{ Pêle-mêle }

{ Pêle-mêle }

 

Quelques idées déco à partager avec vous,

Et une balade le soir sur les côteaux…

 

Il y a deux ans, j’avais écrit à cette même période de fin d’été un article intitulé « En vrac »… Là c’est « Pêle-mêle », bref, faut croire que fin août, à l’approche de la rentrée, j’ai toujours un peu de mal à mettre de l’ordre dans mes idées 😉

Ces deux dernières semaines je n’ai pas beaucoup cuisiné, et pourtant, qu’est-ce que j’en ai « touillé » des trucs ! Genre, de la peinture (on dirait de la crème-dessert), de la colle à papier peint (c’est un peu comme  du pudding de chia), de l’enduit ( ça me rappelle une certaine pâte à gâteau, oh et puis zut, j’ai vraiment un problème relationnel avec la bouffe moi). Bref, Je vous explique ça :

La grande nouveauté pour nous cette année, c’est qu’un de mes grands fils va partir loin, loin pour ces études { là, pour une fois j’essaye de ne pas pleurer, snif, et d’avoir l’air super contente pour lui…} et comme il un cœur gros comme ça, l’idée lui est venue d’échanger sa belle chambre, vaste et lumineuse, avec le « cagibi » rose bonbon sous les toits de sa petite sœur, et ce afin qu’elle puisse mieux en profiter, puisque lui ne sera que très peu là.

Nous voici donc partis le nez dans les seaux de peinture, car dormir dans le cagibi passe encore, mais rose bonbon… Hop, un gros pot de peinture « cappuccino » (je vous disais bien, moi et la bouffe…) qui avait l’air super sympa. Berk. Sur le mur, ça fait caca d’oie. Deuxième couche de peinture couleur « lin », ça va mieux… Côté petite sœur, passé la première euphorie, il a fallu se rendre à l’évidence que l’ex-chambre du frérot avait aussi besoin d’un petit rafraîchissement : les trous de fléchettes sur la porte, les meubles un tantinet défoncés, les murs en mode gruyère (il y en a un qui n’a toujours pas compris que pour percer un mur en briques de 200 ans, faut une perceuse, pas un marteau et des pauvres clous en fer mou), partout les taches mi-graisseuses de vieille Patafix desséchée en mode « crottes de nez de Gargamel » (dixit ma délicate grande fille), bref, c’était la cata. Alors on s’y est tous mis à fond, et le résultat est chouette de chez chouette ! La dernière fois que j’avais fait des travaux, certains d’entre vous m’avaient demandé des photos, du coup, bon, je me jette à l’eau mais je vous préviens, je ne suis pas photographe de décoration, et je n’ai pas non plus un objectif qui s’y prête bien (si je veux un plan large, ça donne une photo toute déformée, comme dans « Les Visiteurs » quand ils ont bu la potion pour traverser le temps). Dommage parce que si je pouvais, j’aurais un blog de déco (ma passion) et un autre de jardinage (mon autre passion) mais comme les journées ne font que 24H, me voici résignée à poster sur « Saines Gourmandises » des photos de poignées de commodes, de robes de poupées et de morceaux de papier peint. En m’excusant platement d’avance pour ceux qui se ficheraient de la chambre de ma fille comme de leur dernière chaussette (ça se comprend les gars, je vous en veux pas ;)), nous voici donc partis pour un petit tour… Je vous préviens, c’est pas super « tendance », on a des goûts trèèès classiques mes filles et moi, genre déco anglaise, Laura Ashley et tout et tout 😉 Mon fiston a quant à lui maintenant une chambre beaucoup plus « dans le vent », avec un style mixant des meubles de famille vintage des années 50 relookés en gris ardoise et blanc pur avec des grosses poignées en métal vieilli, des murs kraft, des accessoires d’inspiration indus’ et d’autres un peu scandinaves… Un mix digne de Maisons du Monde, sauf que lui ne veut absolument pas qu’on photographie son petit cagibi de rêve 😉

Quant aux chambres des autres loulous… je les photographierai un jour, peut-être, quand ils les auront bien rangées…

Ah, la bonne blague.

 

 

Là c’est le mode « grand angle » de mon appareil, un truc pour donner le mal de mer à qui regarde la photo. En vrai, la chambre n’est pas aussi tordue, j’espère que vous vous en doutez un peu… Mais on aperçoit bien la  jolie vue sur la campagne, et ça, c’est vraiment un petit bonheur de la vie. Il n’est pas rare, en fermant les volets, de voir un chevreuil ou un lièvre dans le champ. Un jour, une jolie perdrix s’était même perchée sur le rebord de la fenêtre !

