais généralement, les farçous aux herbes (car il en existe aussi à la viande) sont réalisés avec 200g de vert de blette, 2 œufs, 200g de farine (on peut mettre de la farine d’épeautre demi-complète, c’est très bon), 1 cébette (avec le vert), 1 petit bouquet de persil, 2 gousses d’ail, 20cl de bon lait de ferme entier (ou de crème fleurette…), 1 sachet de poudre à lever, sel et poivre (le fromage est vraiment facultatif, mais moi j’aime en mettre un peu quand même, 70g de Comté ou de parmesan… c’est personnel ;)). Même mode de préparation et de cuisson…

Le résultat est un peu moins « sage » pour la ligne (et encore…), mais ils sont encore plus levés et croustillants !

 

Farçous IG bas 7
Farçous à IG bas… Un peu « revisités » pour être encore plus copains avec notre silhouette (la farine d’orge mondé et le son d’avoine ont un IG au ras des pâquerettes), mais sans renier non plus leurs origines Aveyronnaises ;)

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L’orge, une magnifique céréale à (re)découvrir !

{ L’orge, une magnifique céréale à (re)découvrir ! }

Grande poêlée d’orge aux champignons, jambon fumé et thym frais

♥ Sans Lait ♥ Sans oeufs ♥ IG bas ♥

 

Orge mondé aux champignons, jambon fumé et thym frais 1Connaissez-vous l’orge ? Si vous fréquentez un tant soit peu ce blog, je parie que oui car nous avons déjà eu l’occasion d’en parler, cet aliment ayant un indice glycémique particulièrement intéressant. Sinon, il n’est jamais trop tard pour découvrir cette merveilleuse céréale, encore très utilisée de nos jours… pour nourrir les animaux ! Et oui. Car nous avons un peu oublié que l’orge faisait les délices de nos anciens, au même titre que l’avoine, le seigle ou l’épeautre avant que le blé moderne, grand céréale-killer du 20ème siècle, ne vienne balayer cette belle diversité à grands coups de moissonneuse-batteuse !

Pauvres céréales anciennes, elles ne font pas assez de rendement messieurs-dames. On dit bien « se faire du blé » et non « se faire de l’orge », «  se faire du seigle » ou « se faire de l’avoine »… Et bien, zut, qu’à cela ne tienne, aujourd’hui nous allons quand même nous « faire de l’orge », ça ne nous rendra certes pas plus riche, mais on va se régaler ! Et ce tout en gardant la taille fine, car l’orge est la grande amie de notre silhouette (et de notre santé, car cette céréale ancestrale, très peu ou pas du tout hybridée, présente en outre un gluten moins « agressif », et une texture un peu mucilagineuse très bienfaisante pour les voies digestives.)

Mais bon, comment consommer l’orge me direz-vous ? Car évidemment, oubliez tout de suite celle qu’on achète en gros sacs (même bio) pour les poules ou les chèvres : elle est certes très économique, mais immangeable car non décortiquée (on ne rigole pas, oui, j’ai essayé…). En revanche, vous la trouverez :

1- Sous forme de farine, vraiment idéale pour réaliser de la pâtisserie, de la boulange ou des pâtes à tarte à IG bas. Vous êtes nombreux à me confier que votre magasin bio n’en vend pas, alors un petit conseil : soyez o-pi-niâtres !!! Vous avez vu l’Age de Glace ? Vous voyez Scrat, le petit écureuil préhistorique, comme il est têtu pour courir après sa noisette pendant quatre épisodes ? Bon, et bien faites pareil avec votre farine d’orge mondé… Quand le gérant du magasin bio aura entendu 25 personnes lui demander où est la farine d’orge mondé (dont vous, une douzaine de fois), il calculera qu’il serait peut-être temps d’en faire rentrer ! Quitte à virer par exemple -si vraiment il manque de place- la farine de souchet ou le fonio parce que là, franchement, c’est très personnel mais bon, enfin bref, hum hum… passons.

2- En flocons (les grains aplatis et précuits, comme les flocons d’avoine) : avec ça, je fais souvent des galettes végétales pour les enfants le soir, mais on peut aussi les mettre dans le lait au petit déjeuner (même si en toute franchise, dans les porridges je préfère quand même l’avoine, plus crémeuse.)

