{ Petite « ordonnance » pour votre bon équilibre nerveux…}

22 juin 2018

 

{ Petite « ordonnance » pour votre bon équilibre nerveux…}

Cookies sensas’ à IG très, très, bas…

♥ Sans Lactose ♥ IG Bas ♥

 

Cookies à IG très bas 1Vous venez de travailler 6H d’affilée devant l’écran. Vous y voyez comme dans un étang à grenouilles quand vous avez oublié vos lunettes de natation, votre cerveau bugue façon Windows Vista quand on essaye d’ouvrir huit programmes en même temps, vous ne savez plus que bredouiller des bouts de phrases inintelligibles d’un air parfaitement ahuri, et chaque mot des enfants met 38 secondes à vous monter aux neurones (je compatis !) ? Posologie : 3 cookies (et hop, vous êtes prêts pour enchaîner sur un Rumikiub où vous allez éclater tout le monde).

Votre collègue a, encore une fois, laissé la photocopieuse en mode « bourrage papier » et vous avez très envie, là tout de suite, de lui faire bouffer toute la ramette de 500 feuilles A4 en guise de représailles ? Posologie : 3 cookies (et après ça, vous irez même en prime débourrer la machine en sifflotant).

Vous ne supportez plus, mais alors plus du tout les blagues nulles de votre patron (et en plus, faut rire, si on veut de l’avancement…) ? Posologie 3 cookies + 6 à lui fourrer directement dans le bec (ça le fera taire au moins sept minutes, vous verrez, comme ça repose).

Vous venez de vous prendre une amende pour un dépassement de 4km/H, puis, du coup, pour outrage à agent, puis, du coup, pour les pneus lisses, le contrôle technique presque en retard, la vignette d’assurance collée de travers, la crotte d’oiseau dans un coin du pare-brise, la ceinture que le chien n’avait pas bien attaché, le pot d’échappement qui dépasse un peu du pare-choc, l’absence de siège auto pour l’enfant de 19 ans… Posologie : 5 cookies (faut ce qu’il faut !) + 12 pour monsieur l’agent, histoire de voir si par hasard, « ça ira pour cette fois, mais ne recommencez plus ».

Cookies à IG très bas2Ou alors vous avez juste une journée à peu près « normale », avec, comme moi hier, une recette à inventer puis à photographier de bon matin, une fifille qui se réveille avec des boutons partout, deux ados qui passent en même temps les épreuves du Bac et qui viennent vous demander où est, déjà, leur #!*% !!! d’exemplaire de La Princesse de Montpensier « qu’il faudrait peut-être relire un peu même si c’est nul à ch*er », un toutou à emmener chez le véto (et surtout, l’emmener alors qu’il vomit à tous les coups en voiture, sinon c’est moins drôle !), le potager qu’il faudrait arroser sérieusement parce que tout commence à ressembler à des épinards (cuits), puis, dans l’après-midi, des amis qui passent à l’improviste au moment où le téléphone sonne et où il faut partir chercher un loulou au collège, un pauvre mari qui voudrait bien profiter de ce joli temps pour aller enfin faire un grand tour à vélo (sauf que là, QUIIIII va aller chercher les autres enfants à l’école pendant que je pèterai mon câble à essayer de faire boire le chien tout en nettoyant le vomi dans la bagnole, hein ?), 72 mails en retard sur la boîte (ben voilà, ils attendront encore un peu), au moins trois lave-vaisselles à brancher si on veut a minima atteindre le robinet pour se laver les mains, et j’en passe (c’est pas le boxon comme ça chez moi tous les jours, promis, là c’était quand même un peu la totale…) Posologie : 3 cookies. Oh et puis zut. 5 cookies. Après ça, on peut repartir pour 1H de trampoline, ça aide à ne pas (trop) péter les plombs

Bref, ces cookies-là remplacent très avantageusement les cachets de magnésium, les antidépresseurs, les calmants, les euphorisants, le gaz hilarant, et encore plus avantageusement les fleurs de Bach, la méditation tibétaine, le yoga, les grosses cigarettes roulées qui font rire. Mais surtout, c’est de la bombe… Avec leur texture un peu sablée, les petits grains de kasha qui croustillent sous la dent, les éclats d’amande, et leur délicieuse saveur de coco, je les trouve même encore meilleurs que ceux « Pour Véro », que j’aimais déjà tellement.

Kasha

Kasha (grains de sarrasin grillé)

Ils sont pleins de magnésium (amandes, chocolat, sarrasin…), ça caaaaaaaaaalme (il paraît). Ça destreeeeeeeeesse (il paraît aussi).

Ils sont pleins de bonnes fibres solubles (son d’avoine, amandes) ça caaaale super bien les estomacs affamés.

Ils sont pleins de bons glucides à IG très bas (sucre de coco, céréales intégrales, son d’avoine…), ça donne des foooorces !!!

Ils sont surtout tout doux pour la ligne, moi ça fait 6 semaines que j’en mange tous les jours au goûter (et parfois même au petit dej’) et j’ai déjà perdu 3kg (mais je fais aussi super attention, pour une fois, bref, j’essaye de bien écouter les conseils d’une certaine Marie Chioca ( sans faire « un-tout-petit-écart » à chaque repas parce que j’ai un peu de hanches en trop, merci les six bébés, mais c’est pas grave, je vous aime quand même ;)).

Bref, autant dire que j’en ai fais des cookies ces dernières semaines, parce que mes enfants m’en piquent un peu, mais surtout, beaucoup plus grave, mon mari m’en pique beaucoup, au point que je lui ai fait une boîte spéciale rien que pour lui (mais dedans, je lui en pique aussi quand j’ai fini les miens, héhé, mais chut, heureusement il ne lit pas mon blog).

Voilà, ces cookies, j’espère qu’ils vous feront autant de bien qu’à moi. Et si vous vous foutez éperdument du côté (supposé) « zenifiant » de ces cookies super riches en magnésium parce que, genre, vous habitez une yourte dans le Vercors et que votre seul question ce matin c’est de décider si vos chèvres brouteront plutôt des touffes d’origan sur les côteaux ou un champ de pissenlits sous les noyers (comme je suis jalouse !), et bien goûtez-les quand même (les cookies, pas les pissenlits).

Et si vous rigolez du côté « IG bas » parce que, genre, vous rentrez encore à 30 ans dans vos fringues en taille 14 ans. Et bien goûtez-les aussi.

Et si ça vous fait trop marrer le côté « qui cale bien » parce que vous, après six cuillerées de carottes râpées et une boulette de pâte de dattes vous vous sentez d’aplomb pour un ultra-trail. Goûtez-les encore.

Parce qu’ils sont juste, vraiment, su-per bons !!!

Cookies à IG très bas 3

Cookies à IG très bas 4

Cookies à IG très bas 5

 

Ingrédients pour environ 60 cookies (On ne se moque pas !!! Moi il m’en faut bien 60, mais vous pouvez diviser les ingrédients par trois si vous n’avez pas une famille de fous qui vous en piquent toute la journée)

Préparation : 15 min

Cuisson : 15 min

  • 415g de son d’avoine
  • 160g de kasha (sarrasin grillé) Attention, bien choisir les marques Markal ou Celnat (je les ai testées toutes les deux), car avec une autre marque j’ai eu une mauvaise surprise, on se cassait les dents tellement les grains étaient durs !)
  • 125g de farine T130 ou T150 de grand épeautre
  • 180g d’huile de coco
  • 150g de sucre de coco
  • 225g de chocolat noir à 70 ou 85%
  • 3 oeufs
  • 225g d’amandes (ou de noisettes)
  • 1 sachet de poudre à lever
  • Une cuillerée à café à peine bombée de fleur de sel.

 

Cookies à IG très bas 6Préchauffer le four à 180°C, si possible en chaleur tournante.

Concasser très légèrement les amandes (sans non plus faire de bouillie !), soit en les tapant avec un rouleau à pâtisserie pour les réduire en gros morceaux, soit en les mettant dans le bol d’un robot pâtissier de type Kitchenaid muni de son batteur plat (vitesse « 1 », juste pour casser les amandes sans se retrouver avec des éclats projetés dans toute la cuisine. Oui, ça sent le vécu.).

Couper les tablettes de chocolat en « pépites » carrées avec un grand couteau.

Mélanger les éclats d’amande et les pépites de chocolat avec le son d’avoine, la farine, le kasha, la levure, le sucre de coco et le sel. Ajouter ensuite l’huile de coco (à température ambiante, inutile de la faire préalablement fondre), les œufs, et travailler le mélange avec les doigts (ou au batteur plat du robot), jusqu’à obtention d’une texture homogène. Au début, oui, c’est trop sablonneux, on dirait que ça ne va jamais s’amalgamer parce que l’huile est froide, donc figée ! Mais ne dégainez pas tout de suite votre clavier (en plus vous allez le salir) pour me demander si je ne me suis pas trompée dans les quantités d’ingrédients : Il faut juste un peu per-sé-vé-rer ;). On finit vite par obtenir une consistance un peu molle, bien homogène (et légèrement collante, c’est normal.)

Prélever environ 25g de pâte avec une cuillère (sinon, ça colle un peu trop aux doigts), la façonner en boule en la roulant entre les mains, puis la déposer sur une grande lèchefrite chemisée de papier (ou juste farinée). Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte, sans trop serrer les boules de pâte. (Pour 60 cookies, faire deux fournées ;))

Se mouiller la paume de la main, puis écraser chaque boule sur la plaque pour former les cookies.

Enfourner pour 15 minutes, et laisser totalement refroidir sur une grille (ils vont gagner en croustillant) avant de savourer.

À conserver, en théorie, jusqu’à au moins 15 jours dans une boîte en fer ou un bocal de verre bien hermétique, à l’abri de l’humidité (éviter les bocaix transparents… beaucoup trop tentants pour les « piqueurs de cookies ^^ »).

Cookies à IG très bas 7

Cookies à IG très bas 8

Cookies à IG très bas 9

 

 

 

 

image_pdfimage_print

{ Bac 2018 : 0/20 en grec moderne }

6 juin 2018

{ Bac 2018 : 0/20 en grec moderne }

 

Tomatokeftedes

♥ Sans Lait ♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥

 

Tomatokeftedes 1Il y a tellement de recettes que j’ai hâte de partager avec vous en ce moment ! Par exemple un gâteau au kéfir (léger comme une plume, que l’on prépare en 5 min et qui peut se garnir de fraises, de crème au chocolat, bref, de tout ce qu’on veut, de toute façon c’est délicieux, y compris à même le plat avec une cuillère). Ou les meilleurs cookies à IG bas de ma vie (j’en mange depuis deux semaines à presque tous mes goûters, et c’est à peine si je ne goûte pas à 14H30 tellement j’ai hâte ;))). Ou encore une sorte de crème dessert « OVNI » au chocolat et graines de chia, dont je me délecte les jours où je n’ai plus de ces fameux cookies (une tuerie aussi !). Bref, plein de trucs très chouettes, mais avant de passer à autre chose, et de ne plus jamais vous en parler (promis, sinon vous allez finir par le prendre en grippe ;)) je voudrais quand même publier une recette vraiment sensationnelle de mon dernier ouvrage sur la cuisine méditerranéenne : Les tomatokeftedes.

Et là ça fait genre, vous avez vu les gars un peu comme je suis cultivée, hein, comme je parle bien la Grèce. Une vraie troglodyte cette Marie Chioca ! (Ah bon ? On dit « polyglotte » ? OK, c’est noté pour la prochaine fois). Ça fait la fille qui passe toutes ces vacances sur les Iles Cyclades et tout et tout. Sauf que la seule fois où j’ai passé la frontière, c’était à Vintimille, juste histoire de prendre un raccourci pour monter dans la vallée de la Roya (ceux qui habitent sur place comprendront ;)), donc, pour rentrer en France genre 13min chrono plus tard, à peine le temps de lire trois panneaux en italien, et là s’arrête ma grande épopée dans les pays méditerranéens.

Tomatokeftedes 2Bref, j’aurais pu me la péter, vous l’écrire aussi en alphabet grec (« Hé les gars, aujourd’hui je vais vous livrer la recette des célèbres ντοματοκεφτέδες ! ») sauf que là, si un vrai grec tombe sur mon livre, il va hurler de rire vu que j’ai réussi (si si !) à inverser un « f » et un « t » dans le mot « tomatokeftedes », et bien sûr, je m’en suis aperçue après la sortie du bouquin. Pour rattraper le coup, je pourrais essayer de vous apitoyer sur mon sort, en affabulant que je lutte courageusement depuis ma plus tendre enfance contre la dyslexie {son du violon}, etc. mais la vérité c’est que je suis juste distraite. Et un peu nouille aussi.

Oublions donc par pitié mes lamentables « performances » en orthographe étrangère, et passons tout de suite à ce qui vous intéresse. C’est quoi des tomatokeftedes ?

Et bien ce sont des ντοματοκεφτέδες.

(Pardooon, j’ai pas pu m’en empêcher, et je suis là à rigoler comme une idiote derrière mon écran, quelle tête à claque je fais ! ;))

Ce sont des galettes de tomates aux oignons et à la menthe. Voilà.

Et c’est horriblement bon…

Côté ingrédients, ce n’est ni cher, ni compliqué à trouver. Côté préparation, ça se résume presque à tout mélanger dans un saladier puis à verser des cuillerées de pâte dans une poêle chaude. Côté gourmandise c’est inouï. Si le clown de Mac Do avait goûté à ça, il en garnirait ses hamburgers, sans steak ni sauce, et ça serait bien meilleur ainsi. Si les enfants connaissaient tous ça, on les entendrait râler devant les menus de la cantine «Ooooh non, encore des frites et des cordons bleu ! Quand est-ce qu’on aura des tomatokeftedes?». Et oui, c’est ça la junkfood méditerranéenne. Pas cher, facile, super bonne… et ultra clean pour la santé !

Alors je sais, c’est à peine le début de la saison des tomates locales, elles sont encore un peu palotes, un peu insipides, un peu… pardon beaucoup hors de prix, mais les gars, ne passez pas à côté de cette recette. Vous vous en mordriez les doigts ! Et croyez –moi, il vaudrait mille fois mieux mordre dans des tomatokeftedes.

 

* « Aqueux » : Vous avez été nombreux à me demander ce que cela signifie. Outre le fait que c’était le mot préféré de notre regretté Johnny national (qu’il est nul mon calembour), cela signifie « qui contient beaucoup d’eau ». Donc, des tomates de variétés « peu aqueuses », ce sont par exemple des tomates de variété Roma, ou Cœur de Bœuf, ou Cornue des Andes, bref, avec beaucoup de chair et moins d’eau.

Tomatokeftedes3

Ingrédients pour 14 à 16 galettes

Préparation : 10 min

Cuisson : environ 15 min

Cuisson : quelques minutes par poêlée

  • 550g de tomates bien mûres, d’une variété peu aqueuse* (des Roma par exemple)
  • 2 oignons rouges ou blancs (environ 100 à 120g en tout)
  • 125g de farine complète ou semi-complète de blé ou de grand épeautre
  • 1 oeuf
  • Un demi-bouquet de menthe fraîche, sans les tiges
  • 1 à 2 gousses d’ail
  • 2 c. à café rases de sel
  • Poivre
  • Huile d’olive pour la cuisson.

Découper les tomates en petits cubes d’environ 1cm. Les mettre dans une passoire, ajouter 2 cuillerées à café rases de sel, bien mélanger et laisser égoutter le temps d’avancer les autres étapes de la recette.

Éplucher les oignons, les hacher avec l’ail et la menthe.

Presser un peu les tomates dans la passoire avec les mains afin d’en retirer encore un peu de jus (on peut éventuellement conserver ce jus comme base pour une soupe par exemple mais attention, il est assez salé !): on obtient alors environ 375g de chair de tomate bien égouttée, à mettre dans un saladier. Y ajouter la menthe, l’ail et les oignons hachés, un peu de poivre, la farine et l’œuf. Bien mélanger.

Verser environ 0,5cm d’huile dans une grande poêle de 28 à 30cm en tôle de fer, en fonte ou en céramique et la faire bien chauffer (sans non plus la faire fumer).

Quand l’huile est bien chaude, y verser 7 ou 8 cuillerées à soupe de pâte bien espacées. Poser un couvercle, baisser un peu le feu et compter environ 3 min de cuisson. Retourner avec une spatule, puis cuire 3 min encore sur la deuxième face.

Déposer les tomatokeftedes sur un papier absorbant pour éponger l’huile, puis procéder à une deuxième « fournée », toujours en prenant garde que l’huile dans la poêle soit bien chaude (sinon ça a tendance à accrocher) mais ne fume pas.

Savourer bien chaud, ou à température ambiante. À noter que les tomatokeftedes peuvent même être préparés la veille !

Tomatokeftedes 4

Tomatokeftedes 5

Tomatokeftedes 6

Tomatokeftedes 7

 

Variantes :

On peut ajouter environ 75g de feta coupée en petits cubes dans la pâte, c’est moins léger mais très bon aussi !

En version végétalienne, on peut tout à fait réaliser des tomatokeftedes sans l’œuf mais dans ce cas, ils auront un peu tendance à se défaire pendant la cuisson : pour faciliter les choses, égoutter encore plus les tomates (en les pressant bien), de façon à obtenir environ 300g de chair. Ainsi, la pâte sera moins liquide (j’ai quand même un peu galéré pour la version sans oeufs !).

 

image_pdfimage_print

{ On dirait le sud… }

24 mai 2018

{ On dirait le sud… }

 

Les savoureuses recettes du régime méditerranéen

Cuisine facile pour protéger sa santé

 

Ce que vous allez lire là, je sais, je l’ai déjà dit sur ce blog il n’y a pas si longtemps, vraiment je radote, mais c’est plus fort que moi 😉 : Depuis 25 ans que je m’intéresse de près à l’alimentation saine, j’en ai vu passer des choses… Des modes, des vagues, des régimes « miracles » (surtout « miraculeux » par leur capacité à nous faire prendre du poids tout en mourant de faim…), des diètes hallucinantes censées nous faire maigrir et/ou péter la forme… J’ai vu passer des adeptes du macrobiotisme, de l’hygiénisme, du végétalisme, de la diète hyper-protéinée, du crudivorisme, du régime Dunkan, du régime Tahiti (qui ne consiste pas à se nourrir de gel douche, mais juste de fruits et de poissons), du cartonisme (qui ne consiste pas à se nourrir de carton, mais à suivre les préconisations d’un certain Dr Carton), du Slim Fast (qui ne consiste pas à maigrir vite,  mais plutôt à grossir fastueusement), et j’en passe, et (pas) des meilleures. Heureusement, je n’ai pas suivi tous ces aventuriers, ces Indiana Jones de la bouffe partis défricher des terres inconnues (et pas très hospitalières), j’aimais trop les bonnes choses pour ça ;)… Mais, parce que j’étais quand même un peu « arrondie » sur les bords, j’ai hélas donné de la tête dans deux ou trois trucs un peu idiots, jusqu’à la découverte du principe des indices glycémiques. Ça, au moins, c’est du sérieux, de l’efficace, de l’équilibré, du varié, du sans danger : Quand on privilégie au quotidien les aliments à IG bas, oui, on mincit vraiment, oui, on prend grand soin de sa santé, oui, on a une alimentation variée, et oui, on mange à sa faim, on peut même se ré-ga-ler ! Et on sait que c’est prudent, raisonnable, sûr, car manger à IG bas (donc, des légumineuses, des céréales non raffinées, très peu de sucre, etc.) c’est ainsi que se nourrissent nos ancêtres depuis des lustres, en fait, depuis les gaulois et même avant (la plancha de mammouth aux baies de la forêt, c’était déjà un chouette menu à IG bas). On a donc un peu de recul sur ce coup là 😉

Mais il existe une autre chose sur laquelle nous avons aussi beaucoup, beaucoup de recul pour bien juger de ses bienfaits… c’est l’alimentation méditerranéenne. On ne compte plus les études sérieuses qui établissent ce fait : les populations ne nourrissant sur le modèle dit « méditerranéen » (le VRAI modèle ancestrale, pas la mono-cure de tiramisu !) ont une bien meilleure santé, que cela soit au niveau cardiovasculaire, mais aussi vis à vis du diabète, du surpoids, des risques de cancer, etc.

Vais-je donc retourner ma veste, et abandonner l’alimentation à IG bas pour me lancer dans le modèle méditerranéen. Ben, en fait, pas du tout.

Et vous savez pourquoi ? Parce que les deux fonctionnent de paire. Si vous regardez de près mes 36 livres et mes 8 ans de blog, et bien, je cuisine depuis toujours éminemment méditerranéen ! Et cela, parce que je suis tombée dedans quand j’étais petite (certes) mais aussi parce que j’aime ça, et que je sens à quel point cela me fait du bien.

