{ Une gourmandise toute « sage » pour la ligne… }

20 décembre 2013

{ Une gourmandise toute « sage » pour la ligne… }

Bûche légère et acidulée à la gelée de cranberries crues,

Parfum de tarte au citron

♥ Sans lait ♥ Végétarien ♥ IG bas ♥

 

1Pfff, y’a des journées…

Vous voyez cette bûche ? Et bien la couverture en meringue est ratée. Ratée à cause de pointes de cheveux fourchus… Et d’une accumulation de circonstances tragicomiques.

Il y a des fois où j’hésite presque à vous raconter mes péripéties de peur que vous pensiez que j’en rajoute, mais ce qui me rassure, c’est que vous vivez vous aussi dans la « vraie vie ». Cette fameuse « vraie vie », dont la réalité dépasse parfois la fiction et fait de certains moments de la journée un sketch à la Mr Bean.

 Petit retour en arrière…

Ce matin, je me suis levée le cœur déjà un peu en vacances. Envie de souffler, de prendre un peu soin de moi… Oui mais voilà, il y a avait aussi cette bûche à photographier pour le blog, qui attendait au frais depuis hier, en essayant de se faire la plus discrète possible (surtout quand le papa ou un des deux fistons ouvraient le frigo, et heureusement que je veillais armée d’une cuillère en bois, sinon elle aurait été un peu entamée… )

Je me suis donc réveillée ce matin, cheveux en bataille comme toujours, et me suis dit qu’un petit masque leur ferait du bien… Yaourt, miel, huile d’olive, essence de romarin, me voilà donc partie pour une recette de plus, mais pas une recette culinaire, non une recette capillaire.

Jusque là, tout allait bien. Coiffée d’une ridiculissime charlotte de plastique, je me suis ensuite attaquée à la confection de la meringue de ma bûche, le temps que « pose » le sage petit masque au yaourt.

Seulement, c’est là que ça a commencé à se corser….

2Allez donc faire un travail d’artiste avec des grosses gouttes de yaourt liquéfié qui, ayant sournoisement forcé la barrière élastiquée de la charlotte vous tombent dans les yeux (ça c’est quand vous vous baissez en avant sur la meringue), ou coulent par derrière avec des sensations d’une limace qui se promènerait sur votre nuque (ça c’est quand vous vous redressez…).

J’étais déjà un peu à bout de nerf, une spatule dans une main, un gant de toilette dans l’autre, ne sachant plus si je devais essuyer les coulures de yaourt sur mes oreilles avec la spatule et étaler la meringue au gant de toilette ou le contraire.

Et puis la sonnette a traîtreusement sonné (remarquez, c’est sont boulot de sonnette, on peut pas vraiment lui en vouloir…)

Et là, j’ai eu un grand moment de solitude, car j’attendais bien ce matin une très jolie poupée, mais j’aurai juste bien aimé qu’elle n’arrive pas juste à ce moment là…

Dilemme.

Sortir avec la charlotte dégoulinante de yaourt ?

Laisser la poupée repartir à la poste jusqu’au lendemain ? J’ai opté pour une solution intermédiaire : coiffée, ou plutôt « sur »coiffée d’un bonnet cache-charlotte, (celui avec des oreilles en fausse fourrure et un pompon, en fait, le premier qui me soit tombé sous la main parce que les facteurs, c’est patient, mais pas trop longtemps) je me suis précipitée sous une pluie battante pour récupérer la précieuse poupée. Le facteur a bien dû se demander pourquoi je prenais la peine de protéger à ce point ma tête du froid quand pour le reste j’étais en pyjama et en espadrilles sous la pluie, mais comme il est poli, il n’a rien dit.

3

En revenant, je me suis dit qu’il faudrait laver les poils de fausse fourrure enduits de yaourt au miel, puis j’ai ouvert le carton de la jolie poupée, fait « wouaaaaah ! » de contentement, puis « m****e ! » en me rappelant que j’avais oublié la meringue !

Elles n’aiment pas qu’on les oublie, les meringues.

Du coup, au lieu de s’étaler voluptueusement sur la bûche comme au début, elle a fait des pâtés, des grumeaux, bref, moi qui rêvait de jolies stries en arabesques je me suis retrouvée avec une tartine de purée sur bûche.

Alors j’ai enlevé patiemment la meringue loupée, raclant au gant de toilette à la spatule chaque parcelle et me disant que tant pis, j’allais recommencer courageusement histoire de vous présenter une bûche époustouflante. J’aurai dû vérifier avant qu’il me restait bien des œufs.

J’ai donc ré-étalé avec philosophie et résignation ce que je venais d’enlever et qui ressemblait de moins en moins à une meringue, puis fait quelques lamentables décors à la fourchette.

