{ Ça c’est du sport ! }

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{ Ça c’est du sport ! }

Mon « Paris-Brest » très sage…(Nooon ? ça peut être sage un Paris Brest ?)

♥ Sans lait ♥ IG bas ♥

1 Paris-Brest 8-2J’ai un grand fils (trop mignon) passionné de vélo… Il me saoule gentiment m’instruit toute la journée -surtout en été pendant le tour de France *- de ses grandes connaissances en la matière, me farcissant la tête de tout un tas de noms bizarres qui virevoltent dans mon esprit comme un écho bourdonnant : cadre en carbone, Giro, maillot à pois, peloton, Milan-San Remo, équipier, Mont Ventoux, étape clé, col hors catégorie, Thomas Voeckler, secteur pavé, pédalier, dérailleur à impulsion électrique, échappée, etc. Je prends toujours un air très entendu pour ne pas faire de peine à mon grand chéri – il est si passionné- même quand il me parle du vice champion junior de Tasmanie 1978, mais oserai-je vous l’avouer ?… J’ai parfois l’impression de m’emmêler un peu les pédales, d’avoir toujours un vélo de retard, bref, mon attention a vite fait de dérailler. Et puis un jour, il a prononcé comme par hasard, au milieu de tout un champ lexical aussi parfaitement hermétique à ma compréhension qu’un essai d’anthropologie philosophique en russe, ces deux mots magiques…

Paris-Brest.

Et tout à coup – allez savoir pourquoi- ça m’a tout de suite parlé. Paris-Brest ? Hummmm.  Pas Paris-Roubaix ou Paris-Nice, non, il a bien dit Paris-Brest. Ça devenait rudement passionnant...

2 paris brest pour blog1-2

Ce jour là, j’ai pris malgré moi un air si captivé que mon petit gars en a presque été surpris… Tu as dit « Paris-Brest » mon chéri ? Oui Maman, c’est une course, enfin, une ancienne course cycliste, maintenant, elle ne se court plus.

Et là, je me souviens assez bien des minutes qui ont suivi.

Lui, toujours aussi passionné, intarissable. (bla bla bla…)

Moi, toujours aussi gourmande, irrécupérable. (slurp slurp slurp…)

Dès cet instant, les mots « Paris-Brest » avaient déclenché une certaine confusion des plus fantaisistes dans mon esprit… Le grimpeur français Pierre Rolland se protégeait du soleil en se tartinant de crème solaire coco-vanille-pralinée, la montée de l’Alpe D’Huez était toute saupoudrée de sucre glace et les coureurs devaient faire attention de ne pas déraper sur les amandes effilées qui jonchaient la route. Les vélos étaient montés sur des pneus en pâte à choux,  et, et, et… maman tu m’écoutes ? Euh, oui mon chéri, pardon, tu disais ? J’en étais à la victoire de Pierre Rolland à l’Alpe d’Huez…

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Voilà comment j’ai été obnubilée je me suis mise à penser au Paris-Brest. Il m’a ensuite fallu quelques temps pour le mettre au point façon « Saines Gourmandises », sans crème au beurre, sans mauvais sucres, enfin vous voyez le topo. J’ai dû doper… mon imagination, pour relever ce « challenge » digne d’une étape des Pyrénées avec arrivée au sommet. J’ai constitué une équipe de coureurs goûteurs (la « Chiocaropcar »), trouvé des sponsors (les robots « Kitchs And Ed », les poches à douille « Hand Ouille », les plats à gâteaux « Mazette S.A. Enjette », etc.), et embauché un commentateur sportif digne de ce nom « Mais ouiii mais ouiii du côté de la Chantilly de coco on met le paquet, quelle énergie dans les mollets fouets, elle va bientôt doubler… Aïe aïe aïe, là on est dans la panade, il va falloir incorporer les oeufs avec énergie, sans pédaler dans la choucroute… Holàlà, attention à la crevaison, la pâte à choux commence à se dégonfler… Chute ! Chute ! Terrible chute à l’arrière, le sucre glace s’est littéralement affalé sur le peloton d’amandes… »

Après une échappée de 4 heures en solo et une victoire au sprint disputée à l’arrachée (contre un mari qui voulait goûter « un tout petit peu » le Paris-Brest avant la photo), j’ai fini par remporter cette fameuse course. Ouf, c’était épuisant, j’en ai encore des courbatures, maintenant il va falloir récupérer. En tout cas une chose est sûre : le vélo, c’est bon pour la silhouette !

