Archives de l’auteur : Marie Chioca

osso buco tomates fraiches

{ ♬ I’m eating in the rain ♪… }

11 août 2017

{ I’m eating in the rain ♪… }

Osso buco d’été aux tomates fraîches

♥ Sans lait ♥ Sans gluten ♥ IG Bas ♥ 

Osso buco aux tomates fraîchesJe ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, après des mois de sécheresse intense, il pleut enfin depuis plusieurs jours, mais pas juste une petite pluipluie pour rigoler, non des TROOOOMBES, des cataractes, avec un ciel qui touche les sapins, les gouttières qui débordent, la brume qui recouvre la campagne et tout et tout. D’un côté, c’est chouette pour le jardin qui avait soif. D’un autre, euh, il faut quand même digérer d’être passé en deux jours de 40 à 13°C… Mais qu’à cela ne tienne, car au fond j’aime bien la pluie moi ! Autant les « musiques zen de méditation » des boutiques New Age m’horripilent (je ne dois pas être comme tout le monde, parce que ça me donnerait presque envie de mordre dans les bâtons d’encens ou de péter toutes les lampes à sel, alors mieux vaut que je ressorte sagement et très vite…), autant le bruit de la pluie sur les vitres m’apaise vraiment. Donc, la pluie, c’est un bon antistress. Et d’un. Et puis…. Tient, ça fait joliment boucler mes cheveux. Et de deux. Et puis, euh… ça m’évite de chercher mes lunettes de soleil, cet objet presque aussi facétieux que les clés de voiture. Car avez-vous remarqué ? Quand on n’en a pas besoin, on passe la journée à les pousser du milieu ou à éviter que quelqu’un s’assoit dessus (« Ah, elles étaient là mes lunettes, super, je note ! »), mais impossible de les retrouver quand il le faut vraiment. D’ailleurs, si vous croisez en voiture, sur le coup des 13H et en plein cagnard, un conducteur tout larmoyant avec un #%!!!8# de pare-soleil devant le front, vous pouvez être sûr qu’il les retrouvera ses lunettes, mais en rentrant. Donc, la pluie, ça m’évitera de farfouiller en mode sanglier-qui-déterre-un-topinambour dans chaque sac à main, sac de piscine, sac de pique-nique, tiroir et vide-poche de voiture ou de la maison, à la recherche des lunettes de soleil, et ça sera autant de gagner pour faire autre chose de beaucoup plus intéressant (comme par exemple chercher les clés de voiture). Et de trois. Bon, je suis sûre qu’en cogitant bien, je trouverais plein d’autres raisons d’être ra-vie de ce temps de grenouille, et d’oublier un peu que la pluie en t-shirt et en tongs, hiiiiii, ça mouille.

Voilà, mais je pense que si vous vouliez juste parler de la pluie et du beau temps, vous avez bien un voisin qui tond sa pelouse ou une belle-mère au téléphone qui ferait l’affaire. Et que si vous cherchiez la météo, vous ne seriez pas venu sur Saines Gourmandises. Alors passons vite aux choses sérieuses : La pluie (promis, après j’arrête d’en parler), ça me donne illico envie de bons trucs chauds qui réconfortent (même en août) ! Et dans la catégorie des plats qui réconfortent, l’osso buco est quasiment hors concours… La pluie sur les vitres + un osso buco qui mijote, c’est comme une belote entre copains + un whisky + de la musique irlandaise, ou comme un bon film épique + un paquet de kleenex. C’est l’accord parfait…

Osso buco aux tomates fraîches2Une recette mythique, donc, dont il existe plusieurs versions, mais cuisiné comme ici, sans beurre et avec beaucoup de légumes frais, l’osso buco allie à la perfection gourmandise et santé ! Car il faut savoir que les tomates cuites offrent un maximum de lycopène, cet antioxydant si précieux en prévention de beaucoup de maladies modernes. Quant à la viande, elle n’est pas ici saisie à feu vif en début de cuisson comme souvent indiqué dans les recettes, mais mijotée à basse température afin de ne pas brûler les graisses (c’est mieux pour la santé). J’ai aussi pris le parti de ne pas épaissir la sauce avec de la farine, ce sont les tomates anciennes qui lui donnent sa texture délicieusement épaisse (elles font vraiment la différence), et côté saveur inutile d’utiliser du « bouillon cube » de veau ou de volaille comme hélas cela se fait tant : la bonne viande de veau fermier, les aromates et les légumes se suffisent amplement pour donner à ce plat un irrésistible parfum de reviens-y…

Concernant la viande de veau, il faut hélas savoir que le pire côtoie le meilleur : le « veau de boucherie » est un pauvre animal qui, non content d’être généralement élevé dans des bâtiments, est nourri avec une sorte « d’aliment en poudre » dans lequel, si vous lisez la composition, rentrent beaucoup d’ingrédients chelous et très peu de « vrai » lait de vache. Mais on peut encore trouver du veau fermier élevé sous la mère et en plein champ, et ça fait vraiment toute la différence, à la fois côté saveur, mais aussi côté santé pour le consommateur. Alors, merci aux éleveurs bio ou fermiers (habitant la campagne, j’en côtoie tous les jours) qui se battent pour perpétuer cette qualité contre vents et marées, luttant contre la concurrence déloyale d’un marché ultra libéral, contre non pas les tracasseries, mais carrément les persécutions de la paperasse et des « normes » parfois stupides, souvent stigmatisés ou incompris, résistant contre l’envie de baisser les bras et de tout lâcher malgré la passion qui les anime… Tenez bon, les gars, on est fiers de vous, et on approche du jour où cette société se rendra enfin compte qu’on n’en peut plus de toute cette malbouffe industrielle, et qu’il est urgent -désolée si je radote un peu sur ce blog-, de revenir au bon sens de nos anciens : des aliments « vrais », non trafiqués, non raffinés, beaucoup de légumes du marché ou du potager, des céréales complètes, des légumes secs, et quelques produits de la ferme (œufs, fromages, viande) ou de la mer, sûrement pas à chaque repas ni même tous les jours, mais toujours de qualité. Si en plus de ça on privilégie l’IG bas ET les aliments phares du régime méditerranéen, ça sera le summum côté santé et gourmandise !

Exactement comme ce bon osso buco…

 

Osso buco aux tomates fraîches6

Les plats en sauce sont un vrai casse-tête à photographier (et quand il pleut, forcément le manque de lumière ne simplifie pas les choses), mais en revoyant cette photo je me dis que quand même, il était vraiment bon l’osso buco d’hier 😉

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 1H

  • 1,2kg de rouelles de veau
  • 1,5kg de tomates fraiches
  • 3 gros oignons
  • 3 grosses carottes
  • 2 feuilles de laurier
  • 3 brins de sarriette
  • 3 brins d’origan
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 20cl de vin blanc sec
  • Sel, poivre du moulin.

Pour la gremolata :

  • 1/2 bouquet de persil plat (sans les tiges)
  • Le zeste finement râpé et le jus d’un citron bio
  • 1 gousse d’ail (écrasée au presse ail)
  • 2 filets d’anchois à l’huile d’olive, bien rincés sous l’eau fraiche.

Osso buco aux tomates fraîches 3

Emincer les oignons, découper les carottes en petits cubes, et faire légèrement dorer le tout à l’huile d’olive dans une grande cocotte en fonte.

Pendant ce temps, peler les tomates et les découper en quartiers (on peut aussi mettre quelques tomates cerise en plus, dans ce cas bien sûr on ne les pèle pas !). Les ajouter dans la cocotte avec les rouelles de veau, le vin blanc, le jus de citron, les herbes aromatiques, du sel et du poivre. Poser un couvercle, et dès reprise de l’ébullition laisser mijoter 1H30 à feu très doux. Surveiller en fin de cuisson que la sauce n’attache pas, et ajouter un peu d’eau si besoin.

Pendant ce temps, préparer la gremolata en hachant finement aux ciseaux le persil, le zeste de citron, l’ail et les filets d’anchois dans un verre.

Cinq minutes (précises !) avant la fin de la cuisson, ajouter la gremolata dans la sauce, mélanger, poser un couvercle et remettre la cocotte sur feu doux (cette cuisson très brève atténue un peu la force de l’ail et « lie » bien la saveur de la gremolata au reste du plat, tout en préservant le parfum fragile du zeste de citron et du persil frais.)

Quand l’osso buco est cuit, la sauce doit être bien épaisse et napper la viande.

Servir aussitôt avec un des pâtes fraiches al dente au parmesan.

Osso buco aux tomates fraîches 5

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{ Le petit-déj’ « minceur durable » en version sucrée, c’est possible ? }

31 juillet 2017

{ Le petit-déj’ « minceur durable » en version sucrée, c’est possible ? }

Clafoutis crémeux coco-nectarines

♥ Sans Lait ♥ IG Bas ♥

 

Clafoutis crémeux coco-nectarinesMerci beaucoup, vraiment, pour tous vos gentils messages laissés suite à mon dernier post où je n’étais pas très très en forme… Ils m’ont sincèrement mis du baume au coeur mais hélas, je ne vais pas pouvoir y répondre car malgré ces quelques jours de congé, je reprends le travail encore bien fatiguée et la tête complètement sous l’eau (hélas, bouhouhou, ce n’est plus l’eau du lac d’Annecy, que les vacances sont courtes !). En tout cas, le cœur y est : j’aurais beaucoup aimé écrire un petit mot à chacun d’entre vous comme je le fais généralement, c’est juste que là, ça ne serait pas bien « raisonnable » quand je vois tout ce qui m’attend cette semaine (alors que j’ai juste envie de retourner me coucher là tout de suite ;)).

Bref, courage, ne nous laissons pas abattre ! J’espère que de votre côté vous passez tous un bien bel été, et je profite de ce post pour répondre à une question que l’on me pose souvent : Peut-on prendre un petit déjeuner sucré qui « collerait » aux principes de la minceur durable ? Car certains d’entre vous ne sont pas très tentés par le coup du fromage de chèvre dès le saut du lit ;). Alors voici quelques petites remarques un peu « en vrac » sur la question, que je vous livre quand même avec prudence car comme je le rappelle souvent, je ne suis ni médecin ni même diététicienne, j’essaye juste de me poser les bonnes questions car il est trèèès difficile depuis quelques années de s’y retrouver dans la « jungle » impénétrable du Kecekifomangé… Il peut même parfois m’arriver d’évoluer un peu sur certaines questions, en fonction de ce que je constate ou ressent.

– Déjà, j’ai remarqué que lorsque je suis en bonne santé, avec un foie au mieux de sa forme, et que j’ai mangé léger la veille au soir, je me réveille im-man-qua-ble-ment avec une grosse faim de « salé » le matin. Ce n’est peut-être pas une règle absolue, mais sur moi, ça marche à tous les coups ! S’il m’arrive de me réveiller sans avoir faim, ou avec juste envie de fruits par exemple, c’est que mon foie est encore en mode panique (lendemain d’un repas du soir un peu plus copieux, plusieurs « écarts » sur les derniers jours, etc.). En revanche, si j’ai une faim de loup, et que je me régale d’avance (la tête encore sur l’oreiller !), à l’idée de la grande tartine de chèvre frais à l’huile d’olive qui m’attend, c’est que tout va bien : Mon corps est super tenté par un petit dej’ « costaud » avant d’affronter la journée… Peut-être une piste à explorer pour ceux d’entre vous qui mangent un peu trop riche en général, mais qui n’ont jamais faim le matin ? Essayez de détoxifier un peu votre organisme, et vous découvrirez peut-être ce que c’est que de se réveiller en ayant la dalle ;)…

– Si je ne mange que des fruits au petit déjeuner, ou quelque chose de sucré assez léger (genre yaourt de soja au miel), ou sucré et pas si léger que ça (tartines à la confiture, croissants ou cookies au chocolat, comme par exemple pendant ces vacances où je me suis carrément lâchée…), en général après je fais un peu n’importe quoi dans la journée : faim énooooorme vers 11H du mat (voire encore plus tôt…), envie d’un dessert à midi, grosse tentation de manger plein d’imbécilités au goûter, puis, pour couronner le tout, menaces de craquage total sur un repas du soir « pas sage du tout ». Je le savais déjà mais je l’ai revérifié ces 15 jours de vacances, avec 2kg en plus à l’arrivée (que c’est beau de souffrir pour la science !) Bref, je reconnais que quand Brigitte Fichaux -et tant d’autres spécialistes de la question !- affirment qu’un bon petit déjeuner peut « réguler » naturellement les pulsions alimentaires de la journée, en tout cas sur moi c’est vérifié !

Clafoutis crémeux coco-nectarines 2– Mais justement, qu’est-ce qu’un « bon petit déjeuner » ? Si on écoute certains « spécialistes » (souvent auto-proclamés…) de la healthy food, on pourrait juste se contenter d’un jus de légumes fraîchement pressé, d’un peu de miso délayé dans l’eau chaude ou de deux cuillerées à soupe de graines de chia gonflées dans du jus de pomme (quand c’est Noël). Selon d’autres « spécialistes » beaucoup plus conventionnels, un « bon petit- déjeuner » serait constitué de pain blanc, beurre et confiote, ou d’un grand bol de lait avec des « céréales spécial petit dej’ » genre Youpie’s-au-riz-soufflé, Glucose-pop’s-au-maïs-soufflé ou Fatness-au-blé-soufflé. Dans tous les cas, je peux vous garantir que moi, à ce régime-là, je suis prise dès le milieu de matinée d’une telle faim que je suis capable d’avaler n’importe quoi (en général, ne rigolez pas, je grignote même le bout de mes crayons en mode castor !). Voilà pourquoi j’ai adopté, depuis que j’ai eu le bonheur de rencontrer Brigitte Fichaux, le modèle de petit-déjeuner « minceur durable » : Fuir les sucres rapides (pas de jus de fruit en brique, de confiture, de céréales extrudées, le pire étant de mettre des corn-flakes – même bio !- dans du lait de riz par exemple…), et privilégier un peu de sucres lents (= à IG bas), des protéines et du bon gras. Si l’on en croit les principes de la chrono-nutrition, il semblerait que ce soit surtout de cela que notre corps ait besoin au petit déjeuner…

– Mais, manger protéiné au petit-déjeuner, n’est-ce pas un risque de consommer du coup trop de produits animaux ? Bonne question, que je me suis posée aussi ;), et à laquelle j’ai répondu très simplement : en ce qui me concerne, je mange ma part de laitages au petit déjeuner (pas une portion énorme, juste environ 50g de chèvre frais sur du pain d’épeautre complet avec un peu d’huile d’olive et un thé), et je n’en remange jamais dans la journée… Je suis donc loin d’obéir au « diktat des 3 produits laitiers par jour » mais ça me va très bien comme ça ! D’autre fois, je ne prends pas de fromage du tout, mais plutôt une petite boîte de thon germon à l’huile d’olive mixée en « rillettes » ou un avocat (toujours avec du pain d’épeautre complet, environ 80g ): ces deux petits déjeuners sans lait me tiennent aussi bien au corps (sachant que mes matinées sont trèès longues..), et me permettent de ne pas manger de laitages tous les jours (car pour résumer un peu vite, après avoir tenté pas mal de choses, sans aucun laitages je suis un peu spasmophile, et avec trop de laitages j’ai des problèmes ORL, bref, chacun est différent, il faut absolument savoir un peu s’écouter…). Donc, si vous prenez votre laitage au petit déjeuner, et ensuite une autre portion raisonnable de protéines à midi (un peu de viande, de poisson ou des œufs), mais jamais au goûter ou le soir (car idéalement, le souper doit toujours être léger et végétarien, c’est un secret de bonne santé) vous ne surconsommez pas de produits animaux, vous répartissez juste mieux vos apports sur la journée, car il vaut infiniment mieux consommer un laitage le matin qu’à la fin du repas de midi (double-emploi avec la viande ou le poisson) ou le soir (pas « détox » du tout) !  En outre, pour ceux qui souhaitent manger encore moins de laitages, on peut aussi de temps en temps prendre au petit déjeuner des protéines végétales : pâté de tofu lactofermenté ou houmous par exemple, ou encore un avocat comme je l’évoquais plus haut (pour le coup de l’avocat, je ne sais pas du tout pourquoi ça me « cale » aussi bien car à priori, ce c’est pas un oléagineux si riche en protéines que ça… et pourtant, ça marche !)

– Et pour ceux qui ne peuvent vraiment pas manger salé au petit dej’ ? Bon, déjà, essayez juste, loyalement ;), de vous y faire pendant quelques jours, parce qu’en général on prend vite le pli ;). Ensuite, évitez de vous « auto-bizuter » avec des trucs salés un peu trop trashs ! Moi non plus je n’arriverais pas à avaler des sardines à l’huile, du hareng, du Maroilles, du corned-beef ou des rollmops au saut du lit ! En revanche, une faisselle de brebis bien crémeuse, un œuf à la coque (avec des mouillettes de beurre cru…), une tranche de jambon bio, un avocat légèrement citronné ou des rillettes de thon blanc, sur le pain grillé, ça le fait !

– … Et si vraiment vous ne pouvez pas vous y résoudre, alors tant pis, mangez sucré à condition que ce soit protéiné quand même (fromage blanc égoutté avec de la confiture sans sucre ajouté et quelques amandes par exemple), et sans sucre à IG élevé… En voici un exemple parfait avec ce clafoutis : une petite portion de céréales à IG très bas (son d’avoine et orge mondé, sans oublier que les fruits et le sirop d’agave « comptent » aussi comme glucides), une matière grasse (la crème de coco), des protéines (l’œuf). Avec ça, on est bien calé je trouve, et c’est très agréable de commencer la journée en douceur par un clafoutis aussi gourmand ! Malgré tout, il me semble que ça régule un peu moins mes envies de sucré pour le reste de la journée mais bon, comme en ce moment je suis aussi particulièrement flagada, l’un explique peut-être l’autre.

Vous me donnerez votre avis sur la question ?

 Clafoutis crémeux coco-nectarine 3

 Clafoutis crémeux coco-nectarine 4Ingrédients pour 2 personnes

Préparation : 5 min

Cuisson : Environ 25 min

 

 

  • 2 nectarines
  • 50g de farine d’orge mondé
  • 30g de son d’avoine
  • Un sachet de 2g d’agar-agar
  • 300g d’eau
  • 20cl de crème de coco liquide
  • 1 bonne pincée d’extrait de vanille en poudre
  • 2 oeufs
  • 6 c. à soupe de sirop d’agave (à moduler en fonction de si vous vous aimez votre clafoutis plus ou moins sucré)
  • 1 pincée de sel
  • Deux petites poignées d’amandes effilées
  • Facultatif : 4 petits abricots ou une grosse poignée de framboises pour donner une note un peu plus « acidulée ».

 

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger la farine d’orge avec le son d’avoine, l’agar-agar, le sel et la vanille. Faire un puits, y verser l’eau, la crème de coco, le sirop d’agave et les œufs puis bien mélanger avec un fouet.

Verser dans deux petits plats individuels d’environ 20cm de diamètre, puis déposer sur le dessus les nectarines découpées en tranches, et éventuellement les abricots découpés en petits morceaux ou les framboises entières. Parsemer d’amandes effilées.

Enfourner pour 25 à 30min (tout dépend du diamètre des plats, plus ils sont grands, plus le clafoutis est fin donc cuit plus vite !) jusqu’à ce que le dessus soit doré.

Laisser refroidir une nuit au frais avant de savourer.

 

⇒ Bon à savoir…

– Vous pouvez préparer une double proportion, et disposer ainsi de 4 petits déjeuners tout-prêts pour les jours suivants (ça optimise encore mieux l’utilisation du four !).

– C’est encore meilleur en utilisant du lait d’amande ou de soja-vanille à la place de l’eau (mais c’est un peu plus onéreux)

– Enfin, n’hésitez pas à préparer un seul gros plat de clafoutis (toujours en doublant les proportions), histoire de le servir au dessert ou au goûter. C’est même une recette parfaite pour sauver quelques fruits un tantinet trop blets ! (Pour un grand clafoutis de 4 parts, 50 min à 1H de cuisson )

 Clafoutis crémeux coco-nectarine 5

 

 Clafoutis crémeux coco-nectarine 6

 

 

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{ Une recette très facile pour le soir, et un petit tour dans mon jardin… }

11 juillet 2017

{ Une recette très facile pour le soir, et un petit tour dans mon jardin… }

Flan de courgettes végétalien

♥ Sans gluten ♥ Sans Lait ♥ Sans Œufs ♥ Vegan

 

Il y a bien longtemps, je me souviens avoir écrit sur ce blog à quel point j’aimais « les beaux jardins aux roses anciennes et plantes aromatiques ». Mais c’est un peu restrictif, car mes rêveries sont aussi peuplées, entre autres, de grands carrés de fleurs sauvageonnes déclinant joliment leur corolles, ombelles et feuillages légers dans un joli camaïeu pastel, de roses trémières ornant une vieille porte de bois écaillé, d’un coussin de campanules bleues blotties au creux d’une fontaine… Ou encore d’un verger où pousseraient au pied des vieux arbres toutes sortes de graminées et de fleurs des champs oscillant dans le vent… 

Tous ces petits rêves me reposent des mille tracas quotidiens, et il m’arrive même, parfois, de pouvoir enfin les matérialiser après y avoir tant rêvassé : Cette année, ce fut par exemple la création d’un nouveau massif très « nature » pour orner le pied d’un mûrier platane devant la maison : mauve sylvestre et musquée, lin bleu, fenouil sauvage, camomille, sauge des prés, centaurées et scabieuses bleues, le résultat est d’une légèreté ravissante et je suis toute émue de voir les papillons y butiner sans répit… Ah, il n’est certes pas immense mon jardin, je le voudrais tellement plus vaste ! Mais c’est mon petit monde, silencieux et bienveillant, qui sait me faire sourire ou rêver quand ce n’est pas toujours très facile… Il est là, il m’attend juste derrière la porte, accueillant et joyeux, un peu indépendant et têtu parfois, mais si généreux ! Bien que le temps me manque beaucoup, c’est toute une fête de me lever parfois avant l’aube pour « chiper » quelques heures de jardinage à mon emploi du temps si chargé : grattouiller la terre d’un massif de roses, semer des marguerites ou arroser des courges vers 5H du matin, en savourant la fraîcheur, le chant du coucou, le bourdonnement discret des abeilles matinales et la belle lumière des premiers rayons roses, cela me met du baume au cœur !

Aujourd’hui, bien franchement je ne suis pas très en forme. Ces dernières semaines ont été épuisantes, remplies de mille tracas (c’est la vie !), et j’aurais bien du mal à vous « pondre » de façon naturelle un petit article qui puisse vous faire sourire. Alors, ne pouvant partager avec vous beaucoup de bonne humeur et de légèreté comme nous les aimons tant vous et moi, je vous offre du moins la délicatesse de mes roses anglaises, le regard plein d’amour de mon gros toutou, la fraîcheur de mes fleurs sauvageonnes et la douce invitation de ma chaise longue… J’espère que cette petite contemplation, hélas bien en dessous de la réalité car la photographie ne saura jamais reproduire assez fidèlement la nature, vous détendra un peu de vos petits soucis à vous… Mais comme la rêverie ne calera pas les estomacs de votre petite tribu en vacances, je vous propose aussi, pour rester pratique, une bonne recette estivale, vraiment archi-simple pour vos repas du soir, qui -on ne le rappellera jamais assez !- doivent être les plus sains et légers possible pour préserver la santé : Vous verrez, ces petits flans crémeux sans œufs, fromage, ni laitage, sont vraiment très bons, mais je n’avais pas beaucoup la tête aux photos de cuisine alors désolée, de ce côté là ça sera un peu minimaliste ! 😉

 

Flan de courgettes végétalien

Vous pouvez au choix le servir froid ou légèrement tiédi au four car si vous prenez soin de ne pas le chauffer à plus de 60°C environ, l’agar-agar ne fond pas et le flan reste bien ferme.

 

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 20 min

Cuisson : environ 20 min

Repos au frais : 4H minimum

 

  • 1kg de courgettes bien fraîches (voir plus bas)
  • 2 oignons
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • Un sachet de 4g d’agar-agar
  • Une briquette de 20cl de crème de soja liquide
  • Un petit bouquet de basilic
  • Sel, poivre.

