{ Petit éloge de la nuance… }

{ Petit éloge de la nuance… }

Au fait les gars, il « faut » manger quoi déjà pour être en bonne santé ?

(Parce qu’on n’y comprend plus rien là…)

 

 

Non, je ne mange pas « 3 produits laitiers par jour », mais un peu de fromage fermier de chèvre ou de brebis, parfois de vache, de 3 à 5 fois par semaine seulement. Et ça me va très bien comme ça…

Bon allez, un peu de courage… et je relève mes manches pour un article « fleuve » que depuis longtemps j’appréhende un peu d’écrire tout en me disant qu’il le faut bien. Un article qui, je le crains, risque peut-être d’agacer certains d’entre vous, ce qui me désole car là n’est bien évidemment pas mon but, je vous le promets. Mais trop de questions me sont posées sur ce blog ou en privé pour que je les laisse sans réponse. Vous allez donc en savoir aujourd’hui un peu plus sur moi, mais pas pour vous dire de faire comme moi, juste pour répondre à tous ceux qui me demandent comment je fais personnellement.

Déjà, que les choses soient bien dites : Je ne suis pas médecin. Je ne suis même pas diététicienne. Je suis juste une auteure de cuisine ayant une sorte de passion pour l’alimentation saine depuis que j’ai -sans exagérer- 12 ou 13 ans.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que j’ai lu mes premiers bouquins de Rika Zaraï (on ne rigole pas !) ou du Dr Kousmine au tout début des années 90. J’en ai entendu de ces trucs ! Parfois complètement idiots, parfois formidables.

Mais avant de pousser plus avant le sujet, voici un petit florilège des affirmations un tantinet contradictoires que l’on peut rencontrer en 2017 quand on lit la presse dite « santé-bien-être » (sic !) ou des bouquins sur le sujet… J’essayerai de ne pas faire en aparté trop de commentaires personnels (raté).

 

– « Il faut manger 3 produits laitiers par jour » / « Après l’âge de 2 ans, on ne doit plus jamais consommer de laitages »

– « Dans une alimentation équilibrée il faut manger tous les jours de la viande, des oeufs ou du poisson » / « L’Homme n’est pas fait pour manger des animaux » (Comme quoi nos ancêtres chasseurs-éleveurs se sont quand même bien gourés pendant des millénaires, ma parole c’est incroyable d’être aussi idiot, mais faut dire les pauvres qu’ils n’avaient pas internet pour qu’on leur dise ce qu’ils devaient faire)

– « Il faut consommer un produit céréalier à chaque repas »/ « L’Homme ne doit pas manger de céréales, juste des fruits, des racines et des baies, comme les Cro-Magnon » (Notez bien que pour être dans le vent, on peut faire confiance à l’homme paléolithique en ce qui concerne les baies, mais pas en ce qui concerne les gigots de mammouths…)

– « L’alcool est dangereux pour la santé même à faible dose » / « Ce que le whisky ne guérit pas est incurable » (Proverbe irlandais, promis je ne viens pas de l’inventer ;))

– « Le chocolat est un toxique »/ « Le chocolat est une sorte de médicament miracle »

– « Le café est un poison »/ « 5 tasses de café par jour prévient les risques de cancer »

– « Manger cru, c’est la panacée »/ « Trop de crudités, surtout en hiver, c’est très mauvais » (médecine chinoise)

– « Le seitan, c’est top-moumoute pour remplacer la viande » / « Le seitan, quelle horreur, c’est du pur gluten »

– « Si on ne mange plus que des fruits et des graines, là on va enfin péter la forme » / « Si on mange vraiment trop de fruits, on risque de péter autre chose que la forme » (Et pour rester plus sérieux, attention à l’apport en fructose qui peut malmener gravement le métabolisme )

– « Le soja, ça permet de ne pas manquer de protéines quand on est végétarien » / «  Le soja est un perturbateur hormonal, il faut le bannir absolument de notre alimentation »

– « Les légumineuses, c’est le top pour remplacer la viande ! »/ «  Les légumineuses, c’est indigeste et ça donne des flatulences… » (Notez bien mon effort de délicatesse verbale pour me faire pardonner le coup des fruits )

– « Consommer des insectes, c’est l’avenir de l’Humanité »/ « Bouffer des insectes? Mais c’est absolument dégueulasse !!! » (Cette dernière citation est de moi)

 

Les crudités, c’est certes très bon pour la santé, plein de fibres, de vitamines, d’enzymes, d’antioxydants… Oui mais en excès, certaines personnes ne les supportent pas toujours bien. Et en hiver, ce n’est pas forcément ce qui fait le plus de bien à notre corps…

Bon, et j’en passe et des meilleures, mais avouez qu’il y a de quoi, un tout petit peu… craqueeer !!!