3- Sous forme de boulgour (grain concassé) : là, ça cuit très vite et c’est bien pratique pour les familles quand Maman vient de s’apercevoir avec consternation qu’il est 19H15 mais qu’on a déjà mangé des pâtes cinq fois ces six derniers jours…

Orge mondé en grains
Orge mondé en grains

4- En grains entiers (comme dans la recette d’aujourd’hui), soit sous forme d’orge mondé (céréale complète), soit sous forme d’orge perlé (un peu plus blanche). Dans les deux cas, l’IG est intéressant : 25 pour l’orge mondé, 30 pour l’orge perlé. Le truc, c’est vraiment juste de penser à faire tremper la céréale, parce que ça écourte énormément le temps de cuisson ! Bouilli ensuite juste 15 min chrono à grande eau puis égoutté, l’orge mondé ou perlé présente une texture très plaisante, à la fois moelleuse et pas du tout collante, un peu comme le fameux E*ly… J’ouvre là dessus une toute petite parenthèse pour constater que j’ai toujours un peu de mal à comprendre POURQUOI ça fait à ce point flipper les gens de devoir faire tremper une céréale ou une légumineuse… en général, dès les premières lignes de la recette, si c’est écrit « mettre à tremper la céréale » paf ! je perd la moitié de mes lecteurs. Peut-être que personne ne leur a jamais dit qu’il n’était pas obligés de rester toute la nuit à surveiller la céréale qui trempe ? 😉

Il faut quand même dire que c’est dur de mettre une céréale à tremper… vous vous rendez compte, il faut remplir un saladier d’eau et verser un sachet de céréales dedans. En fait, c’est exactement la même action que de mettre des pâtes à cuire quand on y pense, et ça, tout le monde sait faire. Mais mettre une céréale à tremper, houlàlààà c’est quand même beaucoup plus… long ? Ah ben non. Difficile ? Non plus. Euh…

Bon, j’arrête de faire la médisante ;), car je suis sûre que vous êtes tous des trempeurs de céréales pro-fes-sion-nels, et tant mieux, car cela vous donne accès à des tas de choses très bonnes pour votre santé et vraiment délicieuses pour changer un peu des pâtes et du riz, comme cette grande poêlée d’orge aux champignons, thym et jambon fumé. Juste pour la petite histoire, j’aime associer des champignons frais (pour leur parfum délicat) avec ceux en conserve (pour leur texture plus croquante). Vous verrez, cette astuce -découverte un jour où je n’avais plus assez de champignons frais 😉 – s’est révélée très gourmande ! Le jambon fumé est facultatif mais crée une association de saveur vraiment très réussie avec les autres ingrédients… Quant au thym frais (la première herbe qui repousse dans mon jardin après les grands froids), c’est vraiment LA petite note magique de ce plat. Mais si vous n’en avez pas au jardin ou sur le balcon, mieux vaut le remplacer par du persil que par du thym séché, ce dernier étant souvent un peu insipide.

Bon appétit ! (et n’oubliez pas de mettre votre orge à tremper ce soir… enfin, si vous en avez le temps et la force ;))

 

 

Appel à tous les instituteurs, gagnants de « Question pour un Champion » (ou de la Dictée de Bernard Pivot) qui lisent mon blog…

Je voudrais comprendre pourquoi, si « orge » est un mot féminin, on doit écrire « orge perlé » et « orge mondé » au lieu de « orge perlée » et « orge mondée »…

Dans la vie, j’aime bien comprendre 😉 Merci !

 

Champignons bruns

  • Ingrédients pour 6 personnes
  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 15 min pour l’orge, 15 min pour la poêlée
  • Trempage : 12H

  • 500g d’orge mondé
  • 1 gros oignon
  • 100g de jambon cru fumé
  • 500g de champignon frais
  • 1 grande conserve de champignons (environ 450g)
  • 6 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • 3 brins de thym frais
  • Sel, poivre.

 

 

La veille, mettre l’orge à tremper.

Le lendemain, égoutter, rincer, et faire cuire 15 min dans un grand faitout d’eau bouillante salée (le temps de cuisson se compte à partir du moment où l’eau est à ébullition).

Pendant ce temps, faire dorer au wok (ou dans une grande sauteuse, une cocotte en fonte…) l’oignon coupé en cubes et le jambon dans l’huile d’olive.