Éplucher les oignons, les faire légèrement dorer avec un peu de sel et d’huile d’olive dans un wok ou une grande cocotte en fonte. Ajouter les courgettes coupées en tranches ou en cubes, saler, poivrer et faire cuire à l’étouffée environ 15min jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres. En fin de cuisson, bien délayer au fouet l’agar-agar dans la crème de soja, ajouter les feuilles de basilic finement ciselées, verser dans le wok, mélanger et laisser revenir à ébullition : Compter alors juste 1 min de cuisson, puis transférer la préparation dans un grand plat (ou dans quatre plats individuels).

Mettre au frais au minimum 4H, au mieux une nuit, afin que l’agar-agar fasse sa prise.

⇒ Le saviez-vous? Lorsque vous choisissez des courgettes, prenez-les toujours de saison et bien fraîches, n’ayant surtout pas « traîné » sur les étals ou au frigo : elles doivent être très fermes, et présenter une peau lisse et bien brillante. À défaut de quoi, elles risqueraient d’être amères, et cela gâcherait par exemple totalement cette bonne recette…

 

Allez, vous venez visiter mon jardin maintenant ? Poussons le portillon de fer sans trop le faire grincer (tout le monde dort encore !), et laissons la rosée rafraîchir nos doigts de pieds… Comme ça fait du bien !

Rosier Boscobel

On commence par les rosiers (j’en ai toute une collection, mais en juillet, avec cette canicule, beaucoup font la « sieste » en attendant les orages d’août !). Voici une nouvelle acquisition de cette année au jardin, le merveilleux rosier anglais « Boscobel » (David Austin). J’en rêvais depuis très longtemps ! Quelle sublime teinte de rose pêche…

 

Gertrude Jekyll

Autre nouvelle arrivée dans ma petite roseraie, la rose Gertrude Jekyll (toujours David Austin). Pour sa première année, ce rosier croule littéralement sous les fleurs, c’est un enchantement…

 

Pouvez-vous m’aider? Je ne me souviens plus du tout du nom de ce rosier, qui orne mon jardin depuis plusieurs années… C’est soit un rosier Meilland, soit un Austin, soit un Delbard, mais impossible de l’identifier plus précisément.

 

Chatreuse de Parme

Lui c’est « Chartreuse de Parme » (Delbard) et sa couleur est vraiment époustouflante ! Depuis plus de 10 ans, toujours fidèle au poste ce brave rosier 😉

 

Potentille Princesse

Beaucoup plus humble mais elle aussi charmante dans sa simplicité, la potentille « Princesse » qui, étonnement, voit chez moi sa couleur évoluer tout au long de la saison : parfois saumon, parfois si pâle qu’on la dirait presque chamois, et d’autre fois de ce joli rose tendre : c’est à ce moment là que je la préfère…

 

Lavatère

J’ai une passion pour toutes les fleurs de la famille des malvacées, comme cette lavatère qui nous accueille devant un des piliers du portail. Mon mari rouspète un peu car ladite lavatère, très exubérante, « chatouille » un peu la carrosserie des voitures au passage mais bon, a-t-on déjà vu une fleur si délicate rayer un bout de métal? Ces z’homs alors.

 

Hibiscus Lavender Chiffon

Autre superbe rejeton de la famille malvacée, cet hibiscus « Lavender Chiffon » : il y a bien longtemps, j’en avais chipé quelques boutures au grès d’une promenade, et maintenant j’en ai toute une clôture. Le rêve…

 

Mauvre Sylvestre

Beaucoup plus humble et pourtant si mignonnette, cette mauve sylvestre poussant partout à l’état sauvage dans mon jardin, et que je déplace avec mille précautions pour la mettre à l’abri dans mes massifs (cette andouille se sème sur l’allée carrossable, dans le chenil, sur le parcours des poules, bref, ne serait-elle pas un peu kamikaze la belle ?)

 

Potée

Côté potées, j’aime les petites fleurs poétiques et pas trop criardes, comme cette association de calibrachoas, verveines et bacopas, dans un joli camaïeu pastel qui me ravit. En réalité, je n’ai que peu de fleurs en pots, juste ce qu’il faut pour égayer le rebord des fenêtres principales, car le temps me manque pour les arroser régulièrement… J’aime les jardins qui se gèrent (presque) tout seuls 😉

 

Véronique

Connaissez-vous cette plante? On m’a dit que c’était une « Véronique », mais c’est un peu vague. Elle fleurit très joliment en légers épis de couleur rose parme.

 

Portillon bleu

Passage du potager vers le verger…

 

 

Lin bleu

Le lin bleu, une de mes fleurs préférées…

 

Balasmine

Ici, un pied de balsamine semé spontanément par le vent ou les oiseaux, et qui forme un bien bel accord devant la barrière vert amande. Dans mon jardin, j’aime appliquer certaines principes de permaculture, qu’il serait un peu long d’expliquer ici, mais le fait par exemple de ne pas exterminer toutes les « mauvaises herbes » sans les avoir au préalable identifiées permet de sauver beaucoup de fleurs sauvages ou de semis spontanés (car la brise ou les oiseaux « jardinent » eux aussi en semant pas mal de graines !), tout aussi charmantes que les coûteux godets vendus en jardinerie…

 

Un petit « zoom » sur mon fameux nouveau massif « sauvageon » qui, s’il manque encore un peu de vigueur (je ne l’ai planté que fin mai), fait déjà preuve d’une grande délicatesse…

 

Beauceron

Autre belle plante de ce jardin, mon gros « bébé » de 6 mois, ma jolie princesse aux yeux doux, toujours là à mes côtés, qui me suit pas à pas, goûte à l’eau des arrosoirs, pleure quand je ferme le portillon en l’oubliant de l’autre côté, fait « bwoouf ! » devant les lézards pour tenter de leur en imposer, saute la clôture du poulailler (grrrr !), la re-saute encore plus vite dans l’autre sens avec le coq qui lui picote le derrière, me léchouille les doigts de pieds pour demander pardon, vient se frotter contre mon dos quand je plante une fleur (au risque de me faire piquer du nez dans le rosier), hume comme moi le parfum des roses, un instant douce et câline comme l’agneau nouveau né, l’instant d’après ivre de joie et nous montrant son amour en mode plaquage de rugby… et « m’aidant » même au jardin, en creusant des cratères partout avec ses grosses papattes ! En vrai, c’est un amour… Ma grande fille, férue d’Histoire, l’a appelée Brunhilde, comme cette princesse légendaire qui battait tous les hommes à l’épée. J’en ai eu des toutous, et je les aime tous, mais celui-là, j’en suis ga-ga ! (Cette photo est pour vous Mamijo :))

 

Chiots Border Collie

Bon, je ne vais pas vous montrer tous mes chiens, mais je ne résiste pas au plaisir de vous présenter les bébés de Dauphine, mon autre toutoune qui a déjà fait quelques petites apparitions sur ce blog 😉 … Six petits Border Collie à cro-quer ! C’est un peu triste, car ils partiront fin juillet vers de nouvelles familles, mais c’est la vie (par hasard, il reste un mâle et une femelle, alors si cela vous intéresse et que vous habitez l’Isère écrivez-moi sur la boîte « contact » de ce blog : je vous donnerai les coordonnées de mon grand fiston, c’est lui qui s’en occupe.)

 

Cabane d'enfants

Lever du jour sur la cabane des enfants… Au départ, une maisonnette en bois, toute abîmée d’avoir traîné dehors en expo et soldée il y a 5 ans chez Casto. Un papa bricoleur pour la rafistoler et ajouter le « auvent », une maman pour la poncer, la repeindre (elle était orange et jaune !), la patiner, fixer la frise, etc… Et hop, voici une petite maison des contes de fées… Je veux la même « en vrai » pour mes vacances !!!

 

Cabane d'enfants 2

Les deux petites sont terrées dans la cabane et jouent « aux princesses et au loup », la pauvre Brunhilde ayant évidement choppé le mauvais rôle… ce que c’est que le faciès, tout de même 😉

 

Cogitation de mes princesses sur le potager de leur cabane, ayant produit cette année de bien jolies salades !

 

Promesse de bonnes tartes aux pommes pour cet automne ? (Je me rend compte que je suis irrécupérable : je vois une pomme, je pense à une tarte ou à un gâteau…)

                                               

Chaise longue vintage

Enfin un peu de repos avec cette accueillante chaise longue très ancienne, trouvée chez le grand-père de mon mari. Régulièrement, je refais la garniture en tissu mais l’armature en fer forgé, elle, est indestructible (elle a bien au moins 70 ans !)

 

 

Voilà, il me resterait tellement de choses à vous montrer ! La collection de courges plantées sur « lasagne » (un essai concluant !), le petit potager « tout fou » en permaculture, la mini-roseraie (quand elle se sera réveillée…), les autres « habitants » de ce jardin… Mais ce sera pour une autre fois si vous voulez 🙂

Je reviendrai début août car nous prêtons notre maison à des amis pour nous échapper en famille quelques temps au bord d’un lac de Savoie. J’ai peur de ne pas pouvoir répondre à tous vos commentaires d’ici mon départ (plus que quelques jours !) car avec les valises et tout et tout, c’est un vrai chambardement de partir à huit ;)… D’ici là, je vous souhaite à tous de très belles vacances, ou beaucoup de courage si ce n’est pas encore le cas ! 

PS : Pour ceux que cela intéresse suite à mon dernier article, l’intégrale Kuvings à gagner !!!

Rendez-vous pour cela sur la page Facebook de Crudijus…

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Ça rafraîchit…

29 juin 2017

{ Ça rafraîchit… }

12 recettes pour goûter au bonheur d’un extracteur

 

Les jus frais de fruits et de légumes, c’est LE grand truc dès qu’on parle de cuisine santé… et ce n’est pas une « nouvelle tendance », car Rika Zaraï, entre autres, le préconisait déjà au tout début des années 80 ! D’où cette petite question existentielle : peut-on adopter une alimentation healthy sans extracteur de jus ?

Évidement, la réponse est « oui » (et heureusement, car c’est tout de même un gros budget !). Le tout étant de consommer au quotidien beaucoup de fruits et légumes frais, de saison et non traité, cuisinés de façon la plus saine possible.

Mais cet appareil est-il pour autant une sorte d’énième gadget électroménager totalement superflu, à l’image des fontaines à chocolat, cuiseurs à nouilles, machines à cuire les cake-pops et autres stupidités marketing destinées à servir 5 heures, attendre 5 mois dans un placard, pourrir 5 mois dans une cave avant d’agoniser 500 ans dans une décharge ?

Certainement pas, et c’est même à mon avis une sorte de « must » en matière de santé, car en pressant le jus des fruits et légumes en douceur, sans l’oxyder (comme le ferait hélas une centrifugeuse), l’extracteur verse dans votre verre le meilleur du végétal (les vitamines, les minéraux, les antioxydants, l’effet détox, la régulation sur l’équilibre acido-basique, etc.) sans le « trop plein » de fibres qui irrite parfois les intestins sensibles.

Pour moi en tout cas, c’est flagrant, car bien que raffolant de grandes salades estivales, de fruits d’été et de gaspachos en tout genre, mon bedon me le fait généralement payer en devenant tout rond chaque été, oui, rond comme un petit ballon, au point de m’attirer à chaque fois des « félicitations » du genre « Waouh, le 7ème, quel courage ! », « Génial, c’est pour quand ? » « Tu veux que je te rende ton pantalon de grossesse ? », ou encore le fameux et ô combien horripilant « Vous allez vous arrêter à combien gnark gark gnark? » (je tolère juste qu’on me pose la question quand il s’agit d’éclairs au chocolat !) Argh, que c’est vexant…

Bref, trop de fibres et de crudités ne me conviennent hélas pas, c’est très personnel, mais je sais que nous sommes nombreux(ses) à connaître ce petit souci de « côlon irritable » (allez savoir pourquoi, ce terme me fait beaucoup rire, en évoquant dans mon esprit l’image d’un type avec un casque colonial et un caractère de cochon). D’où l’intérêt pour moi de consommer en été beaucoup de jus préparés à l’extracteur, qui ne me ballonnent absolument pas et me permettent de me régaler de melon, tomate, concombre, pêches, abricots et autres fruits et légumes d’été à gogo sans avoir ensuite la silhouette de Winnie l’Ourson qui aurait gobé une pastèque !

L’extracteur permet aussi de régaler les enfants de boissons très saines, comme par exemple un smoothie au parfum de grenadine associant jus de pastèque, fraise, framboise, cassis et mûres du jardin dans lequel on ajoute une touche de vanille liquide (les « pépins » restent dans le filtre, pour un résultat tout doux à boire !) : les miens en raffolent…

Du côté des « irrécupérables » bons vivants, je vous laisse imaginer combien d’inoubliables cocktails vous pourriez réaliser en associant de vrais jus fraichement pressés avec une lichette de rhum et du lait de coco par exemple…

Mais ce n’est pas tout ! Certains extracteurs permettent aussi de confectionner en un clin d’oeil des sorbets formidables sans aucun ajout de sucre, et des smoothies tellement veloutés qu’on est à mi-chemin de la crème dessert…

Certains d’entre vous savent déjà que depuis quelques années, je réalise des recettes pour le site Crudijus (leur extracteur Kuvings rouge trône depuis 3 ans sur le plan de travail de ma cuisine ;)) : certaines sont très « détox », certaines très gourmandes, et d’autres à la fois détox et gourmandes (ce sont mes préférées ;)) Avec le début de l’été, j’avais juste envie d’en partager quelques unes avec vous… Régalez-vous bien, et n’hésitez pas à y revenir tout au long de l’été pour de nouvelles idées (je poste environ 2 articles par mois, en variant jus, smoothies, glaces, mais aussi idées de « récup » pour ne pas gaspiller la pulpe !), et même cet hiver pour découvrir des recettes de vin chaud, golden milks et autres recettes qui « réchauffent » ;))

Enfin, sachez qu’avec le code « gourmandises » (à inscrire dans la case code promo au moment de l’achat sur crudijus.fr) un « kit sorbets et smoothies » vous sera offert et ce quel que soit le modèle d’extracteur acheté… Merci à la société Warmcook pour ce geste bien sympathique qui m’a été proposé sans même que je le demande 🙂

Edit du 07 juillet :

Dernière minute, l’intégrale Kuvings à gagner !!!

Rendez-vous sur la page Facebook de Crudijus…

Smoothie-bowl au melon et à la pêche (cliquez sur le titre de la recette pour la découvrir)

Sorbet « plein-fruit » à la fraise et à la pastèque

Jus vert « détox » au fenouil, citron et feuilles d’épinards

Croquettes de pulpe de carotte au petit épeautre et parmesan

Limonade au pomelo rose de Corse

Détox : Trio gagnant pour une cure de printemps bienfaisante

Moelleux au chocolat et à la pulpe d’orange

Carrot-cake facile à la « pulpe recyclée »

Punch Mangue-Ananas

« Apéro-Détox » aux tomates anciennes

Smoothie des îles paradisiaques

Granité à la framboise et pomelos rose

 

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Ça croustille !

12 juin 2017

 { Ça croustille ! }

Crackers végétaliens de petit épeautre aux graines,

Pistaches et tomates séchées

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ Vegan ♥ IG Bas

 

Crackers de petit épeautre aux grainesAprès plusieurs semaines déjà bien chaudes et sèches, la canicule s’annonce, et cela tombe plutôt mal pour moi qui, cette année, ait enfin tenté de reprendre en main mon jardin-jungle après quasiment 8 ans d’absence… Que de nouvelles plantations à arroser chaque jour ! 

Et à l’arrosoir, s’il vous plaît, en puisant dans les cuves qui ont récupéré ce printemps le peu de pluie tombée sur le toit histoire de ne pas trop gaspiller l’eau potable (ceci était la petite minute écolo du Schtoumpf à lunettes) : De jeunes rosiers anglais, tout déconcertés d’avoir quitté leur pays natal si verdoyant pour un Dauphiné sec et brûlant et que l’on entendrait presque protester chaque matin « My dear, quel afweux pays ! »… Des plants de courge (plein de chouettes variétés rares et anciennes au potager cette année !) qui ressemblent chaque soir à un plat de blettes… Une pelouse qui fait skricth skricth sous la plante de pieds, des rangées de tomates à réanimer chaque soir, des salades ressemblant vaguement à des algues bretonnes en cours de séchage, des radis qui fleurissent de désespoir, une terre dure comme un cour de tennis, des potées « fleuries » virant à la composition d’art moderne, de la ciboulette déguisée en perruque de président américain, bref, tout ça pour dire que j’aime bien la pluie moi aussi ! Bon, patience, parce qu’il y a un bon côté : on va pouvoir se mettre sur la terrasse (à condition d’avoir un grand parasol…) et inviter des amis à boire un verre ! Cela fait partie des petits bonheurs de la vie… et des petits malheurs de la silhouette 😉

Je suis d’ailleurs persuadée que vous connaissez cela aussi, la petite bouée « sociale » de l’été, celle qui se forme insidieusement au niveau du nombril à mesure des apéros et des petits dîners du soir au jardin… Mais que faire, nous n’allons tout de même pas nous enfuir chaque été au Groenland juste histoire d’oublier notre envie de bière artisanale glacée, hum, cette petite bière blanche et encore un peu trouble qui fait de la buée sur le verre… (oups, désolée). Ni même pour éviter d’être tenté par ce ballon de vin blanc sec de Savoie légèrement pétillant qui va si bien avec le fromage de chèvre et le jambon cru… (oups, re-désolée, j’ai pas fait exprès, enfin si, mais je suis désolée quand même). Bref, soyons juste un peu raisonnables ! Loin de moi l’idée de vous contraindre à vivre en ermite ou en ours des cavernes. Loin de moi aussi l’idée de vous imposer une sorte de bizutage « pour la ligne », consistant à mordre avec une rageuse résignation dans des morceaux de concombre en buvant du Contrex pendant que vos invités s’empiffrent de petits feuilletés à la saucisse en sirotant du Limoncello maison avec des tas de glaçons qui tintent dans le verre… ça serait pas humain ! Mais je peux quand même vous donner quelques tuyaux pour limiter beaucoup la casse, sachant que je maîtrise pas trop mal mon sujet, avec ma maison qui vire à l’auberge espagnole chaque été ;).

Bon, alors côté boissons alcoolisées

– évitons les alcools forts autant que possible : outre le fait qu’ils nous assomment un peu trop en été (pour ceux que cela n’assomme pas tout court quelle que soit la saison…), ils perturbent en outre beaucoup le travail de « détox » du foie pendant la nuit si nous les consommons -même en quantité raisonnable- le soir à l’apéro.

– de même, évitons les alcools sucrés à l’IG vraiment catastrophiques du type liqueur, vin cuit, sangria, cocktails, etc…

– privilégions un verre de vin bio naturel, blanc, rouge ou rosé, ou un long drink raisonnable (à la maison, on réalise par exemple du vin d’orange, de citron ou de noix « maison » légèrement sucré au sirop d’agave : dilué dans un grand verre de Perrier glacé, c’est très désaltérant et délicieux !)

Maintenant, en version sans alcool (le soir, c’est toujours mieux pour la ligne de s’en passer), testons par exemple…

– un cocktail de fruits et légumes fraîchement pressé à l’extracteur (ça peut être très bon, recettes à venir !)

– du kéfir de fruit (légèrement pétillant, presque pas sucré, bon pour la santé, bref, un délice)

– du « cidre sans alcool » en mélangeant moitié-moitié bon jus de pomme bio et Perrier glacé (non, ceci n’est pas un article sponsorisé par la marque à la bouteille verte, c’est juste que pour obtenir un « drink » agréable, mieux vaut éviter les eaux pétillantes trop salées, trop bicarbonatées, pas assez gazeuses ou sentant l’œuf pourri, et non, je ne vise personne en particulier, mais le Vichy Célestin par exemple, c’est pas terrible dans le jus de pomme).

– Un « soda » très léger en réalisant exactement la même chose mais avec du jus de pomelos rose (c’est encore mieux quand il est fraîchement pressé) ou d’orange bio.

– Du thé glacé avec de la menthe, de la verveine, du jasmin, ou n’importe quelle autre plante aromatique que vous aimez.

 

Crackers de petit épeautre aux graines (pâte)

Bref, avec ça, je pense que vous serez parés pour trinquer avec vos copains sans faire la tête d’un tigre qui entamerait sa quatrième semaine de mono-diète à base de laitue (parce que je ne sais pas si vous vous êtes vu avec votre bouteille d’eau minérale à la main, mais ça ne nous rend pas toujours très euphorique, surtout quand les copains ont sorti le rosé de Provence ;)). Et si vous avez d’autres idées de boissons santé délicieuses et sympathiques pour l’apéro, on est tous intéressés !

Maintenant, qu’allons-nous boulotter pendant que les autres s’empiffrent de saucisson ? Surtout que généralement, certains peuvent en avaler 18 tranches sans prendre un gramme (j’ai les mêmes à la maison, ne pleurez pas) alors que de notre côté, LA tomate-cerise de trop pourrait bien nous faire prendre 500g… Il faut donc jouer serré les amis !

Alors, pour accompagner les copains sans trop malmener sa ligne on peut opter pour :

– Des pistaches (seulement une calorie par unité) à condition de ne pas décortiquer et avaler tout le bol rageusement en louchant sur les chips…

– Des tapas de légumes rôtis (pour ceux qui l’ont à la maison, voir par exemple ma recette dans le livre sur la Cuisine Bio des Jours de Fête) : En gros, on brasse des légumes crus (courgette, tomate, aubergine, oignon, poivron, etc. en gros morceaux dans un saladier avec du sel, de l’huile d’olive, de l’origan et on faire rôtir au four sur la lèchefrite jusqu’à ce que les légumes soient bien confits. Ça se savoure chaud ou froid avec une petite pique en bois, et c’est délicieux !)

– Des antipasti de légumes marinés (par exemple cœurs d’artichaut frais, tomates séchées, grosses gousses d’ail frais et jeunes courgettes mijotées 10 à 15 min avec un peu d’eau et de vin blanc sec, d’huile d’olive, de sarriette, de poivre fraîchement moulu, etc. le tout servi bien frais c’est un régal).

– Des rillettes de thon (mixez juste du thon au naturel avec du yaourt de soja, de la ciboulette, du jus de citron, un peu d’huile et de poivre 5 baies pour une version très légère à laquelle vous pourrez aussi rajouter quelques câpres, pistaches ou olives dénoyautées). A savourer sur des « toasts » super légers de type Pain des Fleurs au sarrasin, ou des feuilles bien croquantes de laitue Sucrine.

– Des cookies salés légers (au son d’avoine et aux olives par exemple, pour ceux d’entre vous qui voient de quelle recette je veux parler ;))

– Des dips appétissants dans lesquels vous tremperez des morceaux de légumes crus (en Provence, on savoure volontiers l’anchoïade, une sauce très goûteuse à base d’olive noire, filets d’anchois, ail, persil, huile d’olive et vinaigre, servie avec plein de crudités à croquer).

– Enfin, des crackers très sains, comme ceux que je vous ai concocté aujourd’hui…

C’est une recette qui se prépare vraiment en trois coups de mixeur (genre, il est 19H15, vous étiez les doigts de pied en éventail et paf ! votre mari vous ramène pour l’apéro les voisins croisés « par hasard » et oh !, comme le hasard fait bien les choses, ledit voisin se baladait justement devant votre portail avec une bouteille d’Asti à la main) pour un résultat gustatif tout simplement délicieux ! Sans fromage, ni œufs, ni laitages, ces crackers bien « sages » ne perturbent pas trop la digestion, et ne surchargent pas le travail du foie qui, rappelons-le, a besoin qu’on lui fiche un peu la paix pendant la nuit si l’on veut qu’il fasse son job. Votre silhouette vous dira merci, et en plus, vous vous régalerez tant ils sont goûteux et croustillants avec presque un petit côté sablé si délicieux… Bon, je vous laisse gérer aussi « sagement » le reste de l’apéro hein ? Stop !!! Pendant que nous discutions votre main s’est trompée de bol ! Là vous êtes dans les cubes de fromage, les tomates cerise sont juste à côté… Ce que c’est que d’être étourdie tout de même 😉

Crackers de petit épeautre aux graines (pâte 2)

Ingrédients pour 4 à 6 personnes

Préparation : 5 à 10 min

Cuisson : 12 min

  • 145g de farine T110 de petit épeautre
  • 2 c. à café rases d’origan séché
  • 40g d’huile d’olive
  • 60g de vin blanc sec
  • 25g de pistaches au sel (pesées décortiquées)
  • 25g de graines de courge
  • 25g de tomates séchées (nature, pas à l’huile d’olive)
  • 25g de sésame blond (ou noir)
  • 1/2 c. à café de fleur de sel.

