{ Un petit matin d’octobre… }

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{ Un petit matin d’octobre… }

Deux recettes pour fêter l’automne,

Et une balade au lever du jour…

♥ IG bas

 

Montages-2Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas « La cuisine bio des jours de fête » entre les mains, en voici aujourd’hui un petit échantillon à travers deux recettes, l’une salée, l’autre sucrée. Mais pour les gourmands qui ont déjà reçu mon dernier livre (et pour qui du coup ce post n’aurait pas trop d’intérêt ;)) j’aimerais partager en plus avec vous une jolie balade dans ma campagne au lever du jour, en espérant que cette petite parenthèse vous fera du bien 🙂 

Si vous saviez comme j’aime l’automne ! Elle est pour moi la plus douce des saisons, la plus ressourçante, de loin la plus poétique aussi. Au début de l’automne, j’aime la fraîcheur et la pureté de l’air, l’embrasement des feuillages, la lumière si douce qui baigne la nature… Je suis tellement impatiente, dès mon travail terminé, d’enfiler des bottes, un gros pull de laine, puis de partir à pied de chez moi avant que ne tombe le soir !

Là j’ai le choix : d’un côté c’est la forêt, une grande forêt de moyenne montagne qui me fait du bien avec son air si pur, son charme un peu mystérieux, sa douce quiétude qui porte à la méditation… et ses champignons à foison qui alourdissent mon panier 😉 ! De l’autre côté ce sont des champs à perte de vue, mais pas des champs tout moches et tout plats de culture intensive, non, de joyeux champs « comme avant » qui ondulent au grès du relief, bordés de haies sauvages aux baies rouge vif ou de parcelles de bois feuillus, égayés de gros arbres majestueux trônant là comme le seigneur du lieu… Au fur et à mesure de la promenade, se dévoilent derrière une colline, au détour d’un chemin creux ou à la sortie d’un petit bois des coins tout simplement merveilleux : tantôt un petit vallon lumineux où quelques vaches blanches s’abreuvent dans une antique baignoire abandonnée au pied d’un châtaignier, tantôt un point culminant, tout en haut d’une pâture, laissant nos yeux émerveillés se rassasier d’une vue sur les montagnes à couper le souffle. Pour passer d’un pré à l’autre autre, il faut escalader les clôtures de bois, grâce à des échelles de chasseurs qui me donnent parfois un peu d’effroi : ça grince, ça oscille, le bois est un tantinet trop « patiné » à mon goût, mais je me dis que si un chasseur du genre « bon vivant » a pu passer là, il serait vexant que l’échelle craque juste sous mes pieds ! Une fois de l’autre côté, il m’est arrivé tout dernièrement de devoir repasser cette barrière très très vite dans l’autre sens, au point d’y laisser un tout petit bout de mon pantalon accroché au barbelé. Bien noter la prochaine fois de mieux vérifier qu’il n’y ait pas de taureau au milieu du troupeau… Même si au fond, je crois que ce pauvre taureau a eu plus peur que moi (il était du genre très pacifique.)

Cette balade dans les champs qui bordent ma maison, j’ai voulu la partager avec vous aujourd’hui. Je suis partie très tôt, afin d’assister au lever du soleil sur ces « bébés montagnes » dont les modestes sommets culminent à moins de 700m, mais dont l’horizon apparaît si joliment dentelé par les grands pics du Vercors et des Alpes que l’on se croirait beaucoup plus haut… Je n’ai vraiment pas réussi à faire « rentrer dans la boîte » toute la majesté de ces paysages, mais si vous pouviez juste en avoir un tout petit aperçu, par une toute petite fenêtre d’appareil photo, j’en serais tellement heureuse…

 

Potimarron farci à l’agneau, aux cèpes et au thym

potimarron-farci-a-lagneau-2Cette jolie recette aux accords de saveurs parfaits est vraiment simple comme tout à réaliser… ce qui ne l’empêchera pas d’impressionner fortement vos amis !

Ingrédients pour 4 personnes
Préparation : 25 min
Cuisson : environ 15 min à la poêle + 30 min au four


 
4 petits potimarrons de 300 à 350g chacun
600g d’épaule d’agneau
350g de cèpes frais
2 oignons
Quelques brins de thym frais
1 gousse d’ail
Quelques brins de persil
4 c. à soupe d’huile d’olive
Fleur de sel, piment d’Espelette (ou poivre 5 baies du moulin)

 

Nettoyer les cèpes, les recouper en petits morceaux de 2cm environ.

