{ Quels sont les meilleurs matériaux pour cuisiner ?… }

{ Quels sont les meilleurs matériaux pour cuisiner ?… }

 

… ou plus exactement : Voici juste dans quoi je cuisine, moi.

 

Tarte aux tomates fraîches

Un plat à tarte en fer blanc comme ceux de nos mémés (sans papier cuisson !), c’est LE gage d’une pâte bien croustillante… (Tarte aux tomates fraîches, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca ©.)

J’ai reçu de votre part tant de questions à ce sujet qu’il fallait bien un article pour y répondre. Mais cet article, j’avoue que j’ai un peu traîné les pieds pour le rédiger… tout simplement parce que c’est un peu délicat.

– Délicat parce que je n’ai aucune légitimité, étant juste auteur de cuisine (et non pas, chercheur, médecin, journaliste d’investigation ou que sais-je encore) pour vous dire « ça c’est bien, ça c’est pas bien ».

– Délicat ensuite parce qu’il est parfois difficile d’avoir des informations absolument fiables sur certains matériaux (par exemple le silicone, les revêtements céramiques, etc.)

-Délicat parce que c’est un sujet un peu « casse-gueule », où il est difficile de s’exprimer sans que les purs-et-durs ne s’enflamment. Or, que ça soit en matière de bouffe, de santé, d’écologie etc. les « maîtres à penser » auto-proclamés commencent un peu à me gonfler. Oooooon se calme les gars… Est-ce qu’on peut au moins discuter un peu de ça, échanger nos avis ou tenter de nuancer la question sans se faire hurler dessus ? Visiblement, sur certains sujets c’est impossible. Tabou. Le monde du bio, supposé rempli de gens super cools, est en train de se muer en univers politiquement correct où certains discours frisent le diktat. Mais déjà, c’est quoi le « monde du bio » ? Pour moi, quelque chose certes d’un peu abstrait, mais incluant de sérieuses notions d’alimentation saine, de santé au naturel, d’écologie véritable, d’agriculture et même mieux, de permaculture, le tout avec une belle ouverture d’esprit, l’envie d’échanger sur plein de sujets. Et bien ce petit monde là est en train de glisser vers quelque chose de pas très joli depuis quelques temps. Si si. De ce bel univers paysan profondément ancré dans la terre et parfois mêlé d’un soupçon de baba-cool-attitude plutôt attendrissante, oui, cet univers authentique qui sent bon l’humus, le pain au levain, le vin bio, la bière brassée artisanalement, le jambon corse, le fromage au lait cru, cet univers où l’on entend les cloches des chèvres aux champs et le chant du coq au poulailler, où l’on respire la bienveillance, la gourmandise et la joie de vivre est en voie de disparition… Là, on entendrait presque le bruit des bottes qui défilent, les harangues exaltées, les camps de « rééducation » politique. Le gluten ? Interdit !!! Le fromage ? Interdit !!! La viande ? Interdit !!! L’alcool ? Interdit !!! Et j’ai vraiment envie de soupirer moi aussi, comme Belmondo dans le film « L’as des as » (ah, cette scène culte de la librairie !) « Vraiment ch*er vous me faites, Herr Kommissar ».

Cuillerée de champignons

Il n’y a pas de mystère… Pour obtenir des notes si joliment caramélisées (sans tout faire cramer !) il faut cuisiner dans de bons matériaux… Ici, une vieille cocotte en fonte émaillée, chinée dans une brocante.

Car ce n’est pas le fanatisme qui fera changer les choses en mieux. C’est le bon sens. Le « fanatisme de la bouffe » fait peur, il culpabilise à mauvais escient, il attise la moquerie, musèle toute pédagogie et décrédibilise beaucoup d’efforts. Mieux vaut avancer, il me semble, avec prudence et réflexion plutôt que hargne et exaltation pseudo-mystique.