Mais avant d’aller plus loin, cassons un gros cliché : manger méditerranéen, ce N’EST PAS juste mettre de la sauce tomate partout, ni cuisiner des courgettes, des aubergines et des poivrons à tout bout de champ (surtout hors saison !). Le modèle méditerranéen, c’est beaucoup de légumes, y compris de légumes feuilles ou de légumes d’hiver (brocoli, blettes, céleri, choux…), des céréales, des légumineuses, des fruits, raisonnablement de la viande et du poisson, des œufs, un peu de fromage ( tout spécialement de chèvre ou de brebis), de l’huile d’olive, des noix, des noisettes, des amandes (donc, des « bonnes graisses »)… Un peu de bon vin, et de café aussi (si si !). Peu de sucre, peu de beurre, peu de crème, peu de charcuteries grasses, jamais de produits industriels. Evidemment, on peut encore « renforcer  le côté très bienfaisant de ce modèle alimentaire en remplaçant les céréales raffinées (pâtes, riz, farine banche, etc. hélas maintenant largement usitées dans les pays méditerranéens) par leur version complète, ou par des alternatives encore plus intéressantes sur le plan nutritionnel comme l’épeautre ou l’orge par exemple. En fait, je dis « remplacer », mais je devrais plutôt dire « rétablir », car nos aïeux méditerranéens ne connaissaient pas le riz blanc industriel ou les pâtes « cuisson 3 min », et cuisinaient par contre beaucoup l’épeautre, l’orge, ou le blé complet de variétés anciennes, non hybridées à outrance. C’est cela la version authentique et ancestrale du régime méditerranéen ! Par nature, il était déjà majoritairement à IG bas, sain, équilibré, anti-inflammatoire, digeste…

Le régime méditerranéen, c’est aussi une certaine philosophie de la vie, une façon de manger en bonne compagnie, dans la bonne humeur (et même de parler la bouche pleine, on s’en fiche !), en partageant vraiment un chouette moment de convivialité. La même tourte vous fera beaucoup plus de bien dans ces conditions que si vous gardez vos yeux rivés sur un écran d’ordinateur en vous enfournant les parts l’une après l’autre dans la bouche, sans penser à ce que vous mangez…

Bref, il y aurait tant à dire sur ce fameux « régime méditerranéen » (qui est d’ailleurs tout sauf un régime !) naturellement si bourré d’antioxydants, d’omégas 3, de fibres, de vitamines et autres nutriments précieux que tout complément alimentaire en devient superflu… Mais pour cela, je vous laisserai plutôt convaincre par le formidable Dr Michel de Lorgeril, chercheur, cardiologue et nutritionniste, mondialement connu pour être le plus grand défenseur de ce modèle d’alimentation, et auteur, avec Mme Patricia Salen, de cet ouvrage-là (clic !) sorti il y a 3 ou 4 ans et qui est juste… parfait. Certainement dans mon top 5 des ouvrages les plus percutants au monde quand on veut adopter une alimentation bonne pour la santé ! C’est en le lisant que j’ai eu envie d’écrire ce livre de recettes pour compléter tout cet enseignement, car une fois qu’on a compris pourquoi le modèle méditerranéen est bon pour la santé, et surtout à quel point il est bon, on meurt d’envie de passer à la pratique ! Michel de Lorgeril et Patricia Salen m’ont fait l’honneur d’écrire l’introduction de ce nouvel ouvrage, et de cela, je leur suis très très reconnaissante…

Vous y découvrirez au fil des pages 100 recettes principalement d’origine grecque, italienne, niçoise, provençale ou crétoise (parfois un tout petit peu améliorées pour être encore plus saines et savoureuses !), mais aussi des recettes « de mon crû » réalisées avec des ingrédients méditerranéens. Comme je pense toujours beaucoup à vous ;), j’ai évité les ingrédients un peu trop onéreux, ou encore trop compliqués à trouver quand on habite à Brest, Grenoble ou Aurillac par exemple. J’ai aussi remis dans un petit tiroir de ma tête (pour une autre fois ?) quelques recettes sublimes mais vraiment trop longues à préparer car on n’a pas tous l’âme d’une mamma italienne, ni la même disponibilité pour cuisiner… J’ai fais bien attention qu’il y ait des recettes pour toutes les saisons, car ça serait idiot de ne manger méditerranéen qu’en été ! J’ai évité, bien qu’elles existent bien en cuisine méditerranéenne, les recettes de fritures, les gourmandises un peu trop sucrées, et les céréales à IG plus élevé (comme la polenta par exemple) afin de renforcer au maximum l’effet minceur de cet ouvrage. Enfin, sur la forme, j’ai aussi mis tout mon cœur dans les photos des plats, mais aussi des ambiances et des paysages, afin que, plus qu’un ouvrage de cuisine, celui-ci soit presque un manuel d’art de vivre « comme dans le sud », une fenêtre ouverte sur le soleil, le bruissement des lavandes, le chant de la mer, le parfum d’un oranger en fleurs… Cela m’a bien donné quelques petites émotions : Quand vous verrez par exemple le joli troupeau de moutons page 138, vous aurez une pensée émue (avec ma maman, ce jour là on a failli se faire croquer le croupion par deux énormes bâtards de patous – bâtards au sens littéral du terme, pas en guise d’insulte !). J’ai aussi un fiston qui s’est laissé pousser la moustache pour avoir l’air encore « plus italien » sur les photos (il avait surtout l’air mal rasé ;)), j’ai passé 1H15 assise à côté de la tourte aux blettes page 76 en espérant que le soleil se lève (raté !), j’ai failli prendre une crise de nerfs pour la photo page 64 (quand les rayons du soleil matinal sont enfin tombés pile-poil sur la tablée que je devais photographier après deux heures de préparation, je me suis retrouvée avec deux témoins de Jéhovah derrière le portail- ce jour là, ils ont failli être tapés avec un appareil photo), j’ai repeint en « bleu grec » quatre chaises différentes (et maintenant on ne sait plus quoi en faire…), j’ai voyagé dans le sud de la France, en Provence, à Nice, aux îles de Lérins, dans l’arrière-pays grassois sans tellement profiter du paysage tant j’avais peur de louper mes photos, j’ai planté des légumes spécialement pour cet ouvrage dans mon potager (merci au lapin imbécile qui a bouffé mon pied de chou noir toscan jusqu’au trognon), j’ai photographié des chèvres qui me mâchouillaient le bout des lacets, des poissons avec des sales gueules (mais un goût terrible ;)), je me suis disputée avec quarante-douze guêpes (au moins !) le temps de photographier le gâteau au miel et à la pastèque p180, j’ai pris le bateau pour avoir une jolie vue de la côte cannoise (P6) et même que j’ai failli vomir par dessus bord, j’ai appris à prononcer des trucs improbables genre « Sfincione di San Vito », « Tomatokeftedes », « Kolokytopita », ou « Spanakorizo » sans bégayer, j’ai pondu au moins 10h par montage photo d’entrée de chapitre parce que rien n’était assez satisfaisant à mes yeux, etc., etc. Bref, j’étais un peu sur les rotules en rendant mon manuscrit mi-décembre… mais tellement triste d’avoir fini ! J’ai bien été tentée de demander à mon éditrice si on pouvait faire un livre deux fois plus gros, genre 200 ou 300 recettes, parce qu’il y en restait plein dans ma tête mais bon, c’était pas très raisonnable. Alors voilà, l’aventure s’est terminée. Mais en fait, elle continue, avec vous maintenant…

Alors, régalez-vous bien 🙂

Entrée de chapitre 1

Voici un des 6 montages d’entrée de chapitre, ceux qui m’ont donné tant de fil à retordre parce que je cherchais une chouette association de couleurs entre les différentes prises de vue (j’avais au départ une photothèque de plusieurs centaines de photos, la sélection a été rude ;))… Ici, l’entrée de chapitre « Autour d’un verre » (Recettes d’antipasti, tapas et mezze…)

… et là l’entrée de chapitre « Produits de la mer », photos principalement prises dans les paradisiaques îles de Lérins, au large de Cannes, et plus spécialement sur l’ïle St Honorat, un petit bijou à explorer absolument tant c’est un havre de paix et de beauté… (Ceci était la minute touristique ^^)

Extrait du 1er chapitre (Autour d’un verre) : Ici les polpettine de thon aux herbes et aux olives noires…

 

… et ici la farinata de pois chiches au romarin et tomates séchées.

 

2ème chapitre (Trésors du potager) avec une grande découverte pour moi, la fava, une recette crétoise qui m’a totalement séduite…

 

Et là les tomatoketfedes, des croquettes végétaliennes de tomates fraîches aux herbes, un régal absolu , et tellement facile à préparer !

 

Chapitre 3 ( Les céréales du régime méditerranéen), avec ici une soupe grecque avgolemono à l’orge et au poulet. C’est crémeux à souhait, parfumé, un soupçon acidulée, houlala, il faut vite que j’en refasse…

 

… et là un gratin de petit épeautre à la viande et aux épinards (la plupart des autres recettes de ce chapitre sont végétariennes).

 

4ème chapitre (Délices de la ferme) avec des recettes saines et équilibrées à base de viande, d’oeufs et de fromages. Ici, des souvlakia grecques…

 

… et là de l’agneau de Sisteron à la boulangère (lever à 5H30 du matin pour capter en juillet cette belle lumière dans les arbres du jardin ;)).

 

5ème chapitre avec les produits de la mer… Ici, du loup grillé aux herbes, sauce ladholemono…

 

… et là une simple salade de pois chiches aux calmars, qui a fait mon bonheur le temps d’un déjeuner à 11H30 du mat’ (j’avais trop faim ;))

 

Chapitre 6, quelques douceurs : Ici, un Ciambellone (gâteau italien) à l’huile d’olive et au citron, tellement léger et moelleux…

 

… et là une crostata à l’amande et aux poires, avec très très peu de sucre ajouté, et pourtant tellement de saveur !

 

Enfin, le 7ème chapitre (Les bases) pour apprendre par exemple comment préparer un aïoli ou une rouille du tonnerre !

 

Enfin, pour terminer, une photo prise dans les Alpilles, mais pas à dos d’âne dans un champ de lavandes, non, à 130km/h sur l’autoroute, à travers un pare-brise (promis, c’est pas moi qui conduisait !), en revenant de mon « séjour photo » dans le sud.  Je la trouve pourtant vraiment fascinante…

 

 

Les savoureuses recettes du régime méditerranéen

Cuisine facile pour protéger sa santé

 

Publié chez mon éditeur, Terre Vivante, dans la collection « Conseils d’experts »

Si vous voulez consulter le sommaire, c’est ici (clic)

 

Encore un immense merci au Dr de Lorgeril et à Patricia Salen, ainsi qu’à Brigitte M. et Julie D., les éditrices de Terre Vivante, qui m’offrent avec leur soutien sans faille et leur gentillesse hors du commun, le plus accueillant et fertile des « terreaux » pour faire pousser de bons livres 😉

 

Acheter cet ouvrage chez mon libraire partenaire Decitre
image_pdfimage_print

{ Rââââh… }

9 mai 2018

{ Rââââh… }

Juste un peu de patience… (mais j’en ai pas des masses)

Vous  aurez probablement du mal à me croire, mais mon ordinateur principal est encore en réparation, que dis-je carrément en réanimation… Je ronge donc mon frein, en comptant le retard que je prends au travail, et en essayant de trouver ça rigolo (mais j’ai pas bien réussi sur ce coup là, j’avoue ;))

Aujourd’hui sort un bel ouvrage, dont j’ai trop hâte de vous parler. Mais là, rien que pour vous dire ça j’ai dû ressortir mon vieil ordinateur qui fonctionne encore sur le 110 volts  (j’exagère un chouïa, c’est vrai, c’est juste que je suis énervée contre lui mais il l’a bien mérité !!!), celui qui (et là, pour le coup j’exagère pas) a le logiciel de traitement de texte qui bugue, le logiciel de photo qui plante, la connexion internet qui rame, le clavier qui se bloque (pour réussir à taper la lettre « H », faut avoir pratiqué 10 ans de karaté), la page web ouverte qui déconn… ecte toute seule, etc. ) donc je vais vous la faire très courte, histoire de ménager un tout petit peu mes nerfs, ou du moins ce qui en reste ^^

Voici, donc, en attendant de retrouver de quoi écrire un article digne de ce nom, sur un *!8#%!!! d’ordinateur digne de ce nom, un touuuuut petit aperçu de l’ambiance qui vous attend dans ce prochain bouquin 😉

Ahhhh, voilà, rien que de voir ces quelques photos, ça me réconforte vraiment, et j’aurais presque envie de faire une bise à mes deux ordis de malheur 😉

Et pour les « impatients », voici déjà un petit lien…

A très très vite (j’espère ! ;))

 

image_pdfimage_print

{ Il est bon mon poisson, il est booon ! (Et en plus, pour une fois c’est vrai…)}

24 avril 2018

{ Il est bon mon poisson, il est booon ! (Et en plus, pour une fois c’est vrai…)}

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan

♥ IG Bas ♥

 

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan… Ou comment réaliser une délicieuse recette facile et « qui en jette » avec un petit poisson pourtant très économique, et surtout, pas pollué ! Car le poisson, certes, c’est bon pour la santé, tout le monde nous le répète depuis l’enfance… Mais en réalité, ça dépend un peu des poissons (et oui, là aussi il faut encore « nuancer », j’en vois déjà qui se moquent ;)).

Je pense que vous avez tous entendu parler de pollution aux métaux lourds. Cela touche surtout les gros poissons carnassiers, ceux dits « en bout de chaîne alimentaire », bref, ceux qui boulottent les moyens poissons (lesquels boulottent les petits poissons lesquels boulottent les tout-petits poissons, lesquels boulottent les algues mais aussi parfois les micro-poissons) et qui, du coup, accumulent dans leur corps les métaux lourds déjà accumulés par tous les autres maillons de la chaîne… Et qui est-ce qui boulotte les gros poissons, véritables concentrés de pollution ? Nous, en théorie. Entre « poisson » et « poison », il n’y a qu’un « s ». Celui de « Sagesse »… Voilà pourquoi il faut éviter de se ruer sans discernement sur le thon, le saumon, ou l’espadon par exemple. C’est très contrariant pour un gastronome, je vous le concède les gars, mais c’est ainsi. Car je suis comme beaucoup d’entre vous : j’aime le saumon fumé, les sushis, les steaks de thon au barbecue, et même tout simplement les boîtes de thon, qui ont fait mon bonheur pendant bien des années. Mais maintenant, j’essaye de me pencher davantage sur la question, sans tomber non plus dans la psychose (Rââââh, allo, le centre anti-poisson ? Euh, pardon, le centre anti-poison ? Je viens d’avaler par mégarde une cuillerée de salade niçoise dans laquelle il y avait du thon albacooore ! Est-ce que je dois me faire vomir ?), mais en essayant, à mon rythme, d’intégrer de nouvelles habitudes plus saines. Et de les transmettre à mes enfants.

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan2

L’oseille donne une délicieuse petite note acidulée à la farce, et de plus, « dissout » un peu les fines arrêtes restantes grâce à son acidité naturelle. Mais à défaut d’en trouver, on peut aussi la remplacer par du persil.

C’est un peu compliqué, car je ne suis pas une immense fan des sardines ni des maquereaux, ces « petits poissons en début de chaîne alimentaire » qui sont parmi les moins pollués. Ça se mange bien, mais bon, à priori ça ne fait pas partie de ces trucs qui me mettent les papilles en émoi. Le souci, c’est qu’à chaque fois, ou presque, que je raffole d’un poisson, il est soit sur la liste des poissons pollués, soit sur la liste des poissons menacés, soit sur la liste des poissons hors de prix… soit carrément sur les trois listes en même temps. Zut alors. Ça devient flippant de faire à bouffer les gars ! Mais tout s’apprend. Même à aimer beaucoup les sardines parce qu’apparemment c’est un bon choix : pas polluée, pas menacée, classée parmi les poissons gras (donc très riches en omégas 3), super abordable, la sardine, c’est le top. Certes, dans l’assiette, c’est un peu fort en goût et plein « d’épines », mais on peut trouver des recettes qui améliorent tout ça. En tout cas LE truc pour aimer les sardines, c’est de les choisir ultra fraîches : Soyez vigilants, je dirais même, soyez chiants là-dessus ! Près de chez moi, il y a un supermarché avec un gros banc de poissons, assez sympa en général. Mais à chaque fois je demande, au risque de passer pour l’enquiquineuse de service : c’est arrivé ce matin ça ? Si oui, j’achète. Si non, je le laisse, avec un soupçon de culpabilité pour le pauvre gogo qui tombera dessus après moi, l’achètera, empestera tout le quartier d’une infâme odeur de poiscaille à l’ammoniaque pendant la cuisson, et dira en reposant sa fourchette, « berk, décidément, je n’aime pas le poisson ». Car ça tourne très vite le poisson, on ne devrait le consommer qu’à J + 1 ou à la rigueur J+2. En réalité, ils sont souvent encore vendus à J + 3, 4, 5, 6… Et le comble de l’horreur, c’est généralement le lundi matin, où dans certains supermarchés on remet en rayon les invendus du jeudi, du vendredi ou du samedi, qui on cocotté tout le dimanche en réserve dans l’attente de se dégonfler une bonne fois pour toutes sur le banc de glace du lundi, pffffuiiitt prouuuut !

Alors là, fuyeeez ! Parce qu’après avoir respiré ça, même Ordralphabétix serait en état de choc je pense…

Sardines farcies au pain grillé, oseille et parmesan 3

En plus de mettre en valeur un poisson par nature très « abordable », cette recette permet aussi de recycler du bon pain un peu rassit…

En revanche, des sardines bien fraîches (très fermes, super brillantes, l’œil limpide et légèrement bombé, en rejetant absolument les sardines dont le ventre s’est fendu et dont le tour de l’œil est coloré de rouge car c’est un poisson fragile, à consommer rapidement après l’avoir pêché), cela peut être très honorable côté saveur, et il ne reste plus qu’à trouver des idées pour les cuisiner histoire de ne pas toujours les manger grillées au barbecue. Et parmi les quelques recettes qui reviennent souvent à la maison, celle-ci est, de loin, la préférée, du coup je me dis qu’elle vous rendra peut-être service. Vraiment facile à réaliser (sans cuisson préalable de la garniture ni aucune opération compliquée !), elle ne prend qu’une dizaine de minutes de préparation si le poissonnier a eu la bonté de bien vouloir « parer » lui-même les sardines (à défaut, elles sont souvent vendes ainsi, sans tête et sans arête centrale, ouvertes en « papillon » Mais il faut alors encore plus s’assurer de leur fraicheur !). Sinon, aidez-vous des indications données en note sous la recette, car ce n’est pas bien compliqué : vider un poisson, éventuellement l’écailler, lever des filets, nous avons perdu l’habitude de le faire, mais quasiment toutes nos grands-mères maîtrisaient bien la question, et ne s’évanouissaient pas devant leur évier… Alors vous qui avez le cœur assez bien accroché pour regarder habituellement des films d’horreur, ou tout simplement le JT de 20H, vous n’avez aucune excuse 😉 !

Et non, désolée, je ne peux pas vous faire un pas à pas photo pour vous montrer comment on vide un poisson (sinon vous allez vous évanouir devant mon blog ;)) mais vous trouverez sûrement plein de vidéos très bien faites sur la question, et cela vous permettra, si vous le souhaitez, de réaliser beaucoup d’économies car les poissons vendus entiers sont beaucoup plus abordables que les filets (et de plus, leur fraîcheur est plus facile à reconnaître).

Sinon, optez pour des filets de sardines « en papillon » (comme moi cette fois-si, parce que j’avais vraiment la flemme !)… et vous verrez un peu comme cette recette est facile ! Ça ferait aimer la sardine à n’importe qui ça 😉

Sardines farcies 4

Une chouette recette pour la belle saison, qui peut aussi bien se savourer tout chaude, dès la sortie du four, que fraîche, en guise de « tapas » par exemple. Vous verrez, ça se mange sans faim 😉

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 30 min

  • 12 sardines ultra fraiches, ouvertes en deux, sans têtes et sans arrêtes
  • 3 échalotes
  • 3 gousses d’ail
  • 12 feuilles d’oseille fraiche, lavées et essorées
  • 100g de parmesan râpé
  • 45g de pain de campagne préalablement grillé (au grille-pain)
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre.

Préchauffer le four à 200°C, si possible en chaleur tournante. Hacher dans un robot le pain grillé, le parmesan, l’ail, les échalotes, l’oseille, 4 c. à soupe d’huile d’olive, du sel et du poivre.

Déposer une sardine ouverte sur une planche, peau dessous. Déposer un boudin de farce le long de la sardine (voir photo ci-contre), puis la replier en deux et la déposer dans un plat préalablement huilé et salé. Renouveler l’opération avec toutes les sardines, en les serrant bien dans le plat pour qu’elles tiennent bien droites, côté fendu vers le haut.

Saler, poivrer, ajouter un filet d’huile d’olive et enfourner pour 20min, jusqu’à ce que les sardines soient bien dorées. Si besoin, baisser un peu la température du four en fin de cuisson, afin que la garniture ne brûle pas.

 

⇒ Si vous achetez des sardines entières, les écailler d’abord à « rebrousse poil » avec les doigts sous un filet d’eau froide. Enlever ensuite la tête en la tirant dans un mouvement tournant, tout en maintenant bien le corps de la sardine avec l’autre main. Ouvrir la sardine en deux, la vider de ses entrailles et détacher délicatement l’arête centrale (sans séparer les deux filets) en pinçant le haut de l’arête bien fort entre deux doigts, puis en la tirant tout simplement pour la décoller.

 

 

image_pdfimage_print

{ Cette année, Pâques tombe un 1er avril, alors je vous ai fait du poisson… (Poisson d’avril !!!) }

28 mars 2018

{ Cette année, Pâques tombe un 1er avril, alors je vous ai fait du poisson… (Poisson d’avril !!!) }

 

Brownies de Pâques « Forêt-Noire »

(Super-faciles à faire, en quelques minutes chrono)

(Ultra-fondants, et un peu croustillants sur le dessus)

(Avec une compotée crue de griottes sauvages et une crème fouettée coco)

(Découpés avec des formes trop mignonnes si on en a la patience)

(De texture un peu « fudge » sur les bords… et au milieu aussi !)

(Sans œufs, sans lait, bref, végétaliens en fait… mais pas trop « light » non plus !)

 

 

Brownies de Pâques "Forêt-Noire"1En matière de brownies, je pensais avoir déjà bien le tour, mais bon, après tout, on n’est jamais à l’abri… Il y a 10 jours par exemple, c’était la fête de ma plus grande fille, et je lui ai demandé quel était son gâteau préféré. Une forêt-noire, qu’elle a dit, la vilaine. Alors que j’avais déjà cuisiné des gâteaux toute la semaine pour un bouquin, et que là, le samedi, j’espérais tellement faire autre chose, genre un « truc de ouf » qui change vraiment et laisse des souvenirs impérissables pour la vie. Comme la sieste avec des boules Quies et la couette remontée jusqu’aux trous de nez par exemple.

Après avoir machiavéliquement habillement tenté une diversion (Et un gâteau au yaourt, c’est super bon un gâteau au yaourt ! Et une crème-dessert, hein ? Ou alors une salade de fruits ?) il a bien fallu me rendre à l’évidence. C’était vraiment d’une Forêt-Noire qu’elle rêvait… Et ma sieste alors ?

J’ai donc tenté l’ultime argument. Bon, du moment que ça a bien un goût de Forêt-Noire, tu es d’accord qu’on s’en moque un peu de la présentation ? Et là, ça a été OK, j’avais carte blanche. L’infâme petit démon de la sieste m’a chuchoté d’aller acheter chez l’épicier du coin des brownies, une bombe entière de chantilly et des cerises au sirop (celles qui ont la couleur de la pomme empoisonnée de Blanche-Neige), puis de flanquer tout ça dans un saladier en mode « tiramisu en vrac de la Forêt-Noire ». Mais je l’aime, ma fille, et sa fête c’est juste une fois par an. Alors j’ai essayé de faire simple, mais bon quand même. Des brownies par exemple, avec des cerises séchées et de la crème chantilly de coco? Ça serait pas mal du tout… Miam. Mais il n’y avait plus d’œufs (une grmblrmrblr de cane couvait sur les œufs des poules, et les défendait à coups de becs ! Or, je ne me sens pas tellement une âme de toréador, et mes garçons n’étaient pas là, et comme la cane soufflait et faisait des yeux terribles les autres filles de la maison avaient autant la trouille que moi, bref, j’vous la fait courte, y’avait pas d’œufs un point c’est tout).

Brownies de Pâques "Forêt-Noire"2

Et si vous avez un gramme de patience en plus, et bien sachez qu’une fois passé quelques heures au frais (le brownie, pas vous) il peut aussi se découper en petits « sujets de Pâques » tout-mignons, mais attention toutefois aux becs et petites oreilles qui risquent un peu de rester coincés dans l’emporte-pièce (et il faut vraiment que le brownie soit bien froid parce que sinon c’est même pas la peine d’essayer ! ;)).

Il n’y avait pas non plus de tofu soyeux (je m’en sers parfois pour remplacer les œufs) ni de yaourt de soja. Ça commençait bien. Alors j’ai fait avec les moyens du bord, en gloubi-gloubant dans un saladier ce que j’avais sous la main sans être très rassurée quant au résultat final.

Et bien c’était délicieux, à se taper le derrière par terre… en fait, tout a déjà été dit dans le titre ;), alors je vous la fais courte parce qu’en fin de semaine je pars, que là les valises m’attendent, pas grandes ouvertes sur les lits avec des piles de linges bien rangées à côté, mais au grenier, pleines de poussières et de toiles d’araignées, donc, je suis pas très en avance, je dirais même que ça fait peur… en plus je dois laisser la maison à des amis, donc là il faut VRAIMENT que je range. Bref, cette texture qui fait encore plus « brownie US » que le plus « US » des brownies, cette fine croûte légèrement craquante (surtout sur les bords !), ce petit goût d’amande amère avec les griottes réhydratées dans le jus de pomme et la chantilly coco c’était délicieux, mais délicieux, mais alors délicieux ! Je dirais même plus, c’était heu, délicieux. Voilà. Alors, si vous cherchez une idée de fainéant pour Pâques, je vous donne le tuyau..