Ajouter les champignons frais émincés, les champignons en boîte bien rincés et égouttés, puis faire sauter le tout à feu vif pendant environ 10/15 minutes, le temps que les champignons soient bien dorés (voir photo ci-dessous). Ajouter l’ail écrasé, poivrer, effeuiller les brins de thym et bien mélanger.

Égoutter l’orge, puis mélanger avec la poêlée et servir aussitôt nature, ou avec un peu de parmesan (facultatif, mais fortement recommandé ;)).

Champignons, jambon et oignons poêlés
Astuce imparable de cuisinier 😉 : En cuisinant dans la fonte, on obtient plus facilement une délicieuse coloration des sucs de cuisson sans faire brûler le plat…

 

 

 

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Pour vous aider…

{ Pour vous aider…}

Pâte brisée des fainéants + Tourte la plus simple du monde…

♥ Végétarien ♥ IG moyen ♥ (pâte et tourte)

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ Vegan ♥ (pâte seulement)

___

Depuis 6 ans que ce blog existe, vous avez été nombreux à m’écrire (en commentaires ou de façon plus personnelle sur ma boîte « contact ») pour témoigner des bienfaits sur votre silhouette et votre santé d’une alimentation saine, équilibrée et à IG bas. Ce en quoi vous ne m’étonnez pas ;), car je suis moi-même très convaincue de l’influence capitale de l’alimentation sur bien des aspects de notre vie !

Certains d’entre vous ont même vu des maladies sérieuses (comme par exemple le diabète) régresser, et leur santé beaucoup s’améliorer. Je me suis souvent demandée s’il ne faudrait pas de temps en temps publier un de ces témoignages en article sur ce blog, et si je me décide enfin à le faire aujourd’hui, c’est pour donner un grand coup de courage à ceux qui, soit découragés, soit désemparés par l’afflux d’informations parfois contradictoires*, ont du mal à sauter le pas vers une alimentation beaucoup plus saine. Pourquoi publier ce témoignage-ci plutôt qu’un autre, je ne saurais vraiment le dire mais en lisant le message de Mélodie je me suis dit « Allez, cette fois-ci vraiment il faut que je le publie » : Je lui laisse donc la parole, en coupant juste son texte à quelques endroits (mais vous pouvez vérifier, elle a laissé son commentaire -daté du 3 février- à la suite de mon post sur le livre « Je mange sain et bio même au boulot », je n’ai rien « censuré » de grave, juste des petits mots un peu plus personnels.)

* Je reviendrai là-dessus très vite car c’est un vrai problème…

« Ma chère Marie,

(…) Je me décide ce matin pour t’adresser un immense merci du fond du cœur (…) Et merci plus particulièrement de ce nouveau livre qui m’accompagne depuis le 1er jour de son achat (je l’attendais avec impatience) et qui m’aide au-delà de toutes mes espérances, tout en me régalant. En période de rééquilibrage alimentaire, décidée à reprendre le « régime » IG (quel vilain mot), et surtout décidée à lutter contre ces dernières années de gardes hospitalières qui m’ont complètement décalée et déréglée (la vie d’un médecin urgentiste au smur et aux urgences est rythmée de façon très particulière … et bien souvent incontrôlable…) qui ont vu ma silhouette se modifier en 2 ans (grignotage intempestif pour tenir jusqu’au déjeuner « volé » qui a lieu vers 17h si on a de la chance et le dîner en milieu de nuit « parce qu’on n’en peut plus », et fatigue de préparer les repas sains comme avant en sortant, exténuée de plus de 24h de garde …) Et d’une silhouette très mince et élancée, j’ai pris trop de kilos sans crier gare …

C’est là qu’(…) en 10 jours de délicieuses lunch box préparées et pensées suivant le régime IG, pour les gardes comme pour les retours de garde – tes plats m’attendent sagement au frigo, c’est tellement réconfortant quand on est épuisé ! – ta tourte si facile ou tes petits chaussons façon basquaise (et pourtant il y a de la pâte ! Mais légère et qui remplace le pain pour toute la journée), tes délicieuses propositions à base de lentilles ou encore de pois chiches, haricots blancs (toujours en quantité raisonnable), la gaieté de tes assiettes et l’intelligence de l’équilibre alimentaire que tu proposes, j’ai déjà vu s’envoler 3kg700 (oui, en 10 jours !!) Je n’ai absolument pas faim, je me sens fabuleusement en forme et même après une garde je ne me couche plus d’emblée car je suis moins exténuée !!!! J’ai repris la course à pied en alternance avec la marche rapide, je n’ai aucune envie de grignotage… et j’ai l’intime conviction que je vais bien vite récupérer cette jolie silhouette qui était la mienne …