Préchauffer le four à 180°C., si possible en chaleur tournante.

Mettre la farine, le sel, l’origan, l’huile et le vin blanc dans le bol d’un robot, puis mixer de 3 ou 4 impulsions (pas plus) pour mélanger. Ajouter les pistaches, les graines de courge, le sésame et les tomates séchées préalablement découpées en petits morceaux avec des ciseaux.

Mixer de nouveau de quelques impulsions, puis sortir la pâte du bol du robot et l’amalgamer entre les mains de façon à obtenir une boule bien malléable (photo 2).

L’étaler assez finement sur une plaque de cuisson chemisée de papier, puis, avec une roulette à pizza (photo 3), pré-découper des petits losanges d’environ 2,5 à 3cm de côté (sans essayer de détacher les crackers les uns des autres, car cela se fera beaucoup plus facilement après cuisson).

Enfourner pour 12 min, puis laisser un peu refroidir (juste le temps de ne pas se brûler les doigts), détacher les crackers et les déposer sur une grille. Si une fois refroidis ils restaient encore un peu trop moelleux (c’est meilleur bien croustillant !) alors remettre la grille 5 min au four et laisser de nouveau refroidir.

Servir le jour même ou conserver dans un bocal bien hermétique.

 

 

L’astuce saveur…

Utilisez du sésame, des pistaches et des graines de courge dont le paquet est entamé depuis peu et dont la date limite d’utilisation est encore éloignée : c’est la meilleure façon d’être certain que leur parfum sera doux et agréable. En effet, au bout de quelques mois (un vieux sachet entamé qui traîne dans le placard par exemple…) ces graines peuvent prendre une saveur rance et amère qui gâcherait le goût des crackers !

Vous pouvez aussi remplacer le sésame par des noix de Grenoble fraîchement décortiquées : testé à midi pour une louloute du club « z’aime pas le sésame », et c’était parfait !

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Une recette de grand-mère qui mériterait de faire le buzz en 2017…

31 mai 2017

{ Une recette de grand-mère qui mériterait de faire le buzz en 2017… }

Farçous Aveyronnais un (tout petit peu) revisités

♥ Végétarien ♥ IG très bas ♥

 

Farçous à IG basConnaissez-vous les farçous ? Sous ce petit nom tout mignon se cache une ancestrale et délicieuse recette paysanne, véritable pilier du terroir Aveyronnais et qui mérite grandement d’être remise à l’honneur ! Car très « modernes » avant l’heure les farçous sont à la fois…

– Délicieux

– Vite-faits

– Super économiques

– Riches en légumes

– Végétariens

– Parfaitement sains et équilibrés

– Avec un IG très bas, du moins dans cette version 😉

– Originaux

– Inratables (sauf si vous êtes du genre à oublier le feu sous la poêle mais là…)

– Jolis tout plein (je suis sûre que vous en épaterez plus d’un avec vos « blinis » vert fluo !)

 

Bref, vous avez dit « recette idéale » ? On s’en rapproche effectivement de très près ;). En tout cas, ici les farçous ont depuis quelques temps conquis toute la famille, y compris la toutoune qui en a goûté deux ou trois ce matin pendant que je réceptionnais un colis mais bon, comme elle vient de nous faire six jolis bébés chiens je lui ai bien vite pardonné… (et heureusement qu’elle n’a pas trop compris les noms d’oiseaux qui m’ont échappé en découvrant la « scène du crime », car elle aurait pu m’en vouloir un peu).

Farçous à IG bas2Recette idéale donc, et je serais prête à parier mon robot Kitchenaid, mon intégrale de Mark Knopfler ou mes super pantoufles artisanales en pure laine de brebis bouillie* qu’elle fera le buzz en 2017 si je n’avais encore un dernier doute car hélas, mille fois hélas… cette recette n’a pas un nom anglo-saxon ! Et là, côté célébrité intergalactique, ça ne pardonne pas (la preuve, mon correcteur orthographique -en Français, of course– qui reconnaît « cookies », « cheese-cake », « muffins » etc. s’acharne depuis tout à l’heure à me souligner « farçou » en rouge, l’ahuri…) .

Peut-être que quand nos pauvres farçous du Rouergue nous reviendront des USA dans quelques années via Pinterest avec un nom plus « Yeaaaah » du genre… Rouergan Farthews (ou des pays scandinaves, affublés d’un patronyme imprononçable style Röerkann-farsöubüllar, ou encore du Japon – les « Farsouyaki » ?– en version tofu soyeux et feuilles de thé matcha) le monde s’extasiera enfin devant cette nouvelle (sic) tendance. Parce que le fait que ça soit made in States, Japan ou Scandinavia (entre autres), ça fait « plus cool » que si ça venait de la somptueuse campagne Aveyronnaise vous comprenez les gars ! (Non vous ne comprenez pas? Ouf, alors je me sens moins seule…) En tout cas vous verrez, on a déjà fait le coup par exemple avec le chou kale { prononcez bien « keïle » si vous ne voulez pas être affublé d’une énorme étiquette de plouc }, un truc pas mauvais en soit mais que nos pépés cultivent depuis belle lurette comme chou fourrager pour les vaches et les lapins… Mais bon, maintenant que quelques peoples l’on mis dans leur assiette ! Ça a toujours le même goût en fait, mais ce n’est plus le même standing enfin quoi, il a la claaaasse le chou kale ! (Bon, par contre, désolé, pour les rutabagas on n’a rien pu faire… à Hollywood ils ont bien essayé mais cette épidémie de « bruits » très louches ne pouvait vraiment plus durer).

En attendant donc la mode printemps-été 2021 des Rouergan Farthews (Yeaaaah !), on en aura déjà boulotté plus d’une ventrée vous et moi, et ça sera toujours ça de gagné sur la poignée de prétentieux qui croient faire la pluie et le beau temps des tendances culinaires Frenchies  (que les choses soient bien dites, moi aussi j’aime beaucoup découvrir la cuisine traditionnelle d’autres pays ! Ce qui m’agace, c’est une certaine forme de snobisme intellectuel qu’on croise un peu trop souvent dans les milieux censés nous dicter ce qui est « tendance » et ce qui ne l’est pas). Alors pendant que « nous les ploucs », on se fera plein de farçous Aveyronnais tout chauds et croustillants, certains, pour rester dans le vent, se « régaleront » d’un Buddha Bowl au kurakkan, kiwano, graines de petai et poudre de chaga (Ah ah ah !!! Oups, pardon, c’était pas très gentil…)

 

Farçous IG bas 3

Tout chauds, les farçous sont incroyablement gonflés et aérés… En tiédissant, ils s’aplatissent un peu mais restent malgré tout délicieux !

Bon revenons bien vite à de meilleurs sentiments… Côté réalisation, vous allez voir comme c’est compliqué les farçous : il faut jeter tous les ingrédients ensemble dans le blender et mixer. Voilà, c’est tout.

Enfin presque, parce qu’évidemment, il faut quand même faire cuire (sauf si vous aimez les smoothies épinard/parmesan/farine/œuf cru mais là j’ai un doute).

Alors pour faire cuire c’est trèèèès compliqué : vous versez des petites « flaques » de pâte dans la poêle, 2 ou 3 min après vous les retournez et 2 min après, hop, c’est prêt (cette fois-ci pour du bon). Ça ira ? Plus aucune excuse d’acheter des plats industriels tout préparés maintenant hein ! D’autant plus que ces fameux farçous, je ne sais pas vous mais moi j’ai furieusement envie de les décliner avec du basilic, du fenouil sauvage, du vert de blette, et pourquoi pas d’autres légumes-feuilles comme le fameux chou à vaches et à lap… oups, pardon, chou kale dont nous parlions plus haut, des fanes bio de navet ou de radis, des pointes d’orties, de la mâche ou encore pourquoi pas de la salade « qui monte » (rien à voir avec la bêbête du même nom, c’est juste une calamité que connaissent tous les jardiniers : en avril et mai on tire la langue en attendant désespérément que grossissent les premières salades et en juin, juillet et août c’est la course, il faut s’en mettre jusque sous la cravate pour arriver à toutes les bouffer avant qu’elles ne montent en graine à cause de la chaleur)…

Bref, j’ai plein de variantes à tester et ça tombe bien, parce que c’est bon les farçous !

*Oon se caaalme…C’est laine qui est bouillie, pas la brebis !

Farçous à IG bas3

Ingrédients pour 12 farçous, soit 2 personnes en plat principal avec une salade

Préparation : 10 min

Cuisson : quelques minutes par poêlée

  • Farçous IG bas 42 œufs
  • 105g de farine d’orge mondé
  • 55g de son d’avoine
  • 200g de vert de blettes (sans les côtes !) ou d’épinards frais
  • 70g de parmesan râpé
  • 1 cébette (avec le vert)
  • 1 petit bouquet de persil
  • 2 gousses d’ail
  • 20cl d’eau
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive (+ un peu pour la poêle)
  • 1 sachet de poudre à lever sans phopshates
  • Sel (une bonne cuillerée à café), poivre.

 

Laver les feuilles de blettes ou d’épinards et le persil, bien égoutter à l’essoreuse à salade puis mixer tous les ingrédients au blender jusqu’à obtention d’une sorte de pâte à crêpes verte bien épaisse.

Faire chauffer une grande poêle avec de l’huile. Cuire les farçous comme des blinis ou des pancakes en prélevant des petites louchées de pâte avec une cuillère à pot de taille moyenne (voir la photo ci-dessus pour bien identifier ce qu’est une cuillère à pot ;)), que l’on verse ensuite dans la poêle chaude en petites « flaques » bien épaisses sans les étaler (les farçous s’étaleront d’eux même à la cuisson ! D’ailleurs, pour info, dans ma grande poêle de 28cm de diamètre, je ne fais cuire que quatre farçous à la fois sinon ils finiraient par se coller entre eux.)

Laisser dorer 2 ou 3 minutes sur chaque face jusqu’à ce que les farçous soient bien dorés et gonflés, puis les déposer sur du papier absorbant.

Servir bien chaud avec une salade.

 

 

Farçous IG bas 6

Des farçous, une salade sauvage (pissenlit, rosettes de pâquerettes, plantain, achillée, bourrache…), n’est-elle pas réjouissante ma petite assiette de printemps d’un joli vert pimpant ?

Pour les puristes (version à tester aussi !)

Il existe plusieurs recettes « authentiquement Aveyronnaises », mais généralement, les farçous aux herbes (car il en existe aussi à la viande) sont réalisés avec 200g de vert de blette, 2 œufs, 200g de farine (on peut mettre de la farine d’épeautre demi-complète, c’est très bon), 1 cébette (avec le vert), 1 petit bouquet de persil, 2 gousses d’ail, 20cl de bon lait de ferme entier (ou de crème fleurette…), 1 sachet de poudre à lever, sel et poivre (le fromage est vraiment facultatif, mais moi j’aime en mettre un peu quand même, 70g de Comté ou de parmesan… c’est personnel ;)). Même mode de préparation et de cuisson…

Le résultat est un peu moins « sage » pour la ligne (et encore…), mais ils sont encore plus levés et croustillants !

 

Farçous IG bas 7

Farçous à IG bas… Un peu « revisités » pour être encore plus copains avec notre silhouette (la farine d’orge mondé et le son d’avoine ont un IG au ras des pâquerettes), mais sans renier non plus leurs origines Aveyronnaises 😉

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Tic et Tac en auraient rêvé…

16 mai 2017

{ Tic et Tac en auraient rêvé… }

Sucettes-cookies des écureuils

♥ Sans Lait ♥ Sans oeufs ♥ Vegan ♥ IG modéré ♥

 

 

Comme il est de tradition sur ce blog, j’ai le plaisir de partager avec vous aujourd’hui une recette tirée de mon dernier ouvrage, en m’excusant d’avance auprès de ceux qui ont déjà acheté mon livre (merciiiii ! :)) et pour qui du coup, ce post sera un peu inutile (vraiment désolée, je me rattraperai très bientôt avec de nouvelles recettes !).

Je l’ai choisie pour sa grande simplicité, mais aussi parce qu’elle peut tout simplement convenir aux grandes personnes très « sages » qui cherchent juste une bonne recette de cookies à IG raisonnable pour leur petite collation sucrée de fin d’après-midi… évidemment, dans ce cas là personne ne vous oblige à percher vos cookies sur des bâtonnets de sucettes, au risque de passer pour quelqu’un d’un peu puéril aux yeux des collègues de bureau, voire de carrément vous attirer les foudres de votre patron ! Après, si ce dernier vous surprend sur le coup des 16h30 avec une sucette-cookie à la main (tant que vous y êtes, faites-vous aussi des couettes et sautillez partout en mettant des miettes sur la moquette !), cela peut être une bonne combine pour obtenir d’emblée quelques jours de « congé maladie » en maison de repos mais bon, pour l’avancement ça ne fait pas très très sérieux alors à priori, je le déconseille…

Bref, pour en revenir à ces sucettes-cookies, vous allez peut-être me demander pourquoi « des écureuils » ? Là, c’est tout simple : imaginez plein de grosses noisettes grillées qui croquent sous la dent à chaque bouchée de cookie, et vous comprendrez que Tic et Tac en auraient rêvé ! Quant à l’idée de les présenter sous forme de sucette (elle n’est pas de moi, j’ai croisé ce concept très rigolo il y a déjà plusieurs années sur d’autres blogs), c’est vraiment facile à réaliser, pour un résultat é-pa-tant ! Contrairement à beaucoup de recettes de cookies, celle-ci ne s’effrite pas et convient donc tout particulièrement bien à cet usage : J’ai même vu des loulous échapper leur cookie par terre sans qu’il ne se brise ! Utilisez malgré tout des couverts jetables en bois plutôt que des bâtonnets ronds, car ces derniers risqueraient de « tourner » dans le cookie, au risque de se décrocher au premier coup de dent pour terminer sur les orteils de vos petits convives… ce serait tout de même navrant !

 

 

  • Ingrédients pour 11 sucettes
  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 20 min

  • 185 g de farine T110 de blé ou de grand épeautre
  • ½ sachet de poudre à lever
  • 60g de sucre de canne intégral ou de sucre de coco
  • 5cl de lait de soja-vanille
  • 7cl d’huile neutre (tournesol désodorisée par exemple)
  • 100g de noisettes entières
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • 95g de chocolat noir pâtissier à 70%
  • 1 bonne pincée de fleur de sel.

 

Sucettes-cookies des écureuils

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Mettre tous les ingrédients dans le bol d’un robot, puis mixer par brèves impulsions jusqu’à obtention d’une pâte bien homogène et malléable (ne pas trop mixer non plus, afin qu’il reste des gros éclats de noisette et de chocolat !).

Réaliser 11 boules de pâte de 50g environ.

Enfoncer dans chaque boule une fourchette jetable en bois (ou une cuillère dont le bout aura été découpé avec une paire de ciseaux, voir photo 1 du montage), et bien faire adhérer la boule de pâte en la pressant autour de la fourchette ou de la cuillère.

Écraser chaque boule avec son bâtonnet (voir photo 2) sur une plaque de cuisson chemisée de papier. Enfourner pour 10 minutes à 180°C, avant de baisser le four à 150°C pour la fin de la cuisson (bien surveiller, car tout dépend des fours et les cookies doivent être dorés sans que les bords ne soient brûlés !).

Laisser refroidir entièrement afin de gagner en croquant…

 

 

 

Recette tirée de l’ouvrage

Mes beaux goûters de fête !

45 recettes pour régaler les enfants

Paru chez mon éditeur Terre Vivante, dans la collection « Facile et Bio »

Acheter cet ouvrage sur les sites de mes librairies partenaires DECITRE ou CULTURA

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{ Nous sommes tous de grands enfants n’est-ce pas ? }

3 mai 2017

{ Nous sommes tous de grands enfants n’est-ce pas ? }

Mes beaux goûters de fête !

– 45 recettes pour régaler les enfants –

 

Couverture du livre Mes beaux goûters de fêteÉteindre vite la télé et la radio -ça nous évitera peut-être un ulcère à l’estomac- et opter plutôt pour quelques grammes de tendresse teintée d’une pointe d’humour, juste histoire de retrouver son âme d’enfant…

Ce n’est certes pas le plus « sérieux » de mes ouvrages que je vous présente aujourd’hui, mais je suis sûre que vous avez autour de vous des bouts de choux qui rê-ve-raient de le voir arriver dans la bibliothèque familiale : Pensez-donc, ce livre déborde d’idées rigolotes et délicieuses pour concocter d’inoubliables goûters de fête !

Car en fait, que ce soit pour un anniversaire ou juste pour le plaisir de recevoir une flopée de joyeux iroquois le temps d’une après-midi de jeux, on manque parfois d’idées originales pour régaler tout ce petit monde en sortant un peu des sentiers battus. Le but de ce livre est donc de partager avec vous plein d’idées vraiment épatantes pour faire briller les petits yeux ! Mais voici en quoi il se différencie quand même beaucoup des ouvrages déjà parus sur le sujet :

 

– Une réalisation très « abordable », même pour les débutants :

En surfant un peu sur la blogosphère (principalement anglo-saxonne, mais pas que…), on trouve beaucoup de réalisations archi-spectaculaires qui donnent envie de s’écrier « Wahouuu la vache !!!». C’est certes très tentant… mais partant du principe que la plupart d’entre vous :

1/ N’ont pas énormément de temps pour cuisiner

2/ N’ont pas trois tonnes de matériel à disposition

… j’ai préféré opter pour des recettes plus simples : Pas plus de 10 à 30 min de réalisation (moins d’une heure dans tous les cas pour les réalisations les plus « longues »), le tout en n’utilisant que des ustensiles simples et relativement courants de type moule à cake, à madeleines, à manqué, à savarin, cercle à pâtisserie, etc. (on ne peut pas tous avoir dans ses placards en moule en forme de fleur + un moule en forme de Schtroumpf + un moule en forme de maillot de foot de l’OGC-Trifouilly + un moule à l’effigie de la Reine Kitty ou du Hello des Neiges, etc., et c’est pénible de devoir investir plusieurs dizaines d’euros dans un matériel approprié avant de se lancer dans la moindre recette !)

 

Un fondant au chocolat « tout simple » (mais très bon !) dont on prélève juste une part pour faire la queue, quelques écailles en fruits frais et hop !, voici un gros poisson des Mers Caraïbes… (Chapitre « Gouters des Pirates »).

– Des ingrédients sains dans les gâteaux, mais aussi pour la déco…

Concernant le choix des ingrédients, j’ai laissé de côté tous ces soit disant « incontournables » des recettes de pâtisseries un peu spectaculaires : pâte à sucre, bonbons, chantilly, glaçage royal, sucres et farines raffinés, crème au beurre, petits sujets dragéifiés regorgeant de colorants… Cela ne laissait à prime abord que peu de choses à disposition, mais vous verrez tout ce que l’on peut faire d’épatant avec des fruits, un peu de pâte d’amande (éventuellement fait-maison, sans sucre raffiné), de la crème végétale, du chocolat… de la tendresse et de l’imagination !

Dans cet ouvrage, les farines sont demi-complètes, les sucres non raffinés, le beurre et la crème de vache très peu utilisés. Le tout –promis- pour un résultat super gourmand qui laissera pantois les plus sceptiques !

 

– … Mais faciles à trouver !

Ces fameux ingrédients « alternatifs » plus sains et légers qui permettent de délicieuses réalisations, il faut malgré tout que vous puissiez les trouver facilement : rien n’est plus décourageant que de devoir engranger dans ses placards la moitié d’un magasin bio avant de commencer à pâtisser ! Aussi, j’ai volontairement pris le parti de réutiliser souvent les mêmes ingrédients, afin qu’une fois achetés, vous puissiez les réutiliser dans beaucoup d’autres recettes de ce livre !

 

– Une incroyable variété !

« Sur le fond », vous trouverez dans ce livre plein de recettes très différentes : entremets, brioches, glaces, cookies, moelleux ou fondants au chocolat, gâteaux au yaourt, layer-cake, pièces montées, tiramisus, charlottes, gâteaux roulés, cheesecakes, bavarois, pain d’épices, cupcakes, sucettes, mousses au chocolat, madeleines, brownies, gaufres, tropéziennes, etc., et même des idées de très chouettes boissons saines -chaudes ou froides- pour remplacer les sodas ! Variété aussi entre les recettes simplissimes (malgré les apparences, elles sont nombreuses dans cet ouvrage), et celles demandant un peu plus de temps et/ou de précision.

« Sur la forme », la variété se retrouve dans la présentation amusante des recettes : il y en a pour tous les goûts, tous les âges, garçons ou filles, et pas que pour l’anniversaire ! À votre table s’inviteront des lapins, cochons, ours polaires, moutons, îles au trésor, forêts enneigées, pattes de loups, ailerons de requins, oursons, tortues, petits chiens, etc., mais aussi des animaux de la savane, et même des recettes médiévales pour jouer au temps des chevaliers ! Si avec tout ça, vous ne passez pas au yeux de vos loulous pour « Super-maman » (ou super-papa/papi/mamie/tata…), je rends mon tablier !!!

Je souhaite aussi absolument préciser, par honnêteté, que certaines idées ne sont pas sorties directement de mon pauvre cerveau en surchauffe (il aurait grillé, je crois, à ce train là ;)) : je me suis parfois contentée de reprendre une bonne idée croisée sur le net en la déclinant à ma façon pour la rendre soit plus saine, soit plus facile à réaliser, soit plus adaptée à la recette que j’avais en tête. Si cela vous intéresse, voici mon tableau Pinterest « Pour épater les enfants » dans lequel vous retrouverez parmi plein d’autres photos certaines idées m’ayant inspirées pour cet ouvrage… J’ai d’ailleurs probablement modifié 3476 fois ce sommaire (au moins !) sur quelques mois, car je trouvais toujours une idée « encore plus rigolote » pour en remplacer une autre, et, heu, oserai-je vous l’avouer ? Même si c’était un travail énorme, je me suis beaucoup, beauuuuucoup, amusée ! 😉

Par principe, je ne peux pas poster sur le net les irrésistibles petites frimousses ayant participé à cet ouvrage (vous les retrouverez au fil des pages, avec plein de jolis sourires, de petits yeux coquins et de mimines à croquer !), mais tout le monde s’y est mis de bon coeur, que ce soit les deux dernières petites « Chioca », les bouts de choux des employés du Biocoop où je fais mes courses, les enfants des collègues de chez Terre Vivante, sans compter les grandes familles de mes amies, etc. Bref, j’ai passé l’année 2016 à organiser des goûters de fête… À la fin, j’étais certes un peu sur les rotules, mais bon, on a bien rigolé 😉

 

Cette couronne de petits ours briochés a été improvisée en « mode panique » un jour où j’avais lamentablement raté ma recette, mais néanmoins rendez-vous 2H plus tard avec une famille pour un « goûter-séance-photo »… Au final, la recette de remplacement a été encore plus rigolote que l’originale 😉 (Chapitre « Goûters des Oursons »)

– Des chouettes « goûters à thème »

Goûter des pirates, de la savane, du château fort, des oursons, mais aussi goûter pour chaque saison, le sommaire s’articule autour de 11 chapitres à thème, chacun comprenant un gros gâteau (le « clou du spectacle), deux « gourmandises » (par exemple un gâteau plus simple, des biscuits, des sucettes…) et une boisson saine (je vous laisse d’ailleurs jeter ici un coup d’œil au sommaire si vous voulez…)

 

– Une pensée pour les bouts de choux ayant des impératifs de santé…

… Car eux aussi ont le droit à une très belle fête, avec des gâteaux bien gourmands et tout et tout ! Alors bien que le but premier de cet ouvrage ne soit pas de fournir un guide de pâtisserie « sans », j’ai mis un soin particulier à réaliser quelques recettes sans gluten, ou sans œufs, ou sans lait, et combinant parfois même plusieurs « sans ».

Idem pour les petits diabétiques, car il est si difficile pour eux de devoir renoncer à certaines douceurs dont se régalent leurs camarades ! Aussi, la plupart des recettes de ce livre sont à IG bas ou modéré, et pourront donc leur convenir (aux mamans aussi ;)).

