{ C’est beau, un hiver sous la neige… }

{ C’est beau, un hiver sous la neige… }

Velouté de pois cassés aux poireaux caramélisés

(Et aussi un bonhomme de neige au curcuma, mais ce n’est pas une recette !)

♥ Sans gluten ♥ Sans oeufs ♥ Sans lait ♥ Végétalien ♥ IG bas ♥ 

 

Chaque année, je suis un tout petit peu mélancolique en observant la nature de janvier et février : La forêt, si prodigieusement enchanteresse sous sa parure automnale s’est entre-temps tristement dénudée, ne laissant que des troncs noirs humides et des tapis de feuilles brunes. Pour le randonneur bucolique, cheminer sur des sentiers détrempés de boue, ou fouler dans les champs une herbe rase et sale n’est plus aussi réjouissant… Les grands feuillus dépouillés plombent encore le tableau de leurs silhouettes fantasmagoriques, et les sapins n’arrivent à émailler la forêt, de-ci de-là, que de grandes taches d’un vert trop sombre, volant au chemin encore un peu de pâle lumière.

Oh, qu’elle semble bien austère ma campagne dauphinoise au cœur de l’hiver ! Même la mousse, qui illuminait encore en décembre les sous-bois avec ses grands coussins d’un vert pimpant s’est maintenant comme « éteinte » et ne forme plus que de ternes tapis kakis, séchés sous les assauts du froid.

Mais la neige, cette bonne fée, sait lever en un seul souffle guilleret, pur et brillant toute cette morosité ! Et elle est tombée en abondance chez nous mi-janvier, illuminant d’un coup ce morne paysage… Quelle joie de découvrir au réveil une telle transformation ! Les flocons sont tombés, silencieux dans notre sommeil, métamorphosant les ramures nues en une délicate et gigantesque broderie scintillante, les chemins boueux en longs rubans purs et cotonneux, les tas de feuilles en épais coussins moelleux… Vite, vite, le petit-déjeuner a été expédié, et les enfants se sont rués dehors, des chaussettes aux mains à la place des gants et des bonnets trop petits perchés sur le crâne, comme si la neige allait se sauver le temps de mieux fouiller dans les tiroirs !

Nous avons fait ce jour-là le plus gros bonhomme de neige de l’histoire de notre famille : 1,80m de haut ! Le facteur est arrivé pile au moment où je poussais une énorme boule de neige en avançant sur les genoux mais bon, pas de souci, il n’en est plus à ça près. Nous avons eu beaucoup de mal à hisser tout ça de façon à ce que Mr Bonhomme tienne bien droit, puis l’un de mes fistons a « généreusement » proposé de lui mettre une paire de « grolles de plouc » qu’il déteste profondément (après avoir confit 15 jours dans la neige puis dans la boue, elles ne risquent plus de venir maintenant ré-encombrer son placard), ma fille une écharpe « qui gratte » et moi une chapka trop petite, donnant à ce bonhomme de neige dauphinois un vague air de Calimero cosaque. Mais au moment de mettre la touche finale à ce grand monsieur, consternation… il n’y avait plus une seule carotte de toute la maison ! Ce fut donc le premier bonhomme de neige « super tendance healthy » à avoir un nez en racine de curcuma 😉 Affublé d’un appendice aussi riche en anti-inflammatoires, pas de souci qu’il ne s’enrhume ! Ses yeux en noix de Grenoble, ses boutons de manteau en noisettes, son large sourire en haricots rouges… laissent peut-être un peu deviner que sa décoration a été assurée par une auteure culinaire un brin « obsédée » par la bouffe 😉 mais qu’importe, il était trop beau…

On ajuste bien les « grolles de plouc »…

Et bien vous savez quoi ? Pendant la nuit, les rats, loirs ou écureuils sont venus tout emporter !!! Pour eux, c’était Flunch avec légumes et noix à volonté… Les coquins 🙂