Ces brownies, on peut les servir tièdes ou à température ambiante pour une texture incroyablement fondante qui se savoure à la cuillère (c’est bête ce que je dis, parce qu’après-tout, vous pouvez aussi y aller à la fourchette, à la louche, avec des baguettes, c’est comme vous voulez)… ou les laisser un peu prendre au frais : Ils évoqueront alors davantage les bouchées chocolatées de type fudge, et pourront être servis en plus petites parts avec le café par exemple. Dans tous les cas, c’est bluffant… Joyeuse Fête de Pâques !

⇒ Nota : Je m’excuse vraiment d’avance, mais je ne suis pas trop sûre de pouvoir répondre aux commentaires cette fois-ci (si je ne ferme pas mon ordi un bon coup, mes enfants vont vraiment partir en caleçon chez leurs grands-parents ! Les valises pour huit, c’est toute une histoire…) . Mais je lirai tout, promis ! 🙂

Brownies de Pâques "Forêt-Noire"3

Ingrédients pour environ 8 personnes

Préparation : 5 à 10 min

Cuisson : 14 min

(À commencer éventuellement la veille )

Pour les brownies :

  • 140g de jus de pomme
  • 180g de chocolat noir pâtissier à 70%
  • 130g de sucre de coco
  • ½ sachet de poudre à lever
  • 100g de farine T110 de grand épeautre (ou de blé)
  • 70g d’huile de coco vierge
  • 70g de purée d’amande blanche
  • 1 c. à café d’arôme amande amère Nat’Ali (ou 2 c. à soupe d’arôme amande amère Patelière, ou 1/2 c. à café d’arôme Vahiné parce qu’attention, d’une marque à l’autre, la différence de dosage, ça craint !)
  • 3 sachets de sucre vanillé
  • 1 bonne pincée de fleur de sel.

Pour servir :

  • 100g de griottes séchées (en magasin bio), trempées depuis la veille dans un bol de jus de pomme
  • 40cl de crème de coco liquide, sortant juste du frigo (marque Kara par exemple, briquette verte, elle monte bien en « chantilly »
  • 40g de sirop d’agave
  • Une c. à soupe d’extrait de vanille liquide.

La veille au soir, bien penser à mettre les griottes à tremper dans le jus de pomme.

Préchauffer le four à 180°C.

Faire fondre l’huile de coco dans une petite casserole, puis y casser le chocolat et laisser terminer de fondre sous un couvercle hors du feu, en mélangeant de temps en temps.

Mélanger la farine et la levure dans un saladier, faire un puits, puis ajouter absolument tous les autres ingrédients. Mélanger juste ce qu’il faut, surtout sans trop insister.

Transférer immédiatement la pâte dans un plat rectangulaire ou un cadre à pâtisserie d’environ 18X24cm, égaliser la surface, puis enfourner pour 14min.

Laisser refroidir à température ambiante avant de découper en parts (sinon, c’est un carnage tant c’est fondant !) ou mettre au frais jusqu’au lendemain. 

Servir avec les griottes égouttées et la crème de coco fouettée en chantilly avec le sirop d’agave et la vanille.

 

PS : Retrouvez plein d’autres idées de recettes pour Pâques en cliquant ici, ou en tapant « Pâques » dans le moteur de recherche du blog (allez savoir pourquoi, il ressort deux ou trois résultats qui n’ont vraiment rien à voir mais bon, on retrouve bien les recettes les plus sympas : gâteau-lapinette, Nid de Pâques au chocolat, épaule d’agneau briochée, cupcakes « mystère », etc., bref, c’est beau un moteur de recherche qui fonctionne ;))

image_pdfimage_print

{ Quels sont les meilleurs matériaux pour cuisiner ?… }

21 mars 2018

{ Quels sont les meilleurs matériaux pour cuisiner ?… }

 

… ou plus exactement : Voici juste dans quoi je cuisine, moi.

 

Tarte aux tomates fraîches

Un plat à tarte en fer blanc comme ceux de nos mémés (sans papier cuisson !), c’est LE gage d’une pâte bien croustillante… (Tarte aux tomates fraîches, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca ©.)

J’ai reçu de votre part tant de questions à ce sujet qu’il fallait bien un article pour y répondre. Mais cet article, j’avoue que j’ai un peu traîné les pieds pour le rédiger… tout simplement parce que c’est un peu délicat.

– Délicat parce que je n’ai aucune légitimité, étant juste auteur de cuisine (et non pas, chercheur, médecin, journaliste d’investigation ou que sais-je encore) pour vous dire « ça c’est bien, ça c’est pas bien ».

– Délicat ensuite parce qu’il est parfois difficile d’avoir des informations absolument fiables sur certains matériaux (par exemple le silicone, les revêtements céramiques, etc.)

-Délicat parce que c’est un sujet un peu « casse-gueule », où il est difficile de s’exprimer sans que les purs-et-durs ne s’enflamment. Or, que ça soit en matière de bouffe, de santé, d’écologie etc. les « maîtres à penser » auto-proclamés commencent un peu à me gonfler. Oooooon se calme les gars… Est-ce qu’on peut au moins discuter un peu de ça, échanger nos avis ou tenter de nuancer la question sans se faire hurler dessus ? Visiblement, sur certains sujets c’est impossible. Tabou. Le monde du bio, supposé rempli de gens super cools, est en train de se muer en univers politiquement correct où certains discours frisent le diktat. Mais déjà, c’est quoi le « monde du bio » ? Pour moi, quelque chose certes d’un peu abstrait, mais incluant de sérieuses notions d’alimentation saine, de santé au naturel, d’écologie véritable, d’agriculture et même mieux, de permaculture, le tout avec une belle ouverture d’esprit, l’envie d’échanger sur plein de sujets. Et bien ce petit monde là est en train de glisser vers quelque chose de pas très joli depuis quelques temps. Si si. De ce bel univers paysan profondément ancré dans la terre et parfois mêlé d’un soupçon de baba-cool-attitude plutôt attendrissante, oui, cet univers authentique qui sent bon l’humus, le pain au levain, le vin bio, la bière brassée artisanalement, le jambon corse, le fromage au lait cru, cet univers où l’on entend les cloches des chèvres aux champs et le chant du coq au poulailler, où l’on respire la bienveillance, la gourmandise et la joie de vivre est en voie de disparition… Là, on entendrait presque le bruit des bottes qui défilent, les harangues exaltées, les camps de « rééducation » politique. Le gluten ? Interdit !!! Le fromage ? Interdit !!! La viande ? Interdit !!! L’alcool ? Interdit !!! Et j’ai vraiment envie de soupirer moi aussi, comme Belmondo dans le film « L’as des as » (ah, cette scène culte de la librairie !) « Vraiment ch*er vous me faites, Herr Kommissar ».

Cuillerée de champignons

Il n’y a pas de mystère… Pour obtenir des notes si joliment caramélisées (sans tout faire cramer !) il faut cuisiner dans de bons matériaux… Ici, une vieille cocotte en fonte émaillée, chinée dans une brocante.

Car ce n’est pas le fanatisme qui fera changer les choses en mieux. C’est le bon sens. Le « fanatisme de la bouffe » fait peur, il culpabilise à mauvais escient, il attise la moquerie, musèle toute pédagogie et décrédibilise beaucoup d’efforts. Mieux vaut avancer, il me semble, avec prudence et réflexion plutôt que hargne et exaltation pseudo-mystique.

Bref, je m’éloigne du sujet parce que tout cela me préoccupe, et je pourrais écrire là-dessus beaucoup, beaucoup de choses…   Sur le veganisme par exemple (présenté maintenant dans des revues aux caisses des supermarchés comme LE truc tendance, or, désolée d’être aussi « réac », mais il y aurait beaucoup à redire là dessus, je ne me sens juste pas assez dispo pour encaisser les insultes publiques qu’il va falloir avaler si je veux tenter d’exposer mes arguments). Moi je n’ai RIEN contre les vegans. Sauf quand ils viennent m’insulter parce que là, ça commence à bien faire. Heureusement, il y a aussi plein de vegans super pacifiques, et ceux-là ont toute ma sympathie.

On pourrait aussi évoquer les excès du « sans ». Par exemple du « sans gluten », car oui, je suis bien consciente que beaucoup d’entre vous ont à souffrir d’une réelle intolérance, ce en quoi je compatis énormément, mais moi par exemple on m’a aussi diagnostiqué « intolérante au gluten » il y a 12 ans, alors qu’il n’en est rien. J’en suis sûre.

Là, pour aujourd’hui on va juste essayer de parler de casseroles. Et désolée pour les puristes, je ne suis pas trop adepte de tout faire cuire à la vapeur, ou à 40° pendant 12H. Les trucs dorés à la poêle dans l’huile d’olive, j’aime ça, mes ancêtres ont fait ainsi pendant des millénaires et ils ne sont pas tous morts. Enfin si les pauvres, et depuis belle lurette, mais pas d’un cancer.

– Délicat enfin parce que certains matériaux de cuisson « topissimes » d’un point de vue santé sont juste hors de prix. Or, devoir vendre un rein pour acheter une poêle, c’est pas terrible non plus.

Allez, on y va ?

Pain moulé de petit épeautre

Ce joli pain de petit épeautre a été cuit dans un moule en terre vernissée que j’ai acheté 5euros à une braderie du personnel… qui se déroulait dans une galerie marchande d’un supermarché. Les employés vendaient tout simplement les moules à pâtés vides du rayon charcuterie ! Ça c’est du recyclage 😉 (Pain moulé de petit épeautre, « Les secrets de la boulange bio », Marie Chioca ©)

Mes poêles :

1/ Ma poêle anti-adhésive : elle est officiellement aux ordures depuis 1997. Parfois, mon mari m’en ramène une petite, toute mignonne, à la Chandeleur, je râle, on l’utilise deux fois, puis elle fini cabossée entre deux autres poêles plus lourdes. Ce n’est même plus une question de revêtement légèrement griffé, non, ça c’est pour les petits joueurs. Vu le poids du reste de ma batterie de cuisine (fonte noire, inox 18/10, terre à feu, faitouts de 12 litres, etc.), l’état de rangement de mes placards, et la bestialité, oui, j’ai bien dit la bes-ti-a-li-té de ceux qui m’aident (parfois ;)) à ranger la vaisselle (genre je jette la poêle et je ferme le placard coulissant d’un coup de Doc Martens), on dirait toujours que la poêle Téfal a fait du stock car. Achetée en janvier, jetée en mars-avril. Bref, c’est nul…

2/ Ma poêle en inox du supermarché (pourtant de bonne marque). Elle squatte mon placard depuis 20 ans. Je m’en sers genre à chaque fois que j’ai oublié de brancher le lave-vaisselle depuis deux jours et que toutes mes autres poêles sont indisponibles. Ça doit bien arriver quatre fois par an. Tout ce que j’y fais cuire brûle, colle, fume, mais c’est bien parce que ça permet à chaque fois de m’assurer que les piles du détecteur de fumée fonctionnent.

Poêle de cow boy

Une de mes « poêles de cowboy », ici photographiée dans l’ouvrage « Je cuisine bio avec les enfants ». Je n’ai d’ailleurs pas trouvé beaucoup de photos avec cette pauvre poêle, même en recherchant dans tous mes anciens livres ou les articles de blog vieux de 7 ans. Faut dire qu’elle n’est pas très présentable ^^ Marie Chioca ©

3/ Ma poêle de cowboy 😉 Ou plus exactement mes poêles de cowboy, parce que j’en ai de toutes les tailles. Sorties tout droit d’un film avec Terrence Hill, elles sont accrochées au mur de la cuisine. C’est moins interdit, mais tout aussi efficace contre les cambrioleurs que le calibre 12. Sans plaisanter, en cuisine c’est une merveille. Quand vous les achetez, elles sont très belles. Waouh, la claaasse, ce look « argent brossé » ! Mais ne comptez pas trop là dessus. Car une poêle de cowboy (en vrai, ça s’appelle « une poêle noire », ou « une poêle en tôle de fer ») ça doit se noircir, se culotter. Plus c’est cracra, plus ce que vous y faites cuire est sublime. Il faut donc bien suivre les instructions la première fois (une sorte de « rituel magique » où on y fait bouillir des pelures de pommes de terre, puis de l’huile, bref, tout est expliqué sur le carton de la poêle ;)), et ensuite, s’habituer à cet usage, certes très différent de la poêle Téfal, mais très simple au final. Dans une poêle noire, tout rissole, dore à point, croustille à la perfection. On appelle ça la « réaction de Maillard », bien connue des bons cuisiniers. Pour les crêpes aussi c’est le top, mais il faut d’abord bien la préchauffer, puis seulement ajouter l’huile, et très très vite verser la pâte à crêpe (sinon l’huile fume). Ensuite, c’est plus que du bonheur pour les 40 crêpes qui suivent…

Pour le nettoyage, attention, âmes sensibles s’abstenir : pas de lave-vaisselle !!! Sinon, la poêle noire, ben elle ressort orange fluo. De rouille évidement. Et tout ce qu’on y fait cuire après accroche et sens la coque de vieux cargo. Non merci.

Il faut donc juste la passer sous l’eau très chaude en la frottant avec une brosse à vaisselle, puis la remettre sur le feu quelques instants, pour bien la sécher, avant de la ranger, telle quelle, et idéalement, bien nette mais encore un tout petit peu grasse… Ben oui. C’est en tout cas comme ça qu’ils font dans les super restos très « chics ». Perso, je n’utilise de produit vaisselle qu’après y avoir faire cuire du poisson… Enfin, sachez que si on y laisse brûler de l’huile au point qu’elle se mette à poisser au fond de la poêle (c’est rare, faut quand même y aller très fort !), la seule solution reste la pierre d’argent (bien penser à la re-huiler légèrement – la poêle, pas la pierre d’argent !- puis à l’essuyer avant de la ranger). Bref, voilà, à regarder comme ça, je comprends pourquoi les publicitaires n’ont pas trop misé là-dessus pour séduire « la ménagère ». Eux qui aiment tant nous présenter, depuis les années 50, des clichés de majorettes de la cuisine avec leur petite poêle Téf*l à la main, j’avoue que là… Parce que les Betty-Boop des pubs, elles vont écailler leur vernis, mettre des traces noires sur leur petit top à bretelle et tout et tout avec ce genre de poêle. Mais moi, comme je ne cuisine jamais en talon aiguille, j’attrape ça à deux mains, et ça me muscle mes petits bras ;). Un jour on m’a dit « ça au moins c’est une poêle de mec ! ». Crétin. Ça c’est juste une poêle pour ceux qui aiment la vraie cuisine.

Poêle en fonte émaillée

Ma jolie poêle en fonte émaillée de chez Le Creuset, quelques secondes avant qu’elle ne passe par la fenêtre… Un jour je vous raconterai l’histoire 😉 Ah, vous voulez savoir tout de suite? Bon, voilà. Ça c’était la première photo des crêpes Suzette (ouvrage « La cuisine des grands classiques »), mais je trouvais la flamme un peu faiblarde. Alors j’ai attendu que ça soit bien éteint (sic!) puis j’ai versé un peu d’alcool à brûler, mais là j’ai pas eu le temps d’approcher l’allumette. On a entendu « bang », la bouteille d’alcool a implosé entre mes mains, et des flammes de 50cm sont sorties de la crêpe. Sérieux, j’étais trop choquée, et pendant ce temps, mon fils a calmement jeté la poêle par la porte-fenêtre histoire de pas flanquer le feu à tout le salon. Voili-voilou. Bon, évidement, cette pauvre poêle, quand on l’a retrouvée, (éteinte), était fendue en deux sur les dalles de la terrasse. Pas de bol. Mais personne n’a été blessé ! Et ça c’est incroyable…

4 / Ma poêle en céramique. Elle est immense (30cm) à bords hauts, je l’ai achetée chez Lecl*rc, et je l’aime… mais pas trop. Bref, c’est assez mitigé. D’abord parce qu’avec les brutes que j’ai à la maison, je dois la changer tous les ans (28 euros par an environ) à cause du revêtement qui s’abîme. Côté durable, c’est donc nul. Ensuite, parce que je n’ai jamais trouvé de réponse sûre à ma question angoissée : c’est bien ou pas un revêtement céramique ? Certains disent que oui. Mais je trouve qu’on n’a pas beaucoup de recul. Côté technique, c’est vrai que ça ne colle vraiment pas du tout. Les mets y sont peut-être un peu moins croustillants que dans la poêle noire, mais ça dépanne vraiment bien, le résultat est tout à fait honorable, ça passe au lave-vaisselle, bref, voilà le genre de concession que je suis prête à faire, sauf si vraiment un jour j’apprenais que c’est réellement toxique.

5 / Ma poêle Ecovitam, en inox avec un fond trèèèèès épais (et un couvercle muni d’un thermomètre, on peut donc même l’utiliser pour des cuissons à basse température). Voir aussi plus bas, où je parle de la gamme Ecovitam au paragraphe des faitouts et casseroles : en tout cas, pour moi c’est une excellente alternative à la poêle de cowboy : si on suit bien « le test de la goutte d’eau » rien ne colle, ça se nettoie bien, ça reste bien net, bref, une bonne poêle, vraiment, avec même un joli design. Un peu onéreuse par contre, et donc pas à la portée de tous les budgets hélas.

6/ La poêle scandinave en fonte noire : Je n’en ai pas ! Mais je l’ai vue en action chez une amie, et ça a l’air très trèèès bien 🙂

7 / La poêle en fonte émaillée. J’en avais trouvé une sublime chez Emmaüs, en fonte orange à l’extérieur, émaillée de gris à l’intérieur, avec un manche en bois (marque Le Creuset) c’était ma chouchoute. Et puis un jour, elle a littéralement volé en éclat, mais c’est de ma faute ;). Si vous avez lu la légende de la photo, vous êtes déjà au courant…

 

Tranches de butternut rôties

 Plat à four en émail. (Tranches de butternut rôties, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca ©.)

Mes plats à four :

J’en ai en pyrex, en inox (genre « cantine »), en terre vernissée (de toutes tailles et toutes couleurs), en grès, en émail (voir ci-contre), bref, tout ça c’est apparemment très bien pour la santé car ce sont des matériaux inertes, sur lesquels nous avons suffisamment de recul pour juger.

Une mention particulière quant aux roasters, dont je suis fan (je m’en sers beaucoup !) : pour ne pas être trop longue, voici un article un peu plus ancien sur la question…

 

Mes woks :

1/ Mes deux woks en fonte noire : un grand (28cm), et un très grand (34cm), tout deux avec un couvercle en verre. C’est une longue histoire d’amour, mais ils sont en passe d’être remplacés dans mon cœur par une gigantesque cocotte ronde en fonte noire (voir plus bas), dont le fond plat se prête à mon avis encore mieux à ma façon de cuisiner. Mais longtemps, ces deux woks ont été en « coloc » avec le faitout Ecovitam, sur ma gazinière…

A noter que certaines marques de wok en fonte ont hélas une qualité un peu décevante. J’en ai jeté plusieurs, dont le fond soit disant en pure fonte s’abîmait sans que les fabricants puissent apporter de réponse à ma question. Bizarre.

2/ Mon wok Ecovitam. Pas mal du tout aussi (au moins là on est sûr, c’est de l’inox, et le fond est indestructible) mais j’ai quand même une petite préférence pour la fonte.

 

Mes faitouts et casseroles :

1/ Mon faitout-tout-bête, pour faire cuire les pâtes. En inox, juste pour y faire bouillir des trucs. J’ai aussi un faitout « traiteur » (donc gigantesque) pour quand je reçois, le genre de bidule qui peut aussi servir de baignoire pour dépanner. Bon, là, rien de bien original. À noter toutefois qu’après avoir tenté maintes fois, on ne peut vraiment rien faire revenir dans un faitout inox « tout bête » (ça brûle, l’huile fume !), ni mijoter (ça accroche traîtreusement alors qu’il reste plein de sauce). Pour ça, il faut de la fonte, de la terre à feu ou un faitout Ecovitam. On y arrive…

Faitout Ecovitam

Faitout Ecovitam (ici photographié avec son panier vapeur superposé). Le genre d’ustensile que vous ne voyez pas souvent sur mes photos (parce que tout s’y reflète cruellement, même la photographe en pantoufles debout sur un tabouret) mais que dans la « vraie vie », j’utilise vraiment au quotidien…Marie Chioca ©.

2/ Mon faitout Ecovitam. Il n’a pas de place dans les placards, vu qu’il ne quitte jamais la gazinière. Voilà, je précise, parce que c’est important : ceci n’est pas un article sponsorisé, aucune marque citée dans cet article ne me donnera quoi que soit en échange ! C’est juste que mon faitout Ecovitam cumule à mon avis bien des atouts : un fond super épais (quand on y fait revenir par exemple des oignons dans l’huile d’olive, ils rissolent délicieusement sans brûler, sans fumer), une capacité à faire mijoter les plats au moins égale aux performances de la fonte, une cuisson à l’étouffée beaucoup plus rapide (moins toutefois qu’avec une cocotte-minute -que je n’utilise jamais – mais plus rapide qu’avec un autre faitout lambda), et puis surtout, la possibilité de tout mijoter à basse température grâce au couvercle muni d’une sonde. Dans ce dernier cas, on retrouve tous les intérêts de la cuisson vapeur, sauf que là, au lieu que les saveurs soient « lessivées », elles sont au contraire concentrées dans le jus de cuisson (car il est même inutile d’ajouter la moindre goutte d’eau !). Un simple blanc de poulet mijoté 15 min avec des poireaux émincés et de l’huile d’olive, c’est déjà très très bon… à noter évidemment que « qui peut le plus peut le moins » : on peut donc aussi y faire « bêtement » bouillir des pâtes, du riz ou des soupes, et même adapter dessus l’élément vapeur (idéal pour cuire deux trucs en même temps, par exemple, du riz en bas dans le faitout, des légumes et du poisson dans le panier inox au dessus, tout ça pour la même consommation d’énergie).

3/ Mes casseroles : elles sont en inox, toutes bêtes, avec des *$%# !!! de queues qu’il faut revisser régulièrement mais ça, c’est pareil chez tout le monde. En fait, je les délaisse un peu pour le faitout Ecovitam 😉

 

 

Mes plats à gâteaux :

C’est là que je m’attends à me faire engueuler 😉

Moelleux mystère à l'orange

Le fameux « vilain » moule à savarin en alu… Comme quoi, on a tous des petits vices cachés 😉 (Moelleux mystère à l’orange, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca ©)

1/ Le silicone. Alors, là, mea culpa. J’ai fais une erreur de jeunesse il y a très longtemps, j’ai écrit un livre sur les papillotes en silicone. Oui, j’ai fais ça, moi. Je n’en suis pas fière du tout ! J’ai deux toutes petites excuses : 1, à l’époque, on avait vraiment besoin de sous (désolée, c’est cru, mais c’est vrai) et comme je n’avais pas un super éditeur comme maintenant je devais me contenter des sujets qu’on me donnait (j’ai quand même, je précise, refusé un ouvrage sur le micro-ondes, un sur les cupcakes, un sur les macarons), et 2, on m’avait assuré que le silicone de bonne qualité était tout à fait neutre pour la santé. Pour finir, je n’en sais rien. Je ne dis pas que c’est mauvais, je ne dis pas que c’est neutre, mais comme de toute façon on peut s’en passer, et bien je m’en passe complètement.

