{ Tout simplement… }

{ Tout simplement… }

 

Gâteau au kéfir

♥ Sans lait ♥ IG modéré ♥

 

Cette semaine, objectif je fais les bagages, je réanime mon potager qui a pris comme un coup de napalm, je fais du tri, des tas de rangements, et comme la semaine ne s’annonçait décidément pas assez chargée, je me retrouve avec en bonus quatre lapereaux orphelins âgés d’une semaine, qui n’ont même pas encore ouvert les yeux et qu’il faut nourrir au biberon pour chaton ! Ça, c’est le genre de truc que j’ai déjà fait, sauf que quatre d’un coup, c’est une autre affaire… bah, c’est tellement attendrissant quand même ces toutes petites choses… en attendant leur tour de biberon, ils sont si impatients qu’ils se tètent les doigts de pied les uns des autres en poussant des petits grognements ridiculement mignons… et je ne vous raconte même pas comme leurs petites oreilles sont ravissantes, ni leur minuscule petit nez… rôôôh…

Bref, un peu de sérieux. Dès qu’ils boiront plus facilement, je laisserai mes petites s’en occuper, histoire de vaquer à autre chose. Genre le repassage et les valises par exemple. Sinon on va finir par tous partir en vacances avec juste un sac plastique fourré d’une paire de baskets et d’un pyjama, et encore, si j’en trouve qui ne soient pas trop courts, car chez les Chioca on est les spécialistes du « Pyjama Trois-quarts » (on est aussi les spécialistes, du « Pantaplouc » « Pantalon Trois-quarts », bref, on essaye de lancer une mode, mais ça n’a pas l’air d’enthousiasmer les foules. J’en ai pourtant marre de passer ma vie à rentrer des fringues trop courtes dans des cartons, et je voudrais aussi que les marques nous proposent des trucs qui fassent du 22ans en longueur mais du 12ans en largeur histoire que je puisse enfin saper correctement mes garçons !!!)

Bon, au lieu de râler, je vous avais promis une recette de gâteau au kéfir, et la voici, vous verrez un peu comme elle est sympathique : Oh, ce n’est pas un gâteau bling-bling pour frimer, genre layer-cake à cinq étages avec une mousse au milieu, une ganache autour, une crème fouettée sur le dessus, des flamands roses en pâtes d’amande artistiquement disposées au sommet, et des bonbons surprises qui s’écoulent du coeur du gâteau quand on coupe une part, pendant que les bougies jouent « joyeux anniversaire » sous le crépitement des feux de Bengale ! Celui-ci est tout modeste, c’est à peine s’il a osé se laisser photographier avec sa tronche de gâteau au yaourt du prolétariat. Bref, avec ça je ne gagnerai pas « Qui est le meilleur pâtissier », mais plutôt, « Qui est le meilleur paresseux ». Et ça me va très bien.

Car il a un gatout secret ce âteau ! Pardon, je recommence. Il a un atout secret ce gâteau ! Cinq minutes seulement de préparation. Et là tout est dit, je vois que vous me suivez, surtout si vous faites des bagages pour huit en allaitant une portée de lapereaux tout en arrosant un jardin et triant des vieilles frusques.

A la maison, comme j’ai fais plusieurs essais de gâteau au kéfir ces dernières semaines, on l’a parfois dévoré au petit déjeuner, d’autres fois au goûter, et il s’est même laisser un peu « mettre sur son 31 » pour le petit-déjeuner des 20 ans de ma fille : pour l’occasion, je l’avais juste découpé en deux pour le fourrer de marmelade d’orange, puis recouvert de chocolat fondu que j’avais ensuite laissé durcir pour qu’il devienne craquant. Ça faisait comme un gros PiM’s® très chouette ! (J’ai pas pris de photos, c’était dimanche matin à 8h, et faut pas trop m’en demander, j’avais même pas les yeux assez en face des trous pour allumer 20 bougies).

Bref, j’ai fais plusieurs essais, presque tous bons (on a quand même eu droit à une version assez estouffe gari dans le genre), mais c’est cette recette que je trouve la plus chouette bien que ce soit, je le répète, un gâteau très simple, genre quatre-quart ou gâteau au yaourt… On peut le savourer nature (ou le tremper dans un verre de kéfir, dans le café, dans un thé parfumé), le napper de confiture sans sucre ajouté (avec de l’abricot, c’est le top !), l’accompagner de fruits de saison (une part de ce gâteau en croquant des fraises bien juteuses, ça suffit à mon bonheur…), le fourrer de morceaux de fruits et de chantilly coco, l’imbiber d’un sirop parfumé, le décliner en version « PiM’s » (voir plus haut)… bref au choix, mais dans tous les cas, je vous conseille juste de bien mettre dans la pâte le rhum et la vanille, qui forment avec l’huile d’olive une association du tonnerre de Brest !

Et là je vois arriver la première question qui tue : Si j’ai pas de kéfir, comment je fais Marie ? (Je vous connais hein ? ;))

Alors je vais répondre d’avance, car après, je pars en vacances en pyjama, et je sais que pour cet article je ne pourrai pas répondre aux commentaires (vraiment désolée, mais comme toujours, je lirai tout en revenant :))

– Plan A : on choisit une autre recette, genre une ou il n’y a pas marqué dans le titre « gâteau au kéfir »

– Plan B : on passe à la Biocoop (ou autre magasin bio) et on en demande, car souvent ils en distribuent gratuitement. Puis on suit ces instructions, ici, et on se régale tout l’été avec une bonne boisson légère, peu sucrée, rafraîchissante et bienfaisante (et accessoirement, on en  fait des gâteaux.)