Bref, je m’éloigne du sujet parce que tout cela me préoccupe, et je pourrais écrire là-dessus beaucoup, beaucoup de choses…   Sur le veganisme par exemple (présenté maintenant dans des revues aux caisses des supermarchés comme LE truc tendance, or, désolée d’être aussi « réac », mais il y aurait beaucoup à redire là dessus, je ne me sens juste pas assez dispo pour encaisser les insultes publiques qu’il va falloir avaler si je veux tenter d’exposer mes arguments). Moi je n’ai RIEN contre les vegans. Sauf quand ils viennent m’insulter parce que là, ça commence à bien faire. Heureusement, il y a aussi plein de vegans super pacifiques, et ceux-là ont toute ma sympathie.

On pourrait aussi évoquer les excès du « sans ». Par exemple du « sans gluten », car oui, je suis bien consciente que beaucoup d’entre vous ont à souffrir d’une réelle intolérance, ce en quoi je compatis énormément, mais moi par exemple on m’a aussi diagnostiqué « intolérante au gluten » il y a 12 ans, alors qu’il n’en est rien. J’en suis sûre.

Là, pour aujourd’hui on va juste essayer de parler de casseroles. Et désolée pour les puristes, je ne suis pas trop adepte de tout faire cuire à la vapeur, ou à 40° pendant 12H. Les trucs dorés à la poêle dans l’huile d’olive, j’aime ça, mes ancêtres ont fait ainsi pendant des millénaires et ils ne sont pas tous morts. Enfin si les pauvres, et depuis belle lurette, mais pas d’un cancer.

– Délicat enfin parce que certains matériaux de cuisson « topissimes » d’un point de vue santé sont juste hors de prix. Or, devoir vendre un rein pour acheter une poêle, c’est pas terrible non plus.

Allez, on y va ?

Pain moulé de petit épeautre

Ce joli pain de petit épeautre a été cuit dans un moule en terre vernissée que j’ai acheté 5euros à une braderie du personnel… qui se déroulait dans une galerie marchande d’un supermarché. Les employés vendaient tout simplement les moules à pâtés vides du rayon charcuterie ! Ça c’est du recyclage 😉 (Pain moulé de petit épeautre, « Les secrets de la boulange bio », Marie Chioca ©)

Mes poêles :

1/ Ma poêle anti-adhésive : elle est officiellement aux ordures depuis 1997. Parfois, mon mari m’en ramène une petite, toute mignonne, à la Chandeleur, je râle, on l’utilise deux fois, puis elle fini cabossée entre deux autres poêles plus lourdes. Ce n’est même plus une question de revêtement légèrement griffé, non, ça c’est pour les petits joueurs. Vu le poids du reste de ma batterie de cuisine (fonte noire, inox 18/10, terre à feu, faitouts de 12 litres, etc.), l’état de rangement de mes placards, et la bestialité, oui, j’ai bien dit la bes-ti-a-li-té de ceux qui m’aident (parfois ;)) à ranger la vaisselle (genre je jette la poêle et je ferme le placard coulissant d’un coup de Doc Martens), on dirait toujours que la poêle Téfal a fait du stock car. Achetée en janvier, jetée en mars-avril. Bref, c’est nul…

2/ Ma poêle en inox du supermarché (pourtant de bonne marque). Elle squatte mon placard depuis 20 ans. Je m’en sers genre à chaque fois que j’ai oublié de brancher le lave-vaisselle depuis deux jours et que toutes mes autres poêles sont indisponibles. Ça doit bien arriver quatre fois par an. Tout ce que j’y fais cuire brûle, colle, fume, mais c’est bien parce que ça permet à chaque fois de m’assurer que les piles du détecteur de fumée fonctionnent.