 

Là c’est le lit, que j’admire bien fait, pour une fois, parce qu’en temps d’école j’aurais beaucoup plus souvent vue sur le drap housse… En vrai, le vichy de la housse de couette n’est pas aussi « Cochonou », mais d’un joli orange corail, très frais. Les couleurs n’ont pas un super rendu, il fait tout gris dehors aujourd’hui… (NB : Je suis trop gaga du coussin avec le petit faon^^)

 

Idem avec le bureau, si bien rangé… Celui-ci a fait quatre de mes enfants avant d’arriver dans cette chambre ! Il est tout mignon, mais un peu petit. Il a fallu en poncer, des taches de peinture de toutes les couleurs et des traits de « crayon qui avaient dérapé « pour lui redonner son blanc d’origine (grrrr !)

 

Bon, on ne rigole pas, lui c’est Raymond, MON ours de quand j’étais petite (il est indestructible, plutôt en état pour ses 36 ans hein?). Et pour ceux qui ont vu (et revu) Toy Story, je peux vous dire qu’il est heureux depuis qu’il a été adopté par ma fille. Vu sa couleur, j’aurais dû l’appeler Saumon plutôt que Raymond, mais ne vous moquez pas, hein, parce que je fais partie de la génération des « traumatisés » à avoir eu des peluches qui ressemblaient à tout sauf à des vrais animaux. C’était quand même bizarre, les années 80 😉

 

Là c’est Raymond qui s’ennuie. J’aurais pu vous faire la photo de Raymond qui a faim, Raymond qui rigole, Raymond qui a peur, Raymond mort de rire, Raymond qui boude, Raymond qui se frotte les yeux, etc. j’avais même commencé et puis ma fille m’a regardé d’un drôle d’air et m’a dit « y vont te prendre pour une folle ». Alors j’ai reposé Raymond. Un peu de sérieux quoi.

 

Voici la petite cuisinière réalisée par mon cher-et-tendre en guise de gros cadeau de Noël pour mes deux petites, il y a déjà 4 ans… Depuis, il me demande quand est-ce que je vais la mettre sur mon blog (voilà, c’est fait) parce que je crois qu’il en est un peu fier, de sa cuisinière ;). Au départ, c’était juste un petit meuble acheté 20 balles chez Emmaüs et une petite étagère festonnée (Vertbaudet je crois). Quelques heures de travail plus tard, c’était ça. C’est chouette, un Papa qui bricole (en revanche, il n’aime pas le jardinage, ni Dire Straits, ni la danse irlandaise, ni mes gros pulls tout déflanqués et si confortables, faut pas rêver les filles, l’homme parfait n’existe pas ! Disons juste qu’il peut s’en rapprocher de très près… ;))

 

Vue de face, en mode grenouille-qui-voulait-se-faire-plus-grosse-que-le-boeuf (vive l’objectif « grand angle » qui déforme tout)…

 

Après Raymond, voici Madeleine, la poupée (la seule !) que j’ai eu enfant, et que j’ai retrouvé un jour en haut d’une armoire chez mes parents. A l’époque, je n’avais pas été si ravie, parce que je voulais un tapis routier, un remorqueur ou des indiens playmobil (les poupées, c’était pas mon truc, je me suis bien rattrapée depuis avec mes six loulous). Maintenant seulement je me rends compte quel merveilleux cadeau c’était, comme elle est belle cette poupée. Avec Raymond, elle est très heureuse entre les mains de mes petites filles…

… On a juste dû lui refaire une robe, parce que côté look, elle détonnait ! C’était une espèce de blouse à grand col super-kitch avec un imprimé associant des ananas et des formes géométriques, bref, la classe absolue pour 1986.

 

En revanche, ce que je ne recommencerai JAMAIS c’est la coiffure. Car cette demoiselle n’avait plus été brossée depuis 30 ans, je pense, et là, ça a été la partie la plus éprouvante des « travaux » ! Poncer des meubles, poser un &#%!8!!! de papier peint à carreaux en faisant bien les raccords, couper les angles de baguettes avec une boîte à onglet cassée, etc., c’était de la gneugneute à côté du brossage de la poupée. J’ai bien cru que j’allais plutôt lui laisser ses dreadlocks (histoire de sauver encore quelques poils de ma brosse à cheveux), mais ça ne plaisait pas à Poupougne, qui voulait une coiffure « romantique » pour Madeleine.