2/ L’alu. C’est pas bien, je sais. Mais j’ai un moule à savarin « vintage » en alu, et c’est mon chouchou, car les gâteaux qui y cuisent sont très moelleux, se démoulent bien bref, c’est du pur plaisir. J’ai essayé plusieurs fois de le remplacer, mais à chaque fois j’ai été déçue du résultat. Le fer blanc ? Ça rouille, ça accroche. Le pyrex ? Ça arroche. En fait, à ce jour je n’ai rien trouvé qui me fasse des gâteaux aussi géniaux que mon moule à savarin « de grands-mères ». J’ai compté : moi qui suis auteure culinaire, je ne l’ai utilisé que 22 fois l’an dernier. Comme je n’ai par ailleurs rien d’autre en alu dans ma cuisine, et que je n’utilise par de papier alu pour conserver les aliments (mais plutôt des boîtes de verre), ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Ce n’est pas cela qui va me faire des trous dans le cerveau. Gnêêê. (Houlà, je devrais peut-être quand même me méfier ?…)

Gros borwnie

Là aussi, un affreux moule « pas bien du tout », mais qui fait de si beaux gâteaux… . (Gros brownie aux noix de pécan et faux caramel au beurre salé, « La cuisine bio des jours de fête », Marie Chioca ©.)

3/ Mes quelques moules un peu plus « funs »… en revêtement anti-adhésif. Ben oui. Parce que là, pour le coup, il ne me servent même pas 3 fois par an, mais le résultat est tellement joli ! Je pense néanmoins que j’aurais pu totalement m’en passer. Société de consommation, quand tu nous tiens…

4 / Mes moules à cake : j’en ai en pyrex, en terre à feu, en porcelaine, en fer blanc, mais aucun en silicone. Dans tous les cas, il faut soit utiliser du papier cuisson, soit bien huiler et/ou fariner le moule. Attention les gars, les temps de cuisson varient en fonction du matériau utilisé… et la texture des cakes aussi ! Mais si je détaille, cet article va commencer à ressembler à une thèse. En gros : dans la terre et le pyrex les cakes sont plus moelleux, dans le métal (sans papier) ils sont un peu croustillants à l’extérieur, et dans n’importe quel moule avec papier cuisson ils sont un peu mous…

5/ Mes moules à tarte, idem : pyrex, terre vernissée, métal. Mais mon préféré, c’est un moule à tarte en fer blanc un peu rouillé que je nettoie bien avant usage, que je huile et que je farine. Du coup, je l’utilise sans papier cuisson, et c’est l’assurance d’une pâte à tarte bien plus croustillante !

6/ Mon moule à kouglof en terre : joli, assez performant (s’il est bien graissé et fariné), je l’aime bien aussi. Je n’y fais pas cuire que des kouglofs, mais toutes sortes de pains, de cakes et de gâteaux salés ! Par rapport au moule à savarin, le démoulage est un peu délicat, et le temps de cuisson plus long.

7 / Mes moules à manqué ou à clafoutis : je ne les utilise presque plus, sauf justement pour les clafoutis, parce que je trouve que le moule à savarin (donc avec un « trou » au milieu) permet une cuisson beaucoup plus homogène (en gros, le gâteau est cuit à cœur avant que le dessus ne soit trop bronzé…)

8/ Mes rectangles et cercles à pâtisserie en inox. Ils sont à mon avis in-con-tour-na-bles ! (Et de plus d’un prix abordable).

Moule à cake

Le genre de moule à cake que j’aime beaucoup, d’abord parce qu’il est très joli, ensuite parce qu’il est très long, donc ça fait plus de tranches 😉 ( Brioche à effeuiller, huile d’olive et citron, « Les secrets de la Boulange bio », Marie Chioca©).

 

Osso buco de lapin

Cocotte en terre à feu Emile Henry. (Osso buco de lapin, « La cuisine bio des jours de fête », Marie Chioca ©)

Mes cocottes :

1/ Mes deux « Le Creuset » en fonte émaillée de couleur : elles sont trop belles, trop solides, mais trop chères aussi…

2/ Mes cocottes de chez Emmaüs (toutes marques confondues) : elles sont trop belles, trop solides, et beaucoup moins chères pour le coup. Je les collectionne de toutes les tailles et de toutes les couleurs à cause de mes photos 😉

3/ Mes cocottes en terre à feu « Flame »de chez Emile Henry : elles aussi sont trop belles et trop chères 😉 Mais franchement, c’est de la bonne qualité.

4/ Ma cocotte en fonte pour Obélix : Marque Invicta , 32cm de diamètre, 8l de gourmandise. Pour caler les ados Chioca, faut bien ça. Depuis, je me muscle. Et comme je suis complètement folle, un jour je m’achèterai celle-là…

 

Bref, hormis la gamme inox Ecovitam, j’utilise surtout des matériaux « de grands-mères » : fonte noire ou émaillée, tôle de fer, terre, porcelaine, pyrex… Comme le dit le célèbre adage : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ;). J’ai aussi appris entre temps qu’apparemment, quand on cuisine régulièrement dans la fonte ou les poêles noires, une partie du fer migrerait vers les aliments, et ce serait très bon pour la santé. Est-ce pour cela que je n’ai jamais manqué de fer malgré mes 6 grossesses, ni d’ailleurs aucun de mes enfants ? La question reste posée…

À noter aussi que sur mes photos, vous croiserez beaucoup d’autres ustensiles et contenants, souvent très jolis (petites casseroles en émail, petits plats de toutes les couleurs, mini-poêles « vintage » en alu brossé, etc.), et quelques moules à gâteaux plus « techniques », genre moule à charlotte ou moule à angel-cake, bref, il serait impossible d’en faire toute la liste ici… Mais justement, ça ne me sert que rarement pour les recettes ou les photos de mes livres, pas au quotidien pour la « vraie vie ». Tout cela ne se range même pas dans ma cuisine 😉

Et non, pour répondre à beaucoup de questions je n’ai pas de mijoteuse électrique, de Thermomix et autre cooking chouette, du coup je ne peux pas hélas vous conseiller là-dessus. Mais je comprends vraiment que cela puisse aider certaines personnes qui sont très peu dispo. Oui, c’est toujours mieux, et même beaucoup mieux, que d’acheter des plats tout prêts.

Mais moi, bien que très souvent débordée… je ne délèguerai jamais à une machine mon bonheur de cuisiner, même les choses les plus simples 😉

En revanche, j’attends impatiemment l’invention du robot qui repassera et pliera tout le linge à ma place…

Clafoutis aux abricots

Plat à clafoutis en terre vernissée, Maison du Monde. (Clafoutis miel-abricot, « La cuisine bio du quotidien », Marie Chioca © ).

 

 

 

 

image_pdfimage_print

{ Un bon plat des familles, et aussi une question pour botaniste averti…}

8 mars 2018

{ Un bon plat des familles, et aussi une question pour botaniste averti…}

Gratin d’orecchiette au chou chinois et au bœuf

♥ IG Bas ♥

 

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 1Hier soir, c’était grave, vous allez voir, mais alors grave de chez grave : je ne savais pas encore ce que j’allais poster sur le blog le lendemain. Du sucré ? Du salé ? Du « tout simple » ? Ou au contraire quelque chose d’un peu plus sophistiqué, genre pour Pâques (mais ne nous emballons pas, il reste encore 3 semaines !). Et puis ma grande fille, qui travaille au rayon légumes d’un magasin bio, a ramené un énorme chou chinois. Elle savait qu’elle allait me faire plaisir (en vrai, si un jour je vous invite, ne m’apportez pas un bouquet de fleurs, mais plutôt un gros chou chinois, je suis fan ;)), mais à ce point ! Parce que du coup, ça a été le déclic : Tilt, demain, sur le blog, je vais leur poster mon FAMEUX gratin de pâtes au chou chinois et au bœuf, un grand plat des familles, complet, équilibré, facile, avec peu d’ingrédients (dont beaucoup de légumes), bref, le truc qu’on aime bien tous mettre au menu (surtout quand c’est super bon !).

Je l’ai donc cuisiné ce matin tôt, et déjà, un de mes fils a voulu essuyer le jus de cuisson au fond du wok avec son pain du petit dej’. Mffff. Un peu fada celui-là. C’est bien mon fils.

Et puis vers 9h, quand le gratin cuisait au four, il est venu me demander vers quelle heure on passerait à table aujourd’hui. Je n’ai pas trop osé ironiser, vu que je venais moi aussi de me poser la question.

Malgré ce parfum qui envoutait toute la maison, on a été très patients, et sages, et tout et tout, promis, puisqu’on a attendu 11H05 (quand même !) pour passer à table.

Comment ça c’est tôt 11H05 ? Et bien, ça n’a vraiment rien à voir avec le menu du jour, c’est juste que le fiston devait faire un devoir de 4H l’après-midi, et moi, heu, et bien je devais faire réparer le pare-brise, vers 14H, donc en fait, je voulais être sûre d’être à l’heure, par gentillesse pour le monsieur qui répare les pare-brises, et comme c’est au moins à ¼ d’heure de chez moi, on sait jamais, il aurait pu y avoir par exemple un looong troupeau de vaches qui traverse la route pendant 45min, ou une panne de feu rouge, ou une manifestation de défenseurs de la réintroduction du tigre à dents de sabre dans le Dauphiné, puis, une centaine de mètres plus loin, la contre-manifestation des bergers pas contents du tout, enfin bref, il fallait que je sois sûre d’être à l’heure, c’était par correction.

Vous voyez ?

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 2Hum, bon, bref, arrêtez un peu de faire du mauvais esprit, et pour revenir à ce plat, je vous concède que vu comme ça, ce n’est « que » un bête gratin de pâtes. Pas de quoi émouvoir les foules, ni même se ruer dessus à 11H05 du matin (sauf par correction pour le pauvre monsieur qui répare les pare-brises, comme dans mon cas par exemple). Mais il y a des petits détails qui changent tout ! Tenez, prenez par exemple la cuisson des légumes : si on arrive (et ce n’est pas bien compliqué) à faire « caraméliser » les sucs de cuisson juste ce qu’il faut, c’est à dire, pas tout cramé (avec l’huile qui fume partout et qui fait tousser, sur fond de détecteur de fumée qui hurle, même qu’il faut monter sur un tabouret pour le décrocher #!8%!), non, ni tout bouilli, mais juste entre les deux, quand la bonne odeur des oignons fondus dans l’huile d’olive se mêle à celle du bœuf, du chou chinois (très très délicate, l’odeur du chou chinois, de quoi réconcilier les traumatisés du chou vert, et même les poly-traumatisés du chou de Bruxelles), du thym et de l’origan, ça chatouille agréablement les narines. Pour réussir ça, pas besoin de faire un stage commando de 3 mois chez Ducasse : il faut « juste » un bon matos : pas de l’inox (sauf avec un fond très épais genre Ecovitam, parce qu’alors là ça change tout) ni un revêtement anti-adhésif, mais plutôt de la fonte par exemple, car plus la sauteuse (ou le wok, la poêle, la cocotte…) est dans un matériau sympa, plus les mets caramélisent et fondent sans brûler, sans que l’huile ne fume, etc. C’est trèès important, mais là, j’y reviendrai, avec (un jour) un article sur les bons ustensiles de cuisson (merci à ceux qui attendent patiemment cet article depuis 7 ans… ça viendra, c’est juste que je suis toujours beaucoup plus motivée par le « pratique » -genre, me dévouer pour cuisiner et manger des trucs- que par le « théorique » – genre, la batterie de cuisine. Pardon.).

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 3Quant aux pâtes, je vous avoue avoir un peu honte, parce que moi, Marie Chioca, la fille qui explique sans vergogne à tout le monde qu’il faut mieux bouloter des pâtes complètes, et bien j’étais justement en panne ce matin. J’ai donc utilisé des orecchiette, ces petites pâtes si délicates que mon italien de mari recharge automatiquement dans le placard (beaucoup plus automatiquement que les grosses pâtes marrons « pour les ânes », celles, complètes, que je préconise dans mes bouquins et que perso, j’aime beaucoup mais lui nettement moins). On va dire que ça sera un petit écart, pour une fois. D’autant plus que comme je l’explique bien dans mon dernier ouvrage, on peut parfois s’autoriser des pâtes un peu plus blanches à condition de les choisir pas trop fines (mieux vaut des orecchiette que des vermicelles par exemple), non précuites (pas de « cuisson 3min »), sèches (car hélas l’IG des pâtes fraîches est moins sympa), de les cuire al dente, et de les accompagner de légumes et de protéines (comme ici !). J’espère donc être pardonnée.

Enfin, il y a le thym, et l’origan. Alors là, petits conseils. Pour le thym, j’ai deux fournisseurs : un ami habitant les Alpilles qui m’en porte un stock chaque année (parce que le thym de l’Isère, il est très joli, tout rose, tout mignon, mais il n’a aucun goût, c’est du thym de décoration), mais aussi en magasin bio la marque « Herbier de France » (billet non sponsorisé, promis) qui vend dans des sachets en kraft un thym hyper parfumé, qui sert aussi bien à ma cuisine qu’à mes tisanes. Pour l’origan, c’est plus compliqué. Là aussi, celui qui pousse en abondance chez nous, dans des terres fertiles, plutôt bien arrosées, etc. est très photogénique : en été, il pare toute la campagne de rose pourpre et l’hiver, il décore mes photos 😉. Mais côté parfum, c’est comme essayer de sentir une rose en tissu. Je dois donc l’acheter mais là attention, je crois qu’il y a deux sortes d’origan : un, génial, qui sent la pizza dès qu’on ouvre le bocal (marques Cook, Ducros, etc.). Et un autre qui sent le foin (du moins quand on ouvre le bocal), puis qui développe à la cuisson un extraordinaire parfum… de Baygon Vert (pour insectes volants, rampants, sautants, ondulants, nageant, sautillants, bref, là, garantie, tout le monde fuit). Aussi je voudrais savoir s’il se trouve ici un botaniste, qui pourrait nous éclairer sur la question… Merci beaucoup d’avance !

Ça me ferait mal que vous mettiez de l’insecticide dans ce bon gratin…

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 8

Ingrédients pour 6 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : Environ 25min + 5 min au four

  • 500g d’orecchiette, ou autres pâtes au choix Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 4
  • 1 gros chou chinois (ou deux petits)
  • 3 gros oignons (ou 6 petits)
  • 400g de viande de bœuf hachée bio (ou 4 steaks bio surgelés, décongelés)
  • 6 c. à soupe d’huile d’olive
  • 100g de parmesan râpé
  • Une bonne pincée d’origan et de thym séché
  • Sel, poivre.

 

Émincer finement les oignons, les faire revenir à l’huile d’olive dans un grand wok, ou une grande cocotte en fonte. Pendant ce temps, émincer le chou chinois (du côté des feuilles, on peut se contenter de faire des tranches larges de 3cm, mais plus on s’approche du trognon, plus les tranches doivent être fines sinon la texture après cuisson sera un peu filandreuse).

Faire dorer le chou chinois avec les oignons et la viande. Ajouter l’origan, le thym, saler, poivrer, poser un couvercle et laisser mijoter environ 10min. Enlever alors le couvercle et laisser réduire le jus, jusqu’à ce que tout soit bien « fondu » et doré au fond du wok ou de la cocotte.

Parallèlement, faire cuire les pâtes à l’eau salée, le temps indiqué sur le paquet. Les égoutter, les huiles légèrement.

Préchauffer le four à 225°C.

Déposer la moitié des pâtes dans un grand plat à gratin, puis la totalité de la poêlée au chou chinois. Saupoudrer avec la moitié du parmesan. Répartir par dessus le reste de pâtes, parsemer avec le reste de parmesan. Ajouter un peu de thym et d’origan, puis enfourner pour quelques minutes, juste le temps de faire dorer le dessus.

C’est prêt ! Et vous allez voir un peu comme c’est bon…

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 6

Gratin d'orecchiette au chou chinois et au boeuf 7

Une petite « brève » côté jardin :

Soutenez le Jardibus de Terre Vivante !

Jardibus, sur une idée originale de Pascal ASPE, est un véhicule, tout équipé, pour créer des jardins adaptés à tous lieux et tous publics. L’idée ? Compenser les difficultés de déplacements sur le Centre des écoles et autres institutions et réduire les inégalités d’accès à la nature et à l’apprentissage du jardinage. Et pour que ces jardins poussent de partout et deviennent de vrais projets investis et suivis, Jardibus propose aussi des animations autour du jardin pour les enfants et des formations pour les professionnels de l’éducation.

Le centre Terre Vivante est candidat au concours La fabrique AVIVA, pour développer le projet JARDIBUS. Il faut rassembler le plus de votes possibles parmi tous les candidats !  Ce concours permettrait de financer l’achat et l’équipement du véhicule. Si vous le souhaitez, vous pouvez soutenir cette initiative en votant pour le projet sur :

https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-1579

(Pour soutenir ce projet, il suffit de créer un compte et ajouter de 1 à 10 voix, c’est tout !). Merci à tous !

 

image_pdfimage_print

{ Le 35ème ! }

21 février 2018

{ Le 35ème ! }

 

Les secrets de la cuisine à IG bas

100 recettes salées pour la silhouette et la santé

 

Couverture Livre Les secrets de la cuisine à IG basPour moi, cette année 2018 devrait voir la sortie de trois ouvrages majeurs, des sortes d’ « incontournables » en matière de cuisine saine… Et non, bien que j’en ai très envie, je ne spoilerai pas sur les prochains (même si vous me chatouillez entre les doigts de pieds avec une plume ou que vous me confisquez ma tablette de chocolat*), mais, tout en attendant pa-tiem-ment, les prochaines sorties, voici déjà un petit aperçu du premier sur la liste, qui vient juste de paraître :

Est-il super original ? Non, pas vraiment. C’est « juste » un livre de recettes salées à IG bas pour le quotidien.

Est-il utile ? Oui, franchement ! Parce que c’est une mine d’idées pour se régaler tous les jours, en ménageant sa silhouette et en chouchoutant sa santé.

Et je suis sûre que le concept vous parle 😉

Je suis d’ailleurs toute heureuse de constater quel magnifique essor a pris en quelques années le concept des IG dans le « paysage » nutritionnel français. Quand je me suis décidée à lancer ce blog en 2011, c’était justement pour palier à un manque réel : quelques auteurs avaient bien déjà publié sur le sujet, mais il fallait absolument aider à faire passer le message, « militer » pour faire mieux connaître ce grand principe de l’indice glycémique qui, s’il est bien compris et bien appliqué, permet de lutter avec une efficacité redoutable contre le surpoids, le diabète, mais aussi par exemple des maladies comme le cancer, la dépression, les dérèglements hormonaux, le syndrome métabolique, l’hypertension, les risques cardiovasculaires, certains troubles ophtalmiques, la fatigue générale, le stress oxydatif, l’acidose chronique, et j’en passe (voir par exemple l’excellent ouvrage du Dr Pierre Nys sur ce sujet).

Maintenant, tout le monde, ou presque, a entendu ou lu quelque chose sur l’IG. Les médecins -même les plus « conventionnels »- reconnaissent le bien-fondé de ce mode d’alimentation. Nombreuses sont les blogueuses et blogueurs cuisine à publier des super recettes et/ou des ouvrages de cuisine à IG bas. C’est vraiment chouette ! Et je me contente d’apporter aujourd’hui une simple petite pierre de plus à l’édifice… Un ouvrage de recettes simples et bonnes pour le quotidien, c’est bien peu de choses, mais ça va dans le bon sens !

Gratin de blettes, bechamel IG bas

Et bien oui, on peut même réaliser une béchamel à IG bas ET quasiment sans lactose, qui a tout le goût et la texture de celle de nos mémés… Recette page 174 😉

Je me rends compte que comparé au travail de mes collègues auteurs publiant sur le même sujet, lesquels font preuve d’une formidable créativité (utilisation d’ingrédients rares et parfois méconnus, d’épices lointaines, de « super-aliments », etc.) ma petite touche à moi, c’est ce côté bien « terroir » qu’on retrouve dans quasiment toutes mes recettes. Ce n’est pourtant pas que je sois insensible aux plats plus exotiques ! Mais intuitivement, ma façon de cuisiner reste très proche de celle de nos grands-mères : des bons plats mijotés, des tourtes, des crêpes farcies, des grandes poêlées de légumes à l’huile d’olive (relevées d’une pincée d’origan, humm), des pâtes, des jolies  salades, etc. (avec la petite touche « méditerranéenne » en plus, mais ça…bon, bref, ne spoilons pas ;). Alors, laissant à d’autres auteurs le soin de vous faire découvrir des ingrédients à IG bas super originaux (c’est intéressant aussi !), j’ai pris le parti de privilégier ceux qui sont très faciles à trouver, et si possible pas trop onéreux : pour ces recettes par exemple, hormis le psyllium (utilisé dans deux recettes de pain) et la farine d’orge (qu’on trouve heureusement de plus en plus facilement, Biocoop par exemple vient enfin de la référencer), tout les autres ingrédients restent très courants. D’un point de vue pratique, pour ne pas surcharger les placards, c’est bien aussi 😉 (ça me rappelle que je n’ai toujours pas terminé le paquet de fonio dont je vous parlais déjà en 2012). Et d’un point de vue théorique, je me dis que même sans être très tendance, ma « cuisine de blaireau » a toute sa place dans une démarche écologique plus globale, car elle est naturellement locavore jusqu’au bout des ongles ;)…

Alors ce bouquin, il a quoi dans le ventre ? Et bien, après une intro générale rappelant par exemple qu’est-ce que l’indice glycémique, quel est son impact sur l’organisme, à qui s’adresse ce mode d’alimentation, comment se définit l’indice glycémique d’un aliment, quels sont les autres principes à respecter pour cuisiner sain (car « IG bas » ne signifie pas toujours « bon pour la santé »), quels sont les bons aliments à mettre dans nos placards, etc. on passe enfin aux recettes, mais sans cesser d’apprendre, car vous découvrirez au gré des pages plein d’autres petites infos pour cuisiner à IG bas au quotidien, dont de petits encadrés « Zoom sur.. » qui présentent les ingrédients phares de la méthode IG, ou encore les encadrés « Pour bien équilibrer le menu » qui vous donneront quelques bonnes notions sur la taille des portions et la composition d’une assiette équilibrée.

Quant aux recettes proprement dites, je vous en mets ici un petit échantillon… Comme je le radote répète souvent, la cuisine saine peut (et même « doit » !) réjouir nos papilles, bannir toute frustration, apporter de la joie partout avec des petits plats qui mettent l’eau à la bouche… Le tout avec un zeste de « pédagogie », mais sans interdit ni tabou : c’est un gage de bonheur au quotidien mais aussi de persévérance à prendre soin de soi sur le (très) long terme…

 

* Même pas mal… de toute façon je suis en cure Cabot 😉

 

Vous trouverez dans le chapitre 1 des idées saines et sympa pour prendre l’apéro (parce que c’est souvent le moment où on lâche tout côté résolutions ;))

Par exemple, ces mini-soccas à la sarriette et tomates séchées…

Mini-soccas

 

Ou ces pois chiches grillés à l’huile d’olive et piment d’Espelette (c’est croustillant comme des crackers, ouille, difficile de s’arrêter !)