– Plan C : on remplace par du jus de pomme ou d’orange, j’ai tenté, ça fonctionne aussi…

 

Deuxième question : Marie, pourquoi tu as mis du kéfir dans ton gâteau ?

Et bien, parce qu’un jour, je faisais un gâteau, un verre de kéfir est tombé de l’étagère, et hop, j’ai fait cuire « pour pas gâcher » et j’ai vu que c’était génial. Ou plutôt parce qu’un jour où je faisais un gâteau, ma fille qui buvait un verre de kéfir a trébuché sur la queue du chien, s’est étalée en avant, s’est rattrapée à mon saladier, mais pas avec suffisamment de célérité pour éviter que le kéfir ne se renverse dans la pâte. Et hop, j’ai fait cuire « pour pas gâcher » et j’ai vu que c’était génial.

Ah non, en fait je m’en souviens maintenant ! J’avais mis du kéfir dans un pot de yaourt au frigo, j’ai voulu faire un gâteau au yaourt, je me suis dit « Hum, un peu bizarre ce yaourt… », mais le temps que ça monte au cerveau le gâteau était fait, hop j’ai fait cuire « pour pas gâcher » et j’ai vu que c’était génial.

À moins que ce ne soit cette fois où un voisin nous a fait goûter une omelette aux champignons bleus un peu fluorescents. Les éléphants roses et moi, après on a fait un gâteau, et je vous le donne en mille, et ben c’était un gâteau au kéfir. J’ai fait cuire pour pas gâcher et j’ai vu que c’était génial.

Vous ne me croyez pas ?

Vous avez raison.

Je cherchais juste des explications crédibles (ah? râté?). Car la vérité, c’est que j’en sais rien pourquoi j’ai mis du kéfir dans ce gâteau ! Peut-être parce qu’avec sa légère acidité, son côté un peu pétillant, je sentais que le kéfir aller donner une pâte légère et moelleuse, même sans battre les œufs en neige. Que ça fonctionnerait un peu comme un yaourt, mais du coup, sans lactose, et que ça serait sympa pour ceux qui sont intolérants aux laitages. Et là par contre, c’est vrai 😉

Une chose est sûre : ce N’EST PAS pour tenter de fourguer mon kéfir comme je peux, quitte à le planquer dans un gâteau parce que je sais vraiment plus comment le faire avaler… Car à la maison, c’est au contraire plutôt la guerre du kéfir, la course à celui qui ouvrira le frigo le plus vite pour s’en envoyer un verre derrière la cravate en rentrant des courses en plein cagnard, la compétition de celui qui ira se sauver avec une bouteille en douce dans le potager (ça s’est moi) ou qui en avalera le plus de verres dans la journée quitte à aller faire pipi toutes les 10 minutes (ça c’est mes petites filles). Bref, tout le monde en raffole du kéfir.

Sauf mon mari. Il a horreur de ça.

Et comme, pour assurer le ravitaillement, on le fait fermenter dans une bonbonne de 6 litres (le kéfir, pas le mari), et qu’il faut bien ensuite transférer tout ça dans des bouteilles au frigo, ça l’énerve un peu (le mari, pas le kéfir).

Ce soir il va rentrer du travail, chercher un truc à boire, et dire d’un air dégoûté « Oh noooon, mais quelle horreur y’a encore du #*&#!!! de kéfir partout dans le frigo !!! ».

J’ai parié, avec les enfants 😉

 

 

Ingrédients pour un gâteau de 8 parts

Préparation : 5 min

Cuisson : 20min

  • 270g de farine T110 de grand épeautre non hybridé (la meilleure, de loin, pour la pâtisserie)
  • 1/2 sachet de poudre à lever
  • 85g de sirop d’agave
  • 100g de kéfir de fruits (la boisson, pas les graines ;))
  • 2 c. à soupe de rhum ambré
  • 100g d’huile d’olive
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel.

 

Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Huiler un moule à savarin (donc, en forme de couronne), d’un diamètre d’environ 24cm.

Mélanger la farine, la levure et le sel, faire un puits. Ajouter tous les autres ingrédients, puis mélanger au fouet, juste ce qu’il faut (sans trop insister) pour obtenir une consistance bien homogène.

Verser dans le moule, enfourner pour 20min (selon les fours, il sera peut-être nécessaire d’ajouter 2 ou 3 min supplémentaires) puis laisser un peu refroidir avant de démouler.

C’est tout !

⇒ Un dernier petit conseil : Ne conservez pas ce gâteau à l’air libre (surtout en été !) il sècherait, ce qui serait bien dommage… Emballez-le dans un grand sac de congélation (pas très romantique, mais efficace), il se conservera jusqu’à 48H à température ambiante (mais sera toujours meilleur les premières 24H). On peut aussi poser une cloche en verre sur le plat, c’est pratique ET romantique 😉

 

 

On se dit, rendez-vous fin juillet ? En attendant, profitez bien de ce bel été 🙂