 

Quitte à ressortir la machine à coudre pour rhabiller la poupée en moins plouc, on a fait tout un tas de petits trucs trop inutiles, mais trop mignons 😉 Genre le coussin de chaise haute pour le poupon…

 

Et l’habillage du berceau assorti (évidement, tous les meubles de poupée ont été repeints 😉 Je vous dis, on s’est fait ça en mode mo-ti-vé ! C’est surtout ma grande-fille-aux-doigts-de-fée qui s’y est collée, côté couture. On dit merci grande-soeur !

 

Ça, c’était une étagère bleu Shtroumpf au départ (quand je vous dis que ça avait besoin d’un petit relooking ;)) Quand elle sera complètement en bazar, dans quelques semaines, j’aurais au moins une photo (mais non, mais non, je ne suis pas pessimiste).

 

D’un côté de la chambre, on a associé le papier peint fleuri et celui à carreaux (j’aime beaucoup le style « campagne anglaise », depuis toujours). Mais comme le papier peint à fleurs coûtait la peau des f… coûtait un bras…

…Je n’en ai pas eu assez pour l’autre mur ! Du coup je vous donne un petit « truc » qui fonctionne super bien : dans le petit bout de papier qui me restait (environ un lé), j’ai découpé des motifs (fleurs, oiseaux…) pour faire des cadres assortis. Ça fait très joli, et même beaucoup moins « chargé » que si on avait mis du papier partout je trouve. C’est pas la première fois que je gruge comme ça 😉

 

Exemple là avec cette grosse pivoine.

 

Bon, il me reste à vous montrer cette commode, elle en jette hein, rôlàlàh, ça doit coûter cher une commode pareille !

35 euros.

C’est le prix que j’ai acheté une pauvre commode démodée, toute noircie, toute écaillée. Un bon ponçage, deux couches de peinture ultra mate vert amande (un petit « truc » que j’aime beaucoup en déco, c’est de toujours ajouter un peu de peinture grise ou noire dans les bleus ou dans les verts : ça leur donne tout de suite un aspect plus « grisé, », plus ancien…), un léger reponçage des angles pour lui donner un look used , des poignées en porcelaine. Et voilà, tadaaam…. en plus c’est du solide !

 

J’ai tellement aimé ces poignées et cette peinture que j’ai aussi relooké l’infâme chiffonnier des années 70 qui était, au départ, laqué de bleu pétard avec des grosses poignées en plastique. Ouf, ça va mieux là…

 

Détail sur les poignées…

 

Ici, la frise (« Caire », achetée chez Leroy Merlin, et ceci n’est PAS un article sponsorisé). Une couche de vert amande, un petit ponçage et hop, ça donne tout de suite un petit charme d’antan…

 

J’ai fini de vous soûler avec ma déco, mes poupées, mon ours (affreux !) en peluche et tout ça 😉

On part faire un petit tour? Après les travaux, ça fait du bien de s’aérer… Ça c’est la campagne autour de chez moi, vous voyez un peu pourquoi je l’aime…

 

Des vallons, des montagnes, des champs, des forêts. des petits villages accrochés aux côteaux….. une vraie campagne, quoi 🙂

Là vous allez bientôt voir avec moi le soleil se coucher…

 

Au loin, Lyon, les monts du Beaujolais, le Mont Pilat (en Ardèche). Dans mon dos, le Vercors, la Drôme, Grenoble, la Chartreuse, les Alpes, parfois le Mont Blanc… C’est beau, ici.

750m d’altitude seulement, mais une vue à couper le souffle.

Voilà, au dodo…

 

Maintenant, vous allez me dire que c’est bien beau tout ça, mais que c’est un peu maigre à se mettre sous la dent. Vous inquiétez pas les gars, dans quelques jours, on parlera de bonnes choses… Tiens, des recettes de fainéants pour confectionner en un seul coup de baguette magique des bons goûters maison par exemple, ça vous dirait ? Vous savez, des trucs super-simples-super-bons qui feraient oublier à vos enfants toutes les cochonneries industrielles… et que vous pourriez leur piquer sans souci pour votre silhouette en plus !

Enfin, remarquez bien, moi je dis ça, je dis rien…