Poêle de cow boy

Une de mes « poêles de cowboy », ici photographiée dans l’ouvrage « Je cuisine bio avec les enfants ». Je n’ai d’ailleurs pas trouvé beaucoup de photos avec cette pauvre poêle, même en recherchant dans tous mes anciens livres ou les articles de blog vieux de 7 ans. Faut dire qu’elle n’est pas très présentable ^^ Marie Chioca ©

3/ Ma poêle de cowboy 😉 Ou plus exactement mes poêles de cowboy, parce que j’en ai de toutes les tailles. Sorties tout droit d’un film avec Terrence Hill, elles sont accrochées au mur de la cuisine. C’est moins interdit, mais tout aussi efficace contre les cambrioleurs que le calibre 12. Sans plaisanter, en cuisine c’est une merveille. Quand vous les achetez, elles sont très belles. Waouh, la claaasse, ce look « argent brossé » ! Mais ne comptez pas trop là dessus. Car une poêle de cowboy (en vrai, ça s’appelle « une poêle noire », ou « une poêle en tôle de fer ») ça doit se noircir, se culotter. Plus c’est cracra, plus ce que vous y faites cuire est sublime. Il faut donc bien suivre les instructions la première fois (une sorte de « rituel magique » où on y fait bouillir des pelures de pommes de terre, puis de l’huile, bref, tout est expliqué sur le carton de la poêle ;)), et ensuite, s’habituer à cet usage, certes très différent de la poêle Téfal, mais très simple au final. Dans une poêle noire, tout rissole, dore à point, croustille à la perfection. On appelle ça la « réaction de Maillard », bien connue des bons cuisiniers. Pour les crêpes aussi c’est le top, mais il faut d’abord bien la préchauffer, puis seulement ajouter l’huile, et très très vite verser la pâte à crêpe (sinon l’huile fume). Ensuite, c’est plus que du bonheur pour les 40 crêpes qui suivent…

Pour le nettoyage, attention, âmes sensibles s’abstenir : pas de lave-vaisselle !!! Sinon, la poêle noire, ben elle ressort orange fluo. De rouille évidement. Et tout ce qu’on y fait cuire après accroche et sens la coque de vieux cargo. Non merci.

Il faut donc juste la passer sous l’eau très chaude en la frottant avec une brosse à vaisselle, puis la remettre sur le feu quelques instants, pour bien la sécher, avant de la ranger, telle quelle, et idéalement, bien nette mais encore un tout petit peu grasse… Ben oui. C’est en tout cas comme ça qu’ils font dans les super restos très « chics ». Perso, je n’utilise de produit vaisselle qu’après y avoir faire cuire du poisson… Enfin, sachez que si on y laisse brûler de l’huile au point qu’elle se mette à poisser au fond de la poêle (c’est rare, faut quand même y aller très fort !), la seule solution reste la pierre d’argent (bien penser à la re-huiler légèrement – la poêle, pas la pierre d’argent !- puis à l’essuyer avant de la ranger). Bref, voilà, à regarder comme ça, je comprends pourquoi les publicitaires n’ont pas trop misé là-dessus pour séduire « la ménagère ». Eux qui aiment tant nous présenter, depuis les années 50, des clichés de majorettes de la cuisine avec leur petite poêle Téf*l à la main, j’avoue que là… Parce que les Betty-Boop des pubs, elles vont écailler leur vernis, mettre des traces noires sur leur petit top à bretelle et tout et tout avec ce genre de poêle. Mais moi, comme je ne cuisine jamais en talon aiguille, j’attrape ça à deux mains, et ça me muscle mes petits bras ;). Un jour on m’a dit « ça au moins c’est une poêle de mec ! ». Crétin. Ça c’est juste une poêle pour ceux qui aiment la vraie cuisine.

