Qu’est-qu’on mange ce soir ? Des légumes !

{ Qu’est-qu’on mange ? Des légumes ! }

Potatoes de courge butternut à l’origan, huile d’olive et parmesan

♥ Sans Gluten ♥ Sans Oeufs ♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥ 

 

Poatoes de courge butternut à l'origan, huile d'olive et parmesanCette bonne recette de légume est une « excuse » parfaite pour vous faire découvrir un chouette livre tout récemment paru chez Terre Vivante : Imaginez un peu le truc, 500 recettes de légumes, pour toutes les occasions et toutes les saisons !

Le cauchemar des enfants ? Maiiis non, parce que je suis sûre qu’on arrivera un jour à dépasser ce cliché, que dis-je, cette légende comme quoi les enfants n’aimeraient pas les légumes… Je reconnais que certains enfants n’aiment pas les légumes, mais certains parents non plus du reste, et c’est surtout parce qu’on leur a trop fait ingurgiter de surgelés bouillis ou de boîtes rincées à l’eau !

Faire aimer les légumes à toute sa petite famille, ce n’est pas si compliqué, surtout avec des recettes comme celles de ce livre 😉

Après, il y a des cas sévères de « légumophobie » apparemment incurables, et les parents ne doivent pas culpabiliser, ça peut arriver même chez des gens qui cuisinent chaque jour, à chaque repas, des petits légumes tout frais avec amour. J’ai eu droit moi aussi à ma petite légumophobe, qui rien qu’au nom (les « zugumes », qu’elle appelait ça d’un air dégoûté…) fronçait son petit nez, rapprochait ses sourcils, posait la fourchette et restait bouche fermée jusqu’à la fin du repas… Elle a mis quatre ans à aimer les légumes, cette coquine, mais maintenant, c’est la première à reprendre de la soupe ! Je vous explique un peu plus bas comment je m’y suis prise (je n’avais pas envie de me battre pour ça, alors je l’ai joué en mode « diplomatique »… ;))

Ça nous prouve bien que dans une même famille, avec le même patrimoine génétique, la même éducation, en mangeant les mêmes plats, il peut y avoir des petit(e)s coquin(e)s qui font de la résistance contre ces braves légumes, et vous n’y êtes pour rien. Mais ça peut passer… le tout étant de continuer à cuisiner pour le reste de la famille des bons petits plats de légumes comme si de rien n’était. Si on veut la jouer finement, il faudra poser des plat les plus appétissants possibles sur le table, attendre que les légumophiles s’extasient, se régalent et ne surtout JAMAIS en servir au légumophobe, pas même la moindre cuillerée. Au début, il sera tout content, puis un peu curieux, puis un peu jaloux ;)… et là vous consentirez peut-être à lui faire goûter une toute petite cuillerée mais tout en clamant bien haut d’un air détaché qu’à votre avis, il n’aimera pas. En général, ce traitement « machiavélo-diplomatique» vient à bout des plus butés 😉

Bref, cette petite parenthèse pour vous dire que si vous cherchez de l’inspiration « légumière » pour régaler vos loulous (mais aussi les plus grands !), avec cet énorme pavé vous aurez de quoi faire ! Pour ma part, j’ai quelque peu participé au projet (environ 80 recettes sur les 500, si mes souvenirs sont bons)… mais attention, je dois vous prévenir toutefois que ce sont des recettes déjà parues dans d’autres ouvrages, donc si vous avez déjà beaucoup de mes livres à la maison, vous ne trouverez que peu de nouveauté de ce côté là. En édition, on appelle cela un « ouvrage collectif », et dans ce cas précis, le but est surtout pratique : que le lecteur ait sous la main le plus grand nombre de recettes possible sans devoir farfouiller dans la cinquantaine de bouquins de son étagère dès qu’il voudra retrouver une idée pour cuisiner du chou romanesco ou des topinambours… En ce qui me concerne, j’aime beaucoup ce livre, dans lequel j’ai découvert des recettes d’autres auteurs que je me suis promis d’essayer très vite (humm, la Colcanon irlandaise…)

courges-2Bon, c’est pas tout, mais pour sauter complètement du coq à l’âne, je vais avoir un peu de mal à vous donner un temps de cuisson archi-précis pour cette recette…car j’ai mon four en panne !