Pois chiches grillés

 

Dans le chapitre 2, on découvre plein de recettes de tartes salées, cakes, crêpes, tourtes, flammekueches, etc. (avec plusieurs pâtes de « base », à décliner comme on veut) bref, toutes ces petites choses qui nous font teeeellement craquer sur les menus des restaurants, alors qu’elles sont généralement si calamiteuses pour la ligne. Sauf que là, vous pouvez y aller franco, c’est à IG bas 😉

Ici, ces crêpes farcies « Quimper-Nice », avec une garniture au bœuf, parmesan et épinards frais évoquant carrément les meilleurs cannelloni

Crêpes farcies IG bas

Ou une simple quiche au saumon sauvage et fenouils caramélisés, dont je me souviens avoir repris 3 parts (pardon)…

Tarte saumon sauvage et fenouils IG bas

 

Dans le chapitre 3, on s’attaque aux « accompagnements » glucidiques. Car si généralement, on sait tous à peu près comment cuisiner à IG bas des légumes verts, et bien ça se corse un peu plus dès qu’il est question de céréales, de pommes de terre, etc. Les plats de ce chapitre sont donc parfaits pour compléter la protéine du repas de midi, mais peuvent même pour certains constituer des plats végétariens parfaitement équilibrés (pas de panique, on retrouve dans quasiment chaque recette les fameux encadrés « Pour équilibrer le menu » qui donnent des informations en terme de portion par exemple).

Ici, des pois chiches rôtis aux légumes d’été…

Pois chiches rôtis IG bas

Et là, du quinoa à l’italienne (je ne suis pas une grande fana de quinoa, mais cette recette là… mamma mia !)

Quinoa à l'italienne IG bas

 

Dans le chapitre 4, on s’attaque aux plats complets pour le déjeuner, ceux, parfaitement équilibrés, qui associent protéines, légumes et glucides en proportion idéale.

Comme c’est encore l’hiver, et qu’il fait bien froid, je vous propose une grande assiette de cet Irish Stew fondant aux haricots blancs…

Irish stew aux haricots blancs

Ou ce patidou farci au poulet :

Patidou farci au poulet IG bas

 

Puis, arrive en 5ème position un chapitre « boulange », certes très modeste comparé à cet ouvrage un peu plus ancien, mais du moins vraiment pratique car toutes les recettes sont super simplifiées, sans tour de main compliqué, pétrissage long, levée à rallonge etc.

Un exemple ? Ce pain campagnard au seigle, noix et cantal, qui se pétri à peine et ne lève qu’une fois (ce moelleux, ce goût… surtout testez-le très vite ;))

Pain campagnard au seigle, noix et cantal

Ou ces petits pains suédois aux fibres (tellement addictifs au petit déjeuner !)

Petits pains suédois aux fibres IG bas

 

Enfin, le 6ème et dernier chapitre est entièrement dédié aux repas du soir… Vous savez, ceux qui doivent être tout légers et « détox » pour que l’organisme puisse bien se purifier la nuit, et que les kilos s’envolent tout seuls pendant qu’on dort en rêvant de pizzas et de tiramisu.

Exemple avec cette délicieuse caponata d’aubergines…

Caponata IG bas

Ou cette salade printanière (bientôt de saison, allez, allez, on y croit !)

Salade printanière IG bas

 

Les secrets de la cuisine à IG bas

100 recettes salées pour la silhouette et la santé

Paru aux éditions Terre Vivante dans la collection « Conseils d’expert »

 

Acheter cet ouvrage sur le site ma librairie partenaire Decitre

 

⇒ Nota : Cet ouvrage n’est pas une réédition de ce livre paru en 2013, mais un nouvel ouvrage, certes sur un sujet proche, mais avec de nouvelles recettes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

image_pdfimage_print

{ Sans blague? }

14 février 2018

{ Sans blague? }

Des nouvelles vite-fait (envoyées d’un ordi à pédales)

 

Je sais, il est sorti depuis 10 jours ce pauvre livre…

Et sur ce blog, on est resté bloqué sur les gaufres du 24 janvier.

Ne vous en faites pas, de l’autre côté de l’écran, il n’y a rien de grave. Certes, en ce moment je n’ai pas franchement le temps de me faire la manucure des doigts de pieds mais bon, ça… Non, le souci c’est que je n’ai plus d’ordinateur alors forcément, c’est compliqué.

Tout est parti d’un *%&# ! de cloud (on ne va pas dire le nom) qui n’a plus voulu de mon brave ordi sous prétexte que son système d’exploitation était trop vieux (discrimination !). Ouais, il est vieux mon ordi (6 ans, rolàlàhhhh, la honte), et alors ? Dans une société où Stalonne vient de tourner Rambo 4, Bruce Willis Die Hard 5, Arnold Scharzenegger Terminator 6 (ou 7, je suis perdue), et où mon voisin de 85 ans nous livre des troncs d’arbre de 2m dans le jardin, les « vieux » ont parfois bien des leçons de performance à donner aux petits jeunots qui se la pètent, enfin, quoi, zut… Et mon ordi, c’était un vrai dur celui-là.

Bref, si je voulais récupérer toutes mes sauvegardes (chantage !) séquestrées par ledit cloud qui m’avait purement et simplement supprimé l’accès à MES photos et MON travail (colère !!!) il fallait installer un nouveau système d’exploitation plus récent sur papi ordi. Là, ça a juste mouliné pendent 18 heures, durant lesquelles mon ordinateur s’est découvert une vocation de radiateur soufflant (vous savez, le truc pour se sécher les mains à la sortie des chiottes dans les supermarchés). Pour « brushinguer » les cheveux de toute la famille d’un coup, pour deshydrater des clayettes entières de champignons et sécher le linge de 8 lessives, ça aurait été pratique, mais je n’y ai pensé qu’après coup.

Une fois sa supposée « cure de rajeunissement » terminée, papi ordi m’a envoyé un message : « Bravo, vous venez d’installer Capitan, maintenant vous pouvez passer à MAc OS Sierra ». Je me demande si c’était de l’ironie, du sarcasme, de l’humour noir ou quoi… Ben tiens, pourquoi pas, après tout je ne savais pas comment chauffer le salon pour les prochaines 18H…

Et juste après ce message laconique, paf !, (ou plutôt zouïïikrr !) il a cramé.

Voilà, donc depuis une semaine, papi ordi est chez un réparateur, je ne sais pas pour combien de temps, ni même s’il s’en sortira mon pauvre « vieux ». Et là je vous écris d’un tout petit portable, alors plus vieux que vieux, qui chauffe, qui souffle, qui m’énerve, et dont le tapis de souris se bloque dès qu’on a le malheur de l’effleurer d’une façon qui ne lui convient pas. Alors si vous voulez bien, j’attendrai d’avoir retrouvé mon brave vieux gros ordi réparé (ou d’en avoir racheté un, mais là je l’espère vraiment pas) pour vous faire un chouette article sur mon dernier livre… De toute façon, je n’ai même plus mes photos sous la main : Elles sont bien à l’abri, sur un cloud désormais inaccessible, et sur un disque dur cramé.

En attendant, au lieu de ruminer mon frein (c’est comme ronger son frein, mais en plus intense… ;)) et bien je plante des rosiers dans le jardin. Voilà. Ça se mange pas, les rosiers, mais c’est joli (enfin, ça sera joli cet été, parce que là, ce sont juste des petits fagots marrons, faut pas se tromper, et bien mettre les épines en l’air, les racines en bas). Et puis quand on creuse un trou à la pioche dans une terre gelée, on se sent tout à coup beaucoup plus caaaaaalme juste après.

A très vite 🙂

 

PS : De mon petit portable minable (celui qui a un tapis de souris bipolaire) j’ai quand même réussi à répondre à vos commentaires. Je suis juste honteusement désolée des innombrables fautes de frappe…

 

Acheter cet ouvrage chez ma librairie partenaire Decitre
image_pdfimage_print

{ Très en retard pour l’Epiphanie, mais en avance pour la Chandeleur ! }

24 janvier 2018

{ Très en retard pour l’Epiphanie, mais en avance pour la Chandeleur ! }

Gaufres de Liège au chocolat (ou pas !)

♥ IG modéré ♥ Traces de lactose seulement ♥

 

Gaufres de Liège à IG bas 1

Désolée pour la lumière vraiment « toute pourrite », il y avait une véritable tempête dehors quand j’ai pris mes photos… Mais bon, je me suis dit que si je remettais ça au lendemain, il risquait de ne plus y avoir la moindre miette de gaufre à se mettre sous l’appareil photo 😉

Ah, si vous saviez… Je pense à vous chaque jour depuis début janvier, en voyant les heures filer sans trouver le temps de venir faire un petit tour sur mon blog. J’avais pourtant photographié une super couronne des rois… mais la poster un 24 janvier ce serait un peu tard, vu que vous devez tous en avoir par dessus la cravate des galettes de rois ! Il faut dire qu’en ce moment, en plus de mon travail « habituel » que je commence à trouver parfois un peu lourd (on ne rajeunit pas ;)), je suis totalement absorbée par un gros souci. Suite à une mauvaise nouvelle apprise juste avant Noël, l’un de mes « grands » a besoin de toute notre attention pour se battre dans un dossier dont dépend totalement son avenir professionnel, et du coup, probablement aussi une petite partie de son bonheur futur. Propulsé brutalement dans un monde d’adultes où il se retrouve en compétition avec des gens beaucoup plus âgés (et « malins »…), il n’a que sa bonne foi et sa passion pour défendre son beau projet. Je vous en reparlerai peut-être un de ces jours, mais pour le moment, chaque heure compte, il nous faut monter des dossiers, obtenir des rendez-vous, convaincre, remplir des tas de paperasses, bref, toutes ces choses que je ne sais pas bien faire du tout. J’aime tellement mieux rester dans ma coquille ! Mais une maman, ça fait aussi parfois des trucs improbables n’est-ce pas? Juste pour éviter de voir son enfant malheureux… Pff, vivement quand même que la page soit tournée (et pourvu qu’elle se tourne du bon côté ! Mais c’est pas gagné…)

Gaufres de Liège à IG bas 2

De la farine d’épeautre T110, du sucre de coco, des oeufs bio, du chocolat à 70%, une touche de vanille… et du ghee (beurre naturellement délactosé et décaséiné, très intéressant pour les personnes ayant un peu de mal à tolérer les laitages). C’est tellement mieux que les gaufres du supermarché 😉 (Et puis surtout, promis, c’est encore meilleur !)

En attendant, on va se réconforter un peu. Connaissez-vous ces gaufres au chocolat bien industrielles qu’on achète au supermarché? Hélas, c’est très bon hein ? Moi ça doit bien faire 25 ans que je n’en ai pas mangé, mais les loulous, rien à faire, ils aiment ça… Chaque année je leur en offre un paquet à Noël, ça fait partie de ces « horreurs » que je n’achète qu’une ou deux fois par an, mais que j’achète quand même en me disant que peut-être, mieux vaut ne pas complètement priver ses enfants de leurs petits « fantasmes » alimentaires. C’est comme le Coca, les Napolitains, etc. Je ne sais pas si j’ai raison, mais je ne me vois pas interdire complètement telle ou telle petite bêtise, du moment que mes enfants aiment manger sainement tout le reste du temps. J’en parlais encore tout dernièrement avec une autre maman, beaucoup plus rigoureuse que moi sur la question. Il me semble qu’en interdisant totalement un aliment (que nos enfants connaissent de toute façon, puisqu’ils voient les autres en manger sous leur nez), on risque d’obtenir le résultat inverse : l’interdit devient une sorte de « mythe » et l’enfant ou d’adolescent aura tendance à lui donner une importance que cette chose, en soit, n’a vraiment pas. Autoriser de temps en temps permet un peu de démystifier, enfin, c’est du moins ce qui me semble, j’espère ne pas trop vous décevoir en parlant franchement (et non, chez les Chioca, on n’est pas du tout une famille bio « modèle », on fait juste ce qu’on peut 😉). Et puis, la plupart du temps, ça permet aussi de se rendre compte qu’au final, ce n’était pas si bon que ça, et que les gâteaux de maman valent bien mieux le détour 😉

Gaufres de Liège à IG bas 3

Et oui, les gaufres de Liège sont traditionnellement réalisées avec une pâte levée (comme les brioches par exemple). C’est ce qui leur donne leur texture si particulière, à la fois ferme et moelleuse. Mais c’est somme toute vraiment simple à faire, vous verrez…

Ainsi, j’ai déjà réussi à leur faire oublier pas mal de « cochonneries » croisées à l’école ou chez les copains. Mais, le souci c’est qu’elles sont vraiment trop bonnes ces gaufres de Liège industrielles au chocolat… Le défi était donc rude, mais à vaincre sans péril, on vainc sans gloire (que c’est épique quand même, toutes ces histoires de bouffe…). J’ai donc bidouillé, testé, et à la 4ème tentative, mazeeeette, j’ai obtenu le top moumoute de la gaufre 😉 (Le premier essai était potable mais sans plus, les deux autres franchement affreux*, bref, heureusement que j’étais très vexée sinon j’aurais pu renoncer trop tôt ;)). Ma plus belle récompense, c’était en entendant parler mes deux fistons dans la pièce d’à côté, vous savez mes deux estomacs à pattes de 17 et 18 ans, ceux que je n’arrive jamais à « caler » plus de 2H, même à grands coups de marmites de pâtes (et ceux qui raffolent le plus de ces gn%# !8 !!! de gaufres au chocolat) : « Nooon, c’est Maman qui a fait ça ? Si tu la vois, tu lui diras que surtout, elle n’en achète plus, les siennes sont meilleures… Ouaip, faudrait qu’elle essaye aussi de nous faire des Napolitains. »

Yeees ! Et une petite « bêtise » de plus au tapis, vaincue par KO à coup d’ingrédients bio… Maintenant, je m’attaque aux Napolitains 😉

 

* Les gaufres obtenues au 3ème essai étaient vraiment vraiment ratées, et j’ai voulu en donner une à mon chien : elle était si dure qu’il est allé illico l’enterrer dans le jardin. Comme un os. Grrlmbrrr.

 

Gaufres de Liège à IG bas 5

Ingrédients pour 16 gaufres

Préparation m 10 min

Levée : 1H30

Cuisson : quelques minutes par fournée

  • 350g de farine T110 de grand épeautre (ou de blé)
  • 4 sachets de sucre vanillé (ou 30g de sucre vanillé maison)
  • 50g de sucre de coco
  • 100g de ghee (à défaut, de beurre bio, mais elles contiendront alors plus de lactose) + Un peu pour le gaufrier
  • 15cl de lait soja-vanille
  • 2 oeufs de taille moyenne
  • 1 sachet de levure de boulangerie déshydratée (car oui, les gaufres de Liège sont traditionnellement réalisées à partir d’une pâte levée, comme la brioche par exemple !)
  • 1 c. à café légèrement bombée de fleur de sel (en option, on peut aussi utiliser du beurre demi-sel à la place du ghee)
  • 200g de chocolat noir pâtissier à 70%.

Gaufres de Liège à IG bas 6Faire fondre le ghee ou le beurre dans une casserole. Hors du feu, ajouter le lait, les sucres, et bien mélanger. Vérifier avec le doigt que la température soit tiède, mais pas trop chaude (à plus de 45°C, la levure est désactivée), puis ajouter la levure et bien fouetter pour la délayer parfaitement. Ajouter les œufs, mélanger.

Mettre la farine et le sel dans un saladier ou dans le bol d’un robot pâtissier. Ajouter le contenu de la casserole, puis mélanger à la cuillère de bois ou pétrir au robot environ 5 min. Couvrir, laisser lever 1H30 environ dans un endroit tiède.

Quand la pâte a levé, la renverser sur un plan de travail fariné, la façonner vite-fait en sorte de boudin puis la découper en 16 petits morceaux.

Faire chauffer un gaufrier, puis déposer sur chaque grille un peu de ghee ou de beurre (l’équivalent d’1g ou 2g, soit le volume d’une noisette).

Déposer un morceau de pâte sur chaque grille, puis laisser cuire jusqu’à ce que les gaufres soient bien levées et dorées. Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte, sans oublier d’ajouter une noisette de beurre ou de ghee sur la grille de chaque gaufre entre deux « tournées ».

On peut déjà arrêter ici la recette, et les savourer toutes chaudes avec un voile de sucre, de cannelle, une tartinade au chocolat, du lemon-curd, de la confiture maison, bref, c’est comme vous voulez !

Mais on peut aussi les savourer froides (elles seront alors un peu plus fermes mais tout aussi délicieuses) nappées de chocolat croquant : pour cela, casser le chocolat dans un petit bol, puis le faire fondre au bain-marie (arrêter le feu avant qu’il ne soit entièrement fondu et bien mélanger jusqu’à ce que la préparation soit lisse, c’est un « truc » pour ne pas surchauffer le chocolat). Verser dans une assiette à soupe, puis y déposer chaque gaufre, l’une après l’autre, pour napper de chocolat un seul côté, puis la déposer sur un papier cuisson ou une grille (face « chocolatée » sur le dessus). Dans ce cas, ces gaufres se conservent au moins 3 jours dans une boîte bien fermée, et assureront de nombreux et délicieux goûters ! Sauf si vous avez quatre ados (et deux poupougnettes) à la maison.

Gaufres de Liège à IG bas 7

Gaufres de Liège à IG bas 8

Dans la « vraie » recette des gaufres de Liège, on met normalement du sucre casson (à gros grains, comme celui dont on saupoudre les chouquettes). Perso, je les trouve très bien sans, beaucoup moins sucrées. Et puis pour la ligne c’est mieux 😉

 

Je crois que je suis encore juste dans les temps pour vous souhaiter très fort une bien belle et douce année 2018. Un grand, grand merci pour vos bons voeux laissés en commentaires du dernier post, ils m’ont vraiment fait chaud au coeur. Prenez aussi bien soin de vous et de ceux que vous aimez…

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

{ Vous reprendrez bien un peu de bûche avec votre dinde ? }

20 décembre 2017

 

{ Vous reprendrez bien un peu de bûche avec votre dinde ? }

Bûche salée (presque) 100% légumes

♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥  Sans gluten ♥  Sans Oeufs ♥

 

Bûche salée aux légumes 1Maiiiiis non, ceci n’est pas un dessert ! Vous pouvez recommencer à respirer, je vais bien. L’heure où, faute de temps (et/où d’idées et/ou d’équilibre nerveux) je vous proposerai des desserts à l’oignon et au brocoli n’est pas encore arrivée…

Là je vous parle bien de légumes. Non pas que je veuille vous mettre à la mode du « Noël vegan » (c’est super tendance, mais bon, les tendances et moi…), c’est juste qu’en vrai, on ne sait pas toujours bien que faire en guise de « légumes d’accompagnement » pour le repas de Noël.

Des pommes dauphines ? Très trèèèès « pas bien » pour la ligne. Et en plus, ça n’aide pas du tout la dinde à descendre dans le gosier…

Des marrons ? Ça « colmate » pas mal aussi, dans le genre.

Un gratin dauphinois, des pommes de terre sarladaises, des ravioles ? Slurp, disent les papilles. Ouïaeaïeaïeaïe, dit le foie.

Oui, parce que ça parle, un foie. Vous ne saviez pas ? Le mien me parle souvent en tout cas. J’ai même noté tout ce qu’il me disait aux Noëls derniers, quand j’étais plus jeune (et un tout petit peu moins sage), je vais vous raconter tout ça.

« Il était un foie… ».

« Salut Marie, t’as bien dormi ? Bon moi, pas trop hein, parce que je voudrais pas avoir l’air de te faire des reproches mais bon, le réveillon d’hier soir… hum.  Bon. Dis-moi juste comme ça, t’aurais pas envie d’un artichaut bouilli ce midi parce que moi, perso… Non ? Bon, tant pis, c’est toi le boss.

Allez, on y va. Là c’est OK pour un toast avec ta bonne terrine lyonnaise, mais bon, vas-y mollo quand même, parce que t’as mis du beurre dedans hier, je t’ai vu. J’ai dit uuuuuun seul toast ! OK, trop tard, voilà, ça s’est fait, pas grave je gère. Hé ho, laisse-moi le temps de me retourner avant d’engloutir ton verre de pinard ! Ouf, là j’ai droit à une pause de 20 secondes pendant que tu vas chercher la suite du repas ?

Aïe, qu’est-ce qui arrive là ? Une dinde. Bon, OK pour moi, la dinde, no problemo mais, mais… Avec des pommes de terres sautées à la graisse d’oie !!! Alors non, ça c’est abuser ! Prends plutôt des légumes là, t’as vu, les trucs verts qui te font tellement plaisir d’habitude. Quoi, t’aime plus les légumes ? C’est Noël? Et alors ? Pff, bon, allez, va pour deux cuillerées de patates sautées. Oouais mais là si tu en tapes dans l’assiette de ton mari ça fait beaucoup plus que deux cuillères aussi !

Houlàlàlà, qu’est-ce qui arrive maintenant… un plateau de fromages ? Gargl. T’as peut-être pas vraiment vraiment besoin de manger du fromage ce midi, si ? Bon, Ok, je vais faire un effort. Et oui mais tu m’aides pas aussi, pourquoi tu prends tout de suite le triple-crème là, alors que t’en prends jamais d’habitude ! Pfffff, j’ai chaud, laisse-moi souffler.

Oh non, dis-moi pas que c’est déjà le dessert !!! Rassure-moi, tu vas juste prendre un fruit hein ? Non ? Une ou deux parts de bûche ? T’es vraiment décidée à faire ça, y’a pas moyen qu’on en discute un peu avant ? Bon allez, OK, courage, j’ai compris. Et c’est quoi cette bûche ?

Un tiramisu !!! Ben bravo. T’as fait exprès ou quoi?

Et c’est quoi là, un café ? Ouf, OK pour moi le café. Mais… Non, non et non, pas avec des truffes au chocolat !!!

Trop tard. »

Bûche salée aux légumes 2Puis arrive l’heure du bilan. Le foie ne me parle plus. C’est pas qu’il boude (au fond, on s’aime bien), c’est juste qu’il est trop occupé : il parle à ses collègues.

« Bon, allez les gars, courage, elle a vraiment fait n’importe quoi, je vais dispatcher ça comme je peux. Vite la calculette… 4734 calories divisées par… Bon, on a 2kg et 576g à se partager tout de suite les mecs. Les oreilles vous prenez combien ? 0,003g ? Pff ( radines !). Les bras, les mollets, les chevilles ? 23g à vous trois? Et ben bravo, avec ça on va pas avancer très vite. Le bide, tu prends combien toi ? 500g ? Ça c’est sympa, merci mec ! Et toi la petite bouée du tour de hanche ? Tout le reste ? Ah, t’es vrai ment cool je vois que je peux toujours compter sur toi »

Bref, voilà pourquoi, maintenant, j’essaye un peu de le ménager mon pauvre foie, Noël ou pas. Il a quand même 38 balais, comme moi, et mérite quelques égards.

Alors la dinde, je la sers avec des supers bons légumes… J’évite le fromage, et côté dessert, je fais une bûche toute légère, avec de la chantilly coco et plein de fruits (mangue, ananas, kiwi, clémentines…). Il est tout content, mon foie… et moi je me régale tout autant !

Bref, si vous cherchez aussi des idées délicieuses mais toutes légères et digestes, bref, des idées de gourmets raisonnables comme nous le sommes tous n’est-ce pas (hum ?), voici une bûche de légumes qui serait sublime pour accompagner votre volaille de Noël.

