{ Une vraie recette d’automne, spéciale « moral en béton » ;) }

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{ Une vraie recette d’automne, spéciale « moral en béton » 😉 }

 Kringle estonien

♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ Vegan ♥ IG modéré ♥

 

kringle-1-montage2-2Un immense merci à tous pour vos messages laissés suite à mon dernier post ! Je viens juste de tout lire, et comment vous dire à quel point je suis touchée… Sachez que vos encouragements, vos petits mots enthousiastes et bienveillants me motivent à fond, me soutiennent et m’aident vraiment beaucoup !

Je profite aussi de ce nouveau post pour répondre ici aux quelques questions un peu récurrentes posées dans les commentaires :

– Oui, beaucoup de recettes de cet ouvrage sont à IG bas, j’y ai fait particulièrement attention 😉 Mais certaines ne le sont pas, car il fallait que ce soit là un livre de « référence », pouvant servir à tout le monde, y compris si l’on a envie pour ses loulous d’une grosse brioche mousseline à la farine moins complète que d’habitude…

– Même s’il y a une grosse partie bien fournie sur le levain naturel, beaucoup de recettes sont à la levure de boulangerie, afin que tout le monde puisse y trouver son bonheur, même ceux qui n’ont pas beaucoup de temps pour boulanger.

Voilà donc pour les 2 questions techniques que vous m’avez souvent posé. Après, il y a aussi eu deux questions un peu plus « people » qui tarabustent certaines d’entre vous 😉

– Sur les photos, oui, ce sont des aperçus du bout du nez de mes fifilles (les deux plus jeunes)… Et non, ce ne sont pas des jumelles, même si elles ont toutes les deux 4 ans sur les photos 😉 C’est juste que j’ai commencé ce livre il y a longtemps, alors entre la photo des pains buns et celle des tresses à l’abricot, il s’est écoulé 3 ans. Voilà, vous savez tout 😉

– Comment je fais pour écrire ces livres avec ma grande famille de 6 enfants, mon blog et tout et tout ? Ben je vais vous dire, pour moi aussi c’est un peu mystérieux, mais je pense jute que quand on a vraiment envie de réaliser un beau projet quel qu’il soit, on trouve souvent moyen de le caser ;)… à condition bien sûr qu’il n’empiète pas sur d’autres priorités absolues (la famille !).

Pour le reste, si ça peut vous rassurer, à chaque fois que je finalise un gros bouquin comme celui-ci (on va dire, surtout le dernier mois…), nous avons à la maison une colline de linge à repasser en retard dans la buanderie, une encyclopédie de papiers administratifs à trier sur la table, une explosion à la grenade dans chaque placard de cuisine (à ouvrir donc avec beauuuuucoup de prudence, je ne compte plus les trucs que je me suis reçu sur la tête, quand c’est un petit tupperware en plastique ça va, mais quand c’est un paquet de farine ouvert… ou un pot de miel qui se scratche par terre, entre les doigts de pied…). Il y a donc quelques petits « bugs » ménagers, sans grande importance à mon avis du moment que le principal va bien, que les enfants sont en bonne santé, qu’il y a de la bonne humeur, une maison à peu près rangée, des trucs à se mettre sous la dent à chaque repas… et que parallèlement le bouquin avance ;). Oserais-je aussi vous avouer, bien que ce soit assez personnel, que notre vie a changé quand nous avons décidé d’un commun accord de « jeter » la télé il y a quelques années ? Du coup, les soirées sont remplies de trucs super chouettes à faire, de beaux moments passées à discuter à table, mais aussi, et là ça m’aide beaucoup, de recettes à avancer pour le lendemain (ça sent bon le gâteau, parfois, le soir, quand tout le monde est au lit, et il y en a même qui se relèvent pour venir voir « qu’est-ce que Maman fabrique » ;)) Donc, voilà, là aussi vous savez tout, en fait il n’y a pas tant de mystère que ça : pendant que certains zappent, moi qui n’aime ni le foot, ni les séries B, ni la télé-réalité, ni les émissions de variété, et bien je cuisine ! Je rate sûrement quelques rares bons films ou émissions, mais ça va, je survie, et quand j’ai envie d’un chouette film le week-end, je range mes casseroles et je prends le temps de me faire plaisir ;). Vous avez dû aussi remarquer que je suis un vrai courant d’air sur les réseaux sociaux. On ne peut pas tout faire !

Pour en revenir à cet ouvrage, je sais que vous êtes assez nombreux à attendre courageusement le 2 octobre…  😉 Pour vous aider, voici déjà une recette dont j’ai vraiment raffolé. Ce n’est pas une des plus simples (quoique, rien de très périlleux non plus !) mais avec le pas à pas, vous verrez, on y arrive super bien.

Le kringle estonien est traditionnellement une très jolie brioche au beurre et à la cannelle. Comme vous trouverez dans cet ouvrage d’autres recettes pur beurre, j’ai eu envie de vous le présenter ici en version végétalienne, sans œufs ni beurre. Le résultat est à tomber !