 

– Et enfin, quelques idées de « déco » naturelle, parce que cela me tient aussi beaucoup à coeur…

Aux antipodes des ambiances un peu kitsch où prédominent les babioles en plastique importées par containers de l’autre bout du monde, vous trouverez aussi dans les photos de cet ouvrage quelques inspirations pour organiser une fête délicieusement « nature » à partir de ce que vous avez sous la main à la maison ou au jardin : à partir de rondins de toutes tailles (après que vous ayez taillé votre haie, ou de retour d’une balade en forêt), on peut par exemple réaliser des ronds de serviettes, des petits vases rustiques pour recevoir une poignée de fleurs sauvages ou des porte-prénoms rigolos. Dans une bûche, on peut tailler un présentoir à sucette ou quelques assiettes de bois brut. Toutes ces petites choses sont à la portée du bricoleur débutant, et peuvent resservir d’une année sur l’autre. N’hésitez pas à peaufiner le décor en chipant chez vos enfants (ou chez leurs petits invités, avec la complicité des parents !) toutes les peluches que vous pourrez trouver (celles figurant dans ce livre sont les « doudous » de mes enfants -il faut dire qu’on en a vraiment plein les chambres ;)), mais aussi des jouets ou des figurines, ce sera toujours plus « durable » (et économique ) que de se ruiner dans le premier bazar de farces et attrapes ! Avec une nappe en lin ou en kraft, éventuellement des fanions en tissu et quelques branchages, fleurs des champs, baies ou graminées, vos tablées seront auréolées d’un charme sauvage très poétique auquel les enfants ne sont jamais indifférents (et ce quoi qu’en pensent les pro du marketing…).

Un gros gâteau bio délicieux et rigolo, éventuellement une ou deux « gourmandises » à grignoter en plus, un soda naturel, une jolie table… Votre fête sera parfaite, et la joie de vos enfants (ou petits-enfants) votre plus belle récompense !

Je termine avec un grand merci à Julie et Brigitte, les deux éditrices de chez Terre Vivante, aussi formidables l’une que l’autre. Merci aussi à tous les parents qui m’ont « prêté » ce qu’ils avaient de plus précieux pour mes photos…

… le sourire de leurs enfants 🙂

 

Sucettes-cookies des écureuils

Ces « sucettes-cookies des écureuils » si faciles à réaliser ont fait l’unanimité ! (Chapitre « Goûter de la forêt »)

 

Soda aux baies de la forêt

Toujours dans le chapitre du « Goûter de la forêt », voici le soda aux baies… C’est très simple, délicieux et très spectaculaire au moment de la réalisation, sous les yeux ébahis des petits convives (mais je ne vous en dit pas plus ;))

 

Sablés du Léopard

Voici les « Sablés du Léopard »… Je sais que comme ça, vous craignez que ce soit très difficile mais en fait, vous serez aussi bluffés que moi par la simplicité de cette recette 😉 ! (Chapitre « Goûter de la Savane »)

 

Mini-cookies Petit Chien

Les mini-cookies « Petit Chien », avec des oreilles en « céréales pour petit déjeuner » 😉 Là, je ne vous mentirai pas, c’est un peu long à faire… Mais super rigolo, car chaque petit chien a au final une expression différente ^^ (Chapitre « Goûter des tout-petits »)

 

Yaourt à boire aux fruits crus

Des yaourts à boire bicolores, à base de bons fruits frais et crus… (Chapitre « Anniversaire de Printemps »)

 

Limonade des oursons au miel et baies acidulées

Un autre soda sain et gourmand avec cette « limonade des oursons » au miel et baies acidulées. Le tout sans sucre raffiné ni édulcorant, sans colorant, sans arôme artificiel et avec de bons fruits frais… On est loin des bouteilles du commerce ! (Chapitre « Goûter des Oursons »)

 

Liégeois au lait de châtaigne

Envie d’une boisson chaude pour le chapitre des anniversaires d’automne ? C’est parti pour un liégeois au « lait » de châtaigne… ça donne envie d’avoir son anniversaire en octobre ça 😉

 

Gâteau Bac à Sable

Le gâteau « Bac à Sable » (Chapitre « Goûter des tout-petits »), et sa délicieuse saveur de pomme acidulée et caramel au sucre de coco…

 

Gâteau Bac à sable, détail

… pour le décorer, j’ai « recyclé » des petits personnages chipés dans les jouets de Poupougnette ! (Oui, je me suis bien amusée ;))

 

Hippos briochés

Vous trouverez aussi un chapitre « Petit déjeuner d’anniversaire », car j’aime beaucoup ce concept permettant de réunir au saut du lit toute la famille (c’est parfois le seul moyen d’avoir tout le monde autour de la table avant que chacun ne parte au travail ou en cours !). Ici, un hippo brioché qui « patauge » dans sa petite crème dessert à la chicorée (ne vous affolez pas, il y a un pas à pas pour réaliser les hippos, et là aussi c’est assez facile, il suffit d’assembler différentes petits boules de pâte pour former les oreilles, les narines, etc. Personne ne vous demandera de tailler la pâte à brioche avec un maillet et des ciseaux de sculpteur façon Rodin ou Michel Ange ! Surtout le matin au réveil… ^^ )

 

Cupcakes-requin

Tintintintintin { musique des « Dents de la Mer » } 😉 Plus sérieusement, ces Cupcakes-Requin ont été entièrement réalisés avec des colorants naturels (charbon, spiruline)… C’est totalement indécelable par les papilles, on ne sent que le bon goût du zeste de citron parfumant cette recette ! (Chapitre « Goûter des Pirates »)

 

Brioche du zèbre

Vous prendrez bien une tranche de zèbre? Rassurez-vous, ce n’est là qu’une brioche, bien facile à réaliser de surcroît car sans pétrissage ni façonnage compliqué (chapitre « Gouter de la Savane »).

 

Bavarois "Ourson" poire-chocolat

Bon, oserai-je vous l’avouer? Ce bavarois poire-chocolat a été cet automne mon gâteau d’anniversaire 😉 Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour rigoler un peu !

 

Cokkies "pattes de loup"

Avec ces cookies « Pattes de Loup » (chapitre « Anniversaire d’hiver ») je vous garantis un succès phénoménal… Pour les réaliser, il vous faut juste une pâte sablée blanche à la vanille, une pâte marron au cacao, un emporte-pièce en forme de petit coeur, un autre en forme de cercle, des amandes mondées et des amandes effilées. Quant aux peluches de loups, un de mes fistons les collectionnent depuis plusieurs années, et je n’ai bien évidement pas pu toutes les faire rentrer sur la photo. En fait, c’est la première meute de peluche que je connaisse…

 

Abeilles en oreillon d'abricot

Je sais, je sais, on dirait de grosses araignées orange (berk!), mais en fait, ce sont des petits abeilles en cours de création. Vous verrez, quand elles auront sur le dos des petites ailes en amandes effilées 😉

 

Gâteau pinata "île au trésor"

Ici, le gros Gâteau Piñata « île au Trésor », réalisé avec l’aimable participation d’une troupe de Playmobils « intermittents du spectacle » depuis 1984, certains pirates ayant appartenu au papa avant de continuer leur carrière chez les enfants Chioca (d’ailleurs, leurs collègues font du ski sur la pièce montée page 47). C’était quand même la première fois qu’ils jouaient sur un tel gâteau car…

 

Gâteau pinata île au trésor

… quand on le découpe, SURPRISE !!!, le centre de l’île recèle un fabuleux trésor en bonbons bio ! (Chapitre « Goûter des Pirates »)

 

Tropézienne miel-abricot

Une tropézienne miel-abricot, avec les fameuses petites abeilles qui ne ressemblent plus du tout à des araignées (enfin j’espère !)… (Chapitre « Anniversaire d’été »)

Mes beaux goûters de fête !

45 recettes pour régaler les enfants

Paru chez mon éditeur Terre Vivante, dans la collection « Facile et Bio »

Acheter cet ouvrage sur les sites de mes librairies partenaires Decitre ou Cultura 

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{ Facile et épatant ! }

13 avril 2017

{ Facile et épatant ! }

Blancheline, la jolie Lapinette de Pâques

♥ Sans œufs ♥ Sans lait ♥ Vegan ♥ IG Bas ♥

 

 

Comment vous dire cela… Je suis depuis trois semaines dans la toute dernière ligne droite d’un gros ouvrage majeur sur la cuisine bio, que beaucoup d’entre vous attendent de pied ferme et qui me tient d’ailleurs très à coeur… Sortie prévue en septembre (chuuut ! ;)), mais pour le moment, j’essaye de tout boucler dans les temps malgré mon arrêt de quatre semaines en décembre dernier pour cause de « patte folle » (je cours encore –en faisant gaffe de ne pas me tordre le pied ;)- pour essayer de combler le retard car tout mon travail a été décalé…).

En pratique, cela se traduit par une montée en pression toujours plus intense chaque jour, au point d’avoir dû travailler jusqu’au milieu de la nuit ces deux derniers jours (dodo de 2H à 6H30, basta ) afin de pouvoir rendre mon travail ce matin comme prévu… Car derrière une remise de manuscrit, il y a plusieurs personnes qui travaillent dessus pendant des semaines (correctrice, maquettiste, éditrice, photograveur, commerciaux…) et rendre son travail en retard équivaudrait à mettre toutes ces personnes dans la panade. Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas très fraîche (garg l), et qu’aujourd’hui, j’ai bien failli vous faire faux bond car malgré mon envie enthousiaste de partager avec vous cette recette vraiment trop rigolote, je l’ai un peu loupée… Le souci, c’est que quand on cuisine à 1H du mat -comme moi hier soir quand j’ai préparé le gâteau de base- on n’est pas tout à fait au top de sa forme. Alors je me suis plantée de moule à gâteau, confondant celui de 20cm de diamètre avec celui de 22cm. En fait, j’ai vu à temps que je m’étais gourée, mais mes moules à gâteaux sont rangés dehors, dans l’atelier. Or, entre la porte de la cuisine et celle de l’atelier il y a bien 8m à faire dans la nuit en chaussettes, et sur le trajet on se fait littéralement bousculer, renverser, mordiller le gilet, griffouiller le derrière, léchouiller le visage, déchiqueter le bas du pyjama et effilocher les chaussettes par un amour de « bébé » berger Beauceron (un bébé de déjà 20kg) complètement fou de joie à chaque fois qu’il m’aperçoit… Pas franchement très très motivée pour ressortir dans ces conditions-là (et puis, je risquais d’abîmer mon superbe pyjama presque neuf de 1998), je me suis dit « Oh et puis zut -ça c’est la version censurée- ça ira bien comme ça ». Monumentale erreur, la pâtisserie, ça ne pardonne rien.

Résultat, ma lapine est obèse (décidément !) et j’ai passé toute la matinée à me dire « Arf, ça ne va pas, ça ne va vraiment pas, il FAUT que je recommence tout ! ». Mais je n’ai pas eu le courage.

Je vous laisse donc avec cette lapine qui a certes une bonne tête mais qui devrait peut-être un de ces jours se mettre à suivre le régime IG bas ;). Bah, elle est mignonne tout de même, et a beaucoup plu à mes enfants, c’est le principal… Je pense qu’en suivant mes petits conseils, vous ferez sûrement un peu mieux que moi, alors n’hésitez pas à m’envoyer des liens si vous avez des photos 😉

Vous verrez, la réalisation de ce lapin est vraiment super facile, je me suis servie du gâteau de base sans œufs et sans lait du « monstre dévoreur de cookies » publié cet automne. Quant à la chantilly coco, ceux qui suivent un peu mon blog commencent à la connaître 😉 Rien de bien nouveau donc, sauf cette présentation enfantine qui met de la joie au cœur quel que soit l’âge des convives !

Là dessus, pour une fois j’arrête ma tchatche très vite, car j’ai beaucoup, beaucoup de choses à faire (et si je commençais par une sieste ? dès que j’aurais terminé les 7534 choses que je dois impérativement faire avant ce soir)

Très belle fête de Pâques à vous tous !

(PS : Pardonnez-moi d’avance, mais pour ce post-ci je ne pourrai pas répondre aux commentaires car si je ne devient pas complètement gaga avant ce soir, je pars ensuite un peu en congé… mais je les lirai tous avec plaisir, un grand merci à vous !  :))

 

Ingrédients pour 8 personnes

Préparation : 30 min

Cuisson : 30 min

Pour la génoise :

  • 330g de farine T110 de blé ou de grand épeautre (idéalement, de grand épeautre non hybridé car il n’y a rien de plus « topissime » en pâtisserie)
  • 165g de sucre complet ou de sucre de coco
  • 2 sachets de poudre à lever bio, sans phosphates, à base de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 33cl de lait de soja-vanille
  • 3,5 cl de jus de pomme
  • 50ml d’huile de tournesol
  • 1/2 c. à café rase de vanille en poudre

Pour la crème fouettée vanille :

  • 40cl crème de coco très froide en briquette (sortant juste du frigo), idéalement de marque Kara (brique verte, pas la bleue), car c’est celle qui monte le mieux en Chantilly
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 4 c. à soupe de sirop d’agave

Pour décorer :

  • Quelques « chocobilles 4 couleurs » (marque Belledone, vendu en vrac chez Biocoop par exemple)
  • Du canson blanc et rose
  • Un pompon pour la queue (facultatif)

 

 

1/Génoise de base :

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger dans un saladier la farine, la poudre à lever, la vanille en poudre et le sel. Faire un puits, puis y verser d’un coup tous les autres ingrédients de la génoise et bien mélanger au fouet, juste ce qu’il faut pour que la préparation soit homogène (ne pas trop travailler la pâte).

La verser immédiatement dans un moule à manqué d’environ par 22cm de diamètre, puis enfourner 30 min.

Vérifier la cuisson avec une pique, puis sortir la génoise et la laisser entièrement refroidir avant de démouler.

2/ Crème fouettée :

Quand la génoise a refroidi, fouetter au robot pâtissier muni de ses fouets à fils la crème de coco très froide avec le sirop d’agave et le sucre vanillé jusqu’à obtention d’une chantilly qui se « tient » bien.

3/ Montage et décoration :

Couper le gâteau en deux (photo 2).

Coller, avec un peu de crème, les deux demi-gâteaux entre eux en les posant sur la tranche (photo 3 de face, photo 4 de profil). Si vous utilisez bien un moule de 22 cm au lieu de 20, votre lapin sera plus long et plus fin, un peu comme cette superbe réalisation (que moi, j’ai complètement loupé ;))

Redécouper un peu avec un couteau pour différencier la tête du corps (photo 5). Idéalement, marquez encore un peu plus l’encolure du lapin, la mienne n’était pas assez profonde.

Recouvrir entièrement de chantilly à la spatule (photo 6).

Saupoudrer de noix de coco râpée, puis déposer une bille rose pour le nez, deux billes en chocolat pour les yeux, et découper des oreilles en papier Canson. Les placer sur la tête du lapin (photo 7). Placer éventuellement un pompon sur le derrière du lapin (photo 8).

Servir aussitôt avec une salade de fraises (obligatoire, sinon il manquera vraiment un petit « quelque chose » à votre dessert), ou conserver bien au frais en recouvrant le gâteau d’un saladier retourné.

 

 

 

   À noter…

 

⇒ On peut aussi préparer un sirop d’imbibage avec 4 c. à soupe de sirop d’agave, 3 c. à soupe de rhum ambré, 1 c. à soupe d’extrait de vanille et 4 c. à soupe d’eau. En imbiber le gâteau avant de le recouvrir de Chantilly (testé, c’est su-per bon !!! Je vous le recommande à 300%)

⇒ Ce gâteau, une fois monté peut se conserver facilement 24H au frais : la crème vanille gagnera même en fermeté et sera encore meilleure.

⇒ Si vous recevez des petits enfants ayant des intolérances alimentaires, sachez que ce gâteau ne contient ni œufs, ni lait, pour un résultat tout à fait bluffant qui vous donnera certainement envie de détourner soit la génoise, soit la si délicieuse crème à la noisette , dans bien d’autres pâtisseries !

⇒ Dans cette recette, le sucre complet de canne ou de coco teinte joliment la génoise de brun, ce qui n’est pas du tout gênant à mon avis. Si vous souhaitez malgré tout une pâte plus blanche, utilisez plutôt du sucre blond (mais alors tant pis pour l’IG bas) ou du sucre de bouleau (mais alors tant pis pour le porte-monnaie…).

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{ Répétez après moi : cé-bettes… }

4 avril 2017

{ Répétez après moi : cé-bettes… }

Tarte printanière à la faisselle de chèvre et aux cébettes

♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥

Tarte printanière à la faisselle de chèvre et aux cebettesCette année, pour ce qui est de se régaler nous sommes vraiment de grands privilégiés car notre fiston passe la moitié de son temps en alternance… savez-vous où ? (non, pas dans une chocolaterie, faudrait quand même pas charrier.) Et bien je vous le donne en mille : Dans une chèvrerie bio ! Aaaaah, les bons fromages qu’il nous ramène… Des frais, des secs, des crémeux, des faisselles, je les aime tous ! Quand il rentre le soir de sa journée à la ferme, mon grand sent bon la chèvre et le foin frais (oui, je vous promets que ça sent très bon, une chèvre, ça sent fort 😉 , mais bon), et toute la famille a soudain envie d’un petit bout de fromage, là tout de suite. Mais le souci c’est que chez nous, les fromages ont une espérance de vie très en deçà de la moyenne mondiale, ce qui fait que généralement, on doit juste se contenter de humer sur le pull du fiston ce bon parfum de campagne (qualifié « d’after-chèvre » par son frérot un tantinet espiègle…)

Aujourd’hui, j’avais au frigo deux faisselles, mais pas aussi bonnes que celles de la ferme (juste achetés au marché pour dépanner), et du coup j’ai eu moins de scrupule à les cuisiner pour assouvir comme une envie de tarte salée chèvre-légumes… Mais côté légumes, en ce moment c’est un peu limité hein… Oh, j’avais bien des épinards et des carottes (comme vous tous en ce moment, dans l’attente résignée des petits pois-pois, poivrons, tomates,  (soupir)…), mais « chèvre-épinard », on l’a déjà tous fait et « chèvre-carotte », je le sentais pas trop… Mais il y avait aussi deux bottes de cébettes, et je me les suis tout de suite imaginées couchées en rang d’oignons (normal…) sur une garniture toute crémeuse au fromage de chèvre… Chose rêvée, chose faite !

Mais à propos, peut-être que certains d’entre vous sont en train de se demander « Hein, quoi, quesaco les cébettes ? ». Où plutôt « Hein, quoi, mais qu’est-ce donc que les cebettes ? » (Oui, parce qu’en général, quand on a « quesaco » dans son vocabulaire courant, on connaît les cébettes, CQFD). Et bien ce sont ces petits oignons primeurs souvent vendus par les « gens du nord » 😉 sous le dénominatif de « oignons tiges », et parfois « oignons nouveaux » ou « oignons frais ». Moi, toute ma vie j’ai appelé ça des « cébettes », mais dernièrement la maîtresse (iséroise) a barré ce mot dans une rédaction de ma fille, le remplaçant dans la marge par « bettes ? ». Là dessus s’est amorcé un dialogue de sourds quasi pagnolesque entre la maîtresse qui ne connaît pas les cébettes et pensait que ma fille voulait écrire « bettes », et ladite fifille (née à Grasse, en Provence) qui ne connaît pas les bettes (chez nous on dit « blettes »), mais qui voyait bien que la description de la maîtresse (« Mais si, tu sais, ces grands feuilles vertes que ta maman fait surement cuire comme des épinards d’un côté, pendant qu’elle cuisine les cardes en béchamel »), ne collait pas DU TOUT au petit oignon qu’elle voulait évoquer dans sa rédaction. Je vous passe les détails sur la suite, quand il a fallu un traducteur Nord-Sud pour lever cette montagne d’incompréhension (une fois qu’on a été d’accord sur le fait que blettes et bettes, c’est la même chose, il a quand même fallu dire que chez nous on cuisine tout d’un coup sans mettre les cardes en béchamel parce que c’est bon, une blette, quand on lui fout la paix !). Bref, force est de constater que passé Sisteron (tout le nord de la France, en fait), personne ne connaît les cébettes…

Enfin voilà, tout ça pour vous dire que vous pouvez réaliser cette tarte avec des cébettes, des oignons tiges, des oignons primeurs ou des oignons verts, tout ça c’est kif-kif bourriquot. Mais ne vous laissez pas refiler des blettes fan de chichourle !!!

Tarte printanière à la faisselle de chèvre et aux cebettes 1

Ingrédients pour 6/8 personnes

Préparation : 20min

Cuisson : 25 à 30 min

Pour la pâte :

  • 125g de poudre d’amandes
  • 250g de farine semi-complète de blé ou de grand épeautre
  • 80g d’huile d’olive
  • 80g d’eau
  • 1 c. à café bombée de fleur de sel (7g)

Pour la garniture :

  • 2 bottes de cébettes (oignons tiges nouveaux, pour ceux qui ont pas lu l’intro ;))
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 500 de fromage frais en faisselle
  • 200g de fromage râpé à pâte dure (parmesan, comté, tomme de chèvre ou de brebis… moi j’ai mis de l’Etorky)
  • 2 oeufs
  • 1 c. à café légèrement bombée de sel
  • 1 c. à soupe légèrement bombée de farine
  • Quelques brins de ciboulette
  • Poivre du moulin

Tarte printanière à la faisselle de chèvre et aux cebettes (pâte brisée à l'amande)

Si vous voulez un petit conseil, gardez bien cette recette de pâte brisée à la poudre d’amande dans vos cahiers de recettes ! Elle est vraiment bonne, facile à étaler et « sage » côté IG… Perso, je compte la refaire très vite ! 😉

Renverser la faisselle dans une passoire pour bien l’égoutter.

Préchauffer le four à 200°C, en plaçant la grille assez bas dans le four (cran juste au dessus de la sole).

Faire chauffer 2 c. à soupe d’huile d’olive dans une grande poêle d’environ 28/30 cm. Enlever la première feuille des cébettes, puis les disposer dans la poêle en recoupant certaines tiges de façon à ce qu’elles rentrent bien à plat.

Saler, puis faire dorer 5 min à feu doux. Ajouter un verre d’eau, poser un couvercle puis continuer la cuisson 10 min à l’étuvée.

Pendant ce temps, préparer la pâte : Mélanger la poudre d’amande, la farine et les 7g de sel dans un saladier (ou dans le bol d’un robot muni de son batteur plat). Ajouter l’huile et mélanger de façon à obtenir une consistance sablonneuse. Ajouter l’eau d’un coup, puis continuer de mélanger mais juste ce qu’il faut pour amalgamer la pâte, sans trop la travailler. L’étaler au rouleau sur un papier cuisson, le déplacer dans un moule à tarte d’environ 30/31 cm de diamètre, puis recouper proprement les trottoirs.

Mixer la faisselle bien égouttée avec le fromage râpé, une cuillerée à café de sel, les oeufs, la cuillerée de farine et le poivre. Ajouter la ciboulette préalablement ciselée, mélanger.

Verser cette préparation dans le fond de tarte, puis disposer par dessus les cébettes poêlées.

Enfourner pour 30min, jusqu’à ce que la tarte soit bien dorée.

 

 

 

 

Tarte printanière à la faisselle de chèvre et aux cebettes 2

A tenter peut-être aussi avec de jeunes poireaux primeurs… Vous me direz?

 

Tarte printanière à la faisselle de chèvre et aux cebettes (faisselle)

Surtout, faire bien égoutter la faisselle, sinon l’appareil de la tarte sera moins crémeux…

 

Chevreau

Bon, on passe à quelque chose d’encore plus poétique… Lui, c’est Jojo, un chevreau né d’un papa Saanen tout blanc et d’une maman Alpine chamoisée, d’où sa jolie couleur cappuccino (je fais la fille qui s’y connaît, mais je viens juste de l’apprendre )… Quand le grand frère traie les chèvres ou fabrique les fromages, nous on en profite pour combler les chevreaux de gros câlins… Ils sont si mignoooooons !!!

 

Lui c’est Galgo, petit bouc ayant déjà un fichu caractère (je me suis pris un coup de boule dans le popotin avant hier alors que je me penchais avec l’appareil pour immortaliser un autre chevreau en photo… ça va, même pas mal, mais bon, ça surprend et je suis un peu vexée quand même ;))

 

Voilà, c’est la photo que j’étais en train de prendre quand son collègue m’a fait sa « bonne farce »… L’humour d’un chevreau ado, c’est parfois un peu bêêêêête !

