{ Plein les yeux… }

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{ Plein les yeux… }

Ma campagne, un soir de printemps

 

1En discutant, parfois, certaines personnes ne comprennent pas que l’on puisse à ce point trouver le Dauphiné merveilleux après avoir passé toute son enfance sur la Côte d’Azur… C’est vrai que la Méditerranée au petit matin sous les premiers feux du soleil, le Vieux-Nice et ses ruelles colorées, l’arrière-pays si rude et authentique, ça en jette, et je peux comprendre que tant de gens soient prêts à traverser des centaines – voire des milliers- de km pour aller le découvrir.

Mais la Côte d’Azur, c’est aussi, hélas, l’impossibilité pour la plupart des natifs du pays de se loger décemment sans se ruiner, les longues files de voitures pare-choc contre pare-choc dès qu’on veut aller quelque part, ce littoral tout bétonné d’immeubles, ces plages où l’on ne peut plus poser un doigt de pied entre les rôtis grillés à l’Ambre Solaire, et toute cette ambiance si tristement « bling-bling », vraiment pas très sympathique…

Alors, tout en gardant au fond de mon cœur une tendre petite place pour ma région natale, je ne peux m’empêcher d’être éblouie par cette terre d’exil, ou plus exactement, d’adoption  : Oui, je t’aime, petit coin de paradis tout vert aux grandes prairies sauvages bordées de clôtures de bois, aux douces collines sur lesquelles se découpent de gros chênes en ombre chinoise quand le soleil décline, et dont l’horizon est tout dentelé de majestueuses montagnes bleutées en été, d’un blanc éclatant en hiver, se parant quelle que soit la saison de teintes parmes ou rose indien au coucher du soleil…

Je suis bouleversée par l’odeur de l’herbe qui vient d’être fauchée ou de la terre labourée après la pluie, attendrie par ces chevreuils qui courent parfois devant la voiture lors des trajets d’école, ressourcée par la quiétude si délicieuse de cette campagne de moyenne montagne à la fois grandiose et riante.

Il y a quelques jours, la lumière est devenue si belle vers 19 heures que nous sommes partis sur un coup de tête mon mari et moi, chacun notre appareil photo à la main, et tel des touristes japonais sur la tour Eiffel nous avons tout mitraillé au pas gymnastique, sachant que se jouait là une course contre les derniers rayons du soleil si pressés de se cacher derrière le plateau… Notre pauvre voisin fermier, trop habitué à cette campagne qui l’a vu naître, nous a regardé comme des bêtes curieuses. Il nous a certes très gentiment salué, mais dans son regard il y avait un peu comme un « Té, prendre en photo de l’herbe, avec deux appareils photos encore, tous des fadas ces gens du Sud » (sauf que là, justement, je vous le fais en mode niçois, vu que ce regard, je ne saurai pas vous le traduire en patois dauphinois…).

Il y avait ce soir là beaucoup de vent, une grande douceur, et je garde de ce « safari photo » improvisé un souvenir merveilleux et touchant. J’avais tout simplement envie de le partager avec vous 🙂

En vous souhaitant une bien douce promenade en ma compagnie… et un excellent week-end !

 

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La campagne, vue des chambres de 3 de mes enfants. Dans cette clairière, on aperçoit assez souvent des biches à la tombée de la nuit, ce qui a le don de mettre la plus petite « Chioca » dans un état de béatitude très attendrissant 🙂

 

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La prairie sauvage qui borde notre maison côté ouest, ses graminées ondulant sous la caresse du vent (Ahhhh.. Ahhh… Ahhhh tchoum !!!! – Désolée, c’est le pollen… ;))

 

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Le champ cultivé qui borde le côté sud de notre maison. Il y a quelques jours, la terre était nue, mais depuis des petits plans (de quoi ? j’en sais rien…) ont pointé le bout de leur nez…

 

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Les champs étaient littéralement baignés de cette si douce lumière, comme souvent le soir en cette saison. Je ne me lasse pas de remplir mes yeux de ce spectacle.

 

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Détail sur de la sauge sauvage…

 

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De la folle-avoine… (enfin, je crois, car je ne suis pas très calée en botanique…)

 

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… ou la légèreté des fleurettes blanches du gaillet.

 

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Derrière les graminées que j’ajuste dans l’objectif, une ombre s’approche et me fait sursauter…

 

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Ce n’était que mon ami, le cheval des petites voisines… N’est-il pas beau garçon, avec sa robe chocolat (c’est pour ça que je l’aime !), ses yeux bleus et son nez tout rose ? Ce jour-là, il a été très déçu ! Point de Poupougnette venant lui tendre une carotte, mais juste ses parents, courants très vite avec une drôle de boîte noire vissée devant les yeux ^^ Pff, tous des fadas ces gens du sud…

 

10 a

Non, désolée, cette émouvante ferme en pierres accrochée aux premiers contreforts  du Vercors n’est pas à vendre 😉 Elle vous fait rêver ? Hum, moi aussi…

 

10b

Petite devinette : Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? La perruque d’un ex soixante-huitard ? Un bout de la barbe du père Noël?

 

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Allez, je vous aide un peu… Il y en tout le long de la clôture 😉

 

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Meuhhhhhh ! Ce sont des poils de vache ^^ Elles les laissent sur les clôtures comme nous, mesdames, sur nos brosses à cheveux 😉

 

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Paparazzi en flagrant délit… J’ai pris aussi quelques photos de mon cher et tendre pour me venger, mais il ne veut pas que je les mette sur le blog 😉 Vous voulez savoir ce que j’avais exactement dans l’obejctif à ce moment là?

 

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…Cette bien jolie petite vache de race montbéliarde, très courante par chez nous. Seuls les fromages réalisés avec son lait (enfin, ceux des vaches de sa race, pas juste le lait de cette vache !) auront droit à l’appellation « St Marcellin ». Quant à cette lumière féérique, elle est due au soleil très doux et rasant qui arrivait face à moi…

 

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Sous ses vieux arbres, on verrait bien une nappe à carreaux bleus, un panier en osier, un pique-nique et des enfants qui courent dans l’herbe…

(Heu, avec des bottes, parce que j’ai une pétoche terrible des éventuels serpents, rares chez nous, mais pas assez rares pour que je ne sois pas littéralement couverte de sueur froide si je dois avoir de l’herbe plus haut que le niveau des orteils !)

 

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Au fond, la pointe du Vercors (et derrière cette pointe, Grenoble…)

 

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Quelques jeunes vignes plantées l’an dernier, j’espère que nos voisins nous inviteront à goûter leur vin 🙂

 

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Retour au bercail… Les enfants nous attendent bien sages (sic) à la maison en terminant leur repas. Le bout de toit derrière les arbres, c’est notre nid :)).

Les derniers rayons du soleil donnent une teinte rousse merveilleuse aux châtons de noyers…

 

 

PS : Je précise, avant qu’il ne soit très vexé de mon oubli 😉 que certaines photos sont de « Mr Chioca » 😉 Non mais…Je vais quand même pas lui piquer son mérite !

 

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2 grains de sel sur “{ Plein les yeux… }

  1. Suis tombée sur ce poste via Pinterest. Quelle merveille cette lumière ! N’aime particulièrement celle avec la maison qui n’est pas à vendre. Le dégradé des verts est magique.
    IcI aussi, dès que la lumière rasante du soir dore le paysage, je pars en chasse. Mais toute seule !

    1. Marie Chioca

      Merci beaucoup pour ce gentil message qui me touche beaucoup 🙂
      Très bonne soirée à vous… et bonne balade !
      Marie

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