J’ai en outre un vrai coup de cœur pour le façonnage du kringle, que je mets un peu « à toutes les sauces », aussi bien en version sucrée (avec d’autres garnitures que du sucre et de la cannelle) que salée. Inspirez-vous donc du pas à pas ci-contre pour réaliser vos prochaines brioches sucrées ou salées, fourrées et torsadées !

Ingrédients pour un gros kringle de 8/10 parts
Préparation : 25 min
Levée : une nuit au frais + 2H environ
Cuisson : 35 min

Pour la pâte à brioche :
500g de farine bise de grand épeautre ou de blé (T80, T110)
2 briquettes de 20 cl de crème de coco liquide (soit 40 cl en tout)
25g d’huile de coco vierge
5 cl de sirop d’agave
5 g de sel fin
1 c. à s. d’extrait de vanille liquide
1 c. à s. de rhum ambré
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
Pour la garniture :
2 c. à s. de cannelle en poudre
5 c. à s. de sucre complet
En plus…
Un peu de sucre glace pour saupoudrer (facultatif)

 

La veille au soir, mettre la farine et le sel dans le bol d’un robot pâtissier et bien mélanger. Faire légèrement tiédir la crème de coco avec le sirop d’agave et l’extrait de vanille. Hors du feu, y délayer la levure et bien fouetter pour faire mousser. Verser dans la farine et mélanger au crochet pétrisseur, en ajoutant le rhum au bout de quelques instants, ainsi que l’huile de coco préalablement fondue. Pétrir une dizaine de minutes, de préférence au robot ou à la machine à pain plutôt qu’à la main car cette pâte est assez collante. Poser un torchon mouillé sur le saladier de pâte, puis la mettre au frigo jusqu’au lendemain matin. Malgré le froid, la pâte va commencer à lever tranquillement.

Le lendemain, renverser la pâte sur un papier cuisson fariné : elle est un peu friable, difficile à travailler, c’est normal. La laisser un peu tiédir à température ambiante, puis l’étaler d’abord grossièrement avec les mains, puis au rouleau, de façon à obtenir un grand rectangle de pâte d’environ 30×45 cm. Recouper si besoin légèrement les bords pour qu’ils soient bien droits.

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Saupoudrer de cannelle, puis de sucre.

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Rouler la pâte dans le sens de la longueur, de façon à obtenir un long boudin de 45cm environ.

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Le recouper en deux sans aller  jusqu’au bout.

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Torsader les deux brins du pâton, en veillant à ce que la garniture soit toujours sur le dessus.

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Arranger la torsade en forme de couronne, puis couvrir et laisser lever un bon moment dans un endroit tiède car comme la pâte est froide, la levure mettra un peu de temps à retrouver son activité. Pour accélérer le processus, on peut tout à fait poser la couronne sur une plaque de cuisson, elle-même posée sur un saladier d’eau chaude, et en couvrant le tout d’un autre saladier à l’envers.

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Une fois que le kringle commence à gonfler, préchauffer le four à 260°C.

Enfourner le kringle quand il a pris environ un tiers de volume en plus, puis baisser immédiatement la température du four à 180°C, et bien surveiller en fin de cuisson pour que le kringle ne dore pas trop vite. Si besoin, baisser la température à 150°C pour la fin de la cuisson.

Avant de le sortir du four, piquer le kringle à cœur pour vérifier sa cuisson.

Saupoudrer légèrement de sucre glace avant de servir tiède.

 Nota : ne jamais mettre le kringle au froid, car cela durcirait la mie (à cause de la présence d’huile de coco).

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Les Secrets de la Boulange Bio, paru chez Terre Vivante dans la collection « conseils d’expert ». Disponible à partir du 11 septembre sur le site de Terre Vivante

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6 grains de sel sur “{ Une vraie recette d’automne, spéciale « moral en béton » ;) }

  1. Bonjour,
    Je viens de m’offrir votre livre « Les secrets de la boulange bio » et j’aurais une question concernant la composition du levain pour un pain donné… Je m’explique: si je prends par exemple la tourte d’Auvergne pur seigle qui est faite à partir de farine complète de seigle, de sel, d’eau et de levain, est-il souhaitable que ce levain soit lui-même à base de farine de seigle? Ou ça n’a pas d’importance?…
    Merci.

  2. Bonsoir, je « dévore » des yeux pour le moment tes r7 de boulange et j’apprends que l’on peut faire de belles brioches avec de la T110 OU 80. Mais lèvent elles aussi bien ? Merci.
    Merline

    1. Marie Chioca

      La plus chouette (aussi bien côté santé que texture) c’est la farine T110 de grand épeautre non hybridé. En boulange, je n’en connaît aucune de meilleure 😉
      Régale-toi bien !
      Marie

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