{ Comment je vois la gourmandise… }

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{ Comment je vois la gourmandise… }

Salade de riz tiède aux légumes primeurs et ail des ours

♥ Sans lait ♥ Sans Gluten ♥ Végétarien ♥ IG bas ♥

 

_DSC1110-2En recevant par newsletter le titre de ce billet (comment je vois la gourmandise), j’en connais qui ont dû se précipiter dans l’espoir de découvrir un bon gros gâteau à étages ou un énième fondant au chocolat… Et ben non. Il n’y a « que » cette bête salade de riz, toute simple certes, mais à l’image de ce qui me fait craquer au quotidien dès que j’ai le temps de me préparer un vrai repas 🙂

Notez bien tout de même que je ne me suis pas contentée de jeter dans un saladier une tasse de riz avec n’importe quel truc lambda dedans histoire de faire de la couleur… Dans cette recette, chaque détail a son importance : la cuisson minutée des pointes d’asperge, la saveur incomparable des œufs fermiers mollets (vous avez vu ce jaune ? la retouche photo n’y est pour rien c’est juste la « vraie » couleur d’un œuf de poule qui court dans l’herbe fraîche à longueur de journée – la poule, pas l’œuf, pfff y’en qui suivent vraiment pas…), l’intensité d’une bonne huile d’olive non filtrée, la petite touche de fleur de sel sur le jaune d’oeuf, le poivre 5 baies, la lichette de vinaigre balsamique dans la sauce… Tous ces petits trucs font d’une « bête » salade de riz un plat à tomber.  Et quand on a savouré un truc comme ça, les papilles sont tellement satisfaites que point n’est besoin de se jeter ensuite sur la tablette de chocolat pour avoir « son compte » de gourmandise 😉

Car comme toujours, ce sont les bons produits de saison qui font les bons plats, pas les préparations compliquées ou les accords à la gomme (On m’a fait manger un jour dans un « super » resto du sanglier avec une sauce au chocolat (c’est pas une blague) : Arg, arg, arg et re-arg !!! Pauvre bête, même Obélix n’en n’aurait pas voulu… Dans le même genre, j’ai dû faire de la résistance pour ne pas mettre dans un de mes livres la recette soi-disant « super tendance » du camembert aux fraises… Non mais sans blague. Et pourquoi pas un munster aux myrtilles ou un maroilles aux reines-claudes tant qu’on est dans les loufoqueries de snobinards blasés de la papille! Bref, je ferme ma parenthèse et halte aux accords de saveurs qui décoiffent, merci…)

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Pour revenir à ma « bête » salade, j’ai utilisé (comme toujours) le somptueux riz basmati complet à IG bas de la Compagnie Autour du riz. Il est fabuleux…

Les asperges, c’était des asperges du pays, au top comme toujours et très abordables vers chez nous à condition d’acheter des « pointes cassées » (en même temps, ça tombe bien, je laisse de bon cœur les tiges filandreuses à ceux qui veulent payer leurs asperges plus cher juste histoire qu’elles aient la même silhouette qu’Adriana ;))…

_DSC1122-2Les poireaux étaient de tendres petits poireaux primeurs, tout sucrés et savoureux, presque aussi fins que le pouce tout mignon de ma Poupougnette…

Les petits pois, étaient… surgelés (et Paf, ça rompt le charme mais en même temps je suis honnête) parce que les petits pois frais de chez mon primeur étaient chers et pourris 🙁 

Les œufs, ben, c’est ceux dont je vous parlais plus haut (ceux qui gambadent dans l’herbe fraîche)

Et enfin, l’ail des ours était… de mon jardin. Ben oui, parce que quand j’ai découvert il y a 9 ans en arrivant dans cette belle région ce fameux ail des ours, j’ai trouvé ça génial. Sauf qu’à l’époque, quand je parlais d’ail des ours autour de moi, on me regardait un peu comme si c’était un bonne blague (« ail des ours » = « ciboulette des dahus » dans la tête de la plupart des gens en 2004). Or, je vois que 2013 est en passe de devenir l’année officielle de l’ail des ours sur les blogs de cuisine et ça, c’est une vraie bonne nouvelle 😉 Plantez de l’ail des ours les gars, c’est vraiment très très bon, et dans les plats, et pour la santé.

Bref, voilà comment je vois la vraie gourmandise… Sans chichi, mais surtout, sans oublier les petits détails charmants comme les cristaux de fleur de sel sur les légumes tièdes et croquants ou le minuteur pour la cuisson parfaite des œufs mollets, histoire d’éviter les interjections disgracieuses en se rappelant que les oeufs cuisent depuis 23 minutes 🙂

 

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_DSC1105-2Ingrédients pour 4 personnes (plat complet)

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 20 minutes

500g de riz basmati complet cuisson 10 minutes (pour moi, celui à IG bas de la Compagnie Autour du Riz – paquet noir- que vous trouverez chez Biocoop)
Une grosse poignée de pointes d’asperges vertes
2 grosses poignées de petits pois frais écossés (ou surgelés)
1 kg de poireaux primeurs
De 4 à 9 œufs fermiers ultra frais (selon les appétits)
6 feuilles d’ail des ours, ou à défaut quelques brins de ciboulette
6 cuil à soupe de bonne huile d’olive
3 cuil à soupe de vinaigre balsamique
Fleur de sel
Sel, poivre 5 baies du moulin

Porter à ébullition un grand faitout d’eau salée, ainsi qu’une petite casserole pour les œufs.

Laver les poireaux et les détailler en tronçons de 2 à 3 cm, puis les mettre dans le faitout et compter 10 minutes de cuisson avant d’ajouter le riz, les asperges et les petits pois. Prolonger la cuisson du riz, poireaux asperges et petits pois pendant 10 minutes supplémentaires, puis égoutter le tout et réserver.

Pendant ce temps, faire cuire les œufs 5 minutes chrono à l’eau bouillante puis les passer sous l’eau froide pour stopper la cuisson. Les écaler, sans les éclater (grrrrrr que c’est énervant!)

Mélanger l’huile et le vinaigre dans un bol, ajouter l’ail des ours finement émincé, napper  le riz aux légumes et servir aussitôt avec les œufs mollets parsemés de fleur de sel.

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