 

* Arg !

 

Ingrédients pour 8 personnes

Préparation : 35 min

Cuisson : 5 min environ pour la crème, 45 min pour la couronne de pâte à choux

Repos au frais : Quelques heures pour la crème, 2 h pour le Paris-Brest

Pour la pâte à choux (voir mon pas à pas détaillé ici):
95g de farine d’épeautre T130

12cl d’eau
2 oeufs
100g de purée d’amande blanche bien fluide (pas un vieux fond de pot)
1 pincée de sel
 
Pour la crème mousseline pralinée : ( Une vraie petite folie que vous risquez fort de devoir refaire souvent, rien que pour la dévorer à la petite cuillère !)
20cl de lait de soja-vanille
2 cuil à soupe légèrement bombées de farine d’épeautre
3 cuil à soupe de purée de noisette bien fluide
85g de sucre de coco, ou de sucre de canne intégral
55g d’huile de coco vierge
Une briquette de 20cl de crème liquide de coco (« dite coco cuisine »)
 
Pour la finition :
Un peu de sirop d’agave
Quelques amandes effilées ou concassées
Un peu de sucre glace ou de sucre de bouleau impalpable

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La recette :

(Ne prenez pas peur, ça a l’air long à lire, mais ça se fait plutôt vite…)

1/ La veille, ou quelques heures auparavant, préparer la crème mousseline :

Vérifier que la briquette de « coco cuisine » soit bien au réfrigérateur, et mettre le bol et le fouet qui serviront plus tard à monter la crème de coco en Chantilly au congélateur.

Mélanger dans une casserole le lait de soja-vanille, les 2 cuillerées à soupe de farine d’épeautre, le sucre et la purée de noisette. Bien fouetter pour émulsionner puis faire chauffer à petit feu, toujours en fouettant sans cesse. Quand la crème arrive à ébullition et épaissit, ajouter l’huile de coco vierge et laisser de nouveau cuire 30 secondes en fouettant bien.

Filmer au contact et laisser ainsi refroidir à température ambiante (surtout pas au frais, sinon la crème durcirait et on ne pourrait plus y incorporer la « Chantilly » de coco).

2/ Le lendemain, ou dès que la crème est à température ambiante, fouetter la briquette de crème de coco liquide dans le bol givré, en augmentant la vitesse des fouets jusqu’à ce que la texture épaississe et devienne bien ferme et mousseuse, comme pour une Chantilly classique. Incorporer délicatement cette crème fouettée dans la crème pâtissière à température ambiante, puis verser le tout dans une poche à douille munie d’un embout cannelé et mettre au frais.

Préchauffer le four à 180°C.

3/ Préparer la pâte à choux , la transférer dans une poche à douille munie d’un embout lisse de 1,5cm et dresser sur une plaque de pâtisserie chemisée de papier cuisson un boudin de pâte en forme de couronne, d’environ 18 cm de diamètre. Dresser un deuxième boudin à l’intérieur, collé contre le premier. Dresser un troisième boudin qui chevauchera les deux premiers.

Enfourner pour 45 min, en baissant la température du four à 150°C au bout de 30 minutes si la couronne semble dorer trop vite.

4/ En sortant du four, laisser un peu refroidir, puis couper eu deux la couronne dans le sens de l’épaisseur à l’aide d’un couteau bien pointu. Évider à la petite cuillère toute la pâte pas très cuite (car moins il y a de pâte, plus il y a de place pour la crème !), puis sortir la poche à douille du frigo et bien remplir toute la base de la couronne, en débordant d’au moins 1,5cm (au risque de me répéter, plus il y a de crème, mieux c’est…). Replacer délicatement le dessus de la couronne, puis badigeonner au pinceau la pâte à choux de sirop d’agave.

Faire torréfier les amandes quelques instants dans une poêle sèche, puis les parsemer sur la couronne. Elles y adhèreront parfaitement grâce au sirop d’agave.

Saupoudrer le tout de sucre glace, puis remettre au frais jusqu’au moment de servir : le Paris-Brest est meilleur après quelques heures de réfrigération, quand la crème et bien froide, et que la pâte à choux a gagné en souplesse.