Couper le chapeau de chaque potimarron, les vider, jeter les graines.

Dans une poêle, faire revenir les oignons coupés en petits cubes dans l’huile d’olive. Ajouter l’agneau détaillé en morceaux de 2cm environ, saler et laisser dorer jusqu’à obtention d’une très appétissante coloration des sucs, puis ajouter les cèpes et continuer la cuisson jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Ne surtout pas faire brûler…

Ajouter la gousse d’ail écrasée, le persil haché, le thym effeuillé, une bonne pincée de piment d’Espelette et goûter : rectifier si besoin l’assaisonnement en sel.

Préchauffer le four à 180°C.

Farcir les potimarrons, poser le « chapeau » par dessus pour éviter que la viande ne sèche trop, puis enfourner pour 30 min à 180°C, en baissant la température à 150 si les potimarrons « bronzent » trop vite.

Servir en plat principal avec du riz basmati.

 

Nota : Pour réaliser cette recette, je choisis dans les magasins bio ou sur les marchés de tout petits potimarrons « individuels » de 300 à 350g environ (c’est assez facile à trouver, surtout en bio où les légumes ne sont pas « calibrés »).

À défaut, choisissez au contraire un gros potimarron d’1,2kg et faites-le cuire 1H au four, mais dans une cocotte en fonte ou en papillote pour lui éviter de brûler : il ne restera plus qu’à le partager entre les convives.

 

Fondant « Belle-Hélène » à la poire William

fondant-belle-helene-2Un très joli gâteau, associant un fondant très mousseux à l’amande et au chocolat noir avec des demi poires William légèrement caramélisées. Le tout chapeauté d’une Chantilly coco poudrée de cacao et d’amandes effilées toastées. Si ça ne n’est pas l’accord parfait…

Ingrédients pour 8 parts
Préparation : 30 min
Cuisson : quelques min à la poêle + 30 min au four
Prise au frais : au moins 6H

Pour le fondant :
4 poires William mûres à point (ou 6, si vous voulez que chaque demi poire garde sa tige)
200g de chocolat noir pâtissier à 70% de cacao
30g de beurre bio, ou 3 c. à soupe d’huile végétale neutre pour poêler les poires
4 œufs ultra frais
5cl de lait de soja à la vanille
Une briquette de 20 cl de crème d’amande liquide (voir adresses en fin d’ouvrage)
1 c. à soupe d’extrait de vanille liquide
4 c. à soupe de purée d’amande blanche bien fluide (voir adresses en fin d’ouvrage)
5 cl de sirop d’agave
50g de farine complète de grand épeautre
1 c. à café rase de poudre à lever
 
Pour la glaçage et le chapeautage :
100g de chocolat noir pâtissier à 70% de cacao
Une briquette de 20 cl de crème de coco liquide (ou de vache) très froide
2 c. à soupe de sucre de coco (ou de sucre complet)
65g d’amandes effilées
Un peu de cacao amer.

 

Éplucher les poires, les recouper en deux (sauf une qui doit rester entière) et les poêler quelques minutes dans le beurre ou l’huile de façon à obtenir une jolie coloration des sucs tout en faisant évaporer l’excès de jus qui détremperait le gâteau.

Laisser un peu refroidir sur une assiette.

Pendant ce temps, préchauffer le four à 180°C.

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème liquide d’amande avec le lait de soja, le sirop d’agave, l’extrait de vanille et la purée d’amande blanche. Bien fouetter pour émulsionner, puis ajouter hors du feu les 200g de chocolat noir coupé en petits morceaux.

Bien mélanger, poser un couvercle et laisser finir de fondre tranquillement.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs, fouetter les blancs en neige. Ajouter les jaunes au chocolat fondu, bien mélanger.

Dans un petit bol, mélanger la farine et la levure, puis ajouter tout pêle-mêle dans les blancs en neige (farine + chocolat fondu). Mélanger à la spatule souple, bien délicatement pour ne pas casser les blancs.