 

En revanche, avec Poupougnette Galgo fait les yeux doux (et en profite quand même pour lui béqueter les cheveux, l’air de rien…)

 

Ce matin, je suis sortie furax dans le jardin courir après mon chien qui s’enfuyait avec ma pantoufle… Je n’ai pas pu le rattraper (berger beauceron de 4 mois contre maman de 37 ans, pas réveillée, un pied en chaussette : la lutte était par trop inégale…) mais je suis tombée en arrêt devant cette jolie scène du soleil levant posant ses rayons roses sur la barrière que mon mari vient de fabriquer (justement pour que le chien puisse jouer dans le jardin sans jouer avec les poules, hum.).. Dommage et tant pis pour la pantoufle, je suis repartie chercher très vite mon appareil parce que c’était vraiment joli ( pas grave, la pantoufle je la retrouverai un de ces jours, et je passerai la deuxième pantoufle 3 min dans mon mixeur Magimix pour les réassortir un peu…)

 

 

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{ L’orge, une magnifique céréale à (re)découvrir ! }

15 mars 2017

{ L’orge, une magnifique céréale à (re)découvrir ! }

Grande poêlée d’orge aux champignons, jambon fumé et thym frais

♥ Sans Lait ♥ Sans oeufs ♥ IG bas ♥

 

Orge mondé aux champignons, jambon fumé et thym frais 1Connaissez-vous l’orge ? Si vous fréquentez un tant soit peu ce blog, je parie que oui car nous avons déjà eu l’occasion d’en parler, cet aliment ayant un indice glycémique particulièrement intéressant. Sinon, il n’est jamais trop tard pour découvrir cette merveilleuse céréale, encore très utilisée de nos jours… pour nourrir les animaux ! Et oui. Car nous avons un peu oublié que l’orge faisait les délices de nos anciens, au même titre que l’avoine, le seigle ou l’épeautre avant que le blé moderne, grand céréale-killer du 20ème siècle, ne vienne balayer cette belle diversité à grands coups de moissonneuse-batteuse !

Pauvres céréales anciennes, elles ne font pas assez de rendement messieurs-dames. On dit bien « se faire du blé » et non « se faire de l’orge », «  se faire du seigle » ou « se faire de l’avoine »… Et bien, zut, qu’à cela ne tienne, aujourd’hui nous allons quand même nous « faire de l’orge », ça ne nous rendra certes pas plus riche, mais on va se régaler ! Et ce tout en gardant la taille fine, car l’orge est la grande amie de notre silhouette (et de notre santé, car cette céréale ancestrale, très peu ou pas du tout hybridée, présente en outre un gluten moins « agressif », et une texture un peu mucilagineuse très bienfaisante pour les voies digestives.)

Mais bon, comment consommer l’orge me direz-vous ? Car évidemment, oubliez tout de suite celle qu’on achète en gros sacs (même bio) pour les poules ou les chèvres : elle est certes très économique, mais immangeable car non décortiquée (on ne rigole pas, oui, j’ai essayé…). En revanche, vous la trouverez :

1- Sous forme de farine, vraiment idéale pour réaliser de la pâtisserie, de la boulange ou des pâtes à tarte à IG bas. Vous êtes nombreux à me confier que votre magasin bio n’en vend pas, alors un petit conseil : soyez o-pi-niâtres !!! Vous avez vu l’Age de Glace ? Vous voyez Scrat, le petit écureuil préhistorique, comme il est têtu pour courir après sa noisette pendant quatre épisodes ? Bon, et bien faites pareil avec votre farine d’orge mondé… Quand le gérant du magasin bio aura entendu 25 personnes lui demander où est la farine d’orge mondé (dont vous, une douzaine de fois), il calculera qu’il serait peut-être temps d’en faire rentrer ! Quitte à virer par exemple -si vraiment il manque de place- la farine de souchet ou le fonio parce que là, franchement, c’est très personnel mais bon, enfin bref, hum hum… passons.

2- En flocons (les grains aplatis et précuits, comme les flocons d’avoine) : avec ça, je fais souvent des galettes végétales pour les enfants le soir, mais on peut aussi les mettre dans le lait au petit déjeuner (même si en toute franchise, dans les porridges je préfère quand même l’avoine, plus crémeuse.)

3- Sous forme de boulgour (grain concassé) : là, ça cuit très vite et c’est bien pratique pour les familles quand Maman vient de s’apercevoir avec consternation qu’il est 19H15 mais qu’on a déjà mangé des pâtes cinq fois ces six derniers jours…

Orge mondé en grains

Orge mondé en grains

4- En grains entiers (comme dans la recette d’aujourd’hui), soit sous forme d’orge mondé (céréale complète), soit sous forme d’orge perlé (un peu plus blanche). Dans les deux cas, l’IG est intéressant : 25 pour l’orge mondé, 30 pour l’orge perlé. Le truc, c’est vraiment juste de penser à faire tremper la céréale, parce que ça écourte énormément le temps de cuisson ! Bouilli ensuite juste 15 min chrono à grande eau puis égoutté, l’orge mondé ou perlé présente une texture très plaisante, à la fois moelleuse et pas du tout collante, un peu comme le fameux E*ly… J’ouvre là dessus une toute petite parenthèse pour constater que j’ai toujours un peu de mal à comprendre POURQUOI ça fait à ce point flipper les gens de devoir faire tremper une céréale ou une légumineuse… en général, dès les premières lignes de la recette, si c’est écrit « mettre à tremper la céréale » paf ! je perd la moitié de mes lecteurs. Peut-être que personne ne leur a jamais dit qu’il n’était pas obligés de rester toute la nuit à surveiller la céréale qui trempe ? 😉

Il faut quand même dire que c’est dur de mettre une céréale à tremper… vous vous rendez compte, il faut remplir un saladier d’eau et verser un sachet de céréales dedans. En fait, c’est exactement la même action que de mettre des pâtes à cuire quand on y pense, et ça, tout le monde sait faire. Mais mettre une céréale à tremper, houlàlààà c’est quand même beaucoup plus… long ? Ah ben non. Difficile ? Non plus. Euh…

Bon, j’arrête de faire la médisante ;), car je suis sûre que vous êtes tous des trempeurs de céréales pro-fes-sion-nels, et tant mieux, car cela vous donne accès à des tas de choses très bonnes pour votre santé et vraiment délicieuses pour changer un peu des pâtes et du riz, comme cette grande poêlée d’orge aux champignons, thym et jambon fumé. Juste pour la petite histoire, j’aime associer des champignons frais (pour leur parfum délicat) avec ceux en conserve (pour leur texture plus croquante). Vous verrez, cette astuce -découverte un jour où je n’avais plus assez de champignons frais 😉 – s’est révélée très gourmande ! Le jambon fumé est facultatif mais crée une association de saveur vraiment très réussie avec les autres ingrédients… Quant au thym frais (la première herbe qui repousse dans mon jardin après les grands froids), c’est vraiment LA petite note magique de ce plat. Mais si vous n’en avez pas au jardin ou sur le balcon, mieux vaut le remplacer par du persil que par du thym séché, ce dernier étant souvent un peu insipide.

Bon appétit ! (et n’oubliez pas de mettre votre orge à tremper ce soir… enfin, si vous en avez le temps et la force ;))

 

 

Appel à tous les instituteurs, gagnants de « Question pour un Champion » (ou de la Dictée de Bernard Pivot) qui lisent mon blog…

Je voudrais comprendre pourquoi, si « orge » est un mot féminin, on doit écrire « orge perlé » et « orge mondé » au lieu de « orge perlée » et « orge mondée »…

Dans la vie, j’aime bien comprendre 😉 Merci !

 

Champignons bruns

  • Ingrédients pour 6 personnes
  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 15 min pour l’orge, 15 min pour la poêlée
  • Trempage : 12H

  • 500g d’orge mondé
  • 1 gros oignon
  • 100g de jambon cru fumé
  • 500g de champignon frais
  • 1 grande conserve de champignons (environ 450g)
  • 6 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • 3 brins de thym frais
  • Sel, poivre.

 

 

La veille, mettre l’orge à tremper.

Le lendemain, égoutter, rincer, et faire cuire 15 min dans un grand faitout d’eau bouillante salée (le temps de cuisson se compte à partir du moment où l’eau est à ébullition).

Pendant ce temps, faire dorer au wok (ou dans une grande sauteuse, une cocotte en fonte…) l’oignon coupé en cubes et le jambon dans l’huile d’olive.

Ajouter les champignons frais émincés, les champignons en boîte bien rincés et égouttés, puis faire sauter le tout à feu vif pendant environ 10/15 minutes, le temps que les champignons soient bien dorés (voir photo ci-dessous). Ajouter l’ail écrasé, poivrer, effeuiller les brins de thym et bien mélanger.

Égoutter l’orge, puis mélanger avec la poêlée et servir aussitôt nature, ou avec un peu de parmesan (facultatif, mais fortement recommandé ;)).

Champignons, jambon et oignons poêlés

Astuce imparable de cuisinier 😉 : En cuisinant dans la fonte, on obtient plus facilement une délicieuse coloration des sucs de cuisson sans faire brûler le plat…

 

 

 

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{ Petit éloge de la nuance… }

1 mars 2017

{ Petit éloge de la nuance… }

Au fait les gars, il « faut » manger quoi déjà pour être en bonne santé ?

(Parce qu’on n’y comprend plus rien là…)

 

 

Non, je ne mange pas « 3 produits laitiers par jour », mais un peu de fromage fermier de chèvre ou de brebis, parfois de vache, de 3 à 5 fois par semaine seulement. Et ça me va très bien comme ça…

Bon allez, un peu de courage… et je relève mes manches pour un article « fleuve » que depuis longtemps j’appréhende un peu d’écrire tout en me disant qu’il le faut bien. Un article qui, je le crains, risque peut-être d’agacer certains d’entre vous, ce qui me désole car là n’est bien évidemment pas mon but, je vous le promets. Mais trop de questions me sont posées sur ce blog ou en privé pour que je les laisse sans réponse. Vous allez donc en savoir aujourd’hui un peu plus sur moi, mais pas pour vous dire de faire comme moi, juste pour répondre à tous ceux qui me demandent comment je fais personnellement.

Déjà, que les choses soient bien dites : Je ne suis pas médecin. Je ne suis même pas diététicienne. Je suis juste une auteure de cuisine ayant une sorte de passion pour l’alimentation saine depuis que j’ai -sans exagérer- 12 ou 13 ans.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que j’ai lu mes premiers bouquins de Rika Zaraï (on ne rigole pas !) ou du Dr Kousmine au tout début des années 90. J’en ai entendu de ces trucs ! Parfois complètement idiots, parfois formidables.

Mais avant de pousser plus avant le sujet, voici un petit florilège des affirmations un tantinet contradictoires que l’on peut rencontrer en 2017 quand on lit la presse dite « santé-bien-être » (sic !) ou des bouquins sur le sujet… J’essayerai de ne pas faire en aparté trop de commentaires personnels (raté).

 

– « Il faut manger 3 produits laitiers par jour » / « Après l’âge de 2 ans, on ne doit plus jamais consommer de laitages »

– « Dans une alimentation équilibrée il faut manger tous les jours de la viande, des oeufs ou du poisson » / « L’Homme n’est pas fait pour manger des animaux » (Comme quoi nos ancêtres chasseurs-éleveurs se sont quand même bien gourés pendant des millénaires, ma parole c’est incroyable d’être aussi idiot, mais faut dire les pauvres qu’ils n’avaient pas internet pour qu’on leur dise ce qu’ils devaient faire)

– « Il faut consommer un produit céréalier à chaque repas »/ « L’Homme ne doit pas manger de céréales, juste des fruits, des racines et des baies, comme les Cro-Magnon » (Notez bien que pour être dans le vent, on peut faire confiance à l’homme paléolithique en ce qui concerne les baies, mais pas en ce qui concerne les gigots de mammouths…)

– « L’alcool est dangereux pour la santé même à faible dose » / « Ce que le whisky ne guérit pas est incurable » (Proverbe irlandais, promis je ne viens pas de l’inventer ;))

– « Le chocolat est un toxique »/ « Le chocolat est une sorte de médicament miracle »

– « Le café est un poison »/ « 5 tasses de café par jour prévient les risques de cancer »

– « Manger cru, c’est la panacée »/ « Trop de crudités, surtout en hiver, c’est très mauvais » (médecine chinoise)

– « Le seitan, c’est top-moumoute pour remplacer la viande » / « Le seitan, quelle horreur, c’est du pur gluten »

– « Si on ne mange plus que des fruits et des graines, là on va enfin péter la forme » / « Si on mange vraiment trop de fruits, on risque de péter autre chose que la forme » (Et pour rester plus sérieux, attention à l’apport en fructose qui peut malmener gravement le métabolisme )

– « Le soja, ça permet de ne pas manquer de protéines quand on est végétarien » / «  Le soja est un perturbateur hormonal, il faut le bannir absolument de notre alimentation »

– « Les légumineuses, c’est le top pour remplacer la viande ! »/ «  Les légumineuses, c’est indigeste et ça donne des flatulences… » (Notez bien mon effort de délicatesse verbale pour me faire pardonner le coup des fruits )

– « Consommer des insectes, c’est l’avenir de l’Humanité »/ « Bouffer des insectes? Mais c’est absolument dégueulasse !!! » (Cette dernière citation est de moi)

 

Les crudités, c’est certes très bon pour la santé, plein de fibres, de vitamines, d’enzymes, d’antioxydants… Oui mais en excès, certaines personnes ne les supportent pas toujours bien. Et en hiver, ce n’est pas forcément ce qui fait le plus de bien à notre corps…

Bon, et j’en passe et des meilleures, mais avouez qu’il y a de quoi, un tout petit peu… craqueeer !!!

Moi, ce que je vois, c’est que certains « camps » manquant terriblement de nuance dans leurs affirmations, et ça, c’est vraiment très embêtant. La nuance n’est pas la faiblesse ou le consensuel poussé à l’excès. La nuance est sage, elle relève du simple bon sens… Plus le temps passe et plus je tente de la pratiquer (ce n’est pas toujours facile), surtout après être passée par pas mal de trucs un peu chelous en matière d’alimentation. Petite anthologie rapide :

 

⇒ – Après avoir lu certains bouquins, j’ai eu il y a longtemps ma longue période furieusement anti-lait (c’était bien avant d’écrire des bouquins de cuisine) et je pensais que ça allait « tout changer ». Au fait, ça n’a rien changé du tout, car je ne suis pas intolérante aux laitages… Je me suis juste aperçue que sans aucuns produits laitiers, je fais vite de la spasmophilie (mais là aussi, cela ne concerne que moi, ce n’est pas à généraliser). Que si je bois du lait en bouteille, j’ai tout de suite mal au coeur. Que si je mange trop de fromage de vache, je grossis. Que si je mange trop de laitages en général, je suis plus sensible au niveau ORL. Pour finir je savoure donc, 3 à 5 fois par semaine, du fromage de chèvre ou de brebis, parfois de vache (parmesan dans les pâtes !), bio ou fermier.

Et là je me sens bien.

Comme quoi le lait n’est pas forcément nocif quand on n’y est pas réellement intolérant, le tout étant de ne pas en abuser, de favoriser plutôt les laitages de chèvre ou de brebis (car ils sont généralement encore mieux tolérés, même si cela dépend des personnes), bio ou fermiers, et de le préférer sous forme fermentée (fromages, yaourts, faisselle, kéfir…) plutôt qu’en bouteille.

C’est là toute la nuance…

 

⇒ – Après avoir consulté un médecin naturopathe tout à fait (et même peut-être un peu trop !) catégorique sur le sujet, j’ai tenté il y a longtemps quelques semaines sans gluten. J’ai grossis. Beaucoup (car malheureusement, qui dit sans gluten dit souvent farines de riz, de maïs et fécules en tout genre, donc des matières premières à IG très élevé). Alors j’ai réintroduit le gluten, en tâtonnant et en restant bien à l’écoute de ma santé. Maintenant je me suis aperçue que je pouvais manger du gluten, mais plutôt sous forme d’épeautre (grand ou petit), d’orge et d’avoine qui sont des céréales beaucoup moins hybridées, en limitant au strict minimum le blé (genre juste une pizza ou deux croissants pur-beurre de temps en temps pour me faire très plaisir parce que je suis une gourmande !). Si je mange trop de céréales, je suis ballonnée. Si je n’en mange pas assez, je tourne de l’oeil. Alors je prends une grosse tartine de pain complet d’épeautre au petit-déjeuner, et une portion d’environ 80g de céréales pesées sèches (ou 200g pesées cuites) à midi : pâtes d’épeautre, orge, riz, quinoa, bref, avec ou sans gluten c’est égal, mais pas de blé.

Et là, je me sens bien.

Comme quoi le gluten n’est pas forcément nocif quand on n’y est pas réellement intolérant, le tout étant de ne pas en abuser, et de se tourner plutôt vers des céréales ancestrales moins déroutantes pour notre organisme.

C’est là toute la nuance…

 

Je me suis souvent demandée pourquoi nos ancêtres pouvaient manger autant de cochon sans avoir nos « maladies modernes »… C’est parce que tout simplement, leurs cochons ne mangeaient que des bons trucs « bio » (par la force des choses, car n’oublions pas que jusqu’au 20ème siècle toute l’humanité a mangé bio !), et ne vivaient pas dans d’immenses élevages sur caillebotis mais dans les près ou les forêts. Au final, le gras des cochons industriels de nos jours est différent, beaucoup plus saturé qu’avant, et bonjour l’impact sur notre santé ! Alors privilégions là aussi autant que possible les produits fermiers… Mieux vaut en manger moins souvent, mais de meilleure qualité.

⇒ – Pensant bien faire pour ma santé (mais aussi parce que côté budget je pensais cela intéressant pour ma grande famille) j’ai testé il y a quelques années le végétarisme. J’ai beaucoup grossi. Je mourrais de faim. J’ai fait une anémie terrible. Et ne parlons pas des enfants, qui avaient faim tout le temps, avec de grosses pulsions vers le sucré (qu’ils n’ont plus du tout maintenant)… Beaucoup de végétariens très enthousiastes pour leurs convictions m’ont dit que tout ça c’est pas vrai, c’est des blagues, des légendes inventées par les omnivores de mauvaise foi. Oui, mais moi, je l’ai vécu…

Par ailleurs je sais aussi que consommer trop de viande est une énorme imbécillité : pour la santé (on ne compte plus le nombre de maladies « modernes » aggravées ou provoquées par une consommation carnée trop importante), pour la planète, pour le budget, bref, pour tout.

Alors maintenant, à la maison nous mettons un peu de viande au menu deux ou trois fois par semaine, en petite portion (environ 100g par personne, un peu plus pour mes deux garçons-morfals de 16 et 17 ans ) toujours à midi, jamais le soir, toujours de qualité (fermière, parce que bio, en toute franchise financièrement je ne peux pas), des morceaux simples et pas trop chers, cuisinés sainement (on évite un peu les charcuteries, qui restent très exceptionnelles chez les Chioca malgré l’attirance décourageante de mes loulous pour le saucisson ! ;)). Idem pour le poisson (une ou deux fois par semaine), et les œufs.

Avec ça, je me sens bien, ma petite famille aussi…

Comme quoi la viande, les œufs ou le poisson ne sont pas forcément nocifs s’ils sont choisis de qualité, consommés de façon très raisonnable et cuisinés sainement.

C’est là toute la nuance…

 

⇒ – J’aime beaucoup les yaourts de soja, pas trop le tofu (sauf fumé ou lactofermenté). Après avoir échangé avec plusieurs anciens « macrobiots » maintenant très malades, j’ai appris qu’en manger trop est potentiellement dangereux. On sait déjà que fermenté (yaourt, tofu lactofermenté, miso…) le soja est déjà moins indigeste. Mais quid de son influence hormonale ? Je me dis qu’il serait quand même dommage de me priver complètement de soja, car j’aime savourer de temps en temps un yaourt au goûter, du lait soja-vanille dans un dessert (miam), du tofu lactofermenté dans une tartinade, du tofu fumé dans une poêlée de poireaux (parce que oui, ça m’arrive très souvent de manger végétarien aussi) et du tofu nature dans euh, dans rien en fait parce que j’ai pas encore trouvé comment l’avaler…

Le reste du temps, je trouve plus sain de manger un blanc de poulet fermier ou un œuf mollet de mes poupoules qu’un bloc de tofu ou des « protéines de soja texturées ».

Et là, je me sens bien.

Comme quoi le soja n’est pas forcément à bannir complètement, mais c’est aussi très loin d’être une panacée pouvant remplacer la viande et le poisson au quotidien.

C’est là toute la nuance…

 

Mais que serait donc la vie sans douceurs… ? Le tout étant de choisir les bons sucres, et de limiter d’une façon générale la consommation de produits sucrés.

⇒ – Le sucre blanc, c’est acidifiant, ça fait grossir, ça malmène le métabolisme, ça provoque ou entretient le diabète, ça accélère la survenue de certains cancers, provoque la maladie métabolique, et j’en passe.

Le sucre de bouleau c’est pas mal, mais ça coûte un bras, et en excès ça fait courir très vite aux toilettes…

Le miel, ça dépend beaucoup des variétés et des provenances. Il a des qualités certaines pour la santé mais son IG reste élevé et son pouvoir acidifiant aussi.

Le miel d’acacia, le sirop d’agave, le sucre de coco, c’est riche en fructose : pour l’IG c’est bien, mais si on veut faire simple, trop de fructose (vraiment BEAUCOUP trop de fructose) est aussi très nocif pour la santé.

Alors que faire ? Se priver de dessert à vie ?

Moi j’ai décidé de bannir le sucre blanc de chez moi. J’achète pour mes enfants du sucre intégral (muscovado ou rapadura), très reminéralisant, moins acidifiant, moins cariogène, qui présente certes un IG un peu élevé, mais pour des enfants en pleine croissance, pleine activité et bonne santé ce n’est pas du tout un souci.

Dans les desserts, de temps en temps (pas tous les jours et encore moins à tous les repas !) je mets soit du miel, soit du sirop d’agave, soit du sucre de coco. Cela ne provoque pas de pic de glycémie chez moi qui y suis très sensible, et on se régale en famille.

Et là, on est heureux…

Comme quoi, le « sucré » en général n’est pas à bannir, mais juste à limiter : un dessert maison de temps en temps (4 ou 5 fois par semaine quand même chez nous à cause de mon métier ;)), en variant les différents sucres naturels, et en bannissant juste les saloperies industrielles de type sucre blanc, sirops d’agaves frelatés (attention, ça existe !), miels chelous en provenance de l’autre bout du monde ou édulcorants artificiels.

C’est là toute la nuance…

 

⇒ – Je peux rester sans souci de longs mois sans boire une goutte d’alcool (enceinte par exemple, ou en cure Cabot, ou tout simplement quand je n’ai aucune raison d’en boire). Le reste du temps, j’apprécie à fond le petit bonheur de partager un verre (ou deux) de vin bio au repas du dimanche, un super whisky 15 ans d’âge (avec un fondant au chocolat, ça frise la félicité), une bière pression (je ne résiste pas à une Pietra glacée !), un cidre brut artisanal (bien trouble, et si frais qu’il fait de la buée sur le verre…), ou même un vieil Armagnac « de derrière les fagots », un Cognac, un vieux marc de Provence… Je n’aime pas les alcools dits « pour les femmes » tout sucrés et liquoreux, les mousseux « doux », les cocktails à la mode et autres mièvreries alcoolisées qui donnent soif et mal au crâne. Désolée si ce côté « Calamity Jane » ruine un peu l’image de petite maman bien sage que vous avez de moi, mais c’est ainsi, je suis franche. Quand un pépé de mon village nous invite à goûter l’eau de vie de sa cave ou un « petit rouge qui tâche » réalisé avec la vigne de ses coteaux, ne comptez pas sur moi pour lui réclamer une tasse de thé vert mille sabords !

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Je suis légalement obligée de le mettre… 😉

Attention… Bien que ce soit très (trèèèèès) tabou, il semblerait en plus  qu’un peu d’alcool de bonne qualité de temps en temps soit, pour diverses raisons, plutôt bon pour la santé (voir à ce sujet l’ouvrage du Pr Michel Lorgeril « Le nouveau régime méditerranéen »). Mais là aussi, notez un peu toutes les nuances : « un peu », « de bonne qualité », « de temps en temps »… rien à voir avec le fait de se mettre par terre tous les week-ends à coup de cocktails et autres boissons alcoolisées industrielles (euh pourquoi vous faites ça les gars, vous n’aimez pas le week-end ou quoi ?).