Poêle en fonte émaillée

Ma jolie poêle en fonte émaillée de chez Le Creuset, quelques secondes avant qu’elle ne passe par la fenêtre… Un jour je vous raconterai l’histoire 😉 Ah, vous voulez savoir tout de suite? Bon, voilà. Ça c’était la première photo des crêpes Suzette (ouvrage « La cuisine des grands classiques »), mais je trouvais la flamme un peu faiblarde. Alors j’ai attendu que ça soit bien éteint (sic!) puis j’ai versé un peu d’alcool à brûler, mais là j’ai pas eu le temps d’approcher l’allumette. On a entendu « bang », la bouteille d’alcool a implosé entre mes mains, et des flammes de 50cm sont sorties de la crêpe. Sérieux, j’étais trop choquée, et pendant ce temps, mon fils a calmement jeté la poêle par la porte-fenêtre histoire de pas flanquer le feu à tout le salon. Voili-voilou. Bon, évidement, cette pauvre poêle, quand on l’a retrouvée, (éteinte), était fendue en deux sur les dalles de la terrasse. Pas de bol. Mais personne n’a été blessé ! Et ça c’est incroyable…

4 / Ma poêle en céramique. Elle est immense (30cm) à bords hauts, je l’ai achetée chez Lecl*rc, et je l’aime… mais pas trop. Bref, c’est assez mitigé. D’abord parce qu’avec les brutes que j’ai à la maison, je dois la changer tous les ans (28 euros par an environ) à cause du revêtement qui s’abîme. Côté durable, c’est donc nul. Ensuite, parce que je n’ai jamais trouvé de réponse sûre à ma question angoissée : c’est bien ou pas un revêtement céramique ? Certains disent que oui. Mais je trouve qu’on n’a pas beaucoup de recul. Côté technique, c’est vrai que ça ne colle vraiment pas du tout. Les mets y sont peut-être un peu moins croustillants que dans la poêle noire, mais ça dépanne vraiment bien, le résultat est tout à fait honorable, ça passe au lave-vaisselle, bref, voilà le genre de concession que je suis prête à faire, sauf si vraiment un jour j’apprenais que c’est réellement toxique.

5 / Ma poêle Ecovitam, en inox avec un fond trèèèèès épais (et un couvercle muni d’un thermomètre, on peut donc même l’utiliser pour des cuissons à basse température). Voir aussi plus bas, où je parle de la gamme Ecovitam au paragraphe des faitouts et casseroles : en tout cas, pour moi c’est une excellente alternative à la poêle de cowboy : si on suit bien « le test de la goutte d’eau » rien ne colle, ça se nettoie bien, ça reste bien net, bref, une bonne poêle, vraiment, avec même un joli design. Un peu onéreuse par contre, et donc pas à la portée de tous les budgets hélas.

6/ La poêle scandinave en fonte noire : Je n’en ai pas ! Mais je l’ai vue en action chez une amie, et ça a l’air très trèèès bien 🙂

7 / La poêle en fonte émaillée. J’en avais trouvé une sublime chez Emmaüs, en fonte orange à l’extérieur, émaillée de gris à l’intérieur, avec un manche en bois (marque Le Creuset) c’était ma chouchoute. Et puis un jour, elle a littéralement volé en éclat, mais c’est de ma faute ;). Si vous avez lu la légende de la photo, vous êtes déjà au courant…

 

Tranches de butternut rôties

 Plat à four en émail. (Tranches de butternut rôties, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca ©.)

Mes plats à four :

J’en ai en pyrex, en inox (genre « cantine »), en terre vernissée (de toutes tailles et toutes couleurs), en grès, en émail (voir ci-contre), bref, tout ça c’est apparemment très bien pour la santé car ce sont des matériaux inertes, sur lesquels nous avons suffisamment de recul pour juger.