 Alors je me sens reconnaissante (…)

J’aurais voulu écrire tout ceci pour tes délicieuses recettes depuis des mois (je ne compte plus les livres de toi qui trônent dans ma bibliothèque) mais c’est maintenant que je me décide. Par gratitude (…)

Merci. »

 

C’est moi qui te remercie beaucoup Mélodie, et j’ajouterai juste trois remarques sur ce que tu écris :

1/ En lisant ton message, j’ai été scandalisée qu’une médecin du SMUR, dont la vocation consiste à sauver des vies ( ! ) ait elle-même à subir un rythme de vie aussi atroce… Quel est donc cette société qui se croit « civilisée » où les médecins urgentistes sont traités quasiment comme les ouvriers de l’époque de Germinal ? Pas de repas dignes de ce nom, gardes de 24H, manque crucial de personnel, surmenage intense et continuel… Pourquoi ? En tout cas, merci pour ce que tu fais, et pour ton courage. Merci aussi à tes collègues.

2/ Je suis vraiment ravie que les effets sur ta silhouette d’une bonne alimentation se soient si vite ressentis, mais aussi très heureuse que tu aies retrouvé la « pêche » nécessaire pour courir et marcher ;). Pour moi, c’est peut-être encore plus important, car le bien-être profond qu’offre une alimentation saine compte à mes yeux plus encore que d’avoir une silhouette en parfaite adéquation avec ce que la mode nous impose… de force.

3/ Enfin, chère Mélodie, ce n’est pas tellement envers moi qu’il faut être reconnaissante : je tiens ce blog parce qu’avant moi il y eu tous ces « pionniers » du bio qui m’ont donné envie de m’intéresser à tout ça, puis envie de partager un jour moi aussi toutes ces idées de « bonne bouffe qui fait du bien ! »… Sans compter maintenant tout(e)s les « collègues » bloggeurs(ses) ou auteur(e)s culinaires, chacun à sa façon, avec ses convictions et ses inclinations parfois un peu différentes (c’est bien normal), nous sommes maintenant nombreux(ses) à aller dans le bon sens. Cela suffira-t-il à freiner un bon coup cette incroyable saloperie de malbouffe industrielle qui nous tue à petit feu, tue nos enfants, notre agriculture, notre planète… J’aime à le croire, aller, hop, un peu d’optimisme.

Voilà, sur ce je vous laisse avec ces deux recettes tirées de mon dernier ouvrage… la pâte brisée « des fainéants » dont parle Mélodie, et la tourte aux légumes réalisée avec ladite pâte. Vous verrez, c’est bon, c’est simple et ça fait du bien 😉

 

Pâte brisée « des fainéants »…

Parce qu’il est très pratique de disposer d’une pâte à tarte toute prête, mais que celles du commerce ne sont souvent ni très bonnes, ni très saines, vous allez vite adopter cette recette : Réalisable en 5 min chrono, incroyablement agréable à étaler (même sans rouleau, juste avec les mains !), elle se garde en outre très bien au frais ou au congélateur, soit sous forme de petits pâtons individuels, soit étalée d’avance sur du papier cuisson que vous enroulerez avant de mettre la pâte au frais (exactement comme la pâte du commerce) ! Ainsi, il ne vous restera plus qu’à la dérouler pour improviser en « 6,4,2 » LA petite tourte qui vous fait envie !

 

Ingrédients pour 4 portions individuelles / Préparation 5 min

  • 360g de farine T110 de grand épeautre non hybridé, ou à défaut, de farine de blé
  • 135g d’eau (140g si vous mettez l’origan séché, voir plus bas)
  • 70g d’huile d’olive
  • ½ c. à café de sel fin.

 

Verser tous les ingrédients « en vrac » dans un saladier, puis malaxer avec les mains juste ce qu’il faut pour obtenir une pâte bien homogène.

On peut laisser la pâte reposer un peu 30 min à 1H dans un sachet plastique, mais c’est facultatif.

Découper la boule en 4 pâtons. Les conserver, bien hermétiquement emballés, jusqu’à 5 jours au frais, ou plusieurs semaines au congélateur.