Moi, ce que je vois, c’est que certains « camps » manquant terriblement de nuance dans leurs affirmations, et ça, c’est vraiment très embêtant. La nuance n’est pas la faiblesse ou le consensuel poussé à l’excès. La nuance est sage, elle relève du simple bon sens… Plus le temps passe et plus je tente de la pratiquer (ce n’est pas toujours facile), surtout après être passée par pas mal de trucs un peu chelous en matière d’alimentation. Petite anthologie rapide :

 

⇒ – Après avoir lu certains bouquins, j’ai eu il y a longtemps ma longue période furieusement anti-lait (c’était bien avant d’écrire des bouquins de cuisine) et je pensais que ça allait « tout changer ». Au fait, ça n’a rien changé du tout, car je ne suis pas intolérante aux laitages… Je me suis juste aperçue que sans aucuns produits laitiers, je fais vite de la spasmophilie (mais là aussi, cela ne concerne que moi, ce n’est pas à généraliser). Que si je bois du lait en bouteille, j’ai tout de suite mal au coeur. Que si je mange trop de fromage de vache, je grossis. Que si je mange trop de laitages en général, je suis plus sensible au niveau ORL. Pour finir je savoure donc, 3 à 5 fois par semaine, du fromage de chèvre ou de brebis, parfois de vache (parmesan dans les pâtes !), bio ou fermier.

Et là je me sens bien.

Comme quoi le lait n’est pas forcément nocif quand on n’y est pas réellement intolérant, le tout étant de ne pas en abuser, de favoriser plutôt les laitages de chèvre ou de brebis (car ils sont généralement encore mieux tolérés, même si cela dépend des personnes), bio ou fermiers, et de le préférer sous forme fermentée (fromages, yaourts, faisselle, kéfir…) plutôt qu’en bouteille.

C’est là toute la nuance…

 

⇒ – Après avoir consulté un médecin naturopathe tout à fait (et même peut-être un peu trop !) catégorique sur le sujet, j’ai tenté il y a longtemps quelques semaines sans gluten. J’ai grossis. Beaucoup (car malheureusement, qui dit sans gluten dit souvent farines de riz, de maïs et fécules en tout genre, donc des matières premières à IG très élevé). Alors j’ai réintroduit le gluten, en tâtonnant et en restant bien à l’écoute de ma santé. Maintenant je me suis aperçue que je pouvais manger du gluten, mais plutôt sous forme d’épeautre (grand ou petit), d’orge et d’avoine qui sont des céréales beaucoup moins hybridées, en limitant au strict minimum le blé (genre juste une pizza ou deux croissants pur-beurre de temps en temps pour me faire très plaisir parce que je suis une gourmande !). Si je mange trop de céréales, je suis ballonnée. Si je n’en mange pas assez, je tourne de l’oeil. Alors je prends une grosse tartine de pain complet d’épeautre au petit-déjeuner, et une portion d’environ 80g de céréales pesées sèches (ou 200g pesées cuites) à midi : pâtes d’épeautre, orge, riz, quinoa, bref, avec ou sans gluten c’est égal, mais pas de blé.

Et là, je me sens bien.

Comme quoi le gluten n’est pas forcément nocif quand on n’y est pas réellement intolérant, le tout étant de ne pas en abuser, et de se tourner plutôt vers des céréales ancestrales moins déroutantes pour notre organisme.

C’est là toute la nuance…

 

Je me suis souvent demandée pourquoi nos ancêtres pouvaient manger autant de cochon sans avoir nos « maladies modernes »… C’est parce que tout simplement, leurs cochons ne mangeaient que des bons trucs « bio » (par la force des choses, car n’oublions pas que jusqu’au 20ème siècle toute l’humanité a mangé bio !), et ne vivaient pas dans d’immenses élevages sur caillebotis mais dans les près ou les forêts. Au final, le gras des cochons industriels de nos jours est différent, beaucoup plus saturé qu’avant, et bonjour l’impact sur notre santé ! Alors privilégions là aussi autant que possible les produits fermiers… Mieux vaut en manger moins souvent, mais de meilleure qualité.

⇒ – Pensant bien faire pour ma santé (mais aussi parce que côté budget je pensais cela intéressant pour ma grande famille) j’ai testé il y a quelques années le végétarisme. J’ai beaucoup grossi. Je mourrais de faim. J’ai fait une anémie terrible. Et ne parlons pas des enfants, qui avaient faim tout le temps, avec de grosses pulsions vers le sucré (qu’ils n’ont plus du tout maintenant)… Beaucoup de végétariens très enthousiastes pour leurs convictions m’ont dit que tout ça c’est pas vrai, c’est des blagues, des légendes inventées par les omnivores de mauvaise foi. Oui, mais moi, je l’ai vécu…

Par ailleurs je sais aussi que consommer trop de viande est une énorme imbécillité : pour la santé (on ne compte plus le nombre de maladies « modernes » aggravées ou provoquées par une consommation carnée trop importante), pour la planète, pour le budget, bref, pour tout.

Alors maintenant, à la maison nous mettons un peu de viande au menu deux ou trois fois par semaine, en petite portion (environ 100g par personne, un peu plus pour mes deux garçons-morfals de 16 et 17 ans ) toujours à midi, jamais le soir, toujours de qualité (fermière, parce que bio, en toute franchise financièrement je ne peux pas), des morceaux simples et pas trop chers, cuisinés sainement (on évite un peu les charcuteries, qui restent très exceptionnelles chez les Chioca malgré l’attirance décourageante de mes loulous pour le saucisson ! ;)). Idem pour le poisson (une ou deux fois par semaine), et les œufs.

Avec ça, je me sens bien, ma petite famille aussi…

Comme quoi la viande, les œufs ou le poisson ne sont pas forcément nocifs s’ils sont choisis de qualité, consommés de façon très raisonnable et cuisinés sainement.

C’est là toute la nuance…

 

⇒ – J’aime beaucoup les yaourts de soja, pas trop le tofu (sauf fumé ou lactofermenté). Après avoir échangé avec plusieurs anciens « macrobiots » maintenant très malades, j’ai appris qu’en manger trop est potentiellement dangereux. On sait déjà que fermenté (yaourt, tofu lactofermenté, miso…) le soja est déjà moins indigeste. Mais quid de son influence hormonale ? Je me dis qu’il serait quand même dommage de me priver complètement de soja, car j’aime savourer de temps en temps un yaourt au goûter, du lait soja-vanille dans un dessert (miam), du tofu lactofermenté dans une tartinade, du tofu fumé dans une poêlée de poireaux (parce que oui, ça m’arrive très souvent de manger végétarien aussi) et du tofu nature dans euh, dans rien en fait parce que j’ai pas encore trouvé comment l’avaler…

Le reste du temps, je trouve plus sain de manger un blanc de poulet fermier ou un œuf mollet de mes poupoules qu’un bloc de tofu ou des « protéines de soja texturées ».

Et là, je me sens bien.

Comme quoi le soja n’est pas forcément à bannir complètement, mais c’est aussi très loin d’être une panacée pouvant remplacer la viande et le poisson au quotidien.

C’est là toute la nuance…

 

Mais que serait donc la vie sans douceurs… ? Le tout étant de choisir les bons sucres, et de limiter d’une façon générale la consommation de produits sucrés.

⇒ – Le sucre blanc, c’est acidifiant, ça fait grossir, ça malmène le métabolisme, ça provoque ou entretient le diabète, ça accélère la survenue de certains cancers, provoque la maladie métabolique, et j’en passe.

Le sucre de bouleau c’est pas mal, mais ça coûte un bras, et en excès ça fait courir très vite aux toilettes…

Le miel, ça dépend beaucoup des variétés et des provenances. Il a des qualités certaines pour la santé mais son IG reste élevé et son pouvoir acidifiant aussi.

Le miel d’acacia, le sirop d’agave, le sucre de coco, c’est riche en fructose : pour l’IG c’est bien, mais si on veut faire simple, trop de fructose (vraiment BEAUCOUP trop de fructose) est aussi très nocif pour la santé.

Alors que faire ? Se priver de dessert à vie ?

Moi j’ai décidé de bannir le sucre blanc de chez moi. J’achète pour mes enfants du sucre intégral (muscovado ou rapadura), très reminéralisant, moins acidifiant, moins cariogène, qui présente certes un IG un peu élevé, mais pour des enfants en pleine croissance, pleine activité et bonne santé ce n’est pas du tout un souci.

Dans les desserts, de temps en temps (pas tous les jours et encore moins à tous les repas !) je mets soit du miel, soit du sirop d’agave, soit du sucre de coco. Cela ne provoque pas de pic de glycémie chez moi qui y suis très sensible, et on se régale en famille.