– Elle est vraiment facile à faire

– Peut se préparer la veille

– Avec trois parfums très différents (mais qui s’harmonisent super bien !)

– Une texture au top, ou plutôt trois textures au top : une mousseline au céleri rave d’une grande douceur, du potimarron fondant en petits morceaux, des épinards en feuilles, le tout avec beaucoup de crémeux et un côté très léger : ça se mange sans faim !

– Une jolie présentation, avec un juste milieu entre le « impossible à découper » et le « bloc de colle ». Là, ça se découpe bien (seule la strate aux épinards est un peu plus délicate, mais avec un couteau bien aiguisé…), ça se tient bien, et ça reste super crémeux en bouche.

– Réalisée avec quasiment que des légumes* (parce que je compte sur vous pour mettre du fromage, des lardons, des oeufs et de la pâte feuilletée ailleurs dans le menu, vous avez pas besoin de moi pour ça).

* 65g de fromage pour 16, ça fait 4g la part, on va pas chipoter ?

 

 

Bûche salée aux légumes 3Bref, c’est une bien bonne et bien jolie bûche de légumes…

Tiens, avant d’oublier J’en profite pour répondre d’avance à une question (parce que je vous connais trop bien ;)) : Est-ce qu’on peut remplacer la crème de soja par autre chose ? Crème de riz, crème d’avoine, non (trop sucré). Crème d’amande, non plus (trop crayeux). Crème de millet, crème de sarrasin, à tester pour la Carême, pas pour Noël. Crème de vache… hé hé, pourquoi pas, mais est-ce bien raisonnable? Si vraiment vous essayez (vilains !) je vous conseille de n’en mettre que 40cl (en gardant les 6g d’agar-agar), car elle est plus fluide que celle de soja. Mais attention, comme elle est aussi légèrement plus acide, j’ai bien peur qu’elle ne permette pas une aussi bonne gélification de l’agar-agar…

En plus, je vais vous avouer, cette fois-ci je ne pourrai pas répondre aux commentaires (mais comme d’habitude, je lirai tout ) : Je m’en excuse par avance, mais je vais avoir du passage à la maison et vraiment vraiiiment trop à faire ces deux prochaines semaines pour ouvrir mon ordinateur. Du coup, j’ai essayé d’être la plus précise possible, afin que vous n’ayez pas trop de questions à vous poser… Soyez sages, évitez juste les impros 😉

 

Ingrédients pour une bûche d’environ 30cm (soit environ 15 à 16 parts)

Préparation : Environ 35 min

Cuisson : Idem

Pour la strate blanche :

  • Un petit céleri rave (300g)
  • 65g de très bon Comté, fraîchement râpé (du vrai, au moins 18 mois d’affinage, pas du râpé sous plastique, parce que ça change tout !)

Pour la strate orange :

  • 3 c. à soupe d’huile d’olive
  • 2 oignons rouges
  • 500g de potimarron (pesé sans les graines, mais avec la peau)

Pour la strate vert sapin :

  • 2 oignons jaunes ou blancs
  • 3 c. à soupe d’huile d’olive
  • 400g d’épinards frais
  • 2 gousses d’ail

Divers :

  • 50cl de crème de soja liquide
  • 6g d’agar-agar
  • Fleur de sel, poivre 5 baies.

 

Bûche salée aux légumes 4

J’ai bien dit, c’est pour accompagner la dinde… Sauf que là j’en conviens, sur la photo  ça « accompagne » juste de la roquette. C’est parce qu’en fait, je vous aime beaucoup, mais pas au point de faire cuire ma dinde de Noël 5 jours à l’avance vous comprnez  😉 Mais c’est quand même facile à imaginer, cette part de bûche avec un petit morceau de haut de cuisse et plein de bon jus… (et des patates sautées à la graisse d’oie !)

Préparation du moule :

Placer une feuille de papier guitare (feuille de plastique semi-rigide et réutilisable souvent vendues pour faire des bûches ou des décors au chocolat) au fond d’un moule à buche d’environ 30cm de long. La huiler légèrement.

Crème à l’agar-agar :

Mixer la crème de soja avec l’agar agar (pour bien délayer ce dernier), puis faire chauffer dans une casserole. Compter une minute d’ébullition en fouettant sans cesse pour que le fond n’accroche pas, puis réserver au chaud. Ce sera le « liant » de notre bûche de légumes…

Strate blanche :

Éplucher le céleri rave, le découper en petits cubes et le faire bouillir environ 15 minutes dans une casserole d’eau salée, jusqu’à ce qu’il soit bien tendre. Égoutter, et mixer avec le comté, 80g de crème à l’agar agar et un peu de poivre. Remettre sur le feu 3 min en mélangeant sans cesse, puis verser dans le fond du moule à buche et égaliser.

Strate orange :

Faire revenir deux oignons rouges avec 3 c. à soupe d’huile d’olive dans une grande poêle, une sauteuse ou un wok. Découper le potimarron (non épluché) en lamelles un peu épaisses (environ 4 mm), puis faire revenir à la poêle avec les oignons, un peu de sel et de poivre, jusqu’à ce que tout soit bien tendre et légèrement doré. Ajouter 110g de crème à l’agar agar, poivrer, bien mélanger sur le feu pendant une minute, puis verser dans le moule (sur la crème blanche au céleri). Rincer la poêle ou la sauteuse.

Strate vert sapin :

Rincer et bien essorer (à l’essoreuse à salade) les épinards. Faire revenir 2 oignons jaunes dans trois cuillerées à soupe d’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Émincer une grosse gousse d’ail et la faire légèrement blondir avec les oignons, puis ajouter les épinards, saler, poser un couvercle et laisser cuire juste le temps de faire « tomber » les feuilles (il ne doit plus y avoir de jus). Ajouter 150g de crème à l’agar-agar, du poivre, bien mélanger, porter de nouveau à ébullition puis verser dans le moule.

Mettre au frais, bien couvert, jusqu’au lendemain. Avant de servir, la sortir du moule, enlever le papier guitare, et la déposer dans un plat.

On peut faire tiédir cette bûche à environ 60°C, elle gardera sa tenue (attention, à 80°C l’agar-agar fond, elle se découperait donc moins bien).

Et là vous allez me demander comment on fait les petites fleurs en légumes pour décorer la bûche… Vous allez voir, c’est trèèèès difficile.

– Découper un ou deux oignons rouges et quelques fleurettes de brocoli en lamelles (3mm environ).

– Découper quelques tranchettes assez fines de potimarron et de céleri rave (3mm). Dans ces lamelles, réaliser des fleurs ou des étoiles avec des petits emporte-pièces à gâteaux.

– Huiler le tout au pinceau, enfourner 7min pile à 180°C (four chaud). On peut ajouter une baie rose au centre de chaque « fleur »… C’est tout !

 

Joyeux Noël !

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

{ Noël bio à budget sympa-partie 2 }

6 décembre 2017

{ Noël bio à budget sympa-partie 2 }

Pâte « magique » pour bredele et autres petits sablés de Noël

(Se décline aussi en super pâte à tarte !)

♥ IG modéré ♥ Sans Lait ♥ Sans Oeufs ♥ Vegan ♥ 

 

« Cette année, j’ai vraiment envie de vous proposer plein de recettes super festives mais d’un budget abordable ».

C’est ce que j’écrivais sur ce blog il y a un an jour pour jour, pour introduire mon article Noël bio à budget sympa – partie 1… Et puis dans la foulée, il y a eu tout un tas de petits bobos, bref, le mois de décembre 2016 m’a vaincue par KO, et du coup vous attendez depuis 12 mois la « partie 2 »…

La patience étant toujours récompensée, nous y voici enfin, avec cette recette de petits sablés. J’ai presque un peu hésité à la poster car c’est tellement banal, à priori, des petits sablés… Seulement voilà, je suis une grande adepte des cadeaux gourmands, tellement plus authentiques, tellement plus offerts avec amour que la plupart des cadeaux achetés !

Enfin, je dis ça alors que ma chambre est toute encombrée depuis quelques jours avec autre chose que des biscuits, j’avoue ;). Pour aller me coucher, je dois par exemple enjamber une super pizza en bois avec des tranches de chorizo, des champignons et des poivrons aimantés (zut parce que le soir ça donne faim…), contourner un étage supplémentaire du château Playmobil (oui, parce qu’à la maison c’est comme à New York, il n’y a plus de terrains à bâtir libre chez les jouets alors les constructions s’agrandissent par le haut), faire bien attention de ne pas shooter dans la boîte de peinture, ni d’écraser une figurine de bison, etc. bref, il y en a partout, c’est très rigolo, je m’amuse comme une petite folle (pourvu que mes deux dernières ne grandissent pas trop vite parce que franchement, les jouets des petits, c’est plus mignon que les portables, fringues, couteaux suisses et autres boussoles des listes d’ados !)

Bref, les enfants, il n’y a rien à faire : je les gâte (un peu) trop, et j’assume à fond ce bien vilain défaut. Mais c’est aussi parce que je sais exactement ce qui leur fait plaisir, ou ce dont ils ont besoin.

Pour les adultes en revanche, ça me désolerait vraiment de devoir déambuler des jours dans les bazars de la région, en supportant tout (y compris « petit papa Noël » en mode musique de fond pour ascenseurs) pour acheter, en désespoir de cause, un truc qui risque au final de torturer son destinataire. Si si, torturer… Parce que c’est drôlement flippant de devoir se composer une expression enchantée, que dis-je, éblouie, fascinée, devant un cadeau dont on se demande vraiment pourquoi, mais pourquoiiiiii il fallait que ça tombe sur nous… Et là, il faut toujours trouver un truc gentil à dire pour faire plaisir au pauvre gus qui s’est donné du mal, et qu’on ne voudrait surtout pas peiner… Alors on bredouille une petite phrase d’un air le plus enjoué possible, et pendant ce temps notre cerveau, notre vilain méchant cerveau, ajoute LA petite pensée mesquine qui nous donne tellement envie d’étouffer de rire. Hooooo, le joli kit de 15 encens parfumés artificiels (je m’en servirai cet été pour enfumer les taupes) !!! Haaaaa, la supeeerbe palette de 100 fards à paupières irisés (on sait jamais, si un jour je me déguise en Bee Gees). Héééééé le gilet qui va si bien m’aller (quand j’aurais 85 ans) !  Huuuuuu, la belle broderie géante au canevas (promis je la ferai sans faute dès que j’aurais 1053H de libre, genre, pour m’occuper quand je me serai pété les deux jambes et les deux bras, ah non, merde, il me faut au moins la main droite). Waaaah, la machine à faire cuire les œufs, super pratiiiiique pour le cas où j’aurais égaré toutes mes casseroles (je la rangerai avec celle à rembobiner les DVD).

bredele vegan 7

Pour réaliser ces pommes de pin, j’ai tellement galéré que j’ose à peine vous les conseiller… Mais bon, si vous vous sentez une âme d’artiste, voici où j’ai trouvé l’idée : https://dlicedorient.blogspot.fr/2016/12/sables-pommes-de-pin.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/Vcihs+(D%C3%A9lices+d%27Orient)&m=1 (Je ne peux pas insérer de lien actif dans les légendes de mes images, mais vous pouvez le copier-coller.

Je l’ai vécu, vous l’avez vécu, et le pire, c’est qu’on l’a sûrement fait vivre à d’autres. Bon, et si on arrêtait de tous se persécuter les gars ?

Évidemment, vous saurez toujours comment faire plaisir à vos (très) proches que vous connaissez si bien. Le cadeau gourmand, c’est plutôt la petite attention pleine d’affection pour les gentils voisins, collègues, amis, copains, ou la famille plus éloignée, pour laquelle on a de l’affection, certes, mais pas les moyens de flamber 50euros minimum par tête de pipe… D’où le côté « Noël bio à budget sympa ».

Vous retrouverez plein d’autres idées de cadeaux gourmands sur mon blog, mais si vous aimez les petits sablés, voici déjà une recette bien sympa pour au moins 12 raisons  :

1/ Elle est sans beurre, ce qui peut être appréciable à une période ou par définition on peut faire déjà quelques écarts, mais aussi pour varier un peu des très nombreuses recettes traditionnelles que vous trouverez dans les livres ou sur internet.

2 / Elle est sans sucre raffiné, à la farine d’épeautre non hybridé semi-complète, et sans œufs (c’est précieux pour les personnes intolérantes) ce sont donc des gâteaux que l’on peut estampiller healthy 😉 (interdit toutefois d’en bouffer 15 d’affilée, sinon ils deviendront immanquablement fatty).

3/ La pâte se réalise en moins de 5 min.

4 / Elle s’étale avec une facilité déconcertante, même quand on est pas doué (recette testée et approuvée par une personne se définissant comme le Rantanplan de la pâtisserie).

5/ Elle se découpe facilement, de façon bien nette, même avec des emporte-pièces très dentelés.

6 / Les petits sujets ne se déforment pas, ne craquèlent pas à la cuisson (très important, parce qu’un jour j’avais fait une tête d’ourson pour Poupougnette, la pâte avait craquelé en formant des gros sourcils froncés, et ça faisait vraiment peur à la sortie du four !)

7/ Une fois cuit, ils sont super bien croquants.

8/ Super lisses, d’une jolie couleur dorée

9/ Assez solides pour ne pas se briser en miettes au moindre choc (c’est plus sympa d’offrir des jolis petits oursons que des membres d’oursons par exemple)…

10/… Mais sans se péter les dents quand on croque dedans.

11/ Ces petits biscuits se conservent hyper bien dans un bocal ou une boîte hermétique.

12/ Enfin, ils sont su-per bons, avec un petit goût coco-vanille-fleur de sel qui laisse pantois !!! Et c’est bien là le principal n’est-ce pas ?

 

Ingrédients pour environ ??? petits sablés (comme une nouille, j’ai pas compté, et au goûter mes goinfres ont presque tout boulotté )

Préparation de la pâte : 5 min

Cuisson : environ 10 à 12 min

  • 200g de farine T110 de grand épeautre non hybridé (à tenter aussi avec de la farine de blé, mais plutôt T80)
  • 60g de sirop d’agave
  • 50g d’huile de coco vierge
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 20g de lait d’avoine ou de soja
  • 1 pincée de fleur de sel.

Préchauffer le four à 180°C.

Faire chauffer dans une petite casserole le lait, le sirop d’agave, l’huile de coco, le sel et le sucre vanillé. Verser d’un coup dans la farine et mélanger (à la main ou au robot, batteur plat) juste ce qu’il faut pour obtenir une pâte souple et bien homogène (ne surtout pas trop pétrir).

Étaler sur un plan de travail bien lisse, puis découper avec des emporte-pièce au choix tant que la pâte est encore tiède (ne surtout pas la mettre au frais comme il est préconisé avec une pâte au beurre, car elle deviendrait beaucoup trop dure !). Déplacer les formes avec une spatule plate pour ne pas les déformer, en les déposant au fur et à mesure sur une plaque de cuisson chemisée de papier.

Si les formes choisies sont vraiment fragiles (très dentelées par exemple), on peut aussi les laisser refroidir une fois découpées (sur le plan de travail ou au frigo) avant de les déplacer sur la plaque de cuisson (car la pâte durcit vite en refroidissant, grâce à l’huile de coco).

Enfourner pour environ 10 minutes (petites formes) à 12 minutes.

À noter que l’on peut tout à fait réétaler les chutes de pâte encore tièdes. Dans ce cas, les formes seront un tout petit peu moins « impeccablement lisses » (voir la photo du petit lapin juste en dessous), sauf si vous les découpez avec un emporte pièce-tampon (qui « presse » la pâte et imprime un décor en même temps qu’il découpe la pâte, voir par exemple les petites feuilles, juste en dessous du lapin)

Enfin, n’hésitez surtout pas :

– à doubler les proportions (évidemment !)

– à utiliser cette pâte pour les tartes (en tarte aux pommes par exemple c’est à tomber sur le popotin !)

 

 

Edit du 20/12 : Si vous utilisez certaines marques de lait de soja-vanille un peu trop épais (exemple, « Bio Village »), attention, la pâte sera plus difficile à étaler (ça vient d’arriver à ma fille). Mettez donc plutôt 30g de lait (soja-vanille) que 20g.

D’autre part, si vous optez pour une forme roulée, vous pouvez tripler la quantité de lait (60g) la pâte sera ainsi plus facile à rouler.

Bredele vegan 1

Ce petit lapin est un peu moins « lisse » que les oursons ci-dessus car il a été confectionné avec de la pâte réétalée. Mais ça va, il se défend bien quand même… 😉

 

Bredele vegan 2

Toujours avec de la pâte réétalée, ces feuilles sont nickels car elles ont été réalisées avec des emporte-pièce « tampons » qui pressent et impriment la pâte (et donc, qui effacent les petites rides…)

 

Bredele vegan 3

Pour fourrer ces pommes de pin, j’ai mixé 90g de cerneaux de noix, 60g de poudre d’amandes, 1 sachet de sucre vanillé, 1 cuil. à soupe de rhum et 40g de sirop d’agave et un oeuf.

 

bredele vegan 8

Là j’ai juste saupoudré ma pâte de cannelle et de sucre de coco, puis j’ai enroulé le tout, j’ai placé le « boudin » au frais et une fois bien refroidi (environ 25 min), je l’ai découpé en tranches… 12 min au four et hop, des petites spirales sablées à la cannelle ! (Avec la neige derrière, c’est chouette, vous en avez eu vous aussi ?)

 

Bredele vegan 5

Ceux-si ont juste été chapeautés avec le reste du fourrage aux noix des pommes de pin. C’était su-per bon !

 

bredele vegan 6

Les mêmes, avec un voile de sucre glace… C’est moins « IG bas », mais si joli aussi 😉

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

{ Ce n’est pas la beauté qui compte… }

22 novembre 2017

{ Ce n’est pas la beauté qui compte… }

 

Pesto de Cavolo Nero (Chou Noir Toscan)

♥ Végétarien ♥ IG Bas ♥ Sans oeufs ♥ Variante sans lait ♥

 

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 1Actualité (en direct de notre correspondant dépêché aux élections Miss Chou) :

Au grand concours de beauté, le pauvre Cavolo Nero venu représenter la Toscane a fait chou blanc… Il faut dire que ses chances étaient minimes, pour ne pas dire inexistantes, devant la splendeur tapageuse du chou rouge (en robe du soir veloutée d’un rose clinquant), du chou romanesco (si « tendance » dans sa tenue graphique), du chou chinois (beauté exotique aux jolies frisettes vert anis), du chou fleur (dodelinant depuis des lustres sa grosse tête permanentée d’un blond platine), du chou cabus (aux formes si plantureuses) et autres beautés de la gente crucifère.

Le pauvre chou… On peut dire qu’il faisait vraiment cavolo –pardon- cavalier seul avec son look austère, ses longues feuilles maigres toutes de sombre vêtues, et son allure évoquant un peu -navré, mais il faut bien le dire- l’intestin grêle d’un vieil alligator.

Alors sans surprise, le Cavolo Nero est arrivé bon dernier. On n’a pas idée aussi de se présenter devant les projecteurs sous un look aussi déroutant…

Lors de sa dernière interview, il déclarait pourtant avoir toutes ses chances, puisque son pote le chou kale (un cousin proche, même couleur, mêmes origines modestes de chou à vache, mêmes frisettes un peu loufoques, etc.) était arrivé bien classé l’an dernier…seulement voilà, ce que notre héros toscan ne savait pas, c’est que le kale était pistonné ! (si si, on chuchote même dans les milieux bien informés qu’il s’est fait copain avec quelques stars du showbiz pour réussir dans la vie le petit malin… c’est bête comme chou, mais ça marche à tous les coups ce genre de petites magouilles ! Enfin, jusqu’au jour où les choses s’ébruitent, et là on finit toujours par se faire rentrer dans le chou). Le Cavolo Nero, lui, si simple, si humble, si rustique, incapable de la moindre manigance, a donc perdu sans appel le concours de beauté.

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 2Mais inutile de se prendre le chou car après tout, ce n’est pas la beauté qui compte n’est-ce pas?. Laissons donc le chou rouge, grand gagnant, se pavaner en tenue de Barbie sur la plus haute marche du podium, et attardons-nous plutôt sur les qualités cachées de cet attachant personnage de Toscane qui, aux antipodes de ses congénères esthètes mais ô combien « sulfureux », fait preuve d’une très grande discrétion en matière de goût…et d’odeur ! Et oui, car contrairement à ses cousins dont la beauté trompeuse ne saurait estomper les pestilentielles effluves (même le si « mignon » petit chou de Bruxelles cache bien son jeu en la matière, l’infâme !), notre Cavolo est un parfait gentilhomme qui sait très bien se tenir en public (de même qu’en privé).

Moche donc, mais discret, authentique et gentleman au possible (il est vraiment trop chou !), ce sympathique Noir Toscan devrait à coup sûr s’attirer les bonnes grâces des milieux influents en matière de cuisine ces prochaines années.

Nous invitons nos lecteurs à suivre le prochain épisode de cette chronique mondaine dans notre feuille de chou…

C’était Marie, pour Potager Matin.

 

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero3En espérant vous avoir donné envie, grâce à cette petite minute « people », de découvrir ce légume pas comme les autres, je m’en vais enfoncer le chou clou en vous proposant une formidable, que dis-je, une irrésistible, que dis-je, une inénarrable recette qui, comme ça, ne paye vraiment pas de mine et qui pourtant m’a littéralement ré-ga-lée : le pesto de Cavolo Nero.

À noter qu’en plus d’être tout simple à faire et délicieux, cet antique pesto toscan est excellent pour la santé (noix + ail + huile d’olive + chou = protection rapprochée contre bien des maladies !), le tout en quelques minutes seulement de réalisation.

Maintenant je sais ce que vous allez me dire. Et on en trouve où du chou noir toscan ?

Ben, en Toscane.

Mais bon, on en trouve aussi chez nous { soupir de soulagement }, de plus en plus souvent sur les marchés et dans les magasins bio (je l’ai découvert tout simplement cette semaine chez Biocoop, parce que ma fille l’avait trouvé « rigolo »). À ce propos, je ne saurais jamais assez vous encourager à une chose : si vous ne trouvez pas un produit en magasin bio, demandez-le ! Car soit vous tombez sur quelqu’un de très sympa qui vous le commandera, soit de toute façon ça aura au moins eu le mérite de faire connaître ledit produit au vendeur (qui se couchera « moins bête » le soir, et aura peut-être un jour envie lui aussi de goûter à ce truc bizarre que deux ou trois clients lui ont déjà réclamé). C’est ainsi qu’on fait avancer le schmilblick 😉

Et à défaut de chou noir toscan, je me pose une question, non pas avec angoisse, mas du moins avec curiosité : Cette recette serait-elle aussi bonne avec du chou kale, ou un autre chou à feuilles plus « de chez nous » tel le chou Daubenton? À tester.

J’attends vos retours 😉

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 4

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10min

Cuisson : 5 min (+ le temps de cuisson des pâtes)

  • Environ 700g de Chou Noir Toscan (Cavolo Nero) soit environ 350g sans les côtes
  • 75g de cerneaux de noix fraîchement décortiqués (les cerneaux vendus déjà décortiqués sont rances, oubliez vraiment…)
  • 1 gousse d’ail
  • 85g parmesan (ou 6 à filets anchois pour une version sans lactose)
  • 4 c. à soupe huile olive
  • Sel, poivre.
  • (Et bien sûr, des pâtes au choix ! Environ 350g pesées sèches pour 4 personnes).

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 5Recette :

Porter à ébullition un grand faitout d’eau salée.