Une mention particulière quant aux roasters, dont je suis fan (je m’en sers beaucoup !) : pour ne pas être trop longue, voici un article un peu plus ancien sur la question…

 

Mes woks :

1/ Mes deux woks en fonte noire : un grand (28cm), et un très grand (34cm), tout deux avec un couvercle en verre. C’est une longue histoire d’amour, mais ils sont en passe d’être remplacés dans mon cœur par une gigantesque cocotte ronde en fonte noire (voir plus bas), dont le fond plat se prête à mon avis encore mieux à ma façon de cuisiner. Mais longtemps, ces deux woks ont été en « coloc » avec le faitout Ecovitam, sur ma gazinière…

A noter que certaines marques de wok en fonte ont hélas une qualité un peu décevante. J’en ai jeté plusieurs, dont le fond soit disant en pure fonte s’abîmait sans que les fabricants puissent apporter de réponse à ma question. Bizarre.

2/ Mon wok Ecovitam. Pas mal du tout aussi (au moins là on est sûr, c’est de l’inox, et le fond est indestructible) mais j’ai quand même une petite préférence pour la fonte.

 

Mes faitouts et casseroles :

1/ Mon faitout-tout-bête, pour faire cuire les pâtes. En inox, juste pour y faire bouillir des trucs. J’ai aussi un faitout « traiteur » (donc gigantesque) pour quand je reçois, le genre de bidule qui peut aussi servir de baignoire pour dépanner. Bon, là, rien de bien original. À noter toutefois qu’après avoir tenté maintes fois, on ne peut vraiment rien faire revenir dans un faitout inox « tout bête » (ça brûle, l’huile fume !), ni mijoter (ça accroche traîtreusement alors qu’il reste plein de sauce). Pour ça, il faut de la fonte, de la terre à feu ou un faitout Ecovitam. On y arrive…

Faitout Ecovitam

Faitout Ecovitam (ici photographié avec son panier vapeur superposé). Le genre d’ustensile que vous ne voyez pas souvent sur mes photos (parce que tout s’y reflète cruellement, même la photographe en pantoufles debout sur un tabouret) mais que dans la « vraie vie », j’utilise vraiment au quotidien…Marie Chioca ©.

2/ Mon faitout Ecovitam. Il n’a pas de place dans les placards, vu qu’il ne quitte jamais la gazinière. Voilà, je précise, parce que c’est important : ceci n’est pas un article sponsorisé, aucune marque citée dans cet article ne me donnera quoi que soit en échange ! C’est juste que mon faitout Ecovitam cumule à mon avis bien des atouts : un fond super épais (quand on y fait revenir par exemple des oignons dans l’huile d’olive, ils rissolent délicieusement sans brûler, sans fumer), une capacité à faire mijoter les plats au moins égale aux performances de la fonte, une cuisson à l’étouffée beaucoup plus rapide (moins toutefois qu’avec une cocotte-minute -que je n’utilise jamais – mais plus rapide qu’avec un autre faitout lambda), et puis surtout, la possibilité de tout mijoter à basse température grâce au couvercle muni d’une sonde. Dans ce dernier cas, on retrouve tous les intérêts de la cuisson vapeur, sauf que là, au lieu que les saveurs soient « lessivées », elles sont au contraire concentrées dans le jus de cuisson (car il est même inutile d’ajouter la moindre goutte d’eau !). Un simple blanc de poulet mijoté 15 min avec des poireaux émincés et de l’huile d’olive, c’est déjà très très bon… à noter évidemment que « qui peut le plus peut le moins » : on peut donc aussi y faire « bêtement » bouillir des pâtes, du riz ou des soupes, et même adapter dessus l’élément vapeur (idéal pour cuire deux trucs en même temps, par exemple, du riz en bas dans le faitout, des légumes et du poisson dans le panier inox au dessus, tout ça pour la même consommation d’énergie).

