{ On dirait le sud… }

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Les savoureuses recettes du régime méditerranéen

Cuisine facile pour protéger sa santé

 

Ce que vous allez lire là, je sais, je l’ai déjà dit sur ce blog il n’y a pas si longtemps, vraiment je radote, mais c’est plus fort que moi 😉 : Depuis 25 ans que je m’intéresse de près à l’alimentation saine, j’en ai vu passer des choses… Des modes, des vagues, des régimes « miracles » (surtout « miraculeux » par leur capacité à nous faire prendre du poids tout en mourant de faim…), des diètes hallucinantes censées nous faire maigrir et/ou péter la forme… J’ai vu passer des adeptes du macrobiotisme, de l’hygiénisme, du végétalisme, de la diète hyper-protéinée, du crudivorisme, du régime Dunkan, du régime Tahiti (qui ne consiste pas à se nourrir de gel douche, mais juste de fruits et de poissons), du cartonisme (qui ne consiste pas à se nourrir de carton, mais à suivre les préconisations d’un certain Dr Carton), du Slim Fast (qui ne consiste pas à maigrir vite,  mais plutôt à grossir fastueusement), et j’en passe, et (pas) des meilleures. Heureusement, je n’ai pas suivi tous ces aventuriers, ces Indiana Jones de la bouffe partis défricher des terres inconnues (et pas très hospitalières), j’aimais trop les bonnes choses pour ça ;)… Mais, parce que j’étais quand même un peu « arrondie » sur les bords, j’ai hélas donné de la tête dans deux ou trois trucs un peu idiots, jusqu’à la découverte du principe des indices glycémiques. Ça, au moins, c’est du sérieux, de l’efficace, de l’équilibré, du varié, du sans danger : Quand on privilégie au quotidien les aliments à IG bas, oui, on mincit vraiment, oui, on prend grand soin de sa santé, oui, on a une alimentation variée, et oui, on mange à sa faim, on peut même se ré-ga-ler ! Et on sait que c’est prudent, raisonnable, sûr, car manger à IG bas (donc, des légumineuses, des céréales non raffinées, très peu de sucre, etc.) c’est ainsi que se nourrissent nos ancêtres depuis des lustres, en fait, depuis les gaulois et même avant (la plancha de mammouth aux baies de la forêt, c’était déjà un chouette menu à IG bas). On a donc un peu de recul sur ce coup là 😉

Mais il existe une autre chose sur laquelle nous avons aussi beaucoup, beaucoup de recul pour bien juger de ses bienfaits… c’est l’alimentation méditerranéenne. On ne compte plus les études sérieuses qui établissent ce fait : les populations ne nourrissant sur le modèle dit « méditerranéen » (le VRAI modèle ancestrale, pas la mono-cure de tiramisu !) ont une bien meilleure santé, que cela soit au niveau cardiovasculaire, mais aussi vis à vis du diabète, du surpoids, des risques de cancer, etc.

Vais-je donc retourner ma veste, et abandonner l’alimentation à IG bas pour me lancer dans le modèle méditerranéen. Ben, en fait, pas du tout.

Et vous savez pourquoi ? Parce que les deux fonctionnent de paire. Si vous regardez de près mes 36 livres et mes 8 ans de blog, et bien, je cuisine depuis toujours éminemment méditerranéen ! Et cela, parce que je suis tombée dedans quand j’étais petite (certes) mais aussi parce que j’aime ça, et que je sens à quel point cela me fait du bien.

Mais avant d’aller plus loin, cassons un gros cliché : manger méditerranéen, ce N’EST PAS juste mettre de la sauce tomate partout, ni cuisiner des courgettes, des aubergines et des poivrons à tout bout de champ (surtout hors saison !). Le modèle méditerranéen, c’est beaucoup de légumes, y compris de légumes feuilles ou de légumes d’hiver (brocoli, blettes, céleri, choux…), des céréales, des légumineuses, des fruits, raisonnablement de la viande et du poisson, des œufs, un peu de fromage ( tout spécialement de chèvre ou de brebis), de l’huile d’olive, des noix, des noisettes, des amandes (donc, des « bonnes graisses »)… Un peu de bon vin, et de café aussi (si si !). Peu de sucre, peu de beurre, peu de crème, peu de charcuteries grasses, jamais de produits industriels. Evidemment, on peut encore « renforcer  le côté très bienfaisant de ce modèle alimentaire en remplaçant les céréales raffinées (pâtes, riz, farine banche, etc. hélas maintenant largement usitées dans les pays méditerranéens) par leur version complète, ou par des alternatives encore plus intéressantes sur le plan nutritionnel comme l’épeautre ou l’orge par exemple. En fait, je dis « remplacer », mais je devrais plutôt dire « rétablir », car nos aïeux méditerranéens ne connaissaient pas le riz blanc industriel ou les pâtes « cuisson 3 min », et cuisinaient par contre beaucoup l’épeautre, l’orge, ou le blé complet de variétés anciennes, non hybridées à outrance. C’est cela la version authentique et ancestrale du régime méditerranéen ! Par nature, il était déjà majoritairement à IG bas, sain, équilibré, anti-inflammatoire, digeste…