Et là, on est heureux…

Comme quoi, le « sucré » en général n’est pas à bannir, mais juste à limiter : un dessert maison de temps en temps (4 ou 5 fois par semaine quand même chez nous à cause de mon métier ;)), en variant les différents sucres naturels, et en bannissant juste les saloperies industrielles de type sucre blanc, sirops d’agaves frelatés (attention, ça existe !), miels chelous en provenance de l’autre bout du monde ou édulcorants artificiels.

C’est là toute la nuance…

 

⇒ – Je peux rester sans souci de longs mois sans boire une goutte d’alcool (enceinte par exemple, ou en cure Cabot, ou tout simplement quand je n’ai aucune raison d’en boire). Le reste du temps, j’apprécie à fond le petit bonheur de partager un verre (ou deux) de vin bio au repas du dimanche, un super whisky 15 ans d’âge (avec un fondant au chocolat, ça frise la félicité), une bière pression (je ne résiste pas à une Pietra glacée !), un cidre brut artisanal (bien trouble, et si frais qu’il fait de la buée sur le verre…), ou même un vieil Armagnac « de derrière les fagots », un Cognac, un vieux marc de Provence… Je n’aime pas les alcools dits « pour les femmes » tout sucrés et liquoreux, les mousseux « doux », les cocktails à la mode et autres mièvreries alcoolisées qui donnent soif et mal au crâne. Désolée si ce côté « Calamity Jane » ruine un peu l’image de petite maman bien sage que vous avez de moi, mais c’est ainsi, je suis franche. Quand un pépé de mon village nous invite à goûter l’eau de vie de sa cave ou un « petit rouge qui tâche » réalisé avec la vigne de ses coteaux, ne comptez pas sur moi pour lui réclamer une tasse de thé vert mille sabords !

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Je suis légalement obligée de le mettre… ;)

Attention… Bien que ce soit très (trèèèèès) tabou, il semblerait en plus  qu’un peu d’alcool de bonne qualité de temps en temps soit, pour diverses raisons, plutôt bon pour la santé (voir à ce sujet l’ouvrage du Pr Michel Lorgeril « Le nouveau régime méditerranéen »). Mais là aussi, notez un peu toutes les nuances : « un peu », « de bonne qualité », « de temps en temps »… rien à voir avec le fait de se mettre par terre tous les week-ends à coup de cocktails et autres boissons alcoolisées industrielles (euh pourquoi vous faites ça les gars, vous n’aimez pas le week-end ou quoi ?).

Mais moi, en fin de soirée au coin du feu avec des gens que j’aime et mon petit Cognac doré qui danse dans le verre, je suis heu-reu-se…

Bref, un peu d’alcool, c’est convivial, sociable, ça fait partie de notre culture depuis la nuit des temps, ça peut même présenter dans certains cas un réel intérêt pour la santé MAIS à condition de consommer des boissons alcoolisées naturelles, de bonne qualité, et en quantité très « sage ».

C’est là toute la nuance…

 

Il y aurait encore tant de choses à écrire sur le refrain du « C’est là toute la nuance… » : Je pourrais par exemple vous parler du beurre (tellement différent dans sa composition selon qu’il soit bio et au lait cru ou industriel et pasteurisé, et en tout cas bien meilleur pour la santé – quand il est de qualité- que la plupart des margarines), des charcuteries (à limiter quand même beaucoup, mais tout en sachant que, aussi mystérieux que cela puisse paraître, un jambon de Parme affiné dans les règles de l’art voit son gras s’enrichir considérablement en omégas 3 !), du poisson (oui, certes, attention à la pollution au mercure des gros poissons carnassiers, mais il reste plein de délicieuses espèces non polluées et non menacées à cuisiner), etc.

En gros, ça me désole vraiment trop de lire partout « Mange pas ci, mange pas ça ! », « Ne mangez surtout plus de ça », « 15 aliments qui vont vous tuer », « Le lait, cet effroyable poison », « Le gluten, assassin silencieux », etc… Et oh, c’est pas bientôt fini non ? Parce que si on finit par chopper une maladie, je me demande si ça ne viendra pas surtout du stress monstrueux que déclenche la lecture tous vos articles flippants les gars !!!

 

Une fois de plus, ces considérations n’engagent vraiment que moi mais je pense qu’on gagnerait beaucoup, BEAUCOUP à arrêter de se prendre la tête. La seule chose que l’on peut bannir sans hésitation, ce sont les produits industriels et/ou trop raffinés, qui sont des « OVNIS » pour nos organismes forgés par des siècles de bonne bouffe paysanne à base de légumes, céréales complètes, laitages fermiers, produit de la pêche, gibier et cueillettes en tout genre. Pour le reste, il ne nous reste plus qu’à éviter par dessus tout… les régimes d’éviction ! (Exception faite des personnes qui ont une réelle intolérance ou allergie, et qui là, ont tout à fait raison d’éviter ce qui leur fait du mal.).

Voilà pourquoi je ne suis ni végétarienne, ni vegan, ni crudivore, ni hygiéniste, ni macrobiotique, ni fructivore, ni « instinctivore » (un truc délirant qui m’avait beaucoup fait rire dans les années 90, où on t’expliquait que quand t’avait faim il fallait sortir dans le jardin et mordre dans ce qui te faisait envie, genre la carotte encore pleine de terre ou l’épaule de ta soeur, et j’exagère à peine, enfin si, quand même un peu, là je manque de nuance ^^), ni « sans » (gluten, laitages, sucres…), en fait je mange comme mes ancêtres ou à peu de choses près (en quantité, je mange un peu moins car je ne laboure pas 25 hectares à la charrue), et pourtant, je vous assure que j’ai la patate malgré mes 6 loulous, mon travail de dingue, mes soucis et tout et tout !!!

« Il faut manger un peu de tout, et de tout un petit peu »

« Rien n’est poison, tout est poison, c’est la quantité qui fait le poison »

Je pense que pour ma santé, mieux vaut un oeuf frais de mes poules qu’un bloc de tofu sous plastique. Mais c’est très personnel… ;)

Et à ces deux adages ancestraux, si sages, je rajouterai pour les besoins de notre monde moderne (hélas) une petite annotation : « … à condition que ça soit naturel et de bonne qualité ! »

Je terminerai en vous disant, si je devais me permettre un seul conseil, de surtout bien vous écouter, car nous sommes tous très différents, voilà pourquoi personnellement je trouverais complètement imbécile de me disputer avec quelqu’un pour savoir qui a raison en matière d’alimentation. Beaucoup d’entre vous êtes des végétariens (et même végétaliens) heureux, en bonne santé, gourmands et très sincèrement, je trouve cela formidable ça me réjouit pour vous ! D’autres ne le sont pas, et n’ont pas à culpabiliser pour ça.

D’autres personnes ont hélas de gros soucis d’intolérances ou d’allergies, et je suis tellement touchée par leur cas que, vous l’avez peut-être remarqué (et sinon à quoi ça sert que Ducros il se décarcasse?), je pense souvent à eux dans mes recettes (je vais juste essayer de me débrouiller un peu mieux en cuisine sans gluten, promis !)

Mais par pitié, ne vous laissez pas embrigader contre votre gré -ou culpabiliser- par des phénomènes de mode qui « surfent sur la vague green / healthy »…  Attention, elle a aussi beaucoup de bon cette vague, et personnellement je me régale à découvrir toute l’inventivité et le réel talent dont font preuve certaines auteures/blogueuses d’une tendance plus « VG » par exemple. Mais moi, j’assume à 100% ma « plouc-attitude » la plus absolue en la matière, et mazette, les gars, si vous saviez comme je suis heureuse comme ça… 😉

 

Pour prévenir au mieux les soucis d’intolérance au gluten, optez au quotidien pour l’épeautre ou les céréales ancestrales (voir le livre  »l’épeautre, source de vitalité » du Dr Guy Avril), moins bidouillées par les « Pr Frankeinstein de l’agro-alimentaire » que les blés modernes… Et si les soucis sont déjà là (intolérance, allergie), il existe quand même des céréales sans gluten à IG bas comme le quinoa ou le sarrasin par exemple. C’est juste très difficile d’en faire du pain, voilà pourquoi on retrouve hélas souvent dans la « boulange « sans gluten des fécules, farines et amidons à IG élevé mais qui donnent une texture agréable. Ça dépanne vraiment  les personnes coeliaques, ça je le comprends très bien (et même, ça leur donne un peu de joie au quotidien), mais pourquoi vouloir à tout prix mettre tout le monde au même régime? C’est hélas le parti pris de certains professionnels de santé naturelle, mais aussi un phénomène de mode… qu’à titre personnel je n’approuve pas du tout !

 

Les légumes, ça c’est une valeur sûre en matière de bouffe, et j’en mets presque à tous les repas… à condition qu’ils soient non traités et de saison, sinon on fait une bonne cure de pesticide en prime ! Et hop, ça c’était la petite nuance en plus pour la fin ;)

 

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