Beurrer un cercle à pâtisserie de 16,5 cm de diamètre, puis déposer la poire entière au milieu après avoir légèrement recoupé sa base pour qu’elle tienne bien droit. Disposer les demi poires contre le cercle bien beurré, en recoupant éventuellement la base légèrement en biseau pour que les demies poires s’appuient contre la paroi et ne risquent pas de tomber. Bien les faire adhérer au cercle en pressant légèrement.

Verser la pâte entre les poires, puis enfourner aussitôt pour 30 minutes.

Laisser entièrement refroidir le gâteau au frais pendant au moins 6 heures (au mieux 12H) avant de desserrer le cercle.

Faire fondre au bain-marie le chocolat pâtissier restant. L’étaler sur le gâteau, en réalisant quelques coulures décoratives sur les bords.

Fouetter la crème en Chantilly, en ajoutant progressivement le sucre de coco. Répartir sur le sommet du gâteau, à la cuillère ou à la poche à douille.

Poudrer légèrement de cacao, puis parsemer d’amandes effilées préalablement toastées quelques instants à la poêle sèche (attendre que les amandes aient refroidi avant de les ajouter, pour ne pas faire fondre la chantilly).

Servir aussitôt pour un glaçage encore coulant, ou conserver au frais. Dans ce dernier cas, le glaçage sera bien croquant (c’est super bon !) mais les parts seront plus difficiles à couper.

 

Et maintenant, la petite ballade… Mettez le réveil à 6H30, prenez un petit déjeuner bien chaud, enfilez un gros pull à col roulé et suivez-moi ;). On va prendre le chemin de terre juste en dessous de la maison, celui qui monte vers un grand bosquet de châtaigniers…

 

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Il fait encore nuit, mais l’aube pointe déjà sur la crête des montagnes.

1b-aube-pointe-du-vercors-3

Quelques instants après, l’horizon se teinte de rose au dessus des brumes matinales…

3-lever-de-soleil-gros-chataignier-2

 … puis le soleil, telle une grosse pomme dorée, semble émerger de la ramure d’un gros châtaignier…

4-lever-de-soleil-troupeau-2

… teintant les champs d’une poussière d’or…

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… jusqu’à embrasement totale, éblouissant, de la campagne, où se dessinent juste en ombre chinoise la ramure des arbres, les clôtures de bois, la silhouette paisible des troupeaux.

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On suit un petit chemin buissonnier, tout baigné de lumière…

5-premiers-rayons-sur-le-clocher-de-mon-village-2

… il nous mènera tout en haut d’une colline, d’où jaillit le clocher de mon village, frappé des premiers rayons.

 

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Deux vaches un brin comiques font leur « footing » autour de la clôture, bien en rang, bien au pas, telles les sentinelles d’un camp de « marines » (celle de droite a même la coupe en brosse réglementaire ;)) !

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Une vieille ferme apparaît au loin. Elle m’a toujours fait rêver…

 

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Dauphine, mon gentil toutou se repose un instant… C’est si fatigant de courir après les vaches et de sauter les barrières comme un vrai chien de berger ! Elle a bien grandi depuis décembre dernier. Mais pas tellement en sagesse 😉 C’est un chien ado, on va dire 😉

 

6-dernieres-mures…pas-mures-du-tout-2

Les dernières mûres de la saison. Enfin, plus exactement, les dernières « pas mûres » de la saison.

 

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Le soleil est maintenant presque complètement levé, faisant scintiller les champs couverts de rosée.

 

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Avant de rentrer, je m’attarde encore quelques instants pour photographier les fruits d’un rosier sauvage…

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… Observée par une grande vache charolaise, visiblement pas très réveillée (elle a même vissé ses cornes de travers !)

Je m’en retourne à la maison… Mettre des chaussettes sèches et me faire un thé bien chaud  ! J’avais sous-estimé la fraîcheur de la rosée 😉

Recettes issues de l’ouvrage « La cuisine bio des jours de fête », paru aux éditions Terre Vivante

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2 grains de sel sur “{ Un petit matin d’octobre… }

  1. Bonsoir Marie,

    Je te remercie pour tes photos superbes à l’aube matinale.
    Je connais la bretagne, le vaucluse, nice, cannes et le tarn et autres régions de la FRANCE, mais je dois dire que ces paysages dont tu nous régales les yeux valent largement tes plats.
    Pour le diner, ce soir ce sera avocat, roquette, houmous maison.
    Bon appétit

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