Le régime méditerranéen, c’est aussi une certaine philosophie de la vie, une façon de manger en bonne compagnie, dans la bonne humeur (et même de parler la bouche pleine, on s’en fiche !), en partageant vraiment un chouette moment de convivialité. La même tourte vous fera beaucoup plus de bien dans ces conditions que si vous gardez vos yeux rivés sur un écran d’ordinateur en vous enfournant les parts l’une après l’autre dans la bouche, sans penser à ce que vous mangez…

Bref, il y aurait tant à dire sur ce fameux « régime méditerranéen » (qui est d’ailleurs tout sauf un régime !) naturellement si bourré d’antioxydants, d’omégas 3, de fibres, de vitamines et autres nutriments précieux que tout complément alimentaire en devient superflu… Mais pour cela, je vous laisserai plutôt convaincre par le formidable Dr Michel de Lorgeril, chercheur, cardiologue et nutritionniste, mondialement connu pour être le plus grand défenseur de ce modèle d’alimentation, et auteur, avec Mme Patricia Salen, de cet ouvrage-là (clic !) sorti il y a 3 ou 4 ans et qui est juste… parfait. Certainement dans mon top 5 des ouvrages les plus percutants au monde quand on veut adopter une alimentation bonne pour la santé ! C’est en le lisant que j’ai eu envie d’écrire ce livre de recettes pour compléter tout cet enseignement, car une fois qu’on a compris pourquoi le modèle méditerranéen est bon pour la santé, et surtout à quel point il est bon, on meurt d’envie de passer à la pratique ! Michel de Lorgeril et Patricia Salen m’ont fait l’honneur d’écrire l’introduction de ce nouvel ouvrage, et de cela, je leur suis très très reconnaissante…

Vous y découvrirez au fil des pages 100 recettes principalement d’origine grecque, italienne, niçoise, provençale ou crétoise (parfois un tout petit peu améliorées pour être encore plus saines et savoureuses !), mais aussi des recettes « de mon crû » réalisées avec des ingrédients méditerranéens. Comme je pense toujours beaucoup à vous ;), j’ai évité les ingrédients un peu trop onéreux, ou encore trop compliqués à trouver quand on habite à Brest, Grenoble ou Aurillac par exemple. J’ai aussi remis dans un petit tiroir de ma tête (pour une autre fois ?) quelques recettes sublimes mais vraiment trop longues à préparer car on n’a pas tous l’âme d’une mamma italienne, ni la même disponibilité pour cuisiner… J’ai fais bien attention qu’il y ait des recettes pour toutes les saisons, car ça serait idiot de ne manger méditerranéen qu’en été ! J’ai évité, bien qu’elles existent bien en cuisine méditerranéenne, les recettes de fritures, les gourmandises un peu trop sucrées, et les céréales à IG plus élevé (comme la polenta par exemple) afin de renforcer au maximum l’effet minceur de cet ouvrage. Enfin, sur la forme, j’ai aussi mis tout mon cœur dans les photos des plats, mais aussi des ambiances et des paysages, afin que, plus qu’un ouvrage de cuisine, celui-ci soit presque un manuel d’art de vivre « comme dans le sud », une fenêtre ouverte sur le soleil, le bruissement des lavandes, le chant de la mer, le parfum d’un oranger en fleurs… Cela m’a bien donné quelques petites émotions : Quand vous verrez par exemple le joli troupeau de moutons page 138, vous aurez une pensée émue (avec ma maman, ce jour là on a failli se faire croquer le croupion par deux énormes bâtards de patous – bâtards au sens littéral du terme, pas en guise d’insulte !). J’ai aussi un fiston qui s’est laissé pousser la moustache pour avoir l’air encore « plus italien » sur les photos (il avait surtout l’air mal rasé ;)), j’ai passé 1H15 assise à côté de la tourte aux blettes page 76 en espérant que le soleil se lève (raté !), j’ai failli prendre une crise de nerfs pour la photo page 64 (quand les rayons du soleil matinal sont enfin tombés pile-poil sur la tablée que je devais photographier après deux heures de préparation, je me suis retrouvée avec deux témoins de Jéhovah derrière le portail- ce jour là, ils ont failli être tapés avec un appareil photo), j’ai repeint en « bleu grec » quatre chaises différentes (et maintenant on ne sait plus quoi en faire…), j’ai voyagé dans le sud de la France, en Provence, à Nice, aux îles de Lérins, dans l’arrière-pays grassois sans tellement profiter du paysage tant j’avais peur de louper mes photos, j’ai planté des légumes spécialement pour cet ouvrage dans mon potager (merci au lapin imbécile qui a bouffé mon pied de chou noir toscan jusqu’au trognon), j’ai photographié des chèvres qui me mâchouillaient le bout des lacets, des poissons avec des sales gueules (mais un goût terrible ;)), je me suis disputée avec quarante-douze guêpes (au moins !) le temps de photographier le gâteau au miel et à la pastèque p180, j’ai pris le bateau pour avoir une jolie vue de la côte cannoise (P6) et même que j’ai failli vomir par dessus bord, j’ai appris à prononcer des trucs improbables genre « Sfincione di San Vito », « Tomatokeftedes », « Kolokytopita », ou « Spanakorizo » sans bégayer, j’ai pondu au moins 10h par montage photo d’entrée de chapitre parce que rien n’était assez satisfaisant à mes yeux, etc., etc. Bref, j’étais un peu sur les rotules en rendant mon manuscrit mi-décembre… mais tellement triste d’avoir fini ! J’ai bien été tentée de demander à mon éditrice si on pouvait faire un livre deux fois plus gros, genre 200 ou 300 recettes, parce qu’il y en restait plein dans ma tête mais bon, c’était pas très raisonnable. Alors voilà, l’aventure s’est terminée. Mais en fait, elle continue, avec vous maintenant…