Il marche, mais fait des caprices, monsieur. Ouaip, paraît qu’il est au bord du burn out, monsieur (sauf que là justement, il ne burn plus rien, ni in, ni out).

Cette super bonne recette de potatos-butternut était parfaite en 25 minutes environ la semaine dernière. Aujourd’hui, elle a mis à 45 min à cuire, ou plus exactement, à crure. Idem avec le gigot de dimanche (après 4H de cuisson, on a dû le découper et le cuire à la poêle), le pâté de samedi (tout cru et tout blanc après 2H de cuisson) et les cookies de lundi. En plus, comme mon four n’est pas complètement HS, je vois d’ici comment va se passer la scène avec le dépanneur (et ça, ça m’énerve déjà !). Je vais voir arriver chez moi un espèce d’empaffé qui va tourner le bouton du four et me dire « Ben regardez, la lumière s’allume et ça chauffe, il est pas cassé votre four ma p’tite dame ! Bon, ça fera 95 euros pour le déplacement ».

Et là je vais lui répondre « Parce que vous croyez espèce de cornichon que j’ai besoin de vous pour tourner le bouton de mon four hein ? Il chauffe que daaaaale ce four, c’est pour ça que vous devez me le ré-pa-rer, oui, r-e-p-a-r-e-r, parce que si je le garde tel quel, ça fera bien tient, dans les recettes de Marie Chioca, quand les gens liront : « Cuisson des cookies : 4h50 à 280°C. » Et ça sera encore mieux, tient, quand les gens testeront ladite recette avec un four qui marche !!! Alors ce four, vous allez me le réparer, là, tout de suite, sinon je vous fait bouffer 12 cookies cru !!! ».

Non, en fait, comme je suis timide, je crois que je vais juste être capable de bredouiller, que dis-je, de bêler d’une toute petite voix un truc du genre « Heuuuu, oui, c’est sûr, comme ça on dirait que ça marche, hé hé, mais en fait, ça chauffe, mais ça cuit pas, vous comprenez monsieur ? Or, j’ai besoin d’un four, un vrai, vous comprenez, pas juste d’un petit sauna pour faire un peu transpirer mes gratins et mes gâteaux, héhéhé… »

Là, s’il a de l’humour, et, surtout, s’il a du bon sens, il démontera mon four pour voir ce qui cloche. Dans le pire des cas, il emportera mon four pour le réparer, et les trois prochains semaines, je cuirai mes gâteaux sur le radiateur.

Et s’il n’a pas d’humour -et encore moins de bon sens- il me marmonnera un truc bien exaspérant, que dis-je horripilant, du genre « Moi, quand j’tourne le bouton, ça chauffe, alors votre four il est pas en panne et vous me devez toujours 95 euros pour le déplacement ! » Et puis il continuera dans sa barbe : « Grmlrbrlm, désolé mais le règlement, c’est le règlement, moi, si j’vois un four ousque quand j’tourne l’bouton ça s’allume et pis qu’ça chauffe, c’est qu’ça marche… Non mais ces femmes, comprennent vraiment rien à rien ! »

paprika-2Et là, j’aurai deux attitudes possibles :

1/M’écraser… continuer ma carrière d’auteur culinaire avec un four dépressif { bien noter de votre côté de toujours enlever au moins 3H30 de cuisson aux temps indiqués dans mes futures recettes… }. ET bouffer mon bon de garantie « 5 ans pièces et main d’œuvre » (ou le mettre au toilettes, ça tombe bien, il est rose, et au moins comme ça il servira à quelque chose.)