À la sortie du four, ma pauvre bûche était si pitoyablement décorée de ce plâtras, que je l’ai saupoudré d’un super cache-misère : de la noix de coco râpée. On va dire que ça évoque les flocons de neige…

 

 Bon, et maintenant que je vous ai tout raconté (enfin, pas vraiment tout, parce que j’ai aussi oublié de vous dire que pour prendre la photo sur cette belle table, j’ai dû pousser mon ordi ainsi que son petit cactus « anti-ondes ». Dans la panique, je l’ai posé sur une chaise. Et pour prendre la photo, je me suis assise dessus… Et c’est pas des blagues, et ça fait mal ! si je vous parlais de la bûche ? Parce c’est pour ça que vous êtes venus, je sais.

Alors, je vais vous la faire courte :

Le biscuit roulé ressemble beaucoup à la génoise du layer-cake de Noël, tout léger, moelleux, et facile à rouler. Je pense que c’est vraiment une réussite (contrairement à la meringue…)

La crème au citron et la petite gelée crue de cranberries (qui ressemble un peu à une confiture de groseilles, c’est amusant) donne un résultat très acidulé, fruité et gourmand, idéal pour clore un bon repas. Le tout présente en outre un indice glycémique très modéré, et une teneur en matières grasses raisonnable pour une part. Voilà un dessert comme je les aime…

 

Ingrédients pour une bûche de 8 parts

Préparation : 35 min

Cuisson : 7 min pour le biscuit roulé, quelques minutes pour la crème au citron, quelques minutes pour la meringue

—————————————– 

Pour le biscuit roulé :

 3 œufs de taille moyenne
120g de farine complète de blé ou de grand épeautre T110 (ne prenez pas de T150, cela alourdirait beaucoup le biscuit et le bienfait négligeable pour la santé vu le peu de farine par part de bûche)
8cl de sirop d’agave (environ 6 cuillères à soupe)
1 cuil à café de poudre à lever

 Pour la crème au citron :

12cl de jus de citron
 15cl de sirop d’agave
  3 jaunes d’œufs
  200g de margarine St Hubert bio
  15 gouttes d’huile essentielle de citron bio
  20g de farine T 110
  6g d’agar-agar (cela peut sembler beaucoup, mais il faut « forcer la dose » à cause de l’acidité du citron.

 Pour la gelée acidulée de cranberries :

150g de cranberries
Le jus d’un gros citron
Un peu d’eau
3 cuil à soupe de sirop d’agave

 Pour la meringue :

 3 blancs d’œufs
4 cuil à soupe de sucre de bouleau
1 pincée de sel

—————————————–

1/ Gelée crue de cranberries :

La veille, mettre les cranberries à tremper avec un jus de citron et juste ce qu’il faut d’eau pour les recouvrir. Le lendemain, mixer les cranberries d’abord sans leur jus de trempage (vous verrez, elles seront devenues d’un rouge vif superbe grâce à l’action du jus de citron !), puis ajouter ce qu’il faut de ce fameux jus pour que la gelée ait une consistance bien souple mais pas trop liquide.

 

2 / Biscuit roulé :

Préchauffer le four à 200°C.

Mettre les œufs entiers et le sirop d’agave dans le bol d’un robot pâtissier, et fouetter le tout plusieurs minutes jusqu’à ce que le mélange blanchisse, mousse, épaississe et double au moins de volume (avec un simple fouet à fil électrique, il faut beaucoup de patience car c’est un peu plus long.)

Mélanger la farine et la levure, puis tamiser le tout au dessus des œufs fouettés. Mélanger délicatement à la spatule, puis étaler sur une plaque de four chemisée de papier cuisson en un rectangle d’environ 8mm à 1cm d’épaisseur.

Enfourner pour 7 minutes, puis renverser sur une feuille de papier sulfurisée neuve. Décoller délicatement le papier de cuisson collé sur le biscuit, puis déposer une autre feuille neuve sur le biscuit. Rouler le tout (le biscuit en « sandwich » entre deux feuilles de papier cuisson), puis laisser refroidir ainsi.

 

3 / Crème de citron :

Pendant ce temps, verser le jus de citron dans une casserole. Ajouter l’agar-agar, le sirop d’agave, la farine, les jaunes d’oeufs et bien mélanger au fouet. Porter à ébullition quelques minutes sans cesser de mélanger, puis ajouter hors du feu la margarine pour la faire fondre. Bien mélanger, puis laisser un peu tiédir. Vous n’ajouterez les huiles essentielles que lorsque la crème ne sera plus brûlante pour éviter qu’elles ne «s’évaporent ».