 

Et maintenant, histoire sans parole…(ça vous reposera un peu si je me tais 5 minutes)

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6 grains de sel sur “{ Ça c’est du sport ! }

  1. Bravo ! Il est magnifique …. J aime ta prose, ton paris-brest, tes photos !!! Tout en somme.
    Merci pour ce pur bonheur….j aimerais tant le goûter.

  2. bonjour
    merci pour cette recette que je vais réaliser mais je souhaiterais savoir par quoi remplacer la purée de noisette. Je dois avouer que le prix m’effraie car j’aime cuisiner et je ne vais pas pouvoir suivre financièrement.
    merci de votre aide
    fred

    1. Marie Chioca

      Je comprends très bien votre impératif Fred, mais le souci c’est que pour donner cette saveur pralinée, rien ne peux remplacer la purée de noisette. On pourrait juste peut-être (à tester!) incorporer un peu de café froid très fort dans la chantilly coco, ça nous donnerait un parfum de moka à la place du praliné…
      Bons essais !
      Marie

  3. Bonjour Marie !
    Bouhouhou, aujourd’hui je viens de rater pour la première fois une de tes recettes ! Une recette ratée sur au moins… une centaine de testée, ça pourrait aller… Si ce n’était pas le gâteau d’anniversaire de mon chéri !
    Cela fait plusieurs fois que je l’entends glisser qu’il adore les Paris-Brest, donc pour son anniversaire j’ai eu envie de lui faire ce petit plaisir.
    Sauf que mon Paris-Brest, il ressemblait plutôt à un cycliste du Paris-Roubaix, qui après s’être payé 80 km de pavés, aurait fait une chute, écrasé ensuite par tout le peloton ! Tu vois le truc ??
    Bon, pour la crème, pas de souci, elle est divine. Mais avec la pâte à choux, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais elle n’a pas gonflé d’un iota, et en plus elle est est restée complètement crue dedans et très dure à l’extérieur. Bon, on l’a mangé quand même, pour ne pas gaspiller, mais vraiment, quel affront ! Et moi qui était si fière d’avoir trouvé LE gâteau qui ferait plaisir à mon chérinou…
    On a quand même bien rigolé en voyant la tête du truc, qui ressemblait à une couronne de Noël en pâte à sel cramée, qui avait perdu tous ses décors ! 😀
    Heureusement, comme je fais TOUJOURS deux desserts, j’avais aussi fait un moka, tiré du même livre, qui était une franche réussite !
    Ça m’a un peu consolée.

    Bref, comme le Paris-Brest n’avait pas gonflé, je n’ai donc pas pu utiliser toute la crème pour le garnir car forcément il était tout étroit et surtout pas creux, donc il me reste un gros bol de crème. Comme je n’aime pas rester sur un échec, je vais refaire une pâte à choux avec ton autre recette, celle du livre Gâteaux et douceurs à IG bas et je vais faire des choux pour utiliser la crème restante. Non mais ! Je ne vais quand même pas me faire humilier par une pâte à choux !
    Grosses bises, Marie ! Et bravo pour ce beau Paris-Brest !

    1. Marie Chioca

      Pauvre pauvre Stéphanie, je suis navrée…
      Déjà, navrée de te répondre si tard, j’étais un tantinet dépassée ces derniers jours.
      Ensuite, navrée de tes mésaventures, pôôôvre de toi, juste pour l’anniversaire de ton mari ! Tu es vraiment très gentille de prendre les choses avec le sourire, beaucoup de gens seraient hélas venus m’engueuler par mail dans la foulée 😉
      Enfin, navrée d’avoir autant ri en lisant on message, j’en ai encore les larmes au yeux ^^
      Bon, pour tout te dire, cette recette est super bonne quand elle est réussie, mais même moi, je la rate environ une fois sur dix sans comprendre pourquoi… et ça me fait enrager !!! Est-ce la purée d’amande qui nous joue des tours? Difficile à dire…
      En attendant de trouver la réponse à ce mystère, tu trouveras sur mon blog une autre recette de pâte à choux (de mémoire, Noël 2015, les « petits choux qui se prenaient pour une tare au citron »), plus « fidèle » : celle là je ne l’ai jamais ratée…
      Bon courage, et encore navrée 🙂
      Marie

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