Avec un couteau ou une paire de ciseaux, enlever les côtes pour ne conserver que les feuilles bien « tendres ».

Les plonger dans l’eau bouillante, bien les immerger en appuyant avec une cuillère en bois, poser un couvercle et compter 5 min de cuisson.

Les retirer avec une écumoire (on peut utiliser l’eau de cuisson pour faire cuire les pâtes).

Mixer avec les noix, le parmesan, l’ail, l’huile, un peu de sel et de poivre.

Servir avec les pâtes, tout simplement !

 

À noter que si vous ne souhaitez pas consommer de fromage (moi par exemple je suis en cure Cabot ;)), vous pouvez remplacer le parmesan par des anchois, lesquels apporteront la petite saveur umami qui sinon ferait défaut…

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 6

Spaghettis au Pesto de Cavolo Nero 7

Bon appétit 😉

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

Comme je le dis souvent à mes enfants…

8 novembre 2017

{ Comme je le dis souvent à mes enfants…}

On peut TOUJOURS faire mieux !

 

Depuis 18 mois qu’avait été lancé la version « 2.0 » de Saines Gourmandises, vous avez été nombreux à m’écrire pour me suggérer des idées d’améliorations, et je gardais tout cela dans un petit coin de ma tête… Le souci, c’est que remanier un blog, ça peut être un gros travail (on sait quand on commence, on ne sait jamais comment ça va tourner, donc se terminer), surtout quand, comme moi, on n’est pas un as de l’informatique (et même, franchement un boulet). J’hésitais donc beaucoup à rouvrir le chantier car pour couronner le tout, et même si cela ne se voit pas à prime abord, il était nécessaire de carrément recréer le blog de toutes pièces, puis d’opérer de nouveau une importation totale car le blog actuel (enfin, aujourd’hui, l’ancien blog actuel, bref, dites-moi si c’est un peu difficile à suivre…) ne permettait pas autant de fonctionnalités que souhaité. C’est enfin chose faite, et après pas mal de travail (je vous avoue, c’est entre autres pour ça que je n’ai pas réussi à beaucoup poster ces derniers temps), j’ai enfin la joie de vous offrir aujourd’hui un site encore plus chouette !

C’est parti pour la visite ?

 

– Sur la première page du blog vous trouverez « à la une » le dernier article paru, tout entier…

– … Mais dès la deuxième page, vous pourrez embrasser d’un coup d’œil 10 petits extraits d’articles, et ça, c’est vraiment plus agréable pour naviguer avec fluidité entre les recettes, surtout quand on en cherche une en particulier !

– D’ailleurs parlons-en de la recherche de recette ! J’ai souvent reçu des messages SOS du genre « Mariiie, pourrais-tu vite me donner le lien vers ton fondant au chocolat (ou ton coq au vin, ta brioche au coco, etc.) car je dois faire la recette là tout de suite et je ne la retrouve pluuuuus ». Je voyais bien que l’ancien système n’était pas formidable. À dire vrai, même Indiana Jones faisant équipe avec Sherlock Holmes et Chuck Norris auraient eu du mal à retrouver votre gâteau au chocolat/brioche/coq au vin avec l’ancien moteur de recherche. Mais maintenant, c’est la classe !

Dans l’onglet « rechercher une recette » vous avez :

– Un index des recettes du blog (« printemps », « été », « automne », « hiver », « sans gluten », « sans lait », « sans œufs », « végétarien », « vegan », « boulange », « détox », « chocolat », etc.) via des tableaux Pinterest, car il n’y a rien de plus pratique pour voir d’un seul coup d’œil un grand nombre de recettes classées. Vous allez me dire que ça, c’était déjà le cas avant. Oui mais là ils sont beaucoup plus sympas qu’avant ces tableaux, allez voir dans l’onglet « Trouver une recette » comme c’est la classe ;). ET puis surtout ils ont été remis à jour car certaines photos ne renvoyaient pas vers les bonnes recettes. J’ai donc vérifié chaque épingle, modifié tout ce qui devait l’être et là, ça me semble vraiment nickel. Mais si jamais vous trouvez encore une %& !!!8 ! d’épingle qui ne vous renvoie pas vers la bonne recette, surtout, dites-le moi, et je lui ferai sa fête.

– Vous avez aussi un moteur de recherche beaucoup plus performant  : que vous tapiez un mot clé dans le petit rectangle « Rechercher » (par exemple « chocolat »), ou que vous cliquiez sur un tag (par exemple, heu, « chocolat », pourquoi c’est le seul exemple qui me vient en tête), le blog affiche maintenant plein d’extraits de recettes d’un coup, et avec leurs photos s’il vous plaît ! C’était un gros morceaux d’installer ça sur le blog ;)…

– Côté stylisme, on a ajouté des petites fioritures (flèches « lire la suite », logos de la colonne de droite, etc.), juste pour se faire plaisir…

– La couleur des textes et des commentaires est désormais d’un gris plus foncé ! Certains d’entre vous m’avaient en effet confié qu’il leur était difficile de lire un texte si clair alors certes, j’aimais beaucoup l’ancienne couleur, mais le confort de mes fidèles lecteurs passe avant tout 🙂 (idem pour la barre d’onglet, beaucoup plus visible maintenant).

– Certaines polices ont changé aussi, bon, ça ne révolutionne pas grand chose d’un point de vue pratique mais c’est juste plus poétique comme ça…

– Par souci « d’honnêteté », j’ai remplacé la photo d’auteur… car entre temps, j’ai vieilli 😉 (La photo d’avant avait déjà 6 ans, celle-ci 18mois, bon, ça ira hein, je la changerai dans 4 ans et demi.)

– A la fin de la lecture d’une recette, le blog vous propose d’autres articles sur un sujet proche (ou censé être proche, parce que c’est un robot qui choisit, et jusqu’à preuve du contraire, ça manque parfois un tantinet de discernement ces petites bêtes là : par exemple depuis deux jours j’ai posté un mini-article de quelques mots genre « Blog en maintenance, désolée pour les désagréments occasionnés », et ce crétin de robot balance tout fier à la fin de cette phrase « Vous avez aimé ? Découvrez aussi le cake marbré aux légumes-racines ».). Je vois vraiment pas le rapport. C’est un désagrément mon cake ou quoi?

– Dans la colonne de droite, sous les boutons de réseaux sociaux, vous trouverez le picto d’un petit micro : il s’agit des podcasts d’une chronique cuisine que je tiens depuis 2 ans pour France Bleu Isère le dimanche matin. Ça n’a rien de très mirobolant, mais bon, si ça vous dit de m’écouter bafouiller…

– Juste en dessous, le bouton avec une jolie pomme vous conduit directement sur Crudiblog, où je poste mes recettes à l’extracteur de jus réalisées pour Warmcook. Je sais que vous êtes nombreux à posséder un extracteur, du coup, cela vous permettra de venir trouver plus facilement de nouvelles recettes (j’en poste environ 2 par mois).

– L’onglet « Portfolio » est en construction, car je vais changer la plupart des photos pour en mettre de plus récentes. Ça sera pour dans quelques temps car là, je sature un tout petit peu, et comme à priori vous n’avez pas besoin de mon portfolio pour bien dormir ce soir…

– Enfin, un article s’est perdu en cours de route (celui sur les spaghettis alla norma, probablement qu’il est retourné en Italie), on a lancé un avis de recherche, dès qu’on lui met la main dessus il réintègrera les troupes à coups de pompes dans le train ! { Edit du 9 novembre : Apparemment, l’article sur les marathopitas s’est barré aussi ! Peut-être avec les spaghettis alla norma? Une enquête est en cours…}

 

Voilà, c’est donc terminé pour la visite… De mon côté, je remercie très (très) fort Laura, excellentissime graphiste et webdesigner, douce, patiente, artiste, inspirée, passionnée, ultra compétente (« je ne sais/peux pas faire », c’est pas dans son vocabulaire !) attentionnée, qui m’a aidé dans ce travail assez colossale, que dis-je aidé, disons qu’elle a fait environ les 90% du boulot. Je vous passe les détails, mais il a fallu par deux fois ouvrir les 260 anciens articles pour effectuer une modif à la main, et je ne vous parle même pas des « bugs » énormes auxquels il a fallu faire face parce qu’un blog, ça n’aime pas du tout, mais alors pas DU TOUT les travaux et les déménagements ! Il y a toujours des trucs qui se perdent en cours de route, qui se planquent dans les coins, qui tombent du carton, qui se cassent, qui se chiffonnent, qui s’ébrèchent, bref, un vrai déménagement quoi !

Et là franchement, ouf, je vais vous avouer un truc : Nous, Laura et Marie, les deux déménageuses, on est bien contentes d’avoir terminé 😉

A très bientôt pour une nouvelle recette !

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

{ A toute vapeur… }

16 octobre 2017

{ A toute vapeur… }

Cake marbré aux légumes-racines

 

Cake marbré aux légumes racines 1Voici une recette tirée de mon dernier ouvrage sur la cuisine bio du quotidien, bien représentative de ce livre car elle cumule plusieurs atouts : facile à réaliser, sans ingrédients coûteux ou compliqués à trouver, constituant à elle seule un plat complet équilibré, parfaitement de saison, et faisant généralement l’unanimité (y compris auprès de ceux qui ne raffolent pas toujours des légumes si vous voyez ce que je veux dire… ). En bref c’est LE cake salé des pique-niques d’automne, celui que l’on trimballe par exemple en forêt toute la matinée dans un sac à dos sans qu’il ne se mette en miettes, puis que l’on dévore en mordant goulûment dans ses larges tranches moelleuses, assis sur une souche moussue, en admirant sa cueillette de champignons. Bref, un petit moment de bonheur simple et profond comme je les aime tant, à partager avec les enfants au plus près de la nature… Bon, à noter toutefois que rien ni personne ne vous obligera à crapahuter comme moi 3H en forêt pour avoir le droit de goûter à ce cake ! Vous pouvez aussi le servir bien tranquillement à table avec une salade, en garnir votre lunch-box ou le dévorer au petit dej, au goûter, le garnir de fines tranches de harengs avec une sauce menthe-chocolat pour épater vos copains anglais (maiiis, je rigooole !), je vous laisse faire, à défaut de balade en forêt, vous trouverez sûrement plein d’idées !

Côté réalisation, vous rencontrerez dans cet ouvrage une majorité de recettes encore bien plus « express » que ce cake, qui n’est pourtant déjà, en soit, pas bien compliqué : les légumes sont juste râpés avant d’être mélangés aux autres ingrédients, et il n’y a ni pré-cuisson de la garniture, ni œufs battus en neige, ni tour de main particulier, bref, rien de bien insurmontable en matière de cake salé, vous verrez.

Quant à la cuisson vapeur, c’est vraiment le « truc » qui permet d’obtenir cette texture moelleuse à souhait, et qui préserve en outre la jolie couleur orangée de ce cake. Ça c’est pour la version officielle (pas fausse), mais bon, voici maintenant la version officieuse : Pour tout vous avouer, mon four a été en semi-panne quelques jours l’an dernier (après une improbable « loi des séries », peut-être que certains s’en souviennent), juste quand je réalisais les recettes d’automne pour ce livre. Et comme il me fallait bien continuer quand même à travailler en attendant le dépanneur, j’ai mis le paquet sur les recettes à la poêle, à la casserole, à la cocotte… et à la vapeur. De désespoir, j’étais même à deux doigts de tenter aussi le four solaire, la « cru-isson » au sel et au citron, la basse température sur radiateur (très très basse, 3 jours de cuisson pour un oeuf au plat…), les papillotes de bananier sur un feu de noix de coco ou que sais-je encore quand enfin, ouf, mon four a été réparé. Vous l’avez échappé belle.

Cake marbré aux légumes racines 2Certes, maintenant j’en rigole, ça fait partie des « coulisses » de la réalisation, mais ça m’a quand même donné quelques sueurs froides : un auteur culinaire sans four, c’est comme un berger sans moutons, un client de Biocoop sans dreadlocks, une recette tendance sans graines de chia, Superman sans son slip rouge enfilé par dessus la combi, Bruce Willis avec des cheveux, bref, c’est pas naturel !

Mais bon, en s’accrochant bien, on y arrive…

Évidemment, vous allez vous moquer en découvrant, toujours dans le chapitre « Automne » de ce livre, un autre gâteau à la vapeur (sans blague !), cette fois-ci sucré : un moelleux à l’orange et au potimarron, qui a été une incroyable réussite malgré son côté totalement improbable ! On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a hein, le tout c’est de jamais baisser les bras… 😉

Ingrédients pour 6 personnes

Préparation : 15 min

Cuisson : 1H

(Nota : Les ingrédients sont multipliés par deux car il y a deux pâtes : une de couleur orange à la carotte, une autre de couleur blanche au céleri rave ) :

  • 2X 150g de légumes (carotte pour la pâte orange, céleri rave pour la pâte blanche)
  • 2X 2 oeufs
  • 2X 125g de farine T110 de blé ou de grand épeautre
  • 2X 70g de fromage râpé (comté, cantal, brebis… au choix)
  • 2X 65g d’huile d’olive ou de tournesol désodorisé
  • 2X 50g de talon de jambon cru coupé en « lardons »
  • 2X ½ sachet de poudre à lever
  • 2X 1 c. à café rase de sel.

Cake marbré aux légumes racines 3Mettre environ 2l d’eau à chauffer dans l’élément du bas d’un cuit-vapeur.

Mélanger 125g de farine avec un demi sachet de poudre à lever et une cuillère à café rase de sel. Faire un puits. Râper 150g de céleri rave, et l’ajouter dans le puits avec 2 œufs, 70g de fromage râpé, 65g d’huile et les « lardons » de jambon. Bien mélanger en malaxant la pâte avec les mains (ça marche mieux qu’en mélangeant à la cuillère en bois), puis verser dans un moule à cake pas trop grand, d’environ 20cm de long (car il doit avant tout rentrer dans votre cuiseur vapeur) et chemisé de papier cuisson.

Renouveler exactement la même opération avec 150g de carottes pour obtenir la pâte orange, puis la verser dans le moule sur la pâte blanche. Déposer le moule à cake dans le panier vapeur, poser un couvercle et compter une heure de cuisson à feu moyen (l’eau doit bouillir dans l’élément du bas avant de décompter le temps de cuisson).

Laisser un peu tiédir avant de démouler et de décoller le papier cuisson. Laisser ensuite le cake entièrement refroidir et se « ressuyer » sur une grille avant de le découper.

 

Cake marbré aux légumes racines 4

Je vais encore briser un mythe : Dans la vraie vie (donc, quand j’emmène mes pitchounettes en forêt, sans devoir photographier un cake ) je ne m’échine pas à assortir leur bonnets, bottes, etc. aux accessoires du pique-nique. Voilà, c’est dit, désolée de vous décevoir les gars… c’était juste pour les photos. Mais il y a parfois des « bugs »…

 

Cake marbré aux légumes racines 5

…Comme une sorte de grain de sable dans les rouages côté stylisme, vous allez voir : Là, ça faisait plusieurs jours que je voulais vraiment faire une photo « artistique » avec un joli reflet dans une flaque de la forêt, sauf que « Pitchounette de 6 ans » -à qui j’avais dit d’enfiler un jean à la hâte avant de partir-, n’avait rien trouvé de mieux que d’en piquer un à sa soeur (taille 12ans), d’où le mode très … « cague-braille » (je n’oserais pas vous traduire ça, c’est du patois Niçois) qui fait franchement une association du tonnerre avec le pantalon rouge un tantinet pêche-aux-moules d’à côté. J’étais un peu désespérée de voir ça en sortant de voiture (plus le temps de retourner à la maison), mais pour finir je l’ai quand même faite ma photo, et tant mieux parce que maintenant je rigole à chaque fois que je tombe dessus (d’ailleurs, bouhou, que c’est injuste, persooooooone, en feuilletant les livres, ne pense avec émotion aux arrachages de cheveux des pauvres photographes !)

 

Cake marbré aux légumes racines 6

Après une longue après-midi de cueillette (plein de bolets, miam…), c’est enfin l’heure de casser la croûte (transporté dans un infâme sac à dos noir et jaune fluo, et installé dans le panier pour la photo, évidemment)… Je vous ai déjà présenté Dauphine et Brunhilde, voici en second plan sur cette photo Heïdi, notre mignonne petite épagneule de deux ans.

 

 

Cake marbré aux légumes racines 7

Juste la lumière du soir sur des fruits d’églantier mais c’est tellement joli…

 

Recette tirée de l’ouvrage « La cuisine bio du quotidien » (vient juste de paraître aux éditions Terre Vivante)

Découvrir ici l’article de présentation de ce livre

Découvrir le sommaire, la présentation, et la 4ème de couverture sur le site de l’éditeur

Acheter ce livre sur le site de ma librairie-partenaire Decitre

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

{ Je crois que vous l’attendiez un peu… }

29 septembre 2017

{ Je crois que vous l’attendiez un peu… }

La cuisine bio du quotidien

100 recettes pour bien manger en famille sans se ruiner !

 

Couverture La cuisine bio du quotidienComment cuisiner pour sa famille des bons petits plats, sains, équilibrés, vite-faits, faciles et pas trop chers ? C’est la question que vous me posez souvent, et ça méritait bien un gros livre pour y répondre au mieux !

Manger sain, manger bio (ou du moins, le plus naturel possible), c’est un choix que nous sommes de plus en plus nombreux à adopter. Mais de la prise de conscience (Zut, je ne veux plus nourrir ma famille avec toutes ces cochonneries qui rendent malade ! ), à la pratique ( Euh, bon, voilà, ça c’est fait, mais qu’est-ce que je vais préparer à bouffer maintenant ? ), il y a parfois un décalage qui peut, hélas, ruiner les meilleurs résolutions !

Car manger plus sain… :

– Peut être difficile quand on a un budget limité ;

– Est parfois un peu délicat à faire accepter par les siens (Oh nooon, tu as remplacé ma purée M****eline par cette espèce de bouillie ! C’est quoi ça d’abord? Du millet? Est-ce que je ressemble à une perruche?)

– Est source, au début, de beaucoup de questions (comment élaborer des menus différents, avec moins de viande par exemple, mais qui « calent » bien et restent surtout très gourmands ?).

Évidemment, j’ai eu les mêmes soucis que beaucoup d’entre vous, je me suis posé les mêmes questions, j’ai aussi eu des grosses « ratées » : bouffée de chaleur phénoménale au moment où la caissière du magasin bio m’annonçait la note (grosse tentation d’abandonner le chariot là et de s’enfuir en courant…), grands enfants encore « trop morts de faim » après avoir léché leur assiette (et même celle du voisin), nouveaux aliments achetés en grande pompe mais que personne n’a jamais voulu manger (échange sac de fonio contre tout ce que vous voulez), etc. j’en passe et des meilleurs…

Courgettes farcies des fainéants

Préparation des « Courgettes farcies des fainéants » (p 85)

Mais au final, oui, en toute sincérité, ON PEUT manger sain, équilibré, en régalant tout le monde et sans exploser son porte-monnaie ! Et cet ouvrage, que je voulais écrire depuis très longtemps, est là pour vous y aider : j’y partage avec vous une centaine de bonnes recettes gourmandes et équilibrées qui régaleront votre petite famille, mais aussi pas mal d’astuces bien précieuses au quotidien pour remplir les assiettes avec bon sens et gourmandise. Ces petits secrets qui changent la vie, vous les découvrirez tout au long des recettes, mais je vous les présente tout particulièrement dans l’intro, où sont expliqués en détail mes « 12 secrets imparables » pour une cuisine familiale saine, gourmande… et abordable !

Toujours dans l’intro, je vous propose un « placard idéal » (vous êtes nombreux à me l’avoir demandé ;)) qui, soit dit en passant, ne se limite pas au placard mais s’étend aussi au frigo, au congélo, à la cave (on parle des courges, pas des bouteilles de pinard !) et au balcon, histoire d’être toujours pourvu en aliments sains, et de ne jamais succomber aux calories vides, même quand on est un peu en « mode panique » au moment d’improviser le repas.

Je vous propose aussi deux journées-types de menus, avec l’exemple d’une famille fictive de 4 enfants (chez moi c’est pire, j’en ai 6 ;)), en vous montrant comment, en toute simplicité, apporter au menu juste ce qu’il faut de flexibilité pour nourrir chacun selon ses besoins (ados, enfants, bébés, lunchbox pour le parent travaillant à l’extérieur, etc.) sans se prendre la tête ! C’est juste une question de bon réflex… et d’un minimum d’anticipation 😉

Du côté des recettes, j’ai voulu vous proposer des plats vraiment réjouissants et originaux (parce que la boîte de petits pois jetée dans le plat de nouilles, on sait déjà tous faire hein ?), parfaitement équilibrés, faciles à réaliser et doux pour le budget…

Dans chaque chapitre (un par saison), vous trouverez une ou plusieurs recettes :

– « SOS », c’est à dire très rapide à mettre en œuvre, mais saine et équilibrée (comme par exemple la soupe crétoise aux pois-chiches qui se réalise en 3 minutes chrono) pour les parents pressés, et les « soirs de crise » ;

– Pouvant la plupart du temps convenir aux tout-petits, car il est très pratique de pouvoir partager le bon repas familial avec un bébé ;

– D’entrées saines et intéressantes sur le plan nutritionnel (toutes sortes de délicieuses salades ou soupes par exemple), qui vous aideront à compléter parfois un plat principal un peu pauvre en légumes ;

Moelleux mystère à l'orange

Le moelleux « mystère » à l’orange… Un gâteau tout simple mis au point un jour où mon four était en panne, et qui est devenu une de nos recettes fétiches tant il est succulent (comme quoi, parfois même les bugs ont du bon !). Pourquoi c’est un moelleux « mystère »? Découvrez ça page 153 (gnark gnark gnark…)

– De tourtes, quiches ou tartes salées (juste parce que tout le monde aime ça ! );

– De plats de pâtes équilibrés et originaux (parce qu’en toute honnêteté, les pâtes reviennent souvent au menu des familles, mais on peut faire beaucoup mieux que des coquillettes beurre-fromage…) ;

– De « céréales qui changent » (orge, avoine, kasha, épeautre…) pour varier justement un peu du sempiternel trio pâtes-patates-purée ;

– De plats complets uniques, simples et gourmands ;

– De viande (ou de poisson) non exorbitant ;

– De légumineuses (ô combien économiques et délicieuses !) ;

– Pour accommoder les restes ;

– Pour ne pas gaspiller le pain ;

– De desserts très simples « maison », afin de remplacer ceux du commerce quand on veut s’accorder une petite douceur de temps à autre (crème dessert, mousse au chocolat, riz au lait, flan, yaourts….) ;

– Mais aussi quelques recettes de pique-niques, buffets (à la belle saison) ou pour faire la fête en famille (Pâques, Noël, anniversaires, « soirée croques-monsieur », etc…), tout en ménageant son petit budget ! Parce que la vie de famille, c’est aussi tout cela…

Que du bonheur, n’est ce pas ? 🙂

Soupe

La bonne petite soupe du soir, comme elle nous fait du bien… Ici un potage printanier d’orge et de petit pois réalisé avec le délicieux bouillon du rôti aux herbes de la page précédente : Dans beaucoup de recettes, je vous propose des astuces pour cuisiner les restes, afin de ne jamais laisser perdre une miette de bonne nourriture !

 

Quelques recettes du printemps…

Tartine-repas

Tartines-repas « sur le pouce » au chèvre frais… Parce que oui, de simples tartines bien équilibrées peuvent constituer un bon repas, et parfois, quand on manque de temps, franchement ça nous sauve la vie ! Ici, voici la tartine-repas fraîche, mais vous trouverez aussi dans le livre une version toute chaude, grillée au four…

 

Salade de pois chiches aux oeufs mollets et herbes sauvages… Un repas végétarien, très économique, super équilibré et délicieux, avec une variante « plan B » pour les pauvres citadins dont les possibilités de cueillettes se limitent aux jardinières de géraniums et haies de thuya (je plaisante les gars, n’essayez même pas !)

 

Escalopes végétales aux champignons… Ce genre de truc qui nous fait craquer dans les magasins bio, et qu’on peut très bien refaire à la maison en 10 min… et pour un franc six sous ! Avouez que ça serait balllot de s’en priver…

 

Dhal

Dhal crémeux aux carottes nouvelles et lentilles corail… Vraiment de très loin ma version de dhal préférée, pour un plat végétalien délicieux et qui « cale » même les ados (c’est pour dire…)

 

… De l’été…

Tarte aux tomates fraîches

La tarte aux tomates fraîches de Mémé… « De Mémé » parce que c’est vraiment une recette de famille, très rapide et vraiment bonne, à servir soit en entrée, soit en plat principal végétarien.

 

One Pot Pasta Capriciosa

One pot Pasta Capriciosa… Vous connaissez le concept du « One pot Pasta »? On jette tout dans la casserole (pâtes crues, légumes crus, assaisonnement, tout je vous dis !) et 10 min après, hop c’est cuit, les pâtes sortant même de la casserole déjà délicieusement nappées d’une bonne sauce crémeuse et parfumée. C’est trèèès pratique ce genre de truc au quotidien ! Dommage, ça ne marche QUE pour le One Pot Pasta (certains soirs, ça serait tellement plus simple de mettre dans une même pièce tous les enfants avec de quoi faire les devoirs, la toilette, se mettre en pyjama, etc. ainsi que le mari avec une boîte à outils et tous les trucs qu’il doit réparer, puis d’attendre 10 min que ça se fasse tout seul. Mais en vrai, le résultat ne serait pas franchement joli joli je pense…)

 

Gâteau au yaourt

Juste un gâteau au yaourt, la « classe » en plus ! Vous trouverez d’ailleurs dans chaque chapitre une idée de gâteau d’anniversaire de saison (tout simple), car dans toutes les familles, un an de plus ça se fête…

 

Gaufres pain perdu

Gaufres « pain perdu » aux mûres (à décliner avec d’autres fruits !), ou comment recycler en dessert (ou petit déjeuner) délicieux un peu de pain bio rassis qui s’ennuyait dans le tiroir… à noter que vous trouverez dans les différents chapitres beaucoup d’autres recettes pour ne pas gaspiller le bon pain ! (Et interdiction de laisser exprès chaque jour un peu de sa tartine pour avoir plus vite des gaufres !!!).

 

…De l’automne…

 

Terrine forestière

Terrine forestière aux champignons… Rien à voir avec les pâtés tout gras qu’on achète (ou que justement, on n’achète pas…) : Ici, ce sont les légumes qui apportent du moelleux ! Pour le reste, c’est une grande terrine qui se prépare assez vite (en 25min environ), et qui offre une quinzaine de grandes tranches généreuses. Que c’est chouette d’avoir ça dans son frigo…

 

Châtaignes

Châtaignes grillées… (Et c’est tout? Oui, mais vous aurez en prime toutes les astuces pour qu’elles soient cuites à point ET faciles à éplucher, quel que soit votre mode de cuisson : au feu de bois, sur le gaz, au four… ça vaut bien le détour ça quand même?)

 

Cock-a-leekie

Le Cock-a-leekie, une délicieuse soupe traditionnelle écossaise à l’orge et au poulet, ici un peu « à ma façon » afin que ce soit encore plus rapide à préparer, (super astuce « anti-gaspi » en prime à découvrir dans la recette !)

 

Gros cookie

Gros cookie à partager… Parce que quand on doit nourrir une bande de morfalous au quotidien, c’est plus simple de faire un seul gros cookie que 15 individuels ! (Comme par hasard, plus celui qui casse un morceau est gourmand, et plus le morceau cassé est gros ! C’est très intuitif un cookie… ça doit avoir une sorte d’intelligence artificielle ;))

 

… Et de l’hiver !

Méli-mélo en rémoulade

Méli-mélo en rémoulade légère… Parce que certaines crudités (carotte, céleri rave, chou râpé…) sont vraiment très abordables pour les grandes familles, et de plus de véritables bombes en vitamines, mais qu’on ne sait pas toujours comment les accommoder pour varier un peu : ici, une sauce crémeuse au yaourt de brebis et moutarde à l’ancienne dont vous me direz des nouvelles !

 

Gâteau de mégumes

Gâteau de légumes… à réaliser en mode tornade, avec n’importe quel reste de légume, en mesurant le tout avec des verres à moutarde, et sur le concept d’un quatre-quart (un verre de lait, un verre de fromage, un verre de légumes, un verre de farine et hop, au four !). Si ça c’est pas de la cuisine facile, pfff, moi je rends mon tablier !

 

Colcannon irlandais

Colcannon Irlandais… Une recette traditionnelle réconfortante à souhait, et qui fait aimer le chou vert aux plus récalcitrants (promis !). Enfin, j’ai écris « traditionnelle », mais vous me connaissez, je n’ai pas pu m’empêcher d’y ajouter mon grain de sel, et du coup, on ne sait plus très bien au final si c’est un plat irlandais avec un « twist » auvergnat ou le contraire. Bon, vous me direz…

 

Pâte d'amande express

Pâte d’amande « express », tellement rapide à réaliser, tellement plus économique, tellement moins sucrée, tellement plus saine pour la santé, tellement bonne, tellement… Bref, on peut la servir au goûter, ou la façonner en petits sujets trop mignons pour les fêtes ! (Recette un peu différente de celle déjà parue sur mon blog, et encore plus facile à modeler !).

 

La cuisine bio du quotidien

100 recettes pour bien manger en famille sans se ruiner !

Paru chez mon éditeur Terre Vivante

(Pour découvrir le sommaire, c’est ici)

Acheter cet ouvrage sur le site de ma librairie partenaire Decitre

 

 

Enregistrer

image_pdfimage_print

Marathopita

16 septembre 2017

{ Marathopita }

Pains plats (euh, blinis ? pancakes ? beignets ? ) Crétois au fenouil sauvage

♥ Vegan ♥ Sans Lait ♥ Sans Oeufs ♥ IG moyen ♥

 

Je suis sûre qu’en lisant le titre de cet article, vous avec cru un instant que mon chat s’était promené sur le clavier de l’ordinateur quand j’avais le dos tourné… Bon, déjà, je n’ai plus de chat depuis longtemps, et mes trois chiens n’ont (fort heureusement) pas tellement le droit de piétiner mon matériel informatique.

Le mot « marathopita » je l’ai donc écrit sciemment, en pleine possession de mes facultés mentales (enfin, du moins je fais ce que je peux). Mais peut-être qu’après tout, les marathopitas n’ont plus aucun secret pour vous, et que vous en cuisinez déjà tous les samedis soirs? Ah oui ? (Bande de petits affabulateurs !). Non ? Alors là pas de souci, parce que franchement, je suis là à frimer { vous connaissez le dicton ? « La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale »} mais en réalité, c’est un terme très nouveau pour moi aussi ! J’avais bien croisé l’été dernier une sorte de tourte feuilletée dénommée « marathopita » dans un sympathique magazine de cuisine, le nom m’avait interpellé, la photo était drôlement alléchante, l’association de saveurs aussi, mais après quelques recherches enthousiastes, force fut de constater que la marathopita Crétoise traditionnelle, apparemment ce n’était pas ça du tout : Celles découvertes entre temps sur le web ou dans des livres de cuisine grecque représentaient plutôt une sorte de petit pain plat fourré aux herbes et cuit à la poêle dans l’huile d’olive. Miam, me dis-je, voilà un truc à goûter très vite… très trèèès vite même. Et oui. Mais les recettes étaient en grec. Et quand on ne sait même pas comment se prononce ne serait-ce que la première lettre du premier mot de la première ligne de la recette, pour la refaire à la maison, je vais vous avouer un truc : c’est chaud !

Et puis là, oh merveille, j’ai enfin trouvé une recette en anglais. Certes, je ne suis pas du genre super bilingue, mais penchés à cinq sur l’ordinateur – car j’ai reçu entre temps l’aide inespérée (et intéressée, car la photo leur avait donné drôlement faim !) de mes quatre plus grands morfals tout à coup très désireux de briller par leur « science » en matière d’anglais, on a quand même réussi à comprendre les grandes lignes. Du moins, on l’espère, et si jamais l’un d’entre vous, voyageur passionné ou habitant de cette merveilleuse île de Crète (veinard !) voulait apporter quelque modification ou suggestion pour compléter cette recette, n’hésitez surtout pas ! Je pense tout particulièrement à Arnaud, producteur d’une huile d’olive Crétoise assez inoubliable dont je vous ai déjà parlé (à qui j’adresse juste ce petit clin d’oeil amical car non, l’article d’aujourd’hui n’est pas sponsorisé ).

Voici donc une recette de marathopita réalisée à la farine d’épeautre complète, qui s’est révélée totalement à la hauteur de nos espérances ! C’est à la fois super moelleux et légèrement croustillant, délicieusement parfumé d’huile d’olive tout en restant beaucoup moins gras qu’un beignet, avec des petits morceaux de fenouil sauvage et d’oignons qui mettent les papilles en extase. Comment résister à l’envie de reprendre un de ces petits pains tout juste sortis de la poêle ? D’ailleurs je vais vous dire, c’est très simple : on ne cherche même pas à résister (ça serait tellement idiot !).

Du coup, ce plat a été le « chouchou » de l’été, celui que tous les enfants avaient envie de refaire sans même que je le leur demande (c’est pour dire ;)). Petite anecdote mignonne pour vous montrer comme c’est facile à réaliser, mes deux plus petites de 6 et 10 ans m’en ont même préparé une tournée toutes seules, comme des chefs. Je nettoie encore la farine dans la cuisine.

Certes, l’été s’en va tout doucement, mais du fenouil et des pousses d’épinards, on en trouvera tout l’automne, alors n’hésitons pas à ensoleiller un peu nos menus de septembre car en cuisant une tournée de marathopitas, on se sent comme transporté sous le beau soleil de Méditerranée pour un petit « rab » de vacances… Véritable concentré de saveur et de gourmandise, c’est un plat végétalien (mais on peut aussi ajouter dans la farce des petits morceaux de fromage de chèvre ou de brebis type feta, j’ai testé c’est une tuerie !) très « raisonnables », et ce serait par exemple une super idée pour casser la croûte sainement autour d’un petit verre de l’amitié ! C’est d’ailleurs très exactement le bel exemple que nous offre le peuple Crétois, car la convivialité, la joie et la chaleur humaine autour de la table, tout autant que les ingrédients sains, font des gens en bonne santé…

 

Ingrédients pour 8 personnes

Préparation : 25 min

Cuisson : quelques minutes par poêlée.

Pour la pâte :

  • 300g de farine T110 ou T150 de grand épeautre
  • 20cl d’eau tiède
  • 5cl d’huile d’olive + un peu pour la cuisson
  • ½ sachet de levure de boulangerie deshydratée
  • 1 c. à café un peu bombée de sel fin.

Pour la garniture :

  • 100g de jeunes pousses d’épinards frais
  • 50g de jeunes feuilles tendres et de jeunes fleurs de fenouil sauvage
  • Les feuilles d’environ 12 brins de persil plat
  • 1 petit oignon.

Commencer par préparer la pâte : Mélanger la farine et le sel, faire un puits. Délayer la levure dans l’eau tiède (pas plus de 45°C) puis la verser dans le puits avec l’huile d’olive. Pétrir quelques instants à la main ou au robot puis poser une assiette sur le saladier et laisser lever environ 1H dans un endroit tiède.

Pendant ce temps, détailler l’oignon en tout petits cubes dans un saladier. Ajouter les épinards, le fenouil et le persil, puis hacher le tout aux ciseaux.

Quand la pâte a levé, la diviser en 8 petits pâtons avec un couteau bien aiguisé sur un plan de travail légèrement fariné (je ne sais pas ce que ça donnerait avec une autre farine, mais avec ma farine habituelle d’épeautre non hybridée cette pâte ne colle pas et se travaille très agréablement !).

Étaler le premier pâton en un disque d’environ 10 à 12cm de diamètre. Déposer au centre une cuillerée à soupe bien bombée de garniture (photo 1).

Rabattre les bords du cercle sur la garniture pour bien l’emprisonner (photo 2), puis aplatir de nouveau avec les mains. Fignoler éventuellement le travail avec un rouleau à pâtisserie légèrement fariné, de façon à obtenir un disque de 10 à 12cm environ.

Faire chauffer une petite poêle avec un peu d’huile, puis y déposer la première marathopita. Baisser le feu, poser un couvercle et laisser cuire quelques minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée dessous. Retourner alors la marathopita avec une spatule et faire cuire l’autre côté. Pendant la cuisson, façonner la deuxième marathopita et ainsi de suite, jusqu’à ce que toutes soient cuites.

Servir tout chaud, nature ou en guise de pain très gourmand pour déguster du fromage (chèvre, brebis…).

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print

Alla Norma, mais pas totalement dans les normes…

31 août 2017

{ Alla Norma, mais pas totalement dans les normes…}

Spaghettis d’épeautre alla norma

♥ Végétarien ♥ IG bas ♥

Spaghetti d'épeautre alla norma 1Ah, la bonne cuisine méditerranéenne, à peine arrivée dans l’assiette, et hop, chez moi tout le monde a le sourire ! Sourire de gourmandise certes, mais aussi, souvent, sourire d’intense soulagement (On n’en pouvait pluuus d’attendre, ça fait une heure que toute la maison sent bon et nos estomacs hurlaient famine Maman !!!), ou encore, parfois, sourire un tantinet moqueur (Tu peux nous redire un peu le nom de ce plat italien ? Hé hé, tu nous a prononcé ça avec un accent auvergnat trop marrant, mais ça a l’air très bon quand même ;)). Continuer la lecture

image_pdfimage_print
osso buco tomates fraiches

{ ♬ I’m eating in the rain ♪… }

11 août 2017

{ I’m eating in the rain ♪… }

Osso buco d’été aux tomates fraîches

♥ Sans lait ♥ Sans gluten ♥ IG Bas ♥ 

Osso buco aux tomates fraîchesJe ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, après des mois de sécheresse intense, il pleut enfin depuis plusieurs jours, mais pas juste une petite pluipluie pour rigoler, non des TROOOOMBES, des cataractes, avec un ciel qui touche les sapins, les gouttières qui débordent, la brume qui recouvre la campagne et tout et tout. D’un côté, c’est chouette pour le jardin qui avait soif. D’un autre, euh, il faut quand même digérer d’être passé en deux jours de 40 à 13°C… Mais qu’à cela ne tienne, car au fond j’aime bien la pluie moi ! Autant les « musiques zen de méditation » des boutiques New Age m’horripilent (je ne dois pas être comme tout le monde, parce que ça me donnerait presque envie de mordre dans les bâtons d’encens ou de péter toutes les lampes à sel, alors mieux vaut que je ressorte sagement et très vite…), autant le bruit de la pluie sur les vitres m’apaise vraiment. Donc, la pluie, c’est un bon antistress. Et d’un. Et puis…. Tient, ça fait joliment boucler mes cheveux. Et de deux. Et puis, euh… ça m’évite de chercher mes lunettes de soleil, cet objet presque aussi facétieux que les clés de voiture. Car avez-vous remarqué ? Quand on n’en a pas besoin, on passe la journée à les pousser du milieu ou à éviter que quelqu’un s’assoit dessus (« Ah, elles étaient là mes lunettes, super, je note ! »), mais impossible de les retrouver quand il le faut vraiment. D’ailleurs, si vous croisez en voiture, sur le coup des 13H et en plein cagnard, un conducteur tout larmoyant avec un #%!!!8# de pare-soleil devant le front, vous pouvez être sûr qu’il les retrouvera ses lunettes, mais en rentrant. Donc, la pluie, ça m’évitera de farfouiller en mode sanglier-qui-déterre-un-topinambour dans chaque sac à main, sac de piscine, sac de pique-nique, tiroir et vide-poche de voiture ou de la maison, à la recherche des lunettes de soleil, et ça sera autant de gagner pour faire autre chose de beaucoup plus intéressant (comme par exemple chercher les clés de voiture). Et de trois. Bon, je suis sûre qu’en cogitant bien, je trouverais plein d’autres raisons d’être ra-vie de ce temps de grenouille, et d’oublier un peu que la pluie en t-shirt et en tongs, hiiiiii, ça mouille.

Voilà, mais je pense que si vous vouliez juste parler de la pluie et du beau temps, vous avez bien un voisin qui tond sa pelouse ou une belle-mère au téléphone qui ferait l’affaire. Et que si vous cherchiez la météo, vous ne seriez pas venu sur Saines Gourmandises. Alors passons vite aux choses sérieuses : La pluie (promis, après j’arrête d’en parler), ça me donne illico envie de bons trucs chauds qui réconfortent (même en août) ! Et dans la catégorie des plats qui réconfortent, l’osso buco est quasiment hors concours… La pluie sur les vitres + un osso buco qui mijote, c’est comme une belote entre copains + un whisky + de la musique irlandaise, ou comme un bon film épique + un paquet de kleenex. C’est l’accord parfait…

Osso buco aux tomates fraîches2Une recette mythique, donc, dont il existe plusieurs versions, mais cuisiné comme ici, sans beurre et avec beaucoup de légumes frais, l’osso buco allie à la perfection gourmandise et santé ! Car il faut savoir que les tomates cuites offrent un maximum de lycopène, cet antioxydant si précieux en prévention de beaucoup de maladies modernes. Quant à la viande, elle n’est pas ici saisie à feu vif en début de cuisson comme souvent indiqué dans les recettes, mais mijotée à basse température afin de ne pas brûler les graisses (c’est mieux pour la santé). J’ai aussi pris le parti de ne pas épaissir la sauce avec de la farine, ce sont les tomates anciennes qui lui donnent sa texture délicieusement épaisse (elles font vraiment la différence), et côté saveur inutile d’utiliser du « bouillon cube » de veau ou de volaille comme hélas cela se fait tant : la bonne viande de veau fermier, les aromates et les légumes se suffisent amplement pour donner à ce plat un irrésistible parfum de reviens-y…

Concernant la viande de veau, il faut hélas savoir que le pire côtoie le meilleur : le « veau de boucherie » est un pauvre animal qui, non content d’être généralement élevé dans des bâtiments, est nourri avec une sorte « d’aliment en poudre » dans lequel, si vous lisez la composition, rentrent beaucoup d’ingrédients chelous et très peu de « vrai » lait de vache. Mais on peut encore trouver du veau fermier élevé sous la mère et en plein champ, et ça fait vraiment toute la différence, à la fois côté saveur, mais aussi côté santé pour le consommateur. Alors, merci aux éleveurs bio ou fermiers (habitant la campagne, j’en côtoie tous les jours) qui se battent pour perpétuer cette qualité contre vents et marées, luttant contre la concurrence déloyale d’un marché ultra libéral, contre non pas les tracasseries, mais carrément les persécutions de la paperasse et des « normes » parfois stupides, souvent stigmatisés ou incompris, résistant contre l’envie de baisser les bras et de tout lâcher malgré la passion qui les anime… Tenez bon, les gars, on est fiers de vous, et on approche du jour où cette société se rendra enfin compte qu’on n’en peut plus de toute cette malbouffe industrielle, et qu’il est urgent -désolée si je radote un peu sur ce blog-, de revenir au bon sens de nos anciens : des aliments « vrais », non trafiqués, non raffinés, beaucoup de légumes du marché ou du potager, des céréales complètes, des légumes secs, et quelques produits de la ferme (œufs, fromages, viande) ou de la mer, sûrement pas à chaque repas ni même tous les jours, mais toujours de qualité. Si en plus de ça on privilégie l’IG bas ET les aliments phares du régime méditerranéen, ça sera le summum côté santé et gourmandise !

Exactement comme ce bon osso buco…

 

Osso buco aux tomates fraîches6

Les plats en sauce sont un vrai casse-tête à photographier (et quand il pleut, forcément le manque de lumière ne simplifie pas les choses), mais en revoyant cette photo je me dis que quand même, il était vraiment bon l’osso buco d’hier 😉

Ingrédients pour 4 personnes

Préparation : 10 min

Cuisson : 1H

  • 1,2kg de rouelles de veau
  • 1,5kg de tomates fraiches
  • 3 gros oignons
  • 3 grosses carottes
  • 2 feuilles de laurier
  • 3 brins de sarriette
  • 3 brins d’origan
  • 4 c. à soupe d’huile d’olive
  • 20cl de vin blanc sec
  • Sel, poivre du moulin.

Pour la gremolata :

  • 1/2 bouquet de persil plat (sans les tiges)
  • Le zeste finement râpé et le jus d’un citron bio
  • 1 gousse d’ail (écrasée au presse ail)
  • 2 filets d’anchois à l’huile d’olive, bien rincés sous l’eau fraiche.

Osso buco aux tomates fraîches 3

Emincer les oignons, découper les carottes en petits cubes, et faire légèrement dorer le tout à l’huile d’olive dans une grande cocotte en fonte.

Pendant ce temps, peler les tomates et les découper en quartiers (on peut aussi mettre quelques tomates cerise en plus, dans ce cas bien sûr on ne les pèle pas !). Les ajouter dans la cocotte avec les rouelles de veau, le vin blanc, le jus de citron, les herbes aromatiques, du sel et du poivre. Poser un couvercle, et dès reprise de l’ébullition laisser mijoter 1H30 à feu très doux. Surveiller en fin de cuisson que la sauce n’attache pas, et ajouter un peu d’eau si besoin.

Pendant ce temps, préparer la gremolata en hachant finement aux ciseaux le persil, le zeste de citron, l’ail et les filets d’anchois dans un verre.

Cinq minutes (précises !) avant la fin de la cuisson, ajouter la gremolata dans la sauce, mélanger, poser un couvercle et remettre la cocotte sur feu doux (cette cuisson très brève atténue un peu la force de l’ail et « lie » bien la saveur de la gremolata au reste du plat, tout en préservant le parfum fragile du zeste de citron et du persil frais.)

Quand l’osso buco est cuit, la sauce doit être bien épaisse et napper la viande.

Servir aussitôt avec un des pâtes fraiches al dente au parmesan.

Osso buco aux tomates fraîches 5

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

image_pdfimage_print
{ Petite "ordonnance" pour votre bon équilibre nerveux...}

{ Petite "ordonnance" pour votre bon équilibre nerveux...}

  { Petite "ordonnance" pour votre bon équilibre nerveux...} Cookies sensas’ à IG très, très, bas... ♥ Sans Lactose ♥ IG Bas ♥   Vous venez de travailler 6H d’affilée devant l’écran. Vous y voyez comme dans un étang à grenouilles quand vous avez oublié vos lunettes de natation, votre cerveau bugue façon Windows Vista quand on essaye d’ouvrir huit programmes en même temps, vous ne savez plus que bredouiller{ Petite "ordonnance" pour votre bon équilibre nerveux...}