 

4 / Montage :

Dérouler délicatement le biscuit, le tartiner généreusement de gelée de cranberries, puis de crème au citron, puis rouler de nouveau bien serré et laisser reposer au moins 12 heures. Si vous avez ce genre d’ustensile à la maison, laissez refroidir la bûche dans une gouttière à bûche arrondie.

 

5 / Meringue

Au moment de servir, préchauffer le four en position grill, chaleur maximum.

Redécouper proprement les deux extrémités du gâteau roulé et le déposer sur un plat de service en porcelaine ou en faïence (pas de plastique…)

Fouetter les blancs d’œufs avec le sel et une cuillerée à soupe de sucre de bouleau, puis augmenter petit à petit la vitesse des fouets, en ajoutant au fur et à mesure les 3 autres cuillerées de sucre, jusqu’à obtention de beaux pics bien brillants.

Tartiner immédiatement sur la bûche, décorer de jolies (sic) volutes à la fourchette, puis enfourner 2 minutes, juste le temps que la meringue soit légèrement dorée.

Saupoudrer éventuellement de noix de coco râpée…

 

Voilà les amis, je vous laisse à vos préparatifs de Noël (moi aussi, j’ai encore plein de petits cadeaux à emballer ;)), et pour vous mettre un peu dans l’ambiance je partage de bon cœur avec vous ces quelques photos de ma jolie crèche provençale, réalisée par mon cher et tendre chaque année… Je trouve cela tellement plus profond et dans l’esprit de Noël que ces bataillons de Pères Noëls plastifiés et clignotants qui inondent les supermarchés en chantant « vive le vent »…

 

Marie et Joseph, dans l’attente de l’Enfant-Jésus…

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Le chevrier…

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La petite vieille, qui porte son fagot de bois (on lui donnerait volontiers un coup de main n’est-ce pas?…)

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Les deux bergers, le jeunôt et l’ancien, se réchauffent devant le feu…

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Le petit troupeau (visez un peu le tout petit agneau au premier plan : Ma Poupougnette passe ses journées à pousser des chaises devant la crèche pour monter dessus et jouer avec le « bébé outon »…)

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Une jolie maison provençale, et deux petits chats…

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Ahhh, si Obélix voyait ça…

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Dis meunier, elle est à IG bas ta farine au moins ?

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Attention aux poules !

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D’après mes enfants, là c’est « maman » (pourtant, je ne me promène jamais une cruche sur la tête, promis…)

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Le petit Jésus est venu pour sauver les pécheurs. Les pêcheurs aussi d’ailleurs…

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Sur la place du village, ça papote, ça papote… Et après on dit que les femmes sont bavardes !

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Couvert de bisous matin et soir par la petite dernière de la maison, le Petit Jésus attend patiemment le 25 décembre pour aller dans la crèche…

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Quant aux Rois Mages, ils attendent le 6 janvier cachés dans l’horloge !

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Allez, je vous laisse vite , je dois aller faire tout plein de petits paquets 😉

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♥ Joyeux Noël à tous ! ♥

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9 grains de sel au sujet de « { Une gourmandise toute « sage » pour la ligne… } »

  1. Blanche

    Bonjour Marie,

    Les belles saveurs de cette recette me font de l’oeil depuis un moment déjà mais Noël est déjà loin et ce n’est plus tellement la saison de faire des desserts sous forme de bûches…
    Pensez-vous qu’il serait possible de faire cette recette comme un entremet dans un cercle avec la crème et la gelée entre deux couches de génoise avec la meringue sur le dessus ? La crème au citron se tiendrait-elle assez bien pour découper des parts ? Et si oui, quelle taille de cercle me conseilleriez-vous, 22 ou 24 cm ?

    Je vous remercie d’avance!

    Répondre
    1. Blanche

      Re-bonjour,

      Finalement j’ai utilisé un cercle de 22cm, le gâteau était à fait l’unanimité, tout le monde l’a adoré (même celui qui déteste les cranberries)!

      Merci pour cette recette!

      Répondre
      1. Marie ChiocaMarie Chioca Auteur de l’article

        Ah, je trouve ce message après avoir déjà déjà répondu (sur le tableau de bord de mon blog, les messages s’affichent par ordre chronologique, du coup, j’ai du mal à suivre les « discussions » car plein d’autres messages viennent s’intercaler…)
        Merci beaucoup en tout cas Blanche pour ton retour 🙂
        Marie

        Répondre
    2. Marie ChiocaMarie Chioca Auteur de l’article

      Je pense que oui, ça se tente vraiment. Pour le diamètre du cercle en revanche, sincèrement je ne sais pas trop… Avec un cercle de 24, le gâteau sera plus fin qu’avec celui de 22. A voir donc… Vous me direz si vous testez?
      Bon week-end Blanche 🙂
      Marie