Mais moi, en fin de soirée au coin du feu avec des gens que j’aime et mon petit Cognac doré qui danse dans le verre, je suis heu-reu-se…

Bref, un peu d’alcool, c’est convivial, sociable, ça fait partie de notre culture depuis la nuit des temps, ça peut même présenter dans certains cas un réel intérêt pour la santé MAIS à condition de consommer des boissons alcoolisées naturelles, de bonne qualité, et en quantité très « sage ».

C’est là toute la nuance…

 

Il y aurait encore tant de choses à écrire sur le refrain du « C’est là toute la nuance… » : Je pourrais par exemple vous parler du beurre (tellement différent dans sa composition selon qu’il soit bio et au lait cru ou industriel et pasteurisé, et en tout cas bien meilleur pour la santé – quand il est de qualité- que la plupart des margarines), des charcuteries (à limiter quand même beaucoup, mais tout en sachant que, aussi mystérieux que cela puisse paraître, un jambon de Parme affiné dans les règles de l’art voit son gras s’enrichir considérablement en omégas 3 !), du poisson (oui, certes, attention à la pollution au mercure des gros poissons carnassiers, mais il reste plein de délicieuses espèces non polluées et non menacées à cuisiner), etc.

En gros, ça me désole vraiment trop de lire partout « Mange pas ci, mange pas ça ! », « Ne mangez surtout plus de ça », « 15 aliments qui vont vous tuer », « Le lait, cet effroyable poison », « Le gluten, assassin silencieux », etc… Et oh, c’est pas bientôt fini non ? Parce que si on finit par chopper une maladie, je me demande si ça ne viendra pas surtout du stress monstrueux que déclenche la lecture tous vos articles flippants les gars !!!

 

Une fois de plus, ces considérations n’engagent vraiment que moi mais je pense qu’on gagnerait beaucoup, BEAUCOUP à arrêter de se prendre la tête. La seule chose que l’on peut bannir sans hésitation, ce sont les produits industriels et/ou trop raffinés, qui sont des « OVNIS » pour nos organismes forgés par des siècles de bonne bouffe paysanne à base de légumes, céréales complètes, laitages fermiers, produit de la pêche, gibier et cueillettes en tout genre. Pour le reste, il ne nous reste plus qu’à éviter par dessus tout… les régimes d’éviction ! (Exception faite des personnes qui ont une réelle intolérance ou allergie, et qui là, ont tout à fait raison d’éviter ce qui leur fait du mal.).

Voilà pourquoi je ne suis ni végétarienne, ni vegan, ni crudivore, ni hygiéniste, ni macrobiotique, ni fructivore, ni « instinctivore » (un truc délirant qui m’avait beaucoup fait rire dans les années 90, où on t’expliquait que quand t’avait faim il fallait sortir dans le jardin et mordre dans ce qui te faisait envie, genre la carotte encore pleine de terre ou l’épaule de ta soeur, et j’exagère à peine, enfin si, quand même un peu, là je manque de nuance ^^), ni « sans » (gluten, laitages, sucres…), en fait je mange comme mes ancêtres ou à peu de choses près (en quantité, je mange un peu moins car je ne laboure pas 25 hectares à la charrue), et pourtant, je vous assure que j’ai la patate malgré mes 6 loulous, mon travail de dingue, mes soucis et tout et tout !!!

« Il faut manger un peu de tout, et de tout un petit peu »

« Rien n’est poison, tout est poison, c’est la quantité qui fait le poison »

Je pense que pour ma santé, mieux vaut un oeuf frais de mes poules qu’un bloc de tofu sous plastique. Mais c’est très personnel… 😉

Et à ces deux adages ancestraux, si sages, je rajouterai pour les besoins de notre monde moderne (hélas) une petite annotation : « … à condition que ça soit naturel et de bonne qualité ! »

Je terminerai en vous disant, si je devais me permettre un seul conseil, de surtout bien vous écouter, car nous sommes tous très différents, voilà pourquoi personnellement je trouverais complètement imbécile de me disputer avec quelqu’un pour savoir qui a raison en matière d’alimentation. Beaucoup d’entre vous êtes des végétariens (et même végétaliens) heureux, en bonne santé, gourmands et très sincèrement, je trouve cela formidable ça me réjouit pour vous ! D’autres ne le sont pas, et n’ont pas à culpabiliser pour ça.

D’autres personnes ont hélas de gros soucis d’intolérances ou d’allergies, et je suis tellement touchée par leur cas que, vous l’avez peut-être remarqué (et sinon à quoi ça sert que Ducros il se décarcasse?), je pense souvent à eux dans mes recettes (je vais juste essayer de me débrouiller un peu mieux en cuisine sans gluten, promis !)

Mais par pitié, ne vous laissez pas embrigader contre votre gré -ou culpabiliser- par des phénomènes de mode qui « surfent sur la vague green / healthy »…  Attention, elle a aussi beaucoup de bon cette vague, et personnellement je me régale à découvrir toute l’inventivité et le réel talent dont font preuve certaines auteures/blogueuses d’une tendance plus « VG » par exemple. Mais moi, j’assume à 100% ma « plouc-attitude » la plus absolue en la matière, et mazette, les gars, si vous saviez comme je suis heureuse comme ça… 😉

 

Pour prévenir au mieux les soucis d’intolérance au gluten, optez au quotidien pour l’épeautre ou les céréales ancestrales (voir le livre  »l’épeautre, source de vitalité » du Dr Guy Avril), moins bidouillées par les « Pr Frankeinstein de l’agro-alimentaire » que les blés modernes… Et si les soucis sont déjà là (intolérance, allergie), il existe quand même des céréales sans gluten à IG bas comme le quinoa ou le sarrasin par exemple. C’est juste très difficile d’en faire du pain, voilà pourquoi on retrouve hélas souvent dans la « boulange « sans gluten des fécules, farines et amidons à IG élevé mais qui donnent une texture agréable. Ça dépanne vraiment  les personnes coeliaques, ça je le comprends très bien (et même, ça leur donne un peu de joie au quotidien), mais pourquoi vouloir à tout prix mettre tout le monde au même régime? C’est hélas le parti pris de certains professionnels de santé naturelle, mais aussi un phénomène de mode… qu’à titre personnel je n’approuve pas du tout !

 

Les légumes, ça c’est une valeur sûre en matière de bouffe, et j’en mets presque à tous les repas… à condition qu’ils soient non traités et de saison, sinon on fait une bonne cure de pesticide en prime ! Et hop, ça c’était la petite nuance en plus pour la fin 😉

 

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{ Pour vous aider… }

16 février 2017

{ Pour vous aider… }

Pâte brisée des fainéants + Tourte la plus simple du monde…

♥ Végétarien ♥ IG moyen ♥ (pâte et tourte)

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ Vegan ♥ (pâte seulement)

___

Depuis 6 ans que ce blog existe, vous avez été nombreux à m’écrire (en commentaires ou de façon plus personnelle sur ma boîte « contact ») pour témoigner des bienfaits sur votre silhouette et votre santé d’une alimentation saine, équilibrée et à IG bas. Ce en quoi vous ne m’étonnez pas ;), car je suis moi-même très convaincue de l’influence capitale de l’alimentation sur bien des aspects de notre vie ! 

Certains d’entre vous ont même vu des maladies sérieuses (comme par exemple le diabète) régresser, et leur santé beaucoup s’améliorer. Je me suis souvent demandée s’il ne faudrait pas de temps en temps publier un de ces témoignages en article sur ce blog, et si je me décide enfin à le faire aujourd’hui, c’est pour donner un grand coup de courage à ceux qui, soit découragés, soit désemparés par l’afflux d’informations parfois contradictoires*, ont du mal à sauter le pas vers une alimentation beaucoup plus saine. Pourquoi publier ce témoignage-ci plutôt qu’un autre, je ne saurais vraiment le dire mais en lisant le message de Mélodie je me suis dit « Allez, cette fois-ci vraiment il faut que je le publie » : Je lui laisse donc la parole, en coupant juste son texte à quelques endroits (mais vous pouvez vérifier, elle a laissé son commentaire -daté du 3 février- à la suite de mon post sur le livre « Je mange sain et bio même au boulot », je n’ai rien « censuré » de grave, juste des petits mots un peu plus personnels.)

* Je reviendrai là-dessus très vite car c’est un vrai problème…

« Ma chère Marie,

(…) Je me décide ce matin pour t’adresser un immense merci du fond du cœur (…) Et merci plus particulièrement de ce nouveau livre qui m’accompagne depuis le 1er jour de son achat (je l’attendais avec impatience) et qui m’aide au-delà de toutes mes espérances, tout en me régalant. En période de rééquilibrage alimentaire, décidée à reprendre le « régime » IG (quel vilain mot), et surtout décidée à lutter contre ces dernières années de gardes hospitalières qui m’ont complètement décalée et déréglée (la vie d’un médecin urgentiste au smur et aux urgences est rythmée de façon très particulière … et bien souvent incontrôlable…) qui ont vu ma silhouette se modifier en 2 ans (grignotage intempestif pour tenir jusqu’au déjeuner « volé » qui a lieu vers 17h si on a de la chance et le dîner en milieu de nuit « parce qu’on n’en peut plus », et fatigue de préparer les repas sains comme avant en sortant, exténuée de plus de 24h de garde …) Et d’une silhouette très mince et élancée, j’ai pris trop de kilos sans crier gare …

C’est là qu’(…) en 10 jours de délicieuses lunch box préparées et pensées suivant le régime IG, pour les gardes comme pour les retours de garde – tes plats m’attendent sagement au frigo, c’est tellement réconfortant quand on est épuisé ! – ta tourte si facile ou tes petits chaussons façon basquaise (et pourtant il y a de la pâte ! Mais légère et qui remplace le pain pour toute la journée), tes délicieuses propositions à base de lentilles ou encore de pois chiches, haricots blancs (toujours en quantité raisonnable), la gaieté de tes assiettes et l’intelligence de l’équilibre alimentaire que tu proposes, j’ai déjà vu s’envoler 3kg700 (oui, en 10 jours !!) Je n’ai absolument pas faim, je me sens fabuleusement en forme et même après une garde je ne me couche plus d’emblée car je suis moins exténuée !!!! J’ai repris la course à pied en alternance avec la marche rapide, je n’ai aucune envie de grignotage… et j’ai l’intime conviction que je vais bien vite récupérer cette jolie silhouette qui était la mienne …

 Alors je me sens reconnaissante (…)

J’aurais voulu écrire tout ceci pour tes délicieuses recettes depuis des mois (je ne compte plus les livres de toi qui trônent dans ma bibliothèque) mais c’est maintenant que je me décide. Par gratitude (…)

Merci. »

 

C’est moi qui te remercie beaucoup Mélodie, et j’ajouterai juste trois remarques sur ce que tu écris :

1/ En lisant ton message, j’ai été scandalisée qu’une médecin du SMUR, dont la vocation consiste à sauver des vies ( ! ) ait elle-même à subir un rythme de vie aussi atroce… Quel est donc cette société qui se croit « civilisée » où les médecins urgentistes sont traités quasiment comme les ouvriers de l’époque de Germinal ? Pas de repas dignes de ce nom, gardes de 24H, manque crucial de personnel, surmenage intense et continuel… Pourquoi ? En tout cas, merci pour ce que tu fais, et pour ton courage. Merci aussi à tes collègues.

2/ Je suis vraiment ravie que les effets sur ta silhouette d’une bonne alimentation se soient si vite ressentis, mais aussi très heureuse que tu aies retrouvé la « pêche » nécessaire pour courir et marcher ;). Pour moi, c’est peut-être encore plus important, car le bien-être profond qu’offre une alimentation saine compte à mes yeux plus encore que d’avoir une silhouette en parfaite adéquation avec ce que la mode nous impose… de force.

3/ Enfin, chère Mélodie, ce n’est pas tellement envers moi qu’il faut être reconnaissante : je tiens ce blog parce qu’avant moi il y eu tous ces « pionniers » du bio qui m’ont donné envie de m’intéresser à tout ça, puis envie de partager un jour moi aussi toutes ces idées de « bonne bouffe qui fait du bien ! »… Sans compter maintenant tout(e)s les « collègues » bloggeurs(ses) ou auteur(e)s culinaires, chacun à sa façon, avec ses convictions et ses inclinations parfois un peu différentes (c’est bien normal), nous sommes maintenant nombreux(ses) à aller dans le bon sens. Cela suffira-t-il à freiner un bon coup cette incroyable saloperie de malbouffe industrielle qui nous tue à petit feu, tue nos enfants, notre agriculture, notre planète… J’aime à le croire, aller, hop, un peu d’optimisme.

Voilà, sur ce je vous laisse avec ces deux recettes tirées de mon dernier ouvrage… la pâte brisée « des fainéants » dont parle Mélodie, et la tourte aux légumes réalisée avec ladite pâte. Vous verrez, c’est bon, c’est simple et ça fait du bien 😉

 

Pâte brisée « des fainéants »…

Parce qu’il est très pratique de disposer d’une pâte à tarte toute prête, mais que celles du commerce ne sont souvent ni très bonnes, ni très saines, vous allez vite adopter cette recette : Réalisable en 5 min chrono, incroyablement agréable à étaler (même sans rouleau, juste avec les mains !), elle se garde en outre très bien au frais ou au congélateur, soit sous forme de petits pâtons individuels, soit étalée d’avance sur du papier cuisson que vous enroulerez avant de mettre la pâte au frais (exactement comme la pâte du commerce) ! Ainsi, il ne vous restera plus qu’à la dérouler pour improviser en « 6,4,2 » LA petite tourte qui vous fait envie !

 

Ingrédients pour 4 portions individuelles / Préparation 5 min

  • 360g de farine T110 de grand épeautre non hybridé, ou à défaut, de farine de blé
  • 135g d’eau (140g si vous mettez l’origan séché, voir plus bas)
  • 70g d’huile d’olive
  • ½ c. à café de sel fin.

 

Verser tous les ingrédients « en vrac » dans un saladier, puis malaxer avec les mains juste ce qu’il faut pour obtenir une pâte bien homogène.

On peut laisser la pâte reposer un peu 30 min à 1H dans un sachet plastique, mais c’est facultatif.

Découper la boule en 4 pâtons. Les conserver, bien hermétiquement emballés, jusqu’à 5 jours au frais, ou plusieurs semaines au congélateur.

 

⇒ Pour un repas équilibré…

Une portion de pâte vous apportera 90g de céréales pesées sèches, ce qui est parfait pour un déjeuner. Réalisez ensuite votre tourte avec une base de légumes cuits bien égouttés (environ 350g), un aliment protéiné (jambon, œuf, tofu, poisson…) et éventuellement un peu de fromage, en veillant à ce que l’apport en protéines soit suffisant, mais sans excès (environ 100 à 150g d’aliment protéiné en tout, en comptant aussi le fromage !).

 

⇒ Plein de variantes !

  • Variante N°1 : Ajoutez 2 c. à soupe d’origan séché à la pâte (voir photo), c’est très parfumé !
  • Variante N°2 : Remplacez l’eau par du vin blanc sec : le résultat est très gourmand .
  • Variante N°3 : Délayez environ 30g de double concentré de tomate dans l’eau, et ajoutez une bonne pincée de piment d’Espelette. Cette variante évoque un peu la pâte des « tielles » sétoises, et s’accorde bien avec les garnitures du sud (poêlée de poivrons par exemple).

 

 

La tourte la plus simple du monde…

Une bonne tourte, ça vraiment plaisir au moment d’ouvrir la lunch-box… Mais hors de question de commencer à fariner le plan de travail, sortir le rouleau à pâtisserie, recouper proprement les bords à la roulette et tout le tintouin !

Ici, tout se fait à la main en seulement quelques minutes. Vous pouvez réaliser votre tourte à plat, directement sur le papier cuisson, mais l’astuce consistant à utiliser un petit plat rond (plat à œuf par exemple) permet de créer un creux dans lequel on pourra ajouter plus de garniture…

Ingrédients pour une personne / Préparation : 5 min (10 à 12 min si réalisation de la pâte) / Cuisson : 25 min

  • 1 portion individuelle de « pâte brisée des feignasses »
  • 350g de poêlée de légumes verts au choix, bien égouttés (Nota : dans le livre je donne aussi la recette pour réaliser une bonne poêlée de légumes verts en fonction de la saison, et qu’on peut ensuite décliner en deux ou trois plats différents à emporter )
  • 1 œuf
  • 50g de parmesan
  • 1 c. à soupe de pignons de pin
  • Sel, poivre du moulin.

 

Préchauffer le four à 200°C, chaleur tournante, en plaçant la grille assez bas dans le four.

Étaler finement le pâton avec les mains ou au rouleau, à même un papier cuisson, en un diamètre d’environ 18 à 20 cm (1).

Faire glisser le papier cuisson sur un petit plat rond d’environ 17 cm de diamètre (2), puis appuyer légèrement avec les mains pour bien tapisser le fond. La pâte déborde un peu, c’est normal.

Mélanger dans un bol tous les autres ingrédients de la recette, puis verser dans la pâte. Rabattre les bords sur la garniture (3), puis enfourner pour 25 min.

Laisser entièrement refroidir avant de découper en quatre parts : la tourte sera ainsi plus facile à manger à la main, sans couverts.

 

⇒ Pour un repas équilibré… Cette tourte qui contient une juste proportion de glucides, protéines et légumes constitue en elle-même un repas copieux et équilibré. Si vous prévoyez une après-midi sportive ou chargée, vous pouvez toutefois ajouter un fruit afin de compléter légèrement les apports en glucides, ou opter pour une variante encore un peu plus riche en protéines (voir ci-dessous).

 

⇒ Plein de variantes !

Cette tourte a été réalisée avec une poêlée mélangée courgettes/chou chinois, et une pâte parfumée à l’origan. Mais voici quelques succulentes autres variantes (nota : les pignons seront conservés ou supprimés, au choix) :

  • Variante N°1 : Poireaux, 1 œuf, 80g de saumon frais déjà cuit, 2 c. à soupe de crème fraîche (supprimer alors le fromage), quelques brins de ciboulette finement ciselés…
  • Variante N°2 : Courgettes (peu salées), 1 œuf, 30g de mozzarella, 50g de jambon cru.
  • Variante N°3 : Fenouil, 1 œuf, 80g de poulet déjà cuit, 20g de comté.
  • Variante N°4 : Epinards, 1 œuf, 50g de fromage de chèvre, 3 c. à soupe de crème de soja.

 

 

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{ C’est beau, un hiver sous la neige… }

7 février 2017

{ C’est beau, un hiver sous la neige… }

Velouté de pois cassés aux poireaux caramélisés

(Et aussi un bonhomme de neige au curcuma, mais ce n’est pas une recette !)

♥ Sans gluten ♥ Sans oeufs ♥ Sans lait ♥ Végétalien ♥ IG bas ♥ 

 

Chaque année, je suis un tout petit peu mélancolique en observant la nature de janvier et février : La forêt, si prodigieusement enchanteresse sous sa parure automnale s’est entre-temps tristement dénudée, ne laissant que des troncs noirs humides et des tapis de feuilles brunes. Pour le randonneur bucolique, cheminer sur des sentiers détrempés de boue, ou fouler dans les champs une herbe rase et sale n’est plus aussi réjouissant… Les grands feuillus dépouillés plombent encore le tableau de leurs silhouettes fantasmagoriques, et les sapins n’arrivent à émailler la forêt, de-ci de-là, que de grandes taches d’un vert trop sombre, volant au chemin encore un peu de pâle lumière.

Oh, qu’elle semble bien austère ma campagne dauphinoise au cœur de l’hiver ! Même la mousse, qui illuminait encore en décembre les sous-bois avec ses grands coussins d’un vert pimpant s’est maintenant comme « éteinte » et ne forme plus que de ternes tapis kakis, séchés sous les assauts du froid.

Mais la neige, cette bonne fée, sait lever en un seul souffle guilleret, pur et brillant toute cette morosité ! Et elle est tombée en abondance chez nous mi-janvier, illuminant d’un coup ce morne paysage… Quelle joie de découvrir au réveil une telle transformation ! Les flocons sont tombés, silencieux dans notre sommeil, métamorphosant les ramures nues en une délicate et gigantesque broderie scintillante, les chemins boueux en longs rubans purs et cotonneux, les tas de feuilles en épais coussins moelleux… Vite, vite, le petit-déjeuner a été expédié, et les enfants se sont rués dehors, des chaussettes aux mains à la place des gants et des bonnets trop petits perchés sur le crâne, comme si la neige allait se sauver le temps de mieux fouiller dans les tiroirs !

Nous avons fait ce jour-là le plus gros bonhomme de neige de l’histoire de notre famille : 1,80m de haut ! Le facteur est arrivé pile au moment où je poussais une énorme boule de neige en avançant sur les genoux mais bon, pas de souci, il n’en est plus à ça près. Nous avons eu beaucoup de mal à hisser tout ça de façon à ce que Mr Bonhomme tienne bien droit, puis l’un de mes fistons a « généreusement » proposé de lui mettre une paire de « grolles de plouc » qu’il déteste profondément (après avoir confit 15 jours dans la neige puis dans la boue, elles ne risquent plus de venir maintenant ré-encombrer son placard), ma fille une écharpe « qui gratte » et moi une chapka trop petite, donnant à ce bonhomme de neige dauphinois un vague air de Calimero cosaque. Mais au moment de mettre la touche finale à ce grand monsieur, consternation… il n’y avait plus une seule carotte de toute la maison ! Ce fut donc le premier bonhomme de neige « super tendance healthy » à avoir un nez en racine de curcuma 😉 Affublé d’un appendice aussi riche en anti-inflammatoires, pas de souci qu’il ne s’enrhume ! Ses yeux en noix de Grenoble, ses boutons de manteau en noisettes, son large sourire en haricots rouges… laissent peut-être un peu deviner que sa décoration a été assurée par une auteure culinaire un brin « obsédée » par la bouffe 😉 mais qu’importe, il était trop beau…

On ajuste bien les « grolles de plouc »…

Et bien vous savez quoi ? Pendant la nuit, les rats, loirs ou écureuils sont venus tout emporter !!! Pour eux, c’était Flunch avec légumes et noix à volonté… Les coquins 🙂

Sur ce, je vous laisse avec  avec une bonne recette de soupe « comme je les aime », bien veloutée mais à IG bas. Les pois cassés épaississent délicieusement la texture en remplacement des pommes de terre, et les poireaux caramélisés lui donnent une délicieuse saveur ! Quant à la mâche, elle enrichit davantage le plat en légumes verts, apportant en outre beaucoup de douceur. C’est un plat très simple, un plat « doudou » à savourer pour se réchauffer et se réconforter… Parce qu’entre temps, chez nous la neige a fondu, et on attend impatiemment qu’elle revienne (peut-être cette semaine !). Et avant de passer à table, je vous laisse savourer avec les yeux quelques photos prises dans ma forêt ce fameux jour-là. Je pense que vous serez bluffés par les dernières, qui, promis, n’ont pas été prises au Canada ou en Finlande mais tout simplement sur notre bonne vieille terre de France, en Isère exactement… Elles n’ont pas été prises non plus à 3000 mètres d’altitude, mais à 750m, juste au dessus de chez moi. Quand je vous dis que c’est trop beau, un hiver sous la neige…

 

 

1,80m ! (Le fiston d’à côté fait juste 4 cm de plus…)

 

Je sais, la chapka est un peu petite. Tiens, bizarre, ça me donne envie de manger une religieuse au chocolat…

 

 

Quand la forêt prend des allures de cathédrale de verre…

 

Le soir tombe sur une cabane de chasse. On s’assoirait bien là pour savourer un vin chaud, juste le temps de reposer sa cheville (car mon entorse m’embête encore un peu, alors je marche douuucement, et pas trop longtemps…

 

 

Je contemplais ce petit lac entièrement gelé quand tout à coup, surprise, un traîneau est arrivé (je me suis frotté les yeux, c’est si rare par chez nous !)… Le temps de vite sortir l’appareil de mon sac à dos… C’était trop beau !