 

⇒ Pour un repas équilibré…

Une portion de pâte vous apportera 90g de céréales pesées sèches, ce qui est parfait pour un déjeuner. Réalisez ensuite votre tourte avec une base de légumes cuits bien égouttés (environ 350g), un aliment protéiné (jambon, œuf, tofu, poisson…) et éventuellement un peu de fromage, en veillant à ce que l’apport en protéines soit suffisant, mais sans excès (environ 100 à 150g d’aliment protéiné en tout, en comptant aussi le fromage !).

 

⇒ Plein de variantes !

  • Variante N°1 : Ajoutez 2 c. à soupe d’origan séché à la pâte (voir photo), c’est très parfumé !
  • Variante N°2 : Remplacez l’eau par du vin blanc sec : le résultat est très gourmand .
  • Variante N°3 : Délayez environ 30g de double concentré de tomate dans l’eau, et ajoutez une bonne pincée de piment d’Espelette. Cette variante évoque un peu la pâte des « tielles » sétoises, et s’accorde bien avec les garnitures du sud (poêlée de poivrons par exemple).

 

 

La tourte la plus simple du monde…

Une bonne tourte, ça vraiment plaisir au moment d’ouvrir la lunch-box… Mais hors de question de commencer à fariner le plan de travail, sortir le rouleau à pâtisserie, recouper proprement les bords à la roulette et tout le tintouin !

Ici, tout se fait à la main en seulement quelques minutes. Vous pouvez réaliser votre tourte à plat, directement sur le papier cuisson, mais l’astuce consistant à utiliser un petit plat rond (plat à œuf par exemple) permet de créer un creux dans lequel on pourra ajouter plus de garniture…

Ingrédients pour une personne / Préparation : 5 min (10 à 12 min si réalisation de la pâte) / Cuisson : 25 min

  • 1 portion individuelle de « pâte brisée des feignasses »
  • 350g de poêlée de légumes verts au choix, bien égouttés (Nota : dans le livre je donne aussi la recette pour réaliser une bonne poêlée de légumes verts en fonction de la saison, et qu’on peut ensuite décliner en deux ou trois plats différents à emporter )
  • 1 œuf
  • 50g de parmesan
  • 1 c. à soupe de pignons de pin
  • Sel, poivre du moulin.

 

Préchauffer le four à 200°C, chaleur tournante, en plaçant la grille assez bas dans le four.

Étaler finement le pâton avec les mains ou au rouleau, à même un papier cuisson, en un diamètre d’environ 18 à 20 cm (1).

Faire glisser le papier cuisson sur un petit plat rond d’environ 17 cm de diamètre (2), puis appuyer légèrement avec les mains pour bien tapisser le fond. La pâte déborde un peu, c’est normal.

Mélanger dans un bol tous les autres ingrédients de la recette, puis verser dans la pâte. Rabattre les bords sur la garniture (3), puis enfourner pour 25 min.

Laisser entièrement refroidir avant de découper en quatre parts : la tourte sera ainsi plus facile à manger à la main, sans couverts.

 

⇒ Pour un repas équilibré… Cette tourte qui contient une juste proportion de glucides, protéines et légumes constitue en elle-même un repas copieux et équilibré. Si vous prévoyez une après-midi sportive ou chargée, vous pouvez toutefois ajouter un fruit afin de compléter légèrement les apports en glucides, ou opter pour une variante encore un peu plus riche en protéines (voir ci-dessous).

 

⇒ Plein de variantes !

Cette tourte a été réalisée avec une poêlée mélangée courgettes/chou chinois, et une pâte parfumée à l’origan. Mais voici quelques succulentes autres variantes (nota : les pignons seront conservés ou supprimés, au choix) :

  • Variante N°1 : Poireaux, 1 œuf, 80g de saumon frais déjà cuit, 2 c. à soupe de crème fraîche (supprimer alors le fromage), quelques brins de ciboulette finement ciselés…
  • Variante N°2 : Courgettes (peu salées), 1 œuf, 30g de mozzarella, 50g de jambon cru.
  • Variante N°3 : Fenouil, 1 œuf, 80g de poulet déjà cuit, 20g de comté.
  • Variante N°4 : Epinards, 1 œuf, 50g de fromage de chèvre, 3 c. à soupe de crème de soja.

 

 

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