Alors, régalez-vous bien 🙂

Entrée de chapitre 1

Voici un des 6 montages d’entrée de chapitre, ceux qui m’ont donné tant de fil à retordre parce que je cherchais une chouette association de couleurs entre les différentes prises de vue (j’avais au départ une photothèque de plusieurs centaines de photos, la sélection a été rude ;))… Ici, l’entrée de chapitre « Autour d’un verre » (Recettes d’antipasti, tapas et mezze…)

… et là l’entrée de chapitre « Produits de la mer », photos principalement prises dans les paradisiaques îles de Lérins, au large de Cannes, et plus spécialement sur l’ïle St Honorat, un petit bijou à explorer absolument tant c’est un havre de paix et de beauté… (Ceci était la minute touristique ^^)

Extrait du 1er chapitre (Autour d’un verre) : Ici les polpettine de thon aux herbes et aux olives noires…

 

… et ici la farinata de pois chiches au romarin et tomates séchées.

 

2ème chapitre (Trésors du potager) avec une grande découverte pour moi, la fava, une recette crétoise qui m’a totalement séduite…

 

Et là les tomatoketfedes, des croquettes végétaliennes de tomates fraîches aux herbes, un régal absolu , et tellement facile à préparer !

 

Chapitre 3 ( Les céréales du régime méditerranéen), avec ici une soupe grecque avgolemono à l’orge et au poulet. C’est crémeux à souhait, parfumé, un soupçon acidulée, houlala, il faut vite que j’en refasse…

 

… et là un gratin de petit épeautre à la viande et aux épinards (la plupart des autres recettes de ce chapitre sont végétariennes).

 

4ème chapitre (Délices de la ferme) avec des recettes saines et équilibrées à base de viande, d’oeufs et de fromages. Ici, des souvlakia grecques…

 

… et là de l’agneau de Sisteron à la boulangère (lever à 5H30 du matin pour capter en juillet cette belle lumière dans les arbres du jardin ;)).

 

5ème chapitre avec les produits de la mer… Ici, du loup grillé aux herbes, sauce ladholemono…

 

… et là une simple salade de pois chiches aux calmars, qui a fait mon bonheur le temps d’un déjeuner à 11H30 du mat’ (j’avais trop faim ;))

 

Chapitre 6, quelques douceurs : Ici, un Ciambellone (gâteau italien) à l’huile d’olive et au citron, tellement léger et moelleux…

 

… et là une crostata à l’amande et aux poires, avec très très peu de sucre ajouté, et pourtant tellement de saveur !

 

Enfin, le 7ème chapitre (Les bases) pour apprendre par exemple comment préparer un aïoli ou une rouille du tonnerre !

 

Enfin, pour terminer, une photo prise dans les Alpilles, mais pas à dos d’âne dans un champ de lavandes, non, à 130km/h sur l’autoroute, à travers un pare-brise (promis, c’est pas moi qui conduisait !), en revenant de mon « séjour photo » dans le sud.  Je la trouve pourtant vraiment fascinante…

 

 

Les savoureuses recettes du régime méditerranéen

Cuisine facile pour protéger sa santé

 

Publié chez mon éditeur, Terre Vivante, dans la collection « Conseils d’experts »

Si vous voulez consulter le sommaire, c’est ici (clic)

 

Encore un immense merci au Dr de Lorgeril et à Patricia Salen, ainsi qu’à Brigitte M. et Julie D., les éditrices de Terre Vivante, qui m’offrent avec leur soutien sans faille et leur gentillesse hors du commun, le plus accueillant et fertile des « terreaux » pour faire pousser de bons livres 😉

 

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