{ Beaucoup de neige, une panne d’électricité, une grippe = Une chouette idée pour le dîner ! }

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{ Beaucoup de neige, une panne d’électricité, une grippe = Une chouette idée pour le dîner ! }

Waterzoï de poisson un peu revisité

 ♥ Sans lait ♥ Sans oeufs ♥ IG modéré ♥

 

_DSC5607-2-2Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais en Rhônes-Alpes il est tombé un paquet de neige aujourd’hui, de la neige lourde et humide qui colle et qui casse tout. Au résultat, 50000 foyers sans électricité.

50000, dont le mien…

En plus, j’ai depuis hier une bonne crève de derrière les fagots avec la gorge comme si j’avais avalé un cactus sans le mâcher, les yeux comme si j’avais épluché des oignons toute la nuit, les membres traversés de frissons électriques et la tonicité d’une huître cuite sauce roquefort un lendemain de fête. *

*La tonicité, ET le teint d’une huître cuite sauce roquefort…

Et puis la fièvre, quand même, quelle chouette truc pour ne pas trop s’ennuyer quand on est malade ! Un coup tu pètes de chaud, et là banzaïïï il faut enlever tes 5 pulls très vite, c’est une course contre la montre pour pas crever cuit à la vapeur. Juste après, tu claques des dents, et là c’est une nouvelle course contre la montre pour remettre frileusement toutes ces peaux d’oignon au son des castagnettes. Ça occupe. Et puis côté chauffage central, chez nous, il faut que je vous dise qu’on a un truc au top. Un « fourneau bouilleur » que ça s’appelle. Et c’est fait pour chauffer écologiquement une vieille baraque de 250m2 avec juste quelques bûches par jour. Vous allez voir, c’est vraiment perfectionné : Tout le printemps, déjà, au lieu de t’éclater au soleil dans la campagne en fleurs tu dois scier et fendre du bois en prévision de quand il fera froid. Et quand il fait froid, et que là tu rêves d’une bonne flambée et d’une maison toute chaude qui sent le feu de bois, et ben non, le fourneau bouilleur tu peux pas l’utiliser pour cause de panne d’électricité monstre. Ben oui, parce que sans électricité, le fourneau bouilleur -qui est censé être un chauffage au bois- il peut pas le pôôôvre envoyer l’eau chaude dans les étages (à cause d’une histoire de pompe), alors il chauffe, il chauffe, il surchauffe. Là une sécurité se déclenche (un vase d’expansion que ça s’appelle), et là ça veut dire que tu dois trèèèès vite sortir jeter dans la neige tes bûches enflammées à l’aide d’un tisonnier pour éviter que ça saute comme une cocotte minute (fourneau bouillu, fourneau foutu). Bref, tout cela n’a vraiment rien à voir avec la cuisine, quoi que… Vous allez voir où je veux en venir, mais attention il faut bien suivre la démonstration mathématique d’une association d’idées née d’un cerveau « malade » qui surchauffe à 39°C…

Documents4-2-21ère équation : Fourneau bouilleur en grève = maison qui tombe vite à 14° = une habitante de la maison qui commence à se peler = vite un petit plat mijoté avec plein de bouillon bien chaud.

2ème équation : Fourneau « bouilleur » = eau qui bout = Waterzoïïï ! (Nota : Pour les ignares – comme moi il y a 5 jours – qui ne le sauraient pas encore, « Waterzoï » n’est pas une injure en polonais /ou en japonais /ou du capitaine Haddock, mais signifie « eau qui bout » en patois des Flandres)

 Démonstration : Vite, il me fallait un waterzoï pour me remonter le moral.

J’ai donc confectionné pour la première fois de ma vie un waterzoï avec ce que j’avais au congel, dans les placards et à la cave. Enfin, un espèce de waterzoï (on dirait encore plus une injure du capitaine haddock comme ça non ?…) parce que j’ai remplacé les pommes de terre par du gruau d’avoine, et la crème fraîche par de la crème végétale. Et puis comme je m’ennuyais un peu (pas d’ordi, les enfants à l’école et pas moyen de faire du ménage avec une crève pareille), et comme le seul endroit de la maison où on y voyait un peu clair c’était contre les fenêtres, j’ai photographié les étapes de mon waterzoï en me disant que si c’était bon (et que si les photos prises dedans n’étaient pas trop toutes pourrites), je le mettrais sur le blog.

Et voilà, c’était bon. Je me suis littéralement requinquée avec ce plat si réconfortant, et ma horde de barbares a tout fini ce soir en 6,4,2, après avoir bien rigolé du nom de cette recette, mais en me recommandant d’en refaire très souvent.