2/ Me prendre une %#!!!% de rabia en mode « King Kong vient de se casser un orteil », et péter tout mon four à grands coups de masse sous les yeux du dépaneur, là, sauvagement. Puis, le regarder bien en face, la masse à la main, les cheveux en désordre, les yeux injectés de sang, et donner un grand coup de pied dans ce qui reste du four, m’allumer un cigare et lui dire, à la façon d’Arnold Schwarzenegger quand faut pas trop le faire suer « Alors coco ça ira, il est assez en panne maintenant ce #@%!!! de four? Tu peux remballer ce qui reste avec une balayette et m’en emmener un autre tout de suite avant que je fasse la même chose avec ta camionnette… » Mais je crois que cette méthode, ça passerait pas du côté de la garantie.

Dommage, parce que ça m’aurait défoulée pour toutes les fois où j’ai déjà vécu cette scène du dépanneur qui se fout de ma gueule : le lave-vaisselle, le sèche-linge, l’ordinateur, la bagnole, le robot Magimix… Chez moi les appareils ne savent pas tomber franchement en panne, du moins, pas en période de garantie. Ils ne savent que faire les hypocrites, qui prennent un malin plaisir à décon…, euh, pardon dysfonctionner grave mais savent retrouver illico le droit chemin devant le dépanneur/garagiste/informaticien, juste histoire de me faire passer pour une cruche trop abrutie pour savoir appuyer sur un bouton ON/OFF.

Bon, sur ce, je vais arrêter de me pré-énerver contre un pauvre type qui n’est pas encore venu ricaner devant mon four, et je vous laisse goûter à ces potatoes de courge butternut. On pourrait appeler ça des « potitoes » (« potitoes » pour « patatoes de potiron », vous avez compris le jeu de mot ? Héhé. Ça vous fait pas rire. Pfff, vous êtes durs…) mais le souci, c’est qu’on appelle pas ça un « potiron butternut », mais une « courge butternut » (pourquoi? J’en sais rien…). Donc, comme « courgitoes », c’était grotesque, que « butternutoes », c’était cucul, ça restera des potatoes de butternut… Mais dans tous les cas c’est su-per bon (quand c’est cuit, bouhouhou….)

PS important : Un grand merci d’avance pour vos petits mots que je lirai avec un immense plaisir, et pardonnez-moi si cette fois-ci je ne peux pas vous répondre. J’ai une semaine vraiment folle…

D’autre part, si vous avez un four qui marche (chançards !), n’hésitez pas à me dire si 25 minutes de cuisson, c’est bien, car là pour le coup je n’ai pas pu bien minuter… Merci beaucoup 🙂

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Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : environ 25 min (notez bien la connotation parfaitement ironique du mot « environ » aujourd’hui…)

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  • 1 courge butternut de taille moyenne (1,2kg environ)
  • 70g de double concentré de tomate
  • 5 cl d’huile d’olive
  • 1 c. à soupe rase de paprika
  • 1 c. à café d’origan séché
  • 80g de parmesan
  • 1 c. à café de fleur de sel

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courge-butternut-2Préchauffer le four à 180°C.

Laver la courge, ne pas l’éplucher (chouette alors !) puis la découper en tranches d’un peu plus d’un cm d’épaisseur. Redécouper les tranches en grosses frites.

Mélanger dans un saladier avec tous les autres ingrédients sauf le parmesan, en « brassant bien » pour enrober les morceaux de courge.

Les disposer sur une plaque chemisée de papier cuisson, puis saupoudrer de parmesan (à noter que j’ai aussi essayé de mettre le parmesan avec les autres ingrédients, dans le saladier : mais c’est un peu difficile de faire adhérer cette marinade beaucoup plus pâteuse aux poatoes, du coup, mieux vaut saupoudrer après).

Enfourner pour « environ » 25 minutes, en goûtant une potatoe de temps en temps : tant qu’elle n’est pas parfaitement tendre et fondante, laisser cuire : car la courge butternut cuite au four prend une délicieuse texture de pomme de terre ! En revanche, si elle est mal cuite, elle garde une consistance… de pomme de terre crue ;))

Servir bien chaud avec une salade.

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Qu’est-ce qu’on mange ? Des légumes !

Un chouette (gros!) livre paru chez Terre Vivante, avec 500 recettes pour se régaler !

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