 

 

Aaaaah, ce ciel d’hiver…

 

 

Retour au chaud, pendant que la soupe mijote 😉

Velouté de légumes aux pois cassés

 

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 35 min

Trempage : 12 H (facultatif)

  • 200g de pois cassés
  • 2 poireaux
  • 2 oignons
  • 150g de mâche
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 4 c. à soupe de crème de soja liquide (Pssst… avec de la crème fleurette de vache, c’est bon aussi ;))
  • 1,5 l d’eau
  • Sel, poivre du moulin.

La veille, mettre les pois cassés à tremper.

Le lendemain, émincer les oignons et les poireaux, puis les faire dorer dans une cocotte avec l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une légère caramélisation appétissante des sucs de cuisson. Attention à ne surtout pas faire fumer l’huile, ni brûler les légumes (une cocotte en fonte ou un faitout à fond très épais, c’est vraiment le top pour faire revenir sans faire brûler).

Ajouter l’eau, les pois cassés préalablement rincés et égouttés, une cuillerée à café de sel. Couvrir et laisser cuire environ 35 min, jusqu’à ce que les pois cassés soient parfaitement fondants (si on utilise des pois cassés non trempés, faire cuire la soupe 50 min en ajoutant un peu d’eau en plus). Dans tous les cas, ils doivent être bien cuits et commencer à se « défaire » si on veut que le velouté soit vraiment bien lisse et crémeux.

10 min avant la fin de la cuisson, ajouter la mâche. Bien mixer ensuite pendant quelques minutes avec un peu de poivre jusqu’à obtention d’une texture parfaitement lisse et veloutée, puis servir en ajoutant la crème dans l’assiette…

 

« Casting » de dernière minute 🙂

Pour une photo d’un prochain ouvrage, je cherche un joli bébé entre 8 mois et 2 ans (je ne le choisirai par sur photo car tous les bébés sont beaux… Le ou les premiers arrivés seront donc les premiers « embauchés » ;)). Si vous habitez pas trop loin de chez moi (Isère), que vous avez une matinée de libre, et que cela vous ferait plaisir de voir la frimousse de votre bout de chou dans un de mes ouvrages, écrivez-moi sur la boîte « contact » de mon blog… Idem si vous avez plusieurs enfants en bas âge, ça m’intéresse aussi !

Peut-être à très bientôt 😉

Salut les gars, et bonne semaine à vous !

 

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{ En 2017, c’est décidé… }

23 janvier 2017

{ En 2017, c’est décidé… }

Au boulot, je mange bien !

 

CouvertureIl est sorti depuis le 13 janvier, et moi, depuis que je pagaye pour sortir la tête de l’eau (ou plus exactement du tas de linge, du tas de mails, du tas de recettes en retard, etc.) je n’ai même pas encore eu le temps de vous en parler. Il est donc grand temps de vous présenter…

« Je mange sain et bio, même au boulot ! »

Vaste et bienfaisant programme n’est-ce pas ? Car, que ce soient les cantines de restauration collective, les « p’tits bistrots du coin » ou les sandwichs sur le pouce avalés dans la rue ou au dessus du clavier, rien de cela n’est très bon pour nous… et à tous points de vue !

1- Parce que cela peut sérieusement grever notre budget. C’est notamment le cas lorsque l’on déjeune régulièrement dans un bistrot ou un snack, mais aussi dans certaines cantines ou restaurants d’entreprise. Mieux vaut infiniment emporter son panier-repas !

2- Parce que ce qui nous est généralement proposé au travail n’est pas bon pour la santé : ingrédients non bio (et/ou pas de saison, cultivés de façon très intensive, arrosés de pesticides ou de conservateurs, etc.), archi-raffinés, plats cuisinés de façon trop lourde (fritures, sauces, graisses saturées ou hydrogénées, etc.). Outre le fait qu’il est parfois très difficile de résister à une assiette de frites ou un dessert quand nos collègues nous le mangent sous le nez, même ce que nous trouverons de plus « raisonnable » en restauration collective n’est pas franchement génial : pain blanc, riz blanc, pâtes blanches, légumes ou viandes baignant dans une sauce épaisse, poissons panés, etc. Bref, manger comme ça tous les jours entame sérieusement notre capital santé… et malmène beaucoup notre silhouette !

3- Parce qu’au lieu de nous ressourcer, les menus mal équilibrés que nous trouvons au travail nous fatiguent beaucoup, certes déjà tout le temps de la digestion (que c’est déprimant, cette impression d’être en train de digérer un ours frit à la sauce sauce béarnaise alors qu’on a tant de travail à abattre dans l’après-midi !), mais d’une façon plus profonde et générale, en altérant toute notre vitalité.

4- Parce que parfois, la solution de restauration mise en place par l’entreprise propose des plats qui ne sont tout simplement… pas bons ! Et que ça, zut, c’est tout de même frustrant ! Emportons plutôt une lunchbox qui nous fasse vraiment plaisir : notre bon moral s’en ressentira.

5- Enfin parce que certaines personnes doivent respecter des impératifs alimentaires un peu contraignants : Envie de surveiller un peu son poids ? Diabète ? Cholestérol ? Allergies ? Intolérance à certains aliments ? Là, l’épreuve du déjeuner en collectivité peut réellement devenir la quadrature du cercle, contrairement au panier-repas « maison » qui permet de disposer d’une nourriture parfaitement sur-mesure.

Il existe encore bien d’autres raisons, plus personnelles, de céder au plaisir du repas à emporter : l’envie par exemple de s’aérer au parc d’à côté plutôt que de se confiner dans une cantine bruyante, le besoin de mieux optimiser le temps de la pause-repas (quand on déjeune d’une lunchbox, même sans se presser, il reste souvent du temps pour s’aérer, faire une marche… ou une petite sieste sous un arbre !), ou encore joie de partager avec des collègues sympathiques nos expériences culinaires (surtout quand elles sont réussies ;)…).

Halte aux clichés ! Le concept de la lunchbox, c’est pas que pour les jolies nénettes en tailleur qui sont calées par une petite salade, une pomme et trois biscottes ! Ça fonctionne aussi pour les mecs (et les filles !) qui ont un travail plus physique et « qui ont vraiment la dalle ». Le tout, c’est d’apprendre à bien adapter les quantités en fonction de l’activité 😉

Aussi, beaucoup d’entre nous se tournent maintenant vers cette « nouvelle tendance » qui consiste à emporter son déjeuner. Mais au fait, cette tendance est-elle vraiment si nouvelle ? Car si certains peuples n’ont jamais cessé de le faire (pensons à la véritable institution du bento japonais), le temps n’est pas si lointain où nos grands-parents emportaient aux champs ou à l’atelier leurs gamelles en fer blanc, leur sac de « casse-croûte » ou leur panier-repas. Mon papa m’a raconté que dans son enfance, les écoliers de sa campagne partaient chaque matin avec leur petite gamelle à la main. Gamelle que l’instituteur demandait de poser sur le poêle à bois de la classe sur le coup des 11H… et qu’il fallait ensuite tenter d’oublier un peu -au moins le temps du dernier cours !- malgré les estomacs qui gargouillaient sous l’effluve engageante de ces bons rustiques telles que potées, saucisses aux lentilles, haricots au lard ou autres petits plats mijotés avec amour par les mamies ou les mamans ! Sympathique souvenir que l’on est bien tenté d’imiter… Mais du rêve (« exporter » les bons p’tits plats de la maison au boulot) à la réalité (salade de riz au thon à tous les repas ou presque…) il y a parfois un décalage, qui risque de vite lasser les « lunchboxeurs » en herbe.

Cet ouvrage est donc là pour vous aider à introduire facilement dans votre vie ce petit bonheur quotidien de la lunchbox saine, facile et gourmande, qui chouchoute à la fois votre santé, votre vitalité, votre silhouette, votre gourmandise, votre budget et votre bonne humeur !

Et là, ça fait du bien à tous points de vue…

 

Bref, maintenant que vous êtes décidés à prendre soin de vous chaque jour au déjeuner, voici en quoi cet ouvrage va vraiment vous aider… Car j’ai voulu que les recettes proposées dans ce livre soient :

Simples et rapides à préparer…

Et oui, car nous vivons dans la « vraie vie », celle où monopolisés le soir par mille autres choses, nous n’avons pas le temps de nous préparer un joli bento complètement improbable du genre mini-sushis en forme de têtes de pandas ! Idéalement, le temps de préparation de votre repas ne doit pas prendre plus de 10 à 12 minutes, challenge que je me suis imposée, montre en main, dans cet ouvrage.

Pratiques à transporter…

Car il faut tout de même que votre repas n’arrive pas trop « en vrac » au moment du déjeuner, sous peine de ne plus être aussi appétissant ! (Emporter sa « gamelle » au bureau, OK, mais encore faut-il qu’elle ne ressemble pas trop à la « gamelle »… du chien ;))

Parfaitement équilibrées…

Et pour cela, j’ai calculé pour chaque repas proposé une juste portion de glucides et de protéines, sans oublier les légumes qui aident à « caler » les appétits tout en apportant beaucoup de bonnes choses. Il est vraiment très important d’insister là dessus, car si votre lunchbox manque de protéines, de fibres ou de sucres lents, c’est la porte ouverte à toutes les fringales et à tous les grignotages… Avec ces recettes, vous serez parfaitement calés, tout en vous sentant délicieusement léger, frais et dispo pour aborder le travail de l’après-midi avec une vitalité dont vous ne vous seriez peut-être plus crû capable ! De plus, en suivant ces recettes (et en veillant à ce que le reste de la journée soit bien équilibré aussi) vous retrouverez très vite une jolie silhouette. À noter que ces repas parfaitement ressourçants restent néanmoins agréablement légers, pour éviter de piquer du nez planqué derrière notre écran sous le coup de la digestion…

Pour sa lunchbox, mieux vaut éviter le plastique, l’alu ou le silicone, et privilégier les matières inertes comme l’inox ou l’émail…

À IG bas…

Car outre un bon équilibre entre fibres, protéines et glucides, une recette idéale doit présenter un IG bas : c’est LA garantie pour se sentir bien calé et performant (tant au niveau physique qu’intellectuel) tout l’après-midi. Avec des glucides à IG bas vous ne serez jamais ni affamés, ni en hypoglycémie, et vous perdrez en outre du côté du tour de taille. Que du bonheur !

Variées…

Parce que manger sain, c’est bien, mais la sempiternelle salade de riz ou de pâtes avec une boîte de thon ou quelques dès de jambon et trois olives qui se battent en duel, bof… Là vous aurez le choix entre des quiches, des salades de compet’, des petits plats cuisinés chauds ou froids plus appétissants les uns que les autres, des pizzas, des fougasses, des terrines, etc., réalisés avec des ingrédients de saison pleins de goût. Surtout, planquez votre lunchbox, car tout le monde voudra vous la piquer !

Avec encore plus de variantes…

Car si cette ouvrage contient « officiellement » 45 recettes, officieusement vous en aurez trois fois plus, car je vous propose quasiment pour chaque recette une ou plusieurs délicieuses variantes qui changent VRAIMENT : pas juste histoire de mettre des olives vertes à la place des noires, ou de la ciboulette à la place du persil, non, des alternatives au goût complètement différent histoire de ne jamais vous lasser !

« Sociables »…

Et bien oui, car même si l’ail ou l’oignon cru c’est vraiment super bon pour la santé, ça décoiffe quand même un tantinet au moment de l’ouverture de la boîte-repas devant les copains… Sans compter que vous risquez de faire le vide autour de vous tout l’après-midi avec votre haleine « ail et fines herbes » ! Alors on évite les émotions fortes pour les collègues, du genre sandwich au maroilles ou pasta-box à l’ail des ours, ça vaut mieux. De même, on laisse pour la maison des trucs un peu « trash » à manger devant tout le monde, dans le style wrap mal roulé et « tout plein de sauce » dont on se répand la moitié de la mayonnaise sur la cravate, sandwich trop chargé d’où la garniture se sauve par les côtés à chaque fois qu’on croque dedans, smoothie à la myrtille qui laisse les dents toutes bleues, etc. Histoire de rester (un tout petit peu) fréquentable…

Super gourmandes…

Parce qu’ouvrir un panier-repas qui fait vraiment plaisir, c’est un petit bonheur innocent qui fait beaucoup de bien au moral et à la santé. Cette collègue vous agace un peu, là ? (En fait, c’est parce qu’elle n’a pas pris comme vous un bon petit-déjeuner bio, équilibré et à IG bas, du coup elle est en hypoglycémie et ça la rend pénible !) Pensez à la magnifique pizza-repas qui vous attend, ça vous mettra du baume au cœur…

 

Tout cela avec plein de conseils pratiques pour utiliser convenablement son thermos, choisir le bon matériau pour sa lunchbox, s’organiser en cuisinant un seul gros plat par exemple le dimanche soir (genre poulet rôti, ou grosse casserole de lentilles) et ensuite le décliner en deux ou trois recettes complètement différentes dans la semaine, etc. Bref, ceci est un ouvrage pratico-pratique qui vous aidera vraiment si vous voulez prendre en main vos repas de midi au travail. Il est composé de quatre chapitres :

  • Les bases saines, et simples à mettre en oeuvre (plain de mie à la MAP, pâte à wraps, pâte brisée dite « des fainéants », pâte à pizza ou à fougasse sans pétrissage, etc…)
  • Les recettes « chrono » à improviser en un tournemain avec juste quelques ingrédients.
  • Les recettes « futées » à réaliser à partir d’un gros plat de base (poulet rôti, casserole de lentilles, céréale, rôti de porc, etc.) mis à cuire par exemple le dimanche soir et que l’on décline ensuite en plusieurs plats très rapides et faciles au long de la semaine (j’aime beaucoup ce concept !)
  • Les petites « douceurs » à emporter pour le goûter.

Histoire de vous tenter pour mieux vendre mon bouquin, découvrez par exemple :

Ces tartines de « fromage » végétal qui se préparent en quelques coups de mixeur…

 

…Cette salade de riz « qui change » (sans le sempiternel thon en boîte, mais avec un peu de vrai bon poisson qui cuit en même temps que le riz basmati et les petits légumes pour plus de saveur et de simplicité…) si délicieuse avec sa sauce à l’huile d’olive !…

 

…Ce bouillon chaud aux nouilles soba qui célèbre une délicieuse amitié entre la cuisine « bien de chez nous » et la tradition japonaise des bentos de soupe miso… Recette tirée du 3ème chapitre, c’est une déclinaison d’un simple pot-au-feu (toujours à partir de ce même pot-au-feu que je vous conseille de cuisiner le week-end, retrouvez aussi la recette de l’aspic de boeuf aux légumes et de la salade de pot-au-feu sauce vinaigrette et persillade. De quoi composer d’alléchantes boîtes-repas pour la saison froide !)…

 

…Cette salade d’orge d’inspiration grecque aux aubergines et à la feta qui sera plutôt pour l’été : Là aussi, c’est une déclinaison à partir d’une grande casserole de céréale mise à cuire un soir, et qui permet d’improviser plusieurs autres bons repas en un tournemain pour les autres jours, pour un prix très modique ! Tout est question d’un peu d’anticipation, on prend très vite le réflex et ça change la vie…

 

…Ces rillettes de saumon « Terre et Mer » qui sont très rapides à préparer (tout cuit dans la même casserole et passe en même temps au mixeur), équilibrées et super gourmandes, à tel point qu’on peut même les servir pour recevoir…

 

…. Cette autre idée de tartinade avec un bon pâté végétarien de lentilles aux noisettes grillées. Se régaler aussi parfois sans viande ni poisson, c’est bon pour la santé, la planète et le budget…

 

…Cette bonne salade « qui cale » aux lentilles fera le bonheur des morfals en tout genre ;)… à préparer, en version omnivore ou végétarienne, quand on fait cuire des lentilles pour la recette précédente par exemple…

 

…Ces cookies-repas au chèvre et à l’avoine qui sont terriblement croustillants ! Pour une fois, on a le droit (et même le devoir !) de manger tout le paquet pour que le repas soit équilibré…

 

…Cette niçoise de petit épeautre « in a jar » qui est tendance, jolie, pratique, et surtout bien bonne ! Evidemment, on ne fait pas cuire l’épeautre que pour ce petit bocal, mais on en prépare une grande casserole que l’on décline ensuite les autres jours de la semaine dans plein d’autres recettes gourmandes…

 

…Cette mitonnée d’avoine crémeuse qui nous réchauffe, et ça fait du bien. Parce qu’en hiver, les petits plats chauds fait-maison à emporter dans un thermos, c’est beaucoup plus « cocooning » qu’un sandwich SNCF …

 

…Ce gros chausson façon basquaise qui fera drôlement envie aux copines ! Il se prépare assez rapidement grâce à la « pâte brisée des fainéants », celle du premier chapitre qui se réalise en 5 min chrono histoire de nous sauver la mise ! ;)…

 

… Cette appétissante « Pasta Box » aux tortis d’épeautre, carottes, cumin et rôti qui est parfaite pour se ressourcer après un travail physique (il est intéressant pour la santé de remplacer dans les casses-croûtes le sempiternel jambon qui contient -même en bio !- pas mal d’adjuvants, par du rôti de porc fermier que l’on fait cuire puis que l’on congèle en tranches et en cubes pour l’avoir sous la main… c’est même bien plus économique ainsi !)…

 

…Enfin, quelques grammes de douceur dans ce monde de brutes… parce qu’il vous faut bien aussi quelques idées de douceurs à dévorer planqué derrière votre écran sur le coup des 16H !

 

Je mange sain et bio, même au boulot !

( J’espère vraiment que ça sera votre leitmotiv pour cette nouvelle année ;))

 

Paru chez mon éditeur Terre Vivante

Acheter cet ouvrage chez mon libraire partenaire Decitre

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{ Comme le dirait Schwarzy… }

13 janvier 2017

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Je reviendrai…

Alors déjà, non, je ne suis pas partie vivre en Patagonie avec les pingouins, je ne suis pas restée coincée sur un atoll isolé après avoir loupé le départ du bateau, je n’ai pas fait vœux de ne réécrire sur mon blog qu’après avoir tenu plus de 3 jours sans râler, et je n’ai pas non plus rejoint la Sibérie à pied en passant par Johannesburg à la poursuite d’un Pomekon (non, non, pas d’erreur de frappe, c’est une race spéciale que je viens d’inventer). Voilà, ça c’est dit, et c’est juste pour rassurer certains amis-visiteurs un peu inquiets qui m’ont demandé des nouvelles (et c’est gentil :)). Continuer la lecture

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7 décembre 2016

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Fondant au (poti-)marron façon « Rennes de Noël »

Sans Lait Sans Œufs Vegan IG Bas

 

Fondant au potimarron façon Rennes de Noël 1Cette année, j’avais vraiment envie de vous proposer plein de recettes super festives mais d’un budget abordable : Car on peut tout à fait concocter un réveillon épatant sans forcément mettre du saumon fumé bio, des gambas sauvages ou du foie gras fermier sur la table, et je suis même pour ma part une fervente adepte, que dis-je, une fa-na-tique ;), du « simple mais bon » en matière de gastronomie.

Evidemment, je comprends que l’on puisse apprécier pour Noël une oie farcie aux truffes du Périgord ou une queue de langouste flambée à l’Armagnac… Mais à condition que la qualité soit au rendez-vous ! Le souci, c’est que nous ne sommes pas toujours en mesure de « casser le porte-monnaie » pour de la dinde bio à 20€ le kilo ou des gambas sauvages à 35€ : certes, ce n’est pas Noël tous les jours, mais ça fait quand même un peu mal de passer le tiers du « budget bouffe » mensuel dans un seul repas… Certes, on trouve parfois des bons plans, surtout à la campagne, pour dégoter par exemple de jolies volailles à un prix raisonnable ( mon grand fiston a par exemple élevé deux dindons au poulailler pour la première fois cette année, je ne sais pas trop ce que ça donnera mais j’ai bien gagné ma part en me ridiculisant dans le champ du voisin plusieurs fois cet automne car ça vole vite, haut et loin ces trucs là ! C’était devenu le petit rituel du matin quand j’essayais de boire mon thé tranquille : « Mamaaan, vite, le repas de Noël est encore en train de se barrer » !). Mais cela n’est évidemment pas à la portée de tout le monde d’élever des dindes, et je ne suis pas sûre qu’on recommencera l’an prochain (ces deux monstres ont littéralement traumatisé mon petit coq, il lui faudrait une quinzaine de consultations chez un bon psy-coq-thérapeute pour qu’il retrouve sa confiance en lui depuis qu’il s’est fait plumer le croupion devant les poules…)

Fondant au potimarron façon Rennes de Noël 2Bref, j’ai toujours pensé que le plan idéal pour de très jolies fêtes à budget raisonnable, c’est vraiment de choisir des choses simples, mais bonnes, quitte à refuser les diktats en matière de bouffe de type « le saumon pour tous » : car mieux vaut infiniment un bon poulet fermier farci qu’une dinde « labélisée » PAC (sic !) , une sympathique petite terrine de truite « maison » à des Noix de St Jacques décongelées en arrivage direct (re-sic !) de l’autre bout du monde, ou encore par exemple cette bonne recette de grands-mères lyonnaises à la place des foie gras industriels…

Bref, vous l’aurez compris, pour régaler ma petite famille en période de fêtes j’ai toujours infiniment préféré une certaine rusticité bien « authentique » au « Super-Bling-Bling-Discount-promo-spécial-fêtes » qui me coupe un peu l’appétit chaque mois de décembre. C’est d’ailleurs ainsi que faisaient nos ancêtres : il n’y a qu’à voir par exemple quelle sobriété délicieuse entourait la tradition des « 13 desserts » de Provence…

Pour en revenir donc, (enfin ;)), à ma première phrase, j’avais vraiment envie cette année de vous proposer plein de recettes super festives, saines, mais d’un budget abordable : j’en avais envie, certes, mon cerveau bouillonnait d’idées fumantes, mais mon entorse en a décidé autrement. Je m’en vais donc clopin-clopant vous présenter ma première recette de la série, sans être sûre d’arriver à en poster ne serait-ce qu’une seule autre avant le 25 décembre car ma vie est « un peu » compliquée en ce moment. Mais les enfants vont être trop contents car on commence par le dessert !

Fondant au potimarron façon Rennes de Noël 3Pour clore le repas de Noël, quoi de plus sympathique qu’un petit fondant chocolat-marron avec un bon glaçage crémeux ? Certes, on aurait aussi pu faire une bûche, mais là je vous propose un truc encore plus rigolo et tout à fait dans la démarche « authentique, bon et pas trop hors de prix » expliquée ci-dessus : d’abord, du marron à presque 7€ le bocal de 230g en magasin bio (donc 29€ le kg quand même !), et bien dans ce gâteau il n’y en a pas ! Il a été remplacé par du potimarron (2,50€ le kg environ), qui a en plus l’intérêt d’être beaucoup plus original (histoire d’épater mémé) pour au final une texture et une saveur très très « marron » qui bluffera tout le monde, même les râleurs qui se méfient de votre cuisine « bonne pour la santé » (mais si, mais si, il y en a dans toutes les familles n’est-ce pas ? ;))! Pour la matière grasse, j’ai mis de l’huile de coco qui n’est certes pas donnée, mais reste beauuuucoup plus abordable que nos « chères » amies les purées d’amandes ou de noisette. Si votre budget coince vraiment, mettez à la place du bon beurre (ou à défaut du « Saint Hubert bio », pour rester dans une version sans lait). Dans la version sans œufs que je vous présente aujourd’hui (sans œufs parce que je n’en avais plus à la cuisine et que je me voyais mal « courir » en béquilles au fin fond du jardin faire le guignol au poulailler) la texture de ce gâteau un peu dense, fondante et comme « truffée » (c’est presque un gâteau fudge) sera totalement sublimée par une crème anglaise végétale à la vanille ou un coulis de poires. Mais vous pouvez aussi essayer d’ajouter dans la pâte deux ou trois œufs battus en neige pour une consistance plus mousseuse : si je les avais eu sous la main ces trois oeufs, je ne me serais pas gênée ! Vous me direz si vous tentez ?