3/ Mes casseroles : elles sont en inox, toutes bêtes, avec des *$%# !!! de queues qu’il faut revisser régulièrement mais ça, c’est pareil chez tout le monde. En fait, je les délaisse un peu pour le faitout Ecovitam 😉

 

 

Mes plats à gâteaux :

C’est là que je m’attends à me faire engueuler 😉

Moelleux mystère à l'orange

Le fameux « vilain » moule à savarin en alu… Comme quoi, on a tous des petits vices cachés 😉 (Moelleux mystère à l’orange, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca ©)

1/ Le silicone. Alors, là, mea culpa. J’ai fais une erreur de jeunesse il y a très longtemps, j’ai écrit un livre sur les papillotes en silicone. Oui, j’ai fais ça, moi. Je n’en suis pas fière du tout ! J’ai deux toutes petites excuses : 1, à l’époque, on avait vraiment besoin de sous (désolée, c’est cru, mais c’est vrai) et comme je n’avais pas un super éditeur comme maintenant je devais me contenter des sujets qu’on me donnait (j’ai quand même, je précise, refusé un ouvrage sur le micro-ondes, un sur les cupcakes, un sur les macarons), et 2, on m’avait assuré que le silicone de bonne qualité était tout à fait neutre pour la santé. Pour finir, je n’en sais rien. Je ne dis pas que c’est mauvais, je ne dis pas que c’est neutre, mais comme de toute façon on peut s’en passer, et bien je m’en passe complètement.

2/ L’alu. C’est pas bien, je sais. Mais j’ai un moule à savarin « vintage » en alu, et c’est mon chouchou, car les gâteaux qui y cuisent sont très moelleux, se démoulent bien bref, c’est du pur plaisir. J’ai essayé plusieurs fois de le remplacer, mais à chaque fois j’ai été déçue du résultat. Le fer blanc ? Ça rouille, ça accroche. Le pyrex ? Ça arroche. En fait, à ce jour je n’ai rien trouvé qui me fasse des gâteaux aussi géniaux que mon moule à savarin « de grands-mères ». J’ai compté : moi qui suis auteure culinaire, je ne l’ai utilisé que 22 fois l’an dernier. Comme je n’ai par ailleurs rien d’autre en alu dans ma cuisine, et que je n’utilise par de papier alu pour conserver les aliments (mais plutôt des boîtes de verre), ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Gnêêê. (Houlà, je devrais peut-être quand même me méfier ?…)

Gros borwnie

Là aussi, un affreux moule « pas bien du tout », mais qui fait de si beaux gâteaux… . (Gros brownie aux noix de pécan et faux caramel au beurre salé, « La cuisine bio des jours de fête », Marie Chioca ©.)

3/ Mes quelques moules un peu plus « funs »… en revêtement anti-adhésif. Ben oui. Parce que là, pour le coup, il ne me servent même pas 3 fois par an, mais le résultat est tellement joli ! Je pense néanmoins que j’aurais pu totalement m’en passer. Société de consommation, quand tu nous tiens…

4 / Mes moules à cake : j’en ai en pyrex, en terre à feu, en porcelaine, en fer blanc, mais aucun en silicone. Dans tous les cas, il faut soit utiliser du papier cuisson, soit bien huiler et/ou fariner le moule. Attention les gars, les temps de cuisson varient en fonction du matériau utilisé… et la texture des cakes aussi ! Mais si je détaille, cet article va commencer à ressembler à une thèse. En gros : dans la terre et le pyrex les cakes sont plus moelleux, dans le métal (sans papier) ils sont un peu croustillants à l’extérieur, et dans n’importe quel moule avec papier cuisson ils sont un peu mous…

5/ Mes moules à tarte, idem : pyrex, terre vernissée, métal. Mais mon préféré, c’est un moule à tarte en fer blanc un peu rouillé que je nettoie bien avant usage, que je huile et que je farine. Du coup, je l’utilise sans papier cuisson, et c’est l’assurance d’une pâte à tarte bien plus croustillante !

6/ Mon moule à kouglof en terre : joli, assez performant (s’il est bien graissé et fariné), je l’aime bien aussi. Je n’y fais pas cuire que des kouglofs, mais toutes sortes de pains, de cakes et de gâteaux salés ! Par rapport au moule à savarin, le démoulage est un peu délicat, et le temps de cuisson plus long.