Sur ce, je vous laisse avec  avec une bonne recette de soupe « comme je les aime », bien veloutée mais à IG bas. Les pois cassés épaississent délicieusement la texture en remplacement des pommes de terre, et les poireaux caramélisés lui donnent une délicieuse saveur ! Quant à la mâche, elle enrichit davantage le plat en légumes verts, apportant en outre beaucoup de douceur. C’est un plat très simple, un plat « doudou » à savourer pour se réchauffer et se réconforter… Parce qu’entre temps, chez nous la neige a fondu, et on attend impatiemment qu’elle revienne (peut-être cette semaine !). Et avant de passer à table, je vous laisse savourer avec les yeux quelques photos prises dans ma forêt ce fameux jour-là. Je pense que vous serez bluffés par les dernières, qui, promis, n’ont pas été prises au Canada ou en Finlande mais tout simplement sur notre bonne vieille terre de France, en Isère exactement… Elles n’ont pas été prises non plus à 3000 mètres d’altitude, mais à 750m, juste au dessus de chez moi. Quand je vous dis que c’est trop beau, un hiver sous la neige…

 

 

1,80m ! (Le fiston d’à côté fait juste 4 cm de plus…)

 

Je sais, la chapka est un peu petite. Tiens, bizarre, ça me donne envie de manger une religieuse au chocolat…

 

 

Quand la forêt prend des allures de cathédrale de verre…

 

Le soir tombe sur une cabane de chasse. On s’assoirait bien là pour savourer un vin chaud, juste le temps de reposer sa cheville (car mon entorse m’embête encore un peu, alors je marche douuucement, et pas trop longtemps…

 

 

Je contemplais ce petit lac entièrement gelé quand tout à coup, surprise, un traîneau est arrivé (je me suis frotté les yeux, c’est si rare par chez nous !)… Le temps de vite sortir l’appareil de mon sac à dos… C’était trop beau !

 

 

Aaaaah, ce ciel d’hiver…

 

 

Retour au chaud, pendant que la soupe mijote ;)

Velouté de légumes aux pois cassés

 

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 35 min

Trempage : 12 H (facultatif)

  • 200g de pois cassés
  • 2 poireaux
  • 2 oignons
  • 150g de mâche
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 4 c. à soupe de crème de soja liquide (Pssst… avec de la crème fleurette de vache, c’est bon aussi ;))
  • 1,5 l d’eau
  • Sel, poivre du moulin.

La veille, mettre les pois cassés à tremper.

Le lendemain, émincer les oignons et les poireaux, puis les faire dorer dans une cocotte avec l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une légère caramélisation appétissante des sucs de cuisson. Attention à ne surtout pas faire fumer l’huile, ni brûler les légumes (une cocotte en fonte ou un faitout à fond très épais, c’est vraiment le top pour faire revenir sans faire brûler).

Ajouter l’eau, les pois cassés préalablement rincés et égouttés, une cuillerée à café de sel. Couvrir et laisser cuire environ 35 min, jusqu’à ce que les pois cassés soient parfaitement fondants (si on utilise des pois cassés non trempés, faire cuire la soupe 50 min en ajoutant un peu d’eau en plus). Dans tous les cas, ils doivent être bien cuits et commencer à se « défaire » si on veut que le velouté soit vraiment bien lisse et crémeux.

10 min avant la fin de la cuisson, ajouter la mâche. Bien mixer ensuite pendant quelques minutes avec un peu de poivre jusqu’à obtention d’une texture parfaitement lisse et veloutée, puis servir en ajoutant la crème dans l’assiette…

 

« Casting » de dernière minute 🙂

Pour une photo d’un prochain ouvrage, je cherche un joli bébé entre 8 mois et 2 ans (je ne le choisirai par sur photo car tous les bébés sont beaux… Le ou les premiers arrivés seront donc les premiers « embauchés » ;)). Si vous habitez pas trop loin de chez moi (Isère), que vous avez une matinée de libre, et que cela vous ferait plaisir de voir la frimousse de votre bout de chou dans un de mes ouvrages, écrivez-moi sur la boîte « contact » de mon blog… Idem si vous avez plusieurs enfants en bas âge, ça m’intéresse aussi !

Peut-être à très bientôt 😉

Salut les gars, et bonne semaine à vous !

 

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