En plus, comme l’électricité est revenue, je peux même vous poster mon waterzoï avant d’aller me coucher… Merci les petits hommes bleus ! 😉

 

 Waterzoï de poisson à l’avoine crémeux

Ingrédients pour 8 personnes (en plat principal copieux)
Préparation : 25 min
Cuisson : environ 1h
(Mettre le gruau d’avoine à tremper la veille)

 

500g de gruau d’avoine300g de filets de saumon sauvage sans peau et sans arrêtes
400g de filets de cabillaud sans peau et sans arrêtes
500g de moules
8 gambas sauvages (facultatif, mais plus festif)
2 poireaux
3 carottes
2 oignons
2 branches de céleri bien tendres choisies dans le coeur
5 feuilles de laurier
3 clous de girofle
Un bloc de 100g de tofu fumé (facultatif, mais donne un fumet très intéressant au bouillon)
1l d’eau
50cl de bon vin blanc sec
2 briquettes de 20cl de crème d’avoine liquide
6 cuil à soupe d’huile au choix
Le jus d’un citron
Sel, poivre 5 baies du moulin

——————–

Documents2-2-2La veille au soir, rincer le gruau et le mettre à tremper.

Le lendemain, éplucher et émincer les oignons, les poireaux et les carottes. Dans une grande cocotte ou un faitout, les faire revenir dans l’huile avec le tofu fumé taillé en « lardons » jusqu’à légère coloration des sucs.

Égoutter et rincer le gruau, puis le mettre dans la cocotte avec le céleri émincé, les clous de girofle, le laurier, l’eau et le vin blanc. Ajouter une bonne cuillerée à soupe de sel puis laisser cuire environ 45 min.

Pendant ce temps, faire bouillir à part pendant 15 minutes les gambas à l’eau légèrement salée, puis les décortiquer. Réserver.

Découper le poisson en cubes, l’arroser de jus de citron, le saler, le poivrer généreusement puis laisser mariner le temps de la cuisson du gruau.

Quand les grains d’avoine sont bien fondants et que le liquide de cuisson a épaissi, ajouter la crème d’avoine, mélanger et goûter pour rectifier éventuellement l’assaisonnement. Ajouter les moules crues, les dès de poisson avec leur marinade, les gambas épluchées, puis bien mélanger.

Remettre sur le feu et compter environ 10 à 15 minutes de cuisson à feu très doux, juste ce qu’il faut pour que les dés de poisson soient cuits sans se défaire. Servir bien chaud. 

⇒ Nota :

Surtout, choisissez des poissons ultra frais (pêchés du jour) c’est LA condition pour que ce waterzoï de poisson soit vraiment très bon. À la rigueur, des poissons surgelés pourraient aussi faire l’affaire, et seraient dans tous les cas préférables à des poissons qui auraient traîné quelques jours sur l’étal…

 

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6 grains de sel sur “{ Beaucoup de neige, une panne d’électricité, une grippe = Une chouette idée pour le dîner ! }

  1. Bonjour !
    Merci beaucoup pour cette recette qui a l’air tout simplement délicieuse et que j’ai très hâte de tester 😉 Haha ici aussi, les jours de maladie, j’ai besoin de comfort food, et de me régaler 😉 Bouillon, gratins en tous genres (pomme de terre, potiron, pâtes …) mais aussi huitres chaudes (j’ai cuisiné des Marennes Oléron la dernière fois http://goo.gl/T7p3Vl , c’était tout simplement divin !!).

    A bientôt et merci encore pour ce partage gourmand !

    1. Marie Chioca

      Mais de rien Eve, c’est moi qui te remercie pour ton gentil message 🙂
      Plein de bisses, et bonne journée à toi,
      Marie

  2. Bonjour Marie

    j’ai très envie de tester cette recette mais je ne parviens pas à comprendre à quel moment on ajoute la poêlée oignons-poireaux-carottes au reste des ingrédients.

    Pourriez-vous m’éclaircir sur ce point ?

    Merci !

    1. Marie Chioca

      On les fait revenir dans la cocote comme indiqué en début de recette, puis on y ajoute le gruau rincé. Il mijote donc avec tous ces ingrédients, ce qui lui donne un bon parfum.
      Bonne journée Pauline !
      Marie

  3. C’est trop bon Marie, j’ai adoré ! Surtout le gruau d’avoine crémeux, j’ai tellement aimé que je ne crois pas que je testerai la version tradi avec les pommes de terre. Pour une fois, je pense que je referai la recette à l’identique (avec du tofu fumé, quand j’en aurai racheté)… Ca et ta marmite dieppoise, c’est la fête des papilles de qui aime le poisson !

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