{ Aujourd’hui, pas de photos les gars *… }

{ Aujourd’hui, pas de photos les gars *… }

Courge Buttercup juste rôtie au four avec des noix,

du cantal et du lard fumé…

 ♥ Sans Gluten ♥ IG moyen ♥

 

{Edit du 30/11 : Presque une semaine après la publication de ce post, j’ai enfin réussi à faire quelques photos et je viens de les ajouter… C’est quand même plus sympa comme ça}

Icourge buttercup rotie au four l y a des jours, comme ça, où il faut essayer de rester caaaalme… Mâhâââ.

Hier soir tard, j’ai pétri un magnifique pain de seigle au cantal et aux noix pour le blog. Il faut quand même savoir que le seigle dans les pâtes à pain, ça colle (ah ah, « ça colle », quel euphémisme !), il était tard, j’étais fatiguée, et je me suis battue avec cette pâte en pensant à Louis de Funès dans « Rabbi Jacob », quand il a quelques petits soucis à l’usine de chewing-gum (on a les références qu’on peut, les miennes sont toujours très intellectuelles et hautement élitistes, j’avoue).

Ce pain, je l’ai façonné avec amour en lui donnant une jolie forme de marguerite campagnarde, puis il a levé une nuit entière au frais, histoire de gagner en arômes et en élasticité. Je me suis endormie en rêvant d’avance à sa mie légère, à sa croûte dorée, à sa saveur rustique et tellement gourmande…. Dès le saut du lit, je l’ai enfourné (c’était un pain cocotte), puis j’ai attendu avec impatience de découvrir le merveilleux résultat, me pourléchant les babines d’avance tant ça sentait bon dans la maison, et me réjouissant de partager avec vous cette super recette. Ça faisait comme un léger bruit de pop-corn dans le four mais bon, ça ne m’a pas affolé plus que ça. J’aurais dû.

Parce que voilà, quand j’ai soulevé le couvercle de la cocotte sur le coup de 8H30 du mat’ (déjà un appareil photo à la main, prête sur les starking blocks pour shooter mon pain sous toutes les coutures), tadaaam, j’ai découvert que le revêtement intérieur en émail du couvercle de la cocotte s’était complètement décollé et micro-fragmenté à la cuisson, et que des milliers de petits éclats blancs pointus et tranchants s’étaient incrustés partout dans la croûte. Gârgl.

J’ai reposé mon appareil photo.

Là dessus, et je ne blague pas, le courant de la maison a sauté.

Après maintes recherches, il s’est avéré que c’était mon lave-vaisselle qui pétait les plombs à son tour. Impossible de le rebrancher sans que le disjoncteur ne saute, et j’avais déjà deux vaisselles de retard au moins vu que dans l’évier qui débordait, je ne savais déjà plus où me laver les mains (je galère un peu -beaucoup- avec un livre compliqué en ce moment, d’où cette consommation surprenante de saladiers, fouets, bols de robot, etc.râââh.)

Je me suis donc attelée, résignée, à 1H20 de vaisselle à la main (au gel douche bio, la vaisselle, parce que je n’avais pas assez de produit), en cogitant pour savoir si j’allais baisser les bras (et rester une semaine de plus sans rien mettre sur le blog), ou trouver vite-fait un Plan B pour ne pas vous laisser sur votre faim. Car la matinée avançait drôlement…

Là dessus, effarée de voir la quantité de vaisselle que je venais de laver, je me suis mise à ricaner en pensant qu’il ne manquerait plus que le lave-linge tombe aussi en panne, vu que j’ai au moins cinq ou six machines de retard suite à ce gros surmenage côté travail (dans une famille de huit personnes, « oublier » le linge deux ou trois jours ça pardonne pas…). Je vous rassure, le lave-linge n’est pas tombé en panne, parce que là, ça serait quand même un peu fort. Mais… le téléphone a sonné, et c’était le réparateur de la chaudière -que j’attendais depuis 3 semaines- pour m’annoncer qu’il serait là dans 15 min histoire de changer une pièce en commande qu’il venait de recevoir (ah, parce que oui, je vous ai pas dit mais on a aussi la chaudière en panne… et aussi un ordi, et aussi le four en « semi-panne », enfin, bref). Vous ne voyez pas le rapport avec le linge ? Moi si. Je l’ai vu tout de suite en raccrochant, le rapport, parce que, à côté de la chaudière, il y a un énooorme lave-linge 9kg. Et devant ledit lave-linge, il y quatre monstrueuses caisses de linge qui vomissent dans la buanderie une quantité effroyables de draps, de chaussettes, de joggings pleins de boue, etc. et que ces caisses – ainsi que tout ce qui ne rentrait plus dans lesdites caisses depuis deux jours-, il a fallu le faire « disparaître » avant que le dépanneur ne débarque et ne fasse une attaque d’apoplexie.

Courge Buttercup

Une forme ronde légèrement aplatie, une peau vert foncé striée de marbrures plus claires, une chair jaune-orangé tenant bien à la cuisson… Voici la délicieuse courge Buttercup.