7 / Mes moules à manqué ou à clafoutis : je ne les utilise presque plus, sauf justement pour les clafoutis, parce que je trouve que le moule à savarin (donc avec un « trou » au milieu) permet une cuisson beaucoup plus homogène (en gros, le gâteau est cuit à cœur avant que le dessus ne soit trop bronzé…)

8/ Mes rectangles et cercles à pâtisserie en inox. Ils sont à mon avis in-con-tour-na-bles ! (Et de plus d’un prix abordable).

Moule à cake

Le genre de moule à cake que j’aime beaucoup, d’abord parce qu’il est très joli, ensuite parce qu’il est très long, donc ça fait plus de tranches 😉 ( Brioche à effeuiller, huile d’olive et citron, « Les secrets de la Boulange bio », Marie Chioca©).

 

Osso buco de lapin

Cocotte en terre à feu Emile Henry. (Osso buco de lapin, « La cuisine bio des jours de fête », Marie Chioca ©)

Mes cocottes :

1/ Mes deux « Le Creuset » en fonte émaillée de couleur : elles sont trop belles, trop solides, mais trop chères aussi…

2/ Mes cocottes de chez Emmaüs (toutes marques confondues) : elles sont trop belles, trop solides, et beaucoup moins chères pour le coup. Je les collectionne de toutes les tailles et de toutes les couleurs à cause de mes photos 😉

3/ Mes cocottes en terre à feu « Flame »de chez Emile Henry : elles aussi sont trop belles et trop chères 😉 Mais franchement, c’est de la bonne qualité.

4/ Ma cocotte en fonte pour Obélix : Marque Invicta , 32cm de diamètre, 8l de gourmandise. Pour caler les ados Chioca, faut bien ça. Depuis, je me muscle. Et comme je suis complètement folle, un jour je m’achèterai celle-là…

 

Bref, hormis la gamme inox Ecovitam, j’utilise surtout des matériaux « de grands-mères » : fonte noire ou émaillée, tôle de fer, terre, porcelaine, pyrex… Comme le dit le célèbre adage : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ;). J’ai aussi appris entre temps qu’apparemment, quand on cuisine régulièrement dans la fonte ou les poêles noires, une partie du fer migrerait vers les aliments, et ce serait très bon pour la santé. Est-ce pour cela que je n’ai jamais manqué de fer malgré mes 6 grossesses, ni d’ailleurs aucun de mes enfants ? La question reste posée…

À noter aussi que sur mes photos, vous croiserez beaucoup d’autres ustensiles et contenants, souvent très jolis (petites casseroles en émail, petits plats de toutes les couleurs, mini-poêles « vintage » en alu brossé, etc.), et quelques moules à gâteaux plus « techniques », genre moule à charlotte ou moule à angel-cake, bref, il serait impossible d’en faire toute la liste ici… Mais justement, ça ne me sert que rarement pour les recettes ou les photos de mes livres, pas au quotidien pour la « vraie vie ». Tout cela ne se range même pas dans ma cuisine 😉

Et non, pour répondre à beaucoup de questions je n’ai pas de mijoteuse électrique, de Thermomix et autre cooking chouette, du coup je ne peux pas hélas vous conseiller là-dessus. Mais je comprends vraiment que cela puisse aider certaines personnes qui sont très peu dispo. Oui, c’est toujours mieux, et même beaucoup mieux, que d’acheter des plats tout prêts.

Mais moi, bien que très souvent débordée… je ne délèguerai jamais à une machine mon bonheur de cuisiner, même les choses les plus simples 😉

En revanche, j’attends impatiemment l’invention du robot qui repassera et pliera tout le linge à ma place…

Clafoutis aux abricots

Plat à clafoutis en terre vernissée, Maison du Monde. (Clafoutis miel-abricot, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca © ).