I’m eating in the rain…

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{ I’m eating in the rain ♪… }

Osso buco d’été aux tomates fraîches

♥ Sans lait ♥ Sans gluten ♥ IG Bas ♥ 

Osso buco aux tomates fraîchesJe ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, après des mois de sécheresse intense, il pleut enfin depuis plusieurs jours, mais pas juste une petite pluipluie pour rigoler, non des TROOOOMBES, des cataractes, avec un ciel qui touche les sapins, les gouttières qui débordent, la brume qui recouvre la campagne et tout et tout. D’un côté, c’est chouette pour le jardin qui avait soif. D’un autre, euh, il faut quand même digérer d’être passé en deux jours de 40 à 13°C… Mais qu’à cela ne tienne, car au fond j’aime bien la pluie moi ! Autant les « musiques zen de méditation » des boutiques New Age m’horripilent (je ne dois pas être comme tout le monde, parce que ça me donnerait presque envie de mordre dans les bâtons d’encens ou de péter toutes les lampes à sel, alors mieux vaut que je ressorte sagement et très vite…), autant le bruit de la pluie sur les vitres m’apaise vraiment. Donc, la pluie, c’est un bon antistress. Et d’un. Et puis…. Tient, ça fait joliment boucler mes cheveux. Et de deux. Et puis, euh… ça m’évite de chercher mes lunettes de soleil, cet objet presque aussi facétieux que les clés de voiture. Car avez-vous remarqué ? Quand on n’en a pas besoin, on passe la journée à les pousser du milieu ou à éviter que quelqu’un s’assoit dessus (« Ah, elles étaient là mes lunettes, super, je note ! »), mais impossible de les retrouver quand il le faut vraiment. D’ailleurs, si vous croisez en voiture, sur le coup des 13H et en plein cagnard, un conducteur tout larmoyant avec un #%!!!8# de pare-soleil devant le front, vous pouvez être sûr qu’il les retrouvera ses lunettes, mais en rentrant. Donc, la pluie, ça m’évitera de farfouiller en mode sanglier-qui-déterre-un-topinambour dans chaque sac à main, sac de piscine, sac de pique-nique, tiroir et vide-poche de voiture ou de la maison, à la recherche des lunettes de soleil, et ça sera autant de gagner pour faire autre chose de beaucoup plus intéressant (comme par exemple chercher les clés de voiture). Et de trois. Bon, je suis sûre qu’en cogitant bien, je trouverais plein d’autres raisons d’être ra-vie de ce temps de grenouille, et d’oublier un peu que la pluie en t-shirt et en tongs, hiiiiii, ça mouille.

Voilà, mais je pense que si vous vouliez juste parler de la pluie et du beau temps, vous avez bien un voisin qui tond sa pelouse ou une belle-mère au téléphone qui ferait l’affaire. Et que si vous cherchiez la météo, vous ne seriez pas venu sur Saines Gourmandises. Alors passons vite aux choses sérieuses : La pluie (promis, après j’arrête d’en parler), ça me donne illico envie de bons trucs chauds qui réconfortent (même en août) ! Et dans la catégorie des plats qui réconfortent, l’osso buco est quasiment hors concours… La pluie sur les vitres + un osso buco qui mijote, c’est comme une belote entre copains + un whisky + de la musique irlandaise, ou comme un bon film épique + un paquet de kleenex. C’est l’accord parfait…

Osso buco aux tomates fraîches2Une recette mythique, donc, dont il existe plusieurs versions, mais cuisiné comme ici, sans beurre et avec beaucoup de légumes frais, l’osso buco allie à la perfection gourmandise et santé ! Car il faut savoir que les tomates cuites offrent un maximum de lycopène, cet antioxydant si précieux en prévention de beaucoup de maladies modernes. Quant à la viande, elle n’est pas ici saisie à feu vif en début de cuisson comme souvent indiqué dans les recettes, mais mijotée à basse température afin de ne pas brûler les graisses (c’est mieux pour la santé). J’ai aussi pris le parti de ne pas épaissir la sauce avec de la farine, ce sont les tomates anciennes qui lui donnent sa texture délicieusement épaisse (elles font vraiment la différence), et côté saveur inutile d’utiliser du « bouillon cube » de veau ou de volaille comme hélas cela se fait tant : la bonne viande de veau fermier, les aromates et les légumes se suffisent amplement pour donner à ce plat un irrésistible parfum de reviens-y…

Concernant la viande de veau, il faut hélas savoir que le pire côtoie le meilleur : le « veau de boucherie » est un pauvre animal qui, non content d’être généralement élevé dans des bâtiments, est nourri avec une sorte « d’aliment en poudre » dans lequel, si vous lisez la composition, rentrent beaucoup d’ingrédients chelous et très peu de « vrai » lait de vache. Mais on peut encore trouver du veau fermier élevé sous la mère et en plein champ, et ça fait vraiment toute la différence, à la fois côté saveur, mais aussi côté santé pour le consommateur. Alors, merci aux éleveurs bio ou fermiers (habitant la campagne, j’en côtoie tous les jours) qui se battent pour perpétuer cette qualité contre vents et marées, luttant contre la concurrence déloyale d’un marché ultra libéral, contre non pas les tracasseries, mais carrément les persécutions de la paperasse et des « normes » parfois stupides, souvent stigmatisés ou incompris, résistant contre l’envie de baisser les bras et de tout lâcher malgré la passion qui les anime… Tenez bon, les gars, on est fiers de vous, et on approche du jour où cette société se rendra enfin compte qu’on n’en peut plus de toute cette malbouffe industrielle, et qu’il est urgent -désolée si je radote un peu sur ce blog-, de revenir au bon sens de nos anciens : des aliments « vrais », non trafiqués, non raffinés, beaucoup de légumes du marché ou du potager, des céréales complètes, des légumes secs, et quelques produits de la ferme (œufs, fromages, viande) ou de la mer, sûrement pas à chaque repas ni même tous les jours, mais toujours de qualité. Si en plus de ça on privilégie l’IG bas ET les aliments phares du régime méditerranéen, ça sera le summum côté santé et gourmandise !

Exactement comme ce bon osso buco…

 

Osso buco aux tomates fraîches6
Les plats en sauce sont un vrai casse-tête à photographier (et quand il pleut, forcément le manque de lumière ne simplifie pas les choses), mais en revoyant cette photo je me dis que quand même, il était vraiment bon l’osso buco d’hier 😉

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 1H

  • 1,2kg de rouelles de veau
  • 1,5kg de tomates fraiches
  • 3 gros oignons
  • 3 grosses carottes
  • 2 feuilles de laurier
  • 3 brins de sarriette
  • 3 brins d’origan
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 20cl de vin blanc sec
  • Sel, poivre du moulin.

Pour la gremolata :

  • 1/2 bouquet de persil plat (sans les tiges)
  • Le zeste finement râpé et le jus d’un citron bio
  • 1 gousse d’ail (écrasée au presse ail)
  • 2 filets d’anchois à l’huile d’olive, bien rincés sous l’eau fraiche.

Osso buco aux tomates fraîches 3

Emincer les oignons, découper les carottes en petits cubes, et faire légèrement dorer le tout à l’huile d’olive dans une grande cocotte en fonte.

Pendant ce temps, peler les tomates et les découper en quartiers (on peut aussi mettre quelques tomates cerise en plus, dans ce cas bien sûr on ne les pèle pas !). Les ajouter dans la cocotte avec les rouelles de veau, le vin blanc, le jus de citron, les herbes aromatiques, du sel et du poivre. Poser un couvercle, et dès reprise de l’ébullition laisser mijoter 1H30 à feu très doux. Surveiller en fin de cuisson que la sauce n’attache pas, et ajouter un peu d’eau si besoin.

Pendant ce temps, préparer la gremolata en hachant finement aux ciseaux le persil, le zeste de citron, l’ail et les filets d’anchois dans un verre.

Cinq minutes (précises !) avant la fin de la cuisson, ajouter la gremolata dans la sauce, mélanger, poser un couvercle et remettre la cocotte sur feu doux (cette cuisson très brève atténue un peu la force de l’ail et « lie » bien la saveur de la gremolata au reste du plat, tout en préservant le parfum fragile du zeste de citron et du persil frais.)

Quand l’osso buco est cuit, la sauce doit être bien épaisse et napper la viande.

Servir aussitôt avec un des pâtes fraiches al dente au parmesan.

Osso buco aux tomates fraîches 5

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26 grains de sel sur “I’m eating in the rain…

  1. Bonjour Marie,
    Merci de cette recette qui donne envie par le  »joli » temps que nous avons ici : il tombe quelques averses et fait 16.5 °C, mais je suis comme vous, j’adore ce temps qui est très reposant.
    Pour rester dans le sujet de votre post, je suis pour une agriculture respectueuse des animaux et des plantes afin de respecter aussi la santé et le bien-être de tous.
    Encore merci à vous, Marie, de cette belle générosité pour le partage des recettes et pour votre personnalité (qu’il me plairait de rencontrer un jour).
    Belle journée à vous, et bonne fin de semaine.

  2. Coucou Marie, super ide cette recette en ce moment ou « on se caille aussi » dans le Grand Est ! J’en fait en hiver surtout avec les tomates en boites mais là en ce moment avec les-tomates-de-mon-maraîcher-bio-qui-n’ont-pas-vu-le-frigo ! ça va être TOP !
    Par contre je ne vois pas à quel moment tu mets tes rouelles dans la cocotte !!
    Merci pour ce super post tellement empreint de la vérité du monde qui nous entoure ! BRAVO !
    Bien amicalement.

  3. coucou

    Ici, aussi les températures ont baissé,mais pas de trombes d’eau. Juste quelques gouttes et basta! Mais pas assez pour la nature.
    Hmmmmmmm! un bon plat d’hiver en été! 🙂 Chouette! J’ai juste des tomates qui viennent directement du producteur du village d’à côté. Y a plus qu’à trouver un fermier qui vend de l’agneau. Mais ici, j’ai pas encore trouver comme toi un fermier. Snif! A mon grand désespoir, car je n’aime vraiment pas comment ils font avec les animaux pour ensuite les vendre en grande surface.
    Donc je vais voir comment je peux faire pour trouver une bonne rouelle de veau la plus bio possible.
    Merci beaucoup pour cette bonne recette. Et profites bien de la pluie.
    bonne fin de journée
    bises

  4. Oh magnifique et délicieux j’adore ces plats et ça embaume la maison en plus, un bon plat réconfort que je vais enfin pouvoir manger après des mois de privation de toutes fibres (6mois😡) Toutefois en pelant et épépinant les superbes tomates et en mettant moins d’oignons mais je ne vais pas me plaindre c’est déjà tellement mieux!!!!jaime aussi la pluie et mon beauceron ne refusait pas non plus ses balades quotidiennes sous la pluie battante !… merci et encore bravo pour les photos si belles!
    Belle soirée un peu frisquette pour le mois d’août!
    Mamijo

  5. Miammm, ça embaume jusque chez moi !!!
    Je me disais la même chose ce matin…on a envie d’un plat mijoté par ce temps d’automne qui dure chez nous, depuis plus d’une semaine (les températures en baisse, les trombes d’eau, les flaques d’eau plein les caniveaux) je plains les campeurs et touristes qui doivent un peu patauger…
    Quand au choix des aliments, j’adhère complètement. Mais nous avons la chance d’habiter une région où l’on peut s’approvisionner en produits de qualité. C’est une vraie chance…
    Et avec l’osso-buco, la musique Irlandaise, ça me va aussi tout autant que le bruit de la pluie sur les ardoises…mais plutôt en octobre !!!
    Merci pour cette belle recette.
    Bises ensoleillées

  6. Et là, bingo, banco : Chéri ! Demain soir c’est osso buco ! Et puis même qu’on va ressortir TOUS les livres de Marie pour s’en délecter en attendant le tout prochain ! Et puis, la pluie, c’est tout un programme, tout un poème, sauf à Paris. En ville, elle fait ressortir le gris des immeubles, l’odeur des crottes de chiens… Mais qu’est-ce qu’elle est bonne !!!!

  7. Bonjour,
    Une superbe recette pour l’automne, j’échangerais volontiers beaucoup de soleil pour un peu de pluie qui nous fait rêver!, mais le matin 11° cela change des 39 du début de semaine. L’éleveuse de vaches Aubrac qui sert l’amap nous fournit une viande savoureuse , elle bichonne ses bêtes, de belles vaches respectées, mais elle a bien du souci comme tous les petits producteurs à « l’ancienne ».
    Doucement je me mets aux petits déjeuners salés, pour le moment c’est moitié moitié, et le clafoutis aux nectarines est super bon, on ne résiste pas!
    Belle journée, le soleil je vous l’envoie en pensées

  8. Oh c’est marrant moi aussi j’ai envie de plats réconfortants, hier j’ai fait des alouettes !!! Merci pour cette belle recette Marie. Bisous

  9. Dame nature va se refaire une vraie santé avec cette pluie si attendue dans l’ouest aussi, on n’y croyait plus…. comme tu dis une vraie pluie… oui consommons le local c’est vraiment écologique…un vrai savoir faire nos petits producteurs mais ils souffrent c’est difficile pour eux.
    Je suis comme toi ça mijote dès que les températures baisses… je refais de la soupe rooohhh!!!! C’est bon et c’est la vie.
    Merci pour cette bonne recette, je note, belle fin de journée.

  10. Bonjour Marie, j’ai classé votre recette dans « Fêtes » car tout plat « madeleine de Proust » mérite cette classification ! Merci à vous ! de votre lyrisme, votre joie de vivre, votre authenticité !! Bon Dimanche du pays du pruneau !!

  11. Ah oui moi aussi j’adore la pluie ! La pluie et son bruit, surtout en montagne pendant l’orage, et que je suis bien au chaud chez moi avec ma tribu ! On est bercés par le son de la pluie … !
    Et merci Marie pour cette recette d’Osso bucco que j’adore et que j’oublie trop souvent de cuisiner !!! ; )
    Chaleureusement,

  12. Huum une belle recette pour mercredi soir peut-être, j’aurai des cyclistes à la maison. Oui je sais, ce n’est pas bien recommandé la viande le soir, mais je suis sûre que tu me pardonneras.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi pour la musique prétendument zen de ces boutiques, comme toi cela me hérisse, on ose appeler cela de la musique !! Et à fond avec toi aussi concernant l’élevage et les persécutions des éleveurs qui essaient de travailler proprement. As-tu lu le livre d’Isabelle Saporta, « Foutez-nous la paix ! » ? Je te le recommande et aux lecteurs du blog aussi !
    Bises à toute ta tribu.

  13. Bonjour Marie
    Ton plat donne envie, je crois que c’est un plat prévu pour la semaine prochaine. Ça fait tellement longtemps que nous n’avons pas mangé, en plus ta version à l’air plus légère (ça baigne pas dans une grosse sauce hi hi!!!!)
    Merci pour tes pensées car je suis d’accord avec toi.
    Véronique

  14. Bon, là, j’ai tout bon. Je n’ai jamais utilisé le beurre pour l’osso bucco. Ni le bouillon cube. Sauf que la gremolata et ben … j’aime pas les anchois, alors je fais l’impasse dessus.
    Quand au veau fermier, j’aimerais bien savoir, où, à Paris, je peux en trouver. Ne mangeant que très peu de viande, les pauvres bêtes, je n’ai jamais cherché une vraie boucherie qui vend de la bonne viande. Celles que l’on m’a indiquées vendent à prix d’or, que dis-je au prix du diamant, un steack qui grève mon budjet nourriture pour une semaine. Je dis steack pour le poids, mais cela peut être un bas morceau.
    Merci pour votre jolie recette et surtout pour votre prose qui m’a bien amusée. Et la pluie, j’aime. Surtout quand elle remplace la canicule que là j’ai beaucoup de mal à supporter.
    Gros bisous et bon 15 août !

  15. Bonjour Marie, voici un plat qui donne bien envie mais de part chez nous (région parisienne), j’ai un peu peur que la qualité de la viande n’égale pas celui de tes campagnes… snif ! Bonne journée à toi.

  16. Bonjour,
    Merci pour le partage de cette magnifique recette.
    une fois préparé le plat peut t’il être congelé éventuellement ?
    Bien à vous, merci encore.

  17. Bonjour Wondermarie,
    Comme je me suis régalée de te lire et comme je suis d’accord avec toi !!!!!! Ce plat fera notre bonheur quand les températures tomberont un peu car ici nous pas de pluie ou très très peu mais alors une cagnasse !!!!! Excuse l’expression mais là j’ai plutôt envie d’une salade bien fraiche et j’avoue que l’appétit avec cette chaleur n’est pas au rdv. Mais promis encore une recette à tester ! Un gros bisou et continue à nous régaler.

  18. Coucou Marie. Alors là, je suis bien d’accord avec toi, la musique « zen » dans les boutiques nature, c’est…grrrrr.
    Moi aussi, je fais partie de ces gens qui aiment la pluie, mais chut… je ne le dis pas trop fort. En tout cas, j’aimerais bien qu’il se mette à pleuvoir, juste pour faire ton osso-bucco.. mais non, je plaisante.
    En ce qui concerne la qualité de la viande, je ne me serts pas dans les grandes surfaces, mais je vais chez un commerçant qui fait aussi traiteur et vend des produits locaux. Je ne pense pas que sa viande soit bio, mais elle est élevée dans la région et on a l’adresse des éleveurs. On y trouve du veau sous la mère (de Chalais qui est une ville près de chez nous), du poulet de Barbezieux (ville aussi de notre département). J’ai longtemps pris ma viande à une AMAP, mais j’ai arrêté quand nous nous sommes retrouvés à deux. Car les colis de viande sont de 8 à 10 kg. Mais compte tenu de tous les scandales (voir les oeufs dernièrement…) je me dis que je vais peut-être recommencer, et je partagerai avec mes enfants.
    Bon, je pense que je ne vais pas tarder à faire ta recette, même s’il ne pleut pas. J’ai de belles tomates dans mon jardin qui iront très bien avec. Merci beaucoup encore une fois. Bises

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