J’ai donc, abracadabra, planqué mon Himalaya de linge sale sous la grande table du auvent, puis mis une nappe (ça fait très naturel n’est-ce pas, à cette saison où plus personne ne mange dehors) en me promettant !%# !!! de ne plus jamais me laisser à ce point déborder parce que c’est vraiment la honte de devoir camoufler en toute urgence 300 kg de linge sale comme un braconnier qui planquerait en mode panique l’ours qu’il vient de flinguer avant que le garde-chasse ne débarque (300kg, j’exagère peut-être un peu, j’avoue que j’avais pas trop le temps de peser hein, et comme de toute façon c’est pas une recette tout le monde s’en fiche…)

Là dessus, je me suis dit, courage Marie, il est 10H, je n’ai « que » deux heures de retard sur mon timing habituel pour prendre des photos, alors je vais juste préparer mon repas de midi et le photographier pour le blog. Comme ça, au moins, pour une fois, ça sera une recette simple et vite faite pour tous les jours (et je sais que beaucoup d’entre vous aiment bien ça aussi).

J’ai donc préparé une courge de façon très sympa, comme j’aime bien le faire depuis quelques temps : rôtie au four avec des petits oignons, des morceaux de jambon cru fumé, mais aussi des noix et du cantal pour ne pas rester frustrée. Humm, quel bonheur, ça sentait bon comme tout et ça commençait même à me consoler pour le coup du pain de seigle fourré aux éclats d’émail.

Et là, juste au moment de prendre ce plat en photo, le ciel, déjà gris, s’est brusquement assombri, que dis-je plombé à moooooort… et des trombes d’eau se sont mises à tomber. Il ne faisait plus gris dehors, mais carrément gris foncé, voire… euh, anthracite ?, enfin vous voyez un peu le truc.

Donc, voilà, je n’ai pas pu faire la moindre photo de mon plat. Je me suis assise devant avec une fourchette, et je l’ai rageusement attaqué, là, sur le coup des 11H30, avec un ballon de bon petit pinard bio qui m’a quand même franchement fait du bien (à consommer avec modération gnagnagnablabla…).

Mais comme je suis très têtue, je vais quand même vous la poster cette recette, histoire de ne pas me laisser abattre… et puis si demain ou lundi j’ai le courage (et en espérant qu’entre temps le grille-pain ne sautera pas au plafond, que le frigo ne fera pas pipi dans la cuisine, que le congel n’affichera pas « + 20°C », qu’une fumée noire ne sortira pas de mon blender ou que sais-je encore…), je recommencerai ce plat pour prendre des photos, et je les ajouterai ici. Ça vous va ? Et si je n’ai pas le courage, vous aurez quand même au moins déjà la recette 😉

{Edit du 30/11 : Bon, ben, entre temps je me suis en plus fait une entorse, ce qui ne va franchement pas simplifier ma vie pour les trois prochaines semaines 😉 Aaah, cette fameuse « loi des séries »… Merci à ma grande fille qui m’a beaucoup (beaucoup !) aidé à faire ces quelques photos malgré mes béquilles !}

Juste une petite précision : il s’agit bien là de courge « Buttercup », et non « Butternut ». Ce n’est pas une faute de frappe d’un auteur culinaire en train de disjoncter au rythme de ses appareils ménagers, non, la Buttercup c’est une courge vert foncé un peu aplatie, comme vous (ne) pouvez (pas) le constater sur mes * !!!#8 ! de non-photos…

La chair de cette cucurbitacée (vous avez vu, j’ai écrit « cucurbitacée », ça fait savant, ça fait instruit, ça fait la fille qui étale sa science et pourtant, c’est justement parce que je suis ignare et que je ne sais pas si c’est une courge ou un potiron. Au moins, avec « cucurbitacée » je ne prends pas de risque et tout le monde est content… j’aurais dû faire de la politique moi, pas de la cuisine…), la chair de cette cucurbitacée disais-je est un peu plus épaisse que celle du potimarron, et son parfum moins sucré mais très agréable. Personnellement, c’est une de mes courges cucurbitacées favorites avec la « Bleue de Hongrie », la « Marina Di Chioggia » et le potimarron « Kabocha »… Bon allez, je me tais enfin, et vous savez quoi ? Je vais plonger sous la table du auvent pour brancher une machine de linge.

 

*(Mais c’est affreux, du coup je me suis lâchée sur la tchache)

courges vertes et bleues

A gauche, des Patidous. Au centre de la photo une Buttercup (une autre non entamé au fond sur sa gauche). Au fond juste à droite, une Kabocha, sorte de potimarron bleu-vert. Tout à droite une Bleue de Hongrie. Toutes ces cucurbitacées présentent une chair très épaisse à la cuisson, c’est un vrai délice…

 

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Ingrédients pour 2 à 3 personnes (en repas principal, sinon, 4 personnes au moins en accompagnement)

Préparation : 10 min

Cuisson : 30 min

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  • 1kg courge buttercup d’environ 1kg
  • 100g de lard (maigre) ou de jambon fumé de montagne (de type Speck, bacon artisanal, etc…)
  • 100g de cantal Entre-Deux
  • 1 oignon
  • 100g de cerneaux de noix fraichement décortiqués
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 1 c. à café rase d’origan
  • Une boîte de 800g de tomates pelées
  • Poivre du moulin

 

Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Ouvrir la courge en deux avec un couteau lisse et assez tranchant (jeter le pédoncule et les graines) puis y découper des « croissants ».

Découper le speck en gros lardons et l’oignon en petits cubes. Râper le cantal. Rincer les tomates pelées sous l’eau claire, puis les découper en gros morceaux. Bien brasser avec tous les autres ingrédients dans un saladier, puis répartir dans un plat de four assez grand (ou une lèchefrite) car les tranches de Buttercup ne doivent pas trop se chevaucher pour bien dorer.

Enfourner 30 min, puis servir aussitôt avec une salade.

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Courge bleue de Hongrie

Courge Bleue de Hongrie (ou potiron bleu de Hongrie? On demande un spécialiste dans la salle !)

 

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