      Répondre
  2. Emsi

    Bonjour… et merci
    En librairie, j’étais « tombée sur vous » assez par hasard, via votre « les grands classiques, ma version bio »,. Je l’ai acheté, et en ai beaucoup apprécié vos ingrédients « de substitut » ou « autres qu’habituels ». Aaah votre risotto… Je découvre depuis peu votre blog et ses recettes, que je vous avoue « retoquer » de mauvaise manière – et avec un brin de mauvaise conscience – avec ma farine « normale », mon sucre « normal », et du beurre, du beurre, du beurre (ben, on est Bretonne on l’est pas hein. Et salé le beurre. Du beurre, quoi !!!). Mais ce que j’aime, ce sont vos commentaires, ils me font mourir de rire. Je viens de tomber sur le farçou rebaptisé à la scandinave… 😉
    Bon mais justement, à propos de noms : à un autre endroit de votre blog (le texte du Layer cake, là encore à mourir de rire, avec l’histoire des couches !!!) vous dites que vous aimez bien privilégier les noms français : dès lors, pourquoi ne pas donner aux »cranberries », leur nom français : canneberge (ou airelles) . On achète des fraises, pas des strawberries. Bon, on sait que quand un nom arrive dans un territoire, il garde la forme sous laquelle il est arrivé : : les canneberges nous sont (re)venues sous le nom « cranberries », (les Québecois ne nous comprennent pas…) et c’est donc ce nom qui s’est installé. J’adore l’anglais , j’adore les Britanniques, et en tant que Bretonne, encore plus les Irlandais, Ecossais, Gallois, Manois (chauvine celte, moi ? …) et je ne suis pas une intégriste du français (d’autant plus qu’ici en Bretagne on lutte pour que notre langue survive encore un peu, mais ça c’est une autre histoire…)mais étant donné que c’est un fruit que nous connaissions » avant » (c’est un peu l’histoire du chou kale !), pourriez-vous, à l’occasion, tout en l’appelant « cranberry » puisque le mal est fait, rappeler qu’il a u un nom français : canneberge . Je suis certaine que beaucoup de gens ne le savent pas, et seraient heureux de désormais appeler ce fruit par son nom « d’cheu nous ».
    Un grand merci, et… j’y retourne (sur vos pages !!!). Trop drôle !!!
    Emsi

    Répondre
    1. Marie ChiocaMarie Chioca Auteur de l’article

      C’est vrai Emsi, vous avez raison… Mais c’est plus fort que moi, j’ai toujours dit « cranberries ». Ça doit venir du fait qu’étant jeune, j’aimais vraiment bien le groupe de rock du même nom 😉
      Merci en tout cas pour ce si gentil message, et bonne semaine à vous !
      Marie

      Répondre
      1. Emsi

        Ha ha ha (rires), les vieilles habitudes. Après tout, on a bien la soupe aux Stones, non ? (la soupe aux cailloux). Et vous reprendrez bien un peu de Beatles avec votre thé ? Je continue bien sûr à vous suivre, chère Marie, avec ou sans canneberges !!! C’set en tout cas très gentil d’avoir répondu !

        Répondre
  3. Jovanitha

    Bonjour,
    Je suis nouvelle sur votre blog. Suite à mon diabète gestationnel, j’ai pris conscience & connaissance des méfaits des sucres. Depuis, nous avons décidé de mener une vie plus saine, mais certains gâteaux « d’avant » me manquaient, comme le roulé orange/Nutella de J-F Piège. C’est comme ça que j’ai rajouté des zestes d’1 orange et 12 gouttes d’HE d’orange douce dans le biscuit roulé et remplacé la crème de citron par la sauce chocolat de votre livre, « Gâteaux et douceurs à IG bas » (pg 50). On s’est régalé !! Tout le monde en a repris !!
    Je profite de ce post pour vous remercier pour le tps/l’énergie passé à élaborer des recettes les unes plus délicieuses que les autres. Suite à des essais catastrophiques, j’ai réalisé qu’il ne suffisait pas de remplacer la farine blanche par d’autres farines pour avoir un gâteau IG bas. Je ne peux qu’apprécier le boulot derrière ces gâteaux moelleux et gourmands et pourtant à IG bas.
    Merci Marie !

    Répondre
    1. Marie ChiocaMarie Chioca Auteur de l’article

      Que je suis touchée Jovanitha, vraiment, si vous saviez ! Ce genre de message me remotive toujours beaucoup quand je suis parfois (euh, souvent) un peu surmenée 🙂
      Alors, c’est moi qui vous remercie pour ces mots qui font chaud au coeur…
      Marie

      Répondre

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