Fondant au potimarron façon Rennes de Noël 4Côté présentation, je trouve vraiment rigolo de confectionner ces petits « rennes » si faciles qui épateront les enfants : bretzels pour les « bois » (on ne les mange pas avec le gâteau, sinon ça fait une association un peu déroutante pour les papilles ^^), pâte d’amande (éventuellement faite-maison) et billes de chocolat noir pour les yeux, cranberries enrobées de chocolat rose pour le nez (oui, on peut aussi mettre des Smartie’s rouges, tant pis, pour une fois…). Mais je suis très vexée car ce soir, mon mari a cru que c’était des souris (il a même dit -l’affreux !- avec la bouche pleine « c’est bon mais ça manque d’une lichette de rhum tes souris »), un de mes fistons qui est rentré un peu plus tard m’a demandé du bas de l’escalier « On peut manger les chèvres en chocolat dans le frigo ? », et quant aux autres enfants, ça va, ils y ont bien vu des rennes, mais bon, en même temps, j’ai apporté le plat en disant « vous avez vu mes beaux rennes en chocolat » alors c’était de la triche !

Côté photos, je n’ai pu les réaliser qu’avec l’immense gentillesse de ma grande fille qui a sacrifié sa journée de congés pour m’aider (car je ne peux plus ni cuisiner ni prendre de photos depuis 10 jours, que c’est triste !) : moi j’étais en mode « Roi Pétaud » (Tu m’apporte le couteau avec un manche en bois ? Non, pas celui-là, l’autre, merci chérie. Ah, non plus. Il n’est pas dans ce tiroir? Essaye le troisième à droite en partant du bas. Tu vas me chercher mon réflecteur ? Tu peux déplacer la pâte d’amande de 2 cm sur la droite et incliner le renne du fond d’environ 45°C ? Donne-moi vite un mouchoir ! OK, repose le réflecteur, va ouvrir au livreur après avoir rentré les chiens mais avant pose vite la cuillère en argent pleine de billes au chocolat en dessous à gauche du renne sans en mettre partout et mouche ta petite sœur sans oublier de mettre à charger une batterie de secours parce que mon appareil photo et bientôt nase. Euh, pourquoi tu paniques ma fille?.), puis j’ai pris toutes les photos dans la « position du flamant rose » (non, c’est pas du yoga, mais un sport que tous les rescapés d’entorse connaissent bien) et je vous promets qu’au bout d’un moment le pied « sans entorse » qui fait tout le boulot finit par crier plus fort que l’autre alors du coup, désolée, je les ai expédiées un peu vite…

Mais on s’est quand même débrouillées ma fille et moi. Même qu’on a bien rigolé 😉

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Ingrédients pour 8 personnes

Préparation : 20 min (Déco comprise ! C’est une recette facile et rapide.)

Cuisson : 15 min + 15 min

A commencer la veille

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Pour le fondant :

  • 10cl de lait de soja vanille
  • 300g chocolat noir pâtissier à 70%
  • 1 potimarron
  • 75g d’huile de coco
  • 75g de sucre de coco (ou de canne)
  • 75g de farine T110 de blé ou de grand épeautre
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 1 pincée fleur de sel
  • 1 gousse de vanille (ou 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide)

Pour le glaçage :

  • 100g de chocolat noir à 70%
  • 5cl de lait de soja-vanille
  • 5cl de sirop d’agave

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Non mais vous avez vu un peu cette texture? 😉 Terriiiible !

La veille, faire cuire le potimarron vidé et coupé en six pendant 15 min à la vapeur, puis prélever exactement 150g de chair (on peut consommer le reste en soupe ou à la vinaigrette par exemple). Réserver.

Pendant ce temps, préchauffer le four à 180°C.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu doux le lait de soja avec l’huile, le sucre, les graines de la gousse de vanille, la fleur de sel. Eteindre le feu à ébullition, puis ajouter le chocolat coupé en morceaux, poser un couvercle et laisser fondre.

Mélanger dans un bol à part la farine et la levure.

Tout mixer au robot (farine + chair de potimarron + chocolat fondu) jusqu’à obtention d’une texture bien homogène.

Verser dans un moule à manqué bien huilé ou un cercle à pâtisserie d’environ 20cm de diamètre, puis enfourner pour 15 min.

Faire fondre doucement tous les ingrédients du glaçage, puis verser sur le gâteau (ce glaçage encore chaud est du type « auto-lissant », vous verrez, il est FA-BU-LEUX !).

Laisser refroidir jusqu’au lendemain.

Découper le gâteau en huit parts (mettre la lame du couteau dans un pichet rempli d’eau chaude et l’essuyer entre chaque part pour une découpe parfaite), puis décorer chaque « renne ».

Servir le jour même, ou conserver au frais (mais dans ce cas attention de bien penser à sortir ces « rennes » au moins 2H à température ambiante avant de servir sinon ils seront trop durs à cause de l’huile de coco qui « fige » fortement au frais…)

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Fondant au potimarron façon Rennes de Noël

Les « billes choco 4 couleurs », une drogue dure vendue en vrac chez Biocoop (marque Belledonne). Sympa pour faire le « nez » des rennes (et remplir les « chaussettes sur la cheminée » avec ce qui reste ;))

 

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{ Aujourd’hui, pas de photos les gars *… }

24 novembre 2016

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Courge Buttercup juste rôtie au four avec des noix,

du cantal et du lard fumé…

 ♥ Sans Gluten ♥ IG moyen ♥

 

{Edit du 30/11 : Presque une semaine après la publication de ce post, j’ai enfin réussi à faire quelques photos et je viens de les ajouter… C’est quand même plus sympa comme ça}

Icourge buttercup rotie au four l y a des jours, comme ça, où il faut essayer de rester caaaalme… Mâhâââ.

Hier soir tard, j’ai pétri un magnifique pain de seigle au cantal et aux noix pour le blog. Il faut quand même savoir que le seigle dans les pâtes à pain, ça colle (ah ah, « ça colle », quel euphémisme !), il était tard, j’étais fatiguée, et je me suis battue avec cette pâte en pensant à Louis de Funès dans « Rabbi Jacob », quand il a quelques petits soucis à l’usine de chewing-gum (on a les références qu’on peut, les miennes sont toujours très intellectuelles et hautement élitistes, j’avoue). Continuer la lecture

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{ Et oui, ça m’arrive aussi de « faire le cake »… }

7 novembre 2016

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Carrot-cake « surprise »

♥ Sans Lait ♥ IG Modéré ♥

Carrot cake surprise 1Il y a quelques jours, Sarah m’a demandé une recette saine de Carrot-cake… C’était une bonne idée, car la carotte est un excellent légume, que pour ma part j’ai bêtement un peu « boudé » pendant quelques années à cause de son IG assez élevé (surtout après cuisson). Cependant, quand on creuse un peu plus la question, on se rend compte que si l’indice glycémique de la carotte est effectivement élevé, sa charge glycémique en revanche reste tout à fait raisonnable. 

Bon, surtout, que ceux qui n’ont encore rien compris à la différence IG/CG n’hésitent pas à le dire : vous avez ici un petit « cours du soir » entièrement gratuit pour vous mettre à jour sur la question ;). Il n’y aura pas d’interro lundi prochain, donc prenez tout votre temps !

L’intérêt de mettre de la carotte dans un gâteau réside dans le fait qu’elle apporte beaucoup de moelleux à la pâte tout en ajoutant carrément moins de matière grasse que dans un cake traditionnel (c’est aussi le cas avec la courgette, la courge ou le potimarron par exemple). Naturellement douce, la carotte permet en outre de moins ajouter de sucre dans le gâteau.

Bon, et gustativement parlant, ça donne quoi ? Parce que les carottes dans les salades, les daubes ou les soupes, OK, ça on voit, mais dans les gâteaux, euh… ? Et bien, je vous assure que c’est très bon, et bizarrement ça n’a pas vraiment le goût de la carotte. Certaines recettes traditionnelles de Carrot-cake contiennent des épices comme la cannelle, mais pour ma part, je le parfume avec une lichette de rhum ambré et de la vanille, et en toute humilité (sic !) c’est un délice. Après, attention, ce n’est pas parce que la carotte, la courgette et le potimarron fonctionnent bien en version sucrée qu’on peut « planquer » tous les légumes dans le dessert des loulous ! Oubliez très vite par exemple le Choux-de-Bruxelles-cake, le Poireau-cake ou le Céleri-branche-cake… Si si, oubliez, même avec du rhum et de la vanille ! Je précise parce que maintenant, plus rien ne m’étonne (je suis bien tombée dernièrement sur la carte d’un resto qui proposait du ragoût de sanglier au chocolat… beurk et rebeurk ! Mais qu’avait donc fait ce pauvre sanglier pour mériter ça ! )

Voilà donc pour le Carrot-cake de Sarah…

Moi, de mon côté je rêvais de réaliser depuis très longtemps un « cake-surprise ». Certes, j’en ai déjà fais beaucoup des « cakes-surprise » ces derniers temps avec mon four qui fait des caprices… Par exemple, j’ai enfourné un cake aux pommes et là, « Surpriiise ! », j’ai sorti du four un cake au charbon actif. Le coup d’après, j’ai enfourné un cake aux épices, il est sorti tout beau (ouf), mais là, « Surpriiise ! », il s’est dégonflé à la vitesse de notre matelas pneumatique le jour où le chien a essayé de lui faire faire un tour du jardin. Une autre fois, j’ai enfourné un cake salé au pistou, il est sorti pas trop mal, ne s’est pas trop dégonflé (Yees !), mais quand je l’ai découpé, « Surpriiise ! » il a vomi par le milieu. Bref, tout ça, c’était bien des « cakes-surprise », mais pas exactement en mode bonne surprise. Alors que moi, quand je pensais « cake surprise » je rêvait surtout à ça ou à ça.

Carrot cake surprise 2

Le carrot-cake au chocolat, celui que vous préparerez la veille afin qu’il refroidisse bien : Cela facilite beaucoup le découpage des « lapins ». Mais vous pouvez aussi le dévorer tel quel, franchement il est super moelleux et parfumé !

Du coup, cette recette a été l’occasion pour moi de concilier Carrot-cake pour Sarah, et cake-surprise pour moi 😉

Comme une de mes grandes filles a eu quelques petits tracas avec une jolie lapine qu’elle s’est achetée début octobre, et qui a mis bas quelques jours plus tard toute une portée de lapereaux couleur chocolat (c’était pas du tout prévu !!!), ce cake était l’occasion de lui faire un petit clin d’œil… Car sa petite lapine de compagnie s’est révélée elle aussi une « lapine-surprise » 😉

J’ai donc acheté deux ou trois emporte-pièces différents en forme de lapin, mais celui-là convient vraiment bien car les autres avaient les oreilles qui dépassaient du moule ! Pour ma part, je trouve que dans un cake à la carotte, les petits lapins s’imposaient naturellement, mais vous pouvez utiliser un emporte-pièce de forme totalement différente (cœur, fleur, poussin, ourson…). Au final, le cake-surprise c’est vraiment super mignon à la découpe, et délicieux comme tout ! Vous pouvez évidement choisir de ne réaliser que le cake au chocolat, ou que le cake à la carotte, c’est moins attendrissant, mais beaucoup plus vite « prêt à dévorer »…

Côté santé, vous avez là deux recettes particulièrement saines, idéales pour le goûter par exemple. Je n’ai pas testé la cuisson du cake au chocolat à la vapeur, mais à mon avis, ça se tente… Vous me direz si vous testez?

Enfin, je réponds d’avance à une question qui ne manquera pas de m’être posée 😉 : Puisque le cake au chocolat cuit au four, pourquoi cuire le cake-surprise à la vapeur ?

– Principalement pour préserver sa si jolie couleur orange (qui brunirait au four), mais aussi pour que la texture de ce cake soit extraordinairement moelleuse au final…

Accessoirement, parce que ces temps-ci, si je veux rester de bonne humeur faut pas trop en demander à mon four, si vous voyez ce que je veux dire !

 

 

Carrot cake surprise 3

Un des 7 bébés lapins arrivés « clandestinement » bien au chaud dans le ventre de leur petite maman… Comme quoi, il y a les cakes-surprise, et les lapines-surprise 😉

planches-arabesques copie-2

 

Ingrédients pour un cake de 8 à 10 parts (il restera en rab plein de « chutes » de cake au chocolat…)

Préparation : 45 min

Cuisson : 50 min au four + 50 min à la vapeur

planches-arabesques copie-2

Pour le cake au chocolat (à préparer la veille) :

  • 165g de farine T80 à T110 de blé ou de grand épeautre
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 120g de carottes
  • 120g de chocolat noir pâtissier à 70%
  • 3 œufs
  • 60g d’huile de coco
  • 120g de sirop d’agave
  • 1 c. à soupe de rhum
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide

Pour le cake à la carotte :

  • 230g de carottes
  • 120g de sirop d’agave
  • 3 œufs
  • 20 gouttes d’huile essentielle d’orange bio
  • 60g de jus d’orange
  • 6 cl d’huile de tournesol désodorisée
  • 200g de farine T80 ou T110 de blé ou de grand épeautre
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 2 c. à soupe de rhum ambré
  • 2 sachets de sucre vanillé (ou 15g de sucre vanillé maison)

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Carrot-cake surprise montage pas à pas1/ La veille au soir, préparer le cake au chocolat :

Préchauffer le four à 180°C.

Râper les carottes, mélanger avec les œufs dans un saladier.

Faire fondre à feu très doux le chocolat coupé en petits morceaux avec le rhum, la vanille, l’huile de coco et le sirop d’agave, puis verser dans le saladier.

Dans un bol à part, bien mélanger la farine et la levure puis les ajouter aux autres ingrédients. Bien mélanger jusqu’à obtention d’une pâte homogène, puis verser dans un moule à cake d’environ 20 à 21cm de long.

Enfourner pour 50 min (45 min seulement selon certains fours, donc bien surveiller en fin de cuisson), puis laisser entièrement refroidir jusqu’au lendemain (cela facilite une découpe bien nette des petits lapins).

2/ Le lendemain, terminer le cake surprise :

Porter à ébullition au moins 2l d’eau dans l’élément du bas (faitout) d’un cuiseur vapeur ou d’un vitaliseur.

Râper les carottes, réserver.

Mélanger dans un saladier la farine et la levure, faire un puits. Ajouter au centre tous les autres ingrédients du cake à la carotte, puis bien mélanger.

Verser environ le quart de la pâte dans un moule à cake d’environ 20 à 21 cm de long. Découper le cake au chocolat en tranches, puis, à l’aide d’un joli emporte-pièce au choix, tailler des formes dans chaque tranches (selon la taille de l’emporte-pièce, on peut parfois découper deux formes dans chaque tranche). Les déposer, bien serrées, dans le moule à cake (photo 2) sur le fond de pâte, puis verser le reste de pâte à la carotte en veillant à ce que les formes soient bien recouvertes. Déposer le moule dans le panier vapeur, poser le couvercle et compter 50 min de cuisson à feu moyen (on peut aussi utiliser un cuiseur vapeur électrique.)

Retirer le moule du cuiseur vapeur, démouler le cake, le poser sur une grille et le laisser entièrement refroidir avant de le découper.

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Carrot-cake surprise

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Fallait pas toucher à mon bocal personnel… (Vengeance !!! )

24 octobre 2016

Le gâteau « Goinfre Dévoreur de Cookies »

♥ Sans Lait ♥ Sans Oeufs ♥ IG Bas ♥ Vegan ♥

Gateau goinfre devoreur de cookiesAlors déjà, que les choses soient bien claires : si vous ne voulez pas me voir rouspéter une fois de plus, ne me dites pas que c’est un beau gâteau pour halloween ! Car je garde pour cette, heu, fête (???) toujours autant d’aversion : Cette invasion de têtes de morts sinistres mises- si je puis dire- à toutes les sauces, ces squelettes pendus au dessus des pauvres croissants dans les boulangeries, cette marée de simili-vampires en plastoque à tous les coins de rue, cette prolifération accablante d’araignées géantes jusque dans les vitrines des pharmacies, ces êtres étranges qui profèrent des discours si terriblement flippants dans les débats politiques télévisés (ah oups, ça en fait je viens d’apprendre qu’il faudra les supporter même après le 31 octobre), enfin, ce déferlement de recettes vomitoires qui envahissent la blogosphère (du genre soupe d’intestins, doigts coupés tout sanguinolents ou cervelle en décomposition et autres joyeusetés), moi ne m’en veuillez pas trop mais je trouve cela d’un goût plus que douteux… 

Donc, voilà, désolée de ne pas avoir un sens de l’humour assez noir pour être « dans le vent », et maintenant que je viens de râler quand même alors que vous ne m’avez même pas encore dit « Waouh, quel beau gâteau pour halloween ! » je vais vous raconter comment ce Monstre Dévoreur de Cookies a eu la mauvaise idée d’atterrir sur mon blog en faisant preuve d’un si mauvais timing…

Tout vient du fait que j’ai un grand fiston un tantinet trop gourmand. Oh, il a plein d’autres qualités et c’est un très gentil garçon, mais la gourmandise, ça, ça le tient ! Et la semaine dernière, il a pour la énième fois tapé un peu trop fort dans la précieuse réserve de cookies de sa plus petite soeur, après avoir la semaine d’avant tapé dans le bocal de cookies « IG bas » de sa maman (vengeance !!!). Je n’ai donc pas résisté au plaisir de le mettre un peu « en boîte », en espérant que ça le guérirait quelques temps de sa cockiaddiction, et cela, très vite, car je voudrais bien refaire des cookies à IG bas, mais pas pour qu’ils terminent dans l’immense bouche du fiston façon aspirateur à feuilles.

En flânant il y a bien longtemps sur Pinterest, j’étais tombée sur ce gâteau qui m’avait beaucoup fait rire. Et dans ma tête, ça a fait tilt, avec la petite ampoule qui s’allume et tout et tout. J’ai donc réalisé le week-end dernier pour une petite fête d’enfants ce gâteau prénommé « Trucmuche (je ne vais quand même pas vous donner son vrai prénom, car il pourrait se vexer) le dévoreur de cookies »… Bon, en vrai, mon fils n’a pas l’air aussi ahuri, promis, même quand il a six cookies dans la bouche. Mais c’était tellement plus rigolo comme ça…

Evidemment, ça a beaucoup amusé les plus petits, et même fait franchement rigoler le gourmand visé (et encore plus son frérot, le vilain, va falloir que je lui trouve un gâteau sur mesure à lui aussi), qui a fort heureusement un sens de l’humour aussi développé que sa gourmandise ;).

part de gateau goinfreBref, ce gâteau tout simple éclate les enfants, et régale en prime les gourmands de tous âges avec sa génoise vanillée si moelleuse et sa sublime crème fouettée à la noisette qui laisse « le derrière par terre » dixit un de mes convives !

Pour faire les yeux, j’ai utilisé des macarons achetés dans le commerce, c’est pas DU TOUT à IG bas, mais personne ne vous obligera, vous personnellement qui faites un peu attention à votre silhouette, à vous « dévouer » pour les manger… Idem avec les deux « billes » blanches : c’est une boîte achetée au supermarché du coin, ni bio, ni à IG bas, mais je m’en sers pour faire les yeux de mes gâteaux rigolos, et franchement, je ne suis pas une fanatique du bio au point de refuser de mettre deux yeux « pas bio » de 0,3g chacun sur mon gâteau. En plus, vu le nombre de billes dans la boîte, et le peu de fois où j’ai besoin de faire des « yeux » à mes gâteaux, je pense qu’il m’en restera encore en 2048.

En revanche, ce dont il ne me reste plus, c’est de ce gâteau, d’autant plus qu’il n’était pas prévu que je le mette sur le blog (généralement, le week-end je ne sors jamais mon appareil photo pour travailler, mais là, vraiment, j’ai pensé à vos loulous :)) alors j’ai eu beaucoup de mal à en sauver une malheureuse part pour la photographier le lendemain, tranquillement. Car le « Goinfre Dévoreur de Cookies » est tombée sur un troupeau affamé de goinfres-dévoreurs-de-goinfre-dévoreur-de-cookies, et ça lui a fait très mal. Bon, j’espère que vous avez suivi. Juste pour la petite histoire : devinez ce que le fameux fiston a mangé en premier? Les cookies qui étaient en déco sur le gâteau !!! Si si ! Vous vous rendez compte, il a osé lui à enlever les cookies de la bouche ! C’est à pleurer.

Sur ce, je vous laisse avec un joli ciel du soir « capturé » dans la forêt juste au dessus de chez moi, quand je rentrais de cueillette samedi dernier. Car l’automne, c’est tout plein de douceur, de beauté et de poésie, tellement aux antipodes de cette « fête des horreurs » citée plus haut… Moi, si j’étais Mme L’Automne, j’attaquerai Mr Halloween pour usurpation d’identité, atteinte à l’image de marque et délit d’amalgame. Et si j’étais une citrouille, euh, et bien je crois que me mettrai dans une colère orange !!!

 

planches-arabesques copie-2Ingrédients pour 10 parts

Préparation : 25 min

Cuisson : 30 min

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Pour la génoise :

  • 330g de farine T110 de blé ou de grand épeautre (idéalement, de grand épeautre non hybridé car il n’y a rien de plus « topissime » en pâtisserie)
  • 165g de sucre complet ou de sucre de coco
  • 2 sachets de poudre à lever bio, sans phosphates, à base de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 33cl de lait de soja-vanille
  • 3,5 cl de jus de pomme
  • 50ml d’huile de tournesol
  • 1/2 c. à café rase de vanille en poudre

Pour la crème fouettée noisette :

  • 40g de purée de noisettes toastées (« Nocciola » de la marque Damiano, en magasin bio)
  • 100g de sucre de canne non raffiné ou de sucre de coco
  • 40cl crème de coco très froide en briquette (sortant juste du frigo)
  • 1 sachet de sucre vanillé

Pour décorer :

  • Environ un petit bol de vermicelles en chocolat (ou des copeaux de chocolat noir « fait-maison » avec un éplucheur)
  • 2 macarons de couleur blanche
  • 2 billes au chocolat blanc
  • Un peu de pâte à tartiner au chocolat (ou un carreau de chocolat fondu)planches-arabesques copie-2

 

le monstre devoreur de cookies1/ Génoise :

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger dans un saladier la farine, la poudre à lever et le sel. Faire un puits, puis y verser tous les autres ingrédients de la génoise et bien mélanger au fouet.

Verser dans un moule à manqué d’environ par 22cm de diamètre, puis enfourner 30 min.

Vérifier la cuisson avec une pique, puis sortir la génoise et la laisser entièrement refroidir avant de démouler.

2/ Crème pralinée :

Quand la génoise a refroidi, fouetter au robot pâtissier muni de ses fouets à fils la crème de coco très froide avec le sucre de coco, la sucre vanillé et la purée de noisette jusqu’à obtention d’une chantilly qui se « tient » bien.

3/ Montage et décoration :

Ouvrir la génoise dans le sens de l’épaisseur, puis la tartiner avec la moitié de la crème à la noisette. Reposer par dessus le deuxième disque de pâte, puis étaler le reste de crème.

Avec un couteau, découper une large « bouche » au monstre, puis recouvrir uniformément le gâteau de vermicelles en chocolat.

Déposer les « yeux » (les deux macarons) sur le gâteau, puis dessiner un rond marron sur chacun d’entre eux avec un coton-tige trempé dans la pâte à tartiner (ou dans un carreau de chocolat fondu rapidement à la casserole). Ajouter une bille au chocolat blanc au milieu du cercle marron (enfin, pas juste au milieu, car mieux vaut que le monstre ait les yeux qui biglent… sinon il n’aura pas l’air ahuri à souhait !).

Enfoncer dans la « bouche » le plus de cookies possible… puis servir aussitôt !

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À noter…

⇒ Ce gâteau, une fois monté et même déjà saupoudré de vermicelles en chocolat, peut se conserver facilement 24H au frais : la crème noisette gagnera même en fermeté et sera encore meilleure. En revanche, ne rajoutez les cookies qu’au dernier moment, histoire qu’ils restent bien croustillants !

⇒ Si vous recevez des petits enfants ayant des intolérances alimentaires, sachez que ce gâteau ne contient ni œufs, ni lait, pour un résultat tout à fait bluffant qui vous donnera certainement envie de détourner soit la génoise, soit la si délicieuse crème à la noisette , dans bien d’autres pâtisseries !

⇒ Dans cette recette, le sucre complet de canne ou de coco teinte joliment la génoise de brun, ce qui n’est pas du tout gênant dans un gâteau à la noisette. Si vous souhaitez une pâte plus blanche, utilisez plutôt du sucre blond (mais alors tant pis pour l’IG bas) ou du sucre de bouleau (mais alors tant pis pour